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Le Sénégal hausse le ton et montre les muscles face à un président gambien, Yahya Jammeh, battu à la régulière à la présidentielle de décembre 2016 mais qui s’accroche à son fauteuil, en prétendant qu’il y a eu des irrégularités et qu’il faut organiser un autre scrutin, une attitude dénoncée par la communauté internationale. Augustin Tine, le ministre sénégalais des Forces armées, a déclaré dimanche 25 décembre 2016 sur la RFM, lors d’un déplacement à Fandème, dont il est le maire, que son pays fera ce qu’il faut pour que Adama Barrow, qui a déboulonné Jammeh, prenne officiellement les rênes du pays le 19 janvier 2016. Il a ajouté que le Sénégal est prêt à piloter une intervention militaire, avec l’aval de la Cedeao, pour aller en Gambie veiller sur le passage de témoin à Barrow.

« Le Sénégal est un pays de dialogue, pays de paix. Le message est celui de la Cedeao, celui de l’Union africaine et celui des Nations-Unies. Aujourd’hui que Yaya Jammeh a perdu les élections, et M. Barrow est le président élu, je crois comprendre que le président Jammeh entendra raison et le 19 janvier, il laissera la place au nouveau président élu. C’est la volonté de la Cedeao et c’est la volonté du monde entier. Il doit accepter qu’il a perdu. Naturellement, que l’on fasse pour qu’il puisse se retrouver quelque part et vivre tranquillement sa vie. En tout cas, pour la Cedeao, pour le Sénégal, le président Jammeh a fini son mandat et le 19, il devra partir. Le Sénégal assumera ses responsabilités conformément aux décisions de la Cedeao », a affirmé le ministre des Forces armées.

Jammeh, qui tient le pays d’une main de fer depuis 22 ans, avait agréablement surpris les Gambiens en reconnaissant publiquement sa défaite, et même en félicitant en direct à la télévision son challenger. Puis il a fait volte face en prétextant des fraudes massives qui auraient permis à Barrow de faire la différence. Mardi dernier, il avait réitéré, à la télévision publique, la Grts, sa volonté de garder son fauteuil à la fin de son mandat, le 18 janvier prochain. Son recours est toujours entre les mains de la Cour suprême et sera tranché le 10 janvier prochain, 8 jours avant l’expiration de son mandat. Le timing est donc très serré et la tension à son paroxysme.

On peut aussi penser que pour le Sénégal, envoyer des troupes faire déguerpir Jammeh est une manière de neutraliser une bombe à retardement car personne n’ignore les relations exécrables entre le président sortant et le président sénégalais, Macky Sall, depuis que des Sénégalais ont été violentés et emprisonnés, arbitairement, en Gambie. D’ailleurs Jammeh avait déclaré récemment qu’il n’a aucun problème avec le peuple sénégalais, mais plutôt avec son président, qui gouverne mal ce pays ami et frère. Vous pouvez imaginer la tête qu’a faite Macky Sall en entendant cette critique au vitriol du dictateur de Banjul…

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L’Union africaine (UA) a décidé d’envoyer une délégation au Gabon, en vue de résoudre la crise politique dans ce pays, a annoncé le président tchadien, Idriss Déby Itno, président en exercice de l’UA.

Selon la BBC Afrique, la délégation de l’UA se rendra à Libreville et sera composée de chefs d’Etat africains, de hauts responsables de la Commission de l’organisation continentale et de représentants des Nations unies.

 

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Les deux  dirigeants du Front populaire Mongi_rahoui_et  zied_lakhdar ont reçu des menaces de mort et le ministère de l'Intérieur est au courant

Dans une interview exclusive accordée ce mercredi 13 juin à Africanmanager, le député du Front populaire Mongi Rahoui a déclaré que la résolution de la crise qui secoue le pays passe par la mise en place d’un gouvernement révolutionnaire qui prendrait en considération les objectifs de la révolution.

D’après lui, une personnalité de l’opposition sera le meilleur choix pour gagner ce challenge.

L’opposant a par ailleurs mis en garde contre la crise politique qui ne cesse de s’aggraver, surtout qu’elle est en train de jouer un rôle négatif sur le plan économique et social. Interview :

Avec l’intensification des concertations pour la formation d’un nouveau gouvernement d’union nationale, où va la Tunisie dans ce nouveau marathon politique ?

La situation a été presque examinée par plusieurs acteurs et observateurs. Une certaine responsabilité est partagée par l’ensemble des parties dans certains secteurs, mais cela n’empêche que la Tunisie fait face à une crise économique et sociale très grave. Cette dernière est due à des choix inefficaces, incapables d’assurer le développement et de réaliser les grands équilibres économiques.

Mais comment expliquer tout cela ?

C’est simple. On n’a pas une vision claire permettant de mettre en place les bases ou encore les mécanismes et les lois économiques de manière à booster l’investissement et par la suite la relance économique.

