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L’Etat hébreu revient hanter l’Assemblée des représentants du peuple (ARP). Cette fois il s’agit de la criminalisation de la normalisation avec Israël, une affaire qui commence à devenir un vieux serpent de mer. Il était question, à un moment, dans la liesse de la confection de cette Constitution qu’on voulait “la meilleure du monde“, de le graver dans le texte fondateur de la 2ème République. Mais le Parlement a reculé devant l’immensité, la complexité et les implications de la tache. Le dossier est revenu, comme un boomerang, mais sous la forme d’un projet de loi que l’ARP devait examiner la semaine dernière. Deuxième recul : Les débats ont été reportés, malgré les vociférations du Front populaire, qui a accusé, vendredi 09 février 2018, la majorité parlementaire – Nidaa Tounes et Ennahdha – de “manipuler les procédures” et de “céder aux pressions pour faire capoter le projet de loi“. Le FP n’a pas tort, car sur ce coup la coalition au pouvoir est bien tentée de manger son chapeau, pour les raisons que l’on sait : Derrière Israël il y a les Etats-Unis. Se mettre à dos Tel-Aviv ça passe encore, mais irriter le pays de l’Oncle Sam, avec à sa tête l’irascible Donald Trump, c’est une toute autre histoire…

La dernière fois que la question israélo-palestinienne a mis le feu à l’ARP, c’est quand Trump a provoqué un tollé planétaire en reconnaissant Jérusalem comme la capitale de l’Etat hébreu. Depuis le président américain, sous les tirs nourris de la communauté internationale, a, semble-t-il, radouci le ton et tenu des discours où il y a comme une inflexion de sa politique internationale et de son rapport au monde. Il a même demandé à Israël de faire des concessions pour ne pas atomiser définitivement le processus de paix avec les Palestiniens, dont le pouls est au plus bas ces dernières années. Dans cette affaire, les USA ont presque été unanimement condamnés lors de l’Assemblée générale des Nations Unies. Mais les scènes qu’on a vues en Tunisie, que ce soit à l’ARP (avec des débats passionnés, enflammés et cet immense drapeau palestinien bien en évidence) et dans les rues, on ne les a pas vues même chez ceux qui prétendent être les premiers soutiens de la cause palestinienne et qui nous rebattent les oreilles avec ça lors des prêches du vendredi. Je parle, évidemment, des pays du Golfe. Elle est ainsi faite la Tunisie post-révolutionnaire : Entière, sans demi-mesures, passionnée… Certes la cause est juste, le combat légitime, l’action noble, mais sa flamboyance, ses fulgurances et ses excès mettent la diplomatie du pays dans une situation délicate.

Avoir les moyens de son indignation, “that is the question”

Avant cette affaire il y a eu l’assassinat, en pleine rue, devant sa maison, de Mohamed Zouari. C’était le 15 décembre 2016. Un meurtre que Israël avait, à demi-mots, revendiqué, en ayant même l’outrecuidance d’asséner qu’il allait continuer à traquer ceux qui menaçaient sa sécurité. La même ARP s’était embrasée autour de cette affaire, avec force condamnations, déclarations fracassantes, pour finir par exiger que toute la lumière soit faite par une Commission d’enquête parlementaire et que l’exécutif tunisien aille jusqu’au bout, en termes de représailles diplomatiques. Ce que le gouvernement s’était engagé à faire. On connait la suite. La passion, et c’est hélas récurrent, est retombée à l’ARP et d’autres sujets ont pris le dessus.  Zouheir Maghzaoui, député du Bloc démocrate, a bien relancé, samedi 10 février 2018, le ministre de l’Intérieur sur l’avancement de l’enquête, mais c’était surtout pour la forme. Ce dossier n’est plus une priorité pour l’ARP, et le ministre l’a bien compris, il s’est même permis de botter en touche en déclarant, le plus tranquillement du monde : “Je ne suis pas habilité à donner des détails sur ce dossier, état donné qu’il est désormais entre les mains du pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme”, rapporte Shems FM…

