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Khaled Kaddour

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Le financement des projets CSP en Tunisie a fait l’objet d’un atelier de travail organisé, ce mercredi 18 juillet 2018, dans un hôtel à Gammarth. Cet événement qui vise en priorité à favoriser l’émergence d’une vision commune sur la manière de réaliser un premier projet d’investissement CSP en Tunisie et d’échanger sur des questions en relation avec le sujet, a vu la participation du ministre de l’Énergie, Khaled Kaddour et des experts de la Banque Mondiale.

Le ministre s’est félicité de l’organisation de cette rencontre qui constitue, selon lui, une opportunité réelle pour débattre de la question de financement de cette technologie prometteuse et passer en revue les solutions adoptées par des pays ayant une expérience dans le domaine.

En ce qui concerne le solaire thermique concentré, le ministre a dit : ” Nous suivons de près cette application depuis les années 2000 et ce, étant donné l’intérêt qu’elle représente dans le contexte énergétique tunisien, tant du point de vue de la réduction de la dépendance à l’énergie fossile, que du point de vue du potentiel d’ensoleillement élevé, notamment dans le Sud Tunisien”, faisant remarquer que, “comparée à l’éolien et au photovoltaïque, cette technologie offre l’avantage du stockage de l’énergie, atout qui aura son importance en termes d’intégration du renouvelable dans le système électrique quand on aura atteint une capacité importante installée en éolien et en PV dans quelques années”, selon le ministre. “La technologie CSP a également un potentiel intéressant d’intégration industrielle locale”, a-t-il ajouté.

En effet, une première étude a été réalisée par la STEG durant les années 2012/2013 avec l’appui de la KFW, elle a concerné la réalisation d’une centrale de 50 MW sur le site de Akarit proche de Skhira. Toutefois, à l’inverse de l’éolien et du photovoltaïque qui ont atteint le stade du développement industriel à large échelle, le solaire thermique est encore relativement à ses premiers pas, ce qui implique des coûts de revient encore élevés par rapport aux autres technologies plus matures. Tenant compte des prix du CSP d’il y a 5 ans, l’étude en question avait abouti à un prix de kWh, sensiblement plus élevé que le coût de production de la STEG, ce qui conduirait à un besoin en subvention important.

Khaled Kaddour a ajouté que son ministère se prépare pour lancer une deuxième phase en collaboration avec la Banque Mondiale, visant notamment à prospecter d’autres sites et à explorer d’autres alternatives, en envisageant une capacité installée plus importante par site et en étudiant les différentes possibilités pour la structuration du projet afin de réduire davantage le prix du kWh.

Il est à signaler à ce propos que la Tunisie s’est engagée dans une accélération du développement des énergies renouvelables avec le lancement d’un avis portant sur une première tranche de 1000 MW, révisée à1840 MW pour la période de 2017 à 2020. La première phase de l’assistance technique du programme MENA CSP KIP a permis de démontrer le potentiel du CSP dans le mix électrique Tunisie, à hauteur de 850 MW à horizon 2035 dans le scénario de référence (comparé à 450 MW dans les scénarios les moins favorables au développement des énergies renouvelables).
Enfin, le solaire CSP pourrait représenter de nombreux atouts pour la Tunisie grâce à son système de stockage qui le rend pilotable et capable de produire aussi bien en pointe qu’en base.

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Lors d’un atelier de travail qui se tient actuellement à Gammarth sur le financement des projets de CSP en Tunisie, le ministre de l’Energie, des Mines et des Énergies Renouvelables, Khaled Kaddour a indiqué que son ministère oeuvre à installer à l’horizon 2020 une capacité de 1000 MW d’énergies renouvelables.

Il a précisé qu’au regard des résultats encourageants enregistrés suite aux offres récentes relatives au régime des autorisations pour les projets PV de 10 MW (qui se situent autour de 5 centimes/kWh) et de l’intérêt grandissant perçu pour le programme en cours, de la part de l’ensemble des parties prenantes, investisseurs, bailleurs de fonds, institutions internationales et société civile, le ministère a récemment entrepris de porter son objectif à 1860 MW à installer durant les 3 à 4 prochaines années.

Le ministre a en outre expliqué que compte tenu des prix actuels des différentes technologies d’énergies renouvelables, le programme en cours se concentre sur l’éolien et le PV qui constituent les applications dont les prix sont les plus compétitifs, selon ses dires.

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Khaled Kaddour, le ministre de l’Energie, des Mines et des Énergies Renouvelables a déclaré, lors d’une atelier de travail qui se tient actuellement à Gammarth sur le financement du CSP en Tunisie, que le déclin des sources nationales en gaz, la reprise de la hausse des prix des combustibles, ainsi que la dépendance élevée de la production d’électricité par rapport au gaz naturel font passer la sécurité d’approvisionnement en énergie au devant des préoccupations de son ministère.

Le ministre a, dans le même contexte, indiqué que le développement des énergies renouvelables constitue l’un des axes les plus importants sur lesquels le ministère se concentre. “A cet effet, nous nous sommes donnés pour objectif d’atteindre 30 % de renouvelable dans le mix électrique à l’horizon 2030 tout en réduisant la demande d’énergie primaire de 30 % par rapport au scénario tendanciel au même horizon”, a-t-il ajouté.

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Lors d’une conférence de presse qui s’est tenue mardi 26 juin 2018 au Palais de la présidence du gouvernement à la Kasbah, le ministre de l’Energie, Khaled Kaddour, a annoncé que des panneaux solaires photovoltaïques seront fournis à 1200 familles nécessiteuses et ce, au cours du mois de septembre 2018.

Il a précisé que le gouvernement prendra en charge les frais à travers une caisse de compensation, signalant, dans le cadre de la sécurité énergétique, que les ampoules classiques seront changées par d’autres économiques LED.

Kaddour a également affirmé qu’un nouveau carburant ‘’Premium’’ sera commercialisé sur les marchés tunisiens et ce, à partir du 1er juillet 2018 dans plus de 90 stations-service.

Ce nouveau produit, selon lui, sera dédié aux voitures luxueuses, étant donné que ce produit ne bénéficiera pas de la subvention de l’Etat.

Et d’ajouter que le prix du Premium’’ sera plus cher de près de 10%, par rapport à l’essence ‘’super’’. Il a expliqué que le lancement de ce produit en Tunisie vient après la réalisation d’une série d’études qui ont été menées par des concessionnaires automobiles.

