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Un nouveau rapport récemment publié par Al Jazira Net révèle que la Tunisie figure parmi les 15 pays arabes qui ont été ciblés par un dispositif d’espionnage sophistiqué mis en place depuis 2017 par une société appartenant à l’Etat hébreux, «SNO».

Ce programme jugé très dangereux selon la même source a concerné depuis 2016 les téléphones mobiles de 175 personnes (des opposants, des activistes de la société civile, des journalistes dans le monde arabe à l’instar de la Tunisie, l’Algérie, l’Amérique latine, l’Asie, l’Afrique et plusieurs autres pays). Il s’agit de récolter toutes les données de ces derniers (messagerie vocale, e-mails, Facebook…) et de les utiliser à des fins spécifiques pour le compte d’Israël.

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Trump croit enfin aux vertus d'un Etat palestinien, et a même un plan !

Il lui en a fallu du temps, mais in fine il a fait comme tous ses prédécesseurs, ou presque, comme tous les dirigeants responsables de cette terre qui veulent une vraie paix au Moyen-Orient : Le président américain, Donald Trump, se dit maintenant convaincu des vertus de la solution à deux Etats, un israélien et un palestinien. Après avoir mis le feu aux poudres en décembre dernier en reconnaissant unilatéralement Jérusalem comme la capitale de l’Etat hébreu, Trump crée la surprise. Il peaufine même un plan de paix qu’il va déballer dans deux à trois mois, rapporte Reuters.
Cela nous change de sa tiédeur habituelle sur l’éventualité d’un Etat palestinien, en se bornant à dire, du bout des lèvres, qu’il appuierait la solution à deux Etats si les deux protagonistes l’acceptaient, un scénario de toute façon hautement improbable vu l’énergie que déploie Tel Aviv pour démolir les espoirs des Palestiniens.

J’aime bien une solution à deux Etats. Je pense que c’est ce qui marcherait le mieux (…) C’est ce que je ressens“, a-t-il déclaré lors d’une rencontre aux Nations unies avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, mercredi 26 septembre 2018.
Mon rêve, ce serait que cela soit fait avant la fin de mon premier mandat” en janvier 2021. “Je crois vraiment que quelque chose va se passer” a-t-il ajouté.
Puis il a invité Israël à tendre la main aux Palestiniens…
Je pense que beaucoup de progrès ont été faits. Je pense qu’Israël veut faire quelque chose et aussi que les Palestiniens veulent vraiment faire quelque chose“, a déclaré un Trump très étonnant.

Quant à Netanyahu, il en reste, pour le moment, à sa vieille rengaine qui torpille toute avancée vers la paix depuis son arrivée au pouvoir : Pour que le “rêve” de Trump devienne réalité, “l’Etat palestinien devra être démilitarisé et devra reconnaître Israël comme l’Etat du peuple juif“…

Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne, va s’exprimer demain jeudi à la tribune de l’ONU. On verra ce qu’il pense de la lumière qui est apparue au président américain…

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Les Palestiniens ne sont pas près d'avoir leur Etat

Les tendances actuelles sapent la solution des deux États, a prévenu cet après-midi le Coordonnateur spécial pour le processus de paix au Moyen-Orient, M. Nickolay Mladenov, lors du débat trimestriel du Conseil de sécurité sur la question de Palestine.

Entre le 13 juin et le 12 septembre, la situation entre Israël et la Palestine a été marquée par la poursuite des opérations militaires israéliennes dans le Territoire palestinien, les incertitudes entourant l’avenir du processus de paix et la solution des deux États, le contrôle du Hamas sur Gaza, les actions unilatérales compromettant les efforts de paix, l’affaiblissement de l’appui à l’Autorité palestinienne et les troubles dans la région en général. Le Coordonnateur spécial n’a pas manqué de s’attarder sur la situation financière « grave » de l’Office de secours et de travaux pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA).

Durant cette période, a-t-il poursuivi, aucune mesure n’a été prise pour stopper les activités de peuplement dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est. Quant à la violence, le Coordonnateur spécial a prévenu qu’après le retour au calme dû à l’intervention de l’Égypte et des Nations Unies, les lancements de cerfs-volants et ballons enflammés, les affrontements, les tirs à balles réelles de l’armée israélienne ou les attaques à l’arme blanche par des Palestiniens n’ont pas cessé. Malgré la résolution 2234 du Conseil de sécurité, les provocations, les incitations et les discours incendiaires sont toujours d’actualité, qu’il s’agisse du Hamas ou des autorités israéliennes.

Si la signature des Accords d’Oslo, il y a 25 ans, a été un moment historique qui a rempli d’espoir Israéliens et Palestiniens, cette vision « courageuse » s’est malheureusement effacée, s’est désolé le Coordonnateur spécial, alors que pour la France « la vision d’une paix durable a volé en éclats ». Les deux tiers de l’opinion publique palestinienne estime désormais que la situation a empiré depuis la signature de ces Accords et, ont ajouté les Pays-Bas, plus de 50% des Israéliens et des Palestiniens ne croient plus en la solution des deux États.

Le Coordonnateur spécial a appelé à restaurer l’espoir parce que l’alternative, a-t-il prévenu, ce sont des cycles perpétuels de violence. Il a été appuyé en ce sens par la plupart des délégations pour lesquelles il faut consacrer des efforts à la reprise de négociations israélo-palestiniennes « dignes de ce nom » et qui exige, ont souligné plusieurs délégations, la fin des colonies de peuplement.

D’ailleurs, a rappelé le Coordonnateur spécial, en septembre dernier, la Haut-Représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité a demandé aux autorités israéliennes de revenir sur leur décision de démolir le village bédouin de Khan al-Ahmar, prévenant qu’elle « aurait des conséquences humanitaires graves ». Cet appel avait été relayé en son temps par l’Allemagne, l’Espagne, la France, l’Italie et le Royaume-Uni, a souligné le Coordonnateur spécial.

La reprise des négociations exige aussi, ont argué plusieurs délégations, de régler les causes sous-jacentes des tensions à Gaza, « une poudrière qui risque d’exploser à tout moment » comme l’a dit la France, et « qui n’en a plus pour longtemps », selon le Koweït, compte tenu de sa situation humanitaire et économique d’une gravité sans précédent. Le processus politique ne pourra pas non plus avancer sans une réconciliation intrapalestinienne et le retour à Gaza de l’Autorité palestinienne, a souligné le Royaume-Uni.

