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L’Union Nationale de la Femme Tunisienne (UNFT) organise, du 25 novembre au 10 décembre 2016, et à l’initiative de l’Organisation des Nations Unies, la campagne « 16 jours d’activisme contre la violence faite aux femmes ».
La date symbolique du 25 novembre coincide avec la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, et celle du 10 décembre avec la Journée internationale des droits de l’Homme.
Ces 16 jours auront pour but de sensibiliser le public et de mobiliser les gens, partout dans le monde, afin d’apporter des changements et de mettre fin à la violence à l’égard des femmes.
En Tunisie, des actions ponctuelles et des événements seront organisés dans tout le pays à l’adresse des femmes victimes de violences mais également des élèves, des parents d’élèves, du cadre éducatif, des pensionnaires de la prison pour femmes de la Mannouba ainsi que des acteurs de la société civile.
Un spot de sensibilisation sur le harcèlement sexuel donnera le coup d’envoi de la campagne et sera diffusé tous les jours sur les médias audiovisuels.
Une journée portes ouvertes baptisée « mon école est contre la violence » aura lieu le 27 novembre au centre culturel « al-Haraïr », à la cité el Khadhra à Tunis.
Aussi, des cercles de discussion sur le silence des victimes et sur le suicide seront-ils organisés le 29 novembre et le 2 décembre au centre d’encadrement et d’orientation de la femme, à l’espace 13 août relevant de l’UNFT.
Ils prévoient des analyses juridiques, sociales et psychologiques de témoignages de femmes victimes de violences.
Une campagne nationale sera également menée au cours de ces 16 jours pour faire connaitre la Convention d’Istanbul, ou encore « Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique », en collaboration avec la Ligue des femmes juristes.
Des courts métrages de sensibilisation produits par les Nations Unies seront également diffusés dans toutes les régions
Selon l’ONU, la violence à l’égard des femmes est un véritable problème mondial, 70% des femmes étant victimes de violences au cours de leur vie.

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Les militantes de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) ont appelé, jeudi, les congressistes du prochain congrès national de l’UGTT, qui se tiendra du 22 au 25 janvier 2017, à la nécessité d’élire des femmes au sein du bureau exécutif de l’organisation syndicale.
Lors d’une table ronde intitulée « Contre l’oubli », Emna Aouadi, membre de l’UGTT, a rappelé qu’une campagne nationale a été lancée par les dirigeantes syndicales de l’UGTT le 13 août dernier et se poursuit jusqu’à la tenue du congrès afin de promouvoir la représentation de la femme dans les postes de décision, en particulier au niveau du bureau exécutif.
« Il est temps que les femme militantes au sein de l’UGTT ayant les compétences nécessaires occupent des postes au sein du bureau exécutif » a martelé Aouadi en soulignant que la femme syndicaliste n’ a pas occupé un poste dirigeant au sein de l’UGTT depuis 1952, date où Chérifa Massadi, première femme responsable au sein du bureau exécutif de l’UGTT, fut mise en exil au sud tunisien en raison de son action syndicale et nationale.
Elle a ,en ce sens, incité les militantes de l’UGTT à la mise en application des accords et conventions internationaux du travail adoptés par l’Etat tunisien et l’UGTT au sein de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) et ceci dans le but de consolider le principe de l’égalité des chances consacré solennellement par l’article 46 de la la nouvelle Constitution tunisienne.
De son côté, Hayet Trabelsi, secrétaire générale de la Fédération des métiers et services, a déclaré que la femme au sein de l’organisation syndicale répond à tous les critères pour présenter sa candidature au bureau exécutif, au même titre que l’homme, affirmant que « cette candidature est un droit que les militantes vont devoir défendre avec force lors de la tenue du congrès de l’UGTT. »
Lors de cette manifestation, une cérémonie à l’honneur des militantes ayant participé aux événements du 26 janvier 1978 « jeudi noir » a été organisée. Cet hommage a été rendu à : Hadia Jrad, Najet Mhamdi,Radia Dridi, Moufida Jridi, Charifa Massadi, Raouda Gharbi, et Zeineb Charni.
Rappelons que la campagne nationale lancée le 13 août par les dirigeantes de l’UGTT s’est fixée pour objectif de promouvoir la représentation de la femme au sein du prochain bureau exécutif de l’UGTT à travers l’organisation d’activités de sensibilisation dans les différentes régions du pays pour rappeler l’histoire du militantisme de la femme tunisienne.

