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Le 6 février 2018, le trésor public a annoncé l’adjudication des BTA (Bons de trésor assimilables), pour un montant de 96,7 MDT et pour un taux moyen pondéré, évoluant selon les maturités de 6,854 % et 7,949 %. Six institutions financières, dont 6 banques tunisiennes, y ont participé, avec un montant offert (plus de 222 MDT) dépassant largement la demande (150 MDT). Le même trésor public tunisien avait aussi annoncé, le 23 janvier 2018, l’adjudication de BTA pour un montant de 190,5 MDT, avec des taux légèrement inférieurs mais presque tous au-dessus de 7 % et approchant même les 8 %. Largement demanderesses de ce genre de crédit pour l’Etat, 7 soumissionnaires, dont six banques de la place, y avaient pris part. Leurs offres (309,5 MDT) dépassaient même la demande du trésor public (120 MDT).

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Le ministre des Finances, Mohamed Ridha Chalghoum, a déclaré, mercredi, que “l’endettement n’est pas un choix mais le résultat de politiques cumulées qui ne peuvent pas être résolues, d’un coup, à travers une décision politique ou administrative“.
Et de poursuivre, en réaction aux questions des députés posées lors d’une séance plénière consacrée à l’adoption d’une loi portant approbation de la rétrocession à l’Etat de l’emprunt obligataire émis, le 17 février 2017, par la Banque centrale de Tunisie (BCT), sur le marché financier international pour la mobilisation d’une enveloppe de 850 millions d’euros ( près de 2060 millions de dinars), que “la résolution de la problématique de l’endettement, doit se faire dans le cadre d’un processus de consensus national” faisant remarquer que “le recours du pays à l’endettement vise essentiellement à financer le budget de l’Etat et à soutenir l’économie nationale“.

Le ministre a, par ailleurs, souligné la nécessité de réviser la masse salariale qu’il a qualifiée de lourde, évoquant l’initiative législative relative à l’incitation au départ volontaire des fonctionnaires de l’Etat afin d’alléger le poids de la masse salariale durant les années à venir.
Il a également estimé nécessaire de maitriser l’intervention de l’Etat dans le cadre du système de compensation, en orientant les subventions vers ceux qui en ont besoin.
Il a, en outre, considéré que la compensation des hydrocarbures constitue un autre fardeau pour l’Etat, rappelant qu’une enveloppe de 1500 millions de dinars lui a été consacrée en 2018 pour résoudre cette problématique et se mettre d’accord sur le choix de l’endettement additionnel pour couvrir l’écart de la hausse des prix des hydrocarbures ou partager l’augmentation du coût avec le consommateur.

Chalghoum a encore indiqué qu’une grande partie des dépenses de l’Etat est destinée au remboursement des dettes, estimées pour 2018 à environ 7972 millions de dinars.
Il a relevé l’effort déployé par le gouvernement pour réduire l’endettement à travers la loi des finances pour l’exercice 2018 et l’adoption d’une vision future à même d’être appliquée pour abaisser le déficit du budget à 4,9% contre 6,1% en 2017, ce dernier ne devant pas dépasser 3% à l’horizon de 2020.
Le ministre a mis l’accent sur la nécessité d’attirer les investissements étrangers, d’augmenter les exportations et de promouvoir le produit touristique afin de réduire l’endettement extérieur et par conséquent se doter des ressources nécessaires en devises, compte tenu de la baisse des réserves du pays à 84 jours d’importations, une période qui pourrait régresser à 79 jours au cours de la prochaine période, ce qui nécessiterait le recours à des emprunts additionnels.

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Affectée par un arrêt total de son activité depuis le 17 juillet 2017, la STIP a connu une autre année difficile. L’entreprise a annoncé avoir réalisé en 2017 un chiffre d’affaires en chute de 31,3% par rapport à 2016. Ainsi, les revenus de la STIP se sont établis à fin décembre dernier à 28,6 millions de dinars contre 41,7 millions l’année précédente. Le chiffre d’affaires local a régressé de 24% à 26,1 millions de dinars tandis que les exportations ont reculé de 65% à 7,3 millions de dinars. Cependant, la production affiche une progression de 20,6% pour s’élever à 3.614 tonnes contre 2.995 tonnes en 2016. Par ailleurs, l’endettement de la société a poursuivi son accroissement pour atteindre 191,2 millions de dinars à fin décembre dernier contre un encours de 184,2 millions à la même date l’année précédente. Pour rappel, un accord a été signé le 24 janvier dernier entre l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), l’Union Tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), le ministère de l’industrie, de l’Energie et des petites et moyennes entreprises et le ministère des Affaires Sociales, stipulant la reprise des activités de la STIP.