La situation financière « grave » de l’UNRWA a également suscité de vives inquiétudes dans la mesure où elle affecte directement des services « vitaux » à plus de cinq millions de réfugiés palestiniens. À cet égard, la Suède a dit organiser, avec la Jordanie, une réunion ministérielle, le 27 septembre, en marge du débat de l’Assemblée générale pour souligner l’importance de l’UNRWA pour la stabilité régionale.

Si, comme l’a rappelé le Coordonnateur spécial, la communauté humanitaire a demandé la somme de 540 millions de dollars pour cette année dont 75% pour Gaza, à ce jour, cet appel n’a été financé qu’à hauteur de 29%. Il a aussi parlé de la décision des États-Unis de geler un appui économique de plus de 200 millions de dollars à la Cisjordanie et à Gaza et de 25 millions de dollars au réseau des hôpitaux à Jérusalem-Est. Le 10 septembre, les États-Unis ont fermé le bureau de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) à Washington arguant du manque de volonté de l’OLP de reprendre les négociations avec Israël et de son intention de saisir la Cour pénale internationale (CPI). Cette fermeture est « un coup dur pour notre travail collectif », a commenté la Fédération de Russie.

Les États-Unis ont préféré axer leur intervention sur « le seul pays qui est à la base de l’instabilité au Moyen-Orient »: l’Iran. Après avoir dénoncé les manœuvres iraniennes en Iraq, les États-Unis ont estimé que tous les pays « soucieux du principe de souveraineté nationale » devraient se montrer inquiets. Tous ceux qui respectent le droit à l’autodétermination du peuple iraquien doivent le défendre, ont-ils martelé.

Les neufs membres du Conseil qui avaient demandé dans une lettre au Secrétariat du Conseil de sécurité que les rapports trimestriels sur l’application de la résolution 2334 soient désormais soumis par écrit, ont réitéré leur demande aujourd’hui. Il s’agit de la Bolivie, la Chine, la Côte d’Ivoire, la Guinée équatoriale, la France, le Kazakhstan, le Koweït, les Pays-Bas, le Pérou et la Suède.

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Le taux de chômage dans le Territoire palestinien occupé a atteint plus de 27% − le plus élevé au monde − et, dans le même temps, le revenu par habitant a diminué et la production agricole a reculé de 11% en raison de la détérioration de la situation socioéconomique au cours de l’année écoulée, selon un rapport des Nations Unies.

Ce rapport publié par la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) indique également que les conditions difficiles liées à l’occupation israélienne touchent de manière disproportionnée les femmes et les jeunes et que la baisse du soutien des donateurs, le gel des activités de reconstruction à Gaza et une consommation des secteurs public et privé non viable financée par le crédit ne présagent rien de bon pour l’économie palestinienne. Les perspectives de croissance sont également assombries par la confiscation de terres et de ressources naturelles opérée Israël.

« En vertu du droit international, Israël comme la communauté internationale sont tenus non seulement d’éviter toute action qui entraverait le développement dans le Territoire palestinien occupé mais aussi de prendre des mesures en faveur du développement dans le Territoire palestinien occupé », a déclaré dans un communiqué de presse Mahmoud Elkhafif, Coordonnateur du groupe de la CNUCED chargé de l’assistance au peuple palestinien.

Toutefois, Israël n’a pas assoupli les restrictions imposées et le soutien des donateurs a fortement diminué pour ne plus représenter qu’un tiers de ce qu’il était en 2008. En outre, en 2017 et au début de 2018, la construction de colonies de peuplement s’est accélérée, note le rapport.

Une réfugiée palestinienne reçoit de l’aide alimentaire dans un centre de distribution de l’UNRWA à Gaza. Les Etats-Unis ont annoncé le 31 août la cessation de son financement à l’UNRWA. Une décision regrettée par l’ONU.
A Gaza, la dépendance à l’égard de l’aide

A Gaza, alors que le blocus dure depuis plus de dix ans, la régression du développement s’accélère et la situation est caractérisée par la dépendance à l’égard de l’aide.

La capacité de production de Gaza a été réduite à néant par trois grandes opérations militaires et un blocus aérien, maritime et terrestre dévastateur. L’opération militaire israélienne de 2008-2009 a provoqué la destruction de plus de 60% du stock total de capital productif, et la grève de 2014 a détruit 85% de ce qui en restait. Les actifs productifs détruits étaient notamment des routes, des centrales électriques, des établissements industriels et commerciaux et des terres agricoles.

Les efforts déployés en faveur d’une amélioration de la situation sont minimes et sont axés sur l’aide humanitaire. Il ne reste donc que peu de ressources pour développer et relancer l’économie productive. Aujourd’hui, le revenu réel par habitant à Gaza est inférieur de 30% à ce qu’il était au début du siècle.

En outre, la crise de l’électricité qui perdure à Gaza s’est aggravée. Au début de 2018, les ménages ne disposaient de l’électricité que pendant deux heures par jour en moyenne. Les coupures d’électricité continuent d’avoir de graves répercussions sur la vie quotidienne car elles paralysent les activités productives et entravent la prestation des services de base.

La CNUCED estime que pour assurer une reprise durable, Israël doit lever le blocus, Gaza et la Cisjordanie doivent être réunifiées sur le plan économique et il faut en priorité s’attacher à surmonter la crise de l’énergie, notamment en permettant à l’Autorité nationale palestinienne d’exploiter les gisements sous-marins de gaz naturel découverts dans les années 1990 en mer Méditerranée.
Restrictions au commerce palestinien

La CNUCED indique également que les restrictions imposées par Israël au commerce palestinien ont un coût économique élevé et exacerbent les conflits et l’instabilité politique parce qu’elles portent atteinte à l’emploi, aux salaires et aux moyens de subsistance du peuple palestinien.

Le rapport précise que la levée de ces restrictions pourrait se traduire à elle seule par une croissance de 10% de l’économie du Territoire, alors que si la situation reste telle qu’elle est, le taux de chômage, dont le niveau est caractéristique d’une économie en dépression, et l’extrême pauvreté ne pourront que persister.

La CNUCED souligne les effets néfastes de l’union douanière créée en 1967, qui établit un libre-échange entre Israël et le Territoire palestinien occupé et au titre duquel les deux économies appliquent les mêmes tarifs extérieurs au commerce avec le reste du monde.