Israël, c’est un fait incontestable, est un Etat-voyou, le seul qui s’autorise à s’asseoir sur les résolutions de l’ONU sans qu’aucune tuile ne lui tombe sur la tête. On ne les compte plus les condamnations et injonctions des Nations Unies qu’ils a bravées, piétinées allègrement. Et ça n’empêche pas son Premier ministre de se balader partout dans le monde, alors que d’autres chefs d’Etats moins costauds se planquent et jouent à cache-cache avec la CPI, pour cause d’accusations de crimes de guerre, crimes contre l’humanité. Mais Israël lui n’en a commis aucun de ces crimes ! Il est vrai que quand on a les Etats-Unis comme soutien indéfectible, que ce soit avec un démocrate ou un républicain à la Maison Blanche (Barack Obama, quels que soient ses mérites par ailleurs, n’a pas fait mieux ou pire que Donald Trump sur ce dossier), on a le temps de voir venir. La même administration américaine que le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, était allé voir, pour, entre autres, le convaincre de ne pas raboter l’aide financière. Les mêmes Américains qui appuient en ce moment les entreprises tunisiennes à l’export et dont l’ambassadeur a pris des engagements, à Gasfa. Cette aide, dont la Tunisie a cruellement besoin, fixe justement les limites de l’indignation, de la protestation, quels que soient les motifs de la colère.

Pour avoir les moyens de son indignation, il ne faut pas tant dépendre du soutien étranger. Or la Tunisie est loin d’être en mesure de couper le cordon. C’est cette même logique qui pousse le berceau du printemps arabe à avaler la dernière gifle de la Commission européenne et à retourner à Bruxelles, pour plaider sa bonne foi et pour, in fine, quémander… une aide financière. Pour avoir une diplomatie qui peut se permettre d’envoyer paitre les Etats-Unis et l’Union européenne, il faut être assis sur une économie solide qui ne doit à aucun partenaire sa survie. C’est le cas de la Russie, de la Chine, de la Turquie dans une moindre mesure, etc. Mais je ne vous apprends rien en vous disant que la Tunisie est très loin de pouvoir en dire autant…

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Après s’être mis à dos le monde entier et après avoir directement menacé les Etats qui oseraient condamner à l’ONU sa décision de reconnaitre Jérusalem comme la capitale d’Israël, le président américain, Donald Trump, est, semble-t-il, devenu un peu plus raisonnable et plus équilibré dans sa position. Il a même fait comprendre à Israël qu’il faudra faire des “compromis” pour donner une chance à un accord de paix avec les Palestiniens, rapporte ce vendredi 09 février 2018 le quotidien Hayom Israël, repris par l’agence Reuters.

Dans cet entretien avec ce journal qualifié de conservateur, Trump est revenu sur son tollé du 6 décembre 2017, qu’il considère comme un fait marquant de son début de mandat.
Je voulais clarifier le fait que Jérusalem est la capitale de l’Etat d’Israël. Concernant les frontières spécifiques, j’apporterai mon soutien à ce que les deux camps décideront entre eux“, a-t-il indiqué. “Je pense que les deux camps doivent faire des concessions importantes afin de parvenir à un accord de paix“, a-t-il ajouté.

Reste à convaincre les Palestiniens de la bonne foi du président américain. Mahmoud Abbas avait asséné qu’après ce qu’il a fait, Trump a perdu toute crédibilité en tant qu’artisan de la paix et qu’il n’agréerait aucun plan de sortie de crise de sa part. Courroucé, Trump avait rétorqué qu’il allait couper les vivres aux Palestiniens s’ils tournent le dos aux négociations…

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CP : TOI

Les avocats du Premier Ministre israélien Benjamin Netanyahu cherchent à tout prix à arrêter la diffusion d’un enregistrement très embarrassant de son fils, évoquant le coup de pouce fourni par son père pour faciliter un contrat gazier de 20 milliards de dollars.

L’enregistrement de la conversation qui a eu lieu devant un club de strip-tease remet en avant les liens suspects de la famille Netanyahu avec des hommes d’affaires fortunés, des liens qui font déjà le sujet d’affaires en justice contre le PM, rapporte The Guardian.

Selon la chaîne israélienne ILTV, l’enregistrement avec les voix de Yair Netanyahu et Ori Maimon (fils du guru gazier Kobi Maimon, actionnaire dans Isramco, propriétaire des champs gaziers Tamar) évoque une discussion à propos du paiement de l’addition d’un club de strip-tease qui s’élève à 400 Shekels (soit près de 116 dollars). “… Mon père a fait une bonne affaire pour ton père, ils s’est bien battu pour cette affaire au Knesset, frère…”, semble avoir dit Netanyahu junior. “… Papa a arrangé une affaire de 20 milliards de dollars pour ton père, et toi tu ne veux pas payer 400 shekels pour moi ?” poursuit-il.