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La part des femmes occupant le poste du président directeur général (PDG) dans les entreprises tunisiennes ne dépasse pas 5% contre une moyenne mondiale de 25%, selon Hassen Zargouni, directeur de Sigma conseil.
Lors d’une allocution prononcée dans un colloque « Femme et pouvoir: Quelle égalité des chances? », organisée mardi, au siège de l’Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTICA), Zargouni a mentionné que le taux présence des femmes dans le conseil d’administration des entreprises privées en Tunisie ne dépasse pas 10 % contre plus de 10% dans le monde.
En dépit d’une participation de 27% à 40% dans plusieurs domaines à l’instar du parlement, la pharmacie, profession d’avocat et l’enseignement supérieur, la présence des femmes demeure encore en deça du niveau requis, a-t-il estimé.
De son côté, Houda Cherif, présidente du ConnectinGroup, a annoncé que 20 femmes cadres appartenant à plusieurs ministres (intérieur, développement, femme) vont bénéficier d’ateliers de formation dans le cadre du projet « contribution active des Femmes cadres de l’Exécutif au Processus de Consolidation de la Démocratie en Tunisie ».
Financé par l’Ambassade de Finlande en Tunisie, ce projet a pour objectif d’améliorer les compétences de la femme dans l’appareil exécutif à travers des séances de formation dans les mécanismes de pression, de communication et résolution des conflits, a fait savoir Cherif.
Ces sessions de formation seront organisées jusqu’à février 2017 et les femmes participantes continueront leur formation en Finlande dans des institutions et structures similaires à celles en Tunisie, a t-elle ajouté.
De son côté, Neziha Labidi, ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, a souligné l’engagement du gouvernement à soutenir la participation de la femme dans les postes de prise de décision.
Labidi, a, à ce titre, révélé que le conseil des pairs pour l’égalité des chances hommes-femmes présidé par le chef du gouvernement se réunira au cours de ce mois.
La ministre a par ailleurs indiqué que 1000 femmes, appartenant à toutes les régions du pays, bénéficieront du financement dans le cadre de programmes d’appui à l’entreprenariat.
Ont participé à ce colloque des compétences féminines actives dans plusieurs secteurs à l’instar de la culture, la sécurité, l’information, l’économie et le genre, en plus des représentants des organisations internationales.

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Le ministère de l’Intérieur marocain a annoncé l’arrestation de dix femmes soupçonnées de préparer des attentats-suicides dans plusieurs villes du Maroc, rapporte ce lundi 3 octobre 2016 Paris Match.

Elles avaient fait allégeance à l’organisation Etat islamique (EI) et avaient « essayé de se procurer des produits chimiques utilisés dans la fabrication de ceintures explosives. Elles « voulaient également commettre des attentats-suicides contre des installations vitales au Maroc », selon la même source.

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Mme Rachida Tlili Sellaouati

L’expérience rhénane en matière de lutte contre la violence faite aux femmes: Mécanismes de sensibilisation et protection des victimes a été auditionnée lors d’un workshop organisé, mardi, à Tunis.
Initiative conjointe du Centre de recherches, d’études, de Documentation et d’information sur la femme (CREDIF) et de l’ambassade de la République fédérale d’Allemagne à Tunis, le workshop a pour objectif d’échanger les expériences et les pratiques en matière de lutte contre la violence faite aux femmes et de sensibiliser les différentes parties à la nécessité de protéger cette catégorie vulnérable.
Policière et présidente de l’organisation allemande « Weiber Ring » d’aide aux victimes des crimes, Sabine Hartwig a fait état de plus de 20 mille cas de violence à l’égard des femmes en Allemagne chaque année, soulignant que seulement 19% d’entre elles font appel à l’assistance de la société civile.
« La femme allemande n’est pas suffisamment informée de ses droits consacrés par la loi », a regretté l’oratrice, appelant à ce titre « les députés, les sécuritaires et les magistrats à œuvrer de concert en vue de protéger la femme contre les différentes formes de violence exercée contre elle. »
Un point de vue largement partagé par les intervenantes tunisiennes qui ont été unanimes à déplorer « un phénomène préoccupant » qui nécessite des solutions urgentes.
« Plus que jamais il faut prendre les mesures nécessaires en vue de traiter ce phénomène », a plaidé Samia Doula, chargée de mission au Ministère de la femme, de la famille et de l’Enfance, faisant remarquer que « le projet de loi soumis actuellement au parlement ne manquera pas de protéger les droits de la femme active contre la discrimination en matière de rémunération pour un travail de valeur égale. »
Et la loi interdit explicitement le travail à domicile des jeunes filles, érige en infraction le viol des enfants et prévoit l’institution du juge chargé des affaires de violence à l’égard des femmes, a-t-elle encore cité.
Présente workshop, la ministre de la femme, de la famille et de l’enfance, Naziha Labidi a réaffirmé l’engagement à décréter les mesures nécessaires en vue de faire face à ce phénomène, faisant état de 49,1% des femmes victimes de violences dans les lieux publics et de 60 % dans le foyer conjugal.

