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On le savait, le populisme a le vent en poupe, notamment en Europe et aux USA, et avec lui sa cohorte de xénophobie, d’islamophobie et de racisme dans ces parties du monde plus soumises aux flux migratoires, du fait surtout des foyers de tension que les Européens et les Américains ont eux-mêmes allumés. La dynamique populiste vient de porter magistralement au pouvoir le républicain Donald Trump, alors que les analystes politiques ne pariaient pas un dollar sur ses chances de succès à l’élection américaine. Mais voilà, la déraison populiste, si démagogue, si efficace et si ravageur, est passée par là, emportant tout sur son passage. En Europe il semble que cette sanctuarisation américaine de la nébuleuse populiste ait enhardi les tenants de la ligne dure contre l’immigration. Les musulmans, si facilement identifiables à tout ce qui va de travers dans ce monde, sont les premiers à trinquer. Ce que les Européens pensent des migrants musulmans, c’est un sondage de Chatham House publié le 07 février 2017 qui nous le dit. Et ce qu’on a appris est plutôt effrayant : Les esprits des Européens se ferment de plus en plus, et l’irrationnel, la peur de l’étranger, surtout musulman, gagne du terrain, avec toutes les visions fantasmées et destructrices qui vont avec.

Les citoyens de 10 pays européens interrogés dans le cadre de cette enquête sont, à une écrasante majorité, favorables à un arrêt net de l’immigration musulmane. Il n’y a qu’en Espagne et au Royaume-Uni où ce taux est en-dessous de 50% (41% chez les Espagnols et 47% chez les Britanniques). On atteint des sommets en Pologne, où 71% des citoyens se déclarent en faveur d’une fermeture des frontières aux migrants musulmans. La tendance est également remarquable en Hongrie, 64%, en Autriche, 65%, mais aussi, plus surprenant encore, en Belgique, qui affiche 64% de citoyens anti-immigration musulmane. Les attentats de Bruxelles, le 22 mars 2016, sont pour beaucoup dans ce désamour. Même la France, où il y a une forte communauté musulmane, est à un niveau très haut, 61%. Là aussi les terribles attaques terroristes de Paris (13 novembre 2015) et Nice (le 14 juillet 2016) ont porté un rude coup au modèle d’intégration à la française. Mais avant cela il y a eu le travail de sape de l’ex-président français, Nicolas Sarkozy, qui a assumé un virage à droite et a décomplexé les Français, libérant la parole xénophobe. C’est tout cela qui explique aujourd’hui que la candidate de l’extrême droite, Marine Le Pen, soit à ce niveau de popularité, au point d’être la favorite, selon les sondages, du premier tour de la prochaine présidentielle, en avril 2017.

Ce qu’il faut retenir c’est qu’au total 55% des Européens sondés optent pour un bouclage des frontières face aux migrants musulmans. Terrifiant, et cela d’autant plus que la vague islamophobe a considérablement grossi depuis la dernière enquête en 2016. En Pologne, on était à 66% l’an dernier (71% en 2017), à peine 28% au Royaume-Uni (47% en 2017), 29% en Allemagne (53% en 2017) et en France (61%). C’est une évolution spectaculaire. C’est d’ailleurs cette dynamique xénophobe qui a poussé les Britanniques à se recroqueviller sur eux et à sortir de l’Union européenne. Ils ont maintenant en face d’eux un Trump qui leur dit : Vous avez bien fait, venez dans mes bras, tout en soufflant sur les braises pour provoquer d’autres défections dans l’UE. Pas de doute : C’est l’inconnu qui préside désormais aux destinées de l’humanité depuis l’arrivée de la tornade Trump, avec des effets incalculables…

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Environ 2000 Tunisiens seront bientôt extradés de l’Allemagne, de l’Italie et de la France, rapporte ce mardi 3 janvier 2017, le quotidien Achourouk.

Des rapports sécuritaires étrangers ont affirmé qu’un grand nombre d’entre eux sont soupçonnés d’extrémisme, a ajouté la même source.

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Un « super volcan » situé près de Naples, dans le sud de l’Italie, risque de se réveiller bientôt, ce qui pourrait s’avérer néfaste pour la région ainsi que pour l’ensemble du continent européen, rapporte « Sputniknews ».

