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La femme du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, Sara, 59 ans, a du souci à se faire. En effet elle a été formellement inculpée ce jeudi 21 juillet 2018 pour fraude, indique le ministère israélien de la Justice, cité par l’agence Reuters. Elle devra démontrer qu’elle n’a à voir avec les détournements de fonds publics qu’on lui met sur le dos.

La justice attend surtout des explications sur plus de 100.000 dollars de deniers publics dépensés pour des plats commandés et servis à la résidence officielle du chef du gouvernement à Jérusalem, précise le communiqué du ministère.

A noter que ces commandes avaient été faites dans des restaurants, une entorse au règlement puisque les Netanyahu ont à leur disposition, à temps plein, un cuisinier.
Sara Netanyahu est accusée “de fraude aggravée et d’abus de confiance“, d’après l’acte d’inculpation repris par le communiqué transmis aux médias par le ministère de la justice.
Le Premier ministre, cité lui aussi dans des affaires de corruption, est monté au front pour défendre son épouse, qualifiant d'”absurdes et sans fondement les accusations” à son encontre…

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Le moins qu’on puisse dire est que les Marocains ont un rapport un peu moins passionné avec la chose israélienne, très loin de la déferlante par moments hystérique en Tunisie, surtout de la part de la classe politique. Un groupe de 11 Marocains, dont des ingénieurs, réalisateurs, écrivains et businessmen effectue actuellement un séjour de 5 jours en Israël. Au menu des entretiens avec des responsables israéliens et des visites sur des lieux saints islamiques, rapporte le site Yabiladi. Comme on pouvait s’y attendre, le ministère israélien des Affaires étrangères s’est empressé de communiquer sur cette affaire, du pain béni pour un pays qui cherche à rallier des soutiens internationaux, d’où qu’ils viennent, surtout depuis la décision du président américain d’installer l’ambassade des USA à Jérusalem et depuis la répression sanglante des manifestations des Palestiniens qui s’en est suive.

La page Facebook «Israël parle arabe», administrée par la diplomatie israélienne, s’est même laissée à aller à un commentaire enflammé : ces Marocains «voient l’importance du dialogue et de la communication avec leurs homologues en Israël». Bon, les Israéliens se sont tout de même gardés de dévoiler les noms de ces voyageurs pas comme les autres, ce qu’on sait c’est qu’ils «se réuniront avec des députés à la Knesset et d’autres fonctionnaires et visiteront des instituts de recherche dédiés au Moyen-Orient, le musée de l’Holocauste Yad Vashem et le centre du patrimoine des Juifs d’Afrique du Nord».
Au programme également un tour dans «plusieurs villes comme Haïfa et Jérusalem“, “dans les lieux saints islamiques» et des rencontres avec des «étudiants israéliens participant à un cours pour enseigner la langue juive marocaine parlée». Bref, ils ne chômeront pas !

Cette visite, évidemment, n’a pas été du goût des organisations palestiniennes qui luttent contre la colonisation. Daoud Shihab, responsable du bureau d’information du mouvement «Jihad islamique en Palestine» (JIP), une organisation armée, a dit sur son compte Twitter que la «visite de la délégation marocaine est un coup de poignard aux martyrs et une récompense pour leur meurtrier». Il a ajouté que ces Marocains «ne représentent pas le Maroc».
Il a invité les citoyens marocains à «exposer et dénoncer cette délégation» et les Palestiniens à «empêcher cette délégation de visiter la mosquée Al-Aqsa ou n’importe quel monument à Al Qods».

A noter que ce type de visite n’est pas une première, des délégations marocaines ont déjà foulé le sol israélien, bravant la réprobation de la majorité des citoyens du royaume et les militants anti-normalisation avec Israël, très actifs et qui proposent même de trainer en justice les Marocains qui visitent l’Etat hébreu…

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Le succès de la caméra cachée “Shalom” est déjà assurée, et pour cause elle traite un sujet brûlant et sulfureux : Israël. Ou plus précisément le rapport qu’ont nos personnalités (politiques, sportives, culturelles) avec cet Etat qui enflamme souvent les esprits en Tunisie. la chaine Attessia s’est mise en tête de monter une caméra cachée pour savoir ce que les personnalités pensent réellement d’Israël, au-delà des condamnations de circonstance et autres violentes diatribes qu’il est bon de déballer sur la place publique, pour faire bonne figure devant les citoyens. Le résultat de cette vidéo, une véritable enquête en fait, est détonnant, explosif. A tel point que la société qui produit l’émission, «Caméléon», de Walid Zribi, subit des pressions folles de toutes parts pour ne pas passer le film. Shems FM a balancé hier vendredi 18 mai les noms des personnalités piégées, et leurs positions. On a appris ce samedi que Attessia aurait finalement reculé et que c’est la chaîne Tounesna qui a récupéré le brûlot, qu’elle diffusera demain dimanche 20 mai.

Dans le court extrait qu’on a vu, on a fait croire à ces personnalités qu’Israël avait besoin d’un coup de main pour glaner des informations en Tunisie, en échange d’une somme d’argent. Certains ont plongé pieds joints et n’ont montré aucune difficulté à travailler avec les faux agents israéliens. Le député Ammar Amroussia lui a dit “niet“, tout en déclarant qu’il soumettra cette proposition au Front populaire. Abderraouf Ayadi lui a déclaré qu’il n’y voit aucun inconvénient. Mondher Guefrech non plus ne semblait pas gêné par cette affaire. Ahlem Kamarji est même allée jusqu’à lâcher un «que vive Israël en paix» devant les faux agents. Quant à Bahri Jelassi, dont les frasques et débordements de langage ont fait la réputation, il a admis sans la moindre hésitation qu’il fait des affaires avec l’Etat hébreux.
On a vu aussi les anciens ministres Abid Brik et Mohamed Ben Salem, Slim Chiboub. Mokhtar Tlili a été épinglé également dans une étrange posture : Il a fait une accolade à l’un des faux agents du Mossad…

