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Pour sortir de la situation économique actuelle, le gouvernement a opté pour des solutions traditionnelles lors de l’élaboration du projet de loi de finances 2019 (PLF) (…). Ce projet (PLF) constitue un budget d’élection, puisque que le pays se prépare aux élections présidentielles et législatives de 2019“, a déclaré Néji Jalloul, DG de l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES) et membre de Nidaa Tounes, rappelons-le. Le sémillant et tonitruant ex-ministre de l’Education nationale, qui avait l’UGTT aux trousses et qui est bien content que son parti l’ait planqué à l’ITES, a recommandé au gouvernement de l’audace et de l’innovation. Des conseils sans doute frappés au coin du bon sens, mais qui surtout ne coûtent rien quant on n’est pas obligé de les mettre en pratique dans un pays devenu quasiment ingouvernable. Mais le patron de l’ITES n’a pas dit que ça lors de cette rencontre sur le PLF 2019, il a asséné que l’équipe de Youssef Chahed “œuvre actuellement à calmer délibérément la situation et à renvoyer toutes les questions importantes aux prochains gouvernements“, rapporte la TAP. Puis est venu le coup de grâce sur ce texte dont on ne connait pas encore tous les secrets et que le chef du gouvernement, Youssef Chahed, tente de négocier dans un contexte économique âpre : le PLF 2019 ne solutionnera pas les problèmes qui ont alimenté le soulèvement populaire de 2011, notamment le chômage, la dégradation du niveau de vie et la montée de l’endettement, a conclu Jalloul.

Vu la position qui est la sienne, cadre dans un parti dont le directeur exécutif, Hafedh Caïd Essebsi (HCE), a fait de l’élimination de Chahed l’alpha et l’oméga de son action, il est légitime de se demander si le directeur de l’ITES n’a pas été armé par HCE pour descendre en flammes le PLF 2019. Soit Jalloul fait son travail, strictement, comme il le fait pour les autres grands dossiers, soit il a été mandaté pour casser du Chahed. On ne peut pas exclure complètement la deuxième option car ce n’est un secret pour personne : Nidaa Tounes va très mal et est au bord du précipice. Mais Jalloul, étrangement, n’en parle jamais. En tout cas jamais en public. Sauf si ce n’est pour en dire du bien, comme par exemple lors de sa sortie sur un parti qui fourmille de têtes bien faites et qui sont capables de sortir le pays du trou en à peine 6 mois. Il a dit ça le 6 août 2018. Le parti s’est bien dépeuplé depuis, au point d’afficher moins de la moitié des députés qu’il comptait en 2014 (86 élus). Mais ça l’ex-ministre de l’Education n’en parlera pas non plus. Silence de mort.

Dans un certain sens on le comprend, il a envie d’être tranquille après ses tourments au département de l’Education. Quand on voit la débauche d’énergie de Essebsi junior pour déloger Chahed de la Kasbah, on se dit qu’il vaut mieux ne pas être dans son viseur. Et justement souligner le climat délétère à Nidaa Tounes c’est critiquer son commandant, et critiquer son commandant c’est en faire un ennemi. Chahed l’avait fait publiquement, à la télévision, le moins qu’on puisse dire est que ça n’a pas soigné ses intérêts dans le parti. Bon, c’est peut-être une chance pour lui, pour après, s’il décidait de divorcer et d’amener dans son sillage les nombreux déçus, mais en attendant sa posture belliqueuse contre HCE le dessert, en parasitant son action et en polluant la trajectoire politique du pays. Jalloul n’a pas envie d’être pris par la broyeuse HCE. Mais avec le rang qui est la sien dans le parti, avec le niveau de responsabilité qu’il a dans l’appareil d’Etat et avec sa cote de popularité, selon tous les sondages, se taire devant le naufrage du parti vainqueur des élections de 2014 est un lourd passif qui peut valoir une lourde condamnation au Tribunal de l’Histoire.

Nouri et Ennaiffer s’y mettent aussi !

L’analyste économique Fathi Nouri abonde dans le même sens que Jalloul. Pour cet expert, le PLF est un projet d’élection car il ne prévoit aucune hausse des taxes ou une réforme du système de subvention qui devra cibler les catégories à faible revenus.

S’agissant de l’endettement extérieur, Nouri a souligne que la Tunisie a besoin de mobiliser 10 mille millions de dinars, dont 2300 millions de dinars sur le marché intérieur et 7000 millions de dinars des institutions internationales de crédit, outre 890 millions de dinars des marchés financiers.
Il a, dans ce cadre, rappelé que la Tunisie n’est pas parvenue à mobiliser 1000 millions de dinars budgétisés en 2018 et elle n’est pas encore sortie sur le marché international.
Pour l’expert, la situation politique actuelle qu’il a qualifié de “pourrie” a compliqué davantage la situation en renforçant davantage la dépendance du pays au Fonds monétaire international.

Pour sa part, le président du Centre tunisien de veille et d’intelligence économique, Nafaa Ennaiffer, a estimé que le PLF 2019 mènera le pays vers un danger imminent, critiquant l’approche adoptée lors de l’élaboration de ce projet.
Le gouvernement œuvre à assurer la couverture de certaines dépenses par le biais des taxes ou le recours à l’endettement“, a-t-il encore expliqué.
Il a fait savoir que la masse salariale devra augmenter, au cours de la période 2015/2019, de 50% alors que le service de la dette enregistrera une hausse de 100% pour se situer en 2019, à 9,2 milliards de dinars, contre 4,5 milliards de dinars en 2015.
Ennaiffer a souligné que la situation actuelle de la Tunisie nécessite de la part du gouvernement plus d’audace lors de l’élaboration de la loi de finances.
Et de préciser qu’il faut maitriser les dépenses et stopper l’hémorragie de dépenses des entreprises publiques et les caisses de sécurité sociale.

