Tags Posts tagged with "fitch"

fitch

par -

Le report du déboursement de la 2ème tranche du prêt du Fonds monétaire international souligne les défis induits par la mise en œuvre des réformes, auxquels fait face le gouvernement tunisien, a affirmé vendredi l’agence de notation Fitch. Les risques de financement de proximité d’échéance ont été atténués par l’émission sur le marché Eurobond d’un emprunt obligataire de 850 millions d’euros en février, mais de nouveaux retards sur les réformes pourraient accroître l’incertitude sur la perspective du financement de la Tunisie. Un décaissement d’un montant d’environ 320 millions de dollars devait intervenir suite à la revue du programme du FMI en novembre dernier. Mais les autorités tunisiennes ont confirmé que le paiement de la deuxième tranche a été reporté en raison de retards dans un certain nombre de domaines, notamment la fonction publique et la réforme fiscale. L’opposition politique a entraîné en 2016 le retrait du gel des salaires du secteur public prévu par la loi des finances 2017. Fitch prévoit que la masse salariale atteindra près de 15% du PIB à la fin de l’année en cours. Les autorités tunisiennes sont engagées dans un plan de départs volontaires pour les fonctionnaires, avec la suppression d’au moins 10.000 postes d’ici 2020. Le gouvernement envisage également la vente de ses participations dans les banques publiques.

Si la revue du programme du FMI se conclut positivement lors de la visite en Tunisie d’une mission du Fonds, avant fin mars, cela se traduirait par le décaissement de ladite tranche avant la fin du premier semestre 2017. Fitch prévoit un déficit d’environ 6% pour cette année, contre un déficit budgétaire de l’exercice 2016, estimé à 6,4% du PIB. L’agence de notation pense que la Tunisie devra emprunter l’équivalent de 7% du PIB en devises étrangères pour répondre à ses besoins budgétaires et d’amortissement en 2017.

Risques financiers liés au retard de décaissement

Sur le plan intérieur, Fitch souligne que la Tunisie emprunte l’équivalent de 2,8% de son PIB. L’émission d’un emprunt obligataire de 850 millions d’euros sur le marché financier le mois dernier facilite la satisfaction des besoins de financement étrangers à court terme. L’Eurobond de 7 ans a été obtenu au taux de rendement de 5,75%, et représente la première émission sur le marché, faite de façon autonome par la Tunisie depuis plus de deux ans. Il est estimé que le produit net de l’emprunt de 842 millions d’euros couvrira environ 60% des principaux paiements d’amortissement et d’intérêts en devises en 2017. Cette estimation implique l’extension du prêt qatari de 500 millions de dollars qui tombe à échéance en avril, conformément à un accord conclu par le gouvernement tunisien avec les autorités qataries.

La Tunisie compte à titre principal sur le financement multilatéral pour couvrir le déficit restant, notamment le FMI (environ 640 millions $), la Banque mondiale (environ 500 millions de dollars), la Banque africaine de développement (environ 300 millions de dollars), et l’Union européenne (500 millions d’euros). Fitch s’attend à ce que les bailleurs de fonds multilatéraux demeurent engagés à la transition en cours en Tunisie. Mais comme le montre le retard vis-à-vis du FMI, les risques financiers liés aux retards de décaissement (en raison de non –respect des engagements) ne peuvent pas être exclues. Cela rendrait la Tunisie dépendante des financements de marché moins prévisibles ou plus chers. Fitch a dégradé la note souveraine de la Tunisie de ‘BB-‘ à ‘B +’ en février au motif que la croissance économique a été plus faible en  raison du contexte des risques sécuritaires accrus et des retombées pour les finances extérieures et publiques. Les améliorations introduites au niveau de l’appareil de sécurité du pays pourraient contribuer à une normalisation de la situation économique. Le PIB a augmenté de 1,2% en 2016, et Fitch prévoit son accélération à environ 2,5% au cours des deux prochaines années, grâce à une hausse de la consommation privée et à une reprise prévue des investissements suite à l’adoption d’une nouvelle loi sur l’investissement en septembre 2016 et à l’élan positif généré par la conférence « Tunisie 2020», en novembre 2016.

par -

Le sort des banques publiques, les difficultés auxquelles elles font face et le dernier rapport de Fitch Rating ont été les principales questions soulevés dans l’interview accordée à Africanmanager par l’expert en économie et président de l’Observatoire « Tunisia Progress », Mohamed Jarraya.