Kaddour a encore annoncé l’introduction prochaine d’une voiture électrique en Tunisie, précisant que les compensations destinées à la subvention du carburant peuvent être utilisées pour introduire ces véhicules sur le marché tunisien.

Et d’ajouter qu’un bus et deux voitures électriques seront bientôt disponibles, pour des tests et une étude de faisabilité de ce projet en Tunisie dans un premier temps.

Sur un autre volet et lors de son intervention au cours de ce point de presse, le directeur général de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), Moncef Harrabi, a annoncé qu’il y aura une augmentation des tarifs de l’électricité et du gaz.

Il a ajouté que les augmentations seront déterminées en fonction de la variation des tarifs mondiaux du pétrole.

Harrabi a souligné que la STEG s’active pour promulguer une loi criminalisant la fraude, par le tripatouillage des compteurs, lequel constitue un fléau très couteux pour la société.

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Une agence de régulation du secteur de l’électricité sera créée d’ici fin 2018, a annoncé mardi 19 juin 2018, le ministre de l’Energie, des Mines et des Energies Renouvelables, Khaled Kaddour, en marge d’un atelier, organisé à Gammarth, sur “la stratégie énergétique tunisienne”.
Au cours de cette rencontre, le ministre de l’Energie a présenté la vision énergétique prospective pour la Tunisie à des responsables du Conseil mondial de l’Energie, des observatoires nationaux et méditerranéens de l’Energie et des représentants de structures nationales et d’acteurs du secteur énergétique.

La création de ce régulateur indépendant est l’une des recommandations de la Banque Mondiale aux pays maghrébins, en particulier la Tunisie et le Maroc, et figure parmi les points principaux de la stratégie nationale de la transition énergétique en Tunisie.

Il s’agit d’une structure de régulation indépendante pour les secteurs de l’électricité et du gaz, dont la création se justifie notamment par l’ouverture du secteur énergétique aux producteurs privés et l’accroissement du nombre des opérateurs actuels (production d’énergie indépendante – IPP -, cogénération, auto-producteurs).

Ce choix est aussi dicté par la transition énergétique que connait la Tunisie et dont l’un des principaux objectifs est d’augmenter la part des énergies renouvelables à 30% de la production électrique en 2030. La réalisation de cet objectif nécessite, en effet, un arbitrage sur les conditions d’accès aux réseaux, les prix et les investissements.

Il s’agit encore de contribuer, en collaboration avec la STEG, en tant qu”acheteur et distributeur unique de l’électricité, à sortir de la situation de monopole et à garantir l’adoption de règles transparentes et communes pour réussir les projets privés d’énergies renouvelables et aussi l’intégration des marchés maghrébin et européen.

Le régulateur indépendant veillera, ainsi, à l’application de ces règles, accompagnera l’ouverture du secteur de l’électricité et préparera le terrain au développement des interconnexions, des échanges transfrontaliers d’électricité avec les pays voisins et aussi avec Europe.

Deux projets d’interconnexion électrique figurent, déjà, parmi les axes de la stratégie énergétique tunisienne. Il s’agit du projet d’interconnexion “Elmed”, qui permettra l’accès au marché européen de l’électricité et l’interconnexion prévue entre la Tunisie, l’Algérie et la Libye qui permettra de faire des échanges d’électricité en périodes de pointe et d’éviter des investissements supplémentaires.

Dans le cadre de sa “vision stratégique pour le secteur tunisien de l’énergie”, publiée en 2014, la Banque Mondiale avait indiqué que l’instauration, en Tunisie, d’une structure de régulation indépendante doit se faire d’une manière progressive “parce que la fonction de régulateur indépendant est nouvelle dans le secteur de l’énergie et il est nécessaire de préparer et d’informer les intervenants sur les modalités et l’implication pratique de cette mission“.

L’institution mondiale, qui estime que le rôle du régulateur indépendant “serait d’être l’œil critique externe du système ainsi qu’un appui pour l’Administration“, a indiqué que le développement de la fonction de régulation pourrait commencer par la création d’une commission de régulation formée d’un nombre restreint d’experts pour ensuite harmoniser et adopter les règles d’octroi des concessions aux nouveaux opérateurs, pour ensuite travailler sur la tarification de l’électricité et du gaz avec un bon ciblage des subventions.

TAP

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Le ministre de l’Energie, des mines et des énergies renouvelables, Khaled Kaddour, a souligné, jeudi, que son département a lancé une série de projets d’énergie renouvelable au sud du pays, dont certains seront implantés au gouvernorat de Tataouine, mobilisant un investissement de l’ordre de 780 millions de dinars (MD).
Kaddour a précisé, lors d’une séance plénière tenue à l’ARP, pour discuter le rapport de la Commission du développement régional sur les gouvernorats de sud, que son département publiera, la semaine prochaine, des appels d’offres pour la réalisation de projets de production d’électricité à partir de l’énergie éolienne, permettant de relancer les projets bloqués au gouvernorat de Médenine, soulignant que les projets d’approvisionnement de la région en gaz naturel vont bon train.
Kaddour a fait savoir, aussi, que les arrêts de production au niveau des unités de production de Gabès ont poussé le Groupe Chimique Tunisien (GCT) à s’endetter.
” Le GCT a enregistré des résultats négatifs au cours de l’année 2017 “, a-t-il noté, faisant savoir que le ministère coordonne avec les gouverneurs en ce qui concerne les concours organisés par la Compagnie de Phosphate de Gafsa et le GCT.

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Le ministère de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables vient de lancer, vendredi, un appel d’offres international de pré-qualification pour le financement des projets, dotés d’une capacité globale de production de 1000 MW et dont les coûts sont estimés à 3 milliards de dinars“, a annoncé le ministre de l’Energie, Khaled Kaddour, lors d’un séminaire organisé, mardi, à Tunis, sur le thème le financement des projets d’énergie.
C’est la première fois que la Tunisie lance des projets de cette envergure, lesquels permettront de booster la croissance et de développer la sécurité de l’approvisionnement énergétique dans notre pays“, s’est félicité le ministre, soulignant que le baril de pétrole a atteint aujourd’hui 78 dollars, alors que le budget de l’Etat a été fondé sur l’hypothèse de 54 dollars le baril.
L’énergie constitue, aujourd’hui, un véritable handicap pour le pays“, a affirmé Kaddour, estimant que “la Tunisie ne pourra pas continuer avec le même rythme et les mêmes outils son approvisionnement en énergie. Nous devons innover en matière de projets et identifier des dispositifs pour les financer”.
Le ministre a évoqué, dans ce contexte, une possibilité en cours d’examen, concernant l’établissement d’un partenariat avec la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), afin de parvenir à financer une partie de ces projets en dinar tunisien, et aussi avec des investisseurs privés tunisiens et étrangers dans le cadre du Partenariat Public-Privé.

