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Energies renouvelables

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L’équipe de Youssef Chahed se creuse les méninges pour trouver des solutions au déficit énergétique, abyssal. Il y a la piste des énergies renouvelables, pour ne plus dépendre des importations d’hydrocarbures, de plus en plus couteuses avec la montée des cours mondiaux et l’érosion du dinar, mais aussi pour enrayer les dégâts environnement des produits polluants. L’arrivée du carburant premium fait partie de ce dispositif, en attendant la disparition du gasoil. Le ministre chargé des grandes réformes, Taoufik Rajhi, a confié, dans un entretien avec Africanmanager : “il est inconcevable qu’on continue en Tunisie de consommer le gazoil alors qu’il est banni dans les pays européens et qu’on peine à le trouver sur le marché international. Il faudrait aussi qu’on ait une politique énergétique qui respecte l’environnement et à mon avis il faudrait bannir progressivement le gazoil ordinaire en Tunisie et le remplacer par un produit moins polluant“. Le transport commun public et même privé, dont les taxis, devront aussi être mis à contribution, en faisant le saut vers la voiture électrique ou à gaz, a dit Rajhi. Il a ajouté que le niveau de l’infrastructure devra aussi monter en conséquence et que l’Etat est disposé à le faire pour le bien de la nation. “Au lieu de négocier des tarifs, négocions stratégie de transport urbain conjointement avec une stratégie d’Energie propre. Ce sont les vraies questions à débattre dans le pays“, a indiqué le ministre.

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Une agence de régulation du secteur de l’électricité sera créée d’ici fin 2018, a annoncé mardi 19 juin 2018, le ministre de l’Energie, des Mines et des Energies Renouvelables, Khaled Kaddour, en marge d’un atelier, organisé à Gammarth, sur “la stratégie énergétique tunisienne”.
Au cours de cette rencontre, le ministre de l’Energie a présenté la vision énergétique prospective pour la Tunisie à des responsables du Conseil mondial de l’Energie, des observatoires nationaux et méditerranéens de l’Energie et des représentants de structures nationales et d’acteurs du secteur énergétique.

La création de ce régulateur indépendant est l’une des recommandations de la Banque Mondiale aux pays maghrébins, en particulier la Tunisie et le Maroc, et figure parmi les points principaux de la stratégie nationale de la transition énergétique en Tunisie.

Il s’agit d’une structure de régulation indépendante pour les secteurs de l’électricité et du gaz, dont la création se justifie notamment par l’ouverture du secteur énergétique aux producteurs privés et l’accroissement du nombre des opérateurs actuels (production d’énergie indépendante – IPP -, cogénération, auto-producteurs).

Ce choix est aussi dicté par la transition énergétique que connait la Tunisie et dont l’un des principaux objectifs est d’augmenter la part des énergies renouvelables à 30% de la production électrique en 2030. La réalisation de cet objectif nécessite, en effet, un arbitrage sur les conditions d’accès aux réseaux, les prix et les investissements.

Il s’agit encore de contribuer, en collaboration avec la STEG, en tant qu”acheteur et distributeur unique de l’électricité, à sortir de la situation de monopole et à garantir l’adoption de règles transparentes et communes pour réussir les projets privés d’énergies renouvelables et aussi l’intégration des marchés maghrébin et européen.

Le régulateur indépendant veillera, ainsi, à l’application de ces règles, accompagnera l’ouverture du secteur de l’électricité et préparera le terrain au développement des interconnexions, des échanges transfrontaliers d’électricité avec les pays voisins et aussi avec Europe.

Deux projets d’interconnexion électrique figurent, déjà, parmi les axes de la stratégie énergétique tunisienne. Il s’agit du projet d’interconnexion “Elmed”, qui permettra l’accès au marché européen de l’électricité et l’interconnexion prévue entre la Tunisie, l’Algérie et la Libye qui permettra de faire des échanges d’électricité en périodes de pointe et d’éviter des investissements supplémentaires.

Dans le cadre de sa “vision stratégique pour le secteur tunisien de l’énergie”, publiée en 2014, la Banque Mondiale avait indiqué que l’instauration, en Tunisie, d’une structure de régulation indépendante doit se faire d’une manière progressive “parce que la fonction de régulateur indépendant est nouvelle dans le secteur de l’énergie et il est nécessaire de préparer et d’informer les intervenants sur les modalités et l’implication pratique de cette mission“.

L’institution mondiale, qui estime que le rôle du régulateur indépendant “serait d’être l’œil critique externe du système ainsi qu’un appui pour l’Administration“, a indiqué que le développement de la fonction de régulation pourrait commencer par la création d’une commission de régulation formée d’un nombre restreint d’experts pour ensuite harmoniser et adopter les règles d’octroi des concessions aux nouveaux opérateurs, pour ensuite travailler sur la tarification de l’électricité et du gaz avec un bon ciblage des subventions.

TAP

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Un mémorandum d’entente a été signé mardi 19 juin 2018 à Gammarth, entre le Ministère de l’Energie, des Mines et des Energies Renouvelables et l’Observatoire Méditerranéen de l’Energie (OME), en marge d’un atelier sur la stratégie énergétique tunisienne.
L’un des points forts de cet accord, signé par le ministre de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables, Khaled Kaddour et la Directrice Générale de l’OME, Houda Ben Jannet Allal, réside dans le partenariat pour l’élaboration de la “Mediterranean Energy Perspectives-Tunisie”.
Dans le cadre de cet accord, des sessions de formation et d’assistance technique sont prévues.
La MEP-Tunisie sera présentée lors du 18ème Sommet de la Francophonie qui se tiendra en 2020 en Tunisie, dans l’objectif de présenter aux acteurs internationaux de l’énergie, aux investisseurs et aux bailleurs de fonds les opportunités que présente le pays en termes d’énergies renouvelables.