Quelle est l’importance du rapport de Fitch, quel impact sur la Tunisie ?

Cette notation est importante pour la Tunisie, car d’une part c’est la troisième agence mondiale (après Standard and Poor’s et Moody’s), et d’autre part cette dégradation tombe tout juste avant l’échéance d’avril pour laquelle le gouvernement s’apprête à sortir sur le marché international des capitaux pour lever les fonds nécessaires au budget. Et même si on peut trouver des bailleurs, on risque de payer un peu plus cher nos crédits, soit à un taux d’intérêt plus élevé que l’habituel.

Quel avenir pour les banques publiques en Tunisie?

A l’aube de l’indépendance, alors que l’initiative privée était « nourrissante », il était du devoir du jeune État tunisien de jouer son rôle d’Etat-providence. C’est ainsi qu’un tissu d’entreprises publiques a vu le jour dans les secteurs stratégiques et de première utilité économique pour le citoyen, entre autres les banques qui ont bien joué leur rôle social.

Aujourd’hui le secteur des banques est de plus en plus concurrentiel et l’État n’a plus de place dans le capital des banques. Ainsi, la banque publique n’a plus d’avenir et c’est au privé de prendre la relève. Pour le contrôle et la régulation, l’État dispose des lois et des organes : BCT, CMF, Cours spécialisées, etc. Ainsi, l’intérêt national sera bien protégé.

Où résident, selon vous, les difficultés de ces banques?  

Les grands handicaps de ces banques publiques sont notamment les créances irrécouvrables, la masse salariale et par conséquent l’accumulation des déficits. Les raisons profondes sont bien connues. Il n’est plus judicieux d’utiliser les fonds du contribuable pour essuyer les abus des barons profiteurs. La recapitalisation ne pourra plus sauver ces banques.

Quel est le meilleur plan de sauvetage, selon vous?

A mon avis, le meilleur plan de sauvetage (restructuration) de ces banques doit prévoir l’allègement des charges, le développement de la productivité (efficience) et la transmission au privé.

Et quels sont les avantages de cette privatisation?

De façon générale la privatisation comporte deux avantages évidents pour le gouvernement : faire entrer des fonds (aident à réduire le déficit budgétaire) et se débarrasser de la gestion des services concurrentiels.

Dans la mesure où la privatisation ne crée pas de monopole susceptible de nuire à un développement économique et social harmonieux, qu’elle favorise la concurrence et le meilleur fonctionnement des marchés, elle peut avoir des effets positifs.

Ainsi, nous avons besoin de développer la privatisation sous les conditions suivantes, à assurer par l’Etat : Instaurer et garantir une bonne transparence dans l’étude des dossiers et la transmission, progressive, des entreprises aux privés, imposer et garantir de bonnes règles de concurrence et de compétitivité évitant tout monopole et réserver à l’Etat le pouvoir de re-nationaliser l’entreprise ou le secteur à tout moment, en cas de dérapage.

par -
L’agence de notation Fitch Ratings a confirmé la note nationale à long terme  de  Tunisie Factoring national (TF) à 'BBB (tun)' et  celle  de l'Union de Factoring (UF)  à 'BB (tun) '. La perspective des deux notes est stable

Fitch Ratings a confirmé la note nationale à long terme attribuée à la Caisse des prêts et de soutien des collectivités locales (CPSCL) à « AA-(tun) » ainsi que la note nationale à court terme à « F1+(tun) ». La perspective est stable.

La confirmation de la note avec perspective stable reflète des facteurs de notation globalement inchangés depuis la dernière revue de l’agence, principalement en ce qui concerne les liens entre la CPSCL et l’Etat tunisien (BB-/BB/négative/B). Ces derniers reposent sur un statut juridique solide, un contrôle étroit de la part de l’Etat et une importance stratégique élevée. La confirmation des notes prend également en compte le fait que les facteurs de notation resteront stables sur le moyen terme, selon Fitch.