L’union douanière est fondamentalement déséquilibrée en raison des différences structurelles qui existent entre les deux économies et de leurs niveaux de développement très inégaux. À cela vient s’ajouter l’absence de coopération et l’application sélectives et unilatérales des conditions par Israël. De fait, selon le rapport, le Territoire palestinien occupé est isolé des marchés mondiaux plus concurrentiels, en conséquence de quoi une part extrêmement élevée du commerce est détournée vers Israël.

Pour rompre le cycle de la dépossession et de la régression du développement, la CNUCED recommande dans son rapport de remplacer l’union douanière obsolète par un nouveau cadre qui garantirait à l’Autorité nationale palestinienne le plein contrôle de son territoire douanier, de ses frontières et de ses politiques commerciales et industrielles.

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Le Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, a tiré la sonnette d’alarme face à la détérioration de la situation humanitaire et l’escalade des tensions, lors de son intervention lundi 23 juillet 2018 devant le devant le Comité des droits inaliénables du peuple palestinien, réuni au Siège de l’ONU, à New York.

« L’escalade dramatique de la situation humanitaire dans les Territoires palestiniens occupés des derniers mois pourrait engendrer de nouvelles menaces pour la paix dans la région »,  a averti le Haut-Commissaire.

Il est ainsi revenu sur les échanges de tirs « les plus graves depuis l’escalade des hostilités de 2014 » y compris ceux du 14 juillet dernier, aux cours desquels les forces de sécurité israéliennes ont mené au moins 28 frappes aériennes et lancé plus de 50 missiles, provoquant la mort de deux Palestiniens et blessant 35 autres, alors que des groupes armés palestiniens ont lancé 184 roquettes et obus de mortier visant Israël, qui ont blessé trois Israéliens.

S’exprimant par visioconférence, le chef des droits de l’homme a rappelé à toutes les parties que l’usage indiscriminé et disproportionné de la force qui provoque des morts et des blessés dans la population civile est interdit par le droit humanitaire international.

  1. Ra’ad Al Hussein s’est félicité des efforts de l’Egypte et des Nations Unies qui ont récemment permis de parvenir à un cessez-le-feu. Il a toutefois souligné que « la situation reste fragile » et appelé toutes les parties en mesures d’exercer leur influence à le faire pour éviter un autre cycle de violences.

Selon lui, les vagues de violence que connaissent régulièrement les Palestiniens vivant dans la bande de Gaza contribuent à la dégradation de la situation humanitaire déjà extrêmement difficile sur place.

« Le chômage très élevé, la pauvreté, des infrastructures en ruine, une dépendance accrue de l’aide alimentaire et humanitaire et l’avenir politique sont à l’origine d’une précarité multifacettes alarmante qui est entièrement fabriquée par l’homme et entièrement évitable », s’est indigné le Haut-Commissaire devant le Comité.

Zeid Raad Al Hussein a affirmé qu’il est essentiel que les autorités coopèrent avec la Commission d’enquête internationale et indépendante en cours d’établissement afin d’établir les faits et les responsabilités des incidents « choquants » qui ont eu lieu lors des récentes manifestations le long de la barrière entre Gaza et Israël tuant 100 Palestiniens, dont 17 enfants, et en blessant plus de 4100.

S’attaquer aux causes profondes

Le Haut-Commissariat juge impératif de s’attaquer aux causes profondes des récentes manifestations à Gaza, à savoir les conditions de vie difficiles imposées aux Gazaouis, qui sont pour la plupart des réfugiés qui vivent depuis 11 ans sous le blocus israélien.

Le Haut-Commissaire a également dénoncé l’adoption, la semaine dernière, de la loi fondamentale sur l’État-nation par le Parlement israélien.  Selon lui cette loi « ancre la discrimination inhérente contre les communautés non-juives, en particulier les citoyens arabes d’Israël et les résidents de Jérusalem-Est occupée » et « risque d’embraser les tensions ».

  1. Ra’ad Al Hussein n’a pas manqué de dénoncer l’expansion des colonies de peuplement en Cisjordanie et à Jérusalem-est ainsi que les démolitions de structures (366 structures en Cisjordanie en un an, dont 11 écoles).

Le Haut-Commissaire s’est également préoccupé du sort des centaines d’enfants palestiniens détenus par les autorités israéliennes dans le contexte de la détention administrative qui selon lui est contraire aux droits de l’homme.

Il a appelé Israël à libérer immédiatement toute personne arrêtée dans le cadre du système de la détention administrative, soit 440 Palestiniens.

Le Haut-Commissaire a également dénoncé les arrestations arbitraires et les contraintes administratives qui entravent les travaux des défenseurs des droits de l’homme.

Pour le chef des droits de l’homme de l’ONU, seule la fin de l’occupation peut apporter une paix durable et permettre la mise en place des conditions dans lesquelles les droits de l’homme de tous peuvent être pleinement respectés et permettre que les deux parties respectent l’humanité et l’égalité de l’autre.

« Tous les États ont la responsabilité de réaliser cet espoir, trop longtemps promis et trop longtemps refusé », a conclu Zeid Ra’ad Al Hussein.

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Le site israélien « Israel Valley » a révélé un rapport prouvant qu’Israël et le Maroc veillent à garder leurs relations économiques secrètes et en dehors de la lumière des projecteurs.

Le site considère que les relations économiques entre le Maroc et l’Etat hébreu ont toujours été couvertes par le sceau de la discrétion en raison de la position de l’opinion publique marocaine qui rejette toute forme de normalisation avec Tel Aviv, ce qui rend presque impossible de connaître les détails des questions relatives aux relations commerciales entre les deux pays.

Source : maroc-leaks

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La femme du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, Sara, 59 ans, a du souci à se faire. En effet elle a été formellement inculpée ce jeudi 21 juillet 2018 pour fraude, indique le ministère israélien de la Justice, cité par l’agence Reuters. Elle devra démontrer qu’elle n’a à voir avec les détournements de fonds publics qu’on lui met sur le dos.

La justice attend surtout des explications sur plus de 100.000 dollars de deniers publics dépensés pour des plats commandés et servis à la résidence officielle du chef du gouvernement à Jérusalem, précise le communiqué du ministère.