L’enregistrement semble remonter à 2015, alors qu’Israël était en pleine controverse au sujet des permis d’exploitation des champs de gaz naturel récemment découverts.

Netanyahu, père d’un fils de 26 ans réputé pour son comportement grossier, fait déjà le sujet d’une vague de colère pour ses relations suspectes avec des hommes d’affaires fortunés.

La diffusion de l’enregistrement parvient alors que le Premier Ministre israélien attend les résultats des investigations menées par la police au sujet de deux affaires de corruption à son encontre, connue sous l’affaire 1000.

Les israéliens se sentent préoccupés par la lenteur d’avancement des investigations, et organisent des démonstrations hebdomadaires appelant à la démission de Benjamin Netanyahu.

Yossi Cohen, défendant la famille Netanyahu, a envoyé une lettre urgente à Israel Television News lundi, l’appelant à retirer tous les enregistrements mis à la disposition du public.

Cohen parle d’un enregistrement qui vient dans un contexte de “chasse aux sorcières” qualifiant la prise de l’enregistrement d’une conversation entre “deux jeunes entrain de boire de l’alcool” comme un geste “bas”.

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Après le cadeau royal du président américain, Donald Trump, qui, contre vents et marées, a reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël, le Parlement israélien a enfoncé le clou en votant un projet de loi qui bousille toute chance pour les Palestiniens d’avoir un jour une capitale digne de ce nom à Jérusalem-Est. En effet la Knesset a vidé de sa substance tout futur accord de paix en adoptant ce mardi 02 janvier un projet de loi qui exige un vote favorable de 2/3 des députés avant la cession de certains morceaux de Jérusalem aux autorités palestiniennes, rapporte l’AFP.

Le texte, soumis par une députée du parti nationaliste religieux Foyer juif et qui est passé à 64 voix pour et 51 contre, ne s’arrête pas là, il ouvre également la voie à une redéfinition de la notion de zone municipale. Concrètement, certaines parties de la ville de Jérusalem peuvent être décrétées “entités séparées“, d’après un communiqué du Parlement, ce qui permet d’arracher, en toute légalité, ces endroits aux Palestiniens si un jour ils étaient en mesure de revendiquer un Etat à part entière, ce qui est de moins en moins probable après ce qu’a fait Trump.

Nous avons garanti l’unité de Jérusalem“, a fièrement tweeté après le vote le ministre de l’Education Naftali Bennett, leader du Foyer juif.
Le mont des Oliviers, la Vieille ville et la cité de David resteront nôtres à jamais“, a-t-il indiqué, faisant allusion à des lieux nichés dans la partie palestinienne de Jérusalem, dont le quartier de Silwan.

Dov Khenin, un élu de l’opposition, est lui d’avis que cette nouvelle loi devrait être nommée “la loi pour empêcher la paix” et nourrit la crainte qu’elle ne débouche sur “un bain de sang“.

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Dans la partie est de Jérusalem, les Palestiniens dont les logements sont déclarées illégaux par Israël sont forcés de réduire en cendres leurs propres maisons, rapporte Sputnik.

Comme la ville de Jérusalem se trouve au cœur du conflit israélo-palestinien, la propriété, le logement et les colonies israéliennes représentent des problèmes brûlants.

D’après la même source, qu’Israël a forcé des milliers de Palestiniens à quitter leur foyer et a créé une grave pénurie de logements. Depuis 1967, la population palestinienne a quadruplé, jusqu’à 300.000 personnes, soit près de 40% de la population de la ville.

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Le moins qu’on puisse dire est que les “amis” des Etats-Unis ne se bousculent pas pour installer leurs ambassades à Jérusalem après la décision très controversée du président américain, Donald Trump, de la reconnaitre comme la capitale d’Israël. A ce jour, le Guatemala est la seule nation à avoir annoncé le déménagement de son ambassade de Tel Aviv à Jérusalem, rapporte l’agence Reuters. Le président guatémaltèque, Jimmy Morales, l’a fait savoir hier dimanche 24 décembre 2017, dans la droite ligne de son vote en faveur de la décision de Trump lors de l’Assemblée générale des Nations unies.

