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Energies renouvelables

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La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a élaboré un nouveau plan d’action, dans le cadre du Plan Solaire Tunisien, qui stipule la construction de plusieurs centrales solaires et éoliennes d’ici 2020 avec une puissance globale de l’ordre de 300 MW en énergie éolienne et 67 MW en énergie solaire photovoltaïque. Selon les données rapportées par le site data.industrie.gov.tn, la STEG a entamé son premier projet pour la construction d’une centrale solaire photovoltaïque (PV) pilote de 10 MW à Tozeur-Nafta, à proximité du poste de transformation 150/33 kV (de la STEG), sur une surface de 22 ha. La puissance programmée est de 10 MW avec une possibilité d’extension dans le futur.

Ce projet a été financé par la banque allemande KfW, dans le cadre de la coopération tuniso-allemande. Au total, le coût de la construction de cette centrale montera à 16 million d’euros, soit 44,54 MDT, et sa réalisation, consistant notamment en la fourniture de modules et d’onduleurs PV, a été confiée à TerniEnergia, une compagnie italienne spécialisée dans l’énergie intelligente, qui a obtenu ce marché en mars dernier.

On rappelle qu’en début d’année, le ministère de l’Énergie et des Mines a annoncé qu’il compte investir, en 2017, 1 milliard de dollars (2,28 milliards de dinars tunisiens) en installations de générateurs d’énergies renouvelables pour la production d’environ 1 GW, dont 650 MW seront produits par des centrales PV.

Les partenaires se bousculent !

Le ministère de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables annonce ce jeudi, dans un communiqué, avoir reçu 69 offres de projets, dans le cadre de l’exécution du programme de production de l’électricité, à partir des énergies renouvelables (1000 mégawatts), au cours de la période 2017-2020.

Le département avait publié le 11 Mai 2017 un appel à projets, dans le cadre du régime d’autorisation, d’une capacité de 210 mégawatts pour la période 2017-2018, tout en fixant la date du 15 Novembre 2017 comme dernier délai de présentation des offres. 140 MW devront être produits par l’énergie éolienne et 70 MW par l’énergie solaire photovoltaïque.

Une commission au sein du ministère va sélectionner les projets fiables, sur la base de leur évaluation du point de vue technique, en se référant au guide de procédures réalisé par la commission technique pour la production privée de l’électricité à partir des énergies renouvelables.

Cette commission sera aussi chargée d’ouvrir les enveloppes financières au profit des offres retenues techniquement. La commission est appelée à informer les candidats des résultats de la sélection avant le 15 mars 2018.

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L’opération de sélection des soumissionnaires pour la production de l’énergie alternative aura lieu le 15 novembre 2017, a annoncé mercredi Hachem Hmidi, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Énergie, des Mines et des Énergies Renouvelables.

Intervenant lors d’un atelier sur le thème «le déploiement des énergies renouvelables dans les secteurs agricoles et agroalimentaire opportunités, innovation et durabilité » tenu en marge du SIAMAP 2017, Hamidi a précisé que des entreprises étrangères ainsi que tunisiennes ont participé à l’appel à projet, faisant remarquer que la production des énergies renouvelables sera entretenue dans le cadre du partenariat public-privé, étant donné que la Société tunisienne d’électricité et du gaz (STEG) assurera une partie de cette production et le reste sera assuré par le secteur privé.

En ce qui concerne la production d’Électricité à partir de l’énergie solaire, Hamidi a précisé que la production de moins de 10 mégas watts sera soumise au système des autorisations alors que celle de 50 mégas watts, se fera selon le système des concessions. Pour ce qui est de l’énergie éolienne, la production de moins de 30 mégas watts, est régie par le système des autorisations et la production de plus de 100 mégas watts, sera soumise au système des concessions.

Les prévisions préliminaires ont montré que l’utilisation des énergies renouvelables dans le secteur agricole permet de fournir 300 mégas watts, d’énergies, soit la réalisation de 10% de l’objectif fixé en 2030.

Les besoins énergétiques (tout type d’énergie confondue) est de l’ordre de 100 mille barils quotidiennement alors que la production n’est que de 45 mille barils, soit un besoin d’importation d’énergie de l’ordre de 50%.

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La holding familiale Hédi Bouchamaoui Group (HBG) a des envies de diversification, c’est même devenu une obligation vu les déboires croissants du secteur de la production de pétrole en Tunisie depuis la Révolution (grèves, sit-in, revendications diverses et variées, le calme plat au niveau des découvertes de nouveaux gisements…). Alors HBG veut mettre les voiles en direction de l’Afrique subsaharienne pour y investir dans l’agriculture et les services, d’après Jeune Afrique Business.

Le magazine indique que les Bouchamaoui vont miser sur leur expérience et celle de ses partenaires internationaux opérant en Tunisie pour s’implanter dans cette partie du continent. On a également appris que le groupe, qui s’est fait un nom dans le secteur des hydrocarbures depuis les années 70, jusqu’en Libye et en Egypte, veut prendre le virage des énergies renouvelables, plus précisément le solaire et l’éolien. “Le groupe cherche activement en Europe un partenaire-expert pour investir le domaine des énergies renouvelables du solaire et de l’éolien chez lui en Tunisie, soutenu par le gouvernement, du fait de la balance énergétique déficitaire du pays“, indique JA Business.

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Un conseil ministériel restreint (CMR) consacré à la Société Tunisienne de l’Electricité et du Gaz (STEG) sera organisé, prochainement, afin d’étudier la situation financière de la société de manière à préserver ses équilibres financiers et son rôle de service public, a déclaré le ministre de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables, Khaled Kaddour.
Kaddour avait nié mardi, les informations circulant sur la privatisation de la STEG, soulignant la volonté du gouvernement de soutenir la société qui joue un rôle national stratégique.
A cet égard, le projet de la loi des finances complémentaire pour l’exercice 2017 a consacré une enveloppe de 1550 Millions de Dinars (MD), contre 650 MD seulement, programmé, à la société, a-t-il précisé au cours d’une journée d’études sur la valorisation de la valeur du travail organisée par la STEG.
Il a rappelé que les financements nécessaires pour garantir l’équilibre du système des hydrocarbures, d’électricité et de gaz dans le projet du budget de 2018, sont estimés à 2400 MD, ajoutant que les investissements de la société dans les mégaprojets au cours de la période 2018/2020 sont estimés à 4000 MD.

