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Khaled Kaddour

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C’est un secret de polichinelle de dire que le courant ne passait pas entre Youssef Chahed et Khaled Kaddour. Leur pomme de discorde serait notamment les projets ou certains projets en énergies nouvelles. Des publications étrangères, comme Africa intelligence, en ont plus d’une fois fait état. Kaddour est pourtant membre d’un gouvernement choisi par Youssef Chahed lui-même.

L’affaire semble être compliquée, avec surtout un volet juridique qui prêterait à plus d’une interprétation, un volet politique inattendu et un volet financier qui ne semble pas avoir été pris en compte. En effet, en renvoyant Khaled Kaddour et en fusionnant son ministère avec celui de Slim Fériani, Youssef Chahed semble avoir confondu rapidité, en matière de lutte contre la corruption, si tel est le seul objectif de l’opération, et précipitation

  • Mettre le feu dans un baril presque vide

Une remarque à faire au début de cette tentative de décryptage des effets de cette affaire et de mise en lumière de ce qui pourrait être appelé le «Dark-Side» de la même affaire. Il s’agit de la taille même du gisement (8,1 millions de barils), qui ne représenterait même pas 90 jours de la consommation tunisienne, cette dernière étant de 90.000, soit deux fois et demi la production nationale qui est de 40.000 barils/jour. Est-ce qu’un tel gisement nécessiterait obligatoirement une prise de participation de l’Etap et le déclenchement d’une tel emballement ? Au plus haut du cours actuel du brut, toute l’affaire ne rapporterait pas plus de 67,6 MDT, si le gisement livrait toutes ses promesses. De quoi juste couvrir les crédits, et il en a encore besoin, et dégager un petit bénéfice. Fethi Nouri, économiste connu et observateur attentif de la scène pétrolière, proposait d’ailleurs que les journalistes titrent leurs papiers «Incendie dans un baril vide» !

Interrogé sous le sceau de l’anonymat, un banquier offshore nous a indiqué avoir étudié le dossier avec le département des investissements pétroliers de la banque et y avoir immédiatement renoncé, «à cause de la petite taille du projet». C’est certainement cette petite taille qui explique sa vente par la française Elf-Aquitaine à l’autrichienne OMV

  • Mettre en danger financier les actifs de 7 banques

Il est ensuite manifeste à nos simples yeux d’observateur du peu de vraies informations dites sur cette affaire et des flots d’inexactitudes et même d’intox que le gouvernement et son porte-parole étaient allés trop vite dans la dénonciation de ce qui pourrait être, ou non, une affaire de corruption. Il nous semble en effet qu’ils n’ont pas tenu compte des éléments suivants :

  • La SFI (Société Financière Internationale), organisme international de financement de projets, filiale de la Banque Mondiale, n’est pas seulement financier, il est même dans le capital de Topic des Toumi. On imagine mal que la SFI ait mis de l’argent sans le nécessaire Due-diligence qui lui aurait donné accès à tous les documents et qu’elle n’en ait pas fait tous les contrôles.
  • Un Pool de pas moins de sept banques, dont deux publiques et pas des moindres que sont la BH Bank et la STB, ainsi que la QNB Tunis et la Baraka Bank, la Biat et l’ATB ont participé au financement du projet.

Plus de 200 MDT y ont été injectés par ces banques. Et on imagine encore une fois très mal que ces sept banques aient accepté d’y placer leur argent et celui du public si toutes les autorisations ne figuraient pas dans le dossier et que ces autorisations aient été dûment vérifiées par leurs avocats.

Qui plus est, le même projet de Halk El Menzel, avait été présenté aux investisseurs étrangers lors du Forum des investisseurs 2020. Le ponter ainsi du doigt comme étant un projet bâti sur des documents non mis à jours ou même périmés, donnerait une très mauvaise image de l’administration tunisienne aux investisseurs qui pourraient être intéressés par des projets que présentera le gouvernement.

Toutes ces institutions financières attendaient le «First Oil», ou l’entrée en exploitation pour commencer à être remboursées. Dès 2014, la STB par exemple avait déclassé les 25,572 MDT d’engagement qu’elle avait avec Topic et les a transformés en actifs et espérait devenir la 1ère banque du pays à posséder une partie d’un gisement pétrolier. Avec les déclarations du porte-parole du gouvernement sur la non-régularité du permis d’exploitation, l’affaire des Toumi est désormais compromise, tout comme tous les crédits fournis par les banques tunisiennes de la place. Youssef Chahed a-t-il été bien conseillé dans cette affaire du renvoi de Kaddour et de tout son ministère ? Qui va donc payer les pots cassés des banquiers ? Ceux qui ont investi dans cette entreprise, désormais déclarée disposant d’un gisement aux papiers périmés, seront-ils aussi inquiétés ?

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Ce n’est certainement pas un hasard. Le porte-parole du gouvernement, Iyed Dahmani et Khaled Kaddour, qui vient d’être débarqué du ministère de l’Energie, sont passés dans les studios d’Express FM, le même jour, ce mardi 04 septembre 2018, pour évoquer la même affaire : le fameux puits Halk El Menzel, qui a valu à l’ex-ministre ses déboires avec le chef du gouvernement, Youssef Chahed. Kaddour, avec force arguments, a défendu ses positions en affirmant qu’il n’a rien à se reprocher, à part peut-être un manque de rigueur dans l’élaboration d’un document administratif. Il a affirmé que Chahed était allé trop vite en besogne en rayant d’un trait le département et qu’il ne permettrait pas que sa réputation soit ternie par des sous-entendus sur une affaire de corruption. Il est vrai qu’entre temps Kaddour a été requinqué par la sortie des contrôleurs publics, qui s’apprêtent d’ailleurs à pondre un rapport sur le secteur et ses dysfonctionnements. Tout cela n’a pas échappé, de toute évidence, au gouvernement, lequel a manifestement décidé de calmer le jeu…

Dahmani, beaucoup plus timoré que les envolées de son patron vendredi dernier, a affirmé que le gouvernement ne veut en aucune manière salir la réputation de Kaddour ; il a ajouté qu’il connait ce dernier personnellement et qu’il est “compétent et intègre“.
Il a indiqué que le motif principal de son limogeage est la mauvaise gestion administrative du département. «Dans une démocratie, lorsqu’un dysfonctionnement se produit dans un ministère, il est tout à fait normal que le chef du gouvernement prenne des mesures politiques et administratives. La justice ça c’est une autre affaire», a-t-il indiqué.
Le porte-parole du gouvernement a précisé qu’il faut maintenant regarder du côté de l’investisseur en question. «Nous n’émettons aucun message négatif aux investisseurs mais eux aussi sont dans l’obligation de se conformer à la loi et c’est le rôle du gouvernement de sauvegarder les ressources du pays».

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Le ministre limogé de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables, Khaled Kaddour, a précisé, lors de son passage, ce mardi 4 septembre 2018, sur Express Fm, qu’il a été surpris par la décision de son limogeage, ainsi que les membres de son équipe et la suppression du département des énergies dans sa globalité.

Parlant des détails de la problématique née autour du gisement de Haql El Menzel, Kaddour a affirmé que dès le départ, il y avait une différence de lecture et d’interprétation des lois et de la situation de cette question bien précise.

Pour le ministre limogé, les responsables de ce gisement pouvaient bénéficier du régime des 50 ans tout en assurant que le chef du gouvernement avait présenté, lui-même, le projet à la Conférence “Tunisia 2020″ et incité les investisseurs étrangers à y participer.

Khaled Kaddour a affirmé que l’administration s’est acquittée convenablement de sa tâche et s’il y a une divergence dans l’interprétation, il aurait été préférable de porter l’affaire devant le Tribunal administratif au lieu de prendre des décisions précipitées, tout en indiquant qu’après des études et des avis consultatifs, la conclusion est intervenue en 2015 affirmant que le concessionnaire pouvait bénéficier du régime des 50 ans.

Évoquant la note qu’il avait adressée au chef du gouvernement et dans laquelle il a, lui-même, parlé de la fin de la concession depuis 2009, Khaled Kaddour a précisé qu’il fallait lire la note en entier ; il a avoué qu’il y avait, peut-être, un manque de rigueur dans la rédaction de ladite note.

Il a ajouté qu’il n’admettait pas que sa réputation ainsi que celle de sa famille soient traînées dans la boue, car un amalgame a été fait entre une éventuelle défaillance administrative et un soupçon de corruption.

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L’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) a indiqué qu’elle ne doute pas de l’intégrité et du patriotisme de Khaled Kaddour, ministre de l’Énergie qui vient d’être limogé par le chef du gouvernement, Youssef Chahed.

Dans un communiqué publié sur sa page officielle, il a indiqué qu’il est temps de mettre fin à l’impuissance, à l’improvisation et aux complots.

Nous rappelons à ce propos que le chef du gouvernement a décidé, vendredi dernier, de démettre Khaled Kaddour de ses fonctions.

Le chef du gouvernement a aussi limogé le directeur général des hydrocarbures, le secrétaire général des mines ainsi que le PDG de l’ETAP. Il en est de même pour le directeur général des affaires judiciaires au sein du ministère.

Suite à cela Chahed a décidé de rattacher provisoirement tous les services du ministère de l’Energie au ministère de l’Industrie et des PME.

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Le dossier relatif au champ pétrolier “Halk El Menzel” ne comporte pas de soupçons de corruption, mais il s’agit plutôt d’un problème juridique“, a estimé, vendredi 31 août 2018, le président de l’Association tunisienne des contrôleurs publics (ATCP), Charfeddine Yaakoubi.
Dans une déclaration à TAP, le responsable a ajouté que l’association a réalisé une étude analytique dont les résultats seront publiés incessamment sur les dessous des contrats d’hydrocarbures en Tunisie.
Cette étude, ajoute encore Yaakoubi, “couvre un échantillon de plus de 57 concessions d’exploitation de pétrole et de gaz en Tunisie“. Et de préciser que les “résultats ont révélé que les lacunes relatives au champ “Halk El Menzel” sont essentiellement d’ordre juridiques et ne présentent pas de suspicions de corruption“. Rappelons que c’est ce dossier qui a valu au ministre de l’Energie et des Mines, Khaled Kaddour, sa disgrâce. Son secrétaire d’Etat, Hachem Hmidi, les DG de l’Energie et des Affaires juridiques au sein du département ainsi que le PDG de l’ETAP ont également été fauchés par la colère du chef du gouvernement, Youssef Chahed. Et ce dernier a laissé entendre qu’il y avait une grosse affaire de corruption, avec des faits “dangereux et inadmissibles” justifiant ce grand coup de karcher…

Pour Yaakoubi, le litige juridique concerne la durée de la concession qui couvre la période de 30 ou de 50 ans, rappelant que la concession “Halk El Menzel”, attribuée en 1979, était régie par le décret beylical de 1953 qui fixe la durée d’exploitation à 50 ans.
En 2001, les premiers titulaires de cette concession ont opté pour les avantages du nouveau code des hydrocarbures de 1999, dont l’article 48 stipule que la durée d’exploitation est ramenée à 30 ans“, a-t-il encore expliqué.
Yaakoubi a en outre indiqué que le problème a été posé en 2008 après la cession de la totalité des intérêts dans la concession au profit de l’opérateur tunisien Topic. “La période restante pour le développement de la concession s’est avérée insuffisante pour le nouvel investisseur“, a-t-il encore dit.
Selon nos informations, les nombreuses consultations entre les différentes parties au niveau de la présidence du gouvernement et la commission consultative des hydrocarbures ont accordé une durée de concession de 50 ans tout en encourageant l’investisseur à accélérer l’opération de développement du champ“, a-t-il ajouté.

S’agissant des lacunes enregistrées au niveau de cette concession, le responsable a évoqué l’absence de production alors que la période de développement a démarré en 2008. “Cette lacune concerne 13 autres concessions“, a indiqué Yaakoubi, rappelant qu’en “l’absence d’exploitation durant 2 ans, l’Etat peut retirer la concession et assurer cette opération lui-même“.
Pour le responsable, le retrait de la concession engendrera des pertes financières colossales pour le budget de l’Etat, expliquant qu’il faut dédommager le titulaire de la concession sur les investissements qu’il a réalisés. Il a également appelé le gouvernement à élaborer une étude de faisabilité économique pour la présenter à des experts indépendants.
Dans le secteur énergétique, plusieurs dossiers de corruption sont présentés devant la justice mais n’ont pas été examinés, a fait remarquer le responsable, appelant à adopter une approche globale dans l’examen de ces dossiers.

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Le ministre de l’Energie et des mines démis, Khaled Kaddour a affirmé que son limogeage fait suite à des « divergences de vues avec le chef du gouvernement et non à cause de dossiers de corruption ».

Cité par le quotidien Al-Maghreb, il a demandé à quiconque détenant un dossier de corruption à son encontre d’en saisir la justice, rappelant que son passage à la tête du ministère n’a pas dépassé un an et qu’il est déraisonnable qu’il soit remercié pour un dossier qui remonte à l’année 2009.

Kaddour a indiqué que des révélations seront faites en temps opportun, et que le directeur général des hydrocarbures et le secrétaire d’Etat aux mines fourniront les précisions nécessaires sur les tenants et aboutissants du limogeage, selon ses dires.

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L’homme d’affaires et gendre de l’ex président Ben Ali, Slim Chibboub, a affirmé qu’il n’est mêlé ni de près ni de loin à l’affaire de soupçons de corruption dans le secteur du pétrole qui a valu son poste au ministre de l’Energie et des mines, Khaled Kaddour.

Dans une déclaration au site « hakaek online », il a précisé que cette affaire a trait à l’exploitation sans autorisation par un investisseur tunisien d’un champ de pétrole offshore au large de Monastir, affirmant qu’il n’a nullement partie liée avec cet investisseur.

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Il n’y a aucune ligne rouge dans la guerre contre la corruption et nul ne bénéficie de l’immunité dans cette guerre“, a averti vendredi le chef du gouvernement, Youssef Chahed.

Nous aspirons à un Etat de droit et de transparence“, a-t-il lancé quelque heures après le limogeage du ministre de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables, Khaled Kaddour, du secrétaire d’Etat chargé des Mines, Hachem Hmidi et de certains responsables de son département, sur fond de l’exploitation par un investisseur tunisien d’un champ pétrolier dans les zones côtières de Monastir sans disposer d’un permis.

Le gouvernement va prendre toutes les mesures nécessaires pour consacrer un surcroit de transparence dans le secteur de l’énergie“, a-t-il promis en marge de sa rencontre périodique avec les membres de son gouvernement qui a eu lieu au mess des officiers au Belvédère.

A ce propos, Chahed a déclaré avoir confié à l’Instance de contrôle général des services publics (ICGSP) et à l’Instance de contrôle général des finances l’ouverture d’une enquête à ce sujet avant de soumettre l’affaire à la justice.

L’impulsion de l’investissement dans le secteur de l’énergie ne signifie point le pillage des richesses du peuple tunisien ou leur exploitation ne manière non transparente“, a-t-il tenu à préciser.
Ces dossiers sont dangereux et inadmissibles, et ne peuvent être tolérés“, a-t-il lancé.
Je suis résolument engagé à poursuivre la guerre contre la corruption, car je ne crains que Dieu et je veille sur les richesses du pays qui m’ont été confiées par le peuple tunisien“, a-t-il encore souligné.

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Hédi Herichi a été nommé DG des hydrocarbures le 26 décembre 2017, sous le ministère de Khaled Kaddour. Tous les deux viennent d’être remerciés par le chef du gouvernement dans le cadre de tout un coup de balai qui a touché presque tous les départements et entreprises sous tutelle et même la structure du gouvernement, dans la mesure où tout le ministère a été rayé de la liste et fusionné avec le ministère de l’Industrie et des PME.

Loin de tout ce qui se dit, sur les réseaux sociaux surtout, nous avons voulu rapporter sans aucun commentaire de notre part ce que disent les principaux protagonistes de cette affaire qui, disons-le clairement, ne comporte aucune accusation officielle. Tel est en tout cas le contenu même du communiqué du chef du gouvernement.

Précisons, tout d’abord, que l’affaire dont il s’agit concerne une concession d’exploitation pétrolière, dite Halk El Menzel en pleine mer du côté de Hammamet, octroyée depuis le 29 janvier 1979 à la société française Elf-Aquitaine et de cession en cession de ces droits d’exploitation, elle avait été rachetée par la société autrichienne OPM, puis rachetée en 2016 par la société Topic du groupe tunisien Toumi. La concession n’est pas encore entrée en production. Elle contiendrait des réserves en place de 8,1 millions de barils et des réserves récupérables de l’ordre de 50 à 60% des 8 millions en place.

Alors que le gouvernement prenait l’initiative, ce vendredi 31 août 2018, d’organiser une conférence de presse, conduite par son porte-parole, Iyed Dahmani, pour expliquer le renvoi de presque tout un ministère, Khaled Kaddour garde pour l’instant officiellement le silence. Africanmanager a pris soin de contacter le directeur des hydrocarbures Hédi Herichi, qui a expliqué l’affaire dans ses faits et dates et Hachem Hmidi a parlé dans plus d’une station radio locale.

  • Iyed Dahmani au nom du gouvernement

Le porte-parole du gouvernement, Iyed Dahmani, a expliqué, dans un compte-rendu rapporté par l’agence Tap, qu’un investisseur tunisien qui exploite, dans les zones côtières de Monastir, un champ pétrolier sans disposer d’un permis est la raison du limogeage du ministre de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables, Khaled Gaddour, du secrétaire d’Etat chargé des Mines, Hachem Hmidi et de certains responsables de son département.

Il a ajouté, lors d’une conférence de presse tenue, vendredi, au palais du gouvernement, à la Kasbah, que l’investisseur tunisien a sollicité le Chef du gouvernement pour inaugurer le champ pétrolier ” Halk El Menzel ” au cours des prochaines semaines mais après vérification, il s’est avéré que le délai d’exploitation de son permis d’exploitation a expiré depuis 2009.

Dahmani a reconnu que la responsabilité du ministre de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables est indirecte dans ce dossier qui remonte à 2009, soulignant qu’une enquête approfondie sera ouverte par l’Instance de contrôle général des services publics (ICGSP) et celle du Contrôle général des finances (CGF), pour identifier les responsables impliqués dans cette affaire.
Il a souligné que le champ pétrolier de “Halk El Menzel”, exploité illégalement, figure parmi les principaux champs en Tunisie, avec une réserve de 8,1 millions barils, alors que la Tunisie produit 15 millions de barils annuellement. La production du champ atteindrait 15 mille barils au cours de la première période d’exploitation contre une production nationale quotidienne de pétrole estimée à 39 mille barils, soit une contribution supplémentaire du dit champ, dans la production nationale, à hauteur de 30% par jour.

  • Hédi Herichi, les noms, les faits et les dates

Le DG des hydrocarbures a, de son côté, fait cette déclaration à Africanmanager : «Ce dont on parle est la concession Halk El Menzel, propriété de la société Topic du groupe familial Toumi, des investisseurs en pétrole depuis longtemps à travers la société Saros. Ils ont racheté la concession d’exploitation en 2006.

 L’arrêté de cette concession a été publié sur le Jort en janvier 1979, octroyée pour une durée de 50 ans au nom d’Elf-Aquitaine. Après moult cessions de droits et obligations entre sociétés, jusqu’à 2006 où elle est acquise par Topic. Le 17 août 1999, le Code des hydrocarbures a été promulgué. Il apportait alors de nouvelles incentives aux investisseurs dans le secteur des hydrocarbures. Par la loi de la non-rétroactivité, il ne pouvait concerner cette concession, accordée depuis 1979. Pour en faire bénéficier les nouveaux investisseurs, nous avons accordé la possibilité d’opter pour le principe de l’option de l’exercice du Code des hydrocarbures et de choisir de se soumettre au nouveau Code. Cela permettait le bénéfice des nouvelles incentives, mais cela obligeait aussi à limiter la durée de la concession à seulement 30 ans au lieu des 50 contractuels. Ceci est bien dit dans le nouveau code qui stipule que «en cas de contradiction ou de non-conformité, entre le nouveau code auquel il a adhéré et l’ancienne convention pétrolière, c’est le nouveau code qui prime.

 Si on compte entre 1979 et 2018, son contrat ne finirait qu’en 2029. Or selon le nouveau Code, auquel Topic a adhéré, la concession serait déjà caduque depuis le 31 décembre 2009. L’Administration a oublié, dans le tumulte des évènements de la révolution, de lui appliquer cette disposition de durée du nouveau Code, le manque de développement de la concession qui n’a commencé qu’en 2017. En cette période, l’investisseur avait même obtenu des autorisations d’importation de matériel et même un fax lui confirmant que la durée de sa concession est de 50 ans. Il y a quelques semaines, on nous signifiait que le chef du gouvernement allait se déplacer à Halk el Menzel pour inaugurer les travaux d’exploration. Or, les traditions veulent qu’on n’inaugure pas l’exploration, qui pourrait s’avérer négative, mais le début de l’entrée en production dit aussi «First Oil».

 C’est le ministère qui a fait part de toutes ces questions, dans une note envoyée il y a 3 semaines au chef du gouvernement. Nous l’avions ensuite rencontré, hier jeudi 30 août en présence du ministre de la Justice et de ses Conseillers, pour discuter des points de la validité de la concession, ainsi que le point de la participation de l’Etap à cette concession, comme l’y autorise le nouveau Code et comme l’a refusé la société Topic. Les questions de la non-conformité avec le Code et de l’Etap ont donc été soulevées par les services du ministère de l’Energie et non par la présidence du gouvernement. Ce serait ainsi cette note qui évoquait des questions juridiques de haute importance qui serait derrière et la cause de notre renvoi».

  • Hachem Hmidi explique

Le secrétaire d’État aux Mines, Hechmi Hmidi, débarqué ce vendredi 31 août 2018 par le chef du gouvernement, Youssef Chahed, est monté au front pour tenter de couper court aux bruits selon lesquels il serait mouillé dans une affaire de corruption.

Il a affirmé, sur Shems FM, que Chahed l’a écarté de l’équipe gouvernementale suite à une plainte au pénal qui a été déposée contre lui dans une affaire de vente d’engrais à une compagnie étrangère.

«Quelqu’un a porté plainte contre moi devant la justice. Je confirme que c’est une accusation fantaisiste contre ma personne» a indique l’ex-secrétaire d’Etat ; il a ajouté qu’il s’agit d’une vente d’engrais impliquant le Conseil d’administration du Groupe Chimique dans lequel le ministère n’a aucun contact, direct ou indirect.

«Nous disposons de toutes les preuves indiquant que le ministère n’a rien à voir avec ce dossier (…) et nous avons foi en la justice de notre pays», a déclaré Hmidi, tout en précisant que jusqu’ici la justice ne l’avait pas convoqué pour cette affaire…

Enfin il a dit qu’il comprend la décision du chef du gouvernement, et qu’il est normal qu’un ministre cité dans une affaire judiciaire quitte le navire pour ne pas «nuire au travail gouvernemental», et réaffirme qu’il n’a trempé dans aucun acte de corruption.

K.B & SL

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Nous apprenons, selon un communiqué officiel dont nous avons reçu copie de la présidence du gouvernement, que le chef du gouvernement a décidé de remercier le ministre de l’énergie et des mines Khaled Kaddour, ainsi que son Secrétaire d’Etat Hachem Hmidi. Mise à fin aussi, selon le même communiqué, des missions du PDG de l’ETAP, du DG de l’énergie, du DG des affaires juridique au même ministère de l’énergie, des mines et des énergies renouvelables. Selon le même communiqué, ce ministère a été rattaché au ministère de l’industrie et des PME.

Le même communiqué indique aussi que le chef du gouvernement a décidé, d’abord la constitution d’une commission d’experts auprès de la présidence du gouvernement pour une restructuration dudit ministère et de la révision de la gouvernance du secteur de l’énergie. Ensuite, la constitution d’une commission d’enquête constituée par l’Instance de contrôle général des services publics et de la CGF (Contrôle Général des Finances).

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Le financement des projets CSP en Tunisie a fait l’objet d’un atelier de travail organisé, ce mercredi 18 juillet 2018, dans un hôtel à Gammarth. Cet événement qui vise en priorité à favoriser l’émergence d’une vision commune sur la manière de réaliser un premier projet d’investissement CSP en Tunisie et d’échanger sur des questions en relation avec le sujet, a vu la participation du ministre de l’Énergie, Khaled Kaddour et des experts de la Banque Mondiale.

Le ministre s’est félicité de l’organisation de cette rencontre qui constitue, selon lui, une opportunité réelle pour débattre de la question de financement de cette technologie prometteuse et passer en revue les solutions adoptées par des pays ayant une expérience dans le domaine.

En ce qui concerne le solaire thermique concentré, le ministre a dit : ” Nous suivons de près cette application depuis les années 2000 et ce, étant donné l’intérêt qu’elle représente dans le contexte énergétique tunisien, tant du point de vue de la réduction de la dépendance à l’énergie fossile, que du point de vue du potentiel d’ensoleillement élevé, notamment dans le Sud Tunisien”, faisant remarquer que, “comparée à l’éolien et au photovoltaïque, cette technologie offre l’avantage du stockage de l’énergie, atout qui aura son importance en termes d’intégration du renouvelable dans le système électrique quand on aura atteint une capacité importante installée en éolien et en PV dans quelques années”, selon le ministre. “La technologie CSP a également un potentiel intéressant d’intégration industrielle locale”, a-t-il ajouté.

En effet, une première étude a été réalisée par la STEG durant les années 2012/2013 avec l’appui de la KFW, elle a concerné la réalisation d’une centrale de 50 MW sur le site de Akarit proche de Skhira. Toutefois, à l’inverse de l’éolien et du photovoltaïque qui ont atteint le stade du développement industriel à large échelle, le solaire thermique est encore relativement à ses premiers pas, ce qui implique des coûts de revient encore élevés par rapport aux autres technologies plus matures. Tenant compte des prix du CSP d’il y a 5 ans, l’étude en question avait abouti à un prix de kWh, sensiblement plus élevé que le coût de production de la STEG, ce qui conduirait à un besoin en subvention important.

Khaled Kaddour a ajouté que son ministère se prépare pour lancer une deuxième phase en collaboration avec la Banque Mondiale, visant notamment à prospecter d’autres sites et à explorer d’autres alternatives, en envisageant une capacité installée plus importante par site et en étudiant les différentes possibilités pour la structuration du projet afin de réduire davantage le prix du kWh.

Il est à signaler à ce propos que la Tunisie s’est engagée dans une accélération du développement des énergies renouvelables avec le lancement d’un avis portant sur une première tranche de 1000 MW, révisée à1840 MW pour la période de 2017 à 2020. La première phase de l’assistance technique du programme MENA CSP KIP a permis de démontrer le potentiel du CSP dans le mix électrique Tunisie, à hauteur de 850 MW à horizon 2035 dans le scénario de référence (comparé à 450 MW dans les scénarios les moins favorables au développement des énergies renouvelables).
Enfin, le solaire CSP pourrait représenter de nombreux atouts pour la Tunisie grâce à son système de stockage qui le rend pilotable et capable de produire aussi bien en pointe qu’en base.

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Lors d’un atelier de travail qui se tient actuellement à Gammarth sur le financement des projets de CSP en Tunisie, le ministre de l’Energie, des Mines et des Énergies Renouvelables, Khaled Kaddour a indiqué que son ministère oeuvre à installer à l’horizon 2020 une capacité de 1000 MW d’énergies renouvelables.

Il a précisé qu’au regard des résultats encourageants enregistrés suite aux offres récentes relatives au régime des autorisations pour les projets PV de 10 MW (qui se situent autour de 5 centimes/kWh) et de l’intérêt grandissant perçu pour le programme en cours, de la part de l’ensemble des parties prenantes, investisseurs, bailleurs de fonds, institutions internationales et société civile, le ministère a récemment entrepris de porter son objectif à 1860 MW à installer durant les 3 à 4 prochaines années.

Le ministre a en outre expliqué que compte tenu des prix actuels des différentes technologies d’énergies renouvelables, le programme en cours se concentre sur l’éolien et le PV qui constituent les applications dont les prix sont les plus compétitifs, selon ses dires.

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Khaled Kaddour, le ministre de l’Energie, des Mines et des Énergies Renouvelables a déclaré, lors d’une atelier de travail qui se tient actuellement à Gammarth sur le financement du CSP en Tunisie, que le déclin des sources nationales en gaz, la reprise de la hausse des prix des combustibles, ainsi que la dépendance élevée de la production d’électricité par rapport au gaz naturel font passer la sécurité d’approvisionnement en énergie au devant des préoccupations de son ministère.

Le ministre a, dans le même contexte, indiqué que le développement des énergies renouvelables constitue l’un des axes les plus importants sur lesquels le ministère se concentre. “A cet effet, nous nous sommes donnés pour objectif d’atteindre 30 % de renouvelable dans le mix électrique à l’horizon 2030 tout en réduisant la demande d’énergie primaire de 30 % par rapport au scénario tendanciel au même horizon”, a-t-il ajouté.

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Lors d’une conférence de presse qui s’est tenue mardi 26 juin 2018 au Palais de la présidence du gouvernement à la Kasbah, le ministre de l’Energie, Khaled Kaddour, a annoncé que des panneaux solaires photovoltaïques seront fournis à 1200 familles nécessiteuses et ce, au cours du mois de septembre 2018.

Il a précisé que le gouvernement prendra en charge les frais à travers une caisse de compensation, signalant, dans le cadre de la sécurité énergétique, que les ampoules classiques seront changées par d’autres économiques LED.

Kaddour a également affirmé qu’un nouveau carburant ‘’Premium’’ sera commercialisé sur les marchés tunisiens et ce, à partir du 1er juillet 2018 dans plus de 90 stations-service.

Ce nouveau produit, selon lui, sera dédié aux voitures luxueuses, étant donné que ce produit ne bénéficiera pas de la subvention de l’Etat.

Et d’ajouter que le prix du Premium’’ sera plus cher de près de 10%, par rapport à l’essence ‘’super’’. Il a expliqué que le lancement de ce produit en Tunisie vient après la réalisation d’une série d’études qui ont été menées par des concessionnaires automobiles.

Kaddour a encore annoncé l’introduction prochaine d’une voiture électrique en Tunisie, précisant que les compensations destinées à la subvention du carburant peuvent être utilisées pour introduire ces véhicules sur le marché tunisien.

Et d’ajouter qu’un bus et deux voitures électriques seront bientôt disponibles, pour des tests et une étude de faisabilité de ce projet en Tunisie dans un premier temps.

Sur un autre volet et lors de son intervention au cours de ce point de presse, le directeur général de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), Moncef Harrabi, a annoncé qu’il y aura une augmentation des tarifs de l’électricité et du gaz.

Il a ajouté que les augmentations seront déterminées en fonction de la variation des tarifs mondiaux du pétrole.

Harrabi a souligné que la STEG s’active pour promulguer une loi criminalisant la fraude, par le tripatouillage des compteurs, lequel constitue un fléau très couteux pour la société.

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Une agence de régulation du secteur de l’électricité sera créée d’ici fin 2018, a annoncé mardi 19 juin 2018, le ministre de l’Energie, des Mines et des Energies Renouvelables, Khaled Kaddour, en marge d’un atelier, organisé à Gammarth, sur “la stratégie énergétique tunisienne”.
Au cours de cette rencontre, le ministre de l’Energie a présenté la vision énergétique prospective pour la Tunisie à des responsables du Conseil mondial de l’Energie, des observatoires nationaux et méditerranéens de l’Energie et des représentants de structures nationales et d’acteurs du secteur énergétique.

La création de ce régulateur indépendant est l’une des recommandations de la Banque Mondiale aux pays maghrébins, en particulier la Tunisie et le Maroc, et figure parmi les points principaux de la stratégie nationale de la transition énergétique en Tunisie.

Il s’agit d’une structure de régulation indépendante pour les secteurs de l’électricité et du gaz, dont la création se justifie notamment par l’ouverture du secteur énergétique aux producteurs privés et l’accroissement du nombre des opérateurs actuels (production d’énergie indépendante – IPP -, cogénération, auto-producteurs).

Ce choix est aussi dicté par la transition énergétique que connait la Tunisie et dont l’un des principaux objectifs est d’augmenter la part des énergies renouvelables à 30% de la production électrique en 2030. La réalisation de cet objectif nécessite, en effet, un arbitrage sur les conditions d’accès aux réseaux, les prix et les investissements.

Il s’agit encore de contribuer, en collaboration avec la STEG, en tant qu”acheteur et distributeur unique de l’électricité, à sortir de la situation de monopole et à garantir l’adoption de règles transparentes et communes pour réussir les projets privés d’énergies renouvelables et aussi l’intégration des marchés maghrébin et européen.

Le régulateur indépendant veillera, ainsi, à l’application de ces règles, accompagnera l’ouverture du secteur de l’électricité et préparera le terrain au développement des interconnexions, des échanges transfrontaliers d’électricité avec les pays voisins et aussi avec Europe.

Deux projets d’interconnexion électrique figurent, déjà, parmi les axes de la stratégie énergétique tunisienne. Il s’agit du projet d’interconnexion “Elmed”, qui permettra l’accès au marché européen de l’électricité et l’interconnexion prévue entre la Tunisie, l’Algérie et la Libye qui permettra de faire des échanges d’électricité en périodes de pointe et d’éviter des investissements supplémentaires.

Dans le cadre de sa “vision stratégique pour le secteur tunisien de l’énergie”, publiée en 2014, la Banque Mondiale avait indiqué que l’instauration, en Tunisie, d’une structure de régulation indépendante doit se faire d’une manière progressive “parce que la fonction de régulateur indépendant est nouvelle dans le secteur de l’énergie et il est nécessaire de préparer et d’informer les intervenants sur les modalités et l’implication pratique de cette mission“.

L’institution mondiale, qui estime que le rôle du régulateur indépendant “serait d’être l’œil critique externe du système ainsi qu’un appui pour l’Administration“, a indiqué que le développement de la fonction de régulation pourrait commencer par la création d’une commission de régulation formée d’un nombre restreint d’experts pour ensuite harmoniser et adopter les règles d’octroi des concessions aux nouveaux opérateurs, pour ensuite travailler sur la tarification de l’électricité et du gaz avec un bon ciblage des subventions.

TAP

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Le ministre de l’Energie, des mines et des énergies renouvelables, Khaled Kaddour, a souligné, jeudi, que son département a lancé une série de projets d’énergie renouvelable au sud du pays, dont certains seront implantés au gouvernorat de Tataouine, mobilisant un investissement de l’ordre de 780 millions de dinars (MD).
Kaddour a précisé, lors d’une séance plénière tenue à l’ARP, pour discuter le rapport de la Commission du développement régional sur les gouvernorats de sud, que son département publiera, la semaine prochaine, des appels d’offres pour la réalisation de projets de production d’électricité à partir de l’énergie éolienne, permettant de relancer les projets bloqués au gouvernorat de Médenine, soulignant que les projets d’approvisionnement de la région en gaz naturel vont bon train.
Kaddour a fait savoir, aussi, que les arrêts de production au niveau des unités de production de Gabès ont poussé le Groupe Chimique Tunisien (GCT) à s’endetter.
” Le GCT a enregistré des résultats négatifs au cours de l’année 2017 “, a-t-il noté, faisant savoir que le ministère coordonne avec les gouverneurs en ce qui concerne les concours organisés par la Compagnie de Phosphate de Gafsa et le GCT.

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Le ministère de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables vient de lancer, vendredi, un appel d’offres international de pré-qualification pour le financement des projets, dotés d’une capacité globale de production de 1000 MW et dont les coûts sont estimés à 3 milliards de dinars“, a annoncé le ministre de l’Energie, Khaled Kaddour, lors d’un séminaire organisé, mardi, à Tunis, sur le thème le financement des projets d’énergie.
C’est la première fois que la Tunisie lance des projets de cette envergure, lesquels permettront de booster la croissance et de développer la sécurité de l’approvisionnement énergétique dans notre pays“, s’est félicité le ministre, soulignant que le baril de pétrole a atteint aujourd’hui 78 dollars, alors que le budget de l’Etat a été fondé sur l’hypothèse de 54 dollars le baril.
L’énergie constitue, aujourd’hui, un véritable handicap pour le pays“, a affirmé Kaddour, estimant que “la Tunisie ne pourra pas continuer avec le même rythme et les mêmes outils son approvisionnement en énergie. Nous devons innover en matière de projets et identifier des dispositifs pour les financer”.
Le ministre a évoqué, dans ce contexte, une possibilité en cours d’examen, concernant l’établissement d’un partenariat avec la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), afin de parvenir à financer une partie de ces projets en dinar tunisien, et aussi avec des investisseurs privés tunisiens et étrangers dans le cadre du Partenariat Public-Privé.

Intervenant à cette rencontre, le président de l’Autorité Tunisienne pour l’Investissement (TIA), Khalil Laabidi, a fait état de la chute de la part des investissements dans le secteur de l’énergie dans le volume global des IDE, après la révolution de 2011, passant de 53% (investissement énergie étranger) en 2010 à 45% actuellement.
D’après le responsable, cette chute est expliquée par une période de transition, durant laquelle la Tunisie s’est penchée sur la révision de la législation et des procédures d’accès aux primes et privilèges dans le domaine énergétique.
Aujourd’hui, nous aspirons à un retour en force pour ce secteur, mais surtout un retour différent“, a-t-il déclaré, précisant qu’il s’agit, clairement, de développer, outre les projets d’extraction d’énergie fossile, d’importants projets d’énergie renouvelable, qui permettront d’augmenter la part des IDE, de favoriser la création de l’emploi, et améliorer le transfert technologique.

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Il aura beau être un ancien DG de l’énergie fossile, il n’en réfléchit pas moins désormais vert. Le ministre tunisien de l’Energie et des Energies renouvelables, Khaled Kaddour, veut faire le 1er pas dans la transition énergétique.

Il voudrait d’abord commencer par soulager le budget de l’Etat des 1,5 milliard DT que lui coûte cette année la compensation des produits carburants, chiffre bâti sur un baril de pétrole à seulement 45 $. Il rappelle d’abord que le baril est aujourd’hui à 74 $, avec 20 USD de différence par rapport aux prévisions, alors qu’un dollar coûte au budget tunisien 117 MDT et que les énergies renouvelables sont un choix hautement stratégique pour la Tunisie.

  • Un plan d’installation, subventionné par l’Etat, d’un million de panneaux pour les familles.

«Nous réfléchissons actuellement sur les meilleurs moyens de transborder la compensation, des carburants conventionnels vers les énergies renouvelables. Si on réussit cette transition, le pays gagnera beaucoup, d’abord en matière de sécurité énergétique et ensuite dans le domaine de la dépollution atmosphérique pour une Tunisie verte», nous dit le ministre de l’Energie qui voudrait donner toutes ses lettres de noblesse au reste de la dénomination de son département qui est l’énergie renouvelable.

