Tunisie-Chine : ça risque d’énerver notre 1er partenaire, l’UE

Tunisie-Chine : ça risque d’énerver notre 1er partenaire, l’UE

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La vice-présidente du Conseil d’affaires tuniso-chinois, Dhouha Chtourou, a déclaré dans une interview accordée à Africanmanager qu’actuellement la Tunisie a un déficit commercial avec la Chine et que cela est tout a fait évident, soulignant toutefois l’existence d’un potentiel pour exporter sur le marché chinois. “Nous avons toujours dans la tête l’idée que la Chine est un pays exportateur et qu’il est impossible d’y exporter, mais on va montrer, dans le cadre de nos activités au sein du conseil, que le marché chinois est le deuxième importateur dans le monde après les États-Unis. La Chine est un marché qui importe presque tous les produits. Il y a un énorme potentiel pour exporter en Chine“, a assuré la responsable, avant de préciser que “la valeur des exportations locales vers la Chine reste très faible et en-deça des attentes étant donné que la Tunisie n’exporte que le phosphate et l’huile d’olive“, a-t-elle dit.

En effet, selon ses déclarations, la Tunisie a exporté pour 60 Millions de dinars sur le marché chinois, qualifiant ce chiffre de très faible. “On a du chemin à faire dans tous les secteurs“, a reconnu la responsable, avant d’annoncer que le Conseil d’affaires tuniso-chinois travaille actuellement pour faire la promotion d’un grand événement en Chine visant principalement l’équilibrage de la balance commerciale de ce pays vis-à-vis de ses partenaires comme la Tunisie.

Elle a dans le même contexte précisé que le Conseil d’affaires, qui fait partie de l’UTICA, est partenaire de China Business Council, et va renforcer la coopération économique au niveau de l’exportation et de l’investissement. “On veut que les partenaires tunisiens soient conscient de cette opportunité et qu’on participe ensemble chacun de son côté avec des opportunités d’investissement, que se soit en Chine ou en Tunisie. On doit aller voir ce qu’on peut vendre là-bas et le conseil va aider à identifier les secteurs porteurs et sur lesquels la Tunisie peut miser“.

Tous les produits qui peuvent être exportés en Europe peuvent être exportés en Chine. Les Chinois sont ouverts à tous les produits. C’est un gros marché et un gros consommateur. Et c’est pour cela qu’on essaye, dans le cadre du Conseil d’affaires tuniso-chinois, de rapprocher les deux peuples car le plus gros obstacle de cette coopération c’est la méconnaissance des deux cotés. Les Chinois ne connaissent pas assez les Tunisiens et vice-versa. On va essayer de renforcer cette relation de connaissance culturelle, a-t-elle dit.

Dhouha Chtourou a dans ce sens appelé à mettre en place des programmes et qu’on soit beaucoup plus présent sur le marché chinois à travers les manifestations et les salons organisées dans ce pays. “Il faut aussi aller voir les importateurs chinois, offrir nos produits et faire la promotion de ce qu’on peut exporter sur ce marché“, a précisé la responsable, faisant remarquer qu’au niveau du conseil, l’effort est porté sur l’identification des secteurs les plus porteurs, surtout l’agroalimentaire. “Nous travaillons actuellement sur une étude. La Chine va nous aider à travers des études bien précises et l’identification des secteurs sur lesquels on doit accentuer notre coopération“, a-t-elle ajouté.

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