Intervenant à cette rencontre, le président de l’Autorité Tunisienne pour l’Investissement (TIA), Khalil Laabidi, a fait état de la chute de la part des investissements dans le secteur de l’énergie dans le volume global des IDE, après la révolution de 2011, passant de 53% (investissement énergie étranger) en 2010 à 45% actuellement.
D’après le responsable, cette chute est expliquée par une période de transition, durant laquelle la Tunisie s’est penchée sur la révision de la législation et des procédures d’accès aux primes et privilèges dans le domaine énergétique.
Aujourd’hui, nous aspirons à un retour en force pour ce secteur, mais surtout un retour différent“, a-t-il déclaré, précisant qu’il s’agit, clairement, de développer, outre les projets d’extraction d’énergie fossile, d’importants projets d’énergie renouvelable, qui permettront d’augmenter la part des IDE, de favoriser la création de l’emploi, et améliorer le transfert technologique.

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Il aura beau être un ancien DG de l’énergie fossile, il n’en réfléchit pas moins désormais vert. Le ministre tunisien de l’Energie et des Energies renouvelables, Khaled Kaddour, veut faire le 1er pas dans la transition énergétique.

Il voudrait d’abord commencer par soulager le budget de l’Etat des 1,5 milliard DT que lui coûte cette année la compensation des produits carburants, chiffre bâti sur un baril de pétrole à seulement 45 $. Il rappelle d’abord que le baril est aujourd’hui à 74 $, avec 20 USD de différence par rapport aux prévisions, alors qu’un dollar coûte au budget tunisien 117 MDT et que les énergies renouvelables sont un choix hautement stratégique pour la Tunisie.

  • Un plan d’installation, subventionné par l’Etat, d’un million de panneaux pour les familles.

«Nous réfléchissons actuellement sur les meilleurs moyens de transborder la compensation, des carburants conventionnels vers les énergies renouvelables. Si on réussit cette transition, le pays gagnera beaucoup, d’abord en matière de sécurité énergétique et ensuite dans le domaine de la dépollution atmosphérique pour une Tunisie verte», nous dit le ministre de l’Energie qui voudrait donner toutes ses lettres de noblesse au reste de la dénomination de son département qui est l’énergie renouvelable.

Son idée, c’est de cibler les familles nécessiteuses qui le voudraient, généralement estimées à un million, pour subventionner l’installation des panneaux solaires chez elles. «Leurs factures d’électricité baissent et cela diminue directement le montant de la compensation qui représente les deux tiers du prix», explique Khaled Kaddour à Africanmanager. Ces familles consommeraient ainsi le solaire le jour et l’électrique le soir, sur un même compteur qui est celui de la Steg (Société tunisienne de l’électricité et du gaz) et sur la même facture de la Steg qui diminuera de fait, avec un switch automatique. Ce programme devrait démarrer en septembre 2018 et débutera à Tozeur comme ville témoin.

  • Des incitations, dans la LF 2019, pour les voitures électriques. Kaddour l’affirme

Mais le ministre veut aller plus loin dans la transition énergétique, pour toucher le secteur le plus gourmand en énergie conventionnelle qui est celui du transport, tant public que privé, qui représente un tiers de la compensation, en procédant toujours à travers le transfert des subventions, du fossile vers le renouvelable. «Nous ferons la même chose pour les automobiles. Nous réfléchissons actuellement comment introduire dans la prochaine LF 2019, une disposition qui accorderait un privilège fiscal pour les voitures électriques, et permettrait le transfert de la compensation vers les automobiles», précise-t-il à notre surprise. Une telle disposition se trouve en effet dans la LF 2018, pour les voitures hybrides, mais n’a pas encore été rendue applicable.

Il le sait et s’en dit désolé, mais sans pour autant baisser les bras. «Notre idée est de commencer par le parc de La Poste et qui dispose déjà de parking et d’ateliers de maintenance. Des endroits, qui pourraient servir l’installation de bornes de recharge électrique pour ces voitures, partout où La Poste est présente», explique-il enthousiaste. Il indique à ce propos qu’une société chinoise qui fabrique des voitures électriques, rencontrée à l’occasion du séminaire national sur l’accélération des programmes de l’efficience énergétique, a proposé d’offrir à la Tunisie, en septembre 2018, deux voitures et un bus électriques. Ce dernier sera confié à la Transtu et les voitures à La Poste, pour démarrer le test. Après évaluation, la Tunisie pourrait engager l’opération à plus grande échelle. Kaddour indique même, avoir discuté avec ce constructeur automobile chinois, l’opportunité d’installer une usine de construction de ces véhicules en Tunisie.

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Le Plan solaire avance et qui mieux est avec des compétences et des entreprises en grande partie tunisiennes. Suite à un appel d’offres qui a vu la participation de 64 entreprises, 6 entreprises ont remporté le deal pour la construction de centrales solaires de 10 MGW chacune et quatre autres entreprises ont remporté le marché, de 1 MGW chacun, le tout pour un montant total de 64 Millions €. On remarquera que certains participants, croyant qu’il s’agissait de concessions, avaient mis certaines conditions, comme celle d’une garantie de l’Etat et ils ont été écartés, le marché comprenant des autorisations pour des projets privés qui vendront leur production exclusivement à la Steg (Société tunisienne de l’électricité et du gaz).

Nous avions, dans une précédente information, fait état des adjudicataires de 6 centrales, dont l’Etap avec l’ENI (Photo gauche). Pour les petites centrales d’un MGW chacune, il s’agissait de la SMT Sud Multisevices, de Fatteh Nadia, qui est une jeune fille auto-entrepreneur (Photo de droite), d’un groupement entre Ameur & Abdelfatteh Hammouda et de Nasraoui Khaled.

Le ministre tunisien de l’Energie et des Energies renouvelables, Khaled Kaddour, qui avait distribué la semaine dernière les autorisations, a déclaré à Africanmanager : «nous avons eu des prix très compétitifs, avec une moyenne de 0,150 DT pour le KW vendu à la Steg, ce qui représente un très bon prix pour le consommateur final, dont la facture d’énergie sera baissée de manière conséquente».

En attendant, la première centrale photovoltaïque d’une capacité de 10 MGW sera l’œuvre de la Steg et sa production, qui débutera au cours de cette année 2018, sera consacrée à l’alimentation du réseau électrique de la ville de Tozeur dans le sud tunisien. Dans la même ville, la Steg devrait construire une seconde centrale de 10 MGW, sans compter la centrale privée de 800 MGW dont l’appel d’offre international (AOI) sera lancé incessamment, dont 50 MGW à Tozeur, ce qui donnera une capacité de 70 MGW pour la seule ville de Tozeur. Ces projets seront construits dans un seul parc qui devrait couvrir plusieurs hectares où les seuls 10 MGW nécessiteront une surface de 20 hectares.

Ce prochain AOI de 800 MGW devrait permettre la création d’une industrie nationale du solaire en Tunisie dont le socle sera l’industrie locale de fabrication des panneaux solaires, déjà existante et à des coûts très compétitifs.

Revanant sur l’AOI, Khaled Kaddour a expliqué qu’il contiendra deux nouvelles centrales d’une capacité de 100 MGW chacune et deux autres de 50 MGW chacune, ainsi que deux autres centrales éoliennes d’une capacité totale de 300 MGW. «Tous ces projets, privés et publics, seront installés sur des terrains appartenant à l’Etat, qui seront mis à notre disposition par le ministère des Domaines de l’Etat et qui seront donnés en concession», précise encore à Africanmanager le ministre tunisien de l’Energie et des Energies renouvelables, pour répondre à toutes les questions qui pourraient être soulevées dans ce sens, y compris par les constructeurs de centrales.

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Le ministre de l’Energie et des Mines, Khaled Kaddour, a déclaré lors d’un forum organisé ce jeudi 5 avril 2018, autour de l’accélération de l’exécution des programmes de l’efficacité énergétique, que la production de phosphate a repris son rythme, rapporte Mosaïque fm.

Et d’affirmer que le gouvernement tiendra ses engagements envers les habitants des villes du bassin minier et le gouvernorat de Tataouine.

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Quand le gouvernement a fait sa prévision de 54 dollars le baril dans son projet de la Loi de finances 2018, les experts en économie lui ont tout de suite fait savoir que cette hypothèse n’était pas réaliste et qu’on allait assurément dépasser les 60 dollars cette année. La Banque mondiale aussi était du même avis, et son avis compte. Mais voilà, le gouvernement a fait la sourde oreille. On peut aussi avancer l’explication selon laquelle l’équipe de Youssef Chahed l’aurait fait en parfaite connaissance de cause pour ne pas, d’emblée, effrayer les bailleurs et le FMI avec un déficit budgétaire qui serait encore plus important si le prix du baril avait été fixé à 60 dollars ou plus. Quoi qu’il en soit, le répit a été de courte durée, et personne ne peut plus masquer l’ampleur du problème. “Le déficit énergétique ne cesse de s’aggraver avec la hausse continue du prix du baril de pétrole, pour atteindre aujourd’hui 68 dollars, alors que le prix du baril a été fixé à 54 dollars dans le budget de l’Etat pour l’exercice 2018, ce qui aurait des répercussions négatives sur nos équilibres financiers“, a indiqué Khaled Kaddour, ministre de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables, jeudi 05 avril 2018, lors d’une conférence de presse, organisée en marge de la conférence “Accélération de la mise en oeuvre des programmes d’efficacité énergétique”.

Kaddour a estimé que cette différence au niveau du prix de pétrole (13 dollars) coûtera environ 121 millions de dinars (MD) au budget de l’Etat, juste pour le premier trimestre 2018.

“C‘est dans ce cadre que nous devons, impérativement, ancrer les principes de la maîtrise de l’énergie et nous orienter davantage vers les projets d’efficacité énergétique et des énergies renouvelables, afin de parvenir à maîtriser notre consommation d’énergie, et ce, dans le cadre d’une vision claire“, a-t-il noté. D’après le ministre, la Tunisie oeuvrera, d’ici 2020, à mettre en place l’ensemble des projets énergétiques annoncés par le chef du Gouvernement, lesquels permettront de réduire le recours aux énergies conventionnelles et d’édifier un nouveau modèle économique durable.
Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, avait annoncé, jeudi, le lancement, dans les prochaines semaines, de dix projets d’énergies renouvelables représentant un volume d’investissement de 200 millions de dinars (MD), ainsi que d’autres projets destinés aux régions intérieures, qui seront lancés dans le cadre d’appels d’offres, d’une capacité de 800 Mégawatts (Mw) et mobilisant un investissement de 2000 MD.

Pour ce qui est de la compensation énergétique pour l’année 2018, Kaddour a estimé qu’elle dépassera de loin les prévisions du gouvernement fixées à 1500 MD (budget de l’Etat) pour atteindre les 2500 MD, au vu de la hausse continue du prix du baril de pétrole, ce qui a imposé au gouvernement de réviser, la semaine dernière, les prix des carburants à la hausse. Mais ça ne suffira pas pour éloigner les gros nuages à l’horizon, de l’aveu même du ministre chargé des grandes réformes, Taoufik Rajhi.
Sur un autre registre, le ministre a rassuré sur le fait que la production de phosphate a repris à un rythme ordinaire et que le gouvernement veille à honorer tous ses engagements envers les habitants dans les régions du bassin minier et de Tataouine pour apaiser les tensions sociales.

Il est à noter, a précisé le ministre, que les ressources énergétiques de la Tunisie n’ont permis de couvrir que près de 50% de la demande intérieure en énergie primaire, estimée à environ 9551 mille tonnes équivalent pétrole (Tep), alors que les ressources nationales n’ont pas dépassé les 4840 mille Tep, ce qui représente un déficit de l’ordre de 4711 mille Tep.
La consommation finale de l’énergie s’est élevée à 6775 mille Tep, à fin 2016, répartie essentiellement entre les secteurs du transport (35%), de l’industrie (32%), du logement (17%), des services (9%) et de l’agriculture (7%).

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Le ministre de l’énergie, des mines et des énergies renouvelables, Khaled Kaddour, a annoncé le retour à la normale du rythme de production du phosphate, faisant savoir que la moyenne de production a dépassé, la semaine dernière, 17 mille tonnes par rapport aux mois précédents.