Morales a posté sur son compte Facebook qu’il a auparavant conversé avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu. “Je félicite mon ami (Morales) pour sa décision audacieuse de transférer l’ambassade de son pays en Israël à Jérusalem“, s’est réjoui sur Twitter le président du Parlement israélien, Yuli Edelstein. Il a ajouté  “Votre décision prouve que votre pays et vous-mêmes êtes de vrais amis d’Israël“.
Même son de cloche chez la ministre israélienne de la Justice, Ayelet Shaked, qui salue une “décision courageuse” et parie sur le fait que d’autres Etats vont marcher sur les traces des Etats-Unis et du Guatemala.

A rappeler que jeudi 21 décembre 2017 à l’ONU, 128 pays ont voté en faveur de la résolution condamnant la décision de Trump et demandant formellement sa révision.
Neuf nations ont voté contre ce texte et 35 autres se sont abstenues. Vingt et une autres n’ont pas pris part au vote. A noter que parmi les pays qui se sont opposés à la résolution figuraient le Guatemala et le Honduras.
Trump avait tout fait pour faire capoter le vote en menaçant de geler le soutien financier des Etats-Unis aux pays qui se dresseraient contre lui. Cela n’a pas empêché des pays que les USA aident copieusement (l’Égypte, le Kenya, le Nigeria, la Tanzanie, l’Éthiopie…) de voter en faveur de la résolution…

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Après avoir secoué les Etats arabes pour reconnaitre, symboliquement, Jérusalem-Est comme la capitale des Palestiniens, la Turquie déplace la bataille à l’ONU. Le président Recep Tayyip Erdogan a fait savoir ce vendredi 15 décembre 2017 qu’il allait saisir le Conseil de sécurité de l’ONU pour tenter de casser la décision du président américain, Donald Trump, de reconnaitre Jérusalem comme capitale d’Israël. “Nous allons oeuvrer à l’annulation de cette décision injuste, d’abord au Conseil de sécurité de l’Onu et, s’il y a un veto, à l’Assemblée générale“, a déclaré Erdogan dans une allocution diffusée par visioconférence à Konya, en Anatolie, où s’étaient massés de nombreux partisans, rapporte l’agence Reuters.

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On ne sait pas si cela relève de la Méthode Coué, mais le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, semble croire “que tous les pays européens, ou la plupart d’entre eux, vont transférer leurs ambassades à Jérusalem, reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël et s’engager fermement” aux côtés d’Israël “pour la sécurité, la prospérité et la paix“. Il a tenu ces propos ce lundi 11 décembre 2017, peu avant sa réunion à Bruxelles avec les ministres des Affaires étrangères des Vingt-Sept, , rapporte l’agence Reuters.

Pour lui, le fait que Trump brise le statu quo de ses prédécesseurs sur le statut de Jérusalem est une excellente chose pour la paix au Proche-Orient.”Cela rend la paix possible parce que reconnaître la réalité est la substance de la paix, le fondement de la paix“, a affirmé Netanyahu, droit dans ses bottes, lors d’un point presse. “Il y a aujourd’hui un effort de l’administration américaine pour promouvoir une nouvelle proposition de paix“, a-t-il ajouté. Une initiative pour la paix que lui et le président américain sont les seuls à voir pour le moment…

Le Premier ministre israélien a invité les Palestiniens à reconnaître Israël comme l’Etat juif et à avaliser le fait que Jérusalem est la capitale de cet Etat. “Il est temps que les Palestiniens reconnaissent l’Etat juif et qu’ils reconnaissent qu’il a une capitale. Elle s’appelle Jérusalem“, a-t-il asséné. “Je pense que même si nous n’avons pas d’accord pour le moment, cela peut intervenir dans l’avenir“, a-t-il indiqué.

A noter que c’est cela fait 22 ans qu’un responsable israélien n’avait pas mis les pieds au siège l’Union européenne, c’est dire les sentiments que l’UE inspire à l’Etat hébreu, des Européens qui ont la réputation d’être plutôt du côté des Palestiniens. La chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a d’ailleurs rappelé que l’UE est toujours sur sa ligne traditionnelle, celle du “consensus international” pour déterminer le sort de Jérusalem et qu’il n’est pas question pour le moment de le reconnaitre comme la capitale d’Israël.
L’UE, a-t-elle ajouté, s’en tient à la solution des deux Etats, l’un palestinien et l’autre israélien. Dans ce sens, les initiatives pour la paix vont se poursuivre et une rencontre avec Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne, est programmée à janvier 2018.