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Depuis près de deux ans, la Commission européenne et le Parlement s’opposent sur les objectifs à fixer en matière d’économies d’énergies et de mix énergétique, dans le cadre du ” paquet énergie européen “. La Commission, et donc les Etats, plaident pour 27% d’énergies renouvelables et 30% d’économies d’énergie d’ici 2030, alors que le Parlement a voté en faveur d’un même taux de 35% d’économies d’énergies et de renouvelable dans le mix énergétique, selon le site Econostrum.
Fin mai, la Commission a fait un premier pas en proposant au Parlement un objectif de 30-31 % d’énergies renouvelables d’ici à 2030, et 32-33 % pour les renouvelables. Le Parlement l’a jugé insuffisant.
Lundi 11 juin 2018, la réunion des ministres chargés des politiques énergétiques a permis de constater de nouvelles avancées. Quatre pays méditerranéens, l’Espagne, l’Italie, la France, le Portugal, appuyés par la Suède, la Lituanie, le Luxembourg et les Pays Bas, ont adopté la position du Parlement. Les nouveaux gouvernements italiens et espagnols ont en effet fait basculer la majorité du Conseil.

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Aujourd’hui, jour de l’Afrique, les citoyens et les communautés de pratiquement 20 pays sur le continent africain se réunissent, envahissant les rues et bloquant activement l’économie des combustibles fossiles dans le cadre d’une journée d’action à l’échelle du continent.

En rejoignant le mouvement Break Free (se libérer), des citoyens ordinaires et des activistes de communautés en Afrique en appellent aux gouvernements et aux entreprises pour qu’ils mettent un terme aux combustibles fossiles et qu’ils passent à une transition juste vers 100 % d’énergie renouvelable pour tous.

Plus de 30 événements sont enregistrés (lien), au cours desquels les personnes les plus touchées par les projets de combustibles fossiles et les impacts du changement climatique feront entendre leur voix auprès de ceux au pouvoir.

Certains de ces événements incluent :

  • un piquet de grève à Lephalale où les communautés réclameront l’annulation de la centrale électrique au charbon privée locale, Thabametsi ;
  • une exposition de photos montrant le travail des activistes anti-charbon (Lamu) ;
  • les représentants des communautés affectées par le charbonnage dénonceront les effets du charbonnage (Abuja) ;
  • ACRP tiendra au courant les preneurs de décision des réalités du changement climatique et examinera leurs plans et leur progression vers une énergie renouvelable à 100 % (Johannesbourg) ;
  • les activistes anti-charbon se mobiliseront à Bargny, plage de Ngadje, pour s’opposer au lancement de la première centrale à charbon du Sénégal.

Le mouvement Break Free en Afrique est coordonné par Greenpeace Afrique, African Climate Reality Project (ACRP), 350.org (http://350.org) et Earthlife Africa Jhb : permettre aux communautés locales de témoigner d’actes de bravoure et de se regrouper en un mouvement mondial pour l’action et la justice climatique.

Le contenu de la documentation sera mis à disposition sur les plateformes de médias sociaux des organisations coordinatrices, avec notamment des extraits sonores de nos podcasts Break Free et des images haute résolution des événements locaux.

CITATIONS

« Le financement du développement de combustibles fossiles ne fera qu’exacerber les impacts du changement climatique. L’Afrique a une occasion de développer son secteur énergétique en utilisant une énergie propre et renouvelable. C’est le développement que les banques et les institutions financières doivent soutenir et elles doivent cesser de financer les combustibles fossiles. Il est temps de “décharbonner” l’Afrique ! » – Landry Ninteretse, chef d’équipe régional, 350.org (http://350.org)

« La dépendance presque complète de l’Afrique du Sud vis-à-vis du charbon pour l’électricité exerce des conséquences graves sur l’eau. Pour protéger notre droit à de l’eau potable propre et accessible, nous devons nous libérer du charbon. Des projets irrationnels très gourmands en eau comme Thabamesti doivent être arrêtés. Il existe des alternatives efficaces au charbon mais aucune alternative à l’eau. » – Nhlanhla Sibisi, équipe de campagne pour le climat et l’énergie, Greenpeace Afrique.

« La déclaration de guerre faite à mère nature est suicidaire, parce que personne ne nous permet mieux qu’elle de respirer. Les centrales électriques à charbon sont une grosse bombe à retardement, qui ne demande qu’à exploser. » – Thabo Sibeko, Programs & Education Officer, Earthlife Africa.

« Avec davantage de combustibles fossiles brûlant en Afrique du Sud, nous nous attendons à des impacts croissants sur le changement climatique dans notre pays, à une échelle plus grande et à long terme. En se développant dans les régions soumises à un stress hydraulique, les centrales électriques à charbon vont saper une ressource critique dont elles ont besoin, tout en exerçant une très forte pression sur les besoins de base des communautés environnantes. » – Gillian Hamilton, Responsable de division ACRP.

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Le ministre de l’Energie, des mines et des énergies renouvelables, Khaled Kaddour, a souligné, jeudi, que son département a lancé une série de projets d’énergie renouvelable au sud du pays, dont certains seront implantés au gouvernorat de Tataouine, mobilisant un investissement de l’ordre de 780 millions de dinars (MD).
Kaddour a précisé, lors d’une séance plénière tenue à l’ARP, pour discuter le rapport de la Commission du développement régional sur les gouvernorats de sud, que son département publiera, la semaine prochaine, des appels d’offres pour la réalisation de projets de production d’électricité à partir de l’énergie éolienne, permettant de relancer les projets bloqués au gouvernorat de Médenine, soulignant que les projets d’approvisionnement de la région en gaz naturel vont bon train.
Kaddour a fait savoir, aussi, que les arrêts de production au niveau des unités de production de Gabès ont poussé le Groupe Chimique Tunisien (GCT) à s’endetter.
” Le GCT a enregistré des résultats négatifs au cours de l’année 2017 “, a-t-il noté, faisant savoir que le ministère coordonne avec les gouverneurs en ce qui concerne les concours organisés par la Compagnie de Phosphate de Gafsa et le GCT.

