Tags Posts tagged with "Energies renouvelables"

Energies renouvelables

par -

La production énergétique à partir de sources renouvelables devrait atteindre près de 2.000 Mégawatts (MW) d’ici 2020, grâce notamment à l’implication du groupe Sonatrach dans le développement de ces énergies, a indiqué lundi le ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni, rapporte APS.

 Guitouni a précisé que le groupe Sonatrach vient d’adopter les énergies renouvelables dans sa stratégie comme moyen de développement au cœur de la transition énergétique, en mettant en œuvre un programme au niveau des sites industriels du secteur, visant à couvrir 80% des besoins des sites pétroliers.

 Sonatrach sera ainsi leader de la production des énergies renouvelables en réalisant une capacité de 1.300 MW, selon le ministre.

 Ajoutant les 343 MW installés au niveau des centrales existantes actuellement, les 150 MW prévus dans le cadre du prochain appel d’offre destiné aux opérateurs nationaux ainsi que les projets pris en charge par Sonelgaz, les capacités installées par Sonatrach contribueront à augmenter la production globale des énergies renouvelables en Algérie à près de 2.000 MW à l’horizon 2020.

 Ces projets s’inscrivent dans le cadre du programme national des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, initié en 2011 et mis à jour en 2015 et qui cible la réalisation d’une capacité globale de 22.000 MW d’ici 2030.

 Le ministre a souligné, dans ce sens, que ce programme qui “confirme le choix de valorisation optimale et de diversification des ressources énergétiques de l’Algérie” est conditionné par les capacités à faire émerger une industrie locale de fabrication des équipements pour les centrales photovoltaïques, “performante, compétitive et associée à des moyens de réalisation efficace.

par -

Nous sommes en Tunisie, pour durer“, a déclaré, vendredi, à Tunis, à l’Agence TAP, Didier Lartigue, directeur général de la société britannique Clarke Energy, à l’occasion de la célébration du 10ème anniversaire de l’installation de cette société en Tunisie.

Spécialisée dans la distribution des moteurs à gaz pour la production d’électricité, la compagnie a fait de la Tunisie un hub pour toute l’Afrique francophone, a affirmé Lartigue. En effet, elle a augmenté ses effectifs après la Révolution (décembre 2010-janvier 2011) et investi dans les compétences tunisiennes.
Il a loué la qualité de la formation de ces compétences, soulignant “les opportunités de transfert de leur savoir-faire vers les pays africains“.

Des moteurs à gaz ont, par ailleurs, été installés dans les stations d’épuration à Sousse et Gafsa et alimentent ces sites en électricité. En matière d’énergies renouvelables, la société s’intéresse à l’installation de centrales de cogénération et oeuvre avec la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) à la réalisation de centrales hybrides, associant l’installation du solaire et des moteurs à gaz, en vue de garantir la continuité de l’alimentation en électricité, en cas d’absence de soleil.

S’agissant de la valorisation du gaz des décharges et des stations d’épuration, Ali Hjaiej, directeur du développement Afrique à Clarke Energy, a relevé le vide juridique en la matière et la courte durée des concessions accordées, à cet effet. Ces dernières, a-t-il précisé, doivent l’être sur une période de plus de deux ou trois ans pour parvenir à une valorisation totale, sachant qu’actuellement elles s’arrêtent à l’enfouissement et ne vont pas jusqu’à la transformation de ce gaz en énergie, regrettant “l’absence d’une vue globale pour la production d’énergie à partir des déchets”.

L’Ambassadeur du Royaume Uni, à Tunis, Louise de Sousa, a, de son côté, fait savoir que l’ambassade s’attèle, dans le cadre de la diplomatie économique, à mettre en contact les industriels britanniques avec leurs homologues tunisiens, tout en passant en revue avec les différentes institutions les opportunités et barrières, “l’objectif étant d’instaurer une coopération gagnant-gagnant“.
Et la diplomate d’ajouter qu’en matière d’énergie, le secteur privé britannique désire répondre aux besoins des entreprises en énergies pour assurer la marche de leurs activités et améliorer leur compétitivité.
Depuis 2011, le soutien financier du Royaume-Uni pour tous les programmes a atteint 24 millions de livres sterling, soit environ 71 millions de dinars, dont 12 millions de livres sterling pour l’année 2017, selon un communiqué de l’ambassade de GB, paru vendredi.

par -
L'Inde, 6e économie mondiale et championne de l'environnement !

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a remis mercredi, à New Delhi, le prix de champion de la terre des Nations Unies à Narendra Modi, vantant l’action du Premier ministre indien en faveur du climat.

« Le Premier ministre Modi reconnaît que le changement climatique constitue une menace existentielle directe pour nous tous », a déclaré M. Guterres lors de la remise de la distinction au chef du gouvernement indien récompensé avec le Président français, Emmanuel Macron, pour leur travail pionnier dans le développement de l’Alliance solaire internationale.

« Le Premier ministre Modi sait ce que nous devons faire pour éviter une catastrophe. Et le Premier ministre Modi comprend les énormes avantages de l’action pour le climat ».

Le chef de l’ONU a saisi cette occasion pour rappeler que le changement climatique progresse rapidement et l’urgence de le contrer. « L’Accord de Paris sur le changement climatique que nous devons absolument mettre en œuvre n’est pas, en réalité, pleinement mis en œuvre. Et de nombreux dirigeants du monde ne font pas assez pour que cela devienne une réalité », a déploré le Secrétaire général.