A noter que ces commandes avaient été faites dans des restaurants, une entorse au règlement puisque les Netanyahu ont à leur disposition, à temps plein, un cuisinier.
Sara Netanyahu est accusée “de fraude aggravée et d’abus de confiance“, d’après l’acte d’inculpation repris par le communiqué transmis aux médias par le ministère de la justice.
Le Premier ministre, cité lui aussi dans des affaires de corruption, est monté au front pour défendre son épouse, qualifiant d'”absurdes et sans fondement les accusations” à son encontre…

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Le moins qu’on puisse dire est que les Marocains ont un rapport un peu moins passionné avec la chose israélienne, très loin de la déferlante par moments hystérique en Tunisie, surtout de la part de la classe politique. Un groupe de 11 Marocains, dont des ingénieurs, réalisateurs, écrivains et businessmen effectue actuellement un séjour de 5 jours en Israël. Au menu des entretiens avec des responsables israéliens et des visites sur des lieux saints islamiques, rapporte le site Yabiladi. Comme on pouvait s’y attendre, le ministère israélien des Affaires étrangères s’est empressé de communiquer sur cette affaire, du pain béni pour un pays qui cherche à rallier des soutiens internationaux, d’où qu’ils viennent, surtout depuis la décision du président américain d’installer l’ambassade des USA à Jérusalem et depuis la répression sanglante des manifestations des Palestiniens qui s’en est suive.

La page Facebook «Israël parle arabe», administrée par la diplomatie israélienne, s’est même laissée à aller à un commentaire enflammé : ces Marocains «voient l’importance du dialogue et de la communication avec leurs homologues en Israël». Bon, les Israéliens se sont tout de même gardés de dévoiler les noms de ces voyageurs pas comme les autres, ce qu’on sait c’est qu’ils «se réuniront avec des députés à la Knesset et d’autres fonctionnaires et visiteront des instituts de recherche dédiés au Moyen-Orient, le musée de l’Holocauste Yad Vashem et le centre du patrimoine des Juifs d’Afrique du Nord».
Au programme également un tour dans «plusieurs villes comme Haïfa et Jérusalem“, “dans les lieux saints islamiques» et des rencontres avec des «étudiants israéliens participant à un cours pour enseigner la langue juive marocaine parlée». Bref, ils ne chômeront pas !

Cette visite, évidemment, n’a pas été du goût des organisations palestiniennes qui luttent contre la colonisation. Daoud Shihab, responsable du bureau d’information du mouvement «Jihad islamique en Palestine» (JIP), une organisation armée, a dit sur son compte Twitter que la «visite de la délégation marocaine est un coup de poignard aux martyrs et une récompense pour leur meurtrier». Il a ajouté que ces Marocains «ne représentent pas le Maroc».
Il a invité les citoyens marocains à «exposer et dénoncer cette délégation» et les Palestiniens à «empêcher cette délégation de visiter la mosquée Al-Aqsa ou n’importe quel monument à Al Qods».

A noter que ce type de visite n’est pas une première, des délégations marocaines ont déjà foulé le sol israélien, bravant la réprobation de la majorité des citoyens du royaume et les militants anti-normalisation avec Israël, très actifs et qui proposent même de trainer en justice les Marocains qui visitent l’Etat hébreu…

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Le succès de la caméra cachée “Shalom” est déjà assurée, et pour cause elle traite un sujet brûlant et sulfureux : Israël. Ou plus précisément le rapport qu’ont nos personnalités (politiques, sportives, culturelles) avec cet Etat qui enflamme souvent les esprits en Tunisie. la chaine Attessia s’est mise en tête de monter une caméra cachée pour savoir ce que les personnalités pensent réellement d’Israël, au-delà des condamnations de circonstance et autres violentes diatribes qu’il est bon de déballer sur la place publique, pour faire bonne figure devant les citoyens. Le résultat de cette vidéo, une véritable enquête en fait, est détonnant, explosif. A tel point que la société qui produit l’émission, «Caméléon», de Walid Zribi, subit des pressions folles de toutes parts pour ne pas passer le film. Shems FM a balancé hier vendredi 18 mai les noms des personnalités piégées, et leurs positions. On a appris ce samedi que Attessia aurait finalement reculé et que c’est la chaîne Tounesna qui a récupéré le brûlot, qu’elle diffusera demain dimanche 20 mai.

Dans le court extrait qu’on a vu, on a fait croire à ces personnalités qu’Israël avait besoin d’un coup de main pour glaner des informations en Tunisie, en échange d’une somme d’argent. Certains ont plongé pieds joints et n’ont montré aucune difficulté à travailler avec les faux agents israéliens. Le député Ammar Amroussia lui a dit “niet“, tout en déclarant qu’il soumettra cette proposition au Front populaire. Abderraouf Ayadi lui a déclaré qu’il n’y voit aucun inconvénient. Mondher Guefrech non plus ne semblait pas gêné par cette affaire. Ahlem Kamarji est même allée jusqu’à lâcher un «que vive Israël en paix» devant les faux agents. Quant à Bahri Jelassi, dont les frasques et débordements de langage ont fait la réputation, il a admis sans la moindre hésitation qu’il fait des affaires avec l’Etat hébreux.
On a vu aussi les anciens ministres Abid Brik et Mohamed Ben Salem, Slim Chiboub. Mokhtar Tlili a été épinglé également dans une étrange posture : Il a fait une accolade à l’un des faux agents du Mossad…

Après ça on comprend pourquoi ils ont fait des pieds et des mains pour que le film ne passe pas…

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Le président du Parlement, Mohamed Ennaceur, a annoncé mercredi 16 mai 2018 la création de la commission “Al Qods et Palestine”.
C’était à l’ouverture de la séance plénière de l’après-midi dédiée à l’examen du projet de loi sur les dispositions communes entre les instances constitutionnelles.
Dans une déclaration consacrée à la situation dans les territoires occupés, l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) appelle à l’ouverture d’une enquête internationale sur les crimes perpétrés par l’entité sioniste, dénonçant les agressions visant des innocents postés à la frontière de la Bande de Gaza.
L’ARP exhorte tous les Parlements du monde à agir en faveur de la cause palestinienne, à faire face aux agressions ciblant les Palestiniens, et à mettre fin aux souffrances des détenus palestiniens dont des membres du conseil législatif palestinien.
Le Parlement dénonce, dans sa déclaration, les agressions barbares contre des civils désarmés et qui peuvent être qualifiées de crimes de guerre.
L’ARP y réaffirme le refus catégorique du transfert de l’Ambassade américaine à Al Qods, regrettant l’obstination de l’administration américaine à appliquer une décision contraire à la légalité internationale.
Mohamed Ennaceur a indiqué que la déclaration a été adressée aux présidents de l’Union interparlementaire, du Parlement européen, de l’Association parlementaire de la Méditerranée, du Parlement arabe, de l’Union parlementaire arabe, de l’Union des conseils des Etats membres de l’organisation de la coopération islamique et de l’union parlementaire africaine.