La STEG est appelée à promouvoir davantage son rôle dans le développement du secteur des énergies renouvelables et les industries y afférant afin de réaliser les objectifs du plan solaire tunisien, à l’horizon 2030, qui prévoit de porter la part des énergies renouvelables à 30% en 2030, a-t-il dit, rappelant que les travaux d’installation d’une centrale solaire photovoltaïque, Tozeur 1, par la STEG ont démarré, le 24 juillet 2017, laquelle sera suivie par la centrale Tozeur 2.
La société est notamment appelée à développer les programmes de raccordement au réseau de gaz dans les zones de Bizerte, du Nord Ouest, du Centre Ouest et du Sud.

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L’Arabie saoudite a annoncé son intention de construire une nouvelle ville ultramoderne à ses frontières avec la Jordanie et l’Egypte et alimentée par les seules énergies renouvelables. Un projet colossal de 500 milliards de dollars.

Selon les données rapportées par la chaîne RT, la ville, qui portera le nom de «Neom», sera construite sur un site naturel au nord-ouest de l’Arabie saoudite.

Elle s’étendra sur 26 500 kilomètres carrés, soit une zone 33 fois plus grande que la mégalopole de New York. La ville possède déjà son propre compte Twitter et son propre site Web.

Le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, a déclaré que la ville se concentrerait sur les industries telles que l’énergie et l’eau, la biotechnologie, l’alimentation, le high-tech et le divertissement, relate la même source.

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Le ministre de l’Energie, Khaled Gaddour, a annoncé lors d’une journée d’étude à Tunis que la STEG lancera bientôt un projet de construction de trois centrales électriques et des projets relatifs aux énergies renouvelables d’une production de 380 mégawatts.
Selon Mosaïque fm, le ministre a ajouté que ces projets seront réalisés dans les trois prochaines années.

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Nous annoncions, dans notre livraison du  10 octobre 2017, l’option que pourrait prendre le gouvernement tunisien de s’orienter vers l’encouragement de la voiture hybride. Une option qui pourrait diminuer le volume de la compensation des hydrocarbures dans le budget, sans parler de la contribution à la dépollution.

C’est désormais chose faite. En effet, l’article 46 de la loi de finance 2018 propose, «dans le cadre de l’encouragement à l’utilisation des énergies renouvelables, un abattement de 30 % sur le droit à la consommation, pour les voitures hybrides utilisant des moteurs mixtes, carburant et électrique».

Il restera au ministère du Commerce, qui fixe annuellement les quotas d’importation des véhicules pour le marché tunisien, d’encourager et d’inciter les concessionnaire à consacrer un pourcentage de leurs importations à ce type de véhicule.

Petit bémol cependant : A l’import, l’hybride, qui est une nouvelle technologie à part, coûte déjà 20 à 25 % plus cher. Il est cependant sûr et certain que l’utilisateur de ce type de véhicule récupérera cette hausse sur sa facture de carburant.

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Un Fonds d’investissement dans les énergies renouvelables de 100 Millions de Dinars (MD), qui aidera à promouvoir les projets réalisés dans le domaine des énergies renouvelables et de démarrer le programme de transition énergétique en Tunisie, sur des bases assez solides, sera opérationnel en 2018, a annoncé, mardi, le Directeur Général de STEG Energies Renouvelables (ER), Mohamed Taher Bellassoued, en marge d’une rencontre d’affaires entre la STEG et Business France (agence nationale au service de l’internationalisation de l’économie française), organisée à la Banlieue nord de Tunis.
Les financements de ce fonds, créé à l’initiative de STEG Energies Renouvelables, seront destinés aux petits projets et aux projets de taille moyenne dans le domaine des ER, a ajouté le responsable, indiquant que la STEG ER souhaite voir les banques, les assurances et même les particuliers, figurer parmi les souscripteurs de ce fonds.
“Il faut penser aux énergies renouvelables non pas comme une ressource complémentaire, mais comme un modèle de développement, notamment, des régions intérieures, dont certaines au Centre et au Sud, disposent d’un potentiel énorme d’ensoleillement pour la promotion de l’énergie solaire”, a déclaré le DG de STEG-ER.
Il a rappelé que le 15 novembre 2017 est la date limite de remise des offres relatives aux appels à projets, actuellement en cours, qui concerne la réalisation de presque 200 mégawatts d’énergies renouvelables dans le cadre des projets qui contribueront à la transition énergétique du pays et à assurer un certain degrés d’indépendance énergétique par rapport à l’état actuel.
Il s’agit de projets moyens d’une capacité de 10 Mégawatts pour le photovoltaïque et de 30 Mégawatts pour l’éolien, ainsi que des projets de taille moins importante ouverts pour les PME tunisiennes, de 1 Mégawatt pour le photovoltaïque et de 5 mégawatts pour l’éolien.

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La Tunisie a mis en place une stratégie globale visant le développement de projets dans l’énergie éolienne, dont l’objectif est de couvrir 30% de sa production d’énergie avec des énergies renouvelables à l’horizon 2030. Des données récentes publiées par le ministère tunisien de l’Énergie, des Mines et des Energies Renouvelables, relèvent que notre pays figure dans la liste d’un certain nombre de pays de la région du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (MENA) disposant d’énormes capacités pour exploiter l’énergie renouvelable.

D’après la même source, la Tunisie cherche toujours à générer 140 MW d’énergie éolienne et 70 MW d’énergie solaire. S’agissant de l’énergie solaire, 10 MW seront consacrés à des petits projets allant jusqu’à 1 MW tandis que les 60 MW restants seront accordés à des projets plus conséquents pouvant aller jusqu’à 10 MW le projet.

Pour l’énergie éolienne, 20 MW concerneront des projets pouvant aller jusqu’à 5 MW, les 120 MW qui restent seront réservés à des projets plus importants allant jusqu’à 30 MW le projet.

Coopération tuniso-allemande dans l’énergie éolienne

Un  programme de promotion des énergies renouvelables a été établi entre l’Allemagne et la Tunisie. A travers cette coopération, les deux pays œuvrent davantage afin de favoriser l’échange et l’expérience dans ce domaine prometteur.

C’est dans ce contexte que lors d’une conférence organisée ce mardi 19 septembre 2017, par la Chambre tuniso-allemande de l’industrie et du Commerce (AHK), sur le thème « L’énergie éolienne en Tunisie », Andreas Reinicke, ambassadeur d’Allemagne en Tunisie, a déclaré que l’Allemagne soutien toujours la Tunisie dans son processus transitoire et qu’elle œuvre davantage afin de renforcer les domaines de coopération entre les deux pays.