Une étude réalisée par une équipe de chercheurs italiens et français relève que la pression de gaz volcaniques dans la zone des Champs Phlégréens au nord-est de Naples est en train d’atteindre un point critique, poussant le magma à monter vers la surface de la terre.

D’après la même source, la dernière éruption du volcan en question date de 1538, lorsque près de 40 kilomètres cube de matériaux volcaniques ont été déversés, les cendres émises par le « super volcan » ayant été retrouvées jusqu’en Sibérie.

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C’est désormais officiel. Le Maroc et le Nigéria vont lancer la construction d’un pipeline de gaz entre les deux pays qui pourrait à terme s’étendre vers l’Europe, rapporte Bladi.net

L’accord a été signé par le roi Mohammed VI et le président nigérian Muhammadu Buhari dans le cadre de la visite du souverain dans ce pays.

« En tant que projet majeur destiné à favoriser l’intégration économique régionale, le pipeline sera conçu avec la participation de toutes les parties prenantes, dans le but d’accélérer les projets d’électrification dans toute la région, servant ainsi de base pour la création d’un marché régional compétitif de l’électricité, susceptible d’être relié au marché européen de l’énergie », indique un communiqué conjoint signé par les deux pays.

Ce projet d’envergure sera sans doute très mal vu du côté algérien où des discussions avaient été amorcées dès 2012 entre les deux pays qui portaient sur la construction d’un gazoduc qui devait traverser les pays du Sahel. Ces mêmes discussions avaient été ensuite officieusement abandonnées faute de financements et de manque de sécurité au niveau des pays traversés.

Pour l’instant, on ne connaît pas la tracé exact de ce gazoduc, mais le Maroc affirme avoir convaincu les pays de l’Afrique de l’ouest de l’intérêt de ce projet. Reste maintenant à finaliser son financement.

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L’Europe spatiale va tenter mercredi de poser en douceur un atterrisseur sur Mars, un exercice destiné à prouver sa capacité à déposer sain et sauf un engin sur la planète rouge, treize ans après les mésaventures du petit Beagle 2.

Simultanément, la sonde scientifique européano-russe TGO doit se mettre en orbite autour de Mars, une manoeuvre délicate qui nécessite une grande précision.

Jusqu’à présent, seuls les Américains ont réussi à poser sur Mars des engins qui sont parvenus à fonctionner.

La sonde et l’atterrisseur Schiaparelli constituent le premier volet d’ExoMars, une ambitieuse mission scientifique européano-russe en deux temps (2016 et 2020) qui vise à rechercher des indices d’une vie actuelle et passée sur Mars. TGO (Trace gas orbiter) sera chargée de « renifler » l’atmosphère martienne pour détecter des gaz à l’état de traces comme le méthane qui pourrait indiquer la présence d’une forme de vie actuelle sur la planète.

Source : ouest-france.fr

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Le chiffre d’affaires de la société New Body Line a enregistré une baisse de 33

Le  chiffre  d’affaires  de  la société New Body Line (NBL) a  enregistré  une  régression de 4,12% courant le 3ème trimestre 2016 mais une augmentation de 0,32% pour les trois premiers trimestres de la  même année. Cette situation est due à une certaine stagnation de la demande à l’échelle de l’Europe pour cette période de l’année.

En vue d’accroître  son chiffre d’affaires, la NBL a réalisé des actions commerciales et a noué des contacts avec des donneurs d’ordres dans de nouveaux pays Européens comme la Suisse et le Danemark qui s’avèrent des marchés prometteurs pour les produits de la NBL.

Les investissements réalisés courant le 3ème trimestre 2016 concernent la modernisation du réseau informatique de la NBL. Cet investissement a été réalisé sur fonds propres, ce qui laisse le niveau d’endettement de la société toujours égal à zéro.

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Afin d’aider les entrepreneurs, les artistes, les étudiants et les chercheurs tunisiens et garantir leur mobilité, le député européen Fabio Massimo Castaldo a évoqué, dans la matinale Expresso du mercredi 21 septembre 2016, la facilitation prochainement des procédures de séjour en Europe pour les Tunisiens et l’abolition complète du visa réglementaire dans un avenir proche.