A mesure que se dévoilent les éléments du PLF 2019, texte le plus important et le plus commenté du moment, mais aussi le plus secret et dont on laisse astucieusement filtrer quelques morceaux, les avis vont se figer – pour, contre… En attendant on se garde bien de sortir du bois. Même ceux dont on dit qu’ils seront relativement choyés par la prochaine Loi de finances, les entrepreneurs, se gardent de pavoiser, et encore moins défendre le PLF. Ils restent sur leurs gardes. Mais l’expert en économie Azzedine Saidane a, semble-t-il, sa petite idée sur la question : le Budget 2019 est taillée pour les dépenses et non l’investissement, et n’apportera donc pas grand chose à l’économie du pays, comme le pensent Jalloul, Nouri et Ennaiffer. On verra bien dans peu de temps. En tout cas une chose est sûre : De sa capacité à négocier les virages pour faire passer le PLF, à y mettre ce qu’il faut pour en même temps régler les problèmes macroéconomiques et ménager le porte-monnaie du citoyen dépend l’avenir politique de Chahed. A moins qu’il opte pour un point de chute doré dans quelque institution internationale, loin du chaudron tunisien qui a la fâcheuse tendance à brûler ses dirigeants, une affaire qui risque de durer, autant que le long temps de l’apprentissage des us et coutumes de la démocratie.

S.L.

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Sur les neuf premiers mois de l’année en cours, le chiffre d’affaires (CA) global de la société UNIMED a augmenté de 18% pour s’élever à 60,6 MD contre 51,6 millions à fin septembre 2017. Cette croissance est imputée à la hausse des ventes officinales de 30%, passant de 14,5 MD à 18,9 millions ainsi que les exportations qui se sont envolées de 98% à 9,7 MD provenant essentiellement des ventes faites à de nouveaux clients libyens.
Les investissements (incorporels & corporels) ont atteint à fin septembre 2018 un total de 14,2 MD dont 8,9 millions au cours du troisième trimestre. L’encours de l’endettement à Long Terme à fin septembre s’élève à 15,3 MD contre 3,9 millions au 31/12/2017 ; cela provient essentiellement de nouveaux contrats bancaires pour 14,5 MD obtenus en 2018 et ce, dans le cadre de financement du projet de tri-génération d’énergie et de l’extension de l’usine.

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Comment se porte la zone franc ? Plutôt bien, en tout cas mieux que le reste de l’Afrique subsaharienne, d’après le «Rapport annuel 2017 de la Zone franc» concocté par la Banque de France. Ce document a été disséqué le 08 octobre 2018 à Paris par les ministres des Finances de la Zone franc, lors de «discussions particulièrement franches», a confié Bruno Le Maire, le ministre français de l’Économie et des Finances, rapporte Jeune Afrique. Donc en résumé satisfaction générale de la part des participants, tempérée par des niveaux d’endettement préoccupants.

D’abord les bonnes nouvelles : la Zone franc va assez bien, avec une petite poussée du taux de croissance, 3,6 % en 2016 et 3,9 % en 2017. Le reste de l’Afrique subsaharienne est loin de pouvoir en dire autant : 1,5 % en 2016 et 2,8 % l’an dernier. La Zone brille également par son faible niveau d’inflation, 0,8 %, alors qu’ailleurs sur le continent les populations sont étranglées avec une inflation de 11%. Satisfecit aussi pour les déficits, maitrisés et pour les réserves, qui ont gonflé, même si le Fonds monétaire international (FMI) y est pour beaucoup.

Mais dans le détail, la situation est contrastée dans la zone. À l’Ouest, l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA, 8 États : Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo) atteint presque des sommets, + 6,7% en 2017 et +6,8 % prédits en 2018 ; au centre, la Communauté Économique et Monétaire des Etats de l’Afrique Centrale (CEMAC, 6 États : Cameroun, Congo, Gabon, Guinée Équatoriale, République de Centrafrique et Tchad), est presque au point mort, 0% en 2017 et +1,9 % en 2018 ; et il y a l’Union des Comores, plutôt en bonne santé, + 3 % en 2017 et +3,3 % l’an dernier.

Puis il y a les trains qui n’arrivent pas l’heure. D’abord la grande vulnérabilité des 15 pays de la Zone franc face à un endettement fulgurant, qui demeurera même si les cours du brut et des matières premières continuent dans la dynamique de la hausse. En 2011, leur dette était évaluée à 28 % de leur produit intérieur brut (PIB), en 2017 elle a bondi à +46 % !

Et il y a son corollaire, le service de cette dette, qui aspire 11% recettes des États membres en 2017 contre 4% en 2011. Dans des économies pas suffisamment diversifiées, que se passera-t-il si la Chine réduit sa demande en produits de base ou si les taux d’emprunts commerçaient à remonter, ce que veulent les États-Unis pour coincer la Chine qui prête aux pays africains à tour de bras ?