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La première Université d’Automne des femmes tunisiennes et françaises aura lieu le Vendredi 30 septembre 2016 à l’Acropolium de Carthage.

Né sous l’impulsion de l’association française Femmes, Débat et Société́ (FDS), et de sa Présidente, Catherine Dumas, ce premier rendez-vous inédit mobilisera plus de 300 femmes tunisiennes et françaises de premier plan, sur le thème de « la réussite au féminin – les projets innovants ».

Depuis la Révolution du 14 Janvier 2011, les femmes tunisiennes ont mené de nombreux combats pour le bien de la communauté et ont ainsi contribué au développement dans de nombreux domaines. Leur volonté et leur détermination ont été une lueur d’espoir dans les moments les plus sombres de l’Histoire de la Tunisie. A l’aune de la transition démocratique, les femmes tunisiennes continuent d’incarner, par leur énergie, l’espérance d’un futur plus juste.

Leur mobilisation en faveur du renforcement du statut de la femme et de son pouvoir d’influence est un marqueur de la Démocratie. En fédérant des projets innovants à forte valeur ajoutée et en créant des réseaux de femmes, en Tunisie bien sûr, mais aussi en France avec FDS et partout où les femmes se mobilisent, elles contribuent à construire la Tunisie de demain.

Ainsi, les membres de l’association FDS se sont rapprochées de ces femmes tunisiennes et en collaboration avec Donia Kaouach, membre de son Conseil d’administration et Présidente fondatrice de « Tunisiennes Fières », ont décidé, ensemble, d’offrir, à toutes ces femmes porteuses de projets et actrices du changement, une tribune unique en son genre.

Cette manifestation, expression d’une histoire commune entre les femmes des deux rives de la méditerranée, rendue possible grâce notamment au soutien de nombreux mécènes tunisiens, sera l’occasion de partager leurs parcours, leurs expériences, et de faire valoir des projets innovants autour de thématiques sociales, économiques, culturelles, éducatives et politiques.

L’objectif est ambitieux : il s’agit de développer un véritable dialogue de culture entre les femmes des deux pays, dans le respect des sensibilités de chacune. La création de ce réseau de réflexion offrira aux parties prenantes l’opportunité de partager leurs idées, de débattre et de lier des relations d’amitié, pour mieux avancer, ensemble.

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Selon une étude récemment menée par des cardiologues  et des chercheurs de l’université de Leeds et de l’University College de Londres, le risque d’erreur de diagnostic initial chez les femmes est supérieur de 41% à celui des hommes, rapporte le site « lefigaro.fr ».

Pour aboutir à cette conclusion gênante, les chercheurs se sont plongés dans le registre du «Projet d’audit national des infarctus du myocarde», qui compile depuis 2003 tous les infarctus du myocarde (soit 600.000) survenus dans 247 hôpitaux d’Angleterre et du Pays de Galles.

D’après « Le Figaro », l’électrocardiogramme réalisé en cas de suspicion permet de distinguer deux grands types d’événements: l’un avec une modification appelée sus-décalage du segment ST (STEMI), l’autre sans cette modification (no-STEMI ou NSTEMI).