L’encours de prêt s’est stabilisé en 2015 (-1%), l’Etat ayant alors accordé un volume plus important de dotations d’investissement aux communes tunisiennes, distribuées par la CPSCL, afin d’encourager les investissements prioritaires dans les infrastructures urbaines et reconstituer leur capacité d’autofinancement. Le recours aux prêts de la CPSCL s’en est trouvé légèrement diminué. Cependant, avec la mise en place du plan d’investissement 2015-2019 (« Programme de développement urbain et de gouvernance locale »), l’activité de prêt de la CPSCL devrait croître à moyen terme, notamment à partir de 2017-2018.

Les marges de manœuvre de la CPSCL en matière d’octroi de crédits et de distribution de subventions ont été légèrement accrues en 2014 par décret (30/09/14). Les taux d’intérêts et les échéances des prêts demeurent fixés par décret, mais sur proposition de la CPSCL, en s’appuyant notamment sur des considérations de risque de crédit et en prenant compte ses propres conditions de refinancement. Le décret de 2014 autorise également la CPSCL à proposer des prêts bonifiés. Ce léger gain d’autonomie représente une nouvelle approche pour la CPSCL qui a adapté son organisation en conséquence avec la mise en place d’une division risque de crédit dédiée.

La forte proportion d’encours douteux de la CPSCL reflète la faible capacité de remboursement des collectivités locales et un manque de rigueur historique en matière de service de la dette, souligne Fitch . De plus, les perturbations sociales et économiques qui se sont produites depuis janvier 2011 ont pesé sur le niveau d’impayés de la CSPCL. Le ratio de couverture de l’encours douteux est faible mais en voie d’amélioration (les provisions pour dépréciation et impayés représentaient 15,2% de l’encours total à fin 2015, contre 13,2% en 2009). Les provisions couvrent uniquement les impayés pour les créances de moins de 2 ans. Au-delà de cette ancienneté, la couverture porte sur 25% de l’encours. Cependant, Fitch estime que les ratios de qualité des actifs de la CPSCL devraient être considérés au regard de l’appui financier constant que l’Etat tunisien fournit aux collectivités locales.

En dehors de ses capitaux propres importants (41% de l’actif total, bien au-dessus des 10% exigés des banques par la réglementation tunisienne), la CPSCL s’appuie sur des financements bilatéraux de long terme, garantis par l’Etat tunisien, principalement fournis par l’Agence française de développement (AA/Stable/F1+) et la Banque européenne d’investissement (AAA/Stable/F1+). Les excédents de trésorerie, placés auprès de banques locales (263 millions de dinars tunisiens à fin 2015), constituent une réserve importante en cas de risque de liquidité. A fin 2015, le ratio de liquidité était confortable (145%, contre 100% exigés pour les banques tunisiennes).

Enfin , Fitch souligne que les notes de la CPSCL sont liées à celles de l’Etat. Un affaiblissement de l’importance stratégique de la CPSCL pour l’Etat tunisien ou tout changement défavorable en matière de gouvernance, conduisant à une dilution du contrôle de l’Etat, pourrait entraîner une dégradation des notes.

par -

Les effets immédiats du référendum relatif à la sortie du Royaume-Uni  de l’Union Européenne sur les notes souveraines des pays du Moyen-Orient & Afrique  (MEA) semblent limités, selon l’agence de notation Fitch.

Les effets à court terme pourraient être induits par la  volatilité des marchés, alors  qu’un ralentissement de la croissance britannique et européenne pourrait peser sur les économies des pays  MEA sur lesquelles les tensions sont déjà accrues (10 sur 29 souverains notés dans la région sont sous perspective négative).

La Tunisie, à l’instar des pays de l’Afrique du Nord, risque d’être affectée par le ralentissement dans la zone Euro en termes d’exportations lesquelles s’élèvent à 21%.

La Tunisie, le Maroc et l’Egypte ont également une exposition importante au Royaume-Uni via le tourisme, relève Fitch qui rappelle que la Tunisie et l’Egypte se ressentent déjà d’importants effets négatifs dus aux attentats terroristes.

Le  Brexit a également entraîné une appréciation du dollar américain vis-à-vis de la plupart des monnaies des marchés émergents, ce qui va ajouter à la charge de la dette et au  service de la dette des pays dont les emprunts sont libellés en dollar. Cela signifie une certaine appréciation supplémentaire des taux de change et une perte de compétitivité ajoutant potentiellement aux déséquilibres macroéconomiques.

par -

L’agence de notation Fitch Ratings a révisé de stable à négative la perspective de l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (ETAP) tout en confirmant ses notes nationales de  long et  court terme à ‘AA- (tun ) ‘et’ F1 + (tun) ‘respectivement.