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Lionel Zinsou, co-président d’AfricaFrance et président de Terra Nova, assume son tuniso-optimisme, lequel, il l’avoue, lui a valu de l’incompréhension de la part des opérateurs locaux lors de son dernier passage en Tunisie. Zinsou persiste et signe : l’endettement de la Tunisie est tout à fait soutenable, et même faible par rapport à beaucoup de pays. Il a ajouté, lors du panel “Réussir ensemble demain, La Tunisie face aux nouvelles globalisations”, au Forum Tunisie-France, qu’il vient de jeter un oeil sur le service de la dette du pays et qu’il était agréablement surpris de le voir à un taux très bas, à peine 1 milliard de dinars.

L’économiste a affirmé que la Tunisie fait partie des deux ou trois pays du continent qui peuvent s’ériger en modèle en matière de modèle économique et de politique des finances publiques. Mais il a tout de même souligné un élément qui pour le coup doit être un vrai motif d’inquiétude pour les autorités : Le gap entre l’épargne et l’investissement. Il a déclaré que l’épargne nationale pesait entre 20 et 25% dans le PIB il y a quelques années, et arrivait même à couvrir les besoins en investissements de la Tunisie ; les chiffres font état d’une fonte de ce taux, carrément divisé par deux, 10%, dit-il. Il a ajouté que le marasme économique ambiant se traduit par une perte de profitabilité des entreprises, laquelle se répercute mécaniquement sur l’imposition sur les sociétés. De 4% l’apport de l’impôt sur les sociétés a dégringolé à 1%. Il a invité les pouvoirs publics à se pencher sur ces problèmes, qu’on peut du reste aisément corriger en 5 ans, d’après lui…

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Le ministre du Commerce, Omar El Behi a indiqué dans une déclaration à Africanmanager, en marge d’une rencontre tenue, jeudi 25 janvier 2018 à Tunis, que le gouvernement veut réduire le déficit de la balance commerciale à 4,9% en 2018 et à 3% l’horizon 2020.

Il a ajouté qu’à cet égard, le gouvernement a pris un certain nombre de mesures comme la réduction des importations, la hausse des tarifs douaniers et d’autres mesures visant à promouvoir le rythme de l’exportation.

Outre la réduction du déficit de la balance commerciale, le ministre a assuré que le gouvernement veut aussi réduire de 12% la dette de la Tunisie.

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Alumni IHEC Carthage a organisé ce jeudi 25 janvier 2018 un débat sur « les causes et conséquences des tensions inflationnistes et les moyens de les surmonter », en présence du ministre du Commerce, Omar El Bahi, des hauts responsables ainsi que des experts en économie.

Intervenant au cours de ce meeting, le ministre du Commerce, Omar El Bahi, a affirmé que le gouvernement d’union nationale travaille d’arrache-pied afin de réduire le taux du déficit commercial pour atteindre 4,9% en 2018 et 3% à l’horizon 2020.

Dans une déclaration accordée à Africanmanager, El Bahi a indiqué que le gouvernement a pris une série de mesures innovantes et prometteuses, dont notamment la réduction des importations et l’augmentation des tarifs douaniers.

Il a, en outre, affirmé que les efforts se poursuivent davantage afin d’accélérer le rythme des exportations, évoquant, dans ce contexte, la tenue de la première réunion du Conseil supérieur de l’exportation.

Commentant les récents chiffres dévoilées pat la BCT et relatifs à la chute des réserves en devises, le ministre  a signalé que cette baisse n’est pourtant pas une première et que le pays avait connu cette situation ces dernières années.

Et El Bahi d’insister sur l’importance d’accélérer le rythme des exportations, ce qui permettra d’augmenter les réserves en devises : « Nous prévoyons une amélioration des exportations au cours de cette année et nous allons emprunter afin de garantir la hausse de nos réserves en devises ».

Il a, en effet, affirmé que le gouvernent de Chahed ambitionne de réduire de 12% l’endettement extérieur de la Tunisie et ce, au cours de l’année prochaine.

Le ministre du Commerce a tenu, encore une fois, à rassurer les consommateurs tunisiens tout en indiquant que les prix des produits subventionnés demeureront inchangés, démentant ainsi les informations véhiculées ces derniers jours.

Et de confirmer que les campagnes de contrôle économique se poursuivent quotidiennement et dans tous les gouvernorats du pays afin de lutter contre tous les types de dépassement commis par certains commerçants.