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Noureddine Ben Ticha, conseiller auprès du président de la République en charge des relations avec l’ARP et les partis politiques, est passé sur Shems Fm ce vendredi 8 décembre pour évoquer essentiellement la décision du président américain, Donald Trump, de reconnaitre Jérusalem comme capitale de l’Etat hébreu.
Il est revenu sur la position de Béji Caïd Essebsi : Le rejet catégorique de la mesure prise par Trump,  son soutien inconditionnel à la Palestine et au peuple palestinien. Ben Ticha a confirmé que BCE convoquera l’ambassadeur américain, Daniel H. Rubinstein, aujourd’hui pour lui dire tout le mal qu’il pense de ce projet.
Il a ajouté que le chef de l’Etat aura un entretien lundi prochain avec son homologue français, Emmanuel Macron, pour évoquer les conséquences de cette décision sur le processus de la paix israélo-palestinien.
Le conseiller de BCE a déclaré qu’une action politique et diplomatique coordonnée pourrait permettre de limiter la casse, voire aboutir à l’annulation de la décision. C’est d’ailleurs la seule voie pour changer concrètement la situation, selon lui.

Il a appelé à éviter toute réaction émotionnelle qui pourrait ternir l’image de la Tunisie, tels que les débordements violents qui se sont produits à l’ambassade américaine à Tunis en 2012.

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Le président de la République, Béji Caïd Essebsi, a affirmé “l’engagement indéfectible de la Tunisie à ne ménager aucun effort aux côtés de pays frères et amis pour mobiliser le soutien international et placer de nouveau la cause palestinienne au cœur des préoccupations de la communauté internationale”.
La Tunisie est résolue “à arracher une reconnaissance totale quant au droit du peuple palestinien à instaurer un Etat indépendant avec pour capitale Al Qods Al-Charif”, a souligné le président de la République dans un message adressé jeudi au président palestinien Mahmoud Abbas.
Dans ce message, le président de la République réaffirme le soutien absolu de la Tunisie à la cause palestinienne et son entière solidarité avec le peuple palestinien suite à l’annonce de l’administration américaine de reconnaitre Al Qods capitale d’Israël et d’y transférer son ambassade.
“En cette conjoncture difficile, tous les pays arabes et musulmans et toutes les forces éprises de paix doivent agir en toute urgence pour éviter que des décisions similaires soient prises à l’égard de la ville d’Al Qods, qui constitue une partie intégrante des territoires occupés depuis 1967”, lit-on dans le message. Le chef de l’Etat a estimé que la décision américaine est “une violation flagrante des droits historiques du peuple palestinien et une atteinte à ses aspirations légitimes à obtenir sa liberté et son indépendance”.
C’est également “une violation manifeste des résolutions internationales y afférentes et des accords entre les parties palestinienne et israélienne sous l’égide des Etats Unis, en vertu desquels le statut de la ville d’Al Qods doit être examiné dans le cadre des négociations pour un règlement définitif”, soutient le président de la République.
Et d’ajouter que “la prise d’une telle décision fait preuve de partialité manifeste en faveur d’Israël et d’infraction aux Chartes internationales rendant difficile la relance du processus de paix. Une décision qui contribue aussi à raviver les tensions et à déstabiliser la région, outre le fait qu’elle constitue une provocation qui offense les sentiments de la Oumma arabe et islamique”.

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L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a tenu, jeudi, une plénière extraordinaire pour protester contre la décision du président américain, Donald Trump, de reconnaitre Al-Qods, capitale d’Israël, et de transférer l’ambassade des Etats-Unis de Tel-Aviv à Al-Qods.
L’hémicycle s’est paré de deux grands drapeaux aux couleurs nationales palestiniennes et tunisiennes et les députés ont placé sur leurs pupitres des bannières palestiniennes et des photos de la ville d’Al-Qods et du Dôme du Rocher sur lesquelles ont été inscrites : “Al-Qods, capitale éternelle de la Palestine”.
Au début de la plénière, les députés ont scandé des slogans réclamant la libération de la Palestine et rejetant la normalisation avec l’entité sioniste.
Pour sa part, le président du Parlement, Mohamed Ennaceur, a annoncé l’organisation, ce jeudi, d’un mouvement de protestation Place du Bardo et, vendredi, d’un rassemblement pour protester contre la décision de l’administration américaine.
La parole a été donnée ensuite aux présidents des groupes parlementaires qui ont dénoncé la décision des Etats-Unis de reconnaitre Al-Qods, capitale d’Israël, et de transférer leur ambassade à Al-Qods.