Après ça on comprend pourquoi ils ont fait des pieds et des mains pour que le film ne passe pas…

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Le président du Parlement, Mohamed Ennaceur, a annoncé mercredi 16 mai 2018 la création de la commission “Al Qods et Palestine”.
C’était à l’ouverture de la séance plénière de l’après-midi dédiée à l’examen du projet de loi sur les dispositions communes entre les instances constitutionnelles.
Dans une déclaration consacrée à la situation dans les territoires occupés, l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) appelle à l’ouverture d’une enquête internationale sur les crimes perpétrés par l’entité sioniste, dénonçant les agressions visant des innocents postés à la frontière de la Bande de Gaza.
L’ARP exhorte tous les Parlements du monde à agir en faveur de la cause palestinienne, à faire face aux agressions ciblant les Palestiniens, et à mettre fin aux souffrances des détenus palestiniens dont des membres du conseil législatif palestinien.
Le Parlement dénonce, dans sa déclaration, les agressions barbares contre des civils désarmés et qui peuvent être qualifiées de crimes de guerre.
L’ARP y réaffirme le refus catégorique du transfert de l’Ambassade américaine à Al Qods, regrettant l’obstination de l’administration américaine à appliquer une décision contraire à la légalité internationale.
Mohamed Ennaceur a indiqué que la déclaration a été adressée aux présidents de l’Union interparlementaire, du Parlement européen, de l’Association parlementaire de la Méditerranée, du Parlement arabe, de l’Union parlementaire arabe, de l’Union des conseils des Etats membres de l’organisation de la coopération islamique et de l’union parlementaire africaine.

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Le Bureau du Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU a condamné, mardi 15 mai 2018 à Genève, les violences meurtrières de Gaza qui ont eu lieu lundi au cours desquelles au moins 58 Palestiniens ont été tués.

« Sur les 2.700 blessés, près de 1.360 manifestants l’ont été à la suite de tirs des forces de sécurité israéliennes », a précisé le porte-parole du Haut-Commissariat, lors d’un point de presse ce matin à Genève.

Selon Rupert Colville, parmi les blessés, 155 sont dans un état critique. Six enfants et un agent de santé ont été parmi ceux qui ont perdu la vie et 10 journalistes ont été blessés par balles. Pour l’ONU, ce lundi reste la journée la plus sanglante dans le conflit israélo-palestinien depuis la guerre de Gaza en 2014.

De son côté, le porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (BCAH) note qu’aucun décès n’a été signalé du côté israélien, mais un soldat israélien a été légèrement blessé et transporté à l’hôpital pour y être soigné hier.

Pour les services du Haut-Commissaire Zeid, une tentative visant à approcher, franchir ou d’endommager la clôture ne constitue pas une menace pour la vie ou une blessure grave et ne constitue pas un motif suffisant pour l’utilisation de munitions réelles. C’est également le cas en ce qui concerne les pierres et les cocktails Molotov lancés par des manifestants à distance des forces de sécurité bien protégées situées derrière des positions défensives.

« Il semble que n’importe qui peut être tué » s’inquiète le Chef des droits de l’ONU

Reste que pour les services du Haut-Commissaire Zeid, les règles relatives au recours à la force répétées à maintes reprises semblent être « ignorées à maintes reprises ». Pour le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme, tout Palestinien manifestant à Gaza, qu’il représente une menace imminente ou non, pouvait être tué par les forces israéliennes. « Il semble que n’importe qui peut être tué », a déclaré aux médias Rupert Colville.

Le porte-parole du Bureau des droits de l’homme de l’ONU, Rupert Colville, a indiqué qu’Israël avait le droit de défendre ses frontières, selon les lois internationales, mais que la force létale ne devait être utilisée qu’en dernier recours, et que celle-ci n’était pas justifiée contre les Palestiniens qui approchaient la clôture.

« Ce n’est pas acceptable de dire : il s’agit du Hamas, donc c’est ok », a-t-il ajouté, rejetant la justification présentée par Israël qui accuse le parti contrôlant Gaza, d’être à l’origine de la manifestation et affirme donc qu’il n’a fait que défendre son territoire.

Parmi les personnes tuées par balles hier, figurait notamment un homme doublement amputé, a déclaré M. Colville, avant de lancer : « Quelle menace peut représenter un homme double amputé, depuis l’autre côté d’une barrière large et fortifiée ? »

Un mardi sous tension

Dans ces conditions, Zeid Ra’ad Al Hussein, a déclaré que « ceux qui sont responsables de violations flagrantes des droits de l’homme devront rendre des comptes ».

Dans tous les cas, la communauté internationale a continué d’exprimer son inquiétude devant le risque d’une escalade dans une région sous tension.

En effet, le mouvement de protestation palestinien, qui dure depuis des semaines, doit culminer ce mardi 15 mai, jour que les Palestiniens appellent la « Nakba » (la « Catastrophe »), qui marque l’exode de centaines de milliers d’entre eux, expulsés ou fuyants les combats, lors de la création de l’État d’Israël en 1948.

« Nous sommes extrêmement préoccupés par ce qui peut arriver aujourd’hui – une journée remplie d’émotion des deux côtés – et dans les semaines à venir », a ajouté le Haut-Commissaire Zeid qui demande aussi Israël à faire preuve de la plus grande retenue ». « Trop c’est trop », a rappelé le Chef des droits de l’homme de l’ONU.

Des blessés soignés dans un système hospitalier en ruines de la bande de Gaza

Pour un système hospitalier en ruines, le défi pour les Palestiniens est de s’efforcer de soigner tant bien que mal tous ces blessés. Les services du Haut-Commissaire Zeid ont d’ailleurs rappelé la situation du système de soins de santé « déjà en ruine à Gaza » qui a été soumis à une pression incroyable. « Ceux qui souffrent de blessures mettant leur vie en danger sont confrontés à un scénario cauchemardesque en l’absence de lits d’hôpitaux et de services médicaux adéquats », a ajouté le porte-parole du Haut-Commissariat. Le Bureau des droits de l’homme de l’ONU rappelle à cet égard ces situations lors desquelles « des manifestants blessés sont effectivement empêchés par Israël de quitter Gaza pour y être soignés ».