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La Tunisie a adopté, en 2016, une stratégie de transition énergétique prévoyant la mise en place des conditions d’une mutation “progressive et équilibrée” du modèle énergétique actuel. Cette stratégie ne prévoit pas une déconnexion brutale du réseau conventionnel, mais plutôt la diversification des sources d’énergie, la promotion du solaire et de l’éolien en particulier, et une meilleure exploitation des gisements d’efficacité énergétique.

A long terme, le pays prévoit, dans le cadre de ses engagements pour le climat, de parvenir à asseoir les piliers d’une économie verte, à l’horizon 2050. Cet objectif et bien d’autres en matière d’énergie auraient pu être atteints beaucoup plus tôt, si la Tunisie avait pris au sérieux la question de la dépendance énergétique et saisi l’opportunité des énergies alternatives, en particulier le solaire.

Car, comparée à d’autres pays voisins tel que le Maroc (objectif de parc Ourzazate 2000 MW en 2020) ou lointains tels que le Cap Vert ou le Costa Rica qui est sur le point d’être libéré du fossile et totalement décarbonisé, la Tunisie, qui fait face à plusieurs défis économiques et écologiques, met du temps à équilibrer son mix énergétique et à maitriser le déficit, faute de décisions stratégiques, de peu d’ambition et du blocage du plan solaire, dont la première version remonte à 2009. Elle risque de rater encore le coche, selon le macroéconomiste Mohamed Cheikh, qui vante les mérites de l’énergie solaire sur les réseaux sociaux à travers une page FB “Plan Solaire.tn 2030 => 100% ENR“.

La Tunisie dispose de 100km2 de toits qui pourraient être équipés de panneaux solaires. Ces panneaux pourraient générer 17 milliards kw par an alors que notre consommation d’électricité est estimée à moins de 15 milliards kilowatts (rapport de la STEG 2016), dont seulement 0,5 provient des énergies renouvelables (éolien et solaire)“, selon ses propos.

Le transfert de l’électricité des centrales vers les consommateurs finaux pourrait causer la perte de 16% de l’électricité alors que l’approvisionnement sur place (autoproduction/consommation) d’énergie ne fait perdre que 6%. “Il faut adopter les principes de l’économie sociale et solidaire pour faire réussir une démocratisation de la production de l’énergie et rendre largement profitable la manne de l’énergie solaire“, estime Cheikh.

Pas d’autre choix avec le déficit énergétique

Cette mue vers les énergies renouvelables, dont le contexte mondial est plus que jamais favorable (baisse des coûts du solaire PV sur le marché mondial, facilités de l’accord de Paris sur le climat…), n’est plus une option pour la Tunisie, dont environ 97% de ses besoins en électricité proviennent du fossile (gaz et pétrole).

Consciente de ce problème et son impact négatif sur les finances publiques, la BCT a recommandé, au cours du premier trimestre 2018 la mise en place d’un programme d’efficacité énergétique qui s’articule autour de la diversification des sources, en l’occurrence l’exploitation des énergies renouvelables (solaires, éoliennes, etc…), la rationalisation de la consommation et l’accélération des investissements dans les domaines de prospection et de développement. Alors qu’à l’échelle internationale, le coût de fonctionnement des technologies solaires photovoltaïques a diminué de plus de 80% depuis 2009 et devrait connaître une chute de 59% d’ici 2025, faisant du solaire photovoltaïque le mode de génération d’électricité le moins coûteux qui soit, selon l’Agence internationale de l’énergie renouvelable (IRENA).

La Tunisie pourrait bien profiter de cette tendance baissière pour investir davantage dans le solaire PV et partant parvenir à réduire son déficit énergétique, devenu structurel et exorbitant pour atteindre 1,382 Milliards de dinars (MD), durant le premier trimestre de 2018, selon la BCT.

Le pays gagnerait, également, à alléger le fardeau des subventions à l’énergie (produits pétroliers et électricité), qui devrait coûter à l’Etat, cette année, 3 milliards de dinars en contre 1,5 milliard de dinars prévus dans le budget de l’Etat pour l’année 2018, et ce en raison de la hausse du prix du baril, selon le ministre chargé des Réformes économique, Taoufik Rajhi.

Le pays dispose, d’ailleurs, d’excellentes conditions climatiques (taux d’ensoleillement dépassant les 3000 heures/an) et d’autres avantages (compétences, infrastructures d’installation, soutien international: PNUD, Coopération allemande…), pour augmenter la part des ENR dans le mix énergétique, limitée actuellement à 3% et développer la capacité photovoltaïque installée, qui s’élève à 35 MW seulement, avec des besoins nationaux en électricité produite à partir des énergies renouvelables non encore satisfaits pour la période 2017-2020, d’environ 60 MW.

Des résistances à vaincre

En 2015, quand l’Assemblée des Représentant du Peuple (ARP) s’apprêtait à adopter la loi sur la production d’électricité à partir des énergies renouvelables, des sit-in avaient eu lieu devant le siège du Parlement en protestation contre cette loi.

Les membres du syndicat de la STEG (Société Tunisienne de l’Electricité et du Gaz), seul producteur et gestionnaire du réseau électrique en Tunisie, étaient catégoriquement opposés à ce projet. Ils ont protesté contre cette loi, craignant pour leurs emplois et inquiets de voir leur réseau concurrencé par l’autoproduction, d’autant que le coût de l’électricité autoproduite pourrait être inférieur à celui acquis auprès du réseau électrique national.

Le but de ce projet est la privatisation du secteur puisqu’il existe une volonté d’autoriser des investisseurs étrangers à installer des unités de production d’énergie solaire ou éolienne, particulièrement dans la région de Kébili, afin de revendre cette énergie à la STEG en appliquant des tarifs exorbitants“, avait avertit le syndicat.

Aujourd’hui, la STEG veut devenir une partie prenante et partenaire des producteurs privés de l’électricité (la société s’est engagée pour la production de 300 Mw d’énergie solaire et de 80 MW d’énergie éolienne). Les acteurs publics et privés, doivent comprendre , que les énergies renouvelables ne sont plus un luxe pour la Tunisie, mais un choix incontournable.

