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Energies renouvelables

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La Tunisie et la Suisse ont signé, mardi 18 juillet 2017 au siège de l’Agence Nationale pour la Maitrise de l’Energie (ANME), une convention portant sur le lancement du projet d’Appui au plan national de transition énergétique des communes tunisiennes, d’un montant total de plus de 11,3 Millions de Dinars (MD).
Le projet qui sera réalisé sur trois ans sera financé par un don suisse à hauteur 9 MD et par une allocation du gouvernement tunisien de 2,3 MD.
Selon la ministre de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables, Héla Cheikhrouhou, ce projet permettra de financer des audits énergétiques dans les 350 communes tunisiennes et soutiendra certains de leurs projets d’investissement dans le domaine de la maitrise de l’énergie.

L’objectif assigné à ce projet figure en tête de liste des priorités de la Tunisie, a indiqué la ministre rappelant que la stratégie énergétique adoptée, en novembre 2016, par le gouvernement tunisien vise la réduction de 30% de la consommation de l’électricité à l’horizon 2030.
L’audit qui sera réalisé dans le cadre de ce projet, poursuit encore Cheikhrouhou, permettra par la suite la formulation de recommandations concernant les investissements qui seront réalisés, les énergies alternatives qui seront développées, la modernisation des installations et l’utilisation de matériel non énergivore.
Le projet vise l’introduction d’une version adaptée de l’approche ” European Energy Award ” (EEA), un label qui encourage les communes à développer une politique énergétique intégrée. Ce label a été mis en place dans plus de 400 communes suisses ainsi qu’en France, en Allemagne, en Roumanie, au Maroc et au Chili.

A noter que le projet d’Appui au plan national de transition énergétique des communes en Tunisie vient en appui à la mise en œuvre du programme national Alliance des Communes pour la Transition Energétique (ACTE).
Ce programme vise le renforcement de la capacité des communes à améliorer leurs niveaux de transition énergétique à travers la maitrise de l’énergie et le recours aux énergies renouvelables.
Concrètement, il s’agit de renforcer la capacité des collectivités à analyser, planifier, mettre en œuvre et assurer le suivi de leurs stratégies énergétiques locales.
Le programme fait appel aux multiples rôles des communes pour la maitrise de l’énergie dans l’ensemble des secteurs qui relèvent directement ou indirectement de la compétence communale.
Il s’agit de la planification urbaine et le permis de construire, la mobilité et les systèmes de transport, l’infrastructure et les équipements communaux, la diversification énergétique et la dépollution, l’organisation interne, le suivi monitoring, la coopération et la communication.

Parmi les résultats attendus : le renforcement de la disposition des communes à mettre en place une planification énergétique durable, intégrée et établie de façon participative. Il s’agit en outre de renforcer leur engagement à partager leurs expériences et leurs approches.
Cette convention a été signée par l’ambassadrice de Suisse en Tunisie Rita Adam et le Directeur Général de l’Agence Nationale pour la Maitrise de l’Energie (ANME) Hamdi Harrouch, en présence de la ministre de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables.

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La transformation historique de nos modes de vie, de nos rapports sociaux, de nos modèles économiques et de nos modes de travail a été étroitement liée aux trois révolutions industrielles pilotées, en premier lieu, par la vapeur, puis, par le pétrole et, actuellement, par les énergies renouvelables.

La troisième révolution industrielle est basée sur les énergies renouvelables, celle qui changera les sociétés. “Elle devrait constituer une véritable planche de salut, mais aussi une opportunité à saisir pour repartir du bon pied et sortir du sous développement. La Tunisie a intérêt à passer directement à la TRI et ne pas investir davantage dans les infrastructures lourdes (centrale nucléaire par exemple) de la seconde révolution industrielle en adoptant une stratégie de « leapfrogging » ou « saute-mouton » qui consiste à déployer un effort considérable dans les investissements de technologies de pointe et de brûler les étapes”, c’est ce qui ressort d’une étude réalisée par l’universitaire et administrateur à la STB, Ghazi Boulila et publiée par l’intermédiaire en bourse, Mac Sa.

Dans ce cadre, une politique basée sur les trois composantes du TRI est recommandée. Cette troisième révolution industrielle repose sur trois composantes qui doivent se développer simultanément : production et stockage des énergies renouvelables, technologie de communication (internet, NTIC etc.) et réseaux logistiques d’énergie intelligents. Le transport, la distribution et l’exportation des énergies renouvelables marqueront une rupture importante dans l’évolution des technologies. Le coût de production de ces énergies diminue, améliorant d’autant plus la compétitivité des entreprises qui deviennent plus concurrentielles et productives, et le réchauffement climatique réduit. Un tunisien localisé à Tataouine, qui produit de l’énergie solaire, pourra exporter une partie de sa production à un autre consommateur localisé à l’étranger (en Alaska par exemple) via un réseau intelligent d’internet sans émission de gaz à effet de serre.

“Cette transition énergétique transformera le monde et notre mode de vie. Elle provoquera inévitablement la transformation de la quasi-totalité des industries actuelles qui reposent sur des énergies fossiles comme la production d’électricité, d’engrais, de produits agroalimentaires, de pesticides, de ciment, de fer, de béton, de produits métallurgiques, de plastiques ou de fibres synthétiques”.
L’immobilier suivra la tendance en intégrant dans chaque bâtiment des micro-centrales énergétiques, des technologies de stockage, de l’internet de l’énergie permettant à chaque agent d’acheter de l’électricité ou de revendre son excédent produit sur ce réseau.

L’industrie automobile évoluera aussi, selon l’étude, en passant à la production de voitures électriques à pile à combustible capables de se brancher et de s’approvisionner en électricité sur l’internet de l’énergie. Le marché de l’emploi se trouvera également bouleversé par l’apparition de nouvelles entreprises opérant dans cette économie verte. Avec le développement de l’économie digitale, l’automatisation et les méga-données (big-data), de nouveaux gisements d’emplois et de nouvelles méthodes de travail apparaîtront.

L’expert économique rappelle que , la «Troisième Révolution Industrielle » (TRI) a démarré au début du XXIème siècle avec l’évolution simultanée d’une part des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) et d’autre part la production, le stockage et le transport des énergies renouvelables. Cette révolution est caractérisée par une production d’énergies renouvelables (solaire, éolienne, hydraulique, géothermique, marine, bio-masse, etc.) par les agents économiques qui sera distribuée, transportée et exportée à travers le monde via le réseau de télécommunication à l’image de la circulation actuelle de l’information via internet.

