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mardi 14 juillet 2020
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Syrie : Un cessez-le-feu national avant le 1er janvier, Russes et Turcs y croient

La fin de cette année pourrait être, enfin, le point de départ d’une trêve nationale en Syrie, où le conflit a fait plus de 300 mille morts en 5 ans, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme. En tout cas la Turquie, dont l’agence officielle, Andalou, en a fait l’annonce hier mercredi 28 décembre 2016, y croit, et le martèle. Ce jeudi, le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a redit que son pays s’active actuellement, aux côtés de la Russie, pour arracher un cessez-le-feu général avant la fin de la semaine.

« Nous sommes sur le point de conclure un accord avec la Russie. Si tout se passe bien, nous allons arriver à cet accord et la Russie sera le garant du régime (syrien) », a-t-il affirmé dans une interview accordée à la chaîne de télévision AHaber, rapportée par l’agence Reuters.
Cavusoglu a précisé que les deux parties espèrent signer cet accord avant le Nouvel An.

Passée l’euphorie de cette annonce, on se demande comment Ankara compte faire pour ramener le président syrien à de meilleurs sentiments, vu que les Turcs ont réitéré leur position officielle : Pas de dialogue direct avec Bachar al Assad, dont d’ailleurs ils continuent d’exiger le départ.

Bien entendu les Russes, soutien indéfectible du régime syrien, voient les choses d’une toute autre façon. Alors comment réconcilier ces positions antagonistes pour parvenir à une paix négociée ? Mystère pour le moment…
Tout ce qu’on sait, c’est que Moscou et Ankara se seraient mis d’accord sur certains détails clés, que Cavusoglu n’a pas souhaité confirmer aujourd’hui. Il s’est juste borné à déclarer dans son interview que « tous les combattants étrangers » devaient quitter le sol syrien, notamment les éléments du Hezbollah, la puissante milice chiite libanaise. Cette exigence des Turcs pourrait provoquer l’ire de l’Iran, qui soutient le Hezbollah et dont la main dans ce conflit sanglant est avérée. D’ailleurs Téhéran s’était joint à Moscou et Ankara pour proposer, le 20 décembre 2016, une plateforme qui pourrait servir de support pour conclure un accord de paix. Mais les désidératas des uns et des autres, pour ne pas dire caprices, pourraient faire exploser le texte paraphé en Russie…

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