C’est le même constat pour le volet social. On souffre déjà de l’absence de programmes sociaux qui permettraient de résoudre les grands dossiers dont notamment la pauvreté et le chômage.

Sur le plan politique, on considère que le pays fait face à une crise politique et par la suite une crise du pouvoir. Cela s’explique également par l’incapacité du premier parti au pouvoir à soutenir le gouvernement en place ou encore à présenter des programmes adéquats pour résoudre la crise actuelle et répondre aux besoins du peuple. Ajoutons à cela le conflit qu’a vécu Nidaa Tounes, ce qui a provoqué un climat de méfiance entre ce parti et l’ensemble des Tunisiens.

Une telle situation a bien servi le parti islamiste, Ennahdha, qui demeure le parti qui dirige le pays. Ce dernier a bien profité de l’effondrement de Nidaa Tounes et on a par conséquent constaté le transfert du pouvoir du premier parti au deuxième, sans pour autant annoncer ça officiellement.

Outre cette crise, on se trouve aussi face à une crise au sein du pouvoir exécutif.

Cela veut dire quoi ?

On fait face à un conflit entre le président de la République, Beji Caied Essebssi et le chef du gouvernement, Habib Essid. Ce conflit continue de prendre de l’ampleur puisque le président de la République veut réaliser des mutations à la présidence du gouvernement alors qu’Ennahdha s’est dit attaché à Habib Essid.

D’ailleurs, l’initiative lancée par Beji Caied Essebssi afin de former un gouvernement d’union nationale vient prouver l’échec du gouvernement en place.

Quelles sont les répercussions d’un tel conflit sur la situation générale du pays ?

Avec tout cela, on se trouve face à un gouvernement de gestion des affaires courantes. Et par conséquent, l’équipe ministérielle d’Essid a perdu ses pouvoirs, ce qui a provoqué un certain blocage au niveau des services administratifs.

A mon avis, cette équipe demeure incapable de s’adapter aux mutations que connait le pays et la situation est de plus en plus en difficile, surtout dans cette phase marquée par la prolifération des tiraillements politiques entre les partis de la coalition.

On a bien voulu voir des partis travaillant en synergie et en harmonie pour sortir de l’ornière, mais voilà, la réalité est différente, surtout que chacun d’entre eux est en train de chercher la bonne occasion pour servir ses propres intérêts. Donc, on est au cœur d’une crise économique, sociale et politique très grave. Et la crise politique sera aggravée, surtout qu’elle est en train de jouer un rôle négatif au niveau économique et social.

Les craintes de l’opposition par rapport à cette situation ?

La situation est au bord de l’explosion. Tous les indicateurs viennent confirmer mon hypothèse, surtout avec la montée de la grogne sociale, la marginalisation des régions intérieures et l’exclusion régionale.

Quel regard portez-vous sur la prochaine étape ?

La prochaine étape exige une forte volonté politique, tout en se basant sur une vision claire pour pouvoir dépasser la crise. Cela reste tributaire de deux conditions essentielles. Il s’agit de la justice sociale et de l’égalité devant la loi.

L’initiative lancée par le président de la République sera-t-elle un nouveau départ pour entamer les réformes nécessaires ou bien un nouveau facteur pour le déclenchement d’une nouvelle crise politique ?

Cet avis est personnel. On pourrait sauver la Tunisie, s’il y a réellement une volonté de réaliser cet objectif. Mais, si on veut aussi généraliser l’échec à travers les concertations que les partis au pouvoir mènent actuellement, la situation sera catastrophique.

Faites attention, les ingrédients sont là pour un nouveau déclenchement populaire.

Quels sont les critères pour un gouvernement qui serait capable de diriger le pays dans pareille situation ?

La résolution des problèmes rencontrés exige la désignation d’un gouvernement révolutionnaire qui prendra en considération les objectifs fixés par la révolution.

Bien évidemment, on parle de la lutte contre la corruption, l’absorption de l’épineux problème du chômage et la promotion des régions défavorisées.

Quel serait le meilleur profil pour accomplir cette mission ?

Sans citer un nom précis, une personnalité de l’opposition sera à mon avis le meilleur choix pour relever ce défi… L’opposition est la bonne partie capable de résoudre les problèmes du moment.

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Le secrétaire général du Courant démocratique, Ghazi Chaouachi, a estimé que la proposition du président de la République, Béji Caïd Essebsi, portant sur la formation d’un gouvernement d’Union nationale a provoqué une crise politique dans le pays.

Lors de son intervention ce mercredi 15 juin 2016 sur les ondes d’Express Fm, il a expliqué que l’annonce d’une telle initiative a semé la confusion au sein des partis au pouvoir, souligant que les avis sont mitigés quant au maintien ou l’écartement de Habib Essid.

Concernant la réunion prévue aujourd’hui entre le président de la République et les partis de l’opposition représentés au parlement, Chaouachi a exprimé sa surprise au sujet de sa non invitation à la réunion en critiquant la “politique d’exclusion,” adoptée par Essebsi selon ses dires.