Son idée, c’est de cibler les familles nécessiteuses qui le voudraient, généralement estimées à un million, pour subventionner l’installation des panneaux solaires chez elles. «Leurs factures d’électricité baissent et cela diminue directement le montant de la compensation qui représente les deux tiers du prix», explique Khaled Kaddour à Africanmanager. Ces familles consommeraient ainsi le solaire le jour et l’électrique le soir, sur un même compteur qui est celui de la Steg (Société tunisienne de l’électricité et du gaz) et sur la même facture de la Steg qui diminuera de fait, avec un switch automatique. Ce programme devrait démarrer en septembre 2018 et débutera à Tozeur comme ville témoin.

  • Des incitations, dans la LF 2019, pour les voitures électriques. Kaddour l’affirme

Mais le ministre veut aller plus loin dans la transition énergétique, pour toucher le secteur le plus gourmand en énergie conventionnelle qui est celui du transport, tant public que privé, qui représente un tiers de la compensation, en procédant toujours à travers le transfert des subventions, du fossile vers le renouvelable. «Nous ferons la même chose pour les automobiles. Nous réfléchissons actuellement comment introduire dans la prochaine LF 2019, une disposition qui accorderait un privilège fiscal pour les voitures électriques, et permettrait le transfert de la compensation vers les automobiles», précise-t-il à notre surprise. Une telle disposition se trouve en effet dans la LF 2018, pour les voitures hybrides, mais n’a pas encore été rendue applicable.

Il le sait et s’en dit désolé, mais sans pour autant baisser les bras. «Notre idée est de commencer par le parc de La Poste et qui dispose déjà de parking et d’ateliers de maintenance. Des endroits, qui pourraient servir l’installation de bornes de recharge électrique pour ces voitures, partout où La Poste est présente», explique-il enthousiaste. Il indique à ce propos qu’une société chinoise qui fabrique des voitures électriques, rencontrée à l’occasion du séminaire national sur l’accélération des programmes de l’efficience énergétique, a proposé d’offrir à la Tunisie, en septembre 2018, deux voitures et un bus électriques. Ce dernier sera confié à la Transtu et les voitures à La Poste, pour démarrer le test. Après évaluation, la Tunisie pourrait engager l’opération à plus grande échelle. Kaddour indique même, avoir discuté avec ce constructeur automobile chinois, l’opportunité d’installer une usine de construction de ces véhicules en Tunisie.

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Le Plan solaire avance et qui mieux est avec des compétences et des entreprises en grande partie tunisiennes. Suite à un appel d’offres qui a vu la participation de 64 entreprises, 6 entreprises ont remporté le deal pour la construction de centrales solaires de 10 MGW chacune et quatre autres entreprises ont remporté le marché, de 1 MGW chacun, le tout pour un montant total de 64 Millions €. On remarquera que certains participants, croyant qu’il s’agissait de concessions, avaient mis certaines conditions, comme celle d’une garantie de l’Etat et ils ont été écartés, le marché comprenant des autorisations pour des projets privés qui vendront leur production exclusivement à la Steg (Société tunisienne de l’électricité et du gaz).

Nous avions, dans une précédente information, fait état des adjudicataires de 6 centrales, dont l’Etap avec l’ENI (Photo gauche). Pour les petites centrales d’un MGW chacune, il s’agissait de la SMT Sud Multisevices, de Fatteh Nadia, qui est une jeune fille auto-entrepreneur (Photo de droite), d’un groupement entre Ameur & Abdelfatteh Hammouda et de Nasraoui Khaled.

Le ministre tunisien de l’Energie et des Energies renouvelables, Khaled Kaddour, qui avait distribué la semaine dernière les autorisations, a déclaré à Africanmanager : «nous avons eu des prix très compétitifs, avec une moyenne de 0,150 DT pour le KW vendu à la Steg, ce qui représente un très bon prix pour le consommateur final, dont la facture d’énergie sera baissée de manière conséquente».

En attendant, la première centrale photovoltaïque d’une capacité de 10 MGW sera l’œuvre de la Steg et sa production, qui débutera au cours de cette année 2018, sera consacrée à l’alimentation du réseau électrique de la ville de Tozeur dans le sud tunisien. Dans la même ville, la Steg devrait construire une seconde centrale de 10 MGW, sans compter la centrale privée de 800 MGW dont l’appel d’offre international (AOI) sera lancé incessamment, dont 50 MGW à Tozeur, ce qui donnera une capacité de 70 MGW pour la seule ville de Tozeur. Ces projets seront construits dans un seul parc qui devrait couvrir plusieurs hectares où les seuls 10 MGW nécessiteront une surface de 20 hectares.

Ce prochain AOI de 800 MGW devrait permettre la création d’une industrie nationale du solaire en Tunisie dont le socle sera l’industrie locale de fabrication des panneaux solaires, déjà existante et à des coûts très compétitifs.

Revanant sur l’AOI, Khaled Kaddour a expliqué qu’il contiendra deux nouvelles centrales d’une capacité de 100 MGW chacune et deux autres de 50 MGW chacune, ainsi que deux autres centrales éoliennes d’une capacité totale de 300 MGW. «Tous ces projets, privés et publics, seront installés sur des terrains appartenant à l’Etat, qui seront mis à notre disposition par le ministère des Domaines de l’Etat et qui seront donnés en concession», précise encore à Africanmanager le ministre tunisien de l’Energie et des Energies renouvelables, pour répondre à toutes les questions qui pourraient être soulevées dans ce sens, y compris par les constructeurs de centrales.

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Le ministre de l’Energie et des Mines, Khaled Kaddour, a déclaré lors d’un forum organisé ce jeudi 5 avril 2018, autour de l’accélération de l’exécution des programmes de l’efficacité énergétique, que la production de phosphate a repris son rythme, rapporte Mosaïque fm.

Et d’affirmer que le gouvernement tiendra ses engagements envers les habitants des villes du bassin minier et le gouvernorat de Tataouine.

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