Il y a donc eu des remous lors de la réunion de Paris au sujet de la manière de tasser cette dette, notamment l’ardoise des pays d’Afrique centrale. D’après le magazine panafricain, le Gabon et le Congo ont été sévèrement tancés lors de la réunion des ministres de Finances de la Zone franc, le premier parce qu’il traine les pieds pour diminuer ses déficits et son lourd passif en arriérés de paiement et le second pour son incapacité à s’accorder avec le FMI autour d’un programme digne de ce nom.

Bruno Le Maire leur a donc fait la leçon en soulignant la nécessité d’une «mobilisation des recettes fiscales», pour ne plus dépendre du marché de la dette. Certains États de la Zone affichent un faible taux de pression fiscale, de 10 à 12 % du PIB, alors que d’autres ont pu décrocher un taux flirtant avec les 20%. «Chaque État membre progressera d’un point par an, en tenant compte de la situation de la sécurité dans chaque pays», a-t-il ajouté. Mais voilà : Il y a ce que dit le ministre français des Finances, qui est somme toute logique, et il y a l’indiscipline notoire des Etats africains, qui ont d’ailleurs grogné lors de cette réunion. Bref, l’assainissement des finances publiques dans toute la Zone franc, c’est pas pour demain !

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Le projet de la loi de finances pour l’exercice 2019 prévoit d’identifier des solutions aux projets programmés mais bloqués en raison du manque de ressources humaines (corps médical et paramédical), et de résoudre le problème de l’endettement des établissements de santé notamment auprès des fournisseurs.

Le PLF 2019 prévoit également la réactivation d’un bon nombre de services médicaux en fournissant les ressources humaines et la logistique et ce, dans l’objectif d’améliorer les services de la santé au profit des citoyens.

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La Tunisie n’a d’autres choix que de limiter ses importations pour sortir de la crise, a souligné, dimanche, Ezzeddine Saidane, expert en économie. «La Tunisie pourrait épargner cinq mille milliards de millimes en cas de rationalisation de ses importations“, a-t-il ajouté lors d’une conférence à Tunis organisée par le mouvement “Projet de la Tunisie” sous le thème  “les défis sociaux économiques et les moyens de sortir de la crise“.

Selon l’expert, la hausse des importations à un rythme nettement supérieur à celui des exportations ne fait que pénaliser l’économique nationale et ce en dépit de l’amélioration des recettes touristiques et l’accroissement de l’exportation de certains produits agricoles.

Les importations sont encore trop élevées par rapport aux exportations et aux autres flux d’entrée de devises“, a-t-il encore souligné, estimant que la Tunisie a besoin aujourd’hui d’un taux de croissance de 6% pour sortir de cette situation financière difficile.

Sur un autre plan, l’expert a souligné que la Tunisie s’endette aujourd’hui à un rythme effréné. Cette dette qui n’est pas destinée à l’investissement, a-t-il affirmé, s’établit, actuellement, à 75 milliards de dinars contre 25 milliards de dinars seulement en 2010.

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Où Chalghoum trouvera les 9 Milliards DT et à qui les donnera-t-il ?

Le chiffre de 9,307 Milliards DT, équivalents à 2,7 Milliards d’euros, en service de la dette (Principal et intérêts) a fait le tour du monde. L’information a quelque part choqué, au vu des réserves en devises qui fondent chaque jour un peu plus et de la crise, économique et financière, que traverse la Tunisie.

Il s’agirait, selon nos informations, de dettes contractées en 2012 et 2013, dont le 1er crédit américain, la 1ère garantie US qui s’en est suivie, la 1ère tranche du crédit du FMI et une partie du crédit qatari notamment.

Remarque importante, ce chiffre de 9,3 Milliards DT ne représente pas que la dette extérieure. Le montant se décompose en fait en 3 Milliards DT en principal et 6,3 Milliards DT en intérêts. Ce même chiffre des 9,3 Milliards DT, c’est aussi uniquement 6,4 Milliards DT en dette extérieure et le reste en dettes locales contractées sur la place financière locale sous forme de BTA, BTC et autres.

Le chiffre de 9 Milliards DT choque certes, mais il n’est pas nouveau et ne fera certainement pas référence dans l’avenir. En effet, embourbée dans une baisse de ses recettes du fait des difficultés que connaissait le tourisme et les difficultés que connait toujours le secteur des phosphates et la croissance démesurée de la masse salariale par rapport à la croissance, la Tunisie de l’après révolution n’avait plus d’autre choix que de s’endetter.

Force est cependant de constater qu’elle s’endette, mais reste solvable, dans la mesure où elle a toujours payé ses dettes en temps et en heure. En 2017, la Tunisie a ainsi payé un peu plus de 7,3 Milliards DT en service de la dette. En 2018, la Tunisie devrait payer l’équivalent de 7,841 Milliards DT en service de la dette et 9,3 Milliards DT en 2019.

«La Tunisie respectera ses engagements». Ridha Chalghoum, ministre tunisien des Finances, l’a encore confirmé lors de la journée consacrée au projet de loi de finances 2019. Il a même assuré qu’il le fera, tout en restant dans un déficit budgétaire de 3,9 %. «Le seul moyen de faire baisser l’endettement, c’est de payer plus qu’on n’en contracte», affirmait encore le ministre des Finances.

Ce qui a rendu ce remboursement possible selon les experts, c’est d’abord la croissance. Elle est petite et n’a pas encore pu créer la richesse et les emplois, mais elle a permis de stabiliser la situation économique et financière. Une situation qui permet à la Tunisie de rembourser ses dettes sans pouvoir encore se délecter des fruits de cette croissance. Un proverbe bien connu disait «Qui paie ses dettes s’enrichit». Sur une radio privée, Ridha Chalghoum annonce que le taux d’endettement baissera en 2019 ! Un autre proverbe turc dirait «Argent emprunté s’en va riant, revient pleurant». Les Milliards des années 2012 et 2013 qui ont été dépensés, partout sauf dans l’investissement et la création d’emplois, sauf peut-être le fictif, sont désormais exigibles en période de crise, financière et de liquidité.

Mais ce qui aide encore le ministre tunisien des Finances à rester optimiste et à rembourser en temps et en heure, c’est que les recettes de l’Etat ont suivi. En effet, à la lecture du document détaillant le résultat de l’exécution du budget de l’Etat 2018 jusqu’à fin juillet, on constate que le total des ressources propres de l’Etat a augmenté de 20,7%, atteignant déjà presque les 14 Milliards DT en 7 mois, contre seulement 13 Milliards en juillet 2017 et 13,6 Milliards en juin 2018. Dans ces recettes, où les rentrées fiscales ont augmenté de 14,5 % dont 1,712 Milliard DT en fiscalité indirecte (+65 % en Droits de Douane, +22 % en TVA et +16,1 % en Droit de Consommation) et 1,492 Milliard DT en impôts sur les sociétés qui étaient en hausse de 6,5%.

Force est ainsi de constater que la Tunisie de 2018 arrive à trouver le ressort nécessaire, pas encore pour rebondir, mais au moins pour rester sur pied. Elle arrive encore à trouver de quoi payer ses dettes pour ne pas entrer sur la liste noire des bailleurs de fonds, payer ses retraites et ses salaires. Elle vivra encore à l’étroit, mais honorera ses engagements. Entretemps, 600 MDT ont été aussi distribués aux familles nécessiteuses, comme l’exige aussi le FMI.

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La Tunisie envisage d’émettre 1 milliard de dollars

La Tunisie envisage d’émettre 1 milliard de dollars d’euro-obligations au début du mois d’octobre 2018 pour réduire le déficit budgétaire de l’exercice courant, rapporte ce lundi Reuters, citant des sources officielles.

«Nous émettrons un milliard d’euro-obligations au début du mois d’octobre prochain dès que le FMI aura décaissé la prochaine tranche de son prêt à la Tunisie», ont expliqué les sources.

La Tunisie attend l’approbation du FMI pour un nouveau versement de 250 millions de dollars sur un total de 2,8 milliards de dollars, montant du crédit accordé par le Fonds.

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Le taux d’endettement aux termes de la loi des finances 2019 baissera de 2 points, une première depuis 7 années successives, a assuré le ministre des Finances, Ridha Chalghoum.

Dans une déclaration à Assabahnews, il a affirmé que déficit budgétaire sera ramené de 4,9% à3,9% en 2019, après un pic de 7% en 2016 et 2017.

Quant au recouvrement de l’impôt, il est estimé à l’heure actuelle 10.5% pour être porté au taux de 15% à la fin de l’année en cours, ce qui permet de renflouer les ressources propres de l’Etat.

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Le budget de l’Etat pour l’exercice 2019 atteindra les 40 milliards de dinars avec des prévisions de croissance de 3%, a annoncé, vendredi 14 septembre 2019, le ministre des Finances, Ridha Chalghoum.
Dans une déclaration à TAP en marge de la conférence nationale sur les orientations économiques et sociales inscrites dans le cadre de la loi des finances (LF) pour l’année 2019, le ministre a ajouté que le gouvernement œuvrera à réduire le déficit budgétaire qui devra passer de 4,9% en 2018, à 3,9% en 2019 pour atteindre 3% en 2020.
Le gouvernement vise également à réduire le taux d’endettement à moins de 70%, a-t-il encore précisé.

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Prenant part au séminaire sur les orientations de la loi des Finances 2019 qui se tient ce vendredi 14 septembre 2019 au Palais des congrès à Tunis, le président de l’UTICA, Samir Majoul, a déclaré : “Aujourd’hui la Tunisie souffre d’une situation économique difficile et compliquée qui s’explique notamment par de nombreux facteurs, citant à ce propos l’augmentation du déficit commercial, la dépréciation du dinar tunisien, l’endettement, les difficultés de financement, la prolifération de l’économie parallèle… Ces facteurs ont pesé lourdement sur les activités et le rendement des entreprises économiques. Les gouvernements successifs ont malheureusement traité ces gros  problèmes à travers le recours aux solutions de facilité dont de nouveaux impôts dans le secteur formel… Nous souhaitons que ce séminaire aboutisse à la mise en place de nouvelles approches. Nous avons besoin d’une série de mesures opérationnelles afin de redémarrer la machine économique et renforcer le rôle important joué par le secteur privé…

Sofiane Zribi se définit, sur sa page des réseaux sociaux, «Psychiatre, pour le meilleur et pour le pire». Dans ce coup de gueule du citoyen qu’il est, il évoque en effet le pire comme le meilleur et n’y va pas du dos de la cuillère :