Revoir le système de subvention des énergies

Un ancien cadre de la STEG et consultant international en énergie, Hamadi Hizem, a averti, lors d’une récente rencontre sur le rôle de la société civile dans la promotion des ENR, que “si on continue de surconsommer de l’énergie, sans limites, ni rationalisation, ni alternatives, on risque de vivre des “black-out électriques”, pareils a ceux de Tokyo en 2002 et 2016, quand des milliers de foyers, de grands immeubles de bureau et d’administrations publiques, se sont trouvés privés d’électricité à cause d’une surcharge. D’ailleurs la Tunisie a été victime de ce genre d’incident et pour plus de 2 heures le 31 août 2014.

Le droit à l’énergie ne doit pas être à la portée de tous au même niveau quantitatif et sans limites. Il faut rationaliser et orienter la subvention vers les catégories aux faibles revenus. Il est temps d’imposer aux entreprises énergivores un “engagement économique” en matière d’énergie“, a encore proposé le consultant.

En effet, une étude de la Banque mondiale (2013) intitulée “vers une meilleure équité : les subventions énergétiques, le ciblage et la protection sociale en Tunisie” a confirmé cette “inéquité énergétique“. Les revenus les plus bas ne bénéficient que de 13% des dépenses de subventions énergétiques en Tunisie alors que les ménages aux revenus plus élevés en tirent 29%, a constaté l’étude.

La transition énergétique s’impose avec acuité d’autant plus que les risques d’approvisionnement deviennent plus grands dans un contexte géopolitique instable comme c’est le cas pour la Tunisie.

TAP

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Une délégation d’entreprises Tunisiennes participera à la 22ème édition d'”ECOMONDO/KEYENERGY” 2018, le plus important Salon dans le domaine des technologies pour l’environnement et les énergies renouvelables, qui se tiendra, du 6 au 9 Novembre 2018 à Rimini, en Italie, selon l’Agence de Promotion de l’Industrie et de l’Innovation (APII).
Des rencontres d’affaires B2B seront organisées en marge du salon, qui représente un rendez-vous international de référence pour les nouveaux modèles de l’économie circulaire dans le bassin méditerranéen.
Cette mission organisée par l’agence italienne de consulting, “Hemispheres WBD”, en collaboration avec l’APII, a pour but d’établir des rencontres d’affaires, sur la base des profils et des propositions de coopération reçus, entre les industriels Tunisiens et leurs homologues Italiens et internationaux.
Cette mission concerne les entreprises opérant dans plusieurs secteurs dont la valorisation, la récupération et le recyclage des déchets, les équipements et installations pour le traitement de l’eau, de l’air et des déchets, l’industrie chimique et pharmaceutique, l’industrie du pétrole et du gaz, l’Industrie alimentaire et agriculture, l’énergie solaire, les distributeurs et les grands installateurs de centrales d’énergie éolienne et l’industrie textile.

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L’Agence de Promotion de l’Industrie et de l’Innovation (APII) organise en collaboration avec la société italienne “Hemispheres WBD”, la participation d’une délégation d’entreprises tunisiennes aux rencontres d’affaires B2B qui seront organisées en marge du salon “ECOMONDO”, et ce du 06 au 09 novembre 2018 à Rimini en Italie, indique un communiqué.

ECOMONDO 2018 est le rendez-vous international de référence pour les nouveaux modèles de l’économie circulaire dans le bassin méditerranéen. C’est le
plus important salon dans le domaine des technologies pour l’environnement et les énergies renouvelables.

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La société Shams Technology de Mejid Kilani vient d’annoncer que sa demande de réalisation d’une centrale de 10MWC pour la production de l’électricité à partir de l’énergie solaire photovoltaïque dans le cadre du régime des autorisations a été retenue. L’entreprise tunisienne fait partie des 6 autres adjudicataires du premier appel à projet (6 centrales solaires de 10 MWC) sur les énergies renouvelables lancé par le gouvernement Tunisien vers mi-mai 2017.

Dans le lot des adjudicataires, on retrouve aussi le groupement Agrimed, avec l’espagnol AE 3000, Alimpack et AB Corporation pour une centrale de 10 MGW aussi. Le fils de Lotfi Abdennadher avait représenté le groupe, dans la cérémonie de distribution des autorisations.

Rappelons que ces autorisations initiales de dix projets de production d’électricité à partir de l’énergie solaire photovoltaïque ont été attribuées le 30 avril dernier, lors d’une cérémonie officielle présidée par le ministre de l’Énergie, des Mines et des Énergies renouvelables, Khaled Kaddour.

Les dits projets sont répartis en six de 10 mégawatts et quatre projets de 1 mégawatt et font partie de la première partie de l’appel à projets de production d’électricité à partir d’énergies renouvelables.

Khaled Kaddour a insisté à l’occasion sur la nécessité de réussir ces projets et leur achèvement en temps voulu et exprimé l’entière disposition de son département à leur fournir le soutien nécessaire et à les encadrer en cas de besoin.

Les appels d’offres, dont sont issues les 6 autorisations, ont mobilisé 64 entreprises ; la plus grande partie des projets sont des centrales d’énergie solaire d’une capacité de 10 MGW. Il s’agit, pour les six premiers, du Consortium ENI l’italienne et Etap la tunisienne, de Chams Technology, du trio NRSOL Sa avec ATD Sicar et ALTUS, de la société EPPM et de Smart Energy International.

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Le Plan solaire avance et qui mieux est avec des compétences et des entreprises en grande partie tunisiennes. Suite à un appel d’offres qui a vu la participation de 64 entreprises, 6 entreprises ont remporté le deal pour la construction de centrales solaires de 10 MGW chacune et quatre autres entreprises ont remporté le marché, de 1 MGW chacun, le tout pour un montant total de 64 Millions €. On remarquera que certains participants, croyant qu’il s’agissait de concessions, avaient mis certaines conditions, comme celle d’une garantie de l’Etat et ils ont été écartés, le marché comprenant des autorisations pour des projets privés qui vendront leur production exclusivement à la Steg (Société tunisienne de l’électricité et du gaz).

Nous avions, dans une précédente information, fait état des adjudicataires de 6 centrales, dont l’Etap avec l’ENI (Photo gauche). Pour les petites centrales d’un MGW chacune, il s’agissait de la SMT Sud Multisevices, de Fatteh Nadia, qui est une jeune fille auto-entrepreneur (Photo de droite), d’un groupement entre Ameur & Abdelfatteh Hammouda et de Nasraoui Khaled.

Le ministre tunisien de l’Energie et des Energies renouvelables, Khaled Kaddour, qui avait distribué la semaine dernière les autorisations, a déclaré à Africanmanager : «nous avons eu des prix très compétitifs, avec une moyenne de 0,150 DT pour le KW vendu à la Steg, ce qui représente un très bon prix pour le consommateur final, dont la facture d’énergie sera baissée de manière conséquente».

En attendant, la première centrale photovoltaïque d’une capacité de 10 MGW sera l’œuvre de la Steg et sa production, qui débutera au cours de cette année 2018, sera consacrée à l’alimentation du réseau électrique de la ville de Tozeur dans le sud tunisien. Dans la même ville, la Steg devrait construire une seconde centrale de 10 MGW, sans compter la centrale privée de 800 MGW dont l’appel d’offre international (AOI) sera lancé incessamment, dont 50 MGW à Tozeur, ce qui donnera une capacité de 70 MGW pour la seule ville de Tozeur. Ces projets seront construits dans un seul parc qui devrait couvrir plusieurs hectares où les seuls 10 MGW nécessiteront une surface de 20 hectares.

Ce prochain AOI de 800 MGW devrait permettre la création d’une industrie nationale du solaire en Tunisie dont le socle sera l’industrie locale de fabrication des panneaux solaires, déjà existante et à des coûts très compétitifs.

Revanant sur l’AOI, Khaled Kaddour a expliqué qu’il contiendra deux nouvelles centrales d’une capacité de 100 MGW chacune et deux autres de 50 MGW chacune, ainsi que deux autres centrales éoliennes d’une capacité totale de 300 MGW. «Tous ces projets, privés et publics, seront installés sur des terrains appartenant à l’Etat, qui seront mis à notre disposition par le ministère des Domaines de l’Etat et qui seront donnés en concession», précise encore à Africanmanager le ministre tunisien de l’Energie et des Energies renouvelables, pour répondre à toutes les questions qui pourraient être soulevées dans ce sens, y compris par les constructeurs de centrales.

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Youssef Chahed, chef du gouvernement, a annoncé aujourd’hui, jeudi 5 avril 2018, une série de décisions qui seront prises dans le secteur de l’énergie, rapporte Mosaïque fm.

A l’occasion d’une conférence sur l’efficience énergétique, Chahed a annoncé le lancement de 10 projets avec un investissement de 200 Millions de dinars. Les projets sont destinés à l’énergie renouvelable : 6 stations photovoltaïques de 10 mégawatts à Sidi Bouzid, Kairouan, Kasserine et Tataouine ; 4 centrales photovoltaïques d’une capacité de production de 1 mégawatt à Tataouine, Gafsa, Kairouan et Béja.

Un appel d’offre pour la production des énergies renouvelables sera lancé le 27 avril 2018 dans le cadre de tranches d’une capacité totale de 800 mégawatts. Les investissements avoisinent les 2 Milliards de dinars

Quant au parc éolien, il devrait monter à 300 mégawatts : Nabeul (200), Kébili (100), en plus de 200 mégawatts dans le cadre du programme annoncé auparavant à Tataouine pour développer le désert. Le budget de ce projet avoisine 500 Millions de dinars.

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Elle avait quitté le gouvernement de Youssef Chahed, de son plein gré, en août 2017. Femme entreprenante et certainement déçue, comme d’autres grandes compétences tunisiennes qui ont quitté le pays, elle a vite rebondi et qui plus est dans une nouvelle affaire à vocation africaine. Elle vient en effet de mettre au point une plateforme de financement de l’énergie pour les ménages africains dont l’objectif est de faciliter l’installation de l’énergie photovoltaïque pour les ménages africains, appelée «Nithio. «Actuellement, plus de 600 millions de personnes sur le continent africain n’ont pas accès à l’énergie moderne. Nithio a été créé comme une solution à ce problème intraitable. Nous avons développé un outil puissant pour déployer des financements mixtes avec une plus grande précision, afin d’atteindre les personnes qui en ont le plus besoin», a déclaré Héla Cheikhrouhou, cofondatrice, présidente et directrice générale de Nithio. Mme Cheikhrouhou était auparavant ministre de l’Energie en Tunisie et la première directrice exécutive à établir et à gérer le Fonds vert pour le climat. Elle a également dirigé le département de l’énergie de la Banque africaine de développement, l’un des plus grands bailleurs de fonds des projets énergétiques en Afrique». C’est ce qu’on pouvait lire dans un communiqué de presse qui indique que «Kupanda Holdings a annoncé aujourd’hui un investissement de départ dans Nithio Holdings, Inc, réalisé avec Rise Fund, un fonds d’investissement mondial engagé à atteindre des résultats sociaux et environnementaux mesurables, parallèlement à des rendements financiers compétitifs. Nithio est une société de financement de l’énergie axée sur le secteur hors réseau en Afrique. Kupanda Holdings est une coentreprise entre Kupanda Capital et TPG Growth».

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Access Power, développeur, propriétaire et exploitant de projets énergétiques sur les marchés émergents, a annoncé aujourd’hui le lancement de l’ACF 2018, la troisième édition de la plateforme de financement et de soutien des projets d’énergie renouvelable en Afrique et en Asie, au succès notoire. Pour cette troisième édition, Access a inclus l’Asie pour les projets énergétiques et invite les entrepreneurs aussi bien d’Afrique que d’Asie à y participer.

Aujourd’hui dans sa quatrième année, le concours ACF est un programme de soutien financier innovant d’une valeur de 7 millions de dollars conçu pour fournir aux développeurs et aux initiateurs de projets locaux du secteur de l’énergie le soutien au développement, l’expertise technique, le savoir-faire et le soutien financier requis pour concrétiser leurs projets dans le domaine des énergies renouvelables.