En Inde, le chef de l’ONU a exhorté les autres pays à faire le pari de l’économie verte. « L’économie verte est la bonne économie. La technologie est de notre côté. Ceux qui parieront sur l’économie grise auront un avenir gris, et ceux qui, comme l’Inde, parient sur l’économie verte, joueront un rôle dominant dans l’économie mondiale au cours des prochaines décennies », a-t-il déclaré.

Le gouvernement indien a installé 300 millions d’ampoules LED dans le pays. « Une réalisation remarquable », a jugé M. Guterres qui s’est également félicité d’apprendre qu’environ 40 millions de cuisinières à combustion propre peuplent désormais dans des foyers indiens.

« Grâce à ces fourneaux à combustion propre, l’Inde s’attaque à la pollution de l’air à l’intérieur des habitats qui affectent les femmes et les enfants ». Le Secrétaire général voit dans cet exemple une autre façon de prouver que l’économie verte est celle du « bien-être ».

Mardi, le chef de l’ONU a participé à la première assemblée générale de l’Alliance solaire internationale qui a été lancée à Paris en 2015 lors des négociations sur le climat menées par le Premier ministre Modi et le Président français de l’époque, François Hollande. « C’est un exploit remarquable », s’est félicité M. Guterres, précisant qu’une coalition de 121 pays sont désormais voués à l’utilisation de l’énergie solaire dans le monde au profit des populations et de la planète.

« Et aujourd’hui, c’est absolument clair : l’énergie solaire est devenue moins chère que celle produite par le charbon, le gaz ou le pétrole, ce qui signifie, encore une fois, que l’action pour le climat est la bonne approche, non seulement du point de vue de l’environnement, mais aussi du point de vue de l’économie et du développement », a souligné le Secrétaire général.

L’Inde est aujourd’hui le quatrième producteur mondial d’énergie solaire et le cinquième producteur mondial d’énergies renouvelables.

par -

L’installation de panneaux solaires et photovoltaïques sur 19% de la superficie de la Tunisie nous permettrait de produire environ 25000 MW d’énergie électrique, soit presque 5 fois le total de la puissance installée par la STEG, sur tout le territoire, a indiqué, vendredi, Tahar Laaribi, directeur exécutif d’un bureau de consulting.
Prenant part à une conférence, organisée à la Cité des Sciences, sur le thème ” La Tunisie et les énergies renouvelables : de vraies richesses non exploitées “, Laaribi a précisé, à l’agence TAP, qu’il a basé ces prévisions sur le potentiel d’ensoleillement en Tunisie, qui varie de 2 à 6,5 kwh par m2 par jour.
Sur un autre registre, cet ex-PDG de la STEG, a affirmé que ” les déchets ménagers produits en Tunisie sont considérés parmi les meilleurs dans le monde pour la production de l’énergie, avec une valorisation énergétique estimée à 42000 kilojoules/kg “, rappelant que plusieurs pays européens investissent dans la production de l’énergie à partir de déchets, dont la Suède.
” En Tunisie, plusieurs projets similaires de valorisation de déchets ont été proposés par des sociétés étrangères et des hommes d’affaires tunisiens et étrangers, mais ils ont été bloqués par l’administration “, a encore affirmé Laaribi.

Dans son intervention, Selma Aouida Rabeh, maître assistante au laboratoire de photovoltaïque (LPV) du Centre de Recherche et des Technologies de l’Energie (CRTEn) de la Technopole de Borj Cédria, a indiqué que le monde s’oriente rapidement vers le développement des énergies renouvelables, qui sont “gratuites, propres et inépuisables”.
Pour le cas de la Tunisie, elle a rappelé que l’objectif national consiste à parvenir à assurer, à l’horizon 2030, environ 30% de notre production électrique, à partir des énergies renouvelables, soit l’équivalent de 3800 MW.
Cette capacité sera réalisée, notamment grâce à des projets dans le domaine de l’énergie éolienne (1755 MW), de l’énergie photovoltaïque centralisée (870 MW), de l’énergie photovoltaïque installée au niveau de toits solaires (640 MW), de l’énergie solaire thermo-dynamique -CSP (450 MW) et de la biomasse (100 MW).
Parmi ces projets, elle a cité celui la production de l’énergie hydraulique (projet de station de transformation d’énergie par pompage à Tabarka), les nouveaux sites éoliens qui seront mis en place dans les gouvernorats de Kébili, Nabeul et Médenine, et le projet ” Akkarit ” à Gabès, de production de l’énergie thermique (conversion du rayonnement solaire en énergie), dont le potentiel variera entre 50 et 100 MW.

par -

Le ministre de l’Industrie et des PME, Slim Feriani a affirmé ce mardi 25 septembre 2018 que la Tunisie a besoin de réduire le coût de l’énergie et d’instaurer l’équité énergétique entre les régions, à travers le développement des énergies renouvelables. « Ce sont des défis que nous lançons. Notre objectif est d’arriver à produire 30% de notre consommation énergétique en 2030 sous forme d’énergies renouvelables, et nous pouvons y arriver». Et de conclure sur une note positive : « Je suis optimiste tout en restant réaliste. La Tunisie peut devenir un hub entre l’Afrique et l’Europe. Il faut juste qu’on mette de côté nos divergences et qu’on s’unisse pour faire émerger notre économie ».