Quant à l’expert en finance Ezzedine Saïdane, il a estimé que les finances publiques sont dans une situation difficile, précisant que la chute des réserves en devises, pour se situer à seulement 89 jours d’importation, est très dangereuse, car l’État sera dans l’incapacité de payer ses dettes étrangères.

Sur un autre volet, l’expert a ajouté que la hausse du taux d’inflation estimé à 6,4% ainsi que la dégradation du pouvoir d’achat du Tunisien de 25% au cours des dernières années ont causé une panne au niveau des moteurs de la croissance dont la consommation.

Il a ajouté que l’inflation financière pèse lourdement sur les équilibres financiers et économiques du pays (le coût de production, dépréciation du dinar…). Et d’affirmer que certains choix gouvernementaux n’étaient pas appropriés, citant à ce propos l’augmentation annuelle des dépenses de l’État de plus de 10%, résultant, selon ses dires, d’un déséquilibre financier, de l’inflation et de l’endettement public.

Pour faire face à la crise financière, qui sévit depuis un bon moment dans le pays, Saïdane a appelé à la révision de certains articles dans la loi de finances 2018 et a insisté sur la nécessité d’accélérer les réformes structurelles, outre celle des finances publiques.

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La société OFFICE PLAST affiche un chiffre d’affaires de 16,8 millions de dinars en hausse de 20% par rapport à 2016. A la fin de l’exercice 2017, la société a accompli 70% de son deuxième plan d’investissement en termes d’acquisition de matériels industriels et de transports. Ainsi, il ne reste que le bâtiment prévu pour fin 2018. Par ailleurs, l’endettement de la société s’élève 6,7 millions de dinars à fin décembre dernier, en hausse de 35%, dont 4,3 millions correspondant au financement de la première et la deuxième extension et 2,3 millions aux opérations de financement des stocks et des achats de matières premières.

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On y est ! 2018, l’année dont tout le monde parlait, celle de tous les défis, de toutes les difficultés et de toutes les augmentations annoncées par les experts en économie, qui ont alerté sur la gravité des dangers qu’elle représente pour les finances publiques et les équilibres généraux du pays. Ce vendredi 05 janvier, ce n’était pas les experts, mais le ministre des Finances, Ridha Chalghoum, qui n’a pas manqué, lors d’une rencontre organisée à Tunis sur la loi de finances 2018, de dresser un tableau sombre de l’économie nationale et d’annoncer de mauvaises nouvelles : Endettement, déficit commercial, gap budgétaire, retraite obligatoire dans la fonction publique, de nouvelles augmentations des prix…et la liste est encore longue.

S’agissant de l’endettement, le ministre a tenu à préciser que cela a atteint en Tunisie des niveaux inacceptables. “Ce n’est pas logique de se retrouver chaque année avec un taux endettement plus fort que le précédent“, a indiqué le ministre, mettant en garde contre cette fausse démarche, selon ses dires. “Si on continue dans cette stratégie, personne ne va nous prêter et les investisseurs vont nous fuir“, a assuré Chalghoum, avant d’ajouter que si aucun accord n’est trouvé avec le FMI sur la troisième tranche de crédit qui devrait être prochainement débloquée, toutes les autres institutions vont aussi abandonner la Tunisie.

Il a ajouté que le niveau d’endettement qu’a atteint aujourd’hui le pays aura un impact négatif non seulement sur les générations futures mais aussi sur l’économie du pays et sur la croissance.

Outre l’endettement, le ministre a reconnu les difficultés pour payer les pensions de retraite. “Nous sommes face à des difficultés énormes pour honorer nos engagements envers les caisses sociales et verser les pensions de retraite, mais nous le ferons quand même“, a-t-il indiqué. C’est pour cette raison, a-t-il expliqué, qu’une Contribution Sociale Généralisée (CSG) à hauteur de 1% sur le revenu imposable a été instaurée dans la loi de finances 2018, une mesure imposée suite aux difficultés des caisses sociales pour jouer pleinement leur rôle et sortir de la crise qui sévit dans le secteur depuis un bon nombre d’années. 

A cela s’ajoute la hausse du déficit commercial qui a atteint, selon le ministre, 9% suite à l’augmentation des importations (19%), un déficit qui devrait être financé par l’endettement extérieur et le recours au marché international, selon lui.

Ridha Chalghoum n’a pas toutefois caché que d’autres majorations des prix des hydrocarbures sont attendues en 2018 et ce, suite à l’évolution des cours pétroliers à l’échelle internationale, expliquant que la loi de finances 2018 a été établie sur une hypothèse d’un prix du baril de pétrole à 54 Dollars alors qu’il dépasse actuellement 66 Dollars à l’échelle internationale. Il a précisé qu’une hausse d’un dollar du prix du baril de pétrole représente un surcoût de 121 millions de dinars (MD) pour le budget de l’Etat. “On ne peut pas changer les hypothèses sur lesquelles la loi de finances 2018 a été établie (…) la solution est d’ajuster de nouveau les prix“, a assuré le ministre.

Chalghoum a en outre expliqué que pour ajuster les prix des hydrocarbures, l’État va se retrouver dans l’obligation d’agir sur les prix à travers l’activation du mécanisme d’ajustement des prix, et non sur les salaires ou la subvention des produits de base et du transport.

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Les agriculteurs de Jendouba, en sit-in devant le siège du gouvernorat de Jendouba depuis 22 jours, ont annoncé lundi soir la suspension de leur mouvement protestataire après les mesures annoncées plutôt dans la journée en leur faveur.

Une réunion ministérielle s’est tenue aujourd’hui, lundi 25 décembre 2017 au ministère de l’Agriculture. Rencontre, consacrée à l’examen des difficultés et des problèmes que connaissent le secteur agricole et les agriculteurs dans le gouvernorat de Jendouba.
Il a été décidé, lors de cette réunion, d’augmenter d’un million l’enveloppe réservée à l’indemnisation des agriculteurs endommagés par le manque d’eau d’irrigation durant l’été.
Cette enveloppe sera portée de 4 à 5 millions de dinars. Il a été également convenu de prévoir au mois de juin 2018, une réunion du conseil régional pour examiner les difficultés du secteur agricole dans la région ainsi que de programmer une réunion technique relative au dossier de l’endettement des agriculteurs.

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C’est le dernier rapport de Bank Al-Maghrib, la Banque centrale du royaume, qui le dit : Les ménages et les entrepreneurs ont les faveurs des banques. Au terme des 10 premiers de cette année, le volume global des crédits contractés affiche une hausse de 5,2% à fin octobre, soit un chiffre affolant de 832,1 milliards de dirhams (88,5 milliards de dollars). L’endettement des citoyens tunisiens c’est du menu fretin à côté de ça !

Dans le détail, ce sont les crédits à l’équipement qui ont le plus explosé, +13,6%, soit 166,36 milliards de dirhams (18 milliards de dollars) à fin octobre2017.
La consommation a également bondi sur les dix premiers mois de cette année. Les prêts sont estimés à 50,85 milliards de dirhams (5,5 milliards de dollars), une montée de 4,5%.
Idem pour les crédits immobiliers, qui ont enregistré une évolution de 4,1%. Là le rapport indique un chiffre de 257,7 milliards de dirhams (27 milliards de dollars). On a appris que les crédits à l’habitat pèsent 195,72 milliards de dirhams (21 milliards de dollars) dans ce total, en progression de 4,6%. Même tendance pour les prêts accordés aux promoteurs immobiliers, ils ont progressé de 3%, se situant à 59,72 milliards de dirhams (6,3 milliards de dollars).

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Le directeur général de l’Institut National de la Consommation (INC), Tarek Ben Jazia, a indiqué, dans une déclaration, lundi 4 décembre 2017 à Africanmanager, que les Tunisiens sont endettés de 5 Milliards de dinars auprès des banques et ce, jusqu’à la fin du mois de juin 2017. Donc l’ardoise s’est allongée depuis, à la faveur des dépenses liées à l’Aïd El Kbir, la rentrée scolaire…

Ben Jazia a expliqué cela par la cherté de la vie et la détérioration du pouvoir d’achat du Tunisien à la lumière de la crise qui sévit depuis des années dans le pays.

Ben Jazia a, dans le même contexte, assuré que le total des prêts accordés aux Tunisiens par les banques s’élève jusqu’au mois de juin dernier à 21,6 milliards de dinars, dont 9 milliards contractés pour le logement.

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Les déboires du secteur du tourisme tunisien ont émergé à partir de l’année 2010 et se sont accentués en 2011 à cause non seulement des changements et de l’instabilité politiques mais aussi des attentats terroristes qui se produits durant les années qui ont suivi la Révolution, telles que les attaques du Bardo, de Sousse et de Tunis. Ce sont quelques uns des motifs de l’aggravation de la situation des acteurs du secteur, déjà fragilisés par des problèmes conjoncturels qui sont devenus structurels. Du coup, des mesures d’urgence et une stratégie nationale pour le sauvetage et le développement du secteur touristique s’imposent, d’où l’idée de l’élaboration d’un Livre Blanc relatif à la restructuration du secteur hôtelier. Une initiative chapeautée par la Fédération tunisienne de l’hôtellerie et la Fédération professionnelle des banques (APTBEF).