Il a, en outre, ajouté que les investisseurs allemands accordent un grand intérêt au secteur des énergies renouvelables en Tunisie et qu’ils comptent beaucoup sur la stabilité et l’exécution rapide des décisions politiques pour se lancer…

Pour sa part, le directeur général de l’AHK Tunisie, Martin Henkelmann, a fait savoir qu’il est important d’exploiter le potentiel des énergies renouvelables en Tunisie, précisant que chaque acteur du secteur privé est appelé à fournir des efforts louables afin de développer le secteur et d’assumer ses responsabilités.

Quant à Khaled Kaddour, ministre de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables, il a affirmé que depuis des années, l’Allemagne demeure un partenaire privilégié pour la Tunisie, et les domaines de coopération entre les deux pays sont divers et variés.

Il a ajouté que la participation des entreprises allemandes et leur implication dans le secteur des énergies demeure nécessaire et ce, à travers de nouvelles expériences, ce qui permettra de développer des projets structurants, dont l’objectif fondamental est de créer la richesse, l’emploi….

Il a affirmé par ailleurs que les professionnels tunisiens du secteur sont toujours prêts pour coopérer davantage avec leurs homologues allemands (rencontres B to B, échange d’expériences, des recherches…).

On rappelle que l’AHK a annoncé une visite, du 18 et le 22 septembre 2017, d’une délégation d’hommes d’affaires allemands opérant dans le secteur de l’énergie éolienne. Une série de rencontres B2B avec des sociétés tunisiennes ont été programmées à l’occasion. Ces rendez-vous  vont permettre aux entreprises participantes de prospecter de nouvelles possibilités de coopération, de transférer leur savoir-faire et de renforcer les contacts.

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En dépit des alertes des experts, qui prédisent la fin imminente du pétrole – dans 20, 30 ans – et que les économies doivent s’y préparer, le précieux liquide n’a jamais aussi bien porté son surnom : ‘Or noir’. Bon, en Occident la mutation a déjà commencé, avec une concentration accrue sur les énergies renouvelables, notamment l’énergie solaire et l’éolienne dans les bâtiments et l’électricité dans les moteurs des véhicules. En Tunisie, cette affaire a pris, pour le moment du moins, des allures de serpent de mer, les pouvoirs publics ayant le plus grand mal à tenir les engagements sur la transition énergétique pris lors du sommet de Paris sur le climat – COP 21. Certes les plans et projets sont sur la table, une pléthore, très alléchants, mais ça rame au niveau de la concrétisation. En attendant du pétrole on en consomme un maximum.

C’est un fait : l’automobiliste tunisien roule beaucoup, beaucoup trop, tout le temps. A tel point qu’on se demande quand est-ce qu’il travaille. Le carburant lui est devenu tellement indispensable qu’il guette comme du lait sur le feu les hausses de prix à la pompe et s’enflamme à la moindre montée, même de 100 millimes. Le professeur Nouri Fethi Zouhai, un fin connaisseur des dossiers énergétiques et financiers, a décrypté, dans le Billet Economique de l’intermédiaire en Bourse MAC SA, notre dépendance à ce “poison” – il l’est devenu pour notre environnement, notre santé – et surtout les mauvaises nouvelles qui nous attendent au tournant…

En 2015, le débat sur l’énergie connait un regain d’intérêt sans précédent .Une campagne médiatique de grand ampleur orchestrée par un parti politique et appelée ‘winou el pétrole’ raviva la tension entre l’Etat et le citoyen avide de connaitre la vérité des réserves de pétrole de son pays.

Ainsi, une bataille des chiffres s’est engagée entre des experts de tous bords et les officiels de la Direction Générale de l’Energie. Certains ont réussi à installer le doute sur les chiffres officiels faisant croire aux citoyens tunisiens que le pays est doté des ressources en hydrocarbures abondantes, exploitées et dilapidées par les multinationales du pétrole. Les officiels de l’Etat rejettent toutes allégations mensongères et avancent des chiffres plus raisonnables.

Le pétrole à découvrir

Le potentiel à découvrir est un exercice très délicat, il ne peut être estimé correctement que par une étude des Systèmes Pétroliers existants et leur génération (nécessitant des analyses par Rock-Eval), de toutes les campagnes sismiques existantes calibrées sur tous les puits existants. Cette étude est bien au-delà de nos moyens, nous se réfèrerons aux études statistiques, laissant ce travail aux explorateurs en activité.

En Tunisie, les 55 champs découverts et transformés en concessions d’exploitation depuis 1949 à 2014 et dont 36 seulement restant en activité actuellement, représentent 2 Gb de brut et condensat et 4,3 Tcf (0,8 Gbl ou 124 G m 3) de gaz.

Observant, la courbe des découvertes cumulées, on constate que la tendance continue avec la même pente montrant bien qu’il y a encore des champs à découvrir, malheureusement de taille de plus en plus réduite. Pour une activité future aussi importante que le passé (760 puits fin 2014), le cumul pour 1000 puits d’exploration ne sera que de 2,5 Gb et 5 Tcf ou 0,9 Gbl qui peuvent être pris comme ultimes. En conséquence, le potentiel à découvrir serait alors de l’ordre de 500 millions de barils pour le pétrole brut et 100 millions d’équivalent baril pour le gaz naturel.

D’autres sources sont très proches de ces résultats, Selon l’USGS, la Tunisie disposerait encore d’un potentiel de 110 Mtep soient 800 millions de barils (à 95% de probabilité) de ressources conventionnelles d’hydrocarbures ’Pétrole +gaz ‘ non encore identifiées.

Quant à la Direction Générale de l’Energie, elle déclare des resserves prouvées de 419 Mtep dont 296 Mtep sont déjà épuisées laissant dans le sous-sol tunisien l’équivalent de 123 Mtep réparties entre 54% pour le pétrole-485Mbbl- et 46% pour le gaz.

Un avenir sombre

Les résultats des différentes extrapolations de ressources énergétiques fossiles montrent qu’elles sont en train de se raréfier. D’ici 2030, la production du pétrole brut chutera de 2,3 MTep en 2016 à 0,5 Mtep en 2030, le gaz suivra la même tendance baissière pour passer de 2Mtep à 1Mtep au cours de la même période de prévision. Plusieurs handicaps empêchent la Tunisie d’aller chercher son pétrole très peu fournit par la nature.

– Il faut forer encore 300 puits, pour atteindre les réserves ultimes, objectif très difficile à réaliser et tardera dans le temps-15 ans- dans un contexte caractérisé par les opérations de sabotage sur les champs de production.