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Le Bureau du Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU a condamné, mardi 15 mai 2018 à Genève, les violences meurtrières de Gaza qui ont eu lieu lundi au cours desquelles au moins 58 Palestiniens ont été tués.

« Sur les 2.700 blessés, près de 1.360 manifestants l’ont été à la suite de tirs des forces de sécurité israéliennes », a précisé le porte-parole du Haut-Commissariat, lors d’un point de presse ce matin à Genève.

Selon Rupert Colville, parmi les blessés, 155 sont dans un état critique. Six enfants et un agent de santé ont été parmi ceux qui ont perdu la vie et 10 journalistes ont été blessés par balles. Pour l’ONU, ce lundi reste la journée la plus sanglante dans le conflit israélo-palestinien depuis la guerre de Gaza en 2014.

De son côté, le porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (BCAH) note qu’aucun décès n’a été signalé du côté israélien, mais un soldat israélien a été légèrement blessé et transporté à l’hôpital pour y être soigné hier.

Pour les services du Haut-Commissaire Zeid, une tentative visant à approcher, franchir ou d’endommager la clôture ne constitue pas une menace pour la vie ou une blessure grave et ne constitue pas un motif suffisant pour l’utilisation de munitions réelles. C’est également le cas en ce qui concerne les pierres et les cocktails Molotov lancés par des manifestants à distance des forces de sécurité bien protégées situées derrière des positions défensives.

« Il semble que n’importe qui peut être tué » s’inquiète le Chef des droits de l’ONU

Reste que pour les services du Haut-Commissaire Zeid, les règles relatives au recours à la force répétées à maintes reprises semblent être « ignorées à maintes reprises ». Pour le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme, tout Palestinien manifestant à Gaza, qu’il représente une menace imminente ou non, pouvait être tué par les forces israéliennes. « Il semble que n’importe qui peut être tué », a déclaré aux médias Rupert Colville.

Le porte-parole du Bureau des droits de l’homme de l’ONU, Rupert Colville, a indiqué qu’Israël avait le droit de défendre ses frontières, selon les lois internationales, mais que la force létale ne devait être utilisée qu’en dernier recours, et que celle-ci n’était pas justifiée contre les Palestiniens qui approchaient la clôture.

« Ce n’est pas acceptable de dire : il s’agit du Hamas, donc c’est ok », a-t-il ajouté, rejetant la justification présentée par Israël qui accuse le parti contrôlant Gaza, d’être à l’origine de la manifestation et affirme donc qu’il n’a fait que défendre son territoire.

Parmi les personnes tuées par balles hier, figurait notamment un homme doublement amputé, a déclaré M. Colville, avant de lancer : « Quelle menace peut représenter un homme double amputé, depuis l’autre côté d’une barrière large et fortifiée ? »

Un mardi sous tension

Dans ces conditions, Zeid Ra’ad Al Hussein, a déclaré que « ceux qui sont responsables de violations flagrantes des droits de l’homme devront rendre des comptes ».

Dans tous les cas, la communauté internationale a continué d’exprimer son inquiétude devant le risque d’une escalade dans une région sous tension.

En effet, le mouvement de protestation palestinien, qui dure depuis des semaines, doit culminer ce mardi 15 mai, jour que les Palestiniens appellent la « Nakba » (la « Catastrophe »), qui marque l’exode de centaines de milliers d’entre eux, expulsés ou fuyants les combats, lors de la création de l’État d’Israël en 1948.

« Nous sommes extrêmement préoccupés par ce qui peut arriver aujourd’hui – une journée remplie d’émotion des deux côtés – et dans les semaines à venir », a ajouté le Haut-Commissaire Zeid qui demande aussi Israël à faire preuve de la plus grande retenue ». « Trop c’est trop », a rappelé le Chef des droits de l’homme de l’ONU.

Des blessés soignés dans un système hospitalier en ruines de la bande de Gaza

Pour un système hospitalier en ruines, le défi pour les Palestiniens est de s’efforcer de soigner tant bien que mal tous ces blessés. Les services du Haut-Commissaire Zeid ont d’ailleurs rappelé la situation du système de soins de santé « déjà en ruine à Gaza » qui a été soumis à une pression incroyable. « Ceux qui souffrent de blessures mettant leur vie en danger sont confrontés à un scénario cauchemardesque en l’absence de lits d’hôpitaux et de services médicaux adéquats », a ajouté le porte-parole du Haut-Commissariat. Le Bureau des droits de l’homme de l’ONU rappelle à cet égard ces situations lors desquelles « des manifestants blessés sont effectivement empêchés par Israël de quitter Gaza pour y être soignés ».

De son côté, le BCAH rappellent que les installations médicales à Gaza luttent pour faire face au nombre de victimes et le Coordonnateur Humanitaire, M. Jamie McGoldrick, a exprimé hier sa profonde préoccupation face à la tragédie qui se déroule à Gaza après avoir visité l’hôpital Shifa à Gaza. « M. McGoldrick a déclaré que les équipes médicales de Shifa sont débordées, qu’elles traitent des centaines de blessés, y compris des femmes et des enfants, et qu’elles manquent de fournitures médicales essentielles », a déclaré Jens Laerke, porte-parole d’OCHA lors d’un point de presse ce mardi à Genève.

Pour l’ONU, les hôpitaux publics de Gaza ont moins d’une semaine de réserves de carburant pour pouvoir poursuivre leurs opérations. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la capacité du secteur de la santé à Gaza est déjà menacée dans le contexte de plus de dix années de blocus, avec des pénuries à long terme de médicaments essentiels et d’équipements médicaux et de produits médicaux à usage unique. « Ce mois-ci, deux médicaments essentiels sur cinq sont complètement épuisés », a fait remarquer le porte-parole de l’OMS, Tarik Jasarevic.

A noter que l’ONU indique que, selon des sources locales, environ 35.000 personnes ont participé aux manifestations d’hier, soit beaucoup plus que les semaines précédentes.

En cette journée où la Tunisie a oublié ses chamailleries politiques, le GUN qu’on veut dégommer, les signataires de Carthage dont les réunions s’étirent, le FMI qui sera jeudi en Tunisie pour constater encore que les réformes piétinent, et où ne pense plus que Palestine, chacun y va de son statut sur les réseaux sociaux en Tunisie.

A sa manière, l’ancien ministre de la santé Said Aïdi a l’âme poète et reprend Aragon, et se permet de changer Août par Mai, en direction d’Al Qods ou Jérusalem et ce qui s’y passe, en répression sanguinaire, par l’occupant Israélien que tout le monde reconnait ainsi mais que les Etats-Unis disent être victime des Palestiniens dont il occupe le territoire. Les images de ce poème choisi par Aïdi sont d’une actualité brûlante.

 

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Le Forum des Nations Unies sur la question de Palestine « 70 ans après 1948 – Leçons pour parvenir à une paix durable » se tiendra, les 17 et 18 mai, au Siège des Nations Unies à New York, à l’initiative du Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien.

Le Forum, qui se déroulera dans la Chambre du Conseil de tutelle, est organisé conformément aux résolutions 72/11 et 72/13 de l’Assemblée générale des Nations Unies du 30 novembre 2017.  Il réunira des experts palestiniens, israéliens et internationaux, ainsi que des représentants de la communauté diplomatique et de la société civile pour un débat constructif afin de soutenir les efforts collectifs visant à lancer des négociations crédibles pour un règlement juste de tous les problèmes liés au Statut final, dans le cadre d’un règlement global de la question de Palestine.

La séance d’ouverture commencera le jeudi 17 mai à 10 heures par des observations faites par la Vice-Secrétaire générale des Nations Unies, Mme Amina J. Mohammed; le Président du Comité, l’Ambassadeur Fodé Seck; et par Mme Hanan Ashrawi, membre du Comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine.  La deuxième partie de cette session permettra aux représentants des gouvernements, des organisations intergouvernementales et du système des Nations Unies de faire de brèves déclarations.

Le Forum comprendra quatre sessions plénières sur une période de deux jours, chacune comprenant une période de discussion.

Le Forum est ouvert au public et l’inscription se fera selon le principe du premier arrivé, premier servi.  Pour vous inscrire au Forum, veuillez cliquer ici.  Les inscriptions seront closes le 13 mai.

L’événement sera interprété dans les six langues officielles des Nations Unies (anglais, arabe, chinois, espagnol, français et russe).

Le Forum pourra être suivi sur UN Web TV. La Division des droits des Palestiniens fournira régulièrement des mises à jour, y compris le programme et les communiqués de presse sur son site Web à l’adresse https://www.un.org/unispal/, sur Twitter à l’adresse www.twitter.com/unispal  et sur Facebook à l’adresse https://www.facebook.com/UN.palestinianrights/.  Hashtag #Rights4Palestine.

Le résumé du Président ainsi que le compte rendu complet des travaux du Forum seront publiés ultérieurement sous la forme d’une publication de la Division des droits des Palestiniens.  Pour les demandes des médias, et pour plus d’informations, veuillez contacter le Secrétariat du Forum à: dpr-meeting@un.org.

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Selon des informations rapportées par le site RT France, la cérémonie d’inauguration de l’ambassade américaine à Jérusalem a débuté.

Les membres du Congrès américain qui ont fait le déplacement sont remerciés un à un. Un révérend d’une église de Dallas a adressé à la tribune un discours de félicitations au président américain Donald Trump et aux dirigeants israéliens. Un rabbin s’est également exprimé.

D’après la même source, la tension est de nouveau montée d’un cran dans la bande de Gaza où 50 Palestiniens, dont un garçon de 14 ans, ont été abattus par des tirs israéliens ce lundi 14 mai 2018. On a recensé 2000 blessés, un bilan provisoire..

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La Tunisie, sur les starting-blocks avec le Sénégal, le Nigéria et le Bostwana, avait toutes ses chances pour accueillir les Jeux de la Jeunesse d’été en 2022. En effet Tunis a présenté un dossier béton, très séduisant, mais voilà, le CIO (Comité international Olympique) n’en veut pas, selon Francs Jeux. La raison ? La candidature du pays du jasmin a été fatalement impactée par l’incident qui a émaillé les championnats du monde juniors de taekwondo, à Hammamet, le mois dernier. Pour rappel, le Tribunal de première instance de Tunis avait contraint le président de la Fédération tunisienne de taekwondo à barrer la route à quatre jeunes athlètes israéliens. En fait, c’est un groupe d’activistes qui avaient saisi le Tribunal. L’opinion publique a oublié depuis et est passée à autre chose – il est vrai que les sujets ne manquent pas ! -, mais pas le CIO….

Christophe Dubi, le directeur des Jeux olympiques au CIO, a confirmé, jeudi 3 mai 2018 à Lausanne, l’élimination de la Tunisie de la course pour accueillir l’édition 2022 des Jeux de la Jeunesse. «Nous ne prendrons pas en compte le dossier tunisien pour les Jeux de la Jeunesse tant que le pays ne pourra pas garantir les conditions de participation de tous les athlètes

Rendez-vous en octobre 2018 pour connaitre le pays qui va profiter de la disgrâce de la Tunisie, mais une chose est sûre, les jeux se feront en Afrique…

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Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, obsédé – terrorisé est plus juste – par l’Iran et son programme nucléaire, on le savait, mais ce qui est nouveau c’est sa débauche d’énergie, à coups de vidéos, photos, graphiques et tout le toutim, pour démontrer que Téhéran est réellement dangereux et qu’il faut s’en soucier. C’est la très improbable démonstration à laquelle s’est livré Netanyahu lundi 30 avril 2018 dans la soirée. Une mise en scène qui rappelle les contorsions du secrétaire d’État américain, Colin Powell, le 5 février 2003 devant le Conseil de sécurité de l’ONU, avec sa fameuse fiole et ses photos, pour “vendre” la guerre contre Saddam Hussein, un hameçon auquel personne n’avait mordu.