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Selon une étude de l’ONG Transport & Environment, 29 millions de véhicules diesels en circulation dans l’Union européenne dépassent la limite d’émission des gaz polluants, rapporte le site de « latribune.fr ».

Pour T&E, l’étude doit provoquer une prise de conscience sur « le nombre choquant de voitures diesel sales sur les routes de l’UE et la faible régulation des véhicules par les autorités nationales ». Plusieurs bases de données publiques, dont les enquêtes gouvernementales suite au « Dieselgate », ont été utilisées pour aboutir à ce constat. Au total, ce sont 230 modèles qui ont été analysés, a relevé la même source.

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La compagnie de VTC Uber, qui pèse plus de 50 milliards de dollars, a des envies de diversification. Certes l’entreprise ne le crie pas sur les toits, procède plutôt par petites touches, qui ne paient pas de mine, mais on n’est pas dupe. Avant lui d’autres géants tels que Google, Facebook, Apple ou Amazon, tous nés dans la Silicon Valley, comme Uber, nous avaient fait le coup du soutien presque désintéressé aux micro entreprises, on sait ce qu’ils ont fait par la suite en faisant fructifier leurs investissements.

« Uber a décidé de faire un petit investissement direct dans chacune de leur sociétés ». C’est avec cette petite déclaration sur Facebook que Travis Kalanick, PDG de Uber, a annoncé lundi dernier son intention de récompenser les quatre start-up lauréats du concours UberPITCH. La compétition a eu lieu du 24 mai au 8 juin 2016 dans 21 pays, et avait pour but de faire briller les start-up européennes les plus solides. Plus de 4000 candidats y avaient pris part, et 4 d’entre eux ont raflé la mise : Brigad (France), Hipromine (Pologne), Memrica (Riyaume-Uni) et Otly (Pays-Bas).

Travis Kalanick a insisté quand même sur le fait que cet investissement, une première pour la boite, n’était pas dans les plans à l’origine et que son faible volume (il reste secret) atteste de son caractère symbolique. Il a tenu à préciser qu’Uber cherche juste à magnifier les valeurs de l’entrepreneuriat, qui lui tiennent à coeur.

« Il y a quelques années seulement, Uber en était au même stade que ces entrepreneurs, par la taille et la détermination. Ce n’était pas difficile pour nous de se reconnaître en eux », a indiqué Pierre-Dimitri Gore-Coty, CEO de Uber, sur LinkedIn.

Mais les ténors du web eux aussi avaient commencé comme ça, en faisant profil bas. Cette affaire est donc à suivre de très près…

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Le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui, a souligné la nécessité de réviser le déploiement consulaire en Europe pour être en phase avec les nouvelles dispositions en matière d’aménagement territorial et administratif dans certains pays d’Europe, la France notamment.
Il s’agit, a-t-il dit, de se rapprocher davantage de la communauté tunisienne à l’étranger où qu’elle soit.
Dans une allocution à l’ouverture d’une conférence consulaire précédant la 34e conférence des chefs des missions diplomatiques et consulaires, Jhinaoui a estimé que les mutations profondes que connait le monde dans tous les domaines et la phase difficile que traverse le pays imposent une modernisation du système en place.
L’efficacité de l’action consulaire, a-t-il dit, est tributaire de l’instauration d’un système global doté des moyens juridiques, logistiques et humains requis, ainsi que d’une révision des mécanismes de l’action administrative et d’une amélioration de la qualité des services.
Le ministère œuvre actuellement à l’élaboration d’une nouvelle version actualisée du guide des procédures consulaires afin de faciliter la tâche aux agents dans les différents consulats.
Selon Jhinaoui, le département veille également à la généralisation d’une nouvelle base de données relative aux ressortissants issus de la « 3e génération » de l’émigration, au diapason des nouvelles normes.
Cette base de données, a-t-il expliqué, fera office de référence lors des opérations électorales et pour les programmes de prise en charge et d’encadrement de la communauté tunisienne à l’étranger.
Aussi, en collaboration avec le ministère des Technologies de la Communication et le Centre national de l’informatique, le ministère des Affaires étrangères lancera, d’ici fin 2016, un service d’état civil en ligne réservé aux membres de la communauté.
S’agissant des services relatifs à l’octroi des passeports, il a indiqué que le ministère s’active, avec le concours du ministère de l’Intérieur, à définir les contours d’un nouveau système informatique évolué permettant d’établir un contact permanent entre les missions consulaires et le département de l’Intérieur.
Cette mesure intervient en prévision de l’entrée en vigueur d’ici 2017, du passeport et de la carte d’identité biométriques, a précisé Jhinaoui.
Dans une déclaration de presse, le ministre a souligné l’importance de la 34e Conférence des chefs des missions diplomatiques et consulaires, la première après les élections législatives et présidentielle de 2014.
La Conférence sera une occasion de rencontre et d’échange entre les chefs des missions consulaires et les hommes d’affaires, a-t-il dit. Elle aboutira à la conception d’une méthode de travail indispensable pour diplomatie au service du développement et de la sécurité.
Pour rappel, les travaux de la Conférence annuelle des chefs des missions diplomatiques et consulaires démarrent mardi sous le signe: « Tunis à l’horizon 2020: une diplomatie moderne et permanente au service de la sécurité et du développement ».

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Le Haut-Commissaire aux droits de l’homme de l’Onu, Zeid Ra’ad al Hussein, a dénoncé lundi l' »augmentation inquiétante » des placements en détention de migrants en Grèce et en Italie et exhorté les responsables politiques européens à trouver d’autres voies. « Même des enfants non accompagnés sont fréquemment mis dans des cellules de prison ou dans des centres entourés de fil de fer barbelé. La détention n’est jamais dans le meilleur intérêt d’un enfant, qui doit primer sur les objectifs migratoires », a-t-il dit lors d’un discours devant le Conseil des droits de l’homme de l’Onu à Genève.

« Il faut développer des solutions alternatives à la détention d’enfants », a-t-il poursuivi. Depuis l’an passé, selon les données de l’Onu, plus d’un million de réfugiés et de migrants, nombre d’entre eux fuyant la guerre en Syrie, sont arrivés en Europe via la Grèce – et plus de 150.000 depuis le début de l’année, dont 38% d’enfants.

Zeid Ra’ad al Hussein s’est dit persuadé que l’Europe pouvait se doter de systèmes de gestion migratoire qui fonctionneraient correctement et permettraient l’examen des demandes d’asile de manière équitable tout en mettant

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La 6ème Matinale de l’export a été organisée, ce matin du vendredi 3 juin2016, au siège du Centre de promotion des exportations (Cepex) sur le thème ’’Les circuits de distribution en Europe : Opportunités et Exigences’’. Ce rendez-vous mensuel de l’économie a réuni des personnalités européennes et nationales, qui ont partagé leurs expériences sur les nouvelles niches à explorer dans la grande distribution. Cette rencontre a été aussi l’occasion de s’informer sur les techniques de négociation avec les GMS (Grandes et moyennes surfaces), d’autres panels ont évoqué comment la MDD (la marque de distribution ) pourrait être une porte d’entrée pour accéder à de nouveaux marchés .

Prononçant son discours de bienvenue, Madame Aziza Htira, PDG du Cepex, a déclaré : ’’On définit de manière simpliste un circuit de distribution comme étant le chemin suivi par un produit ou un service, pour aller du stade de la production à celui de la consommation, il regroupe de ce fait l’ensemble des personnes ou des entreprises que l’on appelle les intermédiaires’’.

En ajoutant qu’en tant que Centre de promotion des exportations qui appuie les entreprises tunisiennes pour se positionner à l’international, le choix du mode de présence de ces entreprises à l’étranger est primordial. Il dépend certes de ses capacités (financières et humaines), de sa stratégie de développement, mais aussi du pays cible, tout en précisant que le choix d’un mode de présence est une décision qui engage durablement l’entreprise ; elle est difficilement réversible.

Ont participé aux travaux de ce séminaire Monsieur Alain Tardy, Expert dans les standards de la grande distribution ; Monsieur Menouar Lounes, Directeur Exécutif Groupe Cora Provera (par vidéo conférence depuis Paris) et Monsieur Majed Lemkecher, CEO Plateforme Netconsulting Europe.