Il a souligné, mercredi, à l’occasion de l’inauguration de la station pilote de production électrique par l’énergie solaire à la municipalité de Nabeul, que le gouvernement a présenté plusieurs propositions pour développer les régions minières, confirmant l’adhésion de la plupart des habitants de la région à ces propositions .

Kaddour a avancé que les négociations sont à l’étape de répartition des projets et des recrutements entre les délégations qui seront au centre de réunions dans le gouvernorat de Gafsa, en présence des membres de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et de représentants des organisations nationales.

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Pendant 30 minutes, hier au pupitre de la salle de presse de la Primature à la Kasbah, le ministre tunisien des énergies, Khaled Kaddour, a fait étalage de la vision à long terme de son ministère. Il a ainsi annoncé des investissements de 12 Milliards DT, 4,300 Milliards DT dans les énergies renouvelables et dont 70 % seront réalisés en PPP (Partenariat Public Privé) sous forme de concession pour le moins-disant. Le plafond des concessions a aussi été relevé de 200 à 600 MGW, à parité entre solaire et éolien, a aussi indiqué le ministre qui a annoncé le cahier des charges de ces concessions pour avril prochain. Khaled Kaddour a aussi indiqué que pour les projets de 1 MGW, le ministère compte passer de l’autorisation au cahier des charges, pour faciliter l’accès des investisseurs tunisiens à ces projets. Le système des cahiers de charges sera aussi appliqué pour la production pour le propre compte de l’énergie en Tunisie.

Parlant des projets en matière d’électricité, le ministre Khaled Kaddour a annoncé 4 nouvelles stations de production. Il y aura d’abord «Rades C», pour un coût de 900 millions DT dont les travaux ont déjà démarré. Pour un coût de 660 MDT, financé par la BID, une autre station de production d’électricité sera érigée à Mornaguia, elle démarrera en 2018 pour une entrée en production en 2021. Le ministre a indiqué que la Tunisie annoncera en mai prochain deux appels d’offre, au moins-disant, pour deux centrales à Skhira et qui devraient entrer en production en 2022 ; l’une sera faite par la Steg et l’autre en IPP par le secteur privé à l’image de Rades.

Le ministre de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables a aussi évoqué un prochain investissement de 600 M€ pour un projet de liaison électrique avec l’Italie, avec l’appui de l’UE, de l’Algérie, l’Allemagne et la France en plus de l’Italie, sur une longueur de 200 kilomètres et qui s’étalera sur 4 années.

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Dans une interview accordée ce lundi 26 février 2018 au journal de langue arabe Al Bayane, le ministre de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables, Khaled Kaddour, a accusé des parties politiques, sociales et sportives d’être derrière la crise de la compagnie des phosphates de Gafsa (CPG).

Il a ajouté que les négociations se poursuivent pour résoudre la crise et reprendre le rythme de la production à la CPG, précisant que le gouvernement de Youssef Chahed se trouvera dans l’obligation d’appliquer la loi dans le cas où les négociations ne donnent rien…

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Le ministre de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables, Khaled Kaddour, a évoqué, dans un entretien avec Africanmanger, les intentions du gouvernement en matière de transition énergétique. Il a souligné les efforts importants faits actuellement dans le cadre du Plan Solaire Tunisien (PST), avec des parcs de 100 MGW et les ambitions à l’horizon 2020 : 1000 MGW, afin que la STEG dispose de 8000 MGW au total. Le ministre a ajouté que pour les idées de projet, le gouvernement a déjà tout ce qu’il faut, mais il y a une carence au niveau des projets concrets, réalisables rapidement. Idem pour le business plan (BP) et les financements. Le département a reçu des propositions, mais les soumissionnaires tablaient sur des marchés de gré à gré, ce qui n’est pas faisable. Kaddour a indiqué que deux propositions pour l’exportation de l’énergie solaire ont été réceptionnées, mais il n’y avait aucun BP, ni des propositions de financement des câbles pour transporter cette énergie. Rien que pour le petit câble que veut installer la STEG, pour se connecter à l’Italie, il faudra un paquet de 600 millions d’euros, qui sera décaissé par les deux Etats et l’Union européenne. “Ce n’est pas sérieux !“, a asséné le ministre, qui s’est interrogé sur l’absence des partenaires étrangers dans les appels d’offres et pour solliciter des concessions…

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Syndicaliste, de père en fils, le ministre tunisien de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables, détruit le mythe de l’abondance pétrolière, s’adresse aux investisseurs dans ce domaine et dit tout, par le chiffre, sur le pétrole. Mais pas que ça !

Khaled Kaddour parle à Africanmanager des prochains AO et concessions dans le solaire, annonce pour cette année la 1ère centrale à Tozeur. Il parle aussi du marché énergétique parallèle et donne aussi des détails sur l’énergie pour tous et les 4.000 compteurs intelligents à Sfax. Interview :

Très peu de permis, trop peu de production et donc trop peu d’exportation aussi

La production tunisienne est effectivement très faible. Elle est actuellement de l’ordre de 40.000 barils par jour, contre 10 mille Barils/j en 2010. La consommation locale étant le double de la production, la Tunisie enregistre un déficit énergétique de l’ordre de 50 %, avec une augmentation de la consommation entre 5 et 6 % par an, due notamment à l’amélioration de la qualité de vie du citoyen. C’est pour cela que l’axe principal de notre stratégie en la matière reste la sécurité de l’approvisionnement et travailler, pour cela, avec un horizon à plusieurs temporalités, car les investissements en énergie sont très lourds avec une moyenne de 5 ans pour la réalisation et même plus lorsqu’il s’agit de l’entrée en production d’une découverte pétrolière.

Alors que vous parlez de pétrole, il y avait combien de concession avant la révolution et combien sont-elles devenues et y a-t-il une demande sur la Tunisie ?

Le nombre des concessions a en effet diminué. On réalisait, en moyenne, 20 puits par an. En 2015 et 2016, nous n’avons fait aucun forage pétrolier. Les forages ont timidement repris en 2017, grâce notamment au renouvellement de 2 permis pétroliers. Force est de faire remarquer que les sociétés pétrolières ne se bousculent pas au portillon pour la Tunisie. On a plusieurs Blocs libres et quand bien même ferions-nous des appels d’offres, la demande n’existe presque pas, surtout après l’obligation de passage de toute demande dans ce sens par l’ARP, sans oublier les perturbations sociales de plusieurs concessions et les recrutements, imposées et non ciblées, qui ont fortement impacté la demande de concessions pétrolières et qui ont aussi fait exploser les coûts de l’investissement et diminué l’attractivité du site Tunisie.