Dans l’étude anglaise, une fois sur trois les cardiologues ou médecins généralistes n’avaient pas fait le diagnostic correct dès le début de la prise en charge, a précisé la même source.

 

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Le gouverneur de Kasserine, Chedly Bouallegue a affirmé qu’il a décidé de poursuivre en justice neuf femmes ayant attaqué son domicile de fonction vers 21 heures hier 4 septembre 2016.

Lors de son passage ce lundi 5 septembre 2016 sur Mosaïque Fm, il a expliqué que les jeunes femmes font partie d’un groupe de 78 chômeurs dont leurs noms existent dans la liste des personnes à recruter dans la fonction publique.

« Les jeunes femmes ont sorti des objets tranchants et elles ont menacé de mettre fin à leurs jours. Cette scène s’est déroulée en présence de ma famille. Une de mes filles en état de choc a été victime d’une crise. J’ai donc décidé d’assurer la sécurité de ma famille qui a quitté Kasserine. Malheureusement, il ne s’agit pas de la première attaque de ma maison de fonction », a-t-il indiqué.

Chedly Bouallegue a ajouté qu’il est resté à Kasserine pour assurer ses fonctions. « L’incident qui a eu lieu hier soir a dépassé toutes les limites. J’ai donc décidé de poursuivre en justice les femmes, a-t-il ajouté.

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Le samedi 13 août 2016, la fête nationale de la femme avait un goût très particulier pour le chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi. Il a mis un point d’honneur à épingler l’insigne de l’Ordre de la République sur les habits des femmes en signe de reconnaissance pour leurs actions éclatantes. C’est sans doute aussi une façon de lever toute équivoque avec la gente féminine, qui s’était massivement mobilisée pour porter Essebsi au pouvoir mais dont on dit qu’elle a été mal récompensée par le locataire du palais de Carthage. Cette cérémonie était donc une occasion pour le président de la République de prendre le pouls de la situation, de tâter le terrain et de s’assurer que sa magie opère toujours chez les femmes. Ce fut chose faite avec la journaliste et écrivaine Sofia Bessis, avec Myriam Belkadhi, journaliste également, avec la réalisatrice Dorra Bouchoucha, que le président a décorées. Mais Essebsi n’était pas complètement à la fête car ces personnalités, ce sont les trains qui sont arrivées à l’heure, il y a la partie vide du verre : Ces femmes que le chef de l’Etat a conviées au palais mais qui ont boudé son invitation. Ce sont surtout les raisons de leur absence, très remarquée, qui ont dû peiner BCE, même s’il n’en montrera rien, en vieux briscard de la politique qu’il est.

L’univesitaire Olfa Youssef, l’actrice Sawsen Maalej et la journaliste Aida Arab Achab font partie de celles qui ont boudé la cérémonie en signe de protestation face aux « promesses électorales » faites aux femmes et qui n’ont pas été tenues mais également à cause, disent-elles, de la communauté de vue entre le président et le parti islamiste Ennahdha. Et elles n’ont pas hésité à le signifier vertement sur leurs profils Facebook.

Olfa Youssef a écrit ceci sur sa page, hier samedi : « Je remercie la présidence de la République pour cette invitation mais je ne pourrai l’honorer compte tenu de la trahison électorale, et de son alliance avec les ennemis du code du statut personnel… ».

Sawsen Maalej n’a pas été plus tendre : « Merci à la présidence de la République, pour cette invitation mais je la refuse : 1) Je ne suis pas amatrice des manifestations folkloriques annuelles et je ne fais pas dans le féminisme. Je fais partie d’une génération qui exige l’égalité des droits et des devoirs, et par conséquent je ne vois pas l’utilité de cette fête et de ces décorations, surtout venant de vous, vous qui n’avez pas tenu les promesses faites au million de Tunisiennes en vous alliant avec l’ennemi de la femme tunisienne … ».

Même son de cloche chez Aida Arab Achab, qui a posté ceci vendredi 12 août : La fête de la femme n’éveille rien en elle. « Je ne fais la différence entre un homme et une femme qu’à travers leurs aptitudes et ce qu’ils ont dans la tête, pas avec leur simple différence morphologique. Si vous souhaitiez célébrer la femme, sans qui vous ne dormiriez pas au palais, vous ne lui auriez pas brisé tout espoir avec vos alliances contre nature… »

L’histoire ne nous dit pas si ces personnalités se sont donné le mot, car la teneur des messages est la même, mais ce qui est certain c’est qu’elles sont très remontées contre le président.