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Le Président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, note avec une profonde préoccupation la décision du Gouvernement américain, annoncée ce jour, de reconnaître Jérusalem comme la capitale de l’Etat d’Israël. Il regrette cette décision qui ne fera qu’accroître les tensions dans la région et au-delà et compliquer davantage la recherche d’une solution au conflit israélo-palestinien.

Le Président de la Commission réitère la solidarité de l’Union africaine avec le peuple palestinien et son soutien à sa quête légitime d’un État indépendant et souverain ayant Jérusalem-Est comme capitale. Dans ce contexte, il appelle à des efforts internationaux renouvelés pour trouver une solution juste et durable au conflit reposant sur l’existence de deux États, Israël et Palestine, vivant côte-à-côte, en paix et en sécurité, dans le cadre des décisions pertinentes de l’Union africaine et des Nations unies.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a estimé jeudi que la décision de Trump de reconnaître Al- Qods comme capitale d’Israël “constitue un coup dur pour les droits du peuple palestinien et pour sa cause“.
La Tunisie et le peuple tunisien soutiendront toujours le peuple palestinien“, a-t-il déclaré en marge de l’ouverture d’une conférence tenue sur l’Accélération de la mise en œuvre des projets dans les énergies renouvelables.

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L’Union tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTICA) a condamné jeudi, fermement, la décision du président américain Donald Trump de transférer l’ambassade américaine à Al-Qods.
Elle estimé dans un communiqué que cette “grave décision” constitue une “violation flagrante du droit international”, du droit peuple palestinien à “l’autodétermination et à la création d’un Etat Palestien indépendant” notant qu’elle est de nature à saper le processus de paix .
L’UTICA a réitère son soutien absolu et sans équivoque au peuple palestinien et à sa lutte légitime pour recouvrer ses droits et récupérer ses terres occupées et appelé toutes les forces pacifiques du monde à exprimer leur rejet de cette résolution qui aura des conséquences très graves sur la région.
La communauté internationale ne reconnaît pas la souveraineté d’Israël sur la totalité de la ville d’Al-Qods, qui abrite des lieux saints pour à la fois les religions juive, chrétienne et musulmane. Une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU sur cette question a été programmée pour vendredi, selon la présidence japonaise du Conseil.

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Le président de la République, Béji Caïd Essebsi, a eu mercredi un entretien téléphonique avec son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan.
Selon un communiqué de la présidence de la République, la conversation téléphonique a porté sur les développements au Moyen-Orient, notamment à la lumière de l’éventuelle exécution par les Etats-Unis de sa décision de transférer son ambassade de Tel-aviv vers Al-Qods occupé.
A cette occasion, les deux présidents ont souligné l’impératif de préserver le statut légal et historique d’Al-Qods et de respecter les résolutions internationales y afférentes et qui prévoient que “la situation d’al-Qods est statué au terme des négociations autour de la situation finale “.
Ils ont également jugé indispensable d’éviter tout acte qui risque de réduire à néant les efforts de relance du processus de paix au Moyen-Orient et de pousser la région vers un surcroit de tension et d’instabilité.
Se félicitant de l’évolution des excellentes relations de fraternité et de coopération établies entre les deux pays, les présidents tunisien et turc ont examiné les perspectives de développement des relations bilatérales, notamment à la lumière de la visite qu’effectuera les 26 et 27 décembre 2017 le président turc Recep Tayyip Erdo?an en Tunisie, à l’invitation de son homologue tunisien, Béji Caïd Essebsi.

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Manifestement le concert mondial de désapprobations n’aura aucune prise sur le président américain, Donald Trump : Jérusalem sera, à ses yeux, la capitale de l’Etat hébreu. Il en fera l’annonce ce mercredi 06 décembre 2017, selon l‘AFP, piétinant des décennies de tradition diplomatique qui ont fait des USA un interlocuteur crédible aussi bien pour les Palestiniens que pour les Israéliens, plus ou moins à équidistance avec les causes des uns et des autres. Pourtant ce ne sont pas les mises en garde qui manquent !