L’ACF 2018 veut miser sur le succès des trois années précédentes, au cours desquelles un total de 234 projets ont accédé à la sélection finale. Plusieurs projets gagnants bénéficient désormais de la combinaison de financement et d’expertise technique fournie par Access Power. Les finalistes de cette année seront de nouveau évalués et notés par un jury indépendant d’experts industriels, similaire à celui de l’année dernière qui comprenait des représentants seniors de Power Africa, InfraCo Africa, Proparco et de la Société néerlandaise de financement du développement (FMO).

Les gagnants de l’ACF 2018 seront annoncés en direct par le jury d’évaluation finale, le 19 juin 2018, lors du Forum de l’énergie africaine à l’île Maurice. Les trois finalistes d’Afrique et d’Asie s’engageront ensuite dans des négociations d’accords directs de développement conjoint (JDA) avec Access Power.

Reda El Chaar, président exécutif d’Access Power, a déclaré : « Cette année, nous sommes ravis d’accueillir également des projets asiatiques dans ce concours. En introduisant de nouveaux marchés, nous espérons pouvoir atteindre un réseau plus important d’entrepreneurs innovateurs et pionniers à travers l’Afrique et l’Asie, qui pourront développer leurs idées ambitieuses pour qu’elles se muent en projets tangibles ».

Le formulaire d’inscription à l’édition 2018 de l’ACF et ses lignes directrices sont disponibles sur le site Web d’Access Power : www.Access-Power.com

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Une convention de coopération a été signée, jeudi 08 mars 2018, à Tunis, entre la Poste Tunisienne et le Commissariat à l’Energie Atomique et aux Energies Alternatives (CEA, France), a fait savoir, jeudi, la Poste Tunisienne.
Cette convention de coopération bilatérale vise à renforcer la collaboration entre les deux institutions dans le domaine des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique des bâtiments et de la mobilité solaire, a précisé la Poste.
Elle permettra, également, de promouvoir la coopération dans le domaine des nouvelles technologies de l’énergie dans le secteur postal, à travers des partenariats stratégiques entre les établissements postaux du continent africain, de manière à optimiser les coûts de l’activité postale.
Cet accord favorisera, en outre, l’utilisation de l’énergie propre au sein de l’activité postale, a avancé la même source.
La convention de coopération a été signée conjointement par Moez Chakchouk, Président directeur général de la Poste Tunisienne et Daniel Verwaerde, Administrateur général du CEA.

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Pendant 30 minutes, hier au pupitre de la salle de presse de la Primature à la Kasbah, le ministre tunisien des énergies, Khaled Kaddour, a fait étalage de la vision à long terme de son ministère. Il a ainsi annoncé des investissements de 12 Milliards DT, 4,300 Milliards DT dans les énergies renouvelables et dont 70 % seront réalisés en PPP (Partenariat Public Privé) sous forme de concession pour le moins-disant. Le plafond des concessions a aussi été relevé de 200 à 600 MGW, à parité entre solaire et éolien, a aussi indiqué le ministre qui a annoncé le cahier des charges de ces concessions pour avril prochain. Khaled Kaddour a aussi indiqué que pour les projets de 1 MGW, le ministère compte passer de l’autorisation au cahier des charges, pour faciliter l’accès des investisseurs tunisiens à ces projets. Le système des cahiers de charges sera aussi appliqué pour la production pour le propre compte de l’énergie en Tunisie.

Parlant des projets en matière d’électricité, le ministre Khaled Kaddour a annoncé 4 nouvelles stations de production. Il y aura d’abord «Rades C», pour un coût de 900 millions DT dont les travaux ont déjà démarré. Pour un coût de 660 MDT, financé par la BID, une autre station de production d’électricité sera érigée à Mornaguia, elle démarrera en 2018 pour une entrée en production en 2021. Le ministre a indiqué que la Tunisie annoncera en mai prochain deux appels d’offre, au moins-disant, pour deux centrales à Skhira et qui devraient entrer en production en 2022 ; l’une sera faite par la Steg et l’autre en IPP par le secteur privé à l’image de Rades.

Le ministre de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables a aussi évoqué un prochain investissement de 600 M€ pour un projet de liaison électrique avec l’Italie, avec l’appui de l’UE, de l’Algérie, l’Allemagne et la France en plus de l’Italie, sur une longueur de 200 kilomètres et qui s’étalera sur 4 années.

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Le ministre de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables, Khaled Kaddour, a évoqué, dans un entretien avec Africanmanger, les intentions du gouvernement en matière de transition énergétique. Il a souligné les efforts importants faits actuellement dans le cadre du Plan Solaire Tunisien (PST), avec des parcs de 100 MGW et les ambitions à l’horizon 2020 : 1000 MGW, afin que la STEG dispose de 8000 MGW au total. Le ministre a ajouté que pour les idées de projet, le gouvernement a déjà tout ce qu’il faut, mais il y a une carence au niveau des projets concrets, réalisables rapidement. Idem pour le business plan (BP) et les financements. Le département a reçu des propositions, mais les soumissionnaires tablaient sur des marchés de gré à gré, ce qui n’est pas faisable. Kaddour a indiqué que deux propositions pour l’exportation de l’énergie solaire ont été réceptionnées, mais il n’y avait aucun BP, ni des propositions de financement des câbles pour transporter cette énergie. Rien que pour le petit câble que veut installer la STEG, pour se connecter à l’Italie, il faudra un paquet de 600 millions d’euros, qui sera décaissé par les deux Etats et l’Union européenne. “Ce n’est pas sérieux !“, a asséné le ministre, qui s’est interrogé sur l’absence des partenaires étrangers dans les appels d’offres et pour solliciter des concessions…

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Syndicaliste, de père en fils, le ministre tunisien de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables, détruit le mythe de l’abondance pétrolière, s’adresse aux investisseurs dans ce domaine et dit tout, par le chiffre, sur le pétrole. Mais pas que ça !