De son côté, le BCAH rappellent que les installations médicales à Gaza luttent pour faire face au nombre de victimes et le Coordonnateur Humanitaire, M. Jamie McGoldrick, a exprimé hier sa profonde préoccupation face à la tragédie qui se déroule à Gaza après avoir visité l’hôpital Shifa à Gaza. « M. McGoldrick a déclaré que les équipes médicales de Shifa sont débordées, qu’elles traitent des centaines de blessés, y compris des femmes et des enfants, et qu’elles manquent de fournitures médicales essentielles », a déclaré Jens Laerke, porte-parole d’OCHA lors d’un point de presse ce mardi à Genève.

Pour l’ONU, les hôpitaux publics de Gaza ont moins d’une semaine de réserves de carburant pour pouvoir poursuivre leurs opérations. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la capacité du secteur de la santé à Gaza est déjà menacée dans le contexte de plus de dix années de blocus, avec des pénuries à long terme de médicaments essentiels et d’équipements médicaux et de produits médicaux à usage unique. « Ce mois-ci, deux médicaments essentiels sur cinq sont complètement épuisés », a fait remarquer le porte-parole de l’OMS, Tarik Jasarevic.

A noter que l’ONU indique que, selon des sources locales, environ 35.000 personnes ont participé aux manifestations d’hier, soit beaucoup plus que les semaines précédentes.

En cette journée où la Tunisie a oublié ses chamailleries politiques, le GUN qu’on veut dégommer, les signataires de Carthage dont les réunions s’étirent, le FMI qui sera jeudi en Tunisie pour constater encore que les réformes piétinent, et où ne pense plus que Palestine, chacun y va de son statut sur les réseaux sociaux en Tunisie.

A sa manière, l’ancien ministre de la santé Said Aïdi a l’âme poète et reprend Aragon, et se permet de changer Août par Mai, en direction d’Al Qods ou Jérusalem et ce qui s’y passe, en répression sanguinaire, par l’occupant Israélien que tout le monde reconnait ainsi mais que les Etats-Unis disent être victime des Palestiniens dont il occupe le territoire. Les images de ce poème choisi par Aïdi sont d’une actualité brûlante.

 

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Le Forum des Nations Unies sur la question de Palestine « 70 ans après 1948 – Leçons pour parvenir à une paix durable » se tiendra, les 17 et 18 mai, au Siège des Nations Unies à New York, à l’initiative du Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien.

Le Forum, qui se déroulera dans la Chambre du Conseil de tutelle, est organisé conformément aux résolutions 72/11 et 72/13 de l’Assemblée générale des Nations Unies du 30 novembre 2017.  Il réunira des experts palestiniens, israéliens et internationaux, ainsi que des représentants de la communauté diplomatique et de la société civile pour un débat constructif afin de soutenir les efforts collectifs visant à lancer des négociations crédibles pour un règlement juste de tous les problèmes liés au Statut final, dans le cadre d’un règlement global de la question de Palestine.

La séance d’ouverture commencera le jeudi 17 mai à 10 heures par des observations faites par la Vice-Secrétaire générale des Nations Unies, Mme Amina J. Mohammed; le Président du Comité, l’Ambassadeur Fodé Seck; et par Mme Hanan Ashrawi, membre du Comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine.  La deuxième partie de cette session permettra aux représentants des gouvernements, des organisations intergouvernementales et du système des Nations Unies de faire de brèves déclarations.

Le Forum comprendra quatre sessions plénières sur une période de deux jours, chacune comprenant une période de discussion.

Le Forum est ouvert au public et l’inscription se fera selon le principe du premier arrivé, premier servi.  Pour vous inscrire au Forum, veuillez cliquer ici.  Les inscriptions seront closes le 13 mai.

L’événement sera interprété dans les six langues officielles des Nations Unies (anglais, arabe, chinois, espagnol, français et russe).

Le Forum pourra être suivi sur UN Web TV. La Division des droits des Palestiniens fournira régulièrement des mises à jour, y compris le programme et les communiqués de presse sur son site Web à l’adresse https://www.un.org/unispal/, sur Twitter à l’adresse www.twitter.com/unispal  et sur Facebook à l’adresse https://www.facebook.com/UN.palestinianrights/.  Hashtag #Rights4Palestine.

Le résumé du Président ainsi que le compte rendu complet des travaux du Forum seront publiés ultérieurement sous la forme d’une publication de la Division des droits des Palestiniens.  Pour les demandes des médias, et pour plus d’informations, veuillez contacter le Secrétariat du Forum à: dpr-meeting@un.org.

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Selon des informations rapportées par le site RT France, la cérémonie d’inauguration de l’ambassade américaine à Jérusalem a débuté.

Les membres du Congrès américain qui ont fait le déplacement sont remerciés un à un. Un révérend d’une église de Dallas a adressé à la tribune un discours de félicitations au président américain Donald Trump et aux dirigeants israéliens. Un rabbin s’est également exprimé.

D’après la même source, la tension est de nouveau montée d’un cran dans la bande de Gaza où 50 Palestiniens, dont un garçon de 14 ans, ont été abattus par des tirs israéliens ce lundi 14 mai 2018. On a recensé 2000 blessés, un bilan provisoire..

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La Tunisie, sur les starting-blocks avec le Sénégal, le Nigéria et le Bostwana, avait toutes ses chances pour accueillir les Jeux de la Jeunesse d’été en 2022. En effet Tunis a présenté un dossier béton, très séduisant, mais voilà, le CIO (Comité international Olympique) n’en veut pas, selon Francs Jeux. La raison ? La candidature du pays du jasmin a été fatalement impactée par l’incident qui a émaillé les championnats du monde juniors de taekwondo, à Hammamet, le mois dernier. Pour rappel, le Tribunal de première instance de Tunis avait contraint le président de la Fédération tunisienne de taekwondo à barrer la route à quatre jeunes athlètes israéliens. En fait, c’est un groupe d’activistes qui avaient saisi le Tribunal. L’opinion publique a oublié depuis et est passée à autre chose – il est vrai que les sujets ne manquent pas ! -, mais pas le CIO….

