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Le gouvernement Nigérian a annoncé un budget record de 8,6 trillions de nairas (28,16 milliards de dollars) en prévision de l’année 2018. Selon les données dévoilées par l’agence d’information africaine Ecofin, ce budget a été surtout conçu sur la base d’un taux de change moyen établi à 305 nairas pour un dollar, et une production pétrolière de 2,3 millions de barils par jour, à un prix de 45 dollars le baril. Les dépenses en capitaux devraient atteindre 2,4 trillions de nairas (plus de 7,9 milliards$).

Les objectifs de recettes et de dépenses fixés par Abuja ne sont jamais atteints. Le gouvernement a du mal à collecter les recettes fiscales dans un pays où l’informel fait loi. Une situation qui contribue fortement à l’élargissement du déficit budgétaire.

 En 2018, le déficit budgétaire devrait passer sous la barre des 2 005 milliards de nairas (6,56 milliards $), en baisse par rapport aux 2 313 milliards de nairas de l’an dernier.

Pour combler ce gap, le gouvernement compte utiliser les instruments de dette pour mobiliser  environ 1,699 trillions de nairas (plus de 5,5 milliards $). La moitié de ces fonds proviendra de l’endettement extérieur dans un contexte où les coûts de la dette publique sont très élevés, note la même source.

Pour l’exercice qui pointe à l’horizon, le quart des dépenses budgétaires sera consacré au service de la dette. Le Nigeria table sur une inflation moyenne dans le sillage de 12,4%  pour 2018. L’activité économique devrait reprendre de plus bel, grâce à une croissance de 3,5%, ajoute encore Ecofin.

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Lors de son audition ce mercredi 31 octobre 2017 par la commission des finances du Parlement, le ministre des Finances, Ridha Chalghoum, a déclaré que l’endettement atteindra cette année 71% du PIB contre 69,6% prévu à la fin de l’année 2017.

Le ministre a dans le même cadre indiqué que les besoins de financement de l’État devraient atteindre en 2018 le chiffre de 9536 MDT dont 2200 MDT proviendront de l’endettement national.

Il y a lieu de rappeler à ce propos que la commission des Finances de l’ARP a entamé ce mercredi l’examen du projet de loi de finances 2018 et elle prévoit à cet effet d’auditionner des représentants d’organisations et de structures professionnelles et syndicales, dont l’Utica, l’Utap, la Conect, l’UGTT et la Fédération des métiers libres et des services.

Les deux projets de budget de l’Etat et de la Loi de finances relatifs à l’exercice 2018 ont été soumis, le 14 octobre dernier, par le ministère de Finances au bureau de l’ARP. Ils devraient être promulgués avant les délais constitutionnels fixés au 10 décembre 2017.

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Tawasol Groupe holding (TGH) finit le troisième trimestre avec un chiffre d’affaires consolidé de 81 401 351 DT et une production de l’ordre de 91 198 750 DT contre respectivement 95 235 857 DT et 93 972 399 DT réalisé au 30/09/2016, selon le site de la bourse de Tunis.

Le troisième trimestre 2017 enregistre un total revenu de 27 186 653 DT contre un montant de 29 260 882 DT enregistré au cours de la même période de 2016, soit une baisse de 7%. Cette baisse est due notamment au recul de 18% de l’activité réseau d’infrastructure rapport à la même période en 2016 et la baisse du chiffre d’affaires de l’activité pipeline gaz due à l’effet cyclique de la facturation de la fourniture en pipes, dont les revenus ont été réalisés principalement en 2016.

Face à la baisse enregistrée au niveau des revenus, le total Production au terme du 3ème trimestre 2017 n’a pas connu de variation significative, s’établissant à 91 198 750 DT contre 93 972 399 DT réalisé à fin du 3ème trimestre 2016.

Le pôle promotion immobilière n’enregistre pas encore de contributions aux revenus, néanmoins la production du 3ème trimestre 2017 s’établit à 2 048 420 contre une production du 2ème trimestre 2017 de 2 374 938 DT.

S’agissant de l’investissement cumulé au 30 septembre, il enregistre une baisse de 64% par rapport à la même période 2016, étant passé de 11 211 796 DT à 4 014 917 DT.

Quant à l’endettement net consolidé du groupe, il se maintient sensiblement à son niveau enregistré au 31 décembre 2016, avec une confirmation du trend baissier sur l’endettement à Moyen terme. Il s’est élevé au 30 septembre 2017 à 88 406 281 DT contre 87 169 804 DT enregistré à fin 2016.

