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Houcine Dimassi, ancien ministre des Finances a indiqué, lors de son passage, mardi 10 juillet 2018 sur Express Fm, qu’une augmentation du taux d’intérêt de la BCT, ne peut avoir un impact sur l’inflation, mais plutôt va freiner l’investissement dans le pays. « Si on continue d’augmenter continuellement le taux d’intérêt, le coût des crédits va devenir plus cher et plusieurs investisseurs vont hésiter ou s’abstenir à investir », a-t-il ajouté.

Il a en outre indiqué que le niveau des dépenses budgétaires du pays a largement dépassé son niveau programmé dans le budget de l’Etat de 2018.

Toujours, selon ses déclarations, le dépassement des dépenses budgétaires de leur niveau programmé dans le budget de l’Etat de 2018 est dû, essentiellement, à « l’augmentation des dépenses de compensation surtout pour les carburants et aux négociations sur l’augmentation salariales dans la fonction publique », a-t-il ajouté.

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Commentant les grandes réformes  en chantier

Dans une interview accordée au journal Le Maghreb, Mohamed Trabelsi, ministre des Affaires sociales, a déclaré que la CNRPS a bloqué les comptes de 14 entreprises et institutions publiques qui avaient des dettes avoisinant les 700 Millions de dinars (MD).

Des sociétés de transport, la Poste, la SONEDE et la SNCFT font partie des sociétés dont les comptes ