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mercredi 30 septembre 2020
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Le patron des patrons dégaine le carton jaune aux politiciens !

La Tunisie a vraiment besoin d’une stabilité politique et gouvernementale. Le pays traverse depuis des mois une crise politique sans précédent. Alors que celle-ci est censée réunir les alliés au pouvoir et renforcer leur entente, ces derniers noient l’opinion publique dans des tiraillements abjects à travers des guerres indignes et scandaleuses… Ce qui est le plus regrettable dans tout cela, c’est que ces divisions n’ont pas pour objet la manière dont nous allons sortir du « gouffre économique » dans lequel nous sommes empêtrés ou la meilleure manière de préparer la prochaine étape. Nous en sommes bien loin !

Dans une déclaration accordée, mercredi 15 juillet 2020 aux médias, Samir Majoul, président de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), a tiré la sonnette d’alarme et a appelé toutes les parties à tenir « neutre les questions économiques par rapport aux tensions politiques, afin que le pays puisse atteindre le succès et la croissance économiques souhaités ».

Il a assuré que le volet économique relève des tâches des économistes et des propriétaires d’entreprises, et qu’il n’y a aucun raison pour les politiciens d’y intervenir. Il a exprimé l’espoir que situation gouvernementale et politique dans le pays se stabilisera afin de ne pas affecter négativement la situation économique.

Samir Majoul a fait savoir que « les récents événements sur la scène politique n’auront pas d’incidence négative sur l’organisation et ses perspectives », notant que « l’UTICA ira de l’avant dans le travail et les efforts visant à atteindre la croissance économique souhaitée et à remédier au déclin survenu à la suite de la pandémie de Corona », a-t-il dit.

Les symptômes d’une économie très malade !

Manifestement, la situation économique continue, du reste, d’alimenter les craintes des Tunisiens et des économistes…Dégradation de l’activité des services, un climat des affaires au plus bas dans le pays, absence de dynamique dans la croissance des prêts aux entreprises, le constat est très inquiétant !

C’est dans ce contexte que le ministre, du Développement, de l’investissement et de la coopération internationale, Slim Azzabi a récemment annoncé que la Tunisie enregistrera un taux de croissance négatif de -6,5% en 2020, précisant que la reprise de la croissance économique au cours du 2e semestre sera sans doute lente.

Le ministre a expliqué que l’année en cours sera la deuxième après 2011, durant laquelle la Tunisie enregistre un taux de croissance négatif, rappelant que c’est la 5ème année, depuis l’indépendance, au cours de laquelle la Tunisie essuie une récession du taux de croissance.
Et de préciser que la chute du taux de croissance est expliquée par le recul de celle dans la plupart des secteurs économiques, notamment le textile/habillement, les industries mécaniques, le transport et le tourisme.

En effet, il a ajouté que les prévisions tablent sur une régression de la croissance des industries manufacturières (-14,8%), des industries non manufacturières (-3,3%), et des services marchandes (-10% ), contre une hausse de la croissance des industries non marchandes ( 0,5%), au terme de l’année 2020.

Il a, encore, souligné que la baisse du taux de croissance va engendrer un recul de la consommation, à cause de la diminution des revenus des familles, ainsi qu’une baisse du volume de l’investissement privé suite à l’impact du confinement sanitaire décidé pour limiter la propagation du virus du COVID-19, ce qui a causé un arrêt de la production et le recul des échanges commerciaux , outre la baisse des recettes touristiques, la décélération du taux d’inflation à 6%, en raison de la baisse de la demande et des cours mondiaux des hydrocarbures (….).

Les répercussions économiques et sociales de la pandémie du coronavirus sont expliquées par 4 principaux facteurs, liés à la baisse de l’activité économique pendant la période du confinement, la baisse de la consommation et de la demande extérieure, notamment dans les pays européens, et à la pression exercée sur le budget de l’Etat, à cause de la baisse des ressources fiscales et la hausse des dépenses publiques notamment liées aux mesures exceptionnelles prises par le gouvernement ( aides sociales et financières…), souligne Azzabi.

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