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Au cours du 3ème trimestre 2017, le chiffre d’affaires de la société Assad poursuit son évolution et affiche une importante augmentation de 50,6% comparé à la même période de l’année 2016 passant de 16.0 millions de dinars (MD) à 24.1 MD, selon le site de la bourse de Tunis.
A la fin de mois de septembre 2017, le chiffre d’affaires a augmenté de 28% comparé à la même période de 2016, passant de 46.4 MDT à 59.4 MDT.
Sur le marché local, le chiffre d’affaires a augmenté de 23% par rapport à la même période de l’année dernière, passant de 16.2 MD à 19.9 MD. Sur le marché export, le chiffre d’affaires a augmenté de 30,7% passant de 30.2 MD à 39.5 MD.
La production durant la même période a augmenté de 6,4% par rapport à la même période de l’année 2016 alors que les investissements de la période ont été de l’ordre de 2.1 MD.
Quant à l’endettement total de la société, il a diminué par rapport à la même période de 2016 de 2.3 MD soit de -3,9% et se situe désormais à 55.5 MD dont 25 MDT d’obligations convertibles en actions.

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La société NBL (New Body Line) a enregistré, courant le 3ème trimestre 2017, une augmentation de 29.47% de son chiffre d’affaires trimestriel, en comparaison avec le même trimestre de 2016 et une augmentation du chiffre d’affaires au 30 septembre 2017 de 1.52% par rapport à la même période de 2016. Cette augmentation est expliquée essentiellement par la forte évolution des ventes des produits basiques du 3ème trimestre et des neufs mois de l’année 2017, respectivement de +183.41% et de +55.7%. Elle est aussi la résultante de la mise en œuvre de la stratégie commerciale qui met l’accent sur une adaptation aux exigences du marché à travers l’intégration de la production, la réactivité, l’innovation, l’adaptation aux besoins des petites commandes et la focalisation sur le marché allemand et le fait de dénicher de nouveaux clients locaux et étrangers grâce aux efforts commerciaux entrepris aussi bien en Tunisie qu’ailleurs. La société NBL maintient toujours son niveau d’endettement à LMT à zéro et dispose d’une trésorerie largement excédentaire…

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La sanction a fini par tomber sur la locomotive de l’économie mondiale, la Chine, après un premier carton jaune de la part de Moody’s en mai dernier. Standard & Poor’s vient de dégrader la notation de Pékin, la faisant passer de ”AA-” à ”A+”.

La superpuissance paie cher son endettement public et privé, qui monte dangereusement depuis 2009. Il y a certes la floraison de projets d’infrastructures et de chantiers immobiliers, qui a boosté la croissance du pays, mais tout cela est financé par de la dette, et elle a trop enflé !

D’après l’agence Reuters, le Fonds monétaire international avait récemment averti les autorités chinoises, sur les risques d’une grave crise financière qui pourrait impacter toute l’économie mondiale.

A noter que la dette globale, hors secteur bancaire, pourrait excéder 290% du PIB d’ici 2022, contre 235% en 2016.

Standard & Poor’s indique que l’abaissement de la note à A+ est assortie d’une perspective stable, pariant sur le fait que la croissance chinoise devrait rester forte et ses performances budgétaires meilleures dans les trois à quatre prochaines années…