A noter que cette déclaration a été faite lors d’un séminaire organisé ce matin par l’AHK sur les énergies renouvelables, en présence des experts allemands et de hauts responsables tunisiens.

par -

Le déficit commercial, encore lui, et manifestement pour longtemps vu que tout ce qui a été fait jusqu’ici pour le corriger un tant soit peu est tombé à plat. Pire : il s’est accéléré cette année, presque 2,100 Milliards de dinars de plus au terme des 8 premiers mois de 2018, a indiqué le secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, Hichem Ben Ahmed, ce jeudi 13 septembre 2018 sur Express FM. Toutefois il a tenu à souligner que ce déficit n’est pas du à l’importation de produits inutiles.

En haut du tableau il y a le déficit énergétique, qui pèse 74% dans le déficit commercial, et la tendance n’est pas près de s’inverser à cause de la montée du prix du baril du pétrole à l’international et de la fonte du dinar. Le déficit des céréales et du sucre n’est pas négligeable non plus, 16% du déficit commercial.

Maintenant les solutions pour tenter de limiter la casse. Le secrétaire d’Etat a évoqué les projets dans les énergies renouvelables pour soulager les caisses publiques, sur les rails également un autre programme de rationalisation des importations. «Nous avons réduit nos importations en produits de consommation, mais il ne faut pas oublier que la Tunisie n’a pas de matières premières. Raison pour laquelle il y a eu un achat massif de ces matières de la part des industriels afin de les stocker du fait de la dépréciation du dinar. Nous savions, depuis 5 mois, que cette ruée allait gonfler directement le volume des exportations. Les acheteurs l’ont fait dans une logique d’anticipation d’un glissement plus prononcé du dinar, ce qui a fait monter en flèche les importations», indique Ben Ahmed.

par -

L’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) a indiqué qu’elle ne doute pas de l’intégrité et du patriotisme de Khaled Kaddour, ministre de l’Énergie qui vient d’être limogé par le chef du gouvernement, Youssef Chahed.

Dans un communiqué publié sur sa page officielle, il a indiqué qu’il est temps de mettre fin à l’impuissance, à l’improvisation et aux complots.

Nous rappelons à ce propos que le chef du gouvernement a décidé, vendredi dernier, de démettre Khaled Kaddour de ses fonctions.

Le chef du gouvernement a aussi limogé le directeur général des hydrocarbures, le secrétaire général des mines ainsi que le PDG de l’ETAP. Il en est de même pour le directeur général des affaires judiciaires au sein du ministère.

Suite à cela Chahed a décidé de rattacher provisoirement tous les services du ministère de l’Energie au ministère de l’Industrie et des PME.

par -

Les délais de dépôt des demandes pour la réalisation des projets éoliens de production d’électricité à partir des énergies renouvelables ont été prorogés jusqu’au 18 octobre 2018, au lieu du 15 août 21018, a annoncé, mardi, dans un communiqué le ministère de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables.
La Tunisie projette à travers cet appel à projets de produire un volume global estimé à 120 Mégawatts (MW) d’électricité, prévoyant que la capacité de production pour chaque projet oscille entre 5 et 30 MW d’électricité.
Le ministère de tutelle a lancé cet appel à projets depuis le 11 mai 2017 mais a revu la capacité de production totale le 30 mai 2018.
La Tunisie œuvre à développer les énergies alternatives et propres en encourageant les projets de transformation de l’énergie solaire et de la production de l’électricité à partir des stations éoliennes, sachant que les plus grandes stations opérant dans l’exploitation de l’énergie éolienne sont installées à Sidi Daoued à El Haouaria.

par -

Lors d’un atelier de travail qui se tient actuellement à Gammarth sur le financement des projets de CSP en Tunisie, le ministre de l’Energie, des Mines et des Énergies Renouvelables, Khaled Kaddour a indiqué que son ministère oeuvre à installer à l’horizon 2020 une capacité de 1000 MW d’énergies renouvelables.

Il a précisé qu’au regard des résultats encourageants enregistrés suite aux offres récentes relatives au régime des autorisations pour les projets PV de 10 MW (qui se situent autour de 5 centimes/kWh) et de l’intérêt grandissant perçu pour le programme en cours, de la part de l’ensemble des parties prenantes, investisseurs, bailleurs de fonds, institutions internationales et société civile, le ministère a récemment entrepris de porter son objectif à 1860 MW à installer durant les 3 à 4 prochaines années.

Le ministre a en outre expliqué que compte tenu des prix actuels des différentes technologies d’énergies renouvelables, le programme en cours se concentre sur l’éolien et le PV qui constituent les applications dont les prix sont les plus compétitifs, selon ses dires.