Qu’y a-t-il de prévu pour 2018, en matière de concession et l’impact sur la production ?

En 2018, il est prévu d’accorder 8 nouvelles concessions, entre prolongations et nouvelles. Il me faut ici mettre l’accent sur la visibilité à donner à l’investisseur sur une période minimale de 10 années et sur le temps que requiert l’entrée en production. Notre objectif est désormais de stabiliser la production au niveau actuel de 40.000 barils par jour, en tenant compte des travaux de «Work-Over» des puits existant. Faire de nouvelles grandes découvertes, à l’image d’El Borma ou d’Ashtart durant les années 70, est désormais chose presqu’impossible.

Si, comme vous le dites, les investisseurs ne se bousculent plus, pourquoi l’Etap ne s’y mettrait-elle pas et se cantonne-t-elle jusqu’ici dans le rôle de partenaire de concessions étrangères ?

L’Etap s’y était déjà essayée en 2010, avait foré un puits et n’y avait rien découvert. Avec Sonatrach l’algérienne, c’est une petite découverte en Algérie et ils sont partenaires dans une concession au large de la ville de Mahdia. Le forage a débouché sur des indices de quantités marginales qui ne justifiaient pas la mise en production. D’autres forages sont par ailleurs prévus sur cette même concession commune pour diminuer le risque. La question qui se pose est de savoir si l’Etat a la capacité de mettre 50 MDT dans une concession qui peut ne pas être rentable ?

Les privés tunisiens ne sont-ils pas intéressés par le pétrole ?

Il y en a, comme le groupe Toumi qui débute avec 3 puits où il a déjà fait des découvertes, mais en petites quantités.

Juste pour rire. Pourquoi n’êtes-vous pas en train de creuser pour mettre à jour le lac de pétrole sur lequel la Tunisie nagerait selon certains «experts » ?

Si cela existait, ça se saurait et on aurait vu les compagnies pétrolières étrangères courir les Blocs de prospection et se bousculer au portillon pour trouver ce pétrole.

Revenons aux choses sérieuses. La Tunisie est importatrice d’un pétrole dont le coût a augmenté et dépassé les prévisions de la loi de finances 2018. A-t-on toujours les moyens d’assurer le provisionnement du pays ?

On doit le faire et on est obligé de le faire. Nous importons du gaz pour l’électricité et continuerons d’importer les produits pétroliers …

Où vont alors toutes ces importations, en plus de celles du marché parallèle, alors que la production industrielle n’augmente pas ?

Le marché parallèle, en matière d’essence, ne représente que 15 à 20 % de la consommation et l’impact n’est visible que dans les villes du Sud tunisien ou certains kiosques menacent même fermeture. Pour l’électricité, nous assurons l’approvisionnement, domestique et professionnel, en important 50 % de nos besoins. Nous parvenons donc, parce qu’il le faut, à assurer la continuité de l’approvisionnement, malgré la hausse des prix. Il faut savoir, à ce propos, que la caisse de compensation a été dotée de 1.500 MDT pour faire face et que chaque dollar d’augmentation internationale des prix par bail (159 litres) coûtera 121 MDT au budget de l’Etat. Le problème est plutôt dans les revenus de l’Etat pour faire face et payer la facture en Dollars. C’est pour tout cela que, stratégiquement, nous avons opté pour les énergies renouvelables.

Où en est donc le plan solaire et où en est l’appel d’offres pour la concrétisation de ce fameux plan ?

Le développement des énergies renouvelables est un axe stratégique pour le pays. Un choix, certes volontariste, mais impérieux, même si la technologie ne permet pas encore le stockage. Nous avons ainsi, pour l’accélération du programme des énergies renouvelables qui a fait l’objet d’un séminaire présidé par le chef du gouvernement, lancé un 1er appel d’offres international. Il est en phase de dépouillement des offres. Les résultats de cet AO seront connus le 15 mars 2018. 69 entreprises y ont pris part et il porte sur la mise en place d’une capacité de 70 MGW en énergie solaire et 60 MGW dans l’éolien. Le 15 avril 2018 aussi, on lancera les concessions pour une capacité qui sera, soit de 200 ou 600 MGW. Chaque projet à donner en concession portera sur un minimum de 100 MGW, pour de grandes centrales solaires dans les régions du Sud tunisien qui permettront aussi de créer des emplois dans les régions intérieures du pays. On pense aussi à des projets de stockage de l’énergie solaire dans le cadre du PPP (Partenariat Public-Privé). Les premiers projets devraient voir le jour en 2018, sachant que la Steg a déjà démarré la construction d’une centrale de 10 MGW à Tozeur. La Steg a déjà terminé la construction de l’infrastructure et le matériel a déjà été importé.

Avez-vous reçu des demandes pour de grands parcs solaires, comme on en entend parler ?

Avec des parcs à 100 MGW, tel qu’en fait déjà l’Etat et notre programme de 1.000 MGW à l’horizon 2020, pour une capacité de 8.000 MGW de la Steg, l’effort est important. Pour les propositions, ce n’est pas d’idées de projets dont nous avons besoin, mais de projets concrets, y compris le business plan (BP) et le financement, le tout dans le cadre d’appels d’offres. Certains se sont en effet présentés pour des projets qu’ils espéraient de gré à gré. Cela est impossible. On a eu en fait deux propositions pour l’exportation de l’énergie solaire, sans présenter ni un BP, ni le financement des câbles de transport de cette énergie. Pour le seul petit câble, que compte construire la Steg avec un financement européen et en coopération contractuelle avec la société italienne «Terna» et le soutien des deux Etats et de l’UE, il va falloir un investissement de 600 M€. Ce n’est pas sérieux ! Pourquoi ne participeraient-ils pas à nos AO et à nos concessions ? On ne les y retrouve pas par contre.

Votre ministère évoque, en parlant de stratégie énergétique, des notions comme la gouvernance et l’équité. Comment cela va-t-il se traduire en Tunisie ?

Cela veut dire, pour l’équité énergétique, que nous devons faire de telle sorte que l’électricité soit toujours disponible, pour tous, partout, avec la qualité requise et à des coûts acceptables pour les couches populaires. C’est pour cela que nous entamons cette année un programme de financement de l’installation du photovoltaïque pour les familles à revenus modeste. Le financement de l’installation sera pris en charge par le fonds de transitions énergétiques pour les familles à modeste revenu dont le niveau de consommation est inférieur à 100 MGW/mois pour les aider à mieux supporter leur facture énergétique. Le stockage étant encore coûteux, il ne lui restera à payer que sa consommation en dehors des jours ensoleillés.