«Bahi (Traduisez OK). Nous avons fait les capricieux, les révoltés, les insatisfaits, mais personne ne fait rien pour changer l’ordre des choses. Le pays est sale mais on veut qu’on le nettoie pour nous, tout en continuant à salir. Notre enseignement est en perdition, mais nous ou on envoie nos enfants dans les écoles privées où on les regarde chaque jour s’abrutir d’avantage. Nos hôpitaux deviennent insalubres et dangereux. Nous on continue à construire des cliniques et à laisser nos meilleurs médecins émigrer ailleurs. Notre air est pollué, et on continue à rouler en grosses bagnoles ou en Diesel toxique. Les banques nous volent et nous, on continue à nous endetter. Des bandes entières de trafiquants et faux hommes d’affaires ont mis le pays en faillite et nous on commente sur Facebook. Le dinar ne vaut plus un kopeck et nous on aime acheter importé, y compris le lait et le chocolat. Les 3/4 du peuple sont dans une misère noire mais les restaurants à 50 dinars le plat sont légion et toujours complets. Nos gouvernants se battent l’un pour rester en place, l’autre pour promouvoir son fils et l’autre pour nous ramener au 5ème siècle. Nous, on se comporte comme si c’était un match de foot. Yezzi (Traduisez Assez)! Il y a des canailles à mettre d’urgence en prison, des politicards à envoyer à la retraite, des chaînes de télé à transformer en chaînes d’éducation du peuple et des hommes formés et capables à qui donner la charge du pays. Sans un réveil collectif rien ne changera. C’est à vous et à moi de le faire. C’est à nous d’agir, de convaincre et de changer le cours des choses. Bougeons!”

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Il semble que la crise du secteur de la santé soit beaucoup plus profonde qu’on ne le croit et que la pénurie de médicaments n’est qu’un point parmi d’autres. Parce qu’il fait partie des domaines d’activité d’importance vitale, ce qui passe dans le secteur de la santé inquiète les Tunisiennes et Tunisiens : Corruption, endettement, sous-équipement, perturbation de la distribution de certains  médicaments, pénurie, fuite de compétences… Et la liste est encore longue.

Malgré l’annonce d’une légère reprise, la pénurie de médicaments n’est pas encore derrière nous. Dans une déclaration, ce mardi 14 août 2018, à Africanmanager, le président du Conseil national de l’ordre des pharmaciens de Tunisie (CNOPT), Chedly Fendri, a fait état d’une légère amélioration de l’approvisionnement en médicaments suite à l’annonce du décaissement prochainement de 250 millions de dinars, une première tranche du montant global estimé à 500 millions de dinars, dans les caisses de la Pharmacie Centrale. Cette reprise concerne 50 types de médicaments, selon ses dires.
C’est l’effet de l’annonce de l’injection de 250 Millions de dinars dans la pharmacie centrale qui a débloqué la situation et faire revenir la confiance chez nos fournisseurs”, a expliqué le responsable, avant de signaler le retour des fournisseurs qui avaient arrêté d’approvisionner la Tunisie en médicaments :  “On a senti une légère amélioration chez les fournisseurs qui ont lâché un peu“, a-t-il assuré.

Il a par ailleurs indiqué qu’une réunion se tiendra jeudi prochain avec des responsables du ministère de la Santé, de la Banque centrale, de la Pharmacie centrale, du CNOPT et du Syndicat des pharmaciens d’officine de Tunisie (SPOT) pour évaluer la situation et discuter les solutions.
Il a toutefois tenu à préciser que le rôle de la cellule de crise est d’évaluer et de suivre la situation, notamment en ce qui concerne la restructuration des caisses de retraite, la réforme des hôpitaux en instaurant la bonne gouvernance et la bonne gestion, et la révision du modèle de financement des hôpitaux.

Le secrétaire général du Conseil national de l’ordre des médecins, Nazih Zghala, a indiqué, lors de son passage, ce mardi 14 août 2018, sur les ondes d’Express Fm, que durant la période allant de 1987 à 2007, le nombre des médecins-femmes a été multiplié par huit, appelant ainsi à tirer la sonnette d’alarme à propos des départs, de plus en plus massifs, de nos compétences médicales à l’étranger dont une bonne partie sont des jeunes.
«D’ailleurs, à ce rythme là, nous allons, connaître un manque de médecins d’ici les 7 ou 10 prochaines années», a-t-il affirmé en substance, avant d’enchaîner sur le fait que le déficit en nombre de médecins est plus marqué chez les spécialistes des établissements hospitaliers publics qui souffrent, en plus, d’un manque flagrant d’équipements et de logistique, selon ses dires.

Le secteur de la santé est gangrené non seulement par la pénurie de médicaments et la fuite des compétences mais aussi par la corruption. Rappelons la suspension, durant l’année 2017, de directeurs d’hôpitaux, médecins et pharmaciens pour soupçons de corruption ou encore le limogeage de l’ancien PDG de la Pharmacie centrale.

A souligner également l’ampleur de l’endettement des hôpitaux publics et de la Pharmacie centrale, précisant que cette dernière traîne une dette de 500 millions de dinars tandis que pour les hôpitaux le volume des créances s’élève à 266 millions de dinars.

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“L’amélioration, quoique légère de l’activité économique en 2017 n’a que peu soulagé les finances publiques qui demeurent parmi les préoccupations majeures du pays”, note la Banque centrale de Tunisie (BCT) dans son dernier rapport relatif à l’année 2017. En effet l’économie nationale a enregistré, en 2017, une croissance de 1,9%, soit un taux bien en deçà des prévisions initiales (2,5%). Cette situation a restreint la marge de manœuvre de l’économie tunisienne pour mieux maîtriser les équilibres macroéconomiques, particulièrement le maintien du déficit budgétaire à un niveau soutenable pour ainsi réduire le niveau de l’endettement public.