“Depuis les années 2000, les prospectivistes montrent que cette nouvelle révolution changera le mode de production actuel cet le comportement des agents économiques. Les pays qui ne contribuent pas à cette révolution et ne maîtrisent pas ce changement technologique se retrouveront à la marge et condamner au sous-développement. Au contraire, les pays qui investissent dans cette activité stratégique et occupent le leadership accumuleront plus de connaissances dans cette nouvelle technologie et profiteront de l’apprentissage par l’expérience (learning by doing), creusant davantage les écarts de développement entre les nations”, a-t-il expliqué.

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Access Power, développeur, propriétaire et opérateur de projets au sein des marchés émergents, et son partenaire stratégique EREN RE, ont annoncé aujourd’hui une extension de la date d’échéance des candidatures à l’ACF 2017, la troisième édition de la plateforme de financement et de soutien de la société en faveur des projets d’énergie renouvelable en Afrique.

Il reste un peu plus d’une semaine aux promoteurs de projets d’énergie renouvelable pour soumettre leur candidature au concours ACF et tenter de remporter la récompense de 7 millions de dollars de financement. La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 12 mai 2017.

Aujourd’hui dans sa troisième année, le concours ACF est un mécanisme de soutien financier d’une valeur de 7 millions de dollars conçu pour fournir aux développeurs et aux initiateurs de projets du secteur de l’énergie le soutien au développement, l’expertise technique et le soutien financier requis pour concrétiser leurs projets dans le domaine des énergies renouvelables.

Les gagnants de l’ACF 2017 seront annoncés en direct par le jury d’évaluation final, qui se réunira le 7 juin 2017 lors du Forum de l’énergie africaine à Copenhague. Les finalistes de cette année seront une fois de plus évalués par un groupe indépendant d’experts issus de l’industrie et composé de hauts représentants de Power Africa, InfraCo Africa, Proparco, la banque néerlandaise de développement (FMO) et Access Power qui fournira à Access Power des recommandations sur la viabilité commerciale, technique, sociale et environnementale de chaque projet, sur la base de nombreux critères relatifs au marché, à la réglementation et aux facteurs environnementaux et économiques. Les trois finalistes s’engageront ensuite dans des négociations d’accords directs de développement conjoint (JDA) avec Access Power. Une fois ces accords conclus, Access Power prendra part aux projets et commencera à financer indépendamment les coûts de développement connexes tels que les études de faisabilité, les études du réseau, les études d’impact environnemental et social et les frais de due diligence.

Reda El Chaar, Président exécutif d’Access Power, a déclaré : « Les candidatures à l’ACF de cette année illustrent parfaitement l’incroyable potentiel du secteur africain des énergies renouvelables et des entrepreneurs compétents qui le composent. La mission d’Access Power consiste à fournir à ces projets d’importance un accès rapide au marché, quel que soit leur emplacement. »

« L’ACF de l’année dernière a placé la barre très haut, car nous avons reçu près de 100 candidatures provenant de plus de 25 pays et couvrant l’ensemble du spectre des technologies propres aux énergies renouvelables, ce qui représente une augmentation de 75 % par rapport à l’édition précédente. Nous encourageons tous les entrepreneurs du secteur des énergies renouvelables à soumettre leur projet afin de tenter de travailler à nos côtés et de contribuer à la révolution énergétique de l’Afrique. »

Le formulaire d’inscription à l’édition 2017 de l’ACF et ses lignes directrices sont disponibles sur le site Web d’Access Power : www.Access-Power.com.

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Le manuel des procédures pour les projets des énergies renouvelables, une sorte de cahier des charges qui va être utilisé par la commission des énergies renouvelable (commission interministérielle et interinstitutionnelle) dans le dépouillement des propositions des projets soumis par les investisseurs privés, sera publié la semaine prochaine ou celle d’après, a déclaré la ministre de l’Energie, des Mines et des Energies Renouvelables, Hela Cheikhrouhou.
Ce manuel est actuellement discuté par la commission des énergies renouvelables, a-t-elle ajouté, dans une déclaration, à l’Agence TAP, en marge d’un colloque international sur l’énergie solaire et éolienne pour un développement durable dans la région méditerranéenne, organisé mercredi à Tunis.
La ministre a fait savoir que l’appel à projets pour produire environ 210 mégawatt (MW) d’énergie solaire (120MW) et photovoltaïque (90MW) qui donnera deux vagues de projets, une dans 6 mois et l’autre dans 15 mois, sera également publié au cours de la même période.
Il s’agit, en outre, de la création d’une fenêtre de 10 MW pour les petits projets pour permettre aux développeurs d’une capacité financière moyenne de faire des parcs solaires et éoliens de capacité plus réduite.
Au sujet de l’intégration industrielle, Cheikhrouhou a souligné que cette filière se réfère à l’importance de la composante locale dans la valeur de l’investissement énergétique pour pouvoir inciter des industriels à s’installer en Tunisie et fabriquer les composantes des centrales de l’énergie renouvelable.

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“L’appel à projets du régime des autorisations accompagné d’un guide de procédures sera publié, au cours de la deuxième semaine de mai 2017, pour produire environ 210 mégawatt (MW) d’énergie solaire et photovoltaïque “, a annoncé la ministre de l’énergie, des mines et des énergies renouvelables, Héla Cheikhrouhou.
Elle a ajouté, lors de sa participation, mercredi, au Forum international pour le projet Bizerte ” Smart City “, que la publication de l’appel à projets intervient suite à l’ adoption par la commission spécialisée (créée en vertu de la loi 2015/12), de 21 projets d’autoconsommation, au cours des dernières semaines et la publication des décrets ministériels des contrats pilotes qui définissent la relation entre l’auto-producteur de l’électricité et la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG).
Cheikhrouhou a, en outre, souligné que ces projets s’inscrivent dans le cadre du programme du gouvernement pour la réalisation, durant la période 2017-2020, des projets de production de l’électricité, à partir des énergies renouvelables.
Il s’agit d’installer 1000 MW d’énergie électrique dont 650 MW d’énergie solaire (300 MW produite par la STEG, 100 MW dans le cadre du régime des concessions, 120 MW régime des autorisations et 130 MW d’autoproduction).
Le programme vise, en outre, à produire 350 MW d’énergie éolienne dont 100 MW dans le cadre du régime des concessions, 90 MW dans celui des autorisations et 80 MW d’autoproduction.
La ministre a fait savoir que le gouvernorat de Bizerte se taille la part du lion dans la production de l’énergie photovoltaïque.