Khaled Kaddour parle à Africanmanager des prochains AO et concessions dans le solaire, annonce pour cette année la 1ère centrale à Tozeur. Il parle aussi du marché énergétique parallèle et donne aussi des détails sur l’énergie pour tous et les 4.000 compteurs intelligents à Sfax. Interview :

Très peu de permis, trop peu de production et donc trop peu d’exportation aussi

La production tunisienne est effectivement très faible. Elle est actuellement de l’ordre de 40.000 barils par jour, contre 10 mille Barils/j en 2010. La consommation locale étant le double de la production, la Tunisie enregistre un déficit énergétique de l’ordre de 50 %, avec une augmentation de la consommation entre 5 et 6 % par an, due notamment à l’amélioration de la qualité de vie du citoyen. C’est pour cela que l’axe principal de notre stratégie en la matière reste la sécurité de l’approvisionnement et travailler, pour cela, avec un horizon à plusieurs temporalités, car les investissements en énergie sont très lourds avec une moyenne de 5 ans pour la réalisation et même plus lorsqu’il s’agit de l’entrée en production d’une découverte pétrolière.

Alors que vous parlez de pétrole, il y avait combien de concession avant la révolution et combien sont-elles devenues et y a-t-il une demande sur la Tunisie ?

Le nombre des concessions a en effet diminué. On réalisait, en moyenne, 20 puits par an. En 2015 et 2016, nous n’avons fait aucun forage pétrolier. Les forages ont timidement repris en 2017, grâce notamment au renouvellement de 2 permis pétroliers. Force est de faire remarquer que les sociétés pétrolières ne se bousculent pas au portillon pour la Tunisie. On a plusieurs Blocs libres et quand bien même ferions-nous des appels d’offres, la demande n’existe presque pas, surtout après l’obligation de passage de toute demande dans ce sens par l’ARP, sans oublier les perturbations sociales de plusieurs concessions et les recrutements, imposées et non ciblées, qui ont fortement impacté la demande de concessions pétrolières et qui ont aussi fait exploser les coûts de l’investissement et diminué l’attractivité du site Tunisie.

Qu’y a-t-il de prévu pour 2018, en matière de concession et l’impact sur la production ?

En 2018, il est prévu d’accorder 8 nouvelles concessions, entre prolongations et nouvelles. Il me faut ici mettre l’accent sur la visibilité à donner à l’investisseur sur une période minimale de 10 années et sur le temps que requiert l’entrée en production. Notre objectif est désormais de stabiliser la production au niveau actuel de 40.000 barils par jour, en tenant compte des travaux de «Work-Over» des puits existant. Faire de nouvelles grandes découvertes, à l’image d’El Borma ou d’Ashtart durant les années 70, est désormais chose presqu’impossible.

Si, comme vous le dites, les investisseurs ne se bousculent plus, pourquoi l’Etap ne s’y mettrait-elle pas et se cantonne-t-elle jusqu’ici dans le rôle de partenaire de concessions étrangères ?

L’Etap s’y était déjà essayée en 2010, avait foré un puits et n’y avait rien découvert. Avec Sonatrach l’algérienne, c’est une petite découverte en Algérie et ils sont partenaires dans une concession au large de la ville de Mahdia. Le forage a débouché sur des indices de quantités marginales qui ne justifiaient pas la mise en production. D’autres forages sont par ailleurs prévus sur cette même concession commune pour diminuer le risque. La question qui se pose est de savoir si l’Etat a la capacité de mettre 50 MDT dans une concession qui peut ne pas être rentable ?

Les privés tunisiens ne sont-ils pas intéressés par le pétrole ?

Il y en a, comme le groupe Toumi qui débute avec 3 puits où il a déjà fait des découvertes, mais en petites quantités.

Juste pour rire. Pourquoi n’êtes-vous pas en train de creuser pour mettre à jour le lac de pétrole sur lequel la Tunisie nagerait selon certains «experts » ?

Si cela existait, ça se saurait et on aurait vu les compagnies pétrolières étrangères courir les Blocs de prospection et se bousculer au portillon pour trouver ce pétrole.

Revenons aux choses sérieuses. La Tunisie est importatrice d’un pétrole dont le coût a augmenté et dépassé les prévisions de la loi de finances 2018. A-t-on toujours les moyens d’assurer le provisionnement du pays ?

On doit le faire et on est obligé de le faire. Nous importons du gaz pour l’électricité et continuerons d’importer les produits pétroliers …

Où vont alors toutes ces importations, en plus de celles du marché parallèle, alors que la production industrielle n’augmente pas ?

Le marché parallèle, en matière d’essence, ne représente que 15 à 20 % de la consommation et l’impact n’est visible que dans les villes du Sud tunisien ou certains kiosques menacent même fermeture. Pour l’électricité, nous assurons l’approvisionnement, domestique et professionnel, en important 50 % de nos besoins. Nous parvenons donc, parce qu’il le faut, à assurer la continuité de l’approvisionnement, malgré la hausse des prix. Il faut savoir, à ce propos, que la caisse de compensation a été dotée de 1.500 MDT pour faire face et que chaque dollar d’augmentation internationale des prix par bail (159 litres) coûtera 121 MDT au budget de l’Etat. Le problème est plutôt dans les revenus de l’Etat pour faire face et payer la facture en Dollars. C’est pour tout cela que, stratégiquement, nous avons opté pour les énergies renouvelables.

Où en est donc le plan solaire et où en est l’appel d’offres pour la concrétisation de ce fameux plan ?