La Chine, le Royaume-Uni, tous deux membres permanents du Conseil de sécurité et l’ONU ont embrayé sur les alertes de la Turquie, de la Jordanie, de l’Arabie saoudite, de la Ligue arabe… Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, “s’est exprimé à de nombreuses reprises, y compris sur ce sujet, et il a dit que nous devons tous nous montrer très prudents quant à ce que nous faisons“, a confié l’envoyé spécial de l’ONU au Proche-Orient, Nickolay Mladenov, lors d’une conférence à Jérusalem.
L’avenir de Jérusalem est quelque chose qui doit être négocié avec Israël et les Palestiniens assis côte à côte dans des négociations directes“, a ajouté Mladenov.

Pékin nourrit des inquiétudes sur “une possible escalade des tensions” dans la région.

Le chef de la diplomatie britannique, Boris Johnson, a fait part de sa “préoccupation“, arguant que le sort de Jérusalem doit être négocié et que Londres ne suivra pas Washington sur ce coup.

Le Pape vient de déclarer à propos de ce projet de Trump : “Je ne peux taire ma profonde inquiétude (…). J’adresse un appel vibrant pour que tous s’engagent à respecter le statu quo de la ville, en conformité avec les résolutions pertinentes de l’ONU“, pour ne pas créer d’autres sources d’affrontements dans un monde qui n’en manque pas.

Trump nous a habitués à des projets complètement fous de ce type, comme le fait d’ériger un mur entre les USA et le Mexique pour stopper, selon lui, les hordes de migrants, trafiquants de drogue et autres criminels ; comme le fait d’interdire aux ressortissants de 7 pays l’accès au territoire américain, au motif, dit-il, qu’il protège ses concitoyens contre le péril terroriste ; comme le fait de déchirer l’Accord de Paris sur le climat ; le fait de réserver le même sort à l’Accord sur le nucléaire iranien, pour lequel Barack Obama s’est dépensé sans compter, etc. Mais là en touchant Jérusalem, il fait incursion sur un terrain qui cristallise les passions, ou plutôt les haines, depuis des décennies, au bas mot, avec des risques certains de déflagrations que seul l’étrange Trump ne voit pas… ou fait mine de ne pas voir pour on ne sait quelle raison. Mais une chose est certaine : Cette entreprise est tellement folle et dangereuse qu’on est à près sûr que le successeur du président américain défera ce qu’il aura fait.

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L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a dénoncé lors de la séance plénière ce mardi une “manœuvre sioniste” et une “démarche opportuniste visant à diviser les rangs africains vis-à-vis de la cause palestinienne et à porter atteinte aux principes de l’Union africaine et ses positions constantes de soutien aux mouvements de libération nationale dans le monde”.
Dans une déclaration dont lecture a été donnée par le président de l’ARP, Mohamed Ennaceur, l’Assemblée a fait part de son refus de l’invitation lancée par Israël aux présidents de sept parlements d’Etats africains (Rwanda, Ghana, Ouganda, Cameroun, Tanzanie, Seychelles et le sud du Soudan) pour participer du 5 au 7 décembre 2017 à une conférence parlementaire de la Knesset d’Israël.
La dernière journée de cet évènement sera consacrée à une visite des territoires occupés en 1967 et à la Place Al-Bouraq et le tunnel sous la mosquée d’Al Aqsa.
L’ARP a exprimé son rejet de toute tentative visant à consacrer la politique israélienne colonialiste, à porter atteinte aux droits et libertés des palestiniens, à confisquer leurs terres et à profaner leurs symboles.

L’Assemblée a appelé l’Union parlementaire africaine, le Parlement africain et les parlements des Etats africains invités à cet évènement à “suspendre leur participation et à faire en sorte que ces Etats ne contreviennent pas au droit international”.
“Tout en se remémorant le soutien des peuples africains et de leurs leaders à la cause palestinienne juste, l’ARP insiste sur la gravité de cette visite aux territoires occupées en 1967, ce qui constitue une violation flagrante de la légalité internationale et de la résolution de l’UNESCO considérant la place Al-Bouraq comme un site musulman”, souligne la déclaration.
Après lecture de la déclaration, la séance plénière de l’ARP a approuvé la proposition présentée par plusieurs députés représentant les différents groupes parlementaires pour l’ajout d’un paragraphe “dénonçant le fait que le président américain Donald Trump pourrait reconnaitre Al Qods comme capitale de l’entité sioniste”.
Les députés ont appelé le président de la République à “agir pour empêcher cette reconnaissance”.
SEH

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Après la Jordanie, la Ligue arabe et l’Arabie saoudite, c’est au tour de la Turquie d’alerter sur les conséquences du projet complètement fou du président américain, Donald Trump : Reconnaitre Jérusalem comme la capitale de l’Etat hébreu. Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a déclaré ce mardi 05 décembre 2017 qu’il pourrait aller jusqu’à rompre les relations diplomatiques avec Israël si Trump va jusqu’au bout, une intention que lui prêtent ses proches.