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Le ministère de l’énergie, des mines et des énergies renouvelables compte conclure deux accords de prospection dans le gouvernorat de Tataouine et préparer des plans de développement pour 4 permis d’exploitation dans la région, a affirmé la ministre Hela Cheikh Rouhou.

Ces projets sont de nature à offrir de nouveaux emplois aux enfants de la région qui mènent depuis quelques semaines un mouvement de protestation qui a affecté la production des hydrocarbures dans les champs pétroliers de la région, a-t-elle ajouté dans une interview à l’Agence TAP.
Le secteur des hydrocarbures en général a perdu 1800 emplois durant les six dernières années en raison des mouvements de protestation, de l’absence de visibilité et de la fluctuation des prix du pétrole, a-t-elle dit.

La ministre a dans le même cadre indiqué qu’il faut  tout d’abord noter que la création de nouveaux emplois dans le secteur des hydrocarbures nécessite la réalisation des investissements et la conclusion de nouveaux accords pétroliers alors qu’aucun permis de prospection ou accord pétrolier n’a été signé depuis 4 ans.
Après l’adoption du nouveau code des hydrocarbures et son adaptation à l’article 13 de la nouvelle constitution, l’investissement peut reprendre à un rythme normal dans ce secteur. A cet égard, le ministère procédera au cours des prochains mois, à la conclusion de deux nouveaux accords relatifs aux deux permis ” Douiret ” et ” Borj Khadra ” et la préparation des plans de développement de 4 permis d’exploitation à Tataouine après leur adoption par l’ARP.
Grâce à ces investissements, de nouveaux emplois seront crées dans la région et de nouveaux revenus seront apportés aux finances publiques, lesquels ont pâti de l’absence d’investissement dans ce domaine.

Le ministère œuvre également à accélérer la réalisation du projet ” Gaz du Sud “, outre la prolongation du programme de la responsabilité sociétale (chaque entreprise est appelée à apporter une somme annuelle pour le développement de la région dans laquelle elle opère). “Les enveloppes qui seront consacrées au gouvernorat de Tataouine (actuellement 3,9 millions de dinars par an), sont actuellement à l’Etude”, a ajouté la ministre.

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La ministre de l’Énergie, des Mines et des Énergies renouvelables, Hela Cheikhrouhou, a indiqué, lors de son passage, ce mercredi 19 avril 2017, sur Express Fm, que l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) a adopté, hier mardi, le projet de loi amendant le code des hydrocarbures.

« Seule l’ARP est habilitée à adopter les conventions relatives aux activités pétrolières, tous les contrats d’exploitation relatifs aux ressources pétrolières sont soumis à la commission spécialisée au sein de l’ARP », a-t-elle affirmé.

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Le processus de transition énergétique déjà engagé en Tunisie vise, outre le renforcement de l’efficacité énergétique et la réduction du déficit, à engager une stratégie énergétique décentralisée et réduire la part énergétique dans les revenus des ménages, en vue d’établir un plan d’action pour réduire la précarité énergétique“, a affirmé, mercredi, à Tunis, le directeur général de l’ANME, Hamdi Harrouch.
S’exprimant lors du 3e symposium du Forum international de l’énergie et du Fonds OPEP pour le développement international (OFID), Harrouch a souligné que “la précarité énergétique désigne l’état de précarité de personnes, familles ou collectivités n’ayant pas un accès normal à l’énergie, mais elle couvre également, la situation où la part des dépenses de l’énergie dans les revenus des ménages, dépasse les niveaux acceptables
Toujours selon lui, “cette rencontre favorisera un échange d’expériences et de bonnes pratiques et permettra de développer des synergies, en matière de lutte contre la précarité énergétique, d’autant plus qu’elle réunit les principaux acteurs de la question énergétique à l’échelle régionale et internationale“.

Il a par ailleurs souligné que “la Tunisie s’est engagée, depuis trois décennies, sur la voie d’une politique de maitrise de l’énergie et que les programmes engagés dans ce sens ont permis de réduire le taux de croissance de la consommation d’énergie de plus de 42% et de diminuer substantiellement l’intensité énergétique de 22% sur la période 1990-2016“.
Toutefois, “en dépit des efforts consentis en matière d’énergie, la situation énergétique s’est caractérisée ces dernières années par un déficit croissant de la balance énergétique qui a été multipliée par trois entre 2010 et 2016, représentant 45% de la demande énergétique, une augmentation de la facture énergétique et une dépendance accrue à l’égard des énergies fossiles“, a-t-il encore précisé.
Et d’ajouter “entre 2010 et 2016, un rétrécissement annuel de 6% des ressources énergétiques a été enregistré contre une augmentation annuelle de la demande énergétique de 2%, durant la même période ce qui a creusé davantage le déficit énergétique du pays“.
Harrouch a, à ce titre, rappelé que “pour faire face à cette situation, un débat national sur l’énergie a été engagé entre juin 2013 et avril 2014, lequel a mis en évidence la nécessité d’une transition énergétique qui repose sur la mise en œuvre d’une stratégie de maitrise de l’énergie, basée sur l’utilisation rationnelle de l’énergie et le développement des énergies renouvelables“.
Et de poursuivre “les objectifs étant une réduction de la demande de l’énergie primaire de 30% et une augmentation de la part des énergies renouvelables dans la production de l’électricité pour qu’elle atteigne 30% à l’horizon 2030. Il est prévu que le Fonds de transition énergétique créé en 2014 et la Loi relative à la production de l’électricité à partir d’énergies renouvelables adoptée en 2015 deviennent opérationnels au cours de l’année 2017“.