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Le déficit budgétaire s’est aggravé, à fin juillet 2017, pour atteindre 3 177 millions de dinars -MD (environ plus de 3% du PIB de la Tunisie), alors que la Loi de Finances 2017 (LF) table sur un déficit budgétaire, pour toute l’année, de 5 345 MD ( 5,4% du PIB). L’année dernière, il s’est élevé à 2 755 MD au cours des 7 premiers mois, d’après un document sur ” les résultats provisoires de l’exécution du budget de l’Etat – juillet 2017 “, publié, au mois de Septembre, par le ministère des Finances.
Selon le document, cette aggravation est due à la hausse des dépenses, notamment les dépenses de gestion, et plus spécialement celles réservées au paiement des salaires de la fonction publique, qui ont enregistré un bond de 11,4%, à fin juillet 2017, alors que les prévisions de la LF, limitaient cette progression à 4,1% pour toute l’année en cours.
Pis encore, le ministère des Finances a fait état de la non réalisation de recettes non fiscales prévisionnelles, étant donné que les recettes collectées jusqu’à juillet (789 MD) ne représentent que le 1/3 des recettes prévues pour toute l’année (2195 MD). En fait, alors que les prévisions tablaient sur des recettes à hauteur de 200 MD, provenant de la vente de biens confisqués, et de 250 MD, provenant de dons extérieurs, pour l’année 2017, nous avons comptabilisé 0 millime pour ces deux rubriques, jusqu’à ce jour, mais la donne peut encore, changer d’ici la fin de l’année.
De même, les revenus des participations des sociétés publiques n’ont pas dépassé, durant les sept premiers mois de l’année, les 19 MD, alors qu’on tablait sur des recettes à hauteur de 220 MD pour 2017.
Par ailleurs, la LF 2017 ciblait la réalisation de revenus provenant de la commercialisation de carburants de l’ordre de 500 MD, à fin décembre, alors que jusqu’en juillet nous n’en avons collecté que 200 MD.
A cela, s’ajoute les prévisions erronées relatives au remboursement des intérêts de la dette, puisque nous avons remboursé 1502 MD jusqu’à fin juillet, alors que les estimations dans la Loi de Finances tablaient sur un total d’intérêts à payer pour 2017, de 2215 MD. Ceci est du notamment au phénomène de la dépréciation du dinar par rapport aux devises étrangères, notamment l’euro et le dollar, surtout que l’emprunt étranger constitue la principale composante de nos sources de financement. En fait, depuis le début de l’année jusqu’au 19 Septembre courant, le dinar a chuté de 18% par rapport à l’euro, et de 10% par rapport au dollar.
Dans ce contexte, les tirages budgétisées ont atteint 4478,8 MD, sur un total prévu jusqu’à la fin de l’année de 5246,6 MD.
D’après le département de Finances, ce déficit est comblé, jusque-là, moyennant des financements extérieurs à hauteur de 2 618 MD et des financements intérieurs, de l’ordre de 558 MD.

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Le taux d’endettement de la Tunisie a atteint, à fin juin 2017, 66,9% du PIB, contre 60,3% du PIB en juin 2016, c’est ce qui ressort de ” la brochure de la dette publique “, publiée le 4 septembre courant, par le ministère de Finances.
L’encours de la dette publique est passé entre 2016 et 2017, de 52,7 milliards de dinars, à 62,791 milliards de dinars, ce qui représente presque le double du budget de l’Etat pour l’année en cours (32,27 milliards de dinars).
La dette extérieure représente plus des deux tiers de la dette publique (43,6 milliards de dinars), et est composée de la dette multilatérale (47%), de la dette bilatérale (15%) et du Marché Financier International -MFI (38%).
Quant à la dette intérieure (19,19 milliards de dinars), elle est composée, essentiellement, de Bons de Trésors Assimilables (64%) et de dépôts à la TGT (28%).
Toujours selon le document du ministère de Finances, le service de la dette s’est élevé, à la fin du premier semestre 2017, à 3,6 milliards de dinars, contre 2 milliards de dinars, à fin juin 2016.

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“Depuis 2012, le FMI conditionnait son soutien à la Tunisie par d’importantes réformes touchant plus particulièrement les finances publiques, les caisses de sécurité sociale et le système bancaire. Depuis, hélas, rien n’a été fait dans ce domaine sauf la recapitalisation de la STB et de la BNA”. C’est ce qu’a déclaré Houcine Dimassi, ancien ministre des Finances, dans une interview accordée à Africanmanager. Il a estimé que de ce fait, le FMI a presque désespéré de la Tunisie et pourrait rompre son aide.

Dimassi a par ailleurs indiqué que le projet budgétaire de 2017 est basé sur un emprunt extérieur de 6 045 millions de dinars (MD) dont 1 435 MD (23.7%) proviennent du FMI, 1 262 MD du Marché Financier International, 1 125 MD de la Banque Mondiale et 1 125 de l’Union Européenne. “Le refus du FMI d’octroyer à la Tunisie ce prêt risque de neutraliser certains autres crédits extérieurs et de creuser ainsi un trou ingérable dans le budget de l’Etat. Cette situation intenable risque de pousser l’Etat à comprimer brutalement certaines dépenses budgétaires tels que les salaires et les primes de la fonction publique, les dépenses de compensation, les services de la dette ou les dépenses d’équipement”, a-t-il dit.

Ce genre de mesures pourrait évidemment, selon ses déclarations, provoquer de graves tensions économiques, sociales et même géopolitiques. Le plus probable serait donc un recours à de nouvelles ressources budgétaires. L’État pourrait donc tenter de glaner d’autres recettes provenant soit d’une flagellation fiscale plus douloureuse, soit d’une liquidation hâtive d’importantes sociétés publiques, y compris les banques. Dans tous les cas, la décision du FMI d’arrêter son appui à la Tunisie assoit cette dernière sur un véritable volcan.

À notre interrogation sur le fait de savoir si la Tunisie pourra vraiment se passer du FMI, Dimassi a dit  : “Bien sûr que oui, à condition qu’elle réussisse à équilibrer elle-même ses comptes (budget et balance commerciale). Rappelons que depuis son indépendance (60 ans), la Tunisie n’a eu recours au FMI qu’à trois reprises : 1964, 1986 et actuellement”.

S’agissant des mises en garde contre les dictats du FMI, telles qu’exprimés par certains experts, l’ancien ministre a fait savoir que ce genre de mise en garde relève de la démagogie et du populisme dont usent à tours de bras la majeure partie des politiciens et syndicalistes, y compris leurs experts. Ces gens-là font semblant d’ignorer que le FMI n’est pas une banque mais un fonds de secours fait pour venir en aide aux pays en crise, a asséné Dimassi. “L’idée étant de tenter de sauver le maximum de pays en difficulté de la situation de cessation de paiement afin de ne pas voir l’économie mondiale s’écrouler. Le FMI n’a donc jamais couru derrière un pays pour lui imposer ses dictas. Ce sont plutôt les pays en crise qui font recours au FMI. Évidemment, ce dernier a toujours dicté des réformes à ces pays afin qu’ils ne refassent pas les mêmes conneries et stupidités du passé. Les déséquilibrés tentent toujours de coller la responsabilité de l’erreur à autrui !”, a-t-il conclu.

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“Les agences de notation (Rating) jouent un rôle très important dans l’orientation de la décision des investisseurs sur la place mondiale (crédits, private equity et investissements publics). En accordant une note à un pays membre, l’agence évalue le potentiel économique et la solvabilité du pays en le classant par rapport à ses pairs. Ainsi, les bailleurs de fonds sauront choisir leurs clients les moins risquées possibles”. C’est ce qu’a indiqué Mohamed Jarraya, expert en économie et président de l’Observatoire Tunisia Progress dans une interview accordée à Africanmanager.

Et Jarraya d’ajouter dans le même contexte qu’en dégradant la  note de BB- à B+, Fitch donne, après un répit depuis 2014, un indicateur moins favorable et envoie un message d’alerte aux décideurs. “Cette notation est importante pour la Tunisie car, d’une part, c’est la troisième agence mondiale (après Standard and Poor’s et Moody’s), et d’autre part, cette dégradation tombe tout juste avant l’échéance d’avril pour laquelle le gouvernement s’apprête à sortir sur le marché international des capitaux pour lever les fonds nécessaires au budget”, a-t-il expliqué, faisant toutefois remarquer que, dans ce cadre, même si on peut trouver des bailleurs, on risque de payer un peu plus cher nos crédits (taux d’intérêt plus élevé).  Cependant, il faut, selon ses déclarations, relativiser un peu quand on se rappelle que ces agences viennent  d’être condamnées par la justice américaine à dédommager les victimes pour leur responsabilité dans la crise des subprimes 2007/2008.

S’agissant du dernier rapport du FMI, l’expert en économie a fait savoir que le FMI s’y est montré plus stricte en exprimant son inquiétude concernant l’évolution de l’économie tunisienne considérant que les défis macroéconomiques comme redoutables. “Les deux reproches, récurrents, sont le taux d’endettement (+60%) et le poids de la masse salariale publique (6,5% du PIB : parmi les plus élevées au monde)”, a-t-il assuré.

“A mon avis, il faut prendre au sérieux les constats et les recommandations de ce rapport car ce sont des faiblesses réelles de notre gouvernance et système économique : un bon diagnostic vaut 50% de la réussite des remèdes. En l’absence d’autres choix, pour le moment, il faut préserver une bonne relation avec le fonds pour espérer un certain soutien indispensable pour les quelques années à venir, a indiqué Mohamed Jarraya, appelant, en même temps, à prendre les décisions vitales et urgentes pour relancer l’économie et la productivité. C’est l’unique bonne approche pour redresser notre économie et retrouver petit à petit,une bonne partie de son indépendance.