Pour la gouvernance, cela se traduira notamment par l’installation de nouveaux compteurs électriques intelligents. Appelé «Smart-Grid», ce programme sur lequel travaille actuellement la Steg démarrera prochainement dans la région-témoin. Ces nouveaux compteurs électriques intelligents devraient permettre à chaque citoyen de connaitre sa consommation de manière instantanée et à la Steg d’en faire le relevé à distance. Le projet comprendra l’installation de 4.000 compteurs et le choix s’est fixé sur la région de Sfax, avant généralisation sur tout le territoire. La transparence de la facture, est un élément important de la gouvernance. Transparence aussi à travers la prochaine révision du code des hydrocarbures.

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Le secteur tunisien du phosphate est, de nouveau et pour la énième fois à l’arrêt, pour une querelle sur la liste des admis dans un concours de recrutement. A chaque publication de listes des admis au concours de recrutement, ce sont les recalés qui s’insurgent et finissent toujours par imposer un nouveau concours qui est, à son tour et à chaque fois, contesté. Et c’est, de nouveau, tout un pan de l’économie tunisienne qui, plus est, était fort pourvoyeur en devises à travers ses exportations, est paralysé par des mouvements sociaux, devant lesquels tous les gouvernements le sont tout autant. Le 10 mai 2017 pourtant, le chef de l’Etat tunisien, Béji Caïed Essebssi avait promis de ne plus tolérer le blocage des sites névralgiques. Impuissant, comme le reste du gouvernement, le ministre de l’Energie, pourtant ancien syndicaliste et fils de syndicaliste, ne peut que se rendre à cette triste évidence.

  • 500 emplois fictifs dans les sociétés de l’environnement

«Cela dure depuis sept ans et ça ne va pas s’arrêter», dit Khaled Kaddour à Africanmanager, cela surtout que tant la CPG que le Groupe Chimique ont atteint la limite de leurs capacités de recrutement. «Dans l’industrie phosphatière tunisienne, le nombre de ceux qui perçoivent rémunération a triplé. Je ne veux pas parler de salariés, tant est important le nombre de ceux qui perçoivent salaire et ne travaillent guère pour atteindre désormais 13.500 personnes», nous a indiqué le ministre tunisien de l’Energie et des mines. Et d’ajouter, certainement sans trop y croire, que «cela ne peut plus continuer». Le ministre indique que «cette démarche de recruter des gens dans les sociétés de l’environnement [Ndlr : Par ailleurs des sociétés fictives, offrant de l’emploi fictif] ne peut plus continuer. Cela a créé plusieurs problèmes et désormais, tous veulent travailler dans l’environnement, car ils sont payés sans travailler».

Lorsqu’on lui rappelle que c’est un ancien syndicaliste, fils de syndicaliste, qui parle, il rétorque que «le syndicat est contre ça. L’Union régionale de l’UGTT de Gafsa dit qu’il n’est pas raisonnable de payer des gens qui ne travaillent pas». Et lorsqu’on lui rappelle, aussi, qu’on n’a pas encore vu de communiqué de l’UGTT condamnant cette pratique, Khaled Kaddour corrige que «ce que demande l’Union régionale, c’est de rendre effectives les sociétés de l’environnement» au titre desquelles ces employés sont payés et de leur trouver un emploi réel, ce qui s’est révélé, force est de le constater, impossible à faire.

  • 113 plaintes, non jugées, pour obstruction au travail

De tout cela, Khaled Kaddour est conscient, comme il est conscient que tous ces salaires sont payés, alors que la production de phosphate ne cesse de diminuer. Selon l’INS, la valeur ajoutée du secteur des mines a enregistré une régression de 15,9 % durant 2017. En janvier 2018, le volume d’exportation du même secteur a baissé de 20,8 % par rapport à janvier 2017, mois pendant lequel les exportations phosphatières ont régressé de 25,4 % par rapport au mois de janvier 2016. Une prise de conscience qui a poussé «la CPG à introduire 113 plaintes auprès de la justice en 2017, pour motif d’obstruction au travail». Aucune de ces 113 plaintes n’a été jugée. Une situation face à laquelle le ministre de l’Energie et des mines ne peut qu’être désolé et de répéter à qui voudrait bien l’entendre que «cela ne peut plus continuer. Il n’est plus permis d’arrêter le travail, quelles qu’en soient les raisons». Et Khaled Kaddour d’essayer de raisonner les responsables, en leur demandant, en guise d’appel de détresse, «depuis 7 ans que vous arrêtez le travail et perturbez la production. Avez-vous pour autant trouvé à travailler ? Non. Et si vous continuez à le faire, vous n’allez pas non plus travailler [Ndlr : dans la compagnie]. Comment pourrions-nous attirer d’autres investissements, tant de l’Etat que des privés ? Dans cette conjoncture, nul n’investira».

  • Des projets préparés et financés par l’Etat, pour essayer de résoudre la crise, avec l’application de la loi en dernier ressort

Pour l’instant, la situation est dans une phase de discussion, dira le ministre, en constatant que l’arrêt de la production, plutôt que de permettre la création de nouveaux emplois, a fortement impacté les travailleurs de la compagnie, la région et l’économie nationale. «Ce que je pense, c’est qu’il nous faut changer le schéma de développement de la région, avec l’Etat qui est prêt à encourager l’investissement privé et l’initiative privée en matière de petits projets avec une prise en charge de l’autofinancement de ce genre de projets pour les jeunes de la région». Et après avoir constaté que les jeunes de la région ne se décident toujours pas à franchir le pas de l’initiative, le ministre tunisien de l’Energie et des mines, Khaled Kaddour, franchit lui-même un nouveau pas. Il offre un accompagnement ciblé, par Délégation et par quartier. «Il nous faut trouver des experts dans l’accompagnement de ces jeunes, qui les aident à identifier les projets, les y préparent, les accompagnent dans toutes les démarches de création de ces petits projets, et les financements sont garantis». Faute de solution pour mettre fin aux arrêts du travail dans le secteur des mines, Khaled Kaddour est ainsi en train de trouver des projets, ficelés et prêts à l’emploi, avec un financement garanti par l’Etat. Le ministre finira par nous indiquer qu’une «équipe ministérielle étudie actuellement les meilleurs moyens de faire, en définitive, respecter la loi. Nous devons y arriver. C’est inévitable, car il faut appliquer la loi pour tous ceux qui bafouent l’invulnérabilité l’entreprise et les décisions seront prises, après avis du chef du gouvernement», dit le ministre de l’Energie et des mines à Africanmanager, dans un sursaut de sévérité, à l’égard des fauteurs de troubles.