“La hausse des dépenses à un rythme plus rapide que celui des ressources propres a engendré un creusement du déficit budgétaire de 475,9 MDT pour atteindre 6,1% du PIB, ce qui a eu pour conséquence l’accélération de l’endettement public qui s’est situé à 69,9%, ajoute la BCT.

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Le président du conseil d’administration de PGH (Poulina Group Holding), Abdelwahab Ben Ayed, a indiqué, lors de la communication financière du groupe, qui a eu lieu ce mercredi 6 juin 2018 à son siège à Ezzahra, que l’année 2017 a été clôturée avec de bons chiffres et que les dettes nettes de la société ont augmenté entre les années 2016/2017 de 210 Millions de dinars tunisiens (MDT) dont 86% d’encaissement net portage. “L’endettement est extrêmement rentable pour nous (…) plus on s’endette, plus on transforme nos dettes en moyen d’enrichissement pour la société“, a déclaré Ben Ayed, avant d’ajouter : “Un endettement bien géré devient un levier multiplicateur de richesse pour le groupe”.

En effet, pour les résultats du groupe PGH, l’exercice 2017 a été clôturé avec un revenu global consolidé de 1929 MDT contre 1705 MDT en 2016, soit une évolution de 13,1% par rapport à l’exercice précédent et un résultat net de 138 MDT, soit une amélioration de 52,4% par rapport à l’exercice précédent. Des résultats qui ont valu à PGH une croissance du cours de l’action supérieure à 35% en 2017, reflétant ainsi la bonne santé de Poulina.

Les plus importantes hausses ont concerné l’intégration avicole,+7% ; l’agroalimentaire a progressé de 15%, la transformation d’acier de 21%, les matériaux de constriction de 16% et l’emballage de 15%. Ainsi, les revenus export de PGH ont augmenté de 31% entre les années 2016 et 2017.

En 2017, les investissements du groupe ont atteint 196 MDT dont 68 MDT pour le métier Intégration avicole (achèvement de la nouvelle usine d’aliment, usine d’extension de Soja, extension capacité de stockage et nouveaux complexes avicoles), 47 MDT pour le métier Commerce et services (acquisition de matériel roulant et complément d’investissement pour le Data Center), 28 MDT pour le pole Matériaux de construction (construction d’une nouvelle briqueterie) et 22 MDT pour le métier transformation d’acier (principalement l’achat d’une usine de galvanisation à El Fahs).

S’agissant des perspectives, les projets d’investissement qui seront lancés ou en cours d’achèvement totalisent un montant de 270 MDT. En ce qui concerne les performances, il ressort qu’en termes de résultats financiers, la société PGH a réalisé en 2017 un bénéfice s’élevant à 76,8MDT contre 76,4 MDT en 2016, soit une progression de 0,6%. Ce bénéfice provient essentiellement de la remontée des dividendes de ses filiales. Ces résultats ont fortement contribué à la hausse du cours de l’action PGH, laquelle a enregistré une nette augmentation en 2017 et qui se poursuit en 2018.

Quant à lui, le directeur général de la société, Chiheb Ben Ahmed, a affirmé que les performances réalisées par PGH au niveau des revenus (+13,1%,) de la marge brute (+14,1%), du résultat brut d’exploitation EBITBA (+10,1%) et du résultat d’exploitation EBIT (+0,3%) sont la résultante de la bonne gouvernance et de la bonne gestion, qui se concrétisent et se consolident d’une année à une autre, selon ses dires.

Il a fait en outre savoir que les investissements matériels s’élèvent à 1,700 Milliard de dinars pour la période de 2012 à 2020. La moyenne d’investissement sur chaque année est de 268 MDT sur les années 2018, 2019 et 2020. En 2017, la société a investi 196 MDT principalement pour le rachat d’une usine galvanisation, une usine de margarine à Dakar, au Sénégal et l’avancement du projet de briqueterie de Djbel El Ouest.

S’agissant du business plan 2018/2020, Ben Ahmed a fait remarquer qu’il s’agit d’un business plan prudent, étant donné le manque de visibilité à terme de la conjoncture sociale et économique en Tunisie et au niveau mondial.

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Les revenus consolidés de l’OTH devront progresser, en 2018, de 20,6% pour se situer à 842,7 MD.
De même, le résultat d’exploitation devrait croître de 35% pour atteindre 67 MD, a indiqué, mercredi, dans un communiqué, l’intermédiaire en bourse Mena Capital Partners (MCP).
L’Assemblée Générale Ordinaire de OTH tenue, mardi 22 mai 2018, a approuvé la mise en paiement d’un dividende de 0,300 dinars (D) par action au titre de 2017, à prélever sur la prime d’émission. Les dividendes seront disponibles à compter du 12 juin 2018.
Pour l’année 2017, le résultat net consolidé de la société One Tech Holding (OTH) a augmenté de 59,6% pour atteindre 48,6 MD. Le résultat net part du groupe est passé, ainsi, de 26,9 MD en 2016 à 42,4 MD en 2017.