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Tarek Ben Jazia, directeur général de l’institut national de la consommation (INC), a déclaré, ce vendredi 30 décembre, que la somme des dettes qu’ont contractées les Tunisiens auprès des banques s’élève à 19500 millions de dinars (MD), dont une grande partie dédiée à l’achat d’un habitat ou à son amélioration. Le chiffre a fait un net bond en avant puisqu’en 2015 on avait enregistré 18500 MD, 17400 MD en 2014 et 16000 MD en 2013, d’après les données de la Banque Centrale de Tunisie.

Lors de son intervention sur Express FM, il a affirmé que la moyenne des montants gaspillés par les ménages – les ordures ménagères – s’élève à 68 dinars par famille, ce qui constitue 10% de la moyenne des salaires en Tunisie. Ce chiffre connait une nette augmentation pendant le mois de Ramadan.

Et d’ajouter que le consommateur tunisien a donné plus d’importance à la rentrée scolaire qu’à l’Aid Al Idh’ha et qu’il y a de plus en plus de familles qui s’abstiennent d’acheter un mouton.

Il a estimé que le taux d’inflation actuel, qui est de 4%, est un taux acceptable, surtout que l’augmentation attendue dans les salaires va aider le consommateur à renforcer son pouvoir d’achat.

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Dans une interview accordée à Africanmanager, le président de la Fédération tunisienne de l’hôtellerie (FTH), Radhouane Ben Salah, a déclaré que les mesures prises dans la loi de finances complémentaire de 2015 en faveur des hôteliers doivent faire l’objet d’une circulaire d’application de la part de la Banque centrale pour pouvoir résoudre l’épineux problème de l’endettement.

De même et pour sortir de la crise, les hôteliers vont se lancer dans la création de résidences touristiques..

Sur un autre plan, le responsable a fait savoir qu’un plan de promotion adéquat sera mis en place, dont le budget sera augmenté en passant de 1500 millions de dinars en 2016 à 2700 millions de dinars en 2017 pour conserver les marchés ayant réalisé des performances lors de la saison 2016. Interview :

Pouvez-vous nous dresser l’état des lieux du secteur ?

Jusqu’au 10 octobre, une augmentation de 2.2% a été enregistrée en termes d’entrées et 7.9% en termes de nuitées et ce, en comparaison avec la même période de 2015.

Par rapport à 2014, les chiffres sont malheureusement négatifs. Car les entrées ont chuté de 30% et  les nuitées ont aussi baissé de 38.7%.

C’est raisonnable étant donné que l’année 2015 a été considérée comme l’année la plus mauvaise qu’ait connue le tourisme tunisien.

Et 2016 aurait pu être beaucoup plus mauvaise si les acteurs intervenants n’avaient pas fait un travail consistant et sérieux en se focalisant sur trois principaux marchés. Il s’agit du marché russe, qui a connu une évolution considérable. Chiffre à l’appui, 515 mille Russes ont visité la Tunisie jusqu’au 10 octobre courant contre 52 mille en 2015 et les prévisions tablent sur une augmentation de ce chiffre pour s’établir à 636 mille à fin 2016.

Le deuxième marché, c’est celui des Algériens dont le flux a évolué de 15.4% pour atteindre 1.237.000 en 2016 contre 1.071.000 en 2015, alors que le dernier marché est le local ; il a progressé de 3% et atteindra 5% à la fin de cette année..

Ces trois marchés ont sauvé le secteur touristique et ont amoindri au maximum le manque qui pourrait avoir en 2016.

Avez-vous fixé une stratégie pour consolider ces marchés ?

Ces marchés, considérés comme des marchés promoteurs, doivent faire l’objet d’une stratégie particulière. De même, un effort accru doit être fourni pour rétablir la confiance des partenaires étrangers à travers des campagnes publicitaires et promotionnelles intensives, éductours, participations aux salons internationaux.

C’est important pour pouvoir maintenir le rythme de croissance de ces marchés, qui seront à mon avis d’un apport conséquent pour notre secteur touristique.

C’est pour cette raison qu’une réunion a eu lieu avec le ministère du Tourisme pour préparer un plan de promotion adéquat dont le budget sera augmenté en passant de 1500 millions de dinars en 2016 à 2700 millions de dinars en 2017.

De même, il a été décidé de renforcer le soutien aux opérateurs organisant les vols charters et d’inviter des personnalités, des agences de voyage et des journalistes étrangers pour la promotion du tourisme tunisien.

Y-a-t-il des nouveautés par rapport au marché britannique , surtout que la GrandeBretagne refuse toujours de revoir ses conseils de voyage vers la Tunisie ?