Pour Erdogan, un tel affront ne passerait pas chez les musulmans. “Je suis peiné de voir que les Etats-Unis s’apprêtent à reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël“, a-t-il déclaré lors d’une rencontre entre les députés de son mouvement, l’AKP (Parti de la justice et du développement).
Il a ajouté : “M. Trump, Jérusalem est pour les musulmans la ligne à ne pas franchir. C’est violer le droit international que de prendre une décision en faveur d’Israël alors que les plaies de la société palestinienne continuent de saigner (…). Cela pourrait conduire aussi loin qu’une rupture des relations de la Turquie avec Israël. Je mets en garde les Etats-Unis : ne prenez pas une telle mesure qui aggravera les problèmes de la région“, rapporte l’agence Reuters.

Le ministre israélien de l’Education, Naftali Bennett, a rétorqué ceci au président turc. “Il y aura toujours des gens pour critiquer mais en fin de compte il vaut mieux avoir une Jérusalem unifiée que la sympathie d’Erdogan“.

A noter que l’Arabie saoudite, une alliée de Washington, a également mis en garde la Maison Blanche. Son ministère des Affaires étrangères a déclaré que “cette reconnaissance aurait de très graves conséquences et constituerait une provocation pour tous les musulmans“, rapporte l’agence de presse SPA. “Le gouvernement des Etats-Unis devrait prendre en compte les conséquences négatives d’une telle initiative et le royaume (saoudien) espère qu’une telle décision ne sera pas prise“, ajoute SPA.

Pour le moment l’Europe ne s’est pas fait beaucoup entendre sur la question, préférant sans doute les manoeuvres dans les coulisses pour tenter de freiner le président américain et pariant sur le fait que in fine la raison et le bon sens allaient l’emporter…

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Les développements au Moyen-Orient ont été au centre d’un entretien téléphonique entre le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui et son homologue jordanien, Aymen Safadi.
Les deux ministres ont abordé l’appel de la Jordanie à une réunion d’urgence de la Ligue des Etats arabes et de l’Organisation de coopération islamique afin d’examiner les conséquences d’un éventuel transfert de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Al Qods occupée.
Selon un communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères, les deux chefs de diplomatie ont souligné la nécessité de préserver le statut historique et juridique d’Al Qods et de respecter les résolutions internationales qui stipulent que ce statut doit être réglé par les négociations.
Les deux ministres ont souligné la nécessité d’éviter toute action qui saperait les efforts déployés pour relancer le processus de paix au Moyen-Orient et qui pousserait la région vers de nouvelles tensions.

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La Jordanie use de son statut très spécial pour tenter de convaincre le président américain, Donald Trump, que décréter Jérusalem comme la capitale d’Israël est la pire chose qui puisse arriver à la région. La Jordanie, gardienne des lieux saints musulmans de Jérusalem et qui a ratifié en 1994 un traité de paix avec l’Etat hébreu, a fait savoir à l’administration Trump qu’un telle décision aurait des “conséquences graves“, alimentera la violence et torpillera le processus de paix entre Israéliens et Palestiniens, rapporte l’AFP.

A noter que lors d’un forum à Washington hier dimanche 03 décembre, Jared Kushner, beau-fils et conseiller de Trump, a annoncé que ce dernier est en train de fignoler l’éventuel transfert à Jérusalem de l’ambassade des Etats-Unis de Tel-Aviv.
Le ministre jordanien des Affaires étrangères, Aymane Safadi, a aussitôt appelé son homologue américain, Rex Tillerson, pour lui signifier la position et les craintes de son pays, a rapporté l’agence officielle jordanienne Petra.
Safadi a parlé de “conséquences graves pour la stabilité de la région compte tenu de la place importante d’Al-Qods (Jérusalem) pour les Palestiniens, les Jordaniens, les Arabes et les musulmans“.

Même tonalité au Caire, où le chef de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, a confié à la presse que rien ne justifiait” une telle démarche du président américain. “Cela ne servira pas la paix et la stabilité, au contraire cela nourrira le fanatisme et la violence“, a-t-il averti.

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