Ex-ministre de l’Energie mais plus fertile que jamais !

Ex-ministre de l’Energie mais plus fertile que jamais !

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La réussite du Plan d’accélération du programme des énergies renouvelables, (Plan solaire Tunisien -PST-version 2018) approuvé par le conseil ministériel du 28 février 2018, passe inévitablement, par une meilleure gouvernance, à travers la mise en place du leadership adéquat et le renforcement des capacités, a estimé Khaled Kaddour, ancien ministre de l’Energie, des mines et des énergies renouvelables.
Intervenant à la 15ème conférence annuelle de l’ASECTU qui se tient à Hammamet (Nabeul) du 12 au 14 juin 2019, il a précisé que la mise en œuvre de ce programme nécessite ” l’élaboration d’un code des EnR et la mise en cohérence de l’ensemble des législations ayant un lien avec le développement du renouvelable. Il s’agit également de créer un organisme de régulation pour les secteurs de l’électricité et du gaz, pour encadrer la coexistence de promoteurs privés d’Energie Renouvelable, de producteurs indépendants d’électricité (IPP), et d’auto-producteurs. Il faut encore, se préparer à l’intégration des marchés maghrébin et européen, laquelle est à instaurer de manière progressive.

L’ancien ministre considère aussi nécessaire de veiller à la transparence totale et la publication des résultats des dépouillements des appels d’offres, pour instaurer la confiance des investisseurs, notamment pour les projets futurs.
Il a, en outre, rappelé que ce programme d’accélération des projets de production d’électricité à partir des énergies renouvelables (2017-2022) prévoit l’augmentation des capacités de 200 MW à 1000 MW, pour les projets lancés en 2018, dans le cadre du régime des concessions ( secteur privé) ainsi que l’accélération de la mise en œuvre du PST par la réduction des délais.
Grâce à ce programme d’accélération, la capacité totale additionnelle à court terme est passée de 1000 MW à 1840 MW pour les projets déjà lancés en 2018, ce qui représenterait environ 22% dans le mix énergétique à l’horizon 2022, contre 2,4% en 2018.

Ce programme ayant mobilisé un investissement global additionnel de l’ordre de 2 milliards de dollars prévoit aussi une composante maîtrise de l’énergie à travers un Programme solaire photovoltaïque social : remplacement des lampes à incandescence par des lampes LED (Promo-Led), remplacement des anciens réfrigérateurs (Promo-Frigo), Isolations des toitures des logements ( Promo-Isol), rénovation du réseau d’éclairage public et un programme d’installation solaire photovoltaïque dans les bâtiments publics.

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