Christophe Dubi, le directeur des Jeux olympiques au CIO, a confirmé, jeudi 3 mai 2018 à Lausanne, l’élimination de la Tunisie de la course pour accueillir l’édition 2022 des Jeux de la Jeunesse. «Nous ne prendrons pas en compte le dossier tunisien pour les Jeux de la Jeunesse tant que le pays ne pourra pas garantir les conditions de participation de tous les athlètes

Rendez-vous en octobre 2018 pour connaitre le pays qui va profiter de la disgrâce de la Tunisie, mais une chose est sûre, les jeux se feront en Afrique…

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Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, obsédé – terrorisé est plus juste – par l’Iran et son programme nucléaire, on le savait, mais ce qui est nouveau c’est sa débauche d’énergie, à coups de vidéos, photos, graphiques et tout le toutim, pour démontrer que Téhéran est réellement dangereux et qu’il faut s’en soucier. C’est la très improbable démonstration à laquelle s’est livré Netanyahu lundi 30 avril 2018 dans la soirée. Une mise en scène qui rappelle les contorsions du secrétaire d’État américain, Colin Powell, le 5 février 2003 devant le Conseil de sécurité de l’ONU, avec sa fameuse fiole et ses photos, pour “vendre” la guerre contre Saddam Hussein, un hameçon auquel personne n’avait mordu.

Pourtant Netanyahu était de sortie ce mardi, dans plusieurs chaînes américaines, pour marteler qu’Israël ne veut pas d’une guerre contre l’Iran, rapporte Reuters. Mais peut-on le croire ?
Nul ne cherche ce genre de développement“, a-t-il déclaré sur CNN après son exposé la veille des éléments de preuve sur la réalité d’un programme nucléaire militaire clandestin en Iran.
L’Iran est le pays qui change les règles dans la région“, a-t-il indiqué. Une accusation que ne renierait pas le président américain, Donald Trump.
Le Premier ministre israélien a affirmé lundi que l’Iran ne s’est pas débarrassé de ses installations et techniques de fabrication depuis l’accord de Vienne et continue depuis juillet 2015 de hausser “son savoir-faire en matière d’armes nucléaires“.

Fait inquiétant : Netanyahu a dit ce matin sur Fox News, le canal de prédilection du président américain et des républicains, qu’il est convaincu que Trump prendrait “la bonne décision“. Quelle décision ? Bombarder l’Iran ?
Le régime (iranien) avait un programme d’armes nucléaires secret et tente dans le cadre de ce très mauvais accord de se doter d’un arsenal nucléaire. Il ne devrait pas le pouvoir. Il faut vraiment un nouvel accord“, a-t-il dit, our nuancer. Mais les craintes d’une action militaire, même ponctuelle, ne sont pas dissipées pour autant, avec les risques que l’on sait pour la région et le monde. L’Iran n’est pas la Syrie !

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Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, a exhorté vendredi Israël à empêcher l’usage « excessif » de la force contre les manifestants palestiniens à Gaza et demandé que les responsables soient tenus comptables de leurs actions.

Selon le Bureau des Nations Unies aux droits de l’Homme (HCDH), 42 Palestiniens ont été tués au cours des quatre dernières semaines le long de la barrière séparant Gaza d’Israël et plus de 5.500 ont été blessés dont 1.739 par des munitions réelles tirées par les Forces de sécurité israéliennes.

« Chaque semaine, nous assistons à des exemples de recours à la force létale contre des manifestants désarmés », a déclaré Zeid Ra’ad Al Hussein dans un communiqué. Des dizaines de milliers de Palestiniens de la bande de Gaza se rassemblent chaque vendredi depuis fin mars pour revendiquer le droit des Palestiniens à retourner sur les terres dont ils ont été chassés ou qu’ils ont fuies à la création d’Israël en 1948.

Parmi les Palestiniens tués figurent quatre adolescents « dont trois enfants tués par une balle dans la tête ou le cou ». En outre, 233 enfants ont été blessés par des balles réelles, avec des lésions qui se traduiront par des incapacités permanentes, notamment par l’amputation des membres.

« Il est difficile d’imaginer que des enfants, même ceux lançant des pierres, puissent constituer une menace de mort imminente ou de blessure grave pour des membres des forces de sécurité lourdement protégés », a ajouté le Haut-Commissaire, tout en se référant au cas de Mohammad Ayyoub, 14 ans, qui a été tué d’une balle dans la tête le 20 avril dernier.

Des décès qui pourraient constituer des assassinats délibérés de civils
Le Haut-Commissaire a regretté que les avertissements des Nations Unies et d’autres soient apparemment restés lettre morte, « car l’approche des forces de sécurité de semaine en semaine ne semble pas avoir changé », a-t-il dit.

De plus, les services du Haut-Commissaire notent que beaucoup de ceux qui cherchent un traitement à l’extérieur de Gaza se sont vu refuser par Israël la permission de partir, ce qui a aggravé les souffrances. « Ces morts pourraient constituer des assassinats délibérés de civils, en violation flagrante de la quatrième Convention de Genève, par laquelle Israël est lié en tant que puissance occupante », a dit M. Zeid.

« Pour les nombreux autres meurtres présumés de civils non armés par les forces de sécurité israéliennes qui se déroulent hors caméra, il semble y avoir peu ou pas d’efforts pour appliquer l’Etat de droit », a regretté le Haut-Commissaire. Pour le HCDH, les morts et les blessés survenus à Gaza au cours des dernières semaines soulignent également l’importance une solide structure d’obligation redditionnelle pour tout crime présumé, comme l’a souligné le Secrétaire général lorsqu’il a appelé à une enquête indépendante et transparente sur les assassinats récents.