Cette notation intervient suite à la révision par  Fitch de la perspective de la Tunisie de stable à négative et l’affirmation de sa note souveraine à  ‘BB-‘ ‘

L’ETAP est une société appartenant en totalité à l’État ayant le  statut spécifique d’une entreprise  publique à caractère  commercial. Elle constitue un atout important pour l’Etat tunisien (BB- / Negative), jouant un rôle majeur dans le développement es réserves de pétrole et de gaz du pays et  la permanence de l’approvisionnement du marché intérieur en  pétrole et gaz. Les liens juridiques, stratégiques et opérationnels étroits entre ETAP et son unique actionnaire ont conduit Fitch à dégrader d’un cran la note de l’ETAP par rapport à son entité mère  en application de sa méthodologie de subsidiarité.

La perspective négative de la Tunisie  reflète l’avis de Fitch qu’une nouvelle dégradation de la notation souveraine  peut exercer une pression à la baisse sur les notes de l’ETAP.

Jusqu’en juillet 2015, l’ETAP importait  du pétrole ou du gaz, au nom de l’État, et le règlement de ces importations se faisait via le mécanisme de compensation commerciale. Depuis lors, ces importations ne sont plus nécessaires, ce qui a considérablement amélioré la transparence financière d’ETAP, sa position de liquidité et a  facilité la gestion de son fonds de roulement.

L’État tunisien  est engagé  au soutien de l’ETAP dans le financement de ses programmes d’investissement, par des injections de trésorerie directes. Les montants de financement sont limités et ne représentent qu’une fraction des recettes propres de l’ETAP, mais sont une garantie contre des besoins imprévus. En conséquence, aucun signe d’un manque de soutien de l’État dans le cas d’un affaiblissement des paramètres de crédit intrinsèque de l’ETAP  ne justifierait un crantage plus large entre la note souveraine et celles de l’ETAP.

Le profil commercial de l’ETAP n’a pas la diversification de ses pairs internationaux du secteur privé, ce qui l’expose substantiellement à la volatilité des prix du pétrole et du gaz. Par ailleurs, l’ETAP fonctionne sur une échelle beaucoup plus petite que les compagnies pétrolières nationales semblables  telles  que la compagnie pétrolière de la République Azebaijan (BB + / Negative) ou la compagnie nationale KazMunayGas (BBB / Stable).

Fitch cite parmi les principaux développements futurs qui conduiraient à une notation positive,  un changement de la perspective de la note souveraine de la Tunisie à stable, ce qui se répercuterait d’autant sur la note  de l’ETAP, pour peu que ses liens avec l’Etat ne faiblissent pas.

Dans le cas contraire, les notes de l’ETAP seraient dégradées, et un indicateur potentiel sur l’affaiblissement du soutien de l’Etat entraînerait une détérioration des paramètres de crédit de l’ETAP

Pour ce qui est des  principaux facteurs qui pourraient, individuellement ou collectivement, conduire à une dégradation de la note souveraine de la Tunisie, Fitch  cite un  taux de croissance qui n’augmente pas, l’instabilité politique du pays due au risque terroriste ou des troubles sociaux, le défaut de stabilisation de la dette publique  et celui de la réduction du déficit du compte courant.

Quant aux principaux facteurs qui pourraient, individuellement ou collectivement, conduire à une  notation positive, ils sont , selon Fitch, une augmentation des perspectives de croissance, liée par exemple à des améliorations structurelles dans l’environnement des affaires et / ou la situation de sécurité, une réduction des déficits budgétaires compatibles avec la stabilisation du ratio dette-PIB à moyen terme, une amélioration structurelle du déficit du compte courant de la Tunisie, se déclinant dans la réduction  des besoins de financement extérieur réduit et des volants de plus fortes réserves de liquidités internationales.

par -

L’agence de notations Fitch Ratings  prévoit dans un nouveau rapport que la performance des sociétés de leasing tunisiennes  sera tributaire de la reprise économique en 2016.  Elle estime que le difficile environnement économique  continuera à peser sur le secteur du leasing  tunisien en 2016. La  croissance du PIB reste faible à environ 1,2% en 2016. Les perspectives de croissance intérieure à moyen terme dépendront de la stabilité sociale, de la sécurité et de la mise en œuvre des réformes structurelles améliorant le climat d’investissement en Tunisie.