– Le volume des investissements reçu ces 10 dernières années a chuté de 52% passant de 1490 MDT entre 2006-2009 à 775MDT au cours de la période 2010-2015.

– Les gisements marginaux ont atteint leur maturité.

– Le volume des IDE reçu ces 10 dernières années a chuté de 52% passant de 1.490 MDT entre 2006-2009 à 775 MDT au cours de la période 2010-2015.

– Le déficit énergétique ne cesse de se dégrader passant de 0,6 Mtep en 2010 à 3,7 en 2016.

– Très mauvaise gouvernance de secteur, les actions sont de plus en plus focalisées sur les ENR.

En conclusion l’auteur dit ceci : la finitude de nos ressources énergétiques s’accélère rapidement mettant en danger notre approvisionnement futur sur le marché pétrolier au prix imprévisible. Cette situation grèvera lourdement nos déficits si l’Etat n’agit pas rapidement.

MAC SA

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Les principaux problèmes environnementaux sont la gestion des ressources naturelles, la prévention de la biodiversité et l’augmentation des pollutions. Ces trois problèmes s’accélèrent et entrent en interaction“, a constaté, mercredi, Adel Ben Youssef, professeur d’économie à l’Université de Nice Cote d’Azur, lors d’un débat organisé à Tunis, par le Réseau Alternatif des Jeunes (RAJ) Tunisie, sur les priorités nationales et la stratégie nationale de transition énergétique, élaborée suite à la ratification par la Tunisie de l’accord de Paris sur le climat.
La Tunisie s’est engagée lors de la COP 21 à réduire le niveau de CO2 de 41% et à atteindre 30% d’énergies renouvelables, sauf que ces engagements doivent être traduits par des politiques concrètes qui tardent à voir le jour“, a lancé l’intervenant.
Il a rappelé que des investissements d’environ 100 milliards de dollars seront fournis aux pays en développement pour les aider à réaliser ces objectifs, mais ces pays, dont la Tunisie, doivent présenter des projets concrets pour profiter de ces financements.
Adel Ben Youssef a, en outre, appelé à l’organisation d’assises nationales pour savoir quel modèle de développement nous voulons et comment nous allons transformer notre économie.

Selon Emna Fourati, coordinatrice département environnement et climat à RAJ Tunisie, la réunion organisée par le réseau vise à préparer la société civile et les jeunes à la participation à la COP 23.
Un autre évènement national sur la même thématique sera organisé en septembre prochain et réunira la société civile et les responsables politiques en plus de l’organisation, en octobre prochain, de la deuxième édition du concours national du plaidoyer “Parlons climat“”, a ajouté Emna Fourati.
La stratégie nationale de transition énergétique vise à porter à 30% la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique à l’horizon de 2030.

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Une méga centrale solaire photovoltaïque de 4.025 MW, tout simplement la plus grande de la planète, c’est la réponse de l’Algérie à l’imposant projet Noor de Ouarzazate, au Maroc. Avec cette installation, le programme marocain, dont la presse a fait ses choux gras ces dernières années, fait pâle figure, avec ses 580 MW. Quant au Plan Solaire Tunisien (PST), avec ses 460 MW, il sera presque inexistant à côté du futur mastodonte algérien. Enfin si Alger va au bout de son affaire, ce qui n’est jamais garanti dans des projets aussi titanesques, connaissant en plus le caractère mortifère des procédures administratives et des dispositions du Code d’investissement algériens…

Le PDG de la compagnie de l’engineering de l’électricité et du gaz (CEEG), Mohamed Arkab, a fait savoir vendredi dernier lors d’un déplacement à Washington que le ministère de l’Energie a l’intention de lancer l’appel d’offres fin mars ou début avril 2017, rapporte l’Agence de presse officielle algérienne APS.
Arkab a tenu ces propos en marge du forum “Powering Africa Summit ; il a ajouté que cet appel d’offres entre dans le cadre de la politique nationale de développement des énergies renouvelables. Suffisant pour en savoir plus sur ce qui trotte dans la tête des dirigeants algériens, piqués au vif par les ambitions du Maroc et d’autres pays du continent en matière d’énergies renouvelables (le Rwanda, la Zambie, le Sénégal…), des nations qui partaient pourtant avec des handicaps financiers lourds. Et oui, tout le monde n’a pas la chance – ou la malchance, c’est selon – d’être copieusement arrosé par la manne pétrolière, comme ce fut le cas de l’Algérie. De l’argent d’ailleurs qui n’a pas servi à lancer des programmes pour rompre la dépendance des hydrocarbures et surtout anticiper la fin inéluctable du pétrole. Les temps ont changé, semble-t-il…

Les détails de cette affaire

On sait pour le moment que le projet sera divisé en trois parties de 1.350 MW, chacune comporte deux volets : L’énergie et l’industrie. Plusieurs centrales seront installées dans les hauts plateaux et le sud de l’Algérie, où l’ensoleillement est plus conséquent. Bechar, El Oued, Ouargla, Biskra, Djelfa et Msila sont dans les petits papiers des autorités pour abriter ces unités, a indiqué le PDG de CEEG, qui a ajouté que la capacité moyenne pour chaque centrale excédera les 100 MW.

Le but de la manoeuvre : Faire baisser sensiblement la consommation du gaz, dont l’Algérie se sert pour produire son d’électricité. Il est prévu que les centrales solaires travaillent le jour en alternance avec les centrales à gaz, ce qui permettra de faire des économies d’énergie substantielles.
« A la Sonelgaz, nous sommes en train de travailler pour réduire la consommation de gaz, en privilégiant également les centrales à cycle combiné » , a affirmé Arkab.

Autres indications importantes : Le capital social de chaque entreprise sera composé conformément au cadre strict de la réglementation de l’investissement étranger. En d’autres termes l’investisseur national capte au moins 51% des parts et le partenaire étranger un maximum de 49%. Donc pour les investisseurs étrangers qui rêvaient d’un bouleversement de l’ordre établi, ce ne sera pas pour cette fois…

Par ailleurs on a appris que la Sonatrach va mettre le grappin sur 40% des actions dans chaque projet, 11% tomberont dans l’escarcelle de Sonelgaz et des entreprises publiques et privées du pays.

Enfin les actionnaires vont décaisser des fonds propres pour financer ces projets, à hauteur de 30% nous dit-on, le reste sera alimenté par un emprunt bancaire.

Une manière de conjurer la série des revers ?