Un malheur n’arrive seul

Avant cette salve de messages cinglants, des représentants du bureau d’Amnesty International à Tunis ont remis vendredi 12 août 2016 au président de l’Assemblée des Représentants du Peuple, Mohamed Ennaceur, une pétition réclamant davantage de droits pour la femme. Le texte exige des réformes législatives pour punir toute forme de violence à l’égard des femmes, notamment les violences sexuelles. Ce document a été signé par 71 mille femmes.

A signaler qu’un projet de loi pour combattre les violences faites aux femmes a été concocté par le gouvernement et qu’il sera voté par le Parlement d’ici la fin de 2016, a affirmé le président de l’ARP.
Ce document est épluché conjointement par l’ARP et le ministère de la Femme, il est actuellement étudié par la commission des droits et des libertés et la commission de la législation générale, a ajouté Ennaceur.

A n’en pas douter, toutes ces affaires, au-delà du fait qu’elles sont un camouflet pour les autorités du pays, portent un sérieux coup au prestige du code du statut personnel, qui fait la fierté de la Tunisie dans un monde arabe à des années-lumière de ces avancées. L’exécutif et le législatif ont intérêt à trouver rapidement la voie pour se rabibocher avec une partie de la gente féminine, sinon tout cela pourrait se payer très cher électoralement. Sans parler de la réputation de la Tunisie…

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 » L’adoption le 13 juillet 2016 par le conseil des ministres du projet de loi organique relatif à la lutte contre la violence à l’égard des femmes ainsi que du projet de loi relatif à l’organisation des crèches et des jardins d’enfants constitue une mutation sociale importante et un nouvel acquis qui vient s’ajouter aux réalisations accomplies au profit de la femme et de la famille « , a déclaré, vendredi à Tunis, la ministre de la femme, de la famille et de l’enfance, Samira Maraï Feriaa.
S’exprimant lors d’une rencontre avec la presse, la ministre a indiqué que cet acquis qui met en application les articles 46 et 47 de la constitution tunisienne vient couronner une série de législations promulguées au profit de la femme depuis l’indépendance, qualifiant ce projet de révolutionnaire face à la prolifération du phénomène de la violence dans l’espace public, familial, scolaire et préscolaire.
Samira Maraï Feriaa a signalé que suite à l’adoption de ces deux projets de loi, plusieurs ministères (éducation, affaires religieuses, culture, affaires sociales, enseignement supérieur et jeunesse et sport) se trouveront dans l’obligation de programmer une politique éducative et culturelle visant à lutter contre la violence et à consacrer le principe de l’égalité.
Elle a fait remarquer que tous les intervenants (gouvernement, société civile et médias) ont appelé au soutien de ces textes juridiques qui contribueront à la diffusion de la culture de la non-violence notamment à l’égard des femmes, soulignant que l’application de ces lois nécessite une prise de conscience et une mobilisation sociale, politique et culturelle.
La ministre a exprimé le vœu de soumettre ces deux projets de loi à l’assemblée des représentants du peuple (ARP) avant la fête nationale de la femme célébrée le 13 août.
A noter que le projet de loi organique relatif à la lutte contre la violence à l’égard des femmes vise à éliminer toutes les formes de violence fondée sur le genre social en vue de réaliser la justice et le respect de la dignité humaine et ce, en adoptant une approche inclusive basée sur la prévention, la protection et l’encadrement, en plus du renforcement des mesures dissuasives.
Conformément à cette loi, la lutte contre la discrimination et la violence à l’égard des femmes sera intégrée dans les programmes éducatifs et de formation outre la garantie du droit au suivi sanitaire et psychologique et à l’encadrement social des femmes victimes de violence.
Ce projet de loi définit la violence, stipule l’obligation de signalement et responsabilise l’Etat aux niveaux de la prévention et de la protection des victimes.
Par ailleurs, le projet de loi relatif à l’organisation des crèches et des jardins d’enfants, première loi du genre en Tunisie qui vient réglementer le secteur, identifie les structures de contrôle et de tutelle, fixe les sanctions, garantit une éducation équilibrée dans un environnement sain en collaboration avec le milieu familial tout en tenant compte de l’intérêt supérieur de l’enfant et lutte contre les espaces anarchiques et non autorisés.
Le projet de loi comporte, en outre, une définition précise des crèches et des jardins d’enfants et fixe les conditions de création de ces établissements qui seront soumis au contrôle et à l’inspection régulière pour s’assurer du respect de toutes les dispositions énoncées dans cette loi ainsi que dans les cahiers des charges.