par -

L’équipe de Youssef Chahed se creuse les méninges pour trouver des solutions au déficit énergétique, abyssal. Il y a la piste des énergies renouvelables, pour ne plus dépendre des importations d’hydrocarbures, de plus en plus couteuses avec la montée des cours mondiaux et l’érosion du dinar, mais aussi pour enrayer les dégâts environnement des produits polluants. L’arrivée du carburant premium fait partie de ce dispositif, en attendant la disparition du gasoil. Le ministre chargé des grandes réformes, Taoufik Rajhi, a confié, dans un entretien avec Africanmanager : “il est inconcevable qu’on continue en Tunisie de consommer le gazoil alors qu’il est banni dans les pays européens et qu’on peine à le trouver sur le marché international. Il faudrait aussi qu’on ait une politique énergétique qui respecte l’environnement et à mon avis il faudrait bannir progressivement le gazoil ordinaire en Tunisie et le remplacer par un produit moins polluant“. Le transport commun public et même privé, dont les taxis, devront aussi être mis à contribution, en faisant le saut vers la voiture électrique ou à gaz, a dit Rajhi. Il a ajouté que le niveau de l’infrastructure devra aussi monter en conséquence et que l’Etat est disposé à le faire pour le bien de la nation. “Au lieu de négocier des tarifs, négocions stratégie de transport urbain conjointement avec une stratégie d’Energie propre. Ce sont les vraies questions à débattre dans le pays“, a indiqué le ministre.

par -

Une agence de régulation du secteur de l’électricité sera créée d’ici fin 2018, a annoncé mardi 19 juin 2018, le ministre de l’Energie, des Mines et des Energies Renouvelables, Khaled Kaddour, en marge d’un atelier, organisé à Gammarth, sur “la stratégie énergétique tunisienne”.
Au cours de cette rencontre, le ministre de l’Energie a présenté la vision énergétique prospective pour la Tunisie à des responsables du Conseil mondial de l’Energie, des observatoires nationaux et méditerranéens de l’Energie et des représentants de structures nationales et d’acteurs du secteur énergétique.

La création de ce régulateur indépendant est l’une des recommandations de la Banque Mondiale aux pays maghrébins, en particulier la Tunisie et le Maroc, et figure parmi les points principaux de la stratégie nationale de la transition énergétique en Tunisie.

Il s’agit d’une structure de régulation indépendante pour les secteurs de l’électricité et du gaz, dont la création se justifie notamment par l’ouverture du secteur énergétique aux producteurs privés et l’accroissement du nombre des opérateurs actuels (production d’énergie indépendante – IPP -, cogénération, auto-producteurs).

Ce choix est aussi dicté par la transition énergétique que connait la Tunisie et dont l’un des principaux objectifs est d’augmenter la part des énergies renouvelables à 30% de la production électrique en 2030. La réalisation de cet objectif nécessite, en effet, un arbitrage sur les conditions d’accès aux réseaux, les prix et les investissements.

Il s’agit encore de contribuer, en collaboration avec la STEG, en tant qu”acheteur et distributeur unique de l’électricité, à sortir de la situation de monopole et à garantir l’adoption de règles transparentes et communes pour réussir les projets privés d’énergies renouvelables et aussi l’intégration des marchés maghrébin et européen.

Le régulateur indépendant veillera, ainsi, à l’application de ces règles, accompagnera l’ouverture du secteur de l’électricité et préparera le terrain au développement des interconnexions, des échanges transfrontaliers d’électricité avec les pays voisins et aussi avec Europe.

Deux projets d’interconnexion électrique figurent, déjà, parmi les axes de la stratégie énergétique tunisienne. Il s’agit du projet d’interconnexion “Elmed”, qui permettra l’accès au marché européen de l’électricité et l’interconnexion prévue entre la Tunisie, l’Algérie et la Libye qui permettra de faire des échanges d’électricité en périodes de pointe et d’éviter des investissements supplémentaires.

Dans le cadre de sa “vision stratégique pour le secteur tunisien de l’énergie”, publiée en 2014, la Banque Mondiale avait indiqué que l’instauration, en Tunisie, d’une structure de régulation indépendante doit se faire d’une manière progressive “parce que la fonction de régulateur indépendant est nouvelle dans le secteur de l’énergie et il est nécessaire de préparer et d’informer les intervenants sur les modalités et l’implication pratique de cette mission“.

L’institution mondiale, qui estime que le rôle du régulateur indépendant “serait d’être l’œil critique externe du système ainsi qu’un appui pour l’Administration“, a indiqué que le développement de la fonction de régulation pourrait commencer par la création d’une commission de régulation formée d’un nombre restreint d’experts pour ensuite harmoniser et adopter les règles d’octroi des concessions aux nouveaux opérateurs, pour ensuite travailler sur la tarification de l’électricité et du gaz avec un bon ciblage des subventions.

TAP

par -

Un mémorandum d’entente a été signé mardi 19 juin 2018 à Gammarth, entre le Ministère de l’Energie, des Mines et des Energies Renouvelables et l’Observatoire Méditerranéen de l’Energie (OME), en marge d’un atelier sur la stratégie énergétique tunisienne.
L’un des points forts de cet accord, signé par le ministre de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables, Khaled Kaddour et la Directrice Générale de l’OME, Houda Ben Jannet Allal, réside dans le partenariat pour l’élaboration de la “Mediterranean Energy Perspectives-Tunisie”.
Dans le cadre de cet accord, des sessions de formation et d’assistance technique sont prévues.
La MEP-Tunisie sera présentée lors du 18ème Sommet de la Francophonie qui se tiendra en 2020 en Tunisie, dans l’objectif de présenter aux acteurs internationaux de l’énergie, aux investisseurs et aux bailleurs de fonds les opportunités que présente le pays en termes d’énergies renouvelables.