Dans ces conditions, Zeid Ra’ad Al Hussein estime que « chaque pays a l’obligation au nom des droits de l’Homme de s’assurer que tout décès et blessure grave fassent l’objet d’une enquête et que les responsables répondent de leurs actes devant la loi ».

« Malheureusement, dans le contexte de ce conflit éternel, des enquêtes sérieuses semblent être menées uniquement lorsque des preuves vidéo ont été rassemblées de façon indépendante », a rappelé M. Zeid, reprochant au gouvernement israélien, son « incapacité » à poursuivre ces violations et d’« encourager » ses forces de sécurité à recourir à la force létale contre « des êtres humains désarmés, même s’ils ne représentent pas de menace ».

En conclusion, M. Zeid a exprimé sa vive préoccupation par le fait qu’à la fin de la journée, et les vendredis à venir synonymes de jour traditionnel de protestations, plus de Palestiniens seraient tués, simplement parce qu’ils se seraient approchés d’une barrière en exerçant leur droit de manifester.

« Ces tendances remettent en question dans quelle mesure les règles d’engagement des Forces de sécurité israélienne, qui ne sont pas publiques, sont-elles conformes au droit international, ou du moins à quel degré elles respectent ses propres règles », a fait remarquer le chef des droits de l’homme de l’ONU.

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L’envoyé de l’ONU au Moyen-Orient, Nickolay Mladenov, a mis en garde jeudi le Conseil de sécurité sur les risques d’explosion à Gaza et l’impact que cela aurait sur le reste de la région.

« Gaza se délite alors que nous parlons, sous la pression d’une combinaison explosive de facteurs humanitaires, sécuritaires et politiques négatifs », a prévenu M. Mladenov, Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient. « Si un autre conflit entre le Hamas et Israël éclatait, cela aurait des conséquences dévastatrices pour les Palestiniens de Gaza. Cela pourrait compromettre la relative stabilité de la Cisjordanie et avoir des répercussions sur Israël et la région ».

Au cours des quatre dernières semaines, des dizaines de milliers de Palestiniens de Gaza ont convergé vers la frontière avec Israël dans le cadre des manifestations de la “Grande marche de retour”. Les manifestations devraient se poursuivre et se terminer vers le 15 mai, et pourraient se propager en Cisjordanie et au-delà, a mis en garde M. Mladenov.

Depuis le 30 mars, lors de ces manifestations, 35 Palestiniens ont été tués et de nombreux autres ont été blessés par les forces de sécurité israéliennes. Aucune victime israélienne n’a été signalée, a-t-il précisé.

« Alors que ces manifestations se poursuivent, les tensions et les risques d’incidents graves et de nouvelles victimes augmenteront. Israël doit calibrer son recours à la force et minimiser l’utilisation du tir réel. La force létale ne devrait être utilisée qu’en dernier recours », a-t-il ajouté. « Le Hamas et les dirigeants des manifestations doivent éloigner les manifestants de la barrière de Gaza et empêcher toute action violente et toute provocation ».

Une situation humanitaire qui se détériore rapidement

Au-delà de l’escalade des risques sécuritaires à Gaza, la situation humanitaire continue de rapidement se détériorer.

A partir de mars 2017, et sans préavis, l’Autorité palestinienne a réduit de plus de 30% les salaires de milliers d’employés du secteur public dans la bande de Gaza. Un an plus tard, en mars 2018, elle a suspendu le paiement des salaires de quelque 20.000 fonctionnaires à Gaza.

« L’impact de cette décision est dévastateur », a déclaré Nickolay Mladenov. « Le service public déjà défaillant de Gaza va se diriger encore plus vers un effondrement total. Les hôpitaux et les cliniques, les écoles, les installations de traitement de l’eau et des eaux usées, la collecte des déchets, le transport et d’autres services essentiels seront sérieusement affectés », a-t-il ajouté.

Le Coordonnateur spécial a appelé le gouvernement palestinien à reprendre sans tarder le paiement des salaires du secteur public à Gaza. « Nous devons immédiatement faire face à la crise humanitaire qui se déroule », a-t-il dit. « Israël doit assouplir les restrictions de mouvement et d’accès à Gaza pour permettre à l’économie de se rétablir, en tenant dûment compte de ses préoccupations légitimes en matière de sécurité. Dans ce contexte, je me félicite de la décision d’augmenter la zone de pêche de six à neuf milles marins et je demande instamment que la zone soit étendue plus loin et de façon permanente », a-t-il ajouté.

Selon lui, cette combinaison de facteurs, associée à l’impasse politique, fait de Gaza « une poudrière ».
« Malgré les développements tragiques dans le reste de la région, nous devons faire tout notre possible pour empêcher une nouvelle guerre à Gaza. Il est impératif que la communauté internationale et le Conseil de sécurité soutiennent les efforts de l’ONU et des principales parties prenantes pour relever les défis sécuritaires, humanitaires et politiques », a conclu M. Mladenov. « Les événements tragiques survenus à Gaza ont renforcé les risques croissants d’implosion et d’explosion, avec des conséquences potentiellement graves ailleurs dans la région ».

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L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a regretté mardi l’annulation de l’accord qu’elle avait signé la veille avec Israël et qui était destiné à apporter des solutions pour les Erythréens et les Soudanais vivant actuellement en Israël.

Selon le HCR, l’accord, conclu le 2 avril et annulé le lendemain par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, était le résultat de discussions sur une longue période.

Il reflétait « un effort commun pour trouver une solution qui octroie une protection internationale aux personnes arrivant en Israël fuyant la guerre ou la persécution, tout en répondant aux préoccupations des communautés d’accueil israéliennes », a souligné l’agence onusienne dans un communiqué de presse.

Le HCR estime toujours qu’un « accord gagnant-gagnant », bénéficiant tant à Israël et qu’aux personnes ayant besoin d’asile, est dans l’intérêt de tous.