La situation du marché britannique est catastrophique. La tendance baissière s’est élevée à 93% par rapport à l’année précédente. C’est logique, surtout que les tours-opérateurs boudent toujours notre pays en raison des restrictions de voyage qui sont toujours maintenues et qui demeurent un vrai dilemme pour les professionnels du métier.

Cependant, on multiplie les efforts pour que cette décision soit révisée dans de brefs délais.

Mais l’un des opérateurs de poids, Thomas Cook, a déprogrammé la Tunisie au départ de la GrandeBretagne pour l’été 2017. S’agit-il d’un coup dur pour le secteur ?

C’est une très mauvaise nouvelle. Cette décision aura certainement des effets sur les réalisations directes de ce marché, mais elle aura aussi un impact psychologique sur les autres marchés européens.

En dépit de cette décision, un mouvement de reprise modeste est constaté au niveau d’autres marchés comme le marché allemand et celui de la Belgique pour l’été prochain.

Dans le même ordre d’idée, les pays de l’Est vont progresser, sans oublier certains nouveaux marchés comme la Chine et l’Inde.

Vos estimations par rapport à la prochaine année ?

Globalement, 2017 sera l’année de la reprise, mais on n’atteindra pas des chiffres plus importants.

Pour ce faire, un programme de développement du marché tunisien (2015-2020) a été élaboré dont les premières assisses réaffirmeront l’objectif de 10,3 millions de touristes avec 50 millions de nuitées et des recettes de l’ordre de 7000 millions de dinars.

La réalisation de cet objectif sera-t-elle possible dans pareille conjoncture, jugée morose ?

Cette nouvelle stratégie est axée sur des points bien précis. Il s’agit de la résolution des problèmes de l’hôtellerie qui a plus que jamais besoin d’une restructuration et d’une solution appropriée à son endettement.

Les grandes lignes de cette solution sont mises en place par la loi des finances complémentaire de 2015. Cette loi a prévu un programme d’aide concernant les établissements touristiques et de l’artisanat, qui ont été intégrés au dispositif de restructuration globale incluant les investissements de renouvellement ainsi qu’un plan de rééchelonnement des crédits qu’ils ont contractés.

Ce programme a besoin d’une circulaire d’application de la part de la Banque centrale sur laquelle on est en train de travailler pour avoir des lignes de crédits étrangères à des taux intéressants et une longueur de remboursement importante, qui seront par la suite mises à la disposition de l’hôtellerie.

Cette solution d’endettement, rappelle-t-on, concerne 80% de l’hôtellerie tunisienne. Le montant est hallucinant, 4000 millions de dinars en 2013. L’endettement carbonisé était de l’ordre de 1200 millions de dinars.

La restructuration n’est pas uniquement la solution de la dette. On a aussi besoin d’un programme de mise à niveau de notre produit hôtelier, sur le plan humain, commercial et de la gestion. A ce titre, un rapport sera prochainement élaboré par des experts indépendants pour mettre en place un programme de mise à niveau dont le financement sera compris dans la dette de l’unité.

A partir de ce moment, nous allons aussi travailler sur l’amélioration de la qualité en mettant en place un nouveau programme de formation visant l’ensemble des professionnels et en introduisant de nouveaux métiers de l’hôtellerie.

L’amélioration de la qualité du produit touristique dépend aussi de la diversification du mode d’hébergement afin de donner une image positive du grand potentiel dont dispose la Tunisie.

Outre ces actions, il est temps de diversifier l’offre tout en développant de nouveaux produits à forte valeur ajoutée dont notamment le tourisme culturel, tourisme de santé, tourisme écologique, etc.

Cette démarche est cruciale, surtout que la crise que traverse ce secteur a prouvé la fragilité du produit touristique tunisien, basé quasiment sur un mono produit : le tourisme balnéaire.

On n’a pas cessé de parler de la restructuration du secteur touristique et de l’amélioration des services dans les hôtels, mais réellement rien n’a changé. Qu’en dites-vous?

La situation politique a beaucoup impacté le secteur. En effet, le ministère a connu le plus grand nombre de changements, soit plus de 7 ministres depuis la révolution.

Cela a beaucoup affecté le secteur, qui souffrait déjà des problèmes structurels, mais aussi conjoncturels liés essentiellement à la sécurité.

Un rendez-vous d’envergure internationale est programmé à Tunis les 29 et 30 novembre 2016 : la conférence internationale sur l’investissement. Comment la FTH pourrait tirer profit de ce genre de manifestation ?