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Le ministre de l’Energie, des mines et des énergies renouvelables Khaled Kaddour a estimé jeudi, au Bardo que la réglementation de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) est contradictoire avec son caractère volontaire convenu au plan international.

Le ministre, qui intervenait au sujet de l’initiative parlementaire visant à réglementer la responsabilité sociétale des entreprises, a indiqué que consacrer un pourcentage du chiffre d’affaires des sociétés à RSE porte atteinte au principe de stabilité fiscale stipulée par les législations régissant le secteur de l’énergie et des mines ainsi que par les conventions conclues ce domaine.

Kaddour a proposé lors d’une séance d’audition tenue par la commission de l’Industrie, de l’énergie, des richesses naturelles, de l’infrastructure et de l’environnement ” d’œuvrer dans le cadre de cette initiative, conformément aux chartes conclues entre les entreprises et les institutions de l’Etat avec la possibilité d’associer les députés de l’ARP dans les régions, à la mise en place et au contrôle d’un système de responsabilité sociétale.

La député Leila Ouled Ali qui préside le groupe de députés ayant lancé cette initiative, a précisé que la réglementation de la gestion des fonds octroyés par les entreprises dans le cadre de la RSE, répond à l’impératif de bien gerer ces fonds de manière à les orienter vers les projets de développement dans les régions abritant ces entreprises, notamment celles impliquées dans la pollution de l’environnement.

Plusieurs entreprises opérant dans le secteur de l’énergie et des mines ont déboursé des enveloppes importantes qui ont été mal gérées, et n’ont pas contribuer à l’amélioration du niveau de vie des citoyens dans les régions concernées.

Elle a souligné que l’audition du ministre de l’Energie au sujet de la RSE s’inscrit dans le cadre d’une série des réunions organisées pour recueillir les avis et propositions de différentes parties et parachever l’initiative législative.

Le ministre de l’énergie a évoqué l’expérience tunisienne dans ce domaine qui a démarré en 2011, précisant que les revendications ont obligé les entreprises économiques publiques et privées à identifier des solutions pour réaliser le développent dans les régions.

Il a reconnu que l’effet des initiatives individuelles des entreprises pour s’ouvrir sur leur environnement social reste limité en l’absence de coordination entre ces entreprises et avec les autorités régionales.

Kaddour a affirmé les expériences de la RSE dans les villes de Kébili et Tataouine demeurent les plus réussies grâce à la conclusion des conventions entre les sociétés concernées et la Banque de financement des petites et moyennes entreprises (BFPME), la Banque tunisienne de solidarité(BTS) et les associations de petits et moyens crédits .

Il a rappelé, dans ce contexte, que la Compagnie des Phosphates de Gafsa (CPG) et le Groupe chimique Tunisien(GCT) assurent le paiement des salaires de 11090 agents moyennant, en 2017, une enveloppe de 134,3 millions de dinars avec une hausse de nombre d’employés de 525% depuis 2011.

Ces agents travaillent dans sept sociétés opérant dans le secteur de l’environnement, de jardinage et de plantation, crées dans le cadre de la RSE.

Les députés ont estimé que l’argent accordé dans le cadre de la RSE constitue une forme de ” corruption sociale” et n’a pas atteint le stade de l’action dans le domaine du développement, mettant l’action sur la nécessité de consacrer la transparence et l’efficacité et de changer les choix du développement dans les régions.

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La commission de l’industrie, de l’énergie, des ressources naturelles, de l’infrastructure de base et de l’environnement a reporté, jeudi, l’examen du projet de loi relatif à l’adoption de l’annexe numéro 3 amendé de la convention et ses annexes relatifs au permis de prospection d’hydrocarbures dénommé “Borj El Khadhra”, à la demande du ministre de l’énergie, des mines et des énergies renouvelables Khaled Kaddour.

Le report de cet examen intervient à la lumière de la décision de la société italienne des hydrocarbures “Eni” de quitter la Tunisie en raison de la baisse des opérations de prospection et de développement, en plus des protestations sociales et du contexte économique mondial.

La formulation de ce projet sera examiné suivant la position finale d'”Eni” de quitter la Tunisie, ce qui pourrait entraîner le changement de la formulation d’accord de prorogation à accord d’octroi de permis au cas ou une autre société est chargée de la prospection.

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Le ministère de l’Energie, des Mines et des Energies Renouvelables a annoncé, mardi, dans un communiqué, de nouvelles nominations à la tête de directions au sein du département ministériel et aussi à la tête de plusieurs entreprises sous sa tutelle.
Il s’agit des nominations suivantes :
-Mounir Romdhani, chef de Cabinet du ministre de l’Energie, des Mines et des Energies Renouvelables
– Taieb Yahiaoui: Directeur général des hydrocarbures
– Mohsen Mansouri: Directeur général de la coopération internationale
-Habib Zgolli: directeur général de l’Electricité et des Energies Renouvelables
En ce qui concerne les entreprises, le ministère de l’Energie a procédé aux nominations suivantes:
– Mokhtar Hajji : Président directeur général de la Compagnie Tuniso-Koweito-Chinoise de pétrole (CTKCP)
– Mohamed idoudi: Président directeur général de la Compagnie Tunisienne de Forage (CTF)
– Kacem Arous: Président directeur général de la Société Italo-Tunisienne d’Exploitation Pétrolière (SITEP)
– Slim Triki: Président Directeur général de la Compagnie des Transports par Pipe-lines au Sahara (TRAPSA)
– Houcine El Miri: Directeur général de la Société Tuniso-Indienne des Engrais (TIFERT)
– Slim SEKIK: Directeur général de la Société des Services pétroliers (THyna Petrolium Services-TPS)
– Nejib Chaabane: Directeur général de la société MARETAP
– Wided Maalel: Directrice générale adjointe de la Société tunisienne de l’Electricité et du Gaz (STEG)
– Ghassen Zaoui: Directeur général Adjoint de la Société Tunisienne des Industries de Raffinage (STIR)

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