L’agence encourage le gouvernement israélien à examiner la question davantage, et se tient prête à apporter son aide.

Le HCR a souligné que la promotion de réponses communes et le partage des responsabilités entre les pays en matière d’asile font depuis des décennies partie de son travail et de son plaidoyer.

Avec plus de 65 millions de personnes déplacées de force dans le monde, dont un tiers sont des réfugiés, le besoin n’a jamais été aussi grand, a conclu le HCR.

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Le prince héritier de l’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, a pris des positions sur l’Iran qui sans doute plairont à beaucoup d’alliés de Riyad, mais ce qu’il a dit sur Israël un peu moins. Dans un entretien avec le journal américain The Atlantic, rapporté par Euronews, il a déclaré que le royaume n’a pas fait des Juifs un problème. Il a ajouté qu'”Israël a droit à son Etat-nation, tout comme les Palestiniens, mais qu’un accord de paix doit assurer la stabilité de chacun pour avoir des relations normales.” A noter que cette interview a été réalisée avant les dernières éruptions dans la bande de Gaza, qui ont fait plus de dix morts côté palestinien. Peut-être que ben Salmane aurait un peu infléchi son discours s’il s’était confié après ces heurs sanglants, mais ça n’aurait rien changé fondamentalement dans son projet : Un signe d’ouverture en direction de Tel-Aviv, dans une perspective d’alliance face aux velléités de l’ennemi historique commun, l’Iran. En d’autres mots il a décidé d’être un peu moins mordant sur la cause palestinienne en échange d’un rapprochement avec Israël, au nom de l’union sacrée contre Téhéran.

Ben Salmane n’y est pas allé avec le dos de la cuillère en comparant le guide suprême iranien Ali Khamenei au tristement célèbre théoricien du nazisme, Adolf Hitler. “A côté du guide suprême iranien, Hitler semble gentil” , a lâché le souverain saoudien. “Hitler a tenté de conquérir l’Europe”, “le guide suprême tente de conquérir le monde“, a-t-il ajouté. Rappelons que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, s’était présenté dernièrement comme l'”indispensable allié” des nations arabes qui avait un problème avec l’Iran. L’Arabie saoudite étant le chef de file de ces pays, on peut dire sans risque de se tromper que de nouveaux rapports de force sont en gestation et que l’avenir de la région sera complètement remodelé par le règne du virevoltant Mohammed ben Salmane…

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Lors d’une réunion du Conseil de sécurité consacrée à la situation au Moyen-Orient, l’envoyé de l’ONU dans cette région, Nickolay Mladenov, a invité Israéliens, Palestiniens et communauté internationale à prendre des mesures concrètes pour avancer sur la voie d’une solution juste à deux Etats, Israël et Palestine.

M. Mladenov, Coordonnateur spécial pour le processus de paix au Moyen-Orient, s’exprimait par vidéoconférence depuis Jérusalem, devant les membres du Conseil de sécurité.

Il a concentré son intervention sur les changements sur le terrain, tout en rappelant que ces derniers ne pouvaient pas être séparés du contexte plus large de l’occupation militaire israélienne du territoire palestinien, des incertitudes concernant la poursuite du processus de paix, et des mesures unilatérales qui sapent ce processus.

La résolution 2334 du Conseil de sécurité appelle Israël à cesser immédiatement toutes ses activités de colonisation dans le territoire palestinien occupé y compris Jérusalem-Est, a rappelé le Coordonnateur spécial, qui a répété que, pour les Nations Unies, toute activité de colonisation de ce type est considérée comme une violation du droit international et un obstacle majeur à la paix.

M. Mladenov a estimé que la poursuite de la colonisation illégale par Israël continue de menacer la viabilité d’une solution à deux États et d’éroder les perspectives de paix. La violence et l’incitation à la violence continue de part et d’autre et Israël doit calibrer son recours à la force, a-t-il estimé.

Malgré l’appel de la résolution 2334 aux différents parties, les déclarations provocantes de la part des différentes parties se sont poursuivies, que ce soit la glorification par le Fatah des auteurs d’attaques contre des civils israéliens ou le déni des liens religieux et historiques des juifs avec Jérusalem, ou encore les déclarations de dirigeants israéliens en faveur d’annexions de toute ou partie du territoire palestinien occupé, niant l’existence d’un « peuple palestinien » ou encore regrettant que les frappes militaires de représailles ne fassent pas assez de victimes parmi les militants.

La résolution 2334 appelle aussi à la prise de mesures pour inverser la tendance négative menaçant sur le terrain la solution à deux Etats. M. Mladenov a cité une série de « mesure positives et négatives » en ce sens.

L’économie de Gaza reste au bord de l’effondrement

Il a aussi fait observer que l’économie de la bande de Gaza restait au bord de l’effondrement, citant en particulier des coupures d’électricité supérieures à 20 heures par jour. Les services de base ne fonctionnent que grâce au carburant fourni par les Nations Unies et plus de 40% des médicaments essentiels manquent du fait de problèmes de financement.

Le Coordonnateur spécial s’est dit gravement préoccupé par l’état des efforts collectifs en vue de la paix. Le consensus de longue date de la communauté internationale sur le statut final, y compris en ce qui concerne le statut de Jérusalem et la question des réfugiés, doit rester le cadre directeur du processus de paix vers une solution finale à deux Etats, a-t-il plaidé. Toute déviation de ces principes serait dangereuse, a-t-il ajouté.
M. Mladenov a également rappelé sa préoccupation concernant le déficit de quelque 446 millions de dollars dans le financement de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), tout en saluant les annonces de contributions pour environ 100 millions de dollars faites lors de la conférence ministérielle extraordinaire de Rome.