Le groupe OTH a vu son endettement global augmenter de 67,460 MD à 99,550 MD entre 2016 et 2017, pour faire face à l’important effort d’investissement.
Le ratio d’endettement net est, ainsi, passé de 2,1 à 12,5% sur la même période.
Par ailleurs, le résultat net individuel de la Société OTH a légèrement progressé en 2017 pour se situer à 16,980 MD contre 16,831 MD en 2016.
Les revenus consolidés de l’année 2017 de l’OTH ont atteint 698,7 MD contre 573,6 MTND en 2016. Cette croissance des revenus du groupe a été principalement tirée par l’évolution des pôles câbles et mécatronique, dont les contributions au chiffre d’affaires total ont nettement augmenté, au détriment de l’activité IT.
Par ailleurs, la part des exportations est passée à 77%, en 2017, contre 73% en 2016.

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Dans une interview accordée à Africanmager, l’expert en économie Ezzedine Saidane a déclaré que “l’Accord de Carthage 2” est une perte de temps, qu’il en a pris plus qu’il ne faut pour aboutir à un document qui ne vaut rien du tout. “Cet accord est un mélange de mesures, de mesurettes et de réformes, marqué par une absence totale de démarche, de compréhension et de l’évaluation de l’état des lieux de la situation économique et financière du pays. Lister des mesures de cette façon prouve une mauvaise compréhension de l’urgence de la situation. Le pire c’est qu’on n’en a pas encore fini puisque ce document va être encore soumis à des sous-commissions“, a-t-il précisé.

Il a en outre indiqué qu’en parallèle de ce qui se passe avec le Document de Carthage 2, les indicateurs économiques, sans exception, continuent de se détériorer, considérant cela comme une forme d’inconscience volontaire ou involontaire face à la gravité de la situation : “Chaque partie à son agenda caché alors que le pays nécessite une véritable opération de sauvetage et d’arrêt de l’hémorragie“, a alerté l’expert en économie.

Le sauvetage est encore possible

Cela fait des années qu’on dit que le sauvetage est encore possible mais sous certaines conditions“, a soutenu Saidane, faisant toutefois remarquer que normalement les propositions de solutions devraient provenir de celui qui a le pouvoir, qui n’est autre que le gouvernement, qui est totalement absent du Document de Carthage, selon ses dires.

Outre cette problématique, l’économiste a reproché à l’équipe de Yousseg Chahed de travailler sur les grandes réformes sans coordination avec la commission qui se charge de la question  : “Chaque partie, comme l’UGTT ou encore l’UTICA, déclare avoir son propre programme de réformes, sans aucune coordination entre elles“, a-t-il dit.

Interrogé sur les solutions, Saidane a suggéré une évaluation réelle de la situation économique et financière du pays signée par les parties prenantes du Document de Carthage 2 et la mise en place d’un programme de réformes structurelles dont le principal objectif est d’arrêter l’hémorragie et faire sortir l’économie tunisienne du trou dans laquelle elle se trouve aujourd’hui. “Ce plan d’ajustement structurel“, ajoute-t-il, nécessite entre 18 et 24 mois pour son implémentation.

Une fois ce programme de réformes structurelles finalisé, nous devons, selon Saidane, engager les réformes profondes qui nécessitent une clarification de la perception politique : “Il y a une crise de gouvernance très claire en Tunisie et on est appelé plus que jamais à reconnaître la gravité de la situation économique et financière“, a-t-il dit.

9,5 milliards de dinars de crédits nouveaux

Il a sous un autre angle indiqué que les réserves de change de la Tunisie se situent actuellement aux alentours de 73 jours d’importation. “Or, par rapport à la norme internationale, quand un pays descend en-dessous de 90 jours d’importation, il lui devient très difficile d’emprunter sur le marché financier international, surtout que la Tunisie est appelée à mobiliser dans le cadre du budget 2018 quelque 9,5 milliards de dinars de crédits nouveaux, et c’est ça le problème“, a précisé Saidane, faisant remarquer que si la Tunisie n’arrive pas à emprunter et que les réserves de change continuent de baisser, elle pourrait se retrouver dans une situation de rééchelonnement de sa dette extérieure, et ça serait dommage car ce serait la fin d’une histoire très glorieuse pour la Tunisie en matière de remboursement de sa dette extérieure. “La Tunisie n’a jamais fait de faux bond jusque-là et n’a jamais payé en retard sa dette extérieure. C’est un acquis énorme qui va être perdu et c’est dommage pour nous“, a-t-il dit.

Le FMI demain en Tunisie !

Sur un autre volet, l’expert en économie nous a rappelé qu’une délégation du FMI viendra demain, jeudi 17 mai 2018 en Tunisie et que cette institution financière n’est pas une banque mais plutôt un préteur de dernier recours. “On y a recours lorsqu’on ne peut pas emprunter sur le marché financier international. Le FMI emprunte pour aider les pays en question à sortir de leur situation, et c’est pour cela qu’il y a toujours un programme et des engagements à respecter sinon il n y aura pas de déblocage“a-t-il expliqué, faisant savoir que le gouvernement n’est pas encore sorti sur le marché financier international alors que l’ARP l’a autorisé à le faire : “La Tunisie aurait dû sortir sur le marché financier international pendant la deuxième moitié du mois de mars pour emprunter 1 milliard de dollars, mais avec les ratios actuels, les indicateurs économiques et financiers et la dernière notation de Moodys, cela comporte un risque important dans le sens où la Tunisie sait qu’il ne lui sera pas possible de trouver le montant demandé, ou que même si elle trouve tout le montant ou une partie, cela se ferra à des taux d’intérêts exorbitants“.