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Malgré l’impasse dans laquelle est plongée la Tunisie

Malgré l’impasse dans laquelle est plongée la Tunisie, depuis le meurtre de Mohamed Brahmi, tué par balles devant son domicile, le 25 juillet dernier, des signes d’entente commencent à se manifester après la rencontre qui a réuni, à Paris, le chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi et Béji Caied Essbessi, président du parti Nidaa Tounes.

Cette rencontre, malgré la polémique qu’elle a suscitée, vient confirmer la récente déclaration du secrétaire général de la centrale ouvrière selon laquelle, «la position d’Ennahdha a relativement changé. D’ailleurs, quelques nouvelles propositions faites par Rached Ghannouchi rejoignent l’initiative de l’UGTT ». Pour rappel, l’initiative de l’UGTT qui prône la formation d’un gouvernement apolitique, est déjà soutenue par plusieurs partis politiques, à savoir la coalition démocratique qui le considère comme une initiative équilibrée et qui pourrait être une issue de sortie à la crise actuelle.

Pour de nombreux observateurs, ces propositions marquent encore une évolution par rapport aux déclarations faites par plusieurs dirigeants du parti au pouvoir, ces derniers temps, avec une avancée concernant le rapprochement des points de vue.

Selon les premières indiscrétions, les propositions avancées par le parti au pouvoir envisagent trois scénarios possibles. Il s’agit de la formation d’un gouvernement national regroupant l’ensemble des partis politiques. La deuxième proposition tourne autour de la formation d’un gouvernement de compétences présidé par l’actuel chef du gouvernement, Ali Laarayedh, alors que la dernière a trait à la mise en place d’un gouvernement apolitique après le 23 octobre.

Des propositions qui viennent à un moment assez délicat où l’opposition maintient encore sa pression sur le mouvement islamiste. Cette dernière reste attachée à la dissolution du gouvernement et de l’ANC.

Plusieurs propositions en vue de l’issue de crise

La sortie de l’ornière est-elle possible ? Probablement oui. Des partis politiques, d’anciens ministres et même des personnalités dites indépendantes ou encore des organisations syndicales tentent trouver la meilleure solution pour mieux faire face à la crise surtout qu’on a perdu énormément de temps dans les tiraillements et l’échange d’accusations.

Plusieurs types d’initiatives ont vu le jour à l’instar de celle du comité indépendant de médiation, crée par Abderzzak Kilani, ancien bâtonnier, en collaboration avec le militant Mokthar Yahyaoui et l’ancien diplomate Taoufik Ouanès. Ledit comité qui regroupe de nombreuses personnalités, appelle à établir des contacts avec les différents partis politiques.

Une autre initiative a été lancée par Ahmed Rahmouni, président de l’observatoire de l’indépendance de la justice, l’avocat Farhat Rajhi, Sihem Ben Sedrine, présidente du conseil des libertés ainsi que Zouheir Makhlouf, président de l’association de réhabilitation des prisonniers et l’artiste Raouf Ben Yaghlene. Il s’agit de la protection du processus démocratique appelant à une démocratie consensuelle.

Statu quo malgré les pourparlers

En dépit la poursuite des pourparlers, les responsables de différentes organisations nationales syndicales et patronales de la société civile (UGTT, UTT, UTICA, FTAV, CONNECT, Ordre des Experts Comptables de Tunisie etc…) ont plaidé pour des mesures sérieuses face à une situation alarmante. D’ailleurs, la présidente de la centrale patronale, à l’issue de sa rencontre , ce mercredi,avec Houcine Abassi, secrétaire général de l’UGTT, a tiré la sonnette d’alarme quant à la situation économique actuelle, insistant sur la nécessité de trouver des solutions urgentes à cette situation.

Comme solution, Elyès Jouini, vice-président de l’université Paris-Dauphine, a demandé la démission immédiate du gouvernement Larayedh avec l’engagement de rester en poste jusqu’à la dissolution, d’un commun accord (au plus tard le 23 octobre), du cabinet tout en marquant l’engagement à lutter efficacement contre le terrorisme et la violence y compris celle des LPR.

L’ANC reprendra ses travaux, ce samedi

Sur un autre plan, l’élu d’Attakatol, Jamel Ettouir, a déclaré au nom de Mustapha Ben Jaafar, président de l’assemblée nationale constituante, que l’ANC reprendra ses travaux, samedi prochain et que le dialogue entre les acteurs politiques démarrera au milieu de cette semaine. Cette décision intervient suite à l’appel lancé par nombreux députés qui ne se sont pas retirés de l’ANC. Rappelons que Mustapaha Ben Jaafar a décidé la suspension des travaux de l’ANC et ce dans le but d’éviter la réédition du scénario égyptien.

Wiem Thebti

INTERVIEW

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Le groupe libyen Ansar Asharia, classé comme organisation terroriste par l’ONU et les Etats-Unis, a annoncé samedi soir sa «dissolution», dans un communiqué publié...

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