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Une méga centrale solaire photovoltaïque de 4.025 MW, tout simplement la plus grande de la planète, c’est la réponse de l’Algérie à l’imposant projet Noor de Ouarzazate, au Maroc. Avec cette installation, le programme marocain, dont la presse a fait ses choux gras ces dernières années, fait pâle figure, avec ses 580 MW. Quant au Plan Solaire Tunisien (PST), avec ses 460 MW, il sera presque inexistant à côté du futur mastodonte algérien. Enfin si Alger va au bout de son affaire, ce qui n’est jamais garanti dans des projets aussi titanesques, connaissant en plus le caractère mortifère des procédures administratives et des dispositions du Code d’investissement algériens…

Le PDG de la compagnie de l’engineering de l’électricité et du gaz (CEEG), Mohamed Arkab, a fait savoir vendredi dernier lors d’un déplacement à Washington que le ministère de l’Energie a l’intention de lancer l’appel d’offres fin mars ou début avril 2017, rapporte l’Agence de presse officielle algérienne APS.
Arkab a tenu ces propos en marge du forum “Powering Africa Summit ; il a ajouté que cet appel d’offres entre dans le cadre de la politique nationale de développement des énergies renouvelables. Suffisant pour en savoir plus sur ce qui trotte dans la tête des dirigeants algériens, piqués au vif par les ambitions du Maroc et d’autres pays du continent en matière d’énergies renouvelables (le Rwanda, la Zambie, le Sénégal…), des nations qui partaient pourtant avec des handicaps financiers lourds. Et oui, tout le monde n’a pas la chance – ou la malchance, c’est selon – d’être copieusement arrosé par la manne pétrolière, comme ce fut le cas de l’Algérie. De l’argent d’ailleurs qui n’a pas servi à lancer des programmes pour rompre la dépendance des hydrocarbures et surtout anticiper la fin inéluctable du pétrole. Les temps ont changé, semble-t-il…

Les détails de cette affaire

On sait pour le moment que le projet sera divisé en trois parties de 1.350 MW, chacune comporte deux volets : L’énergie et l’industrie. Plusieurs centrales seront installées dans les hauts plateaux et le sud de l’Algérie, où l’ensoleillement est plus conséquent. Bechar, El Oued, Ouargla, Biskra, Djelfa et Msila sont dans les petits papiers des autorités pour abriter ces unités, a indiqué le PDG de CEEG, qui a ajouté que la capacité moyenne pour chaque centrale excédera les 100 MW.

Le but de la manoeuvre : Faire baisser sensiblement la consommation du gaz, dont l’Algérie se sert pour produire son d’électricité. Il est prévu que les centrales solaires travaillent le jour en alternance avec les centrales à gaz, ce qui permettra de faire des économies d’énergie substantielles.
« A la Sonelgaz, nous sommes en train de travailler pour réduire la consommation de gaz, en privilégiant également les centrales à cycle combiné » , a affirmé Arkab.

Autres indications importantes : Le capital social de chaque entreprise sera composé conformément au cadre strict de la réglementation de l’investissement étranger. En d’autres termes l’investisseur national capte au moins 51% des parts et le partenaire étranger un maximum de 49%. Donc pour les investisseurs étrangers qui rêvaient d’un bouleversement de l’ordre établi, ce ne sera pas pour cette fois…

Par ailleurs on a appris que la Sonatrach va mettre le grappin sur 40% des actions dans chaque projet, 11% tomberont dans l’escarcelle de Sonelgaz et des entreprises publiques et privées du pays.

Enfin les actionnaires vont décaisser des fonds propres pour financer ces projets, à hauteur de 30% nous dit-on, le reste sera alimenté par un emprunt bancaire.

Une manière de conjurer la série des revers ?

Les bras de fer entre Rabat et Alger ont été épiques ces dernières années, mais ont très souvent tourné à l’avantage des Marocains. Donc pour l’Algérie ce méga projet est peut-être aussi une manière de laver une série d’affronts, de défaites diplomatiques, politiques et économiques.

D’abord la bataille autour de la présidence de l’Union africaine (UA). Le candidat d’Alger, le président nigérien, Mahamadou Issoufou, a été battu à plate couture par le poulain de Rabat, le président guinéen, Alpha Condé. La pilule a été amère pour l’Algérie. Elle vient s’ajouter aux rancoeurs provoquées par le fait de n’avoir pas pu empêcher le retour en grande pompe du Maroc dans le giron de l’UA, en janvier 2017, lui qui pourtant a claqué la porte il y a 32 ans pour manifester son courroux suite à l’admission de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), une “amie” de l’Algérie et ennemie farouche du Maroc. Pire : on sait maintenant que Rabat n’a pas l’intention de se tenir à carreau, contrairement à ce qu’il avait dit avant son retour, et fera tout ce qui est en son pouvoir pour bouter la RASD hors de l’UA, maintenant qu’il a un vrai pouvoir décisionnaire et des liens puissants avec des pays clés de l’organisation panafricaine (Sénégal, Gabon, Côte d’Ivoire, Nigeria, Ghana, etc.).

Et puis il y a les revers économiques, très nombreux. Le Maroc affiche une santé insolente sur le continent, et ramasse les contrats à la pelle dès que le roi, Mohammed VI, lève le petit doigt. Plus de 100 accords et contrats signés avec des pays africains depuis juillet 2016 ! C’est inouï. Et maintenant il veut adhérer à la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, la plus structurée et la plus puissante du continent). Certes l’Algérie s’éveille, sur le continent, à la faveur du Forum africain d’investissements et d’affaires qu’elle a organisé en décembre 2016, mais ce réveil est tardif…

Par ailleurs il y a la cuisante défaite du “West African Gas Pipeline” (WAGP), un pipeline qui fera la jonction entre le Nigeria et le Maroc et qui sera à terme la plus importante infrastructure gazière en Afrique de l’Ouest. Un projet derrière lequel Alger a couru, sué, pour finalement être coiffé au poteau par Rabat, grâce à sa formidable armada diplomatique. Rageant pour les Algériens. Alors le méga projet solaire sera peut-être une manière de conjurer cette série de revers. Mais il en faudra beaucoup des programmes de ce type pour rattraper le retard sur le Maroc…

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Hela Cheikhrouhou, ministre de l’Energie, des Mines et des Energies Renouvelables a indiqué mardi à l’ARP, que tous les gouvernorats du Nord-Ouest seront raccordés au gaz naturel d’ici fin 2020.
Intervenant à la plénière consacrée à l’examen des questions liées au développement dans les gouvernorats du Nord-Ouest, elle a précisé que les gouvernorats de Béja, Jendouba, Siliana et le kef seront approvisionnés en gaz à travers un gazoduc reliant Mornaguia et Dahmani qui sera réalisé sur deux ans, moyennant un coût de 132 millions de dinars, financé par le fonds saoudien de développement .
La ministre a indiqué par ailleurs, que son département entreprend d’adapter le code des hydrocarbures avec l’article 12 de la constitution pour accélérer l’octroi des permis d’exploitation des champs gaziers.

L’Algérie est considérée par la Banque mondiale comme un pays ayant une bonne maitrise de la gestion des énergies renouvelables, rapporte radioalgérie.

Dans une étude, publiée mercredi dernier, elle l’a retenue parmi les 45 états leaders mondiaux dotés d’une stratégie énergétique solide, classée dans la catégorie zone verte.

Outre l’Algérie, sur la liste de la Banque mondiale figurent, entre autres, l’Afrique du Sud, l’Égypte, la Chine, l’Inde et la Malaisie.

L’étude de la Banque mondiale est basée sur des critères prenant en compte l’accès à l’énergie, l’efficacité énergétique et l’usage des énergies renouvelables.

D’après la même source, la BM estime que l’Algérie représente un exemple dont pourraient s’inspirer les pays de l’Afrique subsaharienne, région la moins électrifiée au monde, où près de 600 millions de personnes n’ont toujours pas accès à l’électricité.

La ministre de l’Énergie, des Mines et des Énergies renouvelables, Hela Cheikhrouhou, a déclaré que la Tunisie produit plus de 80 mille barils de pétrole par jour.

Il a par ailleurs indiqué, lors de son passage, ce lundi 13 février 2017 sur les ondes d’Express Fm, que la production journalière de la Tunisie est évaluée à 80 mille barils, couvrant à peine 50 % des besoins du pays en pétrole.

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L’Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat a organisé, vendredi 10 février 2017 à son siège, une table-ronde sur « le programme de production de l’électricité à partir des énergies renouvelables », en présence de Mme Héla Cheikhrouhou, ministre de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables, et M. Hichem Elloumi, vice-président de l’UTICA, ainsi qu’un grand nombre d’opérateurs économiques et de hauts cadres et responsables de l’UTICA et du ministère et de professionnels du secteur de l’énergie.

Intervenant à l’ouverture de cette rencontre, Mme Héla Cheikhrouhou a déclaré que le secteur des énergies renouvelables est appelé a couvrir 30% des besoins énergétiques du pays d’ici 2030, tout en essayant d’atteindre l’objectif de pouvoir produire cette énergie à des coûts moins élevés.

« Aujourd’hui, la partie réglementaire concernant cette production d’énergies renouvelables est publiée, il reste donc à concrétiser des projets de production qui sont financièrement bancables », a expliqué la ministre, qui a saisi cette occasion pour mettre l’accent sur l’importance de la complémentarité entre les secteurs public et privé puisque les 2/3 de ces énergies renouvelables devront être produits par les opérateurs privés.

De son côté, M. Hichem Elloumi a précisé que le cadre juridique de cette production de l’électricité par le secteur privé est maintenant mis en place après la promulgation de la loi, des décrets y afférents et des arrêtés et circulaires administratifs le réglementant.

« Il était donc important d’organiser cette table ronde pour mieux connaitre ces nouvelles dispositions, notamment le nouveau manuel de procédure d’octroi des autorisations et avoir les avis des professionnels du secteur concernant cette nouvelle réglementation », a-t-il noté.

Et d’ajouter, que cette nouvelle législation aura un impact positif sur la satisfaction des besoins énergétiques de la Tunisie et sur la création d’emplois, d’autant que le secteur des énergies renouvelables est constitué d’une filière entière, structurée et intégrée disposant de moyens pour répondre aux besoins du pays ; ce secteur présente aussi d’importantes potentialités d’investissement et d’exportation.

M. Elloumi a souligné, par ailleurs, que l’UTICA croit en l’élaboration et la mise en œuvre de stratégies rationnelles, notamment pour le secteur des énergies renouvelables, et que le secteur privé a besoin d’une vision claire, d’un plan clair, d’un cadre juridique simple, et applicable pour investir.

M. Abdelhamid Khalfallah, sous directeur de la maitrise de l’énergie, et M. Belhassen Chiboub, directeur de la production indépendante de l’électricité au ministère de l’Energie, des Mines et des énergies renouvelables, ont présenté successivement le programme de production de l’électricité à partir des énergies renouvelables et le nouveau manuel pour l’octroi des autorisations.

M. Abdelhamid Khalfallah a expliqué, dans ce cadre, que le plan solaire tunisien vise à satisfaire une grande partie des besoins énergétiques du pays grâce aux énergies renouvelables car le déficit énergétique de la Tunisie atteindra le taux de 80 à 85 % en 2030. Actuellement tous les facteurs internes et internationaux permettent d’envisager la mise en œuvre de cette production de l’électricité à partir des énergies renouvelables. Cette production de l’électricité par le secteur privé sera réalisée soit sous le régime de la concession soit de l’autorisation.

Pour sa part, M. Belhassen Chiboub a présenté le projet de manuel de procédure pour l’octroi des autorisations. Il a fait une présentation détaillée des éléments constitutifs du dossier à présenter par les opérateurs économiques, des critères techniques et financiers de sélection, et des éléments constitutifs des tarifs à présenter par les soumissionnaires.

Suite à ces différentes interventions, un débat a eu lieu entre les participants et les intervenants pour mieux connaitre les objectifs quantitatifs, les tarifs, les couts de production, les procédures et les critères de sélection des dossiers.

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Après une première édition réussie en 2016, le Forum Marocain des métiers verts revient à l’hôtel Sofitel Jardin des roses de Rabat pour une deuxième édition le 16 Mai 2017. Cette année, cas concrets et tables rondes seront à l’ordre du jour pour une vision à 360°.

2016 a été synonyme de mobilisation, d’action et d’engagement pour la cause climatique au Maroc et dans le monde. Le magazine Energies & Environnement en sa qualité de sentinelle au service du durable a eu l’immense honneur de vous présenter un side event digne du nom en avant-première de la COP 22. Il s’agit du FMV, premier rendez-vous marocain dédié aux emplois verts. Une occasion particulière donnée aux acteurs de premier plan de la stratégie nationale environnementale pour réfléchir, analyser, orienter, partager les idées et les expériences, le tout pour une seule et unique finalité : développer davantage cette niche salutaire pour la planète.

Une première édition réussie et riche en recommandations

Le Forum Marocain des Métiers verts (FMV) s’est tenu dans un contexte inédit marqué, d’une part, par un débat politique international fécond sur la problématique du réchauffement climatique et, d’autre part, l’engagement du Maroc à faire du développement durable une pierre angulaire autour de laquelle gravite sa politique de développement couronnée par l’organisation de la Conférence des Nations Unies sur le climat. Cette 1ère édition du FMV s’est tenu sous l’égide de cinq ministères tous autant concernés les uns que les autres par la thématique et a été accompagné par des institutions tels qu’IRESEN (Institut de Recherches en Energie Solaire et Energies Nouvelles), la SIE (Société d’Investissement Energétique), ou l’AMEE (Agence Marocaine de l’Efficacité Energétique). Le forum a vu également la participation du secteur privé fortement représenté à cette manifestation qui a fait faire le déplacement à quelques 200 participants venus de divers horizons. Au sortir de cette première étape de Rabat, un livre vert reprenant les recommandations de ce parterre d’experts a été présenté à l’ensemble des participants et au lectorat d’Energies & Environnement.