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Le conseil des ministres réuni , mercredi 13 juillet 2016 à la Kasbah a validé de nouveaux projets de loi, indique un communiqué. Parmi ces projets de loi validés, on cite un relatif à la violence contre les femmes, un projet de loi relatif à l’organisation des jardins d’enfants et un autre sur l’organisation du travail du pôle économique et financier.

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Une journée d’information visant à inciter les associations actives dans le domaine de la femme dans les gouvernorats de Grand Tunis à suggérer des projets en matière de prise en charge multisectorielle et intégrée de femmes victimes de violence et/ ou en situation de vulnérabilité s’est tenue, mardi à Tunis, à l’initiative du ministère de la femme, de la famille et de l’enfance.
Le ministère de la femme avait organisé, précédemment, des rencontres régionales au profit de la société civile active dans ce domaine dans les gouvernorats de Béja, Jendouba, Médenine et Gafsa. D’autres rencontres seront organisées dans les gouvernorats de Kairouan et Sfax le 14 et 15 du mois courant pour sensibiliser les associations à participer à cette initiative.
Rappelons que les associations désireuses de présenter des projets dans le domaine de la prise en charge multisectorielle et intégrée de femmes victimes de violence et/ ou en situation de vulnérabilité sont appelées à déposer leurs propositions avant le 31 juillet 2016.
Financé par l’Union Européenne et lancé par le ministère de la femme en partenariat avec le Fonds des Nations Unis pour la Population, l’appel à propositions s’inscrit dans le cadre du programme de promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes en Tunisie et la lutte contre les discriminations et les violences fondées sur le genre.
Ciblant les gouvernorats du Grand Tunis, Jendouba, Kairouan, Gafsa, Sfax et Médenine, l’ appel à proposition a pour objectif de renforcer les systèmes de prise en charge des femmes victimes de violences afin de leur assurer sécurité, santé, justice et bien être. Il vise à soutenir la création de nouveaux centres ou la réhabilitation et le renforcement des centres d’accueil, d’écoute et de prise en charge multisectorielle et intégrée pour femmes victimes de violence et/ou en situation de vulnérabilité.

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Les parlementaires conservateurs britanniques ont sélectionné jeudi la ministre de l’Intérieur Theresa May et la ministre eurosceptique de l’Energie Andrea Leadsom pour briguer la présidence de leur parti et succéder au Premier ministre David Cameron.

Theresa May a obtenu 199 suffrages de la part de ses collègues députés, devançant largement sa rivale Andrea Leadsom, qui a recueilli 84 voix. Le ministre de la Justice Michael Gove, partisan du Brexit qui avait brusquement retiré son soutien à l’ex-maire de Londres Boris Johnson la semaine passée, est éliminé de la course à la succession de Cameron, n’ayant réuni que 46 voix.

« Ce vote montre que le Parti conservateur peut s’entendre et il le fera sous ma direction », a lancé Theresa May après l’annonce des résultats.

Les militants vont maintenant se prononcer dans toute la Grande-Bretagne pour choisir entre May et Leadsom la future patronne des conservateurs qui deviendra la première femme chef du gouvernement depuis Margaret Thatcher, contrainte de quitter ses fonctions en 1990.

Malgré une très nette avance lors du vote des élus conservateurs, Theresa May est loin d’être assurée de la victoire.

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L’économiste Hechmi Alaya a indiqué lors de son passage aujourd’hui, mercredi 22 juin 2016 sur Express Fm que les femmes tunisiennes passent plus de temps que les hommes à travailler.