Il s’agit d’un événement incontournable, surtout qu’on a intérêt à développer un nombre important de petites et moyennes entreprises principalement dans le domaine de l’animation, de la restauration et du sport. Ces investissements peuvent être faits dans les zones les plus démunies qui ne reçoivent pas de touristes, mais des clients passagers.

Outre cet aspect, on va aussi se lancer dans la création de résidences touristiques. C’est important, notamment avec la publication du décret loi relatif à ce segment. D’après ce texte, les hôteliers possédant des terrains libres sont autorisés à construire des résidences touristiques qui seront par la suite destinées à la vente (50% pour les étrangers et 50% pour les Tunisiens).

Des hôteliers ont déjà déposé leurs dossiers d’investissements..

Ces investissements sont importants pour les hôteliers qui seront capables de rembourser leurs dettes auprès des banques.

Quel rôle pourrait être joué par les chaînes d’hôtels internationales, qui se sont installées ou comptent le faire en Tunisie, pour aider à sortir de la crise actuelle de l’hôtellerie ?

L’installation des chaines internationales est très importante,dans l’amélioration de la qualité des services, mais aussi pour redorer l’image de notre pays. Chose qui ne peut être que bénéfique pour la Tunisie.

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L’expert en économie Hatem Zaâra  a affirmé que la Tunisie peut connaître un scénario pire que celui connu par la Grèce, estimant que la hausse du taux d’endettement et la détérioration du déficit budgétaire de plus de 10% du PIB ne font qu’aggraver la situation.

Lors de son intervention ce jeudi 6 octobre 2016 sur les ondes d’Express Fm, Zaâra a indiqué que la Tunisie ne cesse d’adopter depuis le 14 janvier 2011, la politique d’ « aumône », la même une stratégie suivie par la Grèce avant qu’elle n’annonce sa faillite. “Si la Grèce a réussi à compter sur le soutien d’autres pays de l’Europe et des institutions financières européennes, la Tunisie quant à elle, ne jouit pas de ce type de soutien financier pour sortir de sa crise”, a-t-il ajouté.

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Mauvaises nouvelles pour le tourisme tunisien en cette basse saison après une haute saison, en partie sauvée par les touristes algériens et russes. «C’est la conséquence d’un été jugé décevant : même les voyagistes qui avaient fait de la résistance l’hiver dernier, à l’instar de Look Voyages, ne programmeront pas de clubs en Tunisie à compter du 1er novembre ». C’est ce qu’indique le site français spécialisé  L’EchoTouristique. Et la même source d’affirmer que «Fram ne programmera aucun Framissima en Tunisie à partir du 1er novembre prochain, pas plus que Look Voyages n’aura de Club Lookéa. Marmara avait déjà baissé le rideau des clubs l’hiver dernier, mais ouvert le Club Marmara Palm Beach à Djerba pour l’été. Les résultats y ont été mitigés. TUI France annonce des ventes à -66% en nombre de passagers sur la saison estivale en Tunisie. Pas de quoi espérer une reprise. Le groupe reste donc sur ses positions de l’hiver dernier : pas de clubs Marmara ni d’hôtels et clubs TUI pour la saison à venir ». La déchéance du secteur n’arrête donc pas et la mauvaise nouvelle n’est pas que pour les hôteliers tunisiens, mais aussi pour les banquiers chez qui le secteur touristique est fortement endetté.

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L’endettement des agriculteurs, les coûts des filets anti-grêle, le manque d’eau d’irrigation et les problèmes de stockage, de commercialisation et de vulgarisation, ont été les principales problématiques exposées au ministre de l’Agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche, Samir Taieb, par les agriculteurs de Sbiba (Kasserine).
Donnant le coup d’envoi à la campagne de cueillette des pommes de Sbiba, Taieb a déclaré que les priorités de l’agriculture à Kasserine doivent être déterminées par les agriculteurs eux-mêmes. Il a, également, assuré que son département œuvre à solutionner les problèmes qui entravent l’activité de ces agriculteurs.
Les agriculteurs ont demandé, à cette occasion, une augmentation de la prime des filets anti-grêle, la création d’un centre de recherche scientifique dans la région et d’un centre de collecte du lait à Sbiba, outre la mise en place d’un système d’irrigation “goutte à goutte”, l’aménagement des routes et des sentiers agricoles et la maintenance et le renouvellement des périmètres irrigués qui se sont dégradés.
Le ministre a, également, assisté à la clôture de la 37ème édition du Festival des pommes de Sbiba, dont la production est estimée à 60 mille tonnes.