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L’Etat hébreu revient hanter l’Assemblée des représentants du peuple (ARP). Cette fois il s’agit de la criminalisation de la normalisation avec Israël, une affaire qui commence à devenir un vieux serpent de mer. Il était question, à un moment, dans la liesse de la confection de cette Constitution qu’on voulait “la meilleure du monde“, de le graver dans le texte fondateur de la 2ème République. Mais le Parlement a reculé devant l’immensité, la complexité et les implications de la tache. Le dossier est revenu, comme un boomerang, mais sous la forme d’un projet de loi que l’ARP devait examiner la semaine dernière. Deuxième recul : Les débats ont été reportés, malgré les vociférations du Front populaire, qui a accusé, vendredi 09 février 2018, la majorité parlementaire – Nidaa Tounes et Ennahdha – de “manipuler les procédures” et de “céder aux pressions pour faire capoter le projet de loi“. Le FP n’a pas tort, car sur ce coup la coalition au pouvoir est bien tentée de manger son chapeau, pour les raisons que l’on sait : Derrière Israël il y a les Etats-Unis. Se mettre à dos Tel-Aviv ça passe encore, mais irriter le pays de l’Oncle Sam, avec à sa tête l’irascible Donald Trump, c’est une toute autre histoire…

La dernière fois que la question israélo-palestinienne a mis le feu à l’ARP, c’est quand Trump a provoqué un tollé planétaire en reconnaissant Jérusalem comme la capitale de l’Etat hébreu. Depuis le président américain, sous les tirs nourris de la communauté internationale, a, semble-t-il, radouci le ton et tenu des discours où il y a comme une inflexion de sa politique internationale et de son rapport au monde. Il a même demandé à Israël de faire des concessions pour ne pas atomiser définitivement le processus de paix avec les Palestiniens, dont le pouls est au plus bas ces dernières années. Dans cette affaire, les USA ont presque été unanimement condamnés lors de l’Assemblée générale des Nations Unies. Mais les scènes qu’on a vues en Tunisie, que ce soit à l’ARP (avec des débats passionnés, enflammés et cet immense drapeau palestinien bien en évidence) et dans les rues, on ne les a pas vues même chez ceux qui prétendent être les premiers soutiens de la cause palestinienne et qui nous rebattent les oreilles avec ça lors des prêches du vendredi. Je parle, évidemment, des pays du Golfe. Elle est ainsi faite la Tunisie post-révolutionnaire : Entière, sans demi-mesures, passionnée… Certes la cause est juste, le combat légitime, l’action noble, mais sa flamboyance, ses fulgurances et ses excès mettent la diplomatie du pays dans une situation délicate.

Avoir les moyens de son indignation, “that is the question”

Avant cette affaire il y a eu l’assassinat, en pleine rue, devant sa maison, de Mohamed Zouari. C’était le 15 décembre 2016. Un meurtre que Israël avait, à demi-mots, revendiqué, en ayant même l’outrecuidance d’asséner qu’il allait continuer à traquer ceux qui menaçaient sa sécurité. La même ARP s’était embrasée autour de cette affaire, avec force condamnations, déclarations fracassantes, pour finir par exiger que toute la lumière soit faite par une Commission d’enquête parlementaire et que l’exécutif tunisien aille jusqu’au bout, en termes de représailles diplomatiques. Ce que le gouvernement s’était engagé à faire. On connait la suite. La passion, et c’est hélas récurrent, est retombée à l’ARP et d’autres sujets ont pris le dessus.  Zouheir Maghzaoui, député du Bloc démocrate, a bien relancé, samedi 10 février 2018, le ministre de l’Intérieur sur l’avancement de l’enquête, mais c’était surtout pour la forme. Ce dossier n’est plus une priorité pour l’ARP, et le ministre l’a bien compris, il s’est même permis de botter en touche en déclarant, le plus tranquillement du monde : “Je ne suis pas habilité à donner des détails sur ce dossier, état donné qu’il est désormais entre les mains du pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme”, rapporte Shems FM…

Israël, c’est un fait incontestable, est un Etat-voyou, le seul qui s’autorise à s’asseoir sur les résolutions de l’ONU sans qu’aucune tuile ne lui tombe sur la tête. On ne les compte plus les condamnations et injonctions des Nations Unies qu’ils a bravées, piétinées allègrement. Et ça n’empêche pas son Premier ministre de se balader partout dans le monde, alors que d’autres chefs d’Etats moins costauds se planquent et jouent à cache-cache avec la CPI, pour cause d’accusations de crimes de guerre, crimes contre l’humanité. Mais Israël lui n’en a commis aucun de ces crimes ! Il est vrai que quand on a les Etats-Unis comme soutien indéfectible, que ce soit avec un démocrate ou un républicain à la Maison Blanche (Barack Obama, quels que soient ses mérites par ailleurs, n’a pas fait mieux ou pire que Donald Trump sur ce dossier), on a le temps de voir venir. La même administration américaine que le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, était allé voir, pour, entre autres, le convaincre de ne pas raboter l’aide financière. Les mêmes Américains qui appuient en ce moment les entreprises tunisiennes à l’export et dont l’ambassadeur a pris des engagements, à Gasfa. Cette aide, dont la Tunisie a cruellement besoin, fixe justement les limites de l’indignation, de la protestation, quels que soient les motifs de la colère.

Pour avoir les moyens de son indignation, il ne faut pas tant dépendre du soutien étranger. Or la Tunisie est loin d’être en mesure de couper le cordon. C’est cette même logique qui pousse le berceau du printemps arabe à avaler la dernière gifle de la Commission européenne et à retourner à Bruxelles, pour plaider sa bonne foi et pour, in fine, quémander… une aide financière. Pour avoir une diplomatie qui peut se permettre d’envoyer paitre les Etats-Unis et l’Union européenne, il faut être assis sur une économie solide qui ne doit à aucun partenaire sa survie. C’est le cas de la Russie, de la Chine, de la Turquie dans une moindre mesure, etc. Mais je ne vous apprends rien en vous disant que la Tunisie est très loin de pouvoir en dire autant…

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Après s’être mis à dos le monde entier et après avoir directement menacé les Etats qui oseraient condamner à l’ONU sa décision de reconnaitre Jérusalem comme la capitale d’Israël, le président américain, Donald Trump, est, semble-t-il, devenu un peu plus raisonnable et plus équilibré dans sa position. Il a même fait comprendre à Israël qu’il faudra faire des “compromis” pour donner une chance à un accord de paix avec les Palestiniens, rapporte ce vendredi 09 février 2018 le quotidien Hayom Israël, repris par l’agence Reuters.

