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Une tuile qui tombe sur la tête des exportateurs offshore! Après le rapport de Davos sur la compétitivité faisant perdre à la Tunisie 43 points

Une tuile qui tombe sur la tête des exportateurs offshore! Après le rapport de Davos sur la compétitivité faisant perdre à la Tunisie 43 points, le ministre des Finances, Elyes Fakhfakh enfonce les exportateurs et leur impose une taxation de 10%. Intervenant, mardi, sur les ondes d’Express Fm, il a confirmé l’intention prêtée à l’Etat de soumettre les sociétés « offshore », jusque-là exonérées de tout impôt, à une taxe de 10%, soulignant que l’exonération, en général, n’est, tous comptes faits, qu’une une petite composante des avantages compétitifs à laquelle s’intéressent les investisseurs étrangers, perdant , cependant, de vue le fait que la destination Tunisie est choisie très souvent pour ses prix bas. Une décision qui n’a pas plu aux industriels.

Interrogé par Africanmanager, Belhassen Ghrab, président de la Fédération nationale du textile (FENATEX) a affirmé qu’il ne s’agit pas d’une bonne décision notamment en cette période où nos exportateurs sont toujours aux prises avec r l’instabilité économique, sociale et politique qui ne cesse de s’amplifier, appelant le gouvernement à ne pas puiser ses recettes auprès des industriels mais plutôt auprès des trafiquants qui sont en train de drainer beaucoup d’argent sans devoir payer d’impôts.

Il a précisé, en outre, que les exportateurs sont déjà au bord de la faillite et supportent beaucoup de charges à cause des augmentations récentes (eau, électricité, salaires…), soulignant que plusieurs PME actives dans l’offshore ont mis la clé sous la porte alors que d’autres se préparent à délocaliser leur production. Bien encore, un bon nombre d’industriels tunisiens sont en train d’investir à l’étranger à cause de l’instabilité dans le pays.

Belhassen Ghrab, a appelé, dans ce cadre, le gouvernement à instaurer un climat de liberté et de sécurité, à définir une vision politique claire et à tranquilliser, surtout, les investisseurs nationaux et internationaux.

Arrêtez de comparer la Tunisie à l’Egypte !

De son côté, Faouzi Mufti, expert économique et ex-Coordinateur de Famex II, nous a indiqué que ce n’est pas le bon moment pour annoncer cette nouvelle imposition en regard notamment de la publication du rapport de Davos sur la compétitivité, classant la Tunisie à la 83ème position, en perte de 43 places et l’abaissement de la notation souveraine de la Tunisie qui a connu une vague de dégradations sans précédent.

Il a appelé, en outre, à ne pas comparer la Tunisie à l’Egypte : « On s’est jamais comparé à l’Egypte. Avant, on était comparé au Portugal », a indiqué Faouzi Mufti, soulignant que cette mesure ne va pas résoudre les problèmes du budget mais, au contraire, pénaliser nos exportateurs.

On aurait dû appliquer l’imposition depuis 10 ans !

Quant à Fayçal Derbel, expert comptable et enseignant universitaire, il a tenu à préciser que cette imposition aurait du être appliquée depuis l’année 2003, mais elle a été retardée d’une année l’autre, expliquant que si on n’applique pas cette mesure prévue par le décret-loi (1993) du code des investissements, le système fiscal de la Tunisie risque de perdre sa crédibilité.

Il a dénoncé, par contre, la pression fiscale imposée sur les personnes physiques (salariés et certaines professions libérales…), soulignant que 2,4 millions de salariés supportent 83% de la pression fiscale.

Khadija Taboubi

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