Pourtant Netanyahu était de sortie ce mardi, dans plusieurs chaînes américaines, pour marteler qu’Israël ne veut pas d’une guerre contre l’Iran, rapporte Reuters. Mais peut-on le croire ?
Nul ne cherche ce genre de développement“, a-t-il déclaré sur CNN après son exposé la veille des éléments de preuve sur la réalité d’un programme nucléaire militaire clandestin en Iran.
L’Iran est le pays qui change les règles dans la région“, a-t-il indiqué. Une accusation que ne renierait pas le président américain, Donald Trump.
Le Premier ministre israélien a affirmé lundi que l’Iran ne s’est pas débarrassé de ses installations et techniques de fabrication depuis l’accord de Vienne et continue depuis juillet 2015 de hausser “son savoir-faire en matière d’armes nucléaires“.

Fait inquiétant : Netanyahu a dit ce matin sur Fox News, le canal de prédilection du président américain et des républicains, qu’il est convaincu que Trump prendrait “la bonne décision“. Quelle décision ? Bombarder l’Iran ?
Le régime (iranien) avait un programme d’armes nucléaires secret et tente dans le cadre de ce très mauvais accord de se doter d’un arsenal nucléaire. Il ne devrait pas le pouvoir. Il faut vraiment un nouvel accord“, a-t-il dit, our nuancer. Mais les craintes d’une action militaire, même ponctuelle, ne sont pas dissipées pour autant, avec les risques que l’on sait pour la région et le monde. L’Iran n’est pas la Syrie !

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Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, a exhorté vendredi Israël à empêcher l’usage « excessif » de la force contre les manifestants palestiniens à Gaza et demandé que les responsables soient tenus comptables de leurs actions.

Selon le Bureau des Nations Unies aux droits de l’Homme (HCDH), 42 Palestiniens ont été tués au cours des quatre dernières semaines le long de la barrière séparant Gaza d’Israël et plus de 5.500 ont été blessés dont 1.739 par des munitions réelles tirées par les Forces de sécurité israéliennes.

« Chaque semaine, nous assistons à des exemples de recours à la force létale contre des manifestants désarmés », a déclaré Zeid Ra’ad Al Hussein dans un communiqué. Des dizaines de milliers de Palestiniens de la bande de Gaza se rassemblent chaque vendredi depuis fin mars pour revendiquer le droit des Palestiniens à retourner sur les terres dont ils ont été chassés ou qu’ils ont fuies à la création d’Israël en 1948.

Parmi les Palestiniens tués figurent quatre adolescents « dont trois enfants tués par une balle dans la tête ou le cou ». En outre, 233 enfants ont été blessés par des balles réelles, avec des lésions qui se traduiront par des incapacités permanentes, notamment par l’amputation des membres.

« Il est difficile d’imaginer que des enfants, même ceux lançant des pierres, puissent constituer une menace de mort imminente ou de blessure grave pour des membres des forces de sécurité lourdement protégés », a ajouté le Haut-Commissaire, tout en se référant au cas de Mohammad Ayyoub, 14 ans, qui a été tué d’une balle dans la tête le 20 avril dernier.

Des décès qui pourraient constituer des assassinats délibérés de civils
Le Haut-Commissaire a regretté que les avertissements des Nations Unies et d’autres soient apparemment restés lettre morte, « car l’approche des forces de sécurité de semaine en semaine ne semble pas avoir changé », a-t-il dit.

De plus, les services du Haut-Commissaire notent que beaucoup de ceux qui cherchent un traitement à l’extérieur de Gaza se sont vu refuser par Israël la permission de partir, ce qui a aggravé les souffrances. « Ces morts pourraient constituer des assassinats délibérés de civils, en violation flagrante de la quatrième Convention de Genève, par laquelle Israël est lié en tant que puissance occupante », a dit M. Zeid.

« Pour les nombreux autres meurtres présumés de civils non armés par les forces de sécurité israéliennes qui se déroulent hors caméra, il semble y avoir peu ou pas d’efforts pour appliquer l’Etat de droit », a regretté le Haut-Commissaire. Pour le HCDH, les morts et les blessés survenus à Gaza au cours des dernières semaines soulignent également l’importance une solide structure d’obligation redditionnelle pour tout crime présumé, comme l’a souligné le Secrétaire général lorsqu’il a appelé à une enquête indépendante et transparente sur les assassinats récents.

Dans ces conditions, Zeid Ra’ad Al Hussein estime que « chaque pays a l’obligation au nom des droits de l’Homme de s’assurer que tout décès et blessure grave fassent l’objet d’une enquête et que les responsables répondent de leurs actes devant la loi ».

« Malheureusement, dans le contexte de ce conflit éternel, des enquêtes sérieuses semblent être menées uniquement lorsque des preuves vidéo ont été rassemblées de façon indépendante », a rappelé M. Zeid, reprochant au gouvernement israélien, son « incapacité » à poursuivre ces violations et d’« encourager » ses forces de sécurité à recourir à la force létale contre « des êtres humains désarmés, même s’ils ne représentent pas de menace ».

En conclusion, M. Zeid a exprimé sa vive préoccupation par le fait qu’à la fin de la journée, et les vendredis à venir synonymes de jour traditionnel de protestations, plus de Palestiniens seraient tués, simplement parce qu’ils se seraient approchés d’une barrière en exerçant leur droit de manifester.

« Ces tendances remettent en question dans quelle mesure les règles d’engagement des Forces de sécurité israélienne, qui ne sont pas publiques, sont-elles conformes au droit international, ou du moins à quel degré elles respectent ses propres règles », a fait remarquer le chef des droits de l’homme de l’ONU.

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L’envoyé de l’ONU au Moyen-Orient, Nickolay Mladenov, a mis en garde jeudi le Conseil de sécurité sur les risques d’explosion à Gaza et l’impact que cela aurait sur le reste de la région.

« Gaza se délite alors que nous parlons, sous la pression d’une combinaison explosive de facteurs humanitaires, sécuritaires et politiques négatifs », a prévenu M. Mladenov, Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient. « Si un autre conflit entre le Hamas et Israël éclatait, cela aurait des conséquences dévastatrices pour les Palestiniens de Gaza. Cela pourrait compromettre la relative stabilité de la Cisjordanie et avoir des répercussions sur Israël et la région ».