La décision souveraine menacée

Évoquant l’endettement, Saidane a déclaré que l’endettement impacte directement la souveraineté du pays. “Quand on est surendetté, qu’on est sous le contrôle du FMI, et si on arrivait à l’étape du rééchelonnement de la dette, une partie de la décision souveraine de la Tunisie ne serait plus dans ses mains mais plutôt dans celles de la partie qui la finance”, a-t-il affirmé.

Il a d’autre part indiqué que les positions de l’UGTT à l’égard des manifestations et des mouvements de protestation et le refus de faire des alliances a un impact très négatif sur la situation économique et financière du pays, appelant ainsi à respecter cette première étape d’évaluation réelle de la situation financière. “Si ce n’est pas fait, on va vivre de grandes contradictions où chaque partie parle d’une évaluation et d’un diagnostic propre à elle (…). Je ne pense pas que l’UGTT soit moins patriote et moins nationaliste que les autres parties. C’est une question de vrai débat pour passer aux réformes indispensables“, a ajouté Saidane.

Au sujet de la situation économique générale du pays, Saidane a dressé un tableau sombre : “La situation ne s’améliore pas encore et les indicateurs continuent de se dégrader (…). Du coup, une opération de sauvetage qui dépend d’un plan d’ajustement structurel devient d’une importance extrême pour éviter à l’économie tunisienne un étouffement financier extérieur“, dixit Saidane.

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La société a enregistré une croissance de 21,7% de ses ventes sur le marché local, alors que les ventes à l’export ont enregistré un recul de 66,8%. Les revenus totaux de la société affichent, à fin mars 2018, un accroissement de 18% pour s’élever à 3 MD, contre 2,5 millions, une année auparavant.

Les investissements et l’endettement ont enregistré une augmentation respective de 75,2% et 40,7%, et ce, pour répondre au plan de structuration du groupe et aux besoins de croissance de l’activité. Au niveau qualitatif, l’entreprise souligne qu’elle continue à consolider son niveau de présence sur le marché et à renforcer sa maîtrise du mix produit. Au niveau du consolidé, les revenus ont progressé de 15,4% au premier trimestre 2018. L’activité liée à la distribution de produits importés a également contribué à la croissance. Au niveau de l’endettement du Groupe, celui-ci se situe à 6,3 MD, soit 0,7 million de plus qu’à la même période 2017.

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Aussi bien les revenus globaux du Poulina Group Holding (PGH) que son endettement ont augmenté durant le 1er trimestre 2018, de respectivement 12% et 48%, passant pour les premiers de 471,230 MD à 529,743 MD et pour les seconds de 445,750 MD à 658,321 MD et ce par rapport à la même période de 2017, selon les indicateurs publiés sur le site de la Bourse de Tunis.

L’augmentation des revenus est due à la hausse des ventes de tous les métiers du groupe, à l’exception du secteur immobilier. Les revenus à l’export ont augmenté de 11%, pour atteindre 65,777 MD contre 59,240 MD en 2017. Ceux provenant du marché local ont accru de 13%, passant de 411,990 MD à 463,965 MD.

Quant à la hausse de l’endettement, elle est engendrée par la dette CCT qui s’est inscrite en hausse 108% entre les premiers trimestres de 2017 et de 2018.

Les investissements réalisés le premier trimestre 2018 ont atteint 20,762 MD contre 19,977 MD pour la même période en 2017.

La plus grande partie de ces investissements, soit 41%, est affectée au métier de l’intégration avicole (8,5 MD pour achever la nouvelle usine d’aliments et les nouveaux centres d’élevage) et 26% pour le métier produits de grande consommation, soit 5,3MD.

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Le chiffre d’affaires (CA) de la société MPBS a progressé, au cours du premier trimestre 2018, de 26% par rapport à la même période 2017 pour s’établir à 13,1 millions de dinars (MD). Cette performance est approuvée par l’augmentation des exportations de 143% pour se situer à 1,4 MD. Quant au marché local, le CA a affiché une croissance de 19% passant de 9,8 MD, à fin mars 2017, à 11,7 MD à fin mars 2018.
Le niveau d’endettement global a augmenté de 34,6% au 31 mars 2018 par rapport à celui enregistré à la même période de l’année 2017 pour atteindre 15,4 MD. Cette augmentation est expliquée par le recours de la société à un paiement de ses importations à vue pour atténuer les effets de la dépréciation du dinar par rapport aux autres devises et surtout l’euro.
Le CA consolidé du groupe a atteint, au cours du premier trimestre 2018, 16,3 MD, soit une croissance de 20%.

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Les revenus de la Société Tunisienne des Pneumatiques (STIP) affichent au premier trimestre T1-2018, une légère baisse de 3% par rapport à la même période en 2017. Le chiffre d’affaires global est passé de 11 MD à fin mars 2017 à 10,7 millions au 31 mars dernier, soit une régression de 3% et ce, malgré une hausse de 20,5% du chiffre d’affaires local atteignant 10,5 MD. Le chiffre d’affaires export a accusé au T1-2018 une chute de 90,3% par rapport à la même période l’année dernière, pour s’établir à 229 mille dinars contre 2,3 millions en 2017.
La production en volume affiche une baisse de 57% pour s’élever à 1.050 tonnes contre 2.445 tonnes une année auparavant. Quant à l’endettement, la société a communiqué le montant des engagements bancaires à fin décembre 2017 qui a atteint 205 millions de dinars.

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