AccueilActualitésCe qu'il faut retenir du B3 de Moody's selon Radhi Meddeb

Ce qu’il faut retenir du B3 de Moody’s selon Radhi Meddeb

Réagissant à la dernière notation  de la Tunisie, par l’agence Moody’s, qui a dégradé cette notation, de B2 à B3 en maintenant l’Out-look négatif, l’économiste Radhi Meddeb a écrit sur sa page des réseaux sociaux que « l’agence de notation Moody’s abaisse ce jour la notation souveraine de la Tunisie de B2 à B3, tant pour la dette en devises qu’en dinars mais aussi pour celles de la Banque Centrale de Tunisie. Le communiqué est long, et l’argumentaire détaillé.

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Ce qu’il faut en retenir:

1. La Tunisie passe depuis plusieurs années par une situation de crise économique et financière sans arriver à engager les réformes nécessaires

2. La situation politique avec la fragmentation du parlement et la discorde au plus haut niveau de l’État entraîne une faible gouvernance et l’incapacité à engager les réformes

3. L’absence d’un dialogue avec les parties prenantes et la société civile ne favorise pas l’adoption et la mise en œuvre d’un plan de redressement des finances publiques et des comptes extérieurs du pays

4. L’état délabré des finances publiques ne permet pas d’accompagner les réformes douloureuses à venir d’un soutien effectif aux catégories pauvres et vulnérables de la population

5. L’adoption des réformes nécessaires se heurte à des intérêts sociaux et catégoriels puissants et à des contestations préalables permanentes

6. Le retard pris dans la négociation d’un accord avec le FMI complique la capacité de l’État à couvrir ses besoins de financement bruts

7. La dette publique atteint des niveaux élevés. Augmentée des garanties accordées aux entreprises publiques, elle risque d’être insoutenable

8. La part en devises de la dette publique augmente d’année en année atteignant des niveaux non soutenables

9. Le non engagement des réformes risque de mettre en cause la soutenabilité de la dette extérieure du pays

La plus mauvaise nouvelle dans tout cela c’est probablement la perspective négative dont est assortie la notation. En clair cela veut dire, que sauf miracle, la notation est appelée, à court terme, à connaître une nouvelle dégradation ».

Et Meddeb de terminer sur une note d’alerte, avec un « À BON ENTENDEUR, SALUT… ! »

4 Commentaires

  1. Les politiciens d’après 2011 ont corrompu des citoyens et ont mené des compagnes de haine et de faux espoirs. Ils ont gagné le pouvoir dans l’espoir de façonner un nouveau modèle social. Ces bébés politiciens et gouvernants, par peur d’une instabilité sociale qui risquait de leur faire perdre leurs places, ont alourdi les charges financières des administrations publiques. Des mains invisibles et presque magiques, n’ont pas cessé de jouer les marionnettistes de nos marionnettes qui ont par faible expérience pris des options sous la panique. La course vers le positionnement hégémonique sur les différents gouvernements, les syndicats ont fait depuis 2011 les maîtres chanteurs. Des augmentations des salaires et de la création de postes inutiles ont alourdi les charges publiques. Le théâtre des groupes de terroristes sous différentes appellations, créés, organisés et financés dans le but de mettre en valeur de dévaluer tels ou tels secteurs des pays en développement, a augmenté la panique et a fait apparaître des personnes et des groupes engagés pour détruire leurs propres pays.
    Ainsi, petit à petit et dans une inconscience totale, ces individus et groupes ont affaibli l’état, ont favorisé l’anarchie, ont augmenté la peur, ont encouragé à la paresse et le manque de confiance et enfin ont préparé le futur esclavage financier de toute la passive laborieuse population Tunisienne.
    La décote de la note de souveraineté de la Tunisie n’est qu’une étape d’une planification établie pour mettre à genou notre pays parmi d’autres avant et après nous.
    Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme (M. Lavoisier)

  2. « Si vous voulez détruire un pays inutile de lui lui faire une guerre sanglante qui pourrait durer des décennies et coûter chère en vies humaines. Il suffit de détruire son système d’éducation et d’y généraliser la corruption. Ensuite il faut attendre 20 ans et vous aurez un pays constitué d’ignorants et dirigé par des voleurs. Il vous sera très facile de les vaincre. » Empereur Chinois.

  3. Bien résumé mais vous avez négliger le rôle destructeur de itthad el karab sont oublier la libération d’économie de marché et casser le monopole des familles qui contrôle tout sans oublier la corruptions qui coûte 2/100de croissance et enfin iradiquer les le marché parallèle

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