Au cours des quatre dernières semaines, des dizaines de milliers de Palestiniens de Gaza ont convergé vers la frontière avec Israël dans le cadre des manifestations de la “Grande marche de retour”. Les manifestations devraient se poursuivre et se terminer vers le 15 mai, et pourraient se propager en Cisjordanie et au-delà, a mis en garde M. Mladenov.

Depuis le 30 mars, lors de ces manifestations, 35 Palestiniens ont été tués et de nombreux autres ont été blessés par les forces de sécurité israéliennes. Aucune victime israélienne n’a été signalée, a-t-il précisé.

« Alors que ces manifestations se poursuivent, les tensions et les risques d’incidents graves et de nouvelles victimes augmenteront. Israël doit calibrer son recours à la force et minimiser l’utilisation du tir réel. La force létale ne devrait être utilisée qu’en dernier recours », a-t-il ajouté. « Le Hamas et les dirigeants des manifestations doivent éloigner les manifestants de la barrière de Gaza et empêcher toute action violente et toute provocation ».

Une situation humanitaire qui se détériore rapidement

Au-delà de l’escalade des risques sécuritaires à Gaza, la situation humanitaire continue de rapidement se détériorer.

A partir de mars 2017, et sans préavis, l’Autorité palestinienne a réduit de plus de 30% les salaires de milliers d’employés du secteur public dans la bande de Gaza. Un an plus tard, en mars 2018, elle a suspendu le paiement des salaires de quelque 20.000 fonctionnaires à Gaza.

« L’impact de cette décision est dévastateur », a déclaré Nickolay Mladenov. « Le service public déjà défaillant de Gaza va se diriger encore plus vers un effondrement total. Les hôpitaux et les cliniques, les écoles, les installations de traitement de l’eau et des eaux usées, la collecte des déchets, le transport et d’autres services essentiels seront sérieusement affectés », a-t-il ajouté.

Le Coordonnateur spécial a appelé le gouvernement palestinien à reprendre sans tarder le paiement des salaires du secteur public à Gaza. « Nous devons immédiatement faire face à la crise humanitaire qui se déroule », a-t-il dit. « Israël doit assouplir les restrictions de mouvement et d’accès à Gaza pour permettre à l’économie de se rétablir, en tenant dûment compte de ses préoccupations légitimes en matière de sécurité. Dans ce contexte, je me félicite de la décision d’augmenter la zone de pêche de six à neuf milles marins et je demande instamment que la zone soit étendue plus loin et de façon permanente », a-t-il ajouté.

Selon lui, cette combinaison de facteurs, associée à l’impasse politique, fait de Gaza « une poudrière ».
« Malgré les développements tragiques dans le reste de la région, nous devons faire tout notre possible pour empêcher une nouvelle guerre à Gaza. Il est impératif que la communauté internationale et le Conseil de sécurité soutiennent les efforts de l’ONU et des principales parties prenantes pour relever les défis sécuritaires, humanitaires et politiques », a conclu M. Mladenov. « Les événements tragiques survenus à Gaza ont renforcé les risques croissants d’implosion et d’explosion, avec des conséquences potentiellement graves ailleurs dans la région ».

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L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a regretté mardi l’annulation de l’accord qu’elle avait signé la veille avec Israël et qui était destiné à apporter des solutions pour les Erythréens et les Soudanais vivant actuellement en Israël.

Selon le HCR, l’accord, conclu le 2 avril et annulé le lendemain par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, était le résultat de discussions sur une longue période.

Il reflétait « un effort commun pour trouver une solution qui octroie une protection internationale aux personnes arrivant en Israël fuyant la guerre ou la persécution, tout en répondant aux préoccupations des communautés d’accueil israéliennes », a souligné l’agence onusienne dans un communiqué de presse.

Le HCR estime toujours qu’un « accord gagnant-gagnant », bénéficiant tant à Israël et qu’aux personnes ayant besoin d’asile, est dans l’intérêt de tous.

L’agence encourage le gouvernement israélien à examiner la question davantage, et se tient prête à apporter son aide.

Le HCR a souligné que la promotion de réponses communes et le partage des responsabilités entre les pays en matière d’asile font depuis des décennies partie de son travail et de son plaidoyer.

Avec plus de 65 millions de personnes déplacées de force dans le monde, dont un tiers sont des réfugiés, le besoin n’a jamais été aussi grand, a conclu le HCR.

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Le prince héritier de l’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, a pris des positions sur l’Iran qui sans doute plairont à beaucoup d’alliés de Riyad, mais ce qu’il a dit sur Israël un peu moins. Dans un entretien avec le journal américain The Atlantic, rapporté par Euronews, il a déclaré que le royaume n’a pas fait des Juifs un problème. Il a ajouté qu'”Israël a droit à son Etat-nation, tout comme les Palestiniens, mais qu’un accord de paix doit assurer la stabilité de chacun pour avoir des relations normales.” A noter que cette interview a été réalisée avant les dernières éruptions dans la bande de Gaza, qui ont fait plus de dix morts côté palestinien. Peut-être que ben Salmane aurait un peu infléchi son discours s’il s’était confié après ces heurs sanglants, mais ça n’aurait rien changé fondamentalement dans son projet : Un signe d’ouverture en direction de Tel-Aviv, dans une perspective d’alliance face aux velléités de l’ennemi historique commun, l’Iran. En d’autres mots il a décidé d’être un peu moins mordant sur la cause palestinienne en échange d’un rapprochement avec Israël, au nom de l’union sacrée contre Téhéran.

Ben Salmane n’y est pas allé avec le dos de la cuillère en comparant le guide suprême iranien Ali Khamenei au tristement célèbre théoricien du nazisme, Adolf Hitler. “A côté du guide suprême iranien, Hitler semble gentil” , a lâché le souverain saoudien. “Hitler a tenté de conquérir l’Europe”, “le guide suprême tente de conquérir le monde“, a-t-il ajouté. Rappelons que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, s’était présenté dernièrement comme l'”indispensable allié” des nations arabes qui avait un problème avec l’Iran. L’Arabie saoudite étant le chef de file de ces pays, on peut dire sans risque de se tromper que de nouveaux rapports de force sont en gestation et que l’avenir de la région sera complètement remodelé par le règne du virevoltant Mohammed ben Salmane…

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