Ebranlée par deux crises, à savoir le changement politique et les attentats terroristes, la destination Tunisie a été désertée par les Européens et une capacité d’accueil diminuée de plus de 15% par rapport aux chiffres de l’année 2010. Cela se traduit également par la régression du nombre de nuitées de 50% entre les années 2010 et 2016 et des recettes en recul malgré l’effet de change. Nous signalons toutefois que malgré cette situation défavorable, le secteur du tourisme n’a pas cessé de contribuer à l’économie nationale, représentant ainsi 6,6% du PIB en 2016 contre 9,8% en 2010.

Mises à part ces deux crises, le secteur touristique tunisien fait face à un problème d’endettement sans précédent et les créances des unités hôtelières sont depuis cette année un poids lourd non seulement pour le secteur du tourisme mais aussi pour les banques et l’État. Résultat : risque systématique relativement élevé à cause des créances douteuses des banques dans le secteur touristique (sur 4,3 Milliards de dinars de créances 1,6 Milliard est toujourx litigieux en 2015. Ajoutons à cela la chute des recettes en devises, l’aggravation du déficit commercial, la dépréciation du dinar, l’augmentation du déficit des banques publiques, la réduction du financement de l’investissement, la position affaiblie dans les négociations avec les bailleurs de fonds internationaux et plus de 80 mille emplois perdus depuis l’année 2010.

Les banques aussi se sont trouvées face à plusieurs problématiques dont un niveau élevé des créances classées et des provisions qui augmentent d’année en année, réduction des fonds propres et de la capacité d’octroi du crédit et pression sur les cours des actions. Les professionnels du secteur hôtelier ont également souffert de crises sociales, de créances classées et d’une incapacité à financer les investissements et l’exploitation et nouer des partenariats commerciaux et à fournir un service acceptable pour manque de liquidité. Les professionnels du secteur hôtelier ont également souffert de crises sociales, de créances classées et d’une incapacité de financer les investissements et l’exploitation et nouer des partenariats commerciaux et de fournir un service acceptable pour manque de liquidité.

Des exemples de schémas de restructuration ont été proposés dans le cadre de ce livre blanc, à savoir une restructuration”préventive” d’une dette non classée ou une restructuration d’une dette avec réévaluation de l’actif (un apport du professionnel, l’utilisation d’un seul contrat d’OCA et sans conversion). Cela nécessite en effet la mise en place d’un ensemble de mesures de soutien et des réglementations favorisant l’investissement dans le secteur touristique.

De ce fait, un ensemble des réglementations et de mesures sont toujours attendues non seulement de la part de la Banque centrale, des ministères de l’Intérieur, des Finances, du Tourisme, de la coopération internationale, de l’Équipement et des Affaires sociales mais aussi de l’APTBEF, de la FTH et des professionnels du secteur.

Pour la BCT, elle est appelée à proroger la circulaire n° 2015-12 relative aux mesures exceptionnelles pour le soutien des entreprises opérant dans le secteur du tourisme à l’année 2017, de permettre aux banques de reprofiler les dettes de classes 0 ou 1 avec la maintien de la classe risque et de consolider la dette Senior ainsi que les nouveaux concours, consentis dans le cadre d’un plan de restructuration comme étant des créances structurelles non classées. Il s’agit aussi d’identifier la classe risque de l’entité à celle de la dette supportable par le business plan qui est, désormais, devenue l’unique engagement sur lequel serait imputé la garantie réelle et pour lequel elle aura l’exclusivité du CF disponible.

Le ministère de l’Intérieur doit continuer la sécurisation des zones touristiques en collaborant avec les professionnels et assurer un environnement immédiat propre aux hôtels.

Le ministère du Tourisme doit de son côté élaborer une stratégie nationale pour le tourisme avec un nouveau  positionnement de la destination Tunisie, renforcer la sécurité des zones touristiques, lever la restriction de voyage, restructurer la dette touristique

Quant au  ministère des Finances, il doit mettre en place un ensemble d’actions comme la mise en place des incitations aux investissements dans le secteur et facilitation de la restructuration des dettes touristiques, l’assouplissement des conditions pour bénéficier de l’avantage de la prise en charge des charges patronales de l’État, la mise en place d’un fonds de garantie pour le secteur touristique, y compris les sociétés de gestion des unités hôtelières, le financement de la restructuration du secteur et l’assouplissement des conditions de rééchelonnement de la dette fiscale.

D’autres actions devraient être menées tout comme la négociation d’une ligne de crédit destinée à la restructuration du secteur, soutenir les propositions de la FTH auprès du ministère du Tourisme et de l’Artisanat, soutenir les conditions de rééchelonnement de la dette sociale, mettre en place une base de données afin de mieux évaluer le BP sur la base d’informations actualisées. Les professionnels doivent réaliser des plans d’affaires réalistes et réalisables, innover et garantir une bonne gouvernance et la transparence.

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“Un livre blanc sur l’endettement du secteur touristique sera élaboré, prochainement”, a annoncé la ministre du tourisme et de l’Artisanat, Salma Elloumi Rekik.
Dans sa réponse aux interventions des députés, lors d’une séance plénière, tenue mercredi, à l’ARP pour examiner le budget du ministère du département pour l’exercice 2018, elle a ajouté que ce livre s’inscrit dans le cadre d’un plan d’action élaboré en collaboration avec les différentes parties intervenantes (professionnels, banques, administration…) pour aider le secteur touristique à surmonter les difficultés et à poursuivre son activité dans de bonnes conditions.

La ministre du Tourisme a souligné les efforts déployés par son département pour redynamiser l’activité touristique, précisant que le ministère a entamé la division de l’Office national du tourisme tunisien (ONTT) en des agences spécialisées.
Une agence de formation dans les métiers du tourisme a été créée, dans ce cadre, et aura pour mission la promotion du système de formation dans le secteur afin de répondre aux besoins réels du tourisme en compétences spécialisées.
Elloumi a rappelé que la stratégie du ministère du Tourisme pour les prochaines années repose, essentiellement, sur la diversification du produit à la faveur de la diversification des différents types de résidences touristiques.
Elle a, en outre, indiqué que le texte d’application relatif à la loi de protection des terres agricoles a été transmis à la Présidence du gouvernement pour adoption. Cette loi va permettre de construire des résidences touristiques sur des terres agricoles sans modification leur vocation.

Par ailleurs, la ministre a présenté les différents projets touristiques programmés pour l’année 20187, notamment dans les régions intérieures du pays en mettant l’accent sur la nécessité de promouvoir le tourisme de loisirs.
Elle a fait savoir que les projets de Marina Gammarth, lequel comporte 380 noeuds et celui de la Marina de Bizerte, d’une capacité de 280 noeuds, pour passer ultérieurement à 700 noeuds, entreront en exploitation en 2018. Par ailleurs, une étude sera bientôt lancée, en partenariat avec le secteur privé, pour développer le port de Sidi Bou Said.

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Il faut l’avouer, les signes de reprise, “vendues” ça et là par les autorités, sont difficilement perceptibles pour le citoyen lambda ! Sans vouloir démentir les déclarations récentes du chef du gouvernement, Youssef Chahed, ou encore celles du gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari, faisant état d’une légère embellie économique, aucun signe d’amélioration ou de relance n’a été jusqu’ici enregistré de façon tangible. Les principaux indicateurs sur lesquels est basée notre économie sont encore au rouge : Le déficit commercial n’a cessé de se creuser, l’inflation monte ; les exportations sont en berne ; l’ensemble des prêts octroyés à la Tunisie et les dons qui lui ont été versés par plusieurs pays, depuis un petit paquet d’années, n’ont fait qu’entrainer le pays dans un cycle d’endettement sans précédent, sachant qu’une grande partie des fonds cumulés a été décaissée pour couvrir les dépenses liées aux salaires du public, au détriment de l’investissement et du développement. Pire, les avoirs nets en devise de la Tunisie à la date du 24 novembre dernier ont plongé à 92 jours d’importation ( 12,420 MDT), contre des réserves couvrant 98 jours d’importation (12,954 MDT) à la date du 27 octobre 2017, un niveau qui place la Tunisie sur le seuil de l’insécurité en termes de réserves en devises.

Et le projet de la loi de finances 2018, actuellement en discussion au Parlement, ne va rien changer. Au contraire, il cache une année plus mauvaise que l’actuelle, notamment devant l’augmentation très probable du prix du baril du pétrole jusqu’à 56 dollars en 2018, prédit la Banque Mondiale, contre 54 inscrit au titre de cette loi, ce qui aura certainement un impact très négatif sur le budget de l’Etat. Le ministre de l’Énergie, des Mines et des Énergies renouvelables, Khaled Kaddour, a déjà évoqué le problème. Dans une déclaration récente faite devant les médias, il a fait remarquer qu’une augmentation d’un dollar du prix du baril de pétrole représente un surcoût de 120 millions de dinars (MD) pour le budget de l’État et que toute hausse de 10 millimes dans le taux de change du dollar coûte à l’Etat tunisien 30 millions de dinars.

Dans une note publiée ce mois de novembre, la BCT a indiqué que le déficit commercial de la Tunisie a continué à se détériorer au cours des 9 premiers mois de 2017 pour s’élever à 11, 5 Mds de dinars. Cette situation s’explique par l’amplification continue du niveau des importations de tous les groupes de produits alors que celui des exportations demeure toujours insuffisant pour redresser l’équilibre.

Ajoutons à cela la dépréciation du dinar tunisien par rapport à la monnaie verte. Durant la journée du lundi 27 novembre 2017, le dinar a poursuivi sa tendance à la baisse face à l’euro pour atteindre de nouveau un plus bas historique à 2,9500 dt contre 2.9450 dt vendredi 24 du même mois. Le dinar tunisien a également enregistré une baisse face au dollar américain, qui s’est négocié à 2.4900 dt contre 2.4850 la fin de la semaine écoulée.

Plusieurs experts économiques ont déjà mis en garde contre la dégradation de notre économie au cours de l’année 2018. Ezzedine Saidane a pointé la fonte des réserves en devises couvrant seulement 92 jours d’importations, un niveau qualifié d’alarmant, en expliquant que cette détérioration est un danger pour la situation économique du pays, en référence aux normes internationales.

Il a, par ailleurs, dénoncé, lors de son passage, lundi, sur Express Fm, la gravité de la situation économique actuelle de la Tunisie, en expliquant que malgré l’obtention des prêts de la part du Fonds monétaire international (FMI), les réserves en devises actuelles ne couvriront pas les dettes du pays envers les institutions financières internationales.

L’expert en économie a aussi déclaré que le déblocage de la troisième tranche du crédit du FMI n’a pas eu lieu à cause des promesses non tenues de la Tunisie. Il a précisé que le versement se fera après la ratification de la loi de finances 2018.

Saidane a sous un autre angle indiqué que les conditions du FMI pour le versement de la troisième tranche du prêt sont la réforme du Fonds de Compensation et la révision des prix des produits de base, mettant en garde contre les conséquences de la décision du Fonds en cas de non déblocage de la troisième tranche. Il a expliqué que toutes les institutions financières mondiales se rangeront derrière la décision du FMI et feront les mêmes conclusions, qui pourront contribuer à l’avancement de l’économie du pays comme à sa détérioration.

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Le gouvernement Nigérian a annoncé un budget record de 8,6 trillions de nairas (28,16 milliards de dollars) en prévision de l’année 2018. Selon les données dévoilées par l’agence d’information africaine Ecofin, ce budget a été surtout conçu sur la base d’un taux de change moyen établi à 305 nairas pour un dollar, et une production pétrolière de 2,3 millions de barils par jour, à un prix de 45 dollars le baril. Les dépenses en capitaux devraient atteindre 2,4 trillions de nairas (plus de 7,9 milliards$).

Les objectifs de recettes et de dépenses fixés par Abuja ne sont jamais atteints. Le gouvernement a du mal à collecter les recettes fiscales dans un pays où l’informel fait loi. Une situation qui contribue fortement à l’élargissement du déficit budgétaire.

 En 2018, le déficit budgétaire devrait passer sous la barre des 2 005 milliards de nairas (6,56 milliards $), en baisse par rapport aux 2 313 milliards de nairas de l’an dernier.

Pour combler ce gap, le gouvernement compte utiliser les instruments de dette pour mobiliser  environ 1,699 trillions de nairas (plus de 5,5 milliards $). La moitié de ces fonds proviendra de l’endettement extérieur dans un contexte où les coûts de la dette publique sont très élevés, note la même source.

Pour l’exercice qui pointe à l’horizon, le quart des dépenses budgétaires sera consacré au service de la dette. Le Nigeria table sur une inflation moyenne dans le sillage de 12,4%  pour 2018. L’activité économique devrait reprendre de plus bel, grâce à une croissance de 3,5%, ajoute encore Ecofin.

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Lors de son audition ce mercredi 31 octobre 2017 par la commission des finances du Parlement, le ministre des Finances, Ridha Chalghoum, a déclaré que l’endettement atteindra cette année 71% du PIB contre 69,6% prévu à la fin de l’année 2017.

Le ministre a dans le même cadre indiqué que les besoins de financement de l’État devraient atteindre en 2018 le chiffre de 9536 MDT dont 2200 MDT proviendront de l’endettement national.