Certaines entités chercheront à se diversifier en Afrique sub-saharienne, bien que Fitch estime que ceci  les expose à un crédit plus élevé et à des risques opérationnels. Fitch prévoit que  la qualité du crédit chez les compagnies de leasing continuera d’être résiliente, avec des paramètres de  qualité des actifs qui demeureront stables en 2016 en l’absence d’une forte reprise économique en Tunisie. La performance des entreprises de leasing  reste compromise par la pression sur les revenus  due à un crédit atone et aux créances douteuses.

Fitch ne s’attend à des  signes d’amélioration du rendement qu’à la condition que la confiance revienne au niveau de l’environnement d’exploitation. Le coût du financement devra  légèrement bénéficier de la baisse du taux de  la politique monétaire décidée au 3ème trimestre 2015. Fitch considère que le profil de financement est faible pour toutes les sociétés de leasing en raison de leur forte dépendance à l’égard au financement sur le marché interbancaire et  de l’exposition potentielle à une pénurie de liquidités sur le marché financier tunisien.

Toutes les entreprises sont exposées au risque de refinancement en raison de leur dépendance à l’ égard de la dette à court terme et des volants de liquidité serrés. Fitch considère comme un point fort l’accès au financement à travers  un actionnaire bancaire.

Les ratios de capital ne sont acceptables pour la majorité des sociétés de leasing  qu’en tenant compte de leurs expositions nettes au risque de crédit, de la concentration de débiteur substantielle et de la qualité de crédit globale vulnérable.

par -

L’agence de notation Fitch  a relevé la note nationale à long terme de  Wifack Banque internationale (WIB) de ‘BBB- (tun)’  à ‘AA + (tun)’. Elle  a également confirmé les notes de sept autres sociétés de leasing tunisiennes: Tunisie Leasing (TL), Arab Tunisian Lease (ATL), Attijari Leasing (AL), Compagnie Internationale de Leasing (CIL), Hannibal Lease (HL), Arab International Lease (AIL), et Modern Leasing (ML). La perspective de la note à long terme de CIL a également été révisée de négative à stable.

Les actions de notation sont les suivants:

  • Leasing Wifack international : note nationale à long terme relevée de ‘BBB- (tun) à ‘AA + (tun)’ ‘; Perspective stable, note nationale à court terme relevée de ‘F3 (tun) à ‘F1 + (tun)’ ;  note nationale de dette de premier rang non garantie  relevée de ‘BBB- (tun)’ à ‘AA + (tun)’.
  • Compagnie Internationale de Leasing : note nationale à long terme  confirmée à ‘BBB- (tun)’; Perspective révisée de négative à stable, note nationale à court terme confirmée à ‘F3 (tun)’,  note nationale de dette de premier rang  non garantie confirmée à ‘BBB- (tun)’, note  nationale de dette subordonnée: confirmée à BB- (tun)
  • Tunisie Leasing : note nationale à long terme  confirmé à ‘BBB+ (tun)’; Perspective stable, note nationale à court terme confirmée à F2 (tun), note nationale de dette de premier rang  non garantie onfirmée à ‘BBB + (tun)’,  note nationale de dette subordonnée confirmée à ‘BB + (tun)’
  • Arab Tunisian Lease, note nationale à long terme confirmée à ‘BBB (tun)’; Perspective négative, note nationale à  court terme confirmée à ‘F3 (tun)’,  note nationale de dette de premier rang  non garantie confirmée à ‘BBB (tun)’,  note nationale de dette subordonnée confirmée à ‘BB (tun)’

  • Attijari Leasing : note nationale à long terme confirmée à ‘BB + (tun)’; Perspective stable, note nationale à court terme confirmée à ‘B (tun)’, note nationale de dette de premier rang  non garantie confirmée à ‘BB + (tun)’,  note nationale de dette subordonnéeconfirmée à ‘B + (tun)’