A noter que les ‘’Matinales de l’Export » se sont affirmées comme le rendez-vous inévitable des professionnels de l’exportation pour débattre, dans un esprit de convivialité et d’échange, des sujets et thèmes ayant trait à l’environnement du commerce international.

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L’Europe est embourbée depuis des années dans une crise de réfugiés aux proportions historiques, et, franchement, il n’y a pas d’issue  en vue. Même les efforts les mieux intentionnés pour endiguer la crise sont à la peine.

Le problème devenant totalement inextricable, un certain nombre de propositions irréalistes ont été avancées pour des solutions débordant d’imagination mais  pas nécessairement pratiques. La dernière en date, sans doute la plus audacieuse, est celle de construire une île artificielle au large des côtes tunisiennes qui servirait de refuge pour les réfugiés espérant gagner l’Europe.

Cette idée, on la doit à Theo Deutinger, le patron de la société de  conception et d’architecture TD, basée aux Pays-bas, un pays qui a une solide  expérience en matière d’aménagement de  masses terrestres artificielles. L’entreprise est connue pour ses travaux expérimentaux et théoriques axés  souvent sur les questions de la mondialisation. Deutinger a baptisé son  projet : «l’Europe en Afrique » (EIA), et il a déjà un site web clinquant où  figure en bonne place le slogan captivant: «La première ville vraiment européenne. »

Selon le plan, l’EIA serait une cité établie dans le plateau continental tunisien, une mince bande de fond marin située entre les zones économiques exclusives de la Tunisie et de l’Italie en Méditerranée. L’Union européenne louera cette bande de terre auprès de  ces deux pays  aux termes d’un contrat de 99 ans, destinée à la création d’une île artificielle qui servira de nouveau pays «  ayant sa propre  constitution, et son propre système économique et social »  sous la protection de l’Union Européenne. Le plan suggère que la ville pourrait être comme Carthage, la ville ancienne qui a été le centre de la civilisation carthaginoise et qui était située là où se trouve  maintenant la Tunisie.

Joint par e-mail par le Washington Post,  Deutinger explique que  L’EIA serait la première ville qui fasse partie de l’Europe, mais d’aucun État-nation européen. En outre, elle serait régie par la Constitution européenne. « Ainsi, l’Europe en Afrique serait également un terrain d’essai pour l’Union européenne en difficultés,  ces derniers temps», écrit Deutinger.

Deutinger espère que l’avènement de ce pays pourrait incarner  ce qu’il y a de mieux en Europe et en Afrique, ajoutant que les réfugiés qu’il a  aidés par des cours de langues ont bien accueilli l’idée.  » Elle a été accueillie d’autant plus positivement que l’EIA sera érigée dans une zone dont le climat est similaire à celui des contrées dont la  plupart des prochains habitants sont issus ».

L’EIA serait conçue pour accepter tous ceux qui voudraient y venir. Les réfugiés comme ceux qui meurent dans des naufrages en Méditerranée seraient les bienvenus, tout comme des migrants économiques. Il y aurait des bateaux réguliers en provenance d’Afrique du Nord à la disposition des  réfugiés et des migrants, alors que sur l’île même, les nouveaux arrivants bénéficieraient d’opportunités d’emploi. «  On pourrait imaginer que cette  ville commencerait sur un mode à peu près semblable à celui d’une ville pionnière américaine», souligne-t-il, avec de grandes entreprises européennes qui y débarqueraient plus tard, histoire de ne pas troubler l’économie alors en phase de croissance. Ceux qui vivent sur l’île ne se verraient pas accorder automatiquement la citoyenneté de l’UE, mais ils pourraient l’obtenir au terme de  cinq ans de séjour, un délai qui serait mis à profit pour procéder à un filtrage sécuritaire approprié et d’autres arrangements.

Est-ce réaliste ?

Tout cela semble beau. Mais le plus difficile est de savoir si le projet est réaliste. De semblables propositions avaient été avancées par le passé, comme celle, l’année dernière, du magnat de l’immobilier Jason Buzi qui a contacté Worldviews pour discuter de son idée relative à  «nation pour les réfugiés», ou encore celle du milliardaire égyptien Naguib Sawiris qui a annoncé son intention d’acheter un certain nombre d’îles qui pourraient servir de terre d’asile pour les réfugiés.

Aucun des deux projets n’est encore venu à maturité. C’est que, par exemple, le processus logistique de l’achat du terrain pour la création ex nihilo d’un nouveau pays n’est pas simple, surtout si elle implique la coopération d’autres pays ou d’organisations telles que l’ONU. Deutinger espère que par la création d’une nouvelle masse terrestre  en Méditerranée, il pourrait au moins être en mesure de contourner un peu ce problème.

Deutinger  affirme que « l’EIA ne deviendra pas une enclave comme  Ceuta et Melilla, dans la mesure où elle n’appartient à aucune nation pas plus qu’elle ne sera une colonie car elle  appartient à ses habitants et non à une nation européenne. L’EIA ne sera pas un ghetto car elle ne sera pas ceinte d’une clôture ».  Il n’en soutient pas moins qu’il s’agit d’un « véritable plan plutôt que d’une idée vaguement évoquée ».

« cela devrait être  une utopie pour devenir une dystopie [une histoire imaginaire à la George Orwell], avait  déclaré  Bill Frelick, directeur des droits des réfugiés à Human Rights Watch, à propos de la « Nation pour les réfugiés » préconisée par le magnat de l’immobilier Buzi l’année dernière. D’autres experts y souscrivent  en soulignant que la création d’un nouveau pays pour les réfugiés ressemblerait à une tentative de l’Europe de résoudre le problème des réfugiés chez elle  plutôt que d’apporter une solution aux  problèmes qui poussent les gens à devenir des réfugiés.

Pour l’heure, cela semble une entreprise hasardeuse.

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Le département d’Etat américain évoque des risques d’attentats en Europe cet été, notamment à l’occasion de l’Euro de football qui aura lieu en France du 10 juin au 10 juillet, dans un avis à l’attention des voyageurs publié mardi.

« Nous alertons les citoyens américains du risque d’attentats terroristes à travers l’Europe lors d’événements majeurs, sur des sites touristiques, dans les restaurants, les centres commerciaux et les transports », dit-il, précisant que cet avis sera levé le 31 août.

« Le grand nombre de touristes qui visitent l’Europe au cours des mois d’été offre plus de cibles aux terroristes ayant l’intention de commettre des attentats dans les lieux publics, en particulier lors de grands rassemblements.

« Les stades de l’Euro, les ‘fan zones’ et les sites non officiels qui retransmettent le tournoi en France et dans toute l’Europe représentent des cibles potentielles pour les terroristes, tout comme d’autres événements sportifs d’envergure et rassemblements publics », poursuit le département d’Etat.

Il évoque également les Journées mondiales de la jeunesse, qui auront lieu du 26 au 31 juillet à Cracovie, où deux millions et demi de personnes sont attendues.

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L’accord de libre échange entre les USA et l’Europe (TAFTA – Trans Atlantic Free Trade agreement ou TTIP – Transatlantic Trade and Investment Partnership) est-il en train d’exploser en vol ? Trop tôt pour le dire, par contre ce qui est sûr c’est que les pourparlers ont du plomb dans l’aile après les révélations fracassantes des dessous de cette affaire hier lundi 02 mai. Les opinions publiques européennes sont de plus en plus méfiantes vis-à-vis de cet ovni dont on dit le plus grand mal (impossibilité d’encadrer les industries polluantes, de stopper l’invasion des produits américains nocifs comme le boeuf aux hormones et d’autres joyeusetés de ce genre).

Le président américain, Barack Obama, lors de sa récente visite en Europe, a tout fait pour mener cette affaire au pas de course, pour bousculer des dirigeants européens hésitants et arracher une signature très rapide. On a même avancé un accord avant la fin de cette année, pour qu’Obama puisse l’ajouter à son palmarès diplomatique et économique avant de céder la place en janvier 2017 au prochain occupant de la Maison Blanche. Mais le fait est qu’il n’aura pas d’autre choix que de ronger son frein.