Il y a lieu de rappeler à ce propos que la commission des Finances de l’ARP a entamé ce mercredi l’examen du projet de loi de finances 2018 et elle prévoit à cet effet d’auditionner des représentants d’organisations et de structures professionnelles et syndicales, dont l’Utica, l’Utap, la Conect, l’UGTT et la Fédération des métiers libres et des services.

Les deux projets de budget de l’Etat et de la Loi de finances relatifs à l’exercice 2018 ont été soumis, le 14 octobre dernier, par le ministère de Finances au bureau de l’ARP. Ils devraient être promulgués avant les délais constitutionnels fixés au 10 décembre 2017.

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Tawasol Groupe holding (TGH) finit le troisième trimestre avec un chiffre d’affaires consolidé de 81 401 351 DT et une production de l’ordre de 91 198 750 DT contre respectivement 95 235 857 DT et 93 972 399 DT réalisé au 30/09/2016, selon le site de la bourse de Tunis.

Le troisième trimestre 2017 enregistre un total revenu de 27 186 653 DT contre un montant de 29 260 882 DT enregistré au cours de la même période de 2016, soit une baisse de 7%. Cette baisse est due notamment au recul de 18% de l’activité réseau d’infrastructure rapport à la même période en 2016 et la baisse du chiffre d’affaires de l’activité pipeline gaz due à l’effet cyclique de la facturation de la fourniture en pipes, dont les revenus ont été réalisés principalement en 2016.

Face à la baisse enregistrée au niveau des revenus, le total Production au terme du 3ème trimestre 2017 n’a pas connu de variation significative, s’établissant à 91 198 750 DT contre 93 972 399 DT réalisé à fin du 3ème trimestre 2016.

Le pôle promotion immobilière n’enregistre pas encore de contributions aux revenus, néanmoins la production du 3ème trimestre 2017 s’établit à 2 048 420 contre une production du 2ème trimestre 2017 de 2 374 938 DT.

S’agissant de l’investissement cumulé au 30 septembre, il enregistre une baisse de 64% par rapport à la même période 2016, étant passé de 11 211 796 DT à 4 014 917 DT.

Quant à l’endettement net consolidé du groupe, il se maintient sensiblement à son niveau enregistré au 31 décembre 2016, avec une confirmation du trend baissier sur l’endettement à Moyen terme. Il s’est élevé au 30 septembre 2017 à 88 406 281 DT contre 87 169 804 DT enregistré à fin 2016.

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Au cours du 3ème trimestre 2017, le chiffre d’affaires de la société Assad poursuit son évolution et affiche une importante augmentation de 50,6% comparé à la même période de l’année 2016 passant de 16.0 millions de dinars (MD) à 24.1 MD, selon le site de la bourse de Tunis.
A la fin de mois de septembre 2017, le chiffre d’affaires a augmenté de 28% comparé à la même période de 2016, passant de 46.4 MDT à 59.4 MDT.
Sur le marché local, le chiffre d’affaires a augmenté de 23% par rapport à la même période de l’année dernière, passant de 16.2 MD à 19.9 MD. Sur le marché export, le chiffre d’affaires a augmenté de 30,7% passant de 30.2 MD à 39.5 MD.
La production durant la même période a augmenté de 6,4% par rapport à la même période de l’année 2016 alors que les investissements de la période ont été de l’ordre de 2.1 MD.
Quant à l’endettement total de la société, il a diminué par rapport à la même période de 2016 de 2.3 MD soit de -3,9% et se situe désormais à 55.5 MD dont 25 MDT d’obligations convertibles en actions.

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La société NBL (New Body Line) a enregistré, courant le 3ème trimestre 2017, une augmentation de 29.47% de son chiffre d’affaires trimestriel, en comparaison avec le même trimestre de 2016 et une augmentation du chiffre d’affaires au 30 septembre 2017 de 1.52% par rapport à la même période de 2016. Cette augmentation est expliquée essentiellement par la forte évolution des ventes des produits basiques du 3ème trimestre et des neufs mois de l’année 2017, respectivement de +183.41% et de +55.7%. Elle est aussi la résultante de la mise en œuvre de la stratégie commerciale qui met l’accent sur une adaptation aux exigences du marché à travers l’intégration de la production, la réactivité, l’innovation, l’adaptation aux besoins des petites commandes et la focalisation sur le marché allemand et le fait de dénicher de nouveaux clients locaux et étrangers grâce aux efforts commerciaux entrepris aussi bien en Tunisie qu’ailleurs. La société NBL maintient toujours son niveau d’endettement à LMT à zéro et dispose d’une trésorerie largement excédentaire…

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