  • Hannibal Lease : note nationale à long terme confirmée à ‘BB (tun)’; Perspective stable, note  nationale à court terme confirmée à ‘B (tun)’, note nationale de dette  premier rang  non garantie confirmée à ‘BB (tun)’,  note nationale de dette subordonnée : B (tun)

  • Arab International Lease: Note  nationale à long terme confirmée à ‘AA + (tun)’; Perspective stable, note nationale à court terme confirmée à ‘F1 + (tun)’,  note nationale de dette de premier rang non garantie  confirmée à ‘AA + (tun)’

  • Modern Leasing : Note  nationale à long terme  confirmée à ‘BBB (tun)’; Perspective Stable, note nationale à court terme confirmée à ‘F3 (tun)’.

par -
L'amélioration des perspectives politiques suggèrent que  l’Egypte et la

L’amélioration des perspectives politiques suggèrent que l’Egypte et la Tunisie peuvent être au bout de leur cycle de notation, selon un analyste de l’agence de notation Fitch.

L’instabilité politique dans les deux pays au cours des trois années écoulées depuis les soulèvements du printemps arabe a conduit à des dégradations de leurs notes, a-t-il indiqué, cité par Reuters.

Fitch avait dégradé la note de la Tunisie à BB -, avec perspective négative, l’année dernière, mais a changé la perspective de l’Egypte à stable avec la note B- moins, en janvier.

« Il y a eu certains développements positifs sur le plan politique – peut-être que nous sommes au bout des notations pour ces deux pays », a déclaré Paul Gamble, directeur du département notation souveraine chez Fitch.

La notation de l’Egypte doit faire l’objet d’une revue d’examen, le 27 Juin, et celle de la Tunisie, le 24 octobre, selon le calendrier des notations annuelles de Fitch.

La Tunisie s’est dotée d’une nouvelle constitution et va organiser des élections, cette année.

Fitch prévoit une croissance de 3,2% pour l’Egypte cette année et de 3,5% pour la Tunisie.

par -
Fitch Ratings a confirmé les notes de défaut émetteur à long terme en devises étrangères et en monnaie locale (IDR) de la Tunisie à 'BB-' et 'BB' respectivement. Les notes d'émission d’obligations privilégiées non adossées à des devises étrangères ont également été confirmées à 'BB-'. La perspective sur les notes IDR à long terme est négative. Le plafond pays a été confirmé ...<br />

« Fitch Ratings a confirmé les notes de défaut émetteur à long terme en devises étrangères et en monnaie locale (IDR) de la Tunisie à ‘BB-‘ et ‘BB’ respectivement. Les notes d’émission d’obligations privilégiées non adossées à des devises étrangères ont également été confirmées à ‘BB-‘. La perspective sur les notes IDR à long terme est négative. Le plafond pays a été confirmé à ‘BB’ et l’IDR à court terme en devises à ‘B’.

Risque politique élevé et déficit budgétaire accentué

Fitch explique sa notation par le fait que le risque politique reste élevé tout en ayant régressé suite à l’adoption de la nouvelle constitution et la formation d’un gouvernement de technocrates, début de 2014, que l’agence considère comme une étape importante dans l’atténuation de l’instabilité politique. Du point de vue de Fitch, la transition politique demeure cependant longue et l’incertitude persiste au sujet du calendrier des élections présidentielles et législatives et sur le fait de savoir si ces élections peuvent apporter la stabilité politique et la relance économique.

Fitch relève, en outre, que le déficit budgétaire s’est creusé à 6,5% du PIB en 2013 contre 4,5% en 2012, portant la dette publique à 45,4% du PIB contre 44,3%. Il s’agit d’un niveau plus élevé que celui des pays notés BB et Fitch s’attend à ce qu’il dépasse 50% du PIB d’ici la fin 2015. L’agence prévoit également une consolidation budgétaire modérée dans les années à venir, mais ajoute que la recapitalisation des banques va probablement peser sur les finances publiques en 2014 et 2015.

L’agence de notation souligne que la Tunisie bénéficie d’un fort soutien des institutions financières internationales et des créanciers bilatéraux. Après une pause dans les décaissements par les créanciers officiels à la fin de 2013, l’aide internationale a repris depuis l’adoption de la nouvelle constitution. Fitch s’attend à de grands décaissements de la part du FMI et de la Banque mondiale en 2014, ainsi qu’à un soutien bilatéral de la part des États-Unis et du Japon pour financer les besoins budgétaires et d’emprunt externe au cours de l’année et, dans une moindre mesure, en 2015. La dette a des échéances longues, mais une part importante (57%) est en devises étrangères.