par -

Depuis près de deux ans, la Commission européenne et le Parlement s’opposent sur les objectifs à fixer en matière d’économies d’énergies et de mix énergétique, dans le cadre du ” paquet énergie européen “. La Commission, et donc les Etats, plaident pour 27% d’énergies renouvelables et 30% d’économies d’énergie d’ici 2030, alors que le Parlement a voté en faveur d’un même taux de 35% d’économies d’énergies et de renouvelable dans le mix énergétique, selon le site Econostrum.
Fin mai, la Commission a fait un premier pas en proposant au Parlement un objectif de 30-31 % d’énergies renouvelables d’ici à 2030, et 32-33 % pour les renouvelables. Le Parlement l’a jugé insuffisant.
Lundi 11 juin 2018, la réunion des ministres chargés des politiques énergétiques a permis de constater de nouvelles avancées. Quatre pays méditerranéens, l’Espagne, l’Italie, la France, le Portugal, appuyés par la Suède, la Lituanie, le Luxembourg et les Pays Bas, ont adopté la position du Parlement. Les nouveaux gouvernements italiens et espagnols ont en effet fait basculer la majorité du Conseil.

par -

Aujourd’hui, jour de l’Afrique, les citoyens et les communautés de pratiquement 20 pays sur le continent africain se réunissent, envahissant les rues et bloquant activement l’économie des combustibles fossiles dans le cadre d’une journée d’action à l’échelle du continent.

En rejoignant le mouvement Break Free (se libérer), des citoyens ordinaires et des activistes de communautés en Afrique en appellent aux gouvernements et aux entreprises pour qu’ils mettent un terme aux combustibles fossiles et qu’ils passent à une transition juste vers 100 % d’énergie renouvelable pour tous.

Plus de 30 événements sont enregistrés (lien), au cours desquels les personnes les plus touchées par les projets de combustibles fossiles et les impacts du changement climatique feront entendre leur voix auprès de ceux au pouvoir.

Certains de ces événements incluent :

  • un piquet de grève à Lephalale où les communautés réclameront l’annulation de la centrale électrique au charbon privée locale, Thabametsi ;
  • une exposition de photos montrant le travail des activistes anti-charbon (Lamu) ;
  • les représentants des communautés affectées par le charbonnage dénonceront les effets du charbonnage (Abuja) ;
  • ACRP tiendra au courant les preneurs de décision des réalités du changement climatique et examinera leurs plans et leur progression vers une énergie renouvelable à 100 % (Johannesbourg) ;
  • les activistes anti-charbon se mobiliseront à Bargny, plage de Ngadje, pour s’opposer au lancement de la première centrale à charbon du Sénégal.

Le mouvement Break Free en Afrique est coordonné par Greenpeace Afrique, African Climate Reality Project (ACRP), 350.org (http://350.org) et Earthlife Africa Jhb : permettre aux communautés locales de témoigner d’actes de bravoure et de se regrouper en un mouvement mondial pour l’action et la justice climatique.

Le contenu de la documentation sera mis à disposition sur les plateformes de médias sociaux des organisations coordinatrices, avec notamment des extraits sonores de nos podcasts Break Free et des images haute résolution des événements locaux.

CITATIONS

« Le financement du développement de combustibles fossiles ne fera qu’exacerber les impacts du changement climatique. L’Afrique a une occasion de développer son secteur énergétique en utilisant une énergie propre et renouvelable. C’est le développement que les banques et les institutions financières doivent soutenir et elles doivent cesser de financer les combustibles fossiles. Il est temps de “décharbonner” l’Afrique ! » – Landry Ninteretse, chef d’équipe régional, 350.org (http://350.org)

« La dépendance presque complète de l’Afrique du Sud vis-à-vis du charbon pour l’électricité exerce des conséquences graves sur l’eau. Pour protéger notre droit à de l’eau potable propre et accessible, nous devons nous libérer du charbon. Des projets irrationnels très gourmands en eau comme Thabamesti doivent être arrêtés. Il existe des alternatives efficaces au charbon mais aucune alternative à l’eau. » – Nhlanhla Sibisi, équipe de campagne pour le climat et l’énergie, Greenpeace Afrique.

« La déclaration de guerre faite à mère nature est suicidaire, parce que personne ne nous permet mieux qu’elle de respirer. Les centrales électriques à charbon sont une grosse bombe à retardement, qui ne demande qu’à exploser. » – Thabo Sibeko, Programs & Education Officer, Earthlife Africa.

« Avec davantage de combustibles fossiles brûlant en Afrique du Sud, nous nous attendons à des impacts croissants sur le changement climatique dans notre pays, à une échelle plus grande et à long terme. En se développant dans les régions soumises à un stress hydraulique, les centrales électriques à charbon vont saper une ressource critique dont elles ont besoin, tout en exerçant une très forte pression sur les besoins de base des communautés environnantes. » – Gillian Hamilton, Responsable de division ACRP.

par -

Le ministre de l’Energie, des mines et des énergies renouvelables, Khaled Kaddour, a souligné, jeudi, que son département a lancé une série de projets d’énergie renouvelable au sud du pays, dont certains seront implantés au gouvernorat de Tataouine, mobilisant un investissement de l’ordre de 780 millions de dinars (MD).
Kaddour a précisé, lors d’une séance plénière tenue à l’ARP, pour discuter le rapport de la Commission du développement régional sur les gouvernorats de sud, que son département publiera, la semaine prochaine, des appels d’offres pour la réalisation de projets de production d’électricité à partir de l’énergie éolienne, permettant de relancer les projets bloqués au gouvernorat de Médenine, soulignant que les projets d’approvisionnement de la région en gaz naturel vont bon train.
Kaddour a fait savoir, aussi, que les arrêts de production au niveau des unités de production de Gabès ont poussé le Groupe Chimique Tunisien (GCT) à s’endetter.
” Le GCT a enregistré des résultats négatifs au cours de l’année 2017 “, a-t-il noté, faisant savoir que le ministère coordonne avec les gouverneurs en ce qui concerne les concours organisés par la Compagnie de Phosphate de Gafsa et le GCT.

