AccueilLa UNEInvestissement : C'est la qualité qui manque le plus

Investissement : C’est la qualité qui manque le plus

La relance de l’investissement constitue, avec l’amélioration du climat des affaires et le soutien aux couches sociales démunies, la trame du Programme National des Réformes, a indiqué récemment le ministre de l’Economie et de la planification, Samir Saied.

Il n’y a pas de création de richesses sans investissement, mais il ne peut  y avoir d’investissement sans un climat d’affaires incitatif à même d’assurer, entre autres, la stabilité sociale à travers la répartition équitable des fruits de la croissance.

Or, selon le rapport de l’Institut tunisien de la compétitivité et des études quantitatives, sur l’évolution de l’économie tunisienne durant la dernière période, qui a défrayé, ces derniers jours, la chronique, l’effort d’investissement dans le pays  a fortement régressé, chutant de 24% du PIB en 2010 à environ 16% en 2022.

Le plus grave est que cette contraction en volume s’est accompagnée par « un manque d’efficacité de l’utilisation des investissements » a constaté le rapport. C’est dire que la régression a concerné également la qualité des investissements.

 Comme on peut le comprendre, il s’agit des investissements effectués par le secteur privé.

Indice significatif à cet égard : l’augmentation des créances professionnelles impayées ou en contentieux. Leur part a dépassé 14% en 2020, d’après le rapport mentionné qui révèle que le secteur des services, principalement le commerce, la réparation automobile, les articles domestiques, les hôtels et les restaurants accaparent les parts les plus élevées de ces créances.

Le pullulement, ces dernières années, des nouveaux cafés et établissements similaires dans la capitale Tunis et partout en Tunisie, comme chacun peut le constater, en offre un exemple instructif.

Une partie du secteur privé semble devenir de plus en plus indolente, a noté un commentateur. On cherche le profit facile au moindre risque. Au moment où de grands espoirs sont fondés, justement, sur la participation du secteur privé pour réaliser les objectifs tracés dans la période à venir.

 Dans les mêmes déclarations, le ministre de l’Economie et de la planification a affirmé « qu’à travers l’ensemble de nos programmes, le secteur privé sera l’auteur principal de l’investissement, de la création de l’emploi et des richesses, ainsi que  de l’export sur les marchés extérieurs. ».                                                     

Rôle des banques

  A cet égard, disent des experts, les banques tunisiennes, en tant que prêteurs et bailleurs de fonds pour le financement des projets économiques, peuvent assumer un rôle de premier plan dans l’orientation des investissements vers les secteurs exclusivement productifs, notamment la création d’usines et d’établissements industriels performants, ou encore le lancement de projets agricoles productifs, grands et petits.

lles peuvent le faire en refusant de financer les activités « improductives » et en se concentrant sur les projets productifs. A moins d’admettre, avec certains spécialistes et des ONG très connues de la place, que l’économie tunisienne s’est transformée, durant la dernière période, en une économie de rente au service de quelques lobbys et dont la réparation passe par sa reconstruction en profondeur.

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