Ainsi, le Forum Marocain des Métiers Verts s’est profilé d’emblée comme la plateforme exclusive de discussion autour de ces emplois verts avec l’unique souci d’agréger les efforts épars et d’apporter des réponses concrètes aux différents défis liés au développement des métiers verts dans le Royaume.

Une 2ème édition critique, gage de maturité

Si la 1ère édition a été entre autres un état des lieux, un bilan des différentes stratégies mises en place par le Royaume dans le but de favoriser l’émergence de ces nouveaux métiers, cette deuxième édition se veut plus critique. Il s’agit de pousser la réflexion plus en profondeur : comment justement faire de ces métiers un levier compétitif de développement durable au Maroc : Où en sommes-nous ? Où va-t-on ? Comment y parvenir ? L’année dernière a été fortement marquée par des termes tels qu’engagement, action etc. Aujourd’hui, l’heure n’est plus à l’engagement mais plutôt aux actions concrètes posées par les différents acteurs pour faire de cet idéal une réalité bien tangible. Il s’agit de passer au crible l’ensemble des opérations menées dans le cadre de la stratégie nationale environnementale, bref dresser un bilan objectif sur les acquis et les perspectives de cette dernière et son impact sur les emplois.

Raison pour laquelle, cette 2ème édition du FMV s’oriente vers des tables rondes hétérogènes au détriment des plénières qu’a connues la 1ère édition afin d’aborder la question à 360° et ainsi privilégier une approche holistique et inclusive.

De ce fait, au menu des échanges, nous aurons des tables rondes, des retours d’expérience poignants et des cas concrets sur des thématiques centrales étroitement liées à la question. Une exposition et un espace B2B sont également prévus afin de rendre plus fructueux les échanges et de découvrir les best-practices en matière de création d’emplois verts.

Environ 300 participants sont attendus à cette rencontre qui réunira les personnalités publiques marocaines directement concernées, des professionnels et experts nationaux et internationaux, des décideurs économiques, des acteurs de l’enseignement et de la formation professionnelle, ainsi que des représentants d’associations et de la société civile. Bref, le forum se veut rassembleur, fédérateur et fructueux !

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Dans une déclaration, ce mardi 6 décembre 2016 à Africanmanager, en marge de la communication financière de la société SANIMED, Lotfi Abdennadher, PDG de la société, a annoncé que le groupe se lancera dans le énergies renouvelables et qu’un méga projet verra bientôt le jour à Sfax.

Abdenadher nous a également confié que le projet est en phase d’étude finale.

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Les énergies renouvelables en Tunisie ne représentent que 3% de la production énergétique malgré le grand potentiel que cette filière offre permettant de couvrir les besoins du pays et même d’exporter.
Ce taux pourrait être renforcer pour atteindre 30% en 2030, selon les données présentées lors de la 3e rencontre interrégionale sur le rôle de la société civile dans la promotion des énergies renouvelables, tenue, dimanche à Zarzis avec la participation de représentants des gouvernorats de Médenine, Gabès et Tataouine.
La transition énergétique en Tunisie, soulignent les intervenants, est une nécessité impérative imposée par le changement climatique et les exigences économiques, sans compter les opportunités que l’investissement dans ce domaine procure en matière d’employabilité, à l’instar des expériences menées au Maroc et en Italie.
Cet événement a été organisé par la coalition pour la promotion des énergies renouvelables groupant 25 associations. Les recommandations issues de cette rencontre seront soumises à un colloque national prévu, en décembre 2016, en vue d’élaborer un plan d’action sur une année pour la promotion des énergies renouvelables.

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Dans une interview exclusive accordée ce mercredi 5 octobre à Africanmanager, Hela Cheikhrouhou, ministre de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables, a mis en garde contre les interruptions que connaissent la Compagnie des Phosphates de Gafsa (CPG) et le Groupe Chimique Tunisien (GCT).

Elle a dans ce cadre affirmé que ces mouvements sauvages sont en train de menacer la saison agricole puisqu’il n’y a plus de production ou de transfert de phosphate.

La situation est préoccupante pour elle, surtout que les usines du GCT risquent de s’arrêter et de ne plus produire le DAP, matière fortement attendue par les agriculteurs

Sur un autre plan, elle a bien défendu les mesures prises en faveur de la population de la région de Gafsa, faisant savoir que le gouvernement a eu le courage d’annoncer de nouveaux recrutements alors que les comptes publics sont dans le rouge.

La ministre a par ailleurs évoqué les démarches à suivre après l’adoption de la nouvelle loi sur les énergies renouvelables, tout en mettant l’accent sur les projets d’interconnexion. Interview :

Les sit-in dans le Bassin minier semblent avoir pris un caractère cyclique. En effet, après le règlement du litige à Mdhilla, voilà que le site de production de Metlaoui est paralysé par un autre sit-in anarchique. Pouvez-vous nous dresser le bilan ?

Des efforts déployés par ce nouveau gouvernement, qui a eu le courage d’aller de l’avant et d’annoncer plus de 2800 nouveaux postes d’emplois à la CPG, une annonce fortement attendue par la population depuis mai 2015 ; et en deux semaines on a lancé le concours dans un processus transparent. Mais voilà, on se trouve face à des contestations avec des personnes qui veulent arrêter la production.

Avec ce blocage, plusieurs experts évoquent le scénario de faillite. Qu’en pensez-vous et surtout est-il possible de chiffrer les pertes ?

Je ne parlerai pas aujourd’hui d’un scénario de faillite, mais je peux décrire une réalité qu’on observe, c’est une détérioration continue et certaine des fondamentaux économiques et financiers de la CPG et du GCT ainsi que leurs filiales, qui coutent énormément.

Il est à rappeler que ce groupe a pu générer, en 2010, 800 millions de dinars de bénéfice alors qu’en 2015, il a enregistré une perte de l’ordre de 200 millions de dinars, en consommant plus de deux tiers de son capital.

Donc, le fait de paralyser l’activité des opérateurs, cela veut dire qu’ils subissent aujourd’hui une masse salariale qui a été triplée alors que la production a fortement baissé.