Des Européens peu convaincus, des Américains pas convaincants

Bruxelles et Washington ont beau claironner que la puissante organisation de défense de l’environnement Greenpeace a mal interprété le contenu du document, qu’il y avait un « malentendu », le mal est fait, les citoyens européens se sont déjà braqués contre cet accord. Il n’en fallait pas plus pour que les exécutifs européens, qui déjà trainent les pieds depuis 2013, saisissent cette perche pour mettre la holà sur des négociations âpres, bourrées d’écueils techniques, juridiques, etc.

La France a été la première à ouvrir le bal des francs-tireurs. « A ce stade » des discussions, « la France dit non » car « nous ne sommes pas pour le libre-échange sans règle », a affirmé ce mardi 03 mai, droit dans ses bottes, le président français François Hollande. « Jamais nous n’accepterons la mise en cause des principes essentiels pour notre agriculture, notre culture, pour la réciprocité pour l’accès aux marchés publics », a-t-il ajouté.
Hollande fait comme s’il découvrait avec nous les détails de cet accord ! On est stupéfait par la promptitude avec laquelle il a pris le pli de l’opinion publique. Mais il est vrai aussi qu’il est tellement bas dans les sondages pour la présidentielle qu’il n’a plus les moyens de se mettre à dos les électeurs…

Mais on sentait déjà le coup venir plus tôt dans la matinée. Le secrétaire d’Etat français au Commerce extérieur, Matthias Fekl, avait déjà balancé qu’un gel des discussions sur le TTIP est « l’option la plus probable », à cause du prétendu « état d’esprit des Etats-Unis ». Et pour installer dans toutes les têtes que le vent avait tourné et que le TTIP n’était plus en odeur de sainteté du côté du palais de l’Elysée, Fekl a rappelé que vu ce que la France pèse dans l’Union européenne, « il ne peut pas y avoir d’accord sans la France, et encore moins contre la France ».

Comme pour bien plomber le TTIP, également appelé Tafta, Edward Alden, appartenant au Council on Foreign Relations, un think tank basé à Washington, a déclaré à l’AFP que « Les deux parties sont encore très éloignées l’une de l’autre dans les négociations et des questions centrales restent en suspens »…

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La Tunisie a reporté une série de  réunions avec des  investisseurs européens sur le marché des titres à revenu fixe après avoir fait des progrès avec le Fonds monétaire international sur un nouveau mécanisme de financement, selon un chef de file du  roadshow obligataire.

La Tunisie a fait des avancées dans ses  négociations avec le FMI pour un prêt de 2,8 milliards de dollars de quatre ans sous le Mécanisme élargi de crédit, explique la même source.

Les plénipotentiaires tunisiens devraient  rencontrer dès le 21 avril courant les investisseurs  à Paris, avant d’aller à Londres, en Allemagne, aux Pays-Bas et en Suisse, les  jours suivants. La Tunisie envisage d’émettre une obligation de premier rang non garantie.

Natixis était le coordinateur mondial de l’émission obligataire reportée tandis que Commerzbank et JP Morgan en sont les  chefs de file associés.

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Le gouvernement belge a fait savoir ce mardi 19 avril qu’il a noté des faits qui mènent à la conclusion que d’autres djihadistes ont été dépêchés par l’organisation Etat islamique (EI) en Belgique et dans d’autres pays européens, rapporte l’agence Reuters.
« Des éléments indiquent que l’Etat islamique a envoyé des combattants en Europe et en Belgique, le niveau de menace (terroriste) qui est actuellement à trois ne sera donc pas abaissé », a affirmé un porte-parole de la cellule de crise.

A signaler que les niveaux d’alerté sont déterminés par l’Organe de coordination pour l’analyse de la menace (OCAM) ; le niveau 3, sur une échelle de quatre (menace « grave et très proche ») , est en rapport avec un danger « possible et probable ».