par -

La Tunisie a adopté, en 2016, une stratégie de transition énergétique prévoyant la mise en place des conditions d’une mutation “progressive et équilibrée” du modèle énergétique actuel. Cette stratégie ne prévoit pas une déconnexion brutale du réseau conventionnel, mais plutôt la diversification des sources d’énergie, la promotion du solaire et de l’éolien en particulier, et une meilleure exploitation des gisements d’efficacité énergétique.

A long terme, le pays prévoit, dans le cadre de ses engagements pour le climat, de parvenir à asseoir les piliers d’une économie verte, à l’horizon 2050. Cet objectif et bien d’autres en matière d’énergie auraient pu être atteints beaucoup plus tôt, si la Tunisie avait pris au sérieux la question de la dépendance énergétique et saisi l’opportunité des énergies alternatives, en particulier le solaire.

Car, comparée à d’autres pays voisins tel que le Maroc (objectif de parc Ourzazate 2000 MW en 2020) ou lointains tels que le Cap Vert ou le Costa Rica qui est sur le point d’être libéré du fossile et totalement décarbonisé, la Tunisie, qui fait face à plusieurs défis économiques et écologiques, met du temps à équilibrer son mix énergétique et à maitriser le déficit, faute de décisions stratégiques, de peu d’ambition et du blocage du plan solaire, dont la première version remonte à 2009. Elle risque de rater encore le coche, selon le macroéconomiste Mohamed Cheikh, qui vante les mérites de l’énergie solaire sur les réseaux sociaux à travers une page FB “Plan Solaire.tn 2030 => 100% ENR“.

La Tunisie dispose de 100km2 de toits qui pourraient être équipés de panneaux solaires. Ces panneaux pourraient générer 17 milliards kw par an alors que notre consommation d’électricité est estimée à moins de 15 milliards kilowatts (rapport de la STEG 2016), dont seulement 0,5 provient des énergies renouvelables (éolien et solaire)“, selon ses propos.

Le transfert de l’électricité des centrales vers les consommateurs finaux pourrait causer la perte de 16% de l’électricité alors que l’approvisionnement sur place (autoproduction/consommation) d’énergie ne fait perdre que 6%. “Il faut adopter les principes de l’économie sociale et solidaire pour faire réussir une démocratisation de la production de l’énergie et rendre largement profitable la manne de l’énergie solaire“, estime Cheikh.

Pas d’autre choix avec le déficit énergétique

Cette mue vers les énergies renouvelables, dont le contexte mondial est plus que jamais favorable (baisse des coûts du solaire PV sur le marché mondial, facilités de l’accord de Paris sur le climat…), n’est plus une option pour la Tunisie, dont environ 97% de ses besoins en électricité proviennent du fossile (gaz et pétrole).

Consciente de ce problème et son impact négatif sur les finances publiques, la BCT a recommandé, au cours du premier trimestre 2018 la mise en place d’un programme d’efficacité énergétique qui s’articule autour de la diversification des sources, en l’occurrence l’exploitation des énergies renouvelables (solaires, éoliennes, etc…), la rationalisation de la consommation et l’accélération des investissements dans les domaines de prospection et de développement. Alors qu’à l’échelle internationale, le coût de fonctionnement des technologies solaires photovoltaïques a diminué de plus de 80% depuis 2009 et devrait connaître une chute de 59% d’ici 2025, faisant du solaire photovoltaïque le mode de génération d’électricité le moins coûteux qui soit, selon l’Agence internationale de l’énergie renouvelable (IRENA).

La Tunisie pourrait bien profiter de cette tendance baissière pour investir davantage dans le solaire PV et partant parvenir à réduire son déficit énergétique, devenu structurel et exorbitant pour atteindre 1,382 Milliards de dinars (MD), durant le premier trimestre de 2018, selon la BCT.

Le pays gagnerait, également, à alléger le fardeau des subventions à l’énergie (produits pétroliers et électricité), qui devrait coûter à l’Etat, cette année, 3 milliards de dinars en contre 1,5 milliard de dinars prévus dans le budget de l’Etat pour l’année 2018, et ce en raison de la hausse du prix du baril, selon le ministre chargé des Réformes économique, Taoufik Rajhi.

Le pays dispose, d’ailleurs, d’excellentes conditions climatiques (taux d’ensoleillement dépassant les 3000 heures/an) et d’autres avantages (compétences, infrastructures d’installation, soutien international: PNUD, Coopération allemande…), pour augmenter la part des ENR dans le mix énergétique, limitée actuellement à 3% et développer la capacité photovoltaïque installée, qui s’élève à 35 MW seulement, avec des besoins nationaux en électricité produite à partir des énergies renouvelables non encore satisfaits pour la période 2017-2020, d’environ 60 MW.

Des résistances à vaincre

En 2015, quand l’Assemblée des Représentant du Peuple (ARP) s’apprêtait à adopter la loi sur la production d’électricité à partir des énergies renouvelables, des sit-in avaient eu lieu devant le siège du Parlement en protestation contre cette loi.