Il a par ailleurs ajouté que selon le rapport sur le développement humain publié par les Nations Unies (ONU) en 2016, en moyenne, la femme tunisienne travaille durant 7,2 h/jour contre 5,9 h/jour pour l’homme.

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« Il est grand temps de réviser la législation nationale sur la lutte contre la violence à l’égard des femmes, la protection des enfants contre l’exploitation et les abus sexuels et la traite des êtres humains afin de mieux garantir les droits de ces catégories fragiles », a plaidé Amor Mansour, ministre de la justice.
« Néanmoins, ce dispositif juridique ne suffit pas, à lui seul, pour mettre fin à ces pratiques. Encore faut-il que les mentalités et les comportements changent et évoluent », a-t-il martelé.
Il s’exprimait, jeudi, lors d’un atelier sur « la violence à l’égard des femmes, exploitation et abus sexuels à l’encontre des enfants, traite des êtres humains : cadre juridique et institutionnel tunisien à la lumière des conventions du conseil de l’Europe ». A ce titre, le ministre de la justice a passé en revue les dispositions du projet de loi organique relatif à la prévention et la lutte contre la traite des personnes, précisant que cette loi vise à prévenir les formes d’exploitation auxquelles pourraient être exposées les personnes, notamment, les femmes et les enfants, à lutter contre leur traite, à en réprimer les auteurs et à protéger et assister les victimes.
Approuvé en conseil des ministres le 6 mai 2015, ce projet de loi est soumis à l’Assemblée des représentants
du peuple (ARP) pour examen le 8 mai 2015, a-t-il rappelé, appelant à la nécessité d’accélérer son entrée en vigueur. Une campagne de sensibilisation a été lancée via les médias conjointement entre le ministère de la justice et l’organisation internationale des migrations (OIM) afin de mieux sensibiliser l’opinion publique aux dangers de la traite des êtres humains, a-t-il révélé.
Prenant la parole, Samira Merai Friaa, ministre de la femme, de la famille et de l’enfance a déclaré que selon les résultats d’une enquête nationale sur la violence à l’égard des femme menée en 2010, le taux des femmes ayant subi une forme de violence au moins une fois dans leur vie, s’élève à 47,6 pc.
Une autre étude menée récemment par le centre de recherches, d’études, de documentation et d’information
sur la femme (CREDIF) montre que le taux des femmes victimes d’un acte de violence dans l’espace public,
s’élève à 53,5pc. Ces indicateurs justifient l’urgence de la mise en place d’une stratégie pour la lutte contre la violence à l’égard des femmes, a-t-elle dit.
La ministre a évoqué, aussi, la nécessité de l’élaboration d’un cadre législatif, faisant le point sur les lacunes et les insuffisances entachant le cadre actuel.
Pour sa part, William Massolin, chef de bureau du conseil de l’Europe en Tunisie a mis l’accent sur la nécessité d’identifier des solutions communes aux problématiques soulevées par les questions de la violence
à l’encontre des femmes et des enfants, mettant l’accent sur la nécessité de décréter des mesures de prévention et de protection.

TAP

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Le taux d’appropriation chez les femmes en Tunisie est très faible, moins de 5%, a affirmé le directeur de Sigma Conseil, Hassen Zargouni dans une déclaration à Africanmanager.

Il a précisé que ce chiffre ne reflète pas la réalité du rôle économique de la femme, ajoutant que, eu égard au fait que le taux des diplômées de l’enseignement supérieur dépasse les 60% et qu’elles contribuent à hauteur de 28% à l’activité économique, il est illogique que le taux d’appropriation chez les femmes tunisiennes soit si extrêmement faible et que la plupart d’entre elles ne détiennent pas de patrimoine personnel.

Zargouni a souligné que la proposition de loi annoncée par le député Mehdi Ben Gharbia concernant l’égalité en héritage est de nature à renforcer les acquis de la femme, notant que selon les études statistiques,  84% des Tunisiens sont favorable à la promulgation d’une loi facultative si le propriétaire désire partager son patrimoine à parts égales entre ses héritiers.

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D’après des statistiques publiées ce jeudi 14 avril 2016 par le magazine Jeune Afrique, 47,6 % des Tunisiennes âgées de 18 à 64 ans déclarent avoir été victimes de violences au cours de leur vie.