Le développement des énergies renouvelables est un axe stratégique pour le pays. Un choix, certes volontariste, mais impérieux, même si la technologie ne permet pas encore le stockage. Nous avons ainsi, pour l’accélération du programme des énergies renouvelables qui a fait l’objet d’un séminaire présidé par le chef du gouvernement, lancé un 1er appel d’offres international. Il est en phase de dépouillement des offres. Les résultats de cet AO seront connus le 15 mars 2018. 69 entreprises y ont pris part et il porte sur la mise en place d’une capacité de 70 MGW en énergie solaire et 60 MGW dans l’éolien. Le 15 avril 2018 aussi, on lancera les concessions pour une capacité qui sera, soit de 200 ou 600 MGW. Chaque projet à donner en concession portera sur un minimum de 100 MGW, pour de grandes centrales solaires dans les régions du Sud tunisien qui permettront aussi de créer des emplois dans les régions intérieures du pays. On pense aussi à des projets de stockage de l’énergie solaire dans le cadre du PPP (Partenariat Public-Privé). Les premiers projets devraient voir le jour en 2018, sachant que la Steg a déjà démarré la construction d’une centrale de 10 MGW à Tozeur. La Steg a déjà terminé la construction de l’infrastructure et le matériel a déjà été importé.

Avez-vous reçu des demandes pour de grands parcs solaires, comme on en entend parler ?

Avec des parcs à 100 MGW, tel qu’en fait déjà l’Etat et notre programme de 1.000 MGW à l’horizon 2020, pour une capacité de 8.000 MGW de la Steg, l’effort est important. Pour les propositions, ce n’est pas d’idées de projets dont nous avons besoin, mais de projets concrets, y compris le business plan (BP) et le financement, le tout dans le cadre d’appels d’offres. Certains se sont en effet présentés pour des projets qu’ils espéraient de gré à gré. Cela est impossible. On a eu en fait deux propositions pour l’exportation de l’énergie solaire, sans présenter ni un BP, ni le financement des câbles de transport de cette énergie. Pour le seul petit câble, que compte construire la Steg avec un financement européen et en coopération contractuelle avec la société italienne «Terna» et le soutien des deux Etats et de l’UE, il va falloir un investissement de 600 M€. Ce n’est pas sérieux ! Pourquoi ne participeraient-ils pas à nos AO et à nos concessions ? On ne les y retrouve pas par contre.

Votre ministère évoque, en parlant de stratégie énergétique, des notions comme la gouvernance et l’équité. Comment cela va-t-il se traduire en Tunisie ?

Cela veut dire, pour l’équité énergétique, que nous devons faire de telle sorte que l’électricité soit toujours disponible, pour tous, partout, avec la qualité requise et à des coûts acceptables pour les couches populaires. C’est pour cela que nous entamons cette année un programme de financement de l’installation du photovoltaïque pour les familles à revenus modeste. Le financement de l’installation sera pris en charge par le fonds de transitions énergétiques pour les familles à modeste revenu dont le niveau de consommation est inférieur à 100 MGW/mois pour les aider à mieux supporter leur facture énergétique. Le stockage étant encore coûteux, il ne lui restera à payer que sa consommation en dehors des jours ensoleillés.

Pour la gouvernance, cela se traduira notamment par l’installation de nouveaux compteurs électriques intelligents. Appelé «Smart-Grid», ce programme sur lequel travaille actuellement la Steg démarrera prochainement dans la région-témoin. Ces nouveaux compteurs électriques intelligents devraient permettre à chaque citoyen de connaitre sa consommation de manière instantanée et à la Steg d’en faire le relevé à distance. Le projet comprendra l’installation de 4.000 compteurs et le choix s’est fixé sur la région de Sfax, avant généralisation sur tout le territoire. La transparence de la facture, est un élément important de la gouvernance. Transparence aussi à travers la prochaine révision du code des hydrocarbures.

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Le bureau Business France de Tunis organise le 21 février 2018 à Paris, au 77 bd, Saint-Jacques, (14ème arr.) un atelier d’information sur la nouvelle stratégie de la Tunisie dans le secteur des énergies renouvelables (ENR) et de son grand projet de déploiement d’un réseau électrique intelligent (Smart-Grids).

Des experts français et tunisiens plancheront face à une trentaine d’entreprises et d’investisseurs français qui pourront ainsi découvrir les opportunités que pourrait présenter la Tunisie en matière d’énergies renouvelables dans les années à venir.

« Cet événement dédié aux entreprises françaises des secteurs des énergies renouvelables et des Smart-Grids sera un moment privilégié de partage d’expériences qui contribuera à la construction d’une vision à long terme de la transition énergétique tunisienne et permettra d’accompagner plus concrètement la réalisation des investissements programmés » affirme Olivier PRADET, Directeur du Bureau Business France à Tunis.

L’atelier organisé à Paris la semaine prochaine constitue la première étape préparatoire de la mission d’entreprises qui se déroulera à Tunis les 4 et 5 avril prochain, en partenariat avec la STEG et l’association Think Smart-Grids.

Business France est l’agence nationale au service de l’internationalisation de l’économie française. Elle est chargée du développement international des entreprises et de leurs exportations, ainsi que de la prospection et de l’accueil des investissements internationaux en France. Elle promeut l’attractivité et l’image économique de la France, de ses entreprises et de ses territoires. Elle gère et développe le V.I.E (Volontariat International en Entreprise). Créée le 1er janvier 2015, Business France est issue de la fusion d’UBIFRANCE et de l’AFII (Agence française pour les investissements internationaux). Business France dispose de 1 500 collaborateurs situés en France et dans 64 pays. Elle s’appuie sur un réseau de partenaires publics et privés.

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Des ouvriers en gilets orange s’affairent autour de panneaux couleur anthracite: l’Ukraine se prépare à lancer sa première centrale solaire dans la zone contaminée par la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, pour redonner vie à ce territoire abandonné.

D’une puissance relativement symbolique d’un mégawatt, la centrale se trouve à seulement une centaine de mètres du nouveau “sarcophage” en acier étanche qui recouvre les restes du réacteur accidenté de Tchernobyl, théâtre en 1986 du pire accident nucléaire de l’Histoire.

Une telle centrale peut couvrir la consommation d’environ 2.000 foyers vivant en appartements, explique à l’AFP Evguen Variaguine, directeur de l’entreprise ukraino-allemande Solar Chernobyl qui a réalisé ce projet.

Le groupe a dépensé un million d’euros dans cette structure d’environ 3.800 panneaux photovoltaïques installés sur 1,6 hectare, le double de la pelouse d’un stade de football. Il espère rentabiliser le projet d’ici à sept ans.

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