Les membres du syndicat de la STEG (Société Tunisienne de l’Electricité et du Gaz), seul producteur et gestionnaire du réseau électrique en Tunisie, étaient catégoriquement opposés à ce projet. Ils ont protesté contre cette loi, craignant pour leurs emplois et inquiets de voir leur réseau concurrencé par l’autoproduction, d’autant que le coût de l’électricité autoproduite pourrait être inférieur à celui acquis auprès du réseau électrique national.

Le but de ce projet est la privatisation du secteur puisqu’il existe une volonté d’autoriser des investisseurs étrangers à installer des unités de production d’énergie solaire ou éolienne, particulièrement dans la région de Kébili, afin de revendre cette énergie à la STEG en appliquant des tarifs exorbitants“, avait avertit le syndicat.

Aujourd’hui, la STEG veut devenir une partie prenante et partenaire des producteurs privés de l’électricité (la société s’est engagée pour la production de 300 Mw d’énergie solaire et de 80 MW d’énergie éolienne). Les acteurs publics et privés, doivent comprendre , que les énergies renouvelables ne sont plus un luxe pour la Tunisie, mais un choix incontournable.

Revoir le système de subvention des énergies

Un ancien cadre de la STEG et consultant international en énergie, Hamadi Hizem, a averti, lors d’une récente rencontre sur le rôle de la société civile dans la promotion des ENR, que “si on continue de surconsommer de l’énergie, sans limites, ni rationalisation, ni alternatives, on risque de vivre des “black-out électriques”, pareils a ceux de Tokyo en 2002 et 2016, quand des milliers de foyers, de grands immeubles de bureau et d’administrations publiques, se sont trouvés privés d’électricité à cause d’une surcharge. D’ailleurs la Tunisie a été victime de ce genre d’incident et pour plus de 2 heures le 31 août 2014.

Le droit à l’énergie ne doit pas être à la portée de tous au même niveau quantitatif et sans limites. Il faut rationaliser et orienter la subvention vers les catégories aux faibles revenus. Il est temps d’imposer aux entreprises énergivores un “engagement économique” en matière d’énergie“, a encore proposé le consultant.

En effet, une étude de la Banque mondiale (2013) intitulée “vers une meilleure équité : les subventions énergétiques, le ciblage et la protection sociale en Tunisie” a confirmé cette “inéquité énergétique“. Les revenus les plus bas ne bénéficient que de 13% des dépenses de subventions énergétiques en Tunisie alors que les ménages aux revenus plus élevés en tirent 29%, a constaté l’étude.

La transition énergétique s’impose avec acuité d’autant plus que les risques d’approvisionnement deviennent plus grands dans un contexte géopolitique instable comme c’est le cas pour la Tunisie.

TAP

par -

Une délégation d’entreprises Tunisiennes participera à la 22ème édition d'”ECOMONDO/KEYENERGY” 2018, le plus important Salon dans le domaine des technologies pour l’environnement et les énergies renouvelables, qui se tiendra, du 6 au 9 Novembre 2018 à Rimini, en Italie, selon l’Agence de Promotion de l’Industrie et de l’Innovation (APII).
Des rencontres d’affaires B2B seront organisées en marge du salon, qui représente un rendez-vous international de référence pour les nouveaux modèles de l’économie circulaire dans le bassin méditerranéen.
Cette mission organisée par l’agence italienne de consulting, “Hemispheres WBD”, en collaboration avec l’APII, a pour but d’établir des rencontres d’affaires, sur la base des profils et des propositions de coopération reçus, entre les industriels Tunisiens et leurs homologues Italiens et internationaux.
Cette mission concerne les entreprises opérant dans plusieurs secteurs dont la valorisation, la récupération et le recyclage des déchets, les équipements et installations pour le traitement de l’eau, de l’air et des déchets, l’industrie chimique et pharmaceutique, l’industrie du pétrole et du gaz, l’Industrie alimentaire et agriculture, l’énergie solaire, les distributeurs et les grands installateurs de centrales d’énergie éolienne et l’industrie textile.

par -

L’Agence de Promotion de l’Industrie et de l’Innovation (APII) organise en collaboration avec la société italienne “Hemispheres WBD”, la participation d’une délégation d’entreprises tunisiennes aux rencontres d’affaires B2B qui seront organisées en marge du salon “ECOMONDO”, et ce du 06 au 09 novembre 2018 à Rimini en Italie, indique un communiqué.

ECOMONDO 2018 est le rendez-vous international de référence pour les nouveaux modèles de l’économie circulaire dans le bassin méditerranéen. C’est le
plus important salon dans le domaine des technologies pour l’environnement et les énergies renouvelables.

par -

La société Shams Technology de Mejid Kilani vient d’annoncer que sa demande de réalisation d’une centrale de 10MWC pour la production de l’électricité à partir de l’énergie solaire photovoltaïque dans le cadre du régime des autorisations a été retenue. L’entreprise tunisienne fait partie des 6 autres adjudicataires du premier appel à projet (6 centrales solaires de 10 MWC) sur les énergies renouvelables lancé par le gouvernement Tunisien vers mi-mai 2017.

Dans le lot des adjudicataires, on retrouve aussi le groupement Agrimed, avec l’espagnol AE 3000, Alimpack et AB Corporation pour une centrale de 10 MGW aussi. Le fils de Lotfi Abdennadher avait représenté le groupe, dans la cérémonie de distribution des autorisations.

