Faouzi Abderrahmane, ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, a         affirmé dans une interview exclusive accordée à Africanmanager qu’une enveloppe de 300 Millions de dinars est consacrée annuellement au financement des mécanismes et des programmes pour l’emploi.

Il a ajouté que les différentes structures de son département œuvrent afin d’évaluer les programmes destinés à l’emploi et dont l’objectif est de les régulariser avec les besoins du marché, précisant que ces projets concerneront un grand nombre de jeunes chômeurs diplômés de l’enseignement supérieur.

Et le ministre d’ajouter que des statistiques ont montré que le taux de chômage dans les rangs des diplômés de l’enseignent supérieur est de l’ordre de 40%, soit un total de 250 mille chômeurs (70 mille sont des hommes et 180 mille de sexe féminin). Ces chiffres, selon lui, confirment l’existence d’un vrai déséquilibre au niveau des ressources humaines en Tunisie.

Abderrahmane, a sur un autre volet, affirmé que le gouvernement d’union nationale a décidé de stopper les recrutements dans la fonction publique en 2018.

 Il a, également, ajouté qu’il a été décidé de réduire le nombre de fonctionnaires, qui a atteint les 700 mille employés, précisant que le gouvernement remplacera les postes vacants à travers la bonne maîtrise des ressources humaines.

Et d’ajouter : «Nous ne sommes pas contre la création d’emplois, néanmoins l’État n’a plus les moyens de lancer des concours de recrutement dans la fonction publique», a-t-il dit.

On rappelle dans ce contexte que le directeur du service des Congés maladies au ministère de la Fonction publique, Salaheddine Khlifi, a affirmé qu’entre 4000 et 5000 agents de la fonction publique perçoivent leurs salaires pour un emploi fictif.

Le responsable a, en outre, ajouté que le nombre des congés maladies est très élevé, notamment dans le secteur de l’Éducation, suivi par celui de la Santé.

Il a, de même, assuré que 98% des certificats médicaux sont délivrés par des psychiatres

Le secteur privé emploie 70% de la main d’œuvre

Le ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi a fait savoir que le secteur privé emploie aujourd’hui 70% de la main d’œuvre tunisienne, “un taux qui pourrait augmenter durant les prochaines années si la Tunisie réussit à transformer les sociétés familiales en structures économiques”, a expliqué le ministre.

Il a par ailleurs indiqué que le ministère a mis en place un programme d’encouragement en faveur de 50 mille très petites entreprises, 5 mille PME et 1000 grandes entreprises et ce, après avoir diagnostiqué les principaux problèmes auxquels elles sont confrontées. Selon le ministre, entre 25 et 35% des entreprises qui ont été contraintes de mettre la clé sous la porte ont souffert de la complexité et de la lenteur des procédures administratives et des difficultés d’accès au financement.

Le ministre a en outre assuré que les différentes structures relevant de son ministère travaillent actuellement pour évaluer les mécanismes d’emploi afin de les ajuster avec les demandes du marché du travail pour qu’elles touchent le plus grand nombre de chômeurs dont principalement les diplômés de l’enseignement supérieur.

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