Sur les 12 derniers mois, 32,9 % l’ont été. Un chiffre tabou au sein de la société tunisienne, a ajouté la même source.

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Hier jeudi 10 mars 2016 a démarré le programme national d’appui à l’autonomisation économique des femmes, un dispositif qui cible quatre régions du sud-est de la Tunisie : Jendouba, Mahdia, Médenine, Tataouine et Kébili. La ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, Samira Merai, qui a officiellement lancé le programme, a déclaré à l’occasion que ce projet a pour but de doper le sens de l’initiative chez la femme, de renforcer ses aptitudes et d’améliorer son insertion sur le marché du travail.

La ministre, qui a pris la parole en marge d’une journée portes ouvertes dédiée aux jeunes diplômées entrepreneures, a précisé que ce programme table sur la mise en route de 1.500 projets chaque année jusqu’à 2020.

Elle a déclaré que la Tunisienne est plus durement frappée par la conjoncture économique et qu’elle ne pèse que 28% dans la population active. « Ce taux demeure faible si on le compare avec les moyennes internationales qui peuvent atteindre les 53% », a déploré Mme Merai.

Elle a rappelé que le taux de chômage des femmes dépasse de 20 points celui des hommes (40% chez les femmes contre 20.8% chez les hommes), avant d’ajouter : « Nous sommes résolus à accroître de 28 à 35% le taux de participation de la femme à la vie économique, conformément aux orientations du Plan quinquennal de développement 2016/2020 ».

Enfin sachez que trois ateliers de formation étaient au menu durant cette journée portes ouvertes.

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La première femme imam de la Scandinavie vient officiellement de prendre ses fonctions à Copenhague (Danemark). Sherin Khankan, qui a vu le jour au Danemark d’un père syrien et d’une mère finlandaise, a ajouté que la mosquée Mariam est dédiée à la prière du vendredi et exclusivement réservée aux femmes. Idem pour la fonction d’imam dans ces lieux. Par contre les autres activités sont accessibles aux hommes.

Pour la fondatrice du lieu de culte, il est question de bousculer « les structures patriarcales ». Depuis le temps que ça démangeait les pays d’Europe du Nord de faire tomber ces tabous, ils ont franchi le pas. D’autres surprises attendent les partisans d’un islam rigoriste, dans des contrées réputées pour leur attachement au sacro-saint principe de l’égalité homme/femme, dans tous les domaines…

« Nous avons institutionnalisé les structures patriarcales dans nos institutions religieuses. Pas seulement dans l’islam, mais aussi le judaïsme, le christianisme, et d’autres religions. Et nous, nous voudrions remettre ça en question », a déclaré cet imam pas comme les autres. Elle a affirmé qu’elle a eu des échos très positifs au sein de la communauté musulmane de la capitale danoise, et que les attaques contre son projet sont « modérées ».

Sherin Khankan, une islamologue et intellectuelle célèbre dans son pays, s’est adossée sur « une tradition islamique permettant aux femmes d’être imams », et a argué que ceux qui sont réfractaires à cette idée sont des ignorants.

Mais cette affaire n’est pas une première mondiale, l’Allemagne, le Canada et les États-Unis sont déjà passés par là. Cela n’empêche pas à l’imam à la tête de l’une des plus grandes mosquées de Copenhague, Waseem Hussein, de se montrer pour le moins sceptique. « Faut-il aussi qu’on ait une mosquée réservée aux hommes? Il y aurait certainement des protestations au sein de la population danoise », a-t-il déclaré.

En tout cas pour le moment la chose ne semble pas troubler outre mesure la paisible capitale. Sherin Khankan a déclaré n’avoir eu vent d' »aucune menace quelle qu’elle soit », alors qu’un journal local avait écrit à tort que l’adresse de la mosquée sera gardée secrète pour cause de risques d’attentat.

La société danoise est souvent agitée par les débats autour de la place de l’islam ; le dernier gros soubresaut en date est la publication des caricatures du prophète Mohamed en 2005 par le quotidien Jyllands-Posten, un événement qui avait mis le feu dans le monde arabo-musulman. A signaler également que le Parti populaire danois, une formation qui pointe du doigt l' »islamisation de l’Europe », a pris la deuxième place aux législatives de juin dernier…

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