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L’expert en économie Sami Arfaoui a affirmé que le nouveau gouvernement de Youssef Chahed devra  trouver d’autres alternatives plus pertinentes afin de sauver le pays et ce à travers une coopération concrète et solide entre tous les partis politiques. Le taux de l’endettement de la Tunisie a augmenté, la Tunisie est appelée à travailler davantage pour sortir de l’ornière. Interview :

  1. Pouvez-vous nous brosser la situation économique actuelle du pays ?

La Tunisie traverse ces dernières années une grosse de crise économique qui a touché plusieurs secteurs à haute valeur ajoutée. Un grand chantier attend le nouveau gouvernement de Youssef Chahed pour confirmer la reprise de la croissance économique.

  1. Des experts ont comparé la situation du pays à celle de la Grèce, qu’en pensez-vous ?

Oui je partage leurs déclarations, nous sommes dans la même situation que celle de la Grèce, sauf que la Grèce est soutenue par l’Union Européenne et que notre pays ne bénéficie pas d’un soutien étranger.

  1. Le nouveau gouvernement de Chahed pourra-t-il sauver le pays ?

Nous avons besoin au moins de 20 jours pour évaluer le rendement du nouveau gouvernement. Actuellement il y a un grand retard et une polémique autour du nouveau gouvernement. Il nous faut des solutions rapides, pertinentes pour sauver le pays déjà fragilisé par de nombreux facteurs. Il est appelé à créer d’autres revenus et plusieurs autres alternatives.

Il nous faut aussi une bonne entente entre tous les partis politiques tunisiens et donner un nouveau souffle aux Tunisiens. La Tunisie affronte aujourd’hui une crise majeure qui s’approfondit de jour en jour. Une telle situation ne peut pas continuer et des mesures urgentes doivent être prises pour sauver le pays.

  1. Le gouvernement a, entre autres, sauvé la saison touristique estivale, n’est-ce pas ?

C’est vrai qu’une légère reprise a été constatée au niveau du tourisme interne (arrivée des Algériens, augmentation des vacanciers tunisiens, des Russes…) , mais il faut encore revoir la stratégie sur le plan triennal pour confirmer la reprise. Il faut aussi que les professionnels du secteur s’orientent vers d’autres nationalités étrangères et qu’ils diversifient le produit tunisien, dont notamment la promotion de la destination et la mise en place d’un nouveau plan de communication.

  1. Le recrutement dans la fonction publique est-t-il encore possible ?

Le lancement des concours pour les recrutements dans la fonction publique est quasiment impossible. Nous avons atteint le plafond. De même, le budget de l’Etat ne nous permet pas de recruter encore d’autres fonctionnaires étant donné que le pays passe depuis des années par une conjoncture économique très difficile.

Les recrutements dans le secteur privé sont possibles car les sociétés tunisiennes privées sont en train d’accroître les activités et de renforcer les rendements en dépit de la dégradation de la situation économique en Tunisie.

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S’il n’avait pas démissionné

Le secrétaire général de la Fédération générale du travail, Moncef Ben Romdhane, a déclaré sur Mosaïque fm que la compagnie aérienne Tunisair et d’autres sociétés privées ont contracté des dettes auprès de l’Office de l’Aviation  Civile et des Aéroports (OACA) qui dépassent les 600 millions de dinars.
Il a ajouté que des discussions sont en cours actuellement pour trouver des solutions permettant le paiement de ces dettes afin d’améliorer les services de l’OACA.

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Le montant global de l’endettement des ménages tunisiens s’est établi à 17,2 milliards de dinars, selon les dernières statistiques de la Banque Centrale de Tunisie (BCT).

Toujours selon la même source, la demande de crédits, notamment ceux de consommation, a évolué de 17%. Les crédits de consommation ont atteint 2,3 milliards du dinars.

L’endettement excessif des ménages tunisiens risque d’avoir des retombées économiques et sociales désastreuses.

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Dans une déclaration accordée ce jeudi 21 juillet 2016 à Africanamanger, l’expert en économie Sami Arfaoui a affirmé : « si l’Etat continue de s’endetter  à ce rythme, il sera incapable de verser les salaires des fonctionnaires. La crise économique aiguë que traverse le pays actuellement est la conséquence de nombreux facteurs dont notamment la baisse des investissements étrangers, le déficit de la balance commerciale, l’augmentation du taux de chômage, la chute de la monnaie nationale, les tiraillements politiques… Le gouvernement est appelé à rétablir en urgence l’équilibre financier pour sauver la situation économique du pays », a-t-il affirmé.

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