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Le Nigeria descend de plusieurs crans : Pas d’élections ce samedi, à la surprise générale

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La première puissance économique du continent, le Niegria, refait parler d’elle, en mal. Alors que les électeurs étaient censés se rendre aux urnes ce samedi 16 février 2019, patatras, ils ont appris, à la dernière minute, que les élections présidentielle et législatives sont différées à la semaine prochaine. L’annonce a été faite tard dans la nuit de vendredi par la Commission nationale électorale indépendante (INEC). Les Nigérians, comme vous pouvez l’imaginer, ne sont pas contents du tout et les accusations quant à des projets de fraude massive fusent déjà du côté des principaux candidats, rapporte Jeune Afrique.

Des rumeurs sur les réseaux sociaux avaient précédé ce report officiel. Le président de l’INEC, Mahmood Yakubu, l’explique par la volonté de «garantir la tenue d’élections libres, justes et crédibles. Organiser le scrutin comme il était convenu n’est plus possible», a-t-il indiqué, arguant des obstacles d’ordre logistique, sans préciser lesquels. Pourtant l’INEC martelait dans la dernière semaine de campagne que les élections auraient bien lieu à la date prévue, en dépit de l’incendie qui a consumé trois de ses centres et le manque criant de bulletins de vote dans plusieurs États. Une situation ubuesque et indigne d’un pays qui dispose de tels moyens financiers…

Les deux principaux challengers, le président sortant Muhammadu Buhari (76 ans) et le candidat de l’opposition Atiku Abubakar (72 ans) en rajoutent à la tension ambiante en se lançant de graves accusations qui n’augurent rien de bon pour une nation qui fait déjà face à moult fléaux : sous-développement chronique malgré les immenses ressources pétrolières, corruption endémique, terrorisme avec la secte sanguinaire Boko Haram, mauvaise gouvernance, etc.

A noter que le Nigeria n’en est pas à son premier faux bond électoral, en 2015 le scrutin avait été repoussé de 6 semaines pour cause d’incursions meurtrières de Boko Haram au Nord-Est.

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