De toute façon et malgré le qu’on continue à payer les salaires de 27 mille employés, l’équivalent de 500 millions de dinars, on n’arrive plus à produire que 3,5 millions de tonnes à cause de ces interruptions. Avec ce rythme, il est impossible de couvrir les charges du groupe..

Il y a autre chose : ces interruptions sont en train de menacer la saison agricole puisqu’il n’y a plus de production ou transfert de phosphate. Donc, les usines du groupe chimique risquent de s’arrêter et de ne plus produire le DAP, matière fortement attendue par les agriculteurs.

Si on continue dans ce processus, quel sera l’avenir du Groupe?

Je préfère ne pas imaginer une éventuelle continuité de blocage, mais je préfère imaginer que la raison va prévaloir et permettra à ce groupe de jouer pleinement son rôle. Sinon, on se retrouvera avec 27 mille foyers sans salaire.

Au niveau de votre département, avez-vous élaboré un plan d’action ou pensez-vous à recourir à des mesures courageuses pour mieux s’attaquer à ce problème?

En dépit de la situation difficile du groupe, c’est très courageux d’annoncer environ 3000 nouveaux postes d’emplois additionnels aux 27 mille. Nous avons annoncé le recrutement tout de suite et de manière transparente de ces employés dont nous n’avons besoin que partiellement car ils correspondent aux besoins de 2017 et 2018.

Donc, la première mesure a pour but d’obtenir la paix sociale.

La deuxième mesure est liée à l’utilisation des 40 millions de dinars restants dans le budget de la responsabilité sociétale pour prioriser des choses bien identifiées par la population comme étant nécessaires. Par exemple, 15 millions de dinars seront investis à travers la BTS et la BFPME et le fonds pour créer des centaines de micro-projets dans la région de manière à créer plus d’emplois.

On s’est orienté vers la création d’emploi, mais ces mesures sont peu médiatisées. Des mesures courageuses et même audacieuses. Car, il faut être courageux pour entamer une telle dépense alors qu’on est dans le rouge.

Outre la mesure de recrutement, y aura-t-il d’autres actions touchant par exemple le transfert de la production, sujet qui continue de susciter la polémique?

S’il y a des populations qui ne permettent pas le transfert de phosphate, la solution est de réfléchir à la réduction des coûts du groupe et à la révision de la structure salariale et enfin la composition des employés.

Avec ce climat morose, pourrait-on recourir à la solution sécuritaire?

Du moment que la population de la région ne dit pas clairement qu’elle souhaite la reprise de l’activité du phosphate, nous sommes en train de voir ce que la rue nous dit.

Aujourd’hui, la population doit se rendre compte que la société qui entretient tant de foyers est malade. Ces arrêts sauvages de la production nuisent non seulement à la majorité des Tunisiens à travers les finances publiques, mais aussi à la région elle-même en menaçant 27 mille foyers.

Sur un autre plan, la loi sur les énergies renouvelables a été adoptée depuis quelques temps. Quelles seront les nouvelles démarches à suivre?

Aujourd’hui, tous les textes de décret ou encore d’autres organisant le fonctionnement étaient produits. Ils restent quelques contrats types et autres qui sont au niveau de la présidence du gouvernement.

Le reste à faire est de finaliser la première série de projets qui sera annoncée.

A ce niveau, il faut indiquer qu’il y aura des projets sous forme d’autorisation pour les petites capacités et d’autres sous forme d’appel d’offre. Il s’agit de travailler sur la manière pour que ces appels d’offre soient structurés et faire en sorte que le retard accumulé dans  l’initiation dans projets de production indépendant de l’électricité par le renouvelable soit rattrapé.

Notre ambition d’içi novembre prochain, est de publier la capacité dont nous souhaitons acheter sous forme d’appel d’offre ou d’autorisation pour les différentes technologies dont notamment le solaire et l’éolien.

Votre département a annoncé un objectif de 30% pour la contribution des énergies renouvelables dans la production électrique à l’horizon 2030. Cet objectif est-il toujours d’actualité?

Cet objectif a été discuté dans le passé et il fera aussi l’objet d’un examen au niveau du Conseil ministériel comme étant l’un des principaux axes de notre stratégie énergie 2030, avec un objectif de 30% de notre production électrique sous forme d’énergie renouvelable.

Autant que possible, il serait bon d’essayer d’atteindre cet objectif le plus vite possible avant d’avoir un objectif qui va au-delà. Cela requiert une meilleure performance en termes de stabilité de réseau pour gérer cette intermittence d’énergie renouvelable, mais aussi de réfléchir à des solutions en termes d’interconnexion avec l’Italie par exemple pour absorber cette énergie intermittente.

A ce titre, qu’en est-il du projet d’interconnexion électrique tuniso-italien (ELMED) : potentiel des énergies renouvelables et cadre règlementaire ?

Les études sont en cours d’élaboration et beaucoup d’autres restent à faire. A ce niveau, nous sommes en train de mobiliser des dons pour finaliser ces études.

Un dialogue est en cours avec notre partenaire italien, l’Union Européenne et la Banque Mondiale pour voir s’il sera possible d’obtenir des financements sous forme de dons pour une partie des projets.

Y a-t-il des nouveautés par rapport au Plan solaire tunisien ( PST)?

Ce projet pilote a été adopté par le Conseil ministériel cet été. C’est l’un des piliers de la grande stratégie énergie et le cumul de tous les projets qu’il faut lancer.

Le PST est une appellation utilisée depuis 2008 englobant la série de projets dont la première série sera dévoilée d’ici la fin de cette année. C’est le programme des énergies renouvelables pour lequel il y a eu une nouvelle loi.

Et pour le projet du gaz du sud?

C’est l’un des plus grands projets de renforcement de l’infrastructure de production et de transport du gaz naturel dans le pays, outre la transformation d’une partie conséquente du gaz en GPL.

Ce « projet de développement de la concession Nawara» prend d’ailleurs toute son importance dans la conjoncture, mais voilà, il a rencontré d’énormes problèmes et a eu du retard..

Mais pourquoi ?

Cela est du aux contestations en termes d’accès aux terrains pour construire l’infrastructure et de requêtes accrues en termes d’emplois.

Actuellement, la plupart des obstacles ont été levés, mais il nous reste quelques problèmes liés aux terrains déjà payés et compensés et pour lesquels il y a encore des emprises illégales par certains individus. Donc, les travaux sont bloqués dans certains endroits, en attendant la résolution de cette question.

La production de pétrole brut a connu une chute de 89% à fin aout 2016, d’après les derniers chiffres dévoilés à Africanmanager. Y aura-t-il de nouveaux permis d’exploration pour dépasser cette situation?

La production moyenne était de l’ordre d’environ 80 mille barils/j contre 45 mille barils/j à fin août 2016 et ce, aussi bien pour le pétrole que pour le gaz.

C’est  pour cette raison que les nouveaux permis d’exploration et de développement requièrent une clarification au niveau de l’ARP en ce qui concerne l’article 13 de la Constitution.

La commission de l’industrie, de l’énergie, des ressources naturelles, de l’infrastructure et de l’environnement est en train d’examiner cette question et nous estimons la résolution de ce problème au cours de cette année.

Ce changement juridique est  important dans la mesure où le nombre des permis d’exploration a baissé passant de 50 permis il y a cinq ans à seulement 27 actuellement.

Avec la mise en place d’un nouveau mécanisme de révision des prix des hydrocarbures lancé (Gazoil, Gazoil 50 et Essence) en juillet dernier et avec l’instabilité du prix du baril, envisagez-vous de réviser à la hausse les prix des hydrocarbures?

Les prix des hydrocarbures vont certainement suivre les tendances du marché international.

En effet, le prix du baril de pétrole a remonté et nous verrons ce que la formule donne à la mi-octobre.

Pour rappel, la Tunisie a adopté depuis juillet dernier un nouveau mécanisme permettant de réviser automatiquement les prix des hydrocarbures tous les trois mois et ce, en fonction du prix d’achat du pétrole, par l’Etat, et de la valeur du dinar par rapport au dollar américain. D’ailleurs, les prix des hydrocarbures ont baissé au début de cette année.

Vous avez signalé que le gouvernement pourrait recourir au gaz de schiste pour faire face aux dépenses prévues. Avez-vous élaboré une stratégie pour mieux défendre votre position également auprès de la société civile, qui s’est opposée à ce genre de solution ?

Il faut étudier toutes les solutions pour développer les ressources nationales en termes d’hydrocarbures. Car, il s’agit des solutions les plus économiques et les plus génératrices d’emploi.

Toutes les autres solutions consisteraient soit à importer de plus en plus de gaz chez notre frère algérien, soit subir le cout énorme de l’infrastructure terminale de gaz naturel ou encore de faire venir du charbon de l’étranger.

Toutes les solutions alternatives sont plus couteuses et négatives pour la balance de paiement, tout en affaiblissant le dinar tunisien. C’est pourquoi il faut  étudier sérieusement cette ressource naturelle afin de connaitre ses effets négatifs et comment peut-on atténuer son impact en le gérant avec les meilleures technologies. Par la suite, il est important de mesurer les effets positifs et prendre la bonne décision.

Pour l’étape actuelle, on est trop loin de produire le gaz de schiste et on ne peut même pas l’explorer pour le moment…

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Des informations on filtré sur le montant de la redevance sur les voitures instituée par le projet de la loi des finances 2014

La Norvège bannira la vente de toutes les voitures roulantes à l’énergie fossile dans moins de dix ans. Le royaume n’épargne aucun effort pour devenir le pays le plus engagé dans la protection de l’environnement sur terre.

Selon le journal Dagens Naeringsliv, “FPR (Parti du Progrès, un parti populiste de droite) supprimera toutes les voitures à carburant”. Mais il ne s’agit pas du seul courant politique favorable à cette décision. La majorité des politiciens du pays scandinave sont d’accord sur la faisabilité et la nécessité de passer à une flotte fonctionnant à 100% à l’énergie verte.

Un rapport confirme cette faisabilité, selon le journal, et confirme également que la Norvège, un pays dont les recettes viennent essentiellement du pétrole (étant le 10e exportateur de pétrole dans le monde), serait le premier pays dans le monde à engager une zéro déforestation.

La nouvelle a été la très bienvenue chez le CEO du constructeur de voitures électriques Tesla, Elon Musk, qui n’a pas caché son émerveillement sur Twitter :

Au Norvège, 24% des véhicules sont électriques. 99% de l’électricité du pays proviennent de sources renouvelables, principalement des sources hydrauliques.

La Norvège a également l’ambition de tripler sa production d’énergie éolienne à l’horizon de 2020, après avoir engagé un investissement de 3 milliards de dollars dans le secteur en 2013.

Source : The Independent

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Le nouveau cadre juridique de la promotion des énergies renouvelables est fin prêt et sera prochainement soumis à la concertation avec les parties concernées

Le ministère des Habous et des Affaires Islamiques et l’Agence nationale pour le développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique Aderee ont mené un atelier de pour les Imams, Morchidines et Morchidates à Fès afin de les sensibiliser sur la question de l’économie de l’énergie et l’usage des sources d’énergies renouvelables.

Il ne s’agit pas du premier évènement de ce genre, des réunions pareilles ont été menées à Marrakech et à Rabat dans le but de présenter des arguments et sensibiliser les prêcheurs sur l’importance des énergies renouvelables, et les encourager à diffuser l’information, une action qui vise à réduire la facture énergétique du Maroc de 10 à 15%, soit de 1,5 Milliards de DH, selon Leconomiste.com.

Un programme pilote baptisé “mosquées vertes” est déjà mis en œuvre par le ministère des Habous qui vise à réhabiliter, dans une première phase, une centaine de mosquées dans le cadre de ce programme. Ces mosquées seront réparties sur neuf principales villes du Royaume.

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Notre objectif est de produire plus de 30% de l’électricité à partir des énergies renouvelables à l’horizon 2030. C’est ce qu’a affirmé Zied Kbaier

La ville de Hammamet accueillera le 3ème colloque tuniso-libyen sur les énergies renouvelables le 23 et le 24 avril courant sous le thème « les énergies renouvelables et le logement social.

Organisé par le Conseil de l’Ordre des Ingénieurs Tunisiens (OIT) et le syndicat général libyens des métiers d’ingénierie, ce colloque permettra à des experts tunisiens, libyens et internationaux de débattre de la transition énergétique en Tunisie et en Libye et de la nécessité d’intégrer davantage les énergies propres à faible consommation dans les logements communautaires et sociaux, indique un communiqué.

Seront également étudiées, dans une démarche d’innovation et de développement durable,

Les possibilités et les perspectives de partenariat dans le domaine des études d’architecture et d’ingénierie ainsi que le développement des rencontres B to B entre les bureaux d’études des deux pays.

INTERVIEW

«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

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