Rappelons que ces autorisations initiales de dix projets de production d’électricité à partir de l’énergie solaire photovoltaïque ont été attribuées le 30 avril dernier, lors d’une cérémonie officielle présidée par le ministre de l’Énergie, des Mines et des Énergies renouvelables, Khaled Kaddour.

Les dits projets sont répartis en six de 10 mégawatts et quatre projets de 1 mégawatt et font partie de la première partie de l’appel à projets de production d’électricité à partir d’énergies renouvelables.

Khaled Kaddour a insisté à l’occasion sur la nécessité de réussir ces projets et leur achèvement en temps voulu et exprimé l’entière disposition de son département à leur fournir le soutien nécessaire et à les encadrer en cas de besoin.

Les appels d’offres, dont sont issues les 6 autorisations, ont mobilisé 64 entreprises ; la plus grande partie des projets sont des centrales d’énergie solaire d’une capacité de 10 MGW. Il s’agit, pour les six premiers, du Consortium ENI l’italienne et Etap la tunisienne, de Chams Technology, du trio NRSOL Sa avec ATD Sicar et ALTUS, de la société EPPM et de Smart Energy International.

par -

Le Plan solaire avance et qui mieux est avec des compétences et des entreprises en grande partie tunisiennes. Suite à un appel d’offres qui a vu la participation de 64 entreprises, 6 entreprises ont remporté le deal pour la construction de centrales solaires de 10 MGW chacune et quatre autres entreprises ont remporté le marché, de 1 MGW chacun, le tout pour un montant total de 64 Millions €. On remarquera que certains participants, croyant qu’il s’agissait de concessions, avaient mis certaines conditions, comme celle d’une garantie de l’Etat et ils ont été écartés, le marché comprenant des autorisations pour des projets privés qui vendront leur production exclusivement à la Steg (Société tunisienne de l’électricité et du gaz).

Nous avions, dans une précédente information, fait état des adjudicataires de 6 centrales, dont l’Etap avec l’ENI (Photo gauche). Pour les petites centrales d’un MGW chacune, il s’agissait de la SMT Sud Multisevices, de Fatteh Nadia, qui est une jeune fille auto-entrepreneur (Photo de droite), d’un groupement entre Ameur & Abdelfatteh Hammouda et de Nasraoui Khaled.

Le ministre tunisien de l’Energie et des Energies renouvelables, Khaled Kaddour, qui avait distribué la semaine dernière les autorisations, a déclaré à Africanmanager : «nous avons eu des prix très compétitifs, avec une moyenne de 0,150 DT pour le KW vendu à la Steg, ce qui représente un très bon prix pour le consommateur final, dont la facture d’énergie sera baissée de manière conséquente».

En attendant, la première centrale photovoltaïque d’une capacité de 10 MGW sera l’œuvre de la Steg et sa production, qui débutera au cours de cette année 2018, sera consacrée à l’alimentation du réseau électrique de la ville de Tozeur dans le sud tunisien. Dans la même ville, la Steg devrait construire une seconde centrale de 10 MGW, sans compter la centrale privée de 800 MGW dont l’appel d’offre international (AOI) sera lancé incessamment, dont 50 MGW à Tozeur, ce qui donnera une capacité de 70 MGW pour la seule ville de Tozeur. Ces projets seront construits dans un seul parc qui devrait couvrir plusieurs hectares où les seuls 10 MGW nécessiteront une surface de 20 hectares.

Ce prochain AOI de 800 MGW devrait permettre la création d’une industrie nationale du solaire en Tunisie dont le socle sera l’industrie locale de fabrication des panneaux solaires, déjà existante et à des coûts très compétitifs.

Revanant sur l’AOI, Khaled Kaddour a expliqué qu’il contiendra deux nouvelles centrales d’une capacité de 100 MGW chacune et deux autres de 50 MGW chacune, ainsi que deux autres centrales éoliennes d’une capacité totale de 300 MGW. «Tous ces projets, privés et publics, seront installés sur des terrains appartenant à l’Etat, qui seront mis à notre disposition par le ministère des Domaines de l’Etat et qui seront donnés en concession», précise encore à Africanmanager le ministre tunisien de l’Energie et des Energies renouvelables, pour répondre à toutes les questions qui pourraient être soulevées dans ce sens, y compris par les constructeurs de centrales.

FOCUS 🔍

Comme chaque année et pour la 8ème fois consécutive, Orange Tunisie a organisé son Orange Summer Challenge (OSC), le rendez-vous incontournable des jeunes technophiles,...

Le meilleur des RS

La loi antiraciste vient d'être votée par le Parlement, avec son lot de sanctions qui en refroidit plus d'un (fortes amendes et même peine...

INTERVIEW

Slim Feriani, le ministre de l'Industrie et des PME et de l'Energie par intérim, a récemment accordé à Africanmanager une interview exclusive où il...

AFRIQUE

Les producteurs de café d’Éthiopie et du Burundi pourraient mieux exploiter tout le potentiel de leurs cafés en répondant à l’intérêt croissant pour les...

Reseaux Sociaux

SPORT

De retour en Tunisie après son excellent parcours au tournoi Kremlin Cup de Moscou, la championne tunisienne de tennis Ons Jabeur a été chaleureusement...