Dans cet entretien avec ce journal qualifié de conservateur, Trump est revenu sur son tollé du 6 décembre 2017, qu’il considère comme un fait marquant de son début de mandat.
Je voulais clarifier le fait que Jérusalem est la capitale de l’Etat d’Israël. Concernant les frontières spécifiques, j’apporterai mon soutien à ce que les deux camps décideront entre eux“, a-t-il indiqué. “Je pense que les deux camps doivent faire des concessions importantes afin de parvenir à un accord de paix“, a-t-il ajouté.

Reste à convaincre les Palestiniens de la bonne foi du président américain. Mahmoud Abbas avait asséné qu’après ce qu’il a fait, Trump a perdu toute crédibilité en tant qu’artisan de la paix et qu’il n’agréerait aucun plan de sortie de crise de sa part. Courroucé, Trump avait rétorqué qu’il allait couper les vivres aux Palestiniens s’ils tournent le dos aux négociations…

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CP : TOI

Les avocats du Premier Ministre israélien Benjamin Netanyahu cherchent à tout prix à arrêter la diffusion d’un enregistrement très embarrassant de son fils, évoquant le coup de pouce fourni par son père pour faciliter un contrat gazier de 20 milliards de dollars.

L’enregistrement de la conversation qui a eu lieu devant un club de strip-tease remet en avant les liens suspects de la famille Netanyahu avec des hommes d’affaires fortunés, des liens qui font déjà le sujet d’affaires en justice contre le PM, rapporte The Guardian.

Selon la chaîne israélienne ILTV, l’enregistrement avec les voix de Yair Netanyahu et Ori Maimon (fils du guru gazier Kobi Maimon, actionnaire dans Isramco, propriétaire des champs gaziers Tamar) évoque une discussion à propos du paiement de l’addition d’un club de strip-tease qui s’élève à 400 Shekels (soit près de 116 dollars). “… Mon père a fait une bonne affaire pour ton père, ils s’est bien battu pour cette affaire au Knesset, frère…”, semble avoir dit Netanyahu junior. “… Papa a arrangé une affaire de 20 milliards de dollars pour ton père, et toi tu ne veux pas payer 400 shekels pour moi ?” poursuit-il.

L’enregistrement semble remonter à 2015, alors qu’Israël était en pleine controverse au sujet des permis d’exploitation des champs de gaz naturel récemment découverts.

Netanyahu, père d’un fils de 26 ans réputé pour son comportement grossier, fait déjà le sujet d’une vague de colère pour ses relations suspectes avec des hommes d’affaires fortunés.

La diffusion de l’enregistrement parvient alors que le Premier Ministre israélien attend les résultats des investigations menées par la police au sujet de deux affaires de corruption à son encontre, connue sous l’affaire 1000.

Les israéliens se sentent préoccupés par la lenteur d’avancement des investigations, et organisent des démonstrations hebdomadaires appelant à la démission de Benjamin Netanyahu.

Yossi Cohen, défendant la famille Netanyahu, a envoyé une lettre urgente à Israel Television News lundi, l’appelant à retirer tous les enregistrements mis à la disposition du public.

Cohen parle d’un enregistrement qui vient dans un contexte de “chasse aux sorcières” qualifiant la prise de l’enregistrement d’une conversation entre “deux jeunes entrain de boire de l’alcool” comme un geste “bas”.

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Après le cadeau royal du président américain, Donald Trump, qui, contre vents et marées, a reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël, le Parlement israélien a enfoncé le clou en votant un projet de loi qui bousille toute chance pour les Palestiniens d’avoir un jour une capitale digne de ce nom à Jérusalem-Est. En effet la Knesset a vidé de sa substance tout futur accord de paix en adoptant ce mardi 02 janvier un projet de loi qui exige un vote favorable de 2/3 des députés avant la cession de certains morceaux de Jérusalem aux autorités palestiniennes, rapporte l’AFP.

Le texte, soumis par une députée du parti nationaliste religieux Foyer juif et qui est passé à 64 voix pour et 51 contre, ne s’arrête pas là, il ouvre également la voie à une redéfinition de la notion de zone municipale. Concrètement, certaines parties de la ville de Jérusalem peuvent être décrétées “entités séparées“, d’après un communiqué du Parlement, ce qui permet d’arracher, en toute légalité, ces endroits aux Palestiniens si un jour ils étaient en mesure de revendiquer un Etat à part entière, ce qui est de moins en moins probable après ce qu’a fait Trump.

Nous avons garanti l’unité de Jérusalem“, a fièrement tweeté après le vote le ministre de l’Education Naftali Bennett, leader du Foyer juif.
Le mont des Oliviers, la Vieille ville et la cité de David resteront nôtres à jamais“, a-t-il indiqué, faisant allusion à des lieux nichés dans la partie palestinienne de Jérusalem, dont le quartier de Silwan.

Dov Khenin, un élu de l’opposition, est lui d’avis que cette nouvelle loi devrait être nommée “la loi pour empêcher la paix” et nourrit la crainte qu’elle ne débouche sur “un bain de sang“.

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Dans la partie est de Jérusalem, les Palestiniens dont les logements sont déclarées illégaux par Israël sont forcés de réduire en cendres leurs propres maisons, rapporte Sputnik.

Comme la ville de Jérusalem se trouve au cœur du conflit israélo-palestinien, la propriété, le logement et les colonies israéliennes représentent des problèmes brûlants.

D’après la même source, qu’Israël a forcé des milliers de Palestiniens à quitter leur foyer et a créé une grave pénurie de logements. Depuis 1967, la population palestinienne a quadruplé, jusqu’à 300.000 personnes, soit près de 40% de la population de la ville.

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