– Fitch considère les finances extérieures comme un point faible. En raison des exportations atones vers l’Union européenne et du ralentissement des recettes du tourisme, le déficit du compte courant de la Tunisie s’est constamment creusé au cours des dernières années pour s’établir à 8,4% du PIB en 2013. Les flux modérés d’IDE ( 52,8% du PIB en moyenne sur les trois dernières années) ont contribué à une augmentation de la dette extérieure, et les réserves en devises à 3,2 mois de couverture du compte courant de paiement à la fin de 2013, sont faibles. La dette extérieure nette, à 61% des recettes du compte courant à la fin de 2013, restera au-dessus de la médiane BB (32,9%) dans les années à venir.

– La croissance du PIB réel a récemment été plus lente que dans les pays similaires notés «BB», tombant à 2,6% en 2013 après un rebond en 2012 (3,7%). Fitch s’attend à une reprise progressive en 2014 et 2015, soutenue par la normalisation politique et relance économique dans les pays de l’UE. Malgré les troubles économiques suite à la révolution du jasmin, la volatilité économique reste inférieure aux pays notés ‘BB’, et Fitch s’attend à ce que les pressions inflationnistes s’atténuent progressivement en 2014-2015 après un pic de 6,1% en moyenne en 2013.

– Les indicateurs de développement, y compris le PIB par habitant, les indicateurs de gouvernance, l’indice de développement humain ainsi que l’épargne et les taux d’investissement, sont globalement en ligne avec ceux des pays semblables notés ‘BB’. La Tunisie se prévaut d’un fichier d’antécédents vierges et propres en matière de remboursement de la dette.

– La faiblesse du secteur bancaire pèse sur les notes. Compte tenu du taux des créances non performantes des banques publiques qui s’élevait à 21%, fin juin 2013, des réserves de fonds propres fragiles et des grands risques auxquels s’exposent les entreprises vulnérables appartenant à l’Etat, Fitch s’attend à ce que le gouvernement fournisse aux banques publiques son appui pour leur recapitalisation et restructuration. Fitch estime à 2% -3% du PIB le coût de la recapitalisation pour 2014-2015.

Les risques de dégradation de la note

Fitch précise que la perspective négative reflète les facteurs de risque suivants qui peuvent, individuellement ou collectivement, entraîner une dégradation de la note:

– Reprise des tensions politiques dans la perspective ou après les élections présidentielles et législatives, ou dans l’éventualité d’un échec dans la formation d’un gouvernement cohérent

– Echec de la réduction du déficit budgétaire et du déficit courant à moyen terme ou recrudescence des incertitudes sur les options de financement du déficit

– Besoins de recapitalisation matérielle du secteur bancaire en deçà de nos prévisions ou matérialisation des passifs éventuels des entreprises appartenant à l’Etat

Au titre des hypothèses clés, Fitch prévient que ses notes sont sensibles à un certain nombre d’hypothèses. L’agence estime que les progrès vers la transition politique se poursuivront jusque et au-delà des prochaines élections sans une rupture dans le processus ou une violence généralisée.

Fitch considère que les créanciers multilatéraux et bilatéraux demeureront en faveur de la Tunisie au cours des prochaines années. En particulier, Fitch considère que les décaissements des prêts du FMI et la Banque mondiale couvrent une grande partie des besoins de financement publics et extérieurs de la Tunisie en 2014 et, dans une moindre mesure, en 2015. Fitch table sur une reprise graduelle de l’économie dans la zone euro, à 1,1% en 2014 et 1,4% en 2015, contre -0,4% en 2013.

Fitch présume également que les autorités actuelles ou le futur gouvernement ne répudieront pas la dette publique extérieure contractée sous l’ancien régime, pour cause d’illégitimité.

INTERVIEW

Il confesse que l’augmentation du résultat de la BNA ne vient pas que de l’exploitation. Mais il donne des explications qui tiennent la route....

AFRIQUE

SPORT

Reseaux Sociaux