La Belgique avait monté d’un cran son niveau d’alerte au moment des attaques terroristes du 22 mars 2016 à l’aéroport international de Bruxelles-Zaventem et dans la station de métro de Maelbeek, qui s’étaient soldées par 32 morts. Deux jours après les attentats, les autorités ont ramené à 3 le niveau d’alerte…

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Les indicateurs des bourses européennes ont réagi aux attaques ayant eu lieu ce matin à l’aéroport et au métro de Bruxelles, et qui ont fait au moins 21 morts et 35 blessés selon un bilan provisoire.
L’indice Eurovest (indice des grandes compagnies européennes) a baissé de 1% vers les 1326 points. La Bourse belge a essuyé une baisse de 0,8% alors que l’indice DAX (Allemagne) a baissé de 1,2%.
Les compagnies touristiques et voyagistes ont subi les plus fortes pertes, avec une baisse de 2,2% dans l’indice Stocks Europe alors que les actions des grandes compagnies aériennes européennes ont perdu jusqu’à 4% de leurs valeurs. Le groupe Accor a pour sa part essuyé des baisses dépassant les 4,1% dans ses actions.
C’est, refuge sûr des investisseurs, qui a gagné 1% pour atteindre les 1257 dollars américains par once.

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Un mémorandum d’entente a été signé ce jeudi après midi entre Centre de Promotion des Exportations (Cepex) et l’Agence Nationale

La PDG  du Centre pour la promotion des exportations (CEPEX), Aziza Htira, a déclaré sur Express Fm ce lundi 15 février 2015 qu’il y a une petite embellie sur le front des exportations. Elle a fait savoir que le taux de couverture des exportations a fait un léger bond en avant de 2 points, s’établissant à 70 %.
Cet indicateur est à surveiller de très près car l’exportation pèse 35 % dans le PIB tunisien.

6600 sociétés tunisiennes s’activent à l’export sur les marchés internationaux, notamment en Europe. Donc les points de croissance en Europe sont en étroite corrélation avec l’économie tunisienne. Si ça va mieux sur le continent européen, cela se ressent forcément en Tunisie. Et c’est le cas en ce moment avec la reprise qui s’amorce de l’autre côte de la Méditerranée, à la faveur des cours du pétrole qui restent à des niveaux très bas, d’une croissance mondiale plus solide, d’une baisse continue de l’euro qui favorise les investissements étrangers et les exportations, de décisions économiques de bon sens pour tonifier la zone euro. Les prévisions de la Commission européenne tablent sur 2,0  de croissance du PIB en 2017, contre 1,9% cette année. Les exportateurs tunisiens ont donc des raisons d’espérer…

Mme Htira a déclaré que 40% des produits tunisiens commercialisés à l’étranger sortent des industries électromécaniques. Elle a ajouté que d’autres destinations telles que l’Afrique sont scrutées à la loupe en ce moment, tout en maintenant les positions sur le marché traditionnel européen.

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Plusieurs médias et sites électroniques  ont  révélé  qu'un vaste coup de filet anticorruption a été mené

Le président Recep Tayyip Erdogan n’a pas l’intention de céder aux pressions croissantes des Européens, qui veulent qu’il ouvre illico ses frontières pour laisser entrer en Turquie les dizaines de milliers de réfugiés syriens. Il a demandé ce jeudi 11 février aux Européens de cesser de le harceler, sinon il enverrait les centaines de milliers de réfugiés sur son sol vers l’Europe. Une menace qui fait toujours son effet en ces temps où les pays européens sont de moins en moins disposés à accueillir les migrants.

C’est un Erdogan énervé qui a lâché aujourd’hui : « Il n’est pas inscrit « idiot » sur notre front. Ne croyez pas que les avions et les bus sont ici pour rien. Notre patience à des limites. Nous ferons le nécessaire ». Mais l’homme fort de la Turquie veut qu’on le laisse choisir le tempo, à sa guise.

 Il faut croire que les propos véhéments d’Erdogan ont secoué les chancelleries européennes puisque quelques heures après son discours, le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, a fait savoir qu’un bataillon naval sous commandement allemand fera route « sans tarder » vers la mer Egée pour « aider à lutter contre le trafic humain », et donc à terme soulager les Turcs.

 Autre chose que le président turc verrait d’un très bon oeil : Plus de sous pour amortir le coût de la prise en charge des réfugiés. Erdogan n’a pas caché qu’il a carrément dit au président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker et au président du Conseil européen, Donald Tusk, qu’il allait déverser sur les pays européens les migrants qu’il accueille si l’Union européenne ne lui verse pas des sommes plus substantielles. Il a ajouté que la Turquie a dépensé 8 milliards d’euros pour accueillir les réfugiés alors que l’Europe ne lui en propose que 3.

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