Les bras de fer entre Rabat et Alger ont été épiques ces dernières années, mais ont très souvent tourné à l’avantage des Marocains. Donc pour l’Algérie ce méga projet est peut-être aussi une manière de laver une série d’affronts, de défaites diplomatiques, politiques et économiques.

D’abord la bataille autour de la présidence de l’Union africaine (UA). Le candidat d’Alger, le président nigérien, Mahamadou Issoufou, a été battu à plate couture par le poulain de Rabat, le président guinéen, Alpha Condé. La pilule a été amère pour l’Algérie. Elle vient s’ajouter aux rancoeurs provoquées par le fait de n’avoir pas pu empêcher le retour en grande pompe du Maroc dans le giron de l’UA, en janvier 2017, lui qui pourtant a claqué la porte il y a 32 ans pour manifester son courroux suite à l’admission de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), une “amie” de l’Algérie et ennemie farouche du Maroc. Pire : on sait maintenant que Rabat n’a pas l’intention de se tenir à carreau, contrairement à ce qu’il avait dit avant son retour, et fera tout ce qui est en son pouvoir pour bouter la RASD hors de l’UA, maintenant qu’il a un vrai pouvoir décisionnaire et des liens puissants avec des pays clés de l’organisation panafricaine (Sénégal, Gabon, Côte d’Ivoire, Nigeria, Ghana, etc.).

Et puis il y a les revers économiques, très nombreux. Le Maroc affiche une santé insolente sur le continent, et ramasse les contrats à la pelle dès que le roi, Mohammed VI, lève le petit doigt. Plus de 100 accords et contrats signés avec des pays africains depuis juillet 2016 ! C’est inouï. Et maintenant il veut adhérer à la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, la plus structurée et la plus puissante du continent). Certes l’Algérie s’éveille, sur le continent, à la faveur du Forum africain d’investissements et d’affaires qu’elle a organisé en décembre 2016, mais ce réveil est tardif…

Par ailleurs il y a la cuisante défaite du “West African Gas Pipeline” (WAGP), un pipeline qui fera la jonction entre le Nigeria et le Maroc et qui sera à terme la plus importante infrastructure gazière en Afrique de l’Ouest. Un projet derrière lequel Alger a couru, sué, pour finalement être coiffé au poteau par Rabat, grâce à sa formidable armada diplomatique. Rageant pour les Algériens. Alors le méga projet solaire sera peut-être une manière de conjurer cette série de revers. Mais il en faudra beaucoup des programmes de ce type pour rattraper le retard sur le Maroc…

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Hela Cheikhrouhou, ministre de l’Energie, des Mines et des Energies Renouvelables a indiqué mardi à l’ARP, que tous les gouvernorats du Nord-Ouest seront raccordés au gaz naturel d’ici fin 2020.
Intervenant à la plénière consacrée à l’examen des questions liées au développement dans les gouvernorats du Nord-Ouest, elle a précisé que les gouvernorats de Béja, Jendouba, Siliana et le kef seront approvisionnés en gaz à travers un gazoduc reliant Mornaguia et Dahmani qui sera réalisé sur deux ans, moyennant un coût de 132 millions de dinars, financé par le fonds saoudien de développement .
La ministre a indiqué par ailleurs, que son département entreprend d’adapter le code des hydrocarbures avec l’article 12 de la constitution pour accélérer l’octroi des permis d’exploitation des champs gaziers.

L’Algérie est considérée par la Banque mondiale comme un pays ayant une bonne maitrise de la gestion des énergies renouvelables, rapporte radioalgérie.

Dans une étude, publiée mercredi dernier, elle l’a retenue parmi les 45 états leaders mondiaux dotés d’une stratégie énergétique solide, classée dans la catégorie zone verte.

Outre l’Algérie, sur la liste de la Banque mondiale figurent, entre autres, l’Afrique du Sud, l’Égypte, la Chine, l’Inde et la Malaisie.

L’étude de la Banque mondiale est basée sur des critères prenant en compte l’accès à l’énergie, l’efficacité énergétique et l’usage des énergies renouvelables.

D’après la même source, la BM estime que l’Algérie représente un exemple dont pourraient s’inspirer les pays de l’Afrique subsaharienne, région la moins électrifiée au monde, où près de 600 millions de personnes n’ont toujours pas accès à l’électricité.

La ministre de l’Énergie, des Mines et des Énergies renouvelables, Hela Cheikhrouhou, a déclaré que la Tunisie produit plus de 80 mille barils de pétrole par jour.

Il a par ailleurs indiqué, lors de son passage, ce lundi 13 février 2017 sur les ondes d’Express Fm, que la production journalière de la Tunisie est évaluée à 80 mille barils, couvrant à peine 50 % des besoins du pays en pétrole.

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L’Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat a organisé, vendredi 10 février 2017 à son siège, une table-ronde sur « le programme de production de l’électricité à partir des énergies renouvelables », en présence de Mme Héla Cheikhrouhou, ministre de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables, et M. Hichem Elloumi, vice-président de l’UTICA, ainsi qu’un grand nombre d’opérateurs économiques et de hauts cadres et responsables de l’UTICA et du ministère et de professionnels du secteur de l’énergie.

Intervenant à l’ouverture de cette rencontre, Mme Héla Cheikhrouhou a déclaré que le secteur des énergies renouvelables est appelé a couvrir 30% des besoins énergétiques du pays d’ici 2030, tout en essayant d’atteindre l’objectif de pouvoir produire cette énergie à des coûts moins élevés.

« Aujourd’hui, la partie réglementaire concernant cette production d’énergies renouvelables est publiée, il reste donc à concrétiser des projets de production qui sont financièrement bancables », a expliqué la ministre, qui a saisi cette occasion pour mettre l’accent sur l’importance de la complémentarité entre les secteurs public et privé puisque les 2/3 de ces énergies renouvelables devront être produits par les opérateurs privés.

De son côté, M. Hichem Elloumi a précisé que le cadre juridique de cette production de l’électricité par le secteur privé est maintenant mis en place après la promulgation de la loi, des décrets y afférents et des arrêtés et circulaires administratifs le réglementant.

« Il était donc important d’organiser cette table ronde pour mieux connaitre ces nouvelles dispositions, notamment le nouveau manuel de procédure d’octroi des autorisations et avoir les avis des professionnels du secteur concernant cette nouvelle réglementation », a-t-il noté.

Et d’ajouter, que cette nouvelle législation aura un impact positif sur la satisfaction des besoins énergétiques de la Tunisie et sur la création d’emplois, d’autant que le secteur des énergies renouvelables est constitué d’une filière entière, structurée et intégrée disposant de moyens pour répondre aux besoins du pays ; ce secteur présente aussi d’importantes potentialités d’investissement et d’exportation.

M. Elloumi a souligné, par ailleurs, que l’UTICA croit en l’élaboration et la mise en œuvre de stratégies rationnelles, notamment pour le secteur des énergies renouvelables, et que le secteur privé a besoin d’une vision claire, d’un plan clair, d’un cadre juridique simple, et applicable pour investir.

M. Abdelhamid Khalfallah, sous directeur de la maitrise de l’énergie, et M. Belhassen Chiboub, directeur de la production indépendante de l’électricité au ministère de l’Energie, des Mines et des énergies renouvelables, ont présenté successivement le programme de production de l’électricité à partir des énergies renouvelables et le nouveau manuel pour l’octroi des autorisations.

M. Abdelhamid Khalfallah a expliqué, dans ce cadre, que le plan solaire tunisien vise à satisfaire une grande partie des besoins énergétiques du pays grâce aux énergies renouvelables car le déficit énergétique de la Tunisie atteindra le taux de 80 à 85 % en 2030. Actuellement tous les facteurs internes et internationaux permettent d’envisager la mise en œuvre de cette production de l’électricité à partir des énergies renouvelables. Cette production de l’électricité par le secteur privé sera réalisée soit sous le régime de la concession soit de l’autorisation.

Pour sa part, M. Belhassen Chiboub a présenté le projet de manuel de procédure pour l’octroi des autorisations. Il a fait une présentation détaillée des éléments constitutifs du dossier à présenter par les opérateurs économiques, des critères techniques et financiers de sélection, et des éléments constitutifs des tarifs à présenter par les soumissionnaires.

Suite à ces différentes interventions, un débat a eu lieu entre les participants et les intervenants pour mieux connaitre les objectifs quantitatifs, les tarifs, les couts de production, les procédures et les critères de sélection des dossiers.

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Après une première édition réussie en 2016, le Forum Marocain des métiers verts revient à l’hôtel Sofitel Jardin des roses de Rabat pour une deuxième édition le 16 Mai 2017. Cette année, cas concrets et tables rondes seront à l’ordre du jour pour une vision à 360°.

2016 a été synonyme de mobilisation, d’action et d’engagement pour la cause climatique au Maroc et dans le monde. Le magazine Energies & Environnement en sa qualité de sentinelle au service du durable a eu l’immense honneur de vous présenter un side event digne du nom en avant-première de la COP 22. Il s’agit du FMV, premier rendez-vous marocain dédié aux emplois verts. Une occasion particulière donnée aux acteurs de premier plan de la stratégie nationale environnementale pour réfléchir, analyser, orienter, partager les idées et les expériences, le tout pour une seule et unique finalité : développer davantage cette niche salutaire pour la planète.

Une première édition réussie et riche en recommandations

Le Forum Marocain des Métiers verts (FMV) s’est tenu dans un contexte inédit marqué, d’une part, par un débat politique international fécond sur la problématique du réchauffement climatique et, d’autre part, l’engagement du Maroc à faire du développement durable une pierre angulaire autour de laquelle gravite sa politique de développement couronnée par l’organisation de la Conférence des Nations Unies sur le climat. Cette 1ère édition du FMV s’est tenu sous l’égide de cinq ministères tous autant concernés les uns que les autres par la thématique et a été accompagné par des institutions tels qu’IRESEN (Institut de Recherches en Energie Solaire et Energies Nouvelles), la SIE (Société d’Investissement Energétique), ou l’AMEE (Agence Marocaine de l’Efficacité Energétique). Le forum a vu également la participation du secteur privé fortement représenté à cette manifestation qui a fait faire le déplacement à quelques 200 participants venus de divers horizons. Au sortir de cette première étape de Rabat, un livre vert reprenant les recommandations de ce parterre d’experts a été présenté à l’ensemble des participants et au lectorat d’Energies & Environnement.

Ainsi, le Forum Marocain des Métiers Verts s’est profilé d’emblée comme la plateforme exclusive de discussion autour de ces emplois verts avec l’unique souci d’agréger les efforts épars et d’apporter des réponses concrètes aux différents défis liés au développement des métiers verts dans le Royaume.

Une 2ème édition critique, gage de maturité

Si la 1ère édition a été entre autres un état des lieux, un bilan des différentes stratégies mises en place par le Royaume dans le but de favoriser l’émergence de ces nouveaux métiers, cette deuxième édition se veut plus critique. Il s’agit de pousser la réflexion plus en profondeur : comment justement faire de ces métiers un levier compétitif de développement durable au Maroc : Où en sommes-nous ? Où va-t-on ? Comment y parvenir ? L’année dernière a été fortement marquée par des termes tels qu’engagement, action etc. Aujourd’hui, l’heure n’est plus à l’engagement mais plutôt aux actions concrètes posées par les différents acteurs pour faire de cet idéal une réalité bien tangible. Il s’agit de passer au crible l’ensemble des opérations menées dans le cadre de la stratégie nationale environnementale, bref dresser un bilan objectif sur les acquis et les perspectives de cette dernière et son impact sur les emplois.

Raison pour laquelle, cette 2ème édition du FMV s’oriente vers des tables rondes hétérogènes au détriment des plénières qu’a connues la 1ère édition afin d’aborder la question à 360° et ainsi privilégier une approche holistique et inclusive.

De ce fait, au menu des échanges, nous aurons des tables rondes, des retours d’expérience poignants et des cas concrets sur des thématiques centrales étroitement liées à la question. Une exposition et un espace B2B sont également prévus afin de rendre plus fructueux les échanges et de découvrir les best-practices en matière de création d’emplois verts.

Environ 300 participants sont attendus à cette rencontre qui réunira les personnalités publiques marocaines directement concernées, des professionnels et experts nationaux et internationaux, des décideurs économiques, des acteurs de l’enseignement et de la formation professionnelle, ainsi que des représentants d’associations et de la société civile. Bref, le forum se veut rassembleur, fédérateur et fructueux !

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Dans une déclaration, ce mardi 6 décembre 2016 à Africanmanager, en marge de la communication financière de la société SANIMED, Lotfi Abdennadher, PDG de la société, a annoncé que le groupe se lancera dans le énergies renouvelables et qu’un méga projet verra bientôt le jour à Sfax.

Abdenadher nous a également confié que le projet est en phase d’étude finale.

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Les énergies renouvelables en Tunisie ne représentent que 3% de la production énergétique malgré le grand potentiel que cette filière offre permettant de couvrir les besoins du pays et même d’exporter.
Ce taux pourrait être renforcer pour atteindre 30% en 2030, selon les données présentées lors de la 3e rencontre interrégionale sur le rôle de la société civile dans la promotion des énergies renouvelables, tenue, dimanche à Zarzis avec la participation de représentants des gouvernorats de Médenine, Gabès et Tataouine.
La transition énergétique en Tunisie, soulignent les intervenants, est une nécessité impérative imposée par le changement climatique et les exigences économiques, sans compter les opportunités que l’investissement dans ce domaine procure en matière d’employabilité, à l’instar des expériences menées au Maroc et en Italie.
Cet événement a été organisé par la coalition pour la promotion des énergies renouvelables groupant 25 associations. Les recommandations issues de cette rencontre seront soumises à un colloque national prévu, en décembre 2016, en vue d’élaborer un plan d’action sur une année pour la promotion des énergies renouvelables.

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Dans une interview exclusive accordée ce mercredi 5 octobre à Africanmanager, Hela Cheikhrouhou, ministre de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables, a mis en garde contre les interruptions que connaissent la Compagnie des Phosphates de Gafsa (CPG) et le Groupe Chimique Tunisien (GCT).

Elle a dans ce cadre affirmé que ces mouvements sauvages sont en train de menacer la saison agricole puisqu’il n’y a plus de production ou de transfert de phosphate.

La situation est préoccupante pour elle, surtout que les usines du GCT risquent de s’arrêter et de ne plus produire le DAP, matière fortement attendue par les agriculteurs

Sur un autre plan, elle a bien défendu les mesures prises en faveur de la population de la région de Gafsa, faisant savoir que le gouvernement a eu le courage d’annoncer de nouveaux recrutements alors que les comptes publics sont dans le rouge.

La ministre a par ailleurs évoqué les démarches à suivre après l’adoption de la nouvelle loi sur les énergies renouvelables, tout en mettant l’accent sur les projets d’interconnexion. Interview :

Les sit-in dans le Bassin minier semblent avoir pris un caractère cyclique. En effet, après le règlement du litige à Mdhilla, voilà que le site de production de Metlaoui est paralysé par un autre sit-in anarchique. Pouvez-vous nous dresser le bilan ?

Des efforts déployés par ce nouveau gouvernement, qui a eu le courage d’aller de l’avant et d’annoncer plus de 2800 nouveaux postes d’emplois à la CPG, une annonce fortement attendue par la population depuis mai 2015 ; et en deux semaines on a lancé le concours dans un processus transparent. Mais voilà, on se trouve face à des contestations avec des personnes qui veulent arrêter la production.

Avec ce blocage, plusieurs experts évoquent le scénario de faillite. Qu’en pensez-vous et surtout est-il possible de chiffrer les pertes ?

Je ne parlerai pas aujourd’hui d’un scénario de faillite, mais je peux décrire une réalité qu’on observe, c’est une détérioration continue et certaine des fondamentaux économiques et financiers de la CPG et du GCT ainsi que leurs filiales, qui coutent énormément.

Il est à rappeler que ce groupe a pu générer, en 2010, 800 millions de dinars de bénéfice alors qu’en 2015, il a enregistré une perte de l’ordre de 200 millions de dinars, en consommant plus de deux tiers de son capital.

Donc, le fait de paralyser l’activité des opérateurs, cela veut dire qu’ils subissent aujourd’hui une masse salariale qui a été triplée alors que la production a fortement baissé.

De toute façon et malgré le qu’on continue à payer les salaires de 27 mille employés, l’équivalent de 500 millions de dinars, on n’arrive plus à produire que 3,5 millions de tonnes à cause de ces interruptions. Avec ce rythme, il est impossible de couvrir les charges du groupe..

Il y a autre chose : ces interruptions sont en train de menacer la saison agricole puisqu’il n’y a plus de production ou transfert de phosphate. Donc, les usines du groupe chimique risquent de s’arrêter et de ne plus produire le DAP, matière fortement attendue par les agriculteurs.

Si on continue dans ce processus, quel sera l’avenir du Groupe?

Je préfère ne pas imaginer une éventuelle continuité de blocage, mais je préfère imaginer que la raison va prévaloir et permettra à ce groupe de jouer pleinement son rôle. Sinon, on se retrouvera avec 27 mille foyers sans salaire.

Au niveau de votre département, avez-vous élaboré un plan d’action ou pensez-vous à recourir à des mesures courageuses pour mieux s’attaquer à ce problème?

En dépit de la situation difficile du groupe, c’est très courageux d’annoncer environ 3000 nouveaux postes d’emplois additionnels aux 27 mille. Nous avons annoncé le recrutement tout de suite et de manière transparente de ces employés dont nous n’avons besoin que partiellement car ils correspondent aux besoins de 2017 et 2018.

Donc, la première mesure a pour but d’obtenir la paix sociale.

La deuxième mesure est liée à l’utilisation des 40 millions de dinars restants dans le budget de la responsabilité sociétale pour prioriser des choses bien identifiées par la population comme étant nécessaires. Par exemple, 15 millions de dinars seront investis à travers la BTS et la BFPME et le fonds pour créer des centaines de micro-projets dans la région de manière à créer plus d’emplois.

On s’est orienté vers la création d’emploi, mais ces mesures sont peu médiatisées. Des mesures courageuses et même audacieuses. Car, il faut être courageux pour entamer une telle dépense alors qu’on est dans le rouge.

Outre la mesure de recrutement, y aura-t-il d’autres actions touchant par exemple le transfert de la production, sujet qui continue de susciter la polémique?

S’il y a des populations qui ne permettent pas le transfert de phosphate, la solution est de réfléchir à la réduction des coûts du groupe et à la révision de la structure salariale et enfin la composition des employés.

Avec ce climat morose, pourrait-on recourir à la solution sécuritaire?

Du moment que la population de la région ne dit pas clairement qu’elle souhaite la reprise de l’activité du phosphate, nous sommes en train de voir ce que la rue nous dit.

Aujourd’hui, la population doit se rendre compte que la société qui entretient tant de foyers est malade. Ces arrêts sauvages de la production nuisent non seulement à la majorité des Tunisiens à travers les finances publiques, mais aussi à la région elle-même en menaçant 27 mille foyers.

Sur un autre plan, la loi sur les énergies renouvelables a été adoptée depuis quelques temps. Quelles seront les nouvelles démarches à suivre?

Aujourd’hui, tous les textes de décret ou encore d’autres organisant le fonctionnement étaient produits. Ils restent quelques contrats types et autres qui sont au niveau de la présidence du gouvernement.

Le reste à faire est de finaliser la première série de projets qui sera annoncée.

A ce niveau, il faut indiquer qu’il y aura des projets sous forme d’autorisation pour les petites capacités et d’autres sous forme d’appel d’offre. Il s’agit de travailler sur la manière pour que ces appels d’offre soient structurés et faire en sorte que le retard accumulé dans  l’initiation dans projets de production indépendant de l’électricité par le renouvelable soit rattrapé.

Notre ambition d’içi novembre prochain, est de publier la capacité dont nous souhaitons acheter sous forme d’appel d’offre ou d’autorisation pour les différentes technologies dont notamment le solaire et l’éolien.

Votre département a annoncé un objectif de 30% pour la contribution des énergies renouvelables dans la production électrique à l’horizon 2030. Cet objectif est-il toujours d’actualité?

Cet objectif a été discuté dans le passé et il fera aussi l’objet d’un examen au niveau du Conseil ministériel comme étant l’un des principaux axes de notre stratégie énergie 2030, avec un objectif de 30% de notre production électrique sous forme d’énergie renouvelable.

Autant que possible, il serait bon d’essayer d’atteindre cet objectif le plus vite possible avant d’avoir un objectif qui va au-delà. Cela requiert une meilleure performance en termes de stabilité de réseau pour gérer cette intermittence d’énergie renouvelable, mais aussi de réfléchir à des solutions en termes d’interconnexion avec l’Italie par exemple pour absorber cette énergie intermittente.

A ce titre, qu’en est-il du projet d’interconnexion électrique tuniso-italien (ELMED) : potentiel des énergies renouvelables et cadre règlementaire ?

Les études sont en cours d’élaboration et beaucoup d’autres restent à faire. A ce niveau, nous sommes en train de mobiliser des dons pour finaliser ces études.

Un dialogue est en cours avec notre partenaire italien, l’Union Européenne et la Banque Mondiale pour voir s’il sera possible d’obtenir des financements sous forme de dons pour une partie des projets.

Y a-t-il des nouveautés par rapport au Plan solaire tunisien ( PST)?

Ce projet pilote a été adopté par le Conseil ministériel cet été. C’est l’un des piliers de la grande stratégie énergie et le cumul de tous les projets qu’il faut lancer.

Le PST est une appellation utilisée depuis 2008 englobant la série de projets dont la première série sera dévoilée d’ici la fin de cette année. C’est le programme des énergies renouvelables pour lequel il y a eu une nouvelle loi.

Et pour le projet du gaz du sud?

C’est l’un des plus grands projets de renforcement de l’infrastructure de production et de transport du gaz naturel dans le pays, outre la transformation d’une partie conséquente du gaz en GPL.

Ce « projet de développement de la concession Nawara» prend d’ailleurs toute son importance dans la conjoncture, mais voilà, il a rencontré d’énormes problèmes et a eu du retard..

Mais pourquoi ?

Cela est du aux contestations en termes d’accès aux terrains pour construire l’infrastructure et de requêtes accrues en termes d’emplois.

Actuellement, la plupart des obstacles ont été levés, mais il nous reste quelques problèmes liés aux terrains déjà payés et compensés et pour lesquels il y a encore des emprises illégales par certains individus. Donc, les travaux sont bloqués dans certains endroits, en attendant la résolution de cette question.

La production de pétrole brut a connu une chute de 89% à fin aout 2016, d’après les derniers chiffres dévoilés à Africanmanager. Y aura-t-il de nouveaux permis d’exploration pour dépasser cette situation?

La production moyenne était de l’ordre d’environ 80 mille barils/j contre 45 mille barils/j à fin août 2016 et ce, aussi bien pour le pétrole que pour le gaz.

C’est  pour cette raison que les nouveaux permis d’exploration et de développement requièrent une clarification au niveau de l’ARP en ce qui concerne l’article 13 de la Constitution.

La commission de l’industrie, de l’énergie, des ressources naturelles, de l’infrastructure et de l’environnement est en train d’examiner cette question et nous estimons la résolution de ce problème au cours de cette année.

Ce changement juridique est  important dans la mesure où le nombre des permis d’exploration a baissé passant de 50 permis il y a cinq ans à seulement 27 actuellement.

Avec la mise en place d’un nouveau mécanisme de révision des prix des hydrocarbures lancé (Gazoil, Gazoil 50 et Essence) en juillet dernier et avec l’instabilité du prix du baril, envisagez-vous de réviser à la hausse les prix des hydrocarbures?

Les prix des hydrocarbures vont certainement suivre les tendances du marché international.

En effet, le prix du baril de pétrole a remonté et nous verrons ce que la formule donne à la mi-octobre.

Pour rappel, la Tunisie a adopté depuis juillet dernier un nouveau mécanisme permettant de réviser automatiquement les prix des hydrocarbures tous les trois mois et ce, en fonction du prix d’achat du pétrole, par l’Etat, et de la valeur du dinar par rapport au dollar américain. D’ailleurs, les prix des hydrocarbures ont baissé au début de cette année.

Vous avez signalé que le gouvernement pourrait recourir au gaz de schiste pour faire face aux dépenses prévues. Avez-vous élaboré une stratégie pour mieux défendre votre position également auprès de la société civile, qui s’est opposée à ce genre de solution ?

Il faut étudier toutes les solutions pour développer les ressources nationales en termes d’hydrocarbures. Car, il s’agit des solutions les plus économiques et les plus génératrices d’emploi.

Toutes les autres solutions consisteraient soit à importer de plus en plus de gaz chez notre frère algérien, soit subir le cout énorme de l’infrastructure terminale de gaz naturel ou encore de faire venir du charbon de l’étranger.

Toutes les solutions alternatives sont plus couteuses et négatives pour la balance de paiement, tout en affaiblissant le dinar tunisien. C’est pourquoi il faut  étudier sérieusement cette ressource naturelle afin de connaitre ses effets négatifs et comment peut-on atténuer son impact en le gérant avec les meilleures technologies. Par la suite, il est important de mesurer les effets positifs et prendre la bonne décision.

Pour l’étape actuelle, on est trop loin de produire le gaz de schiste et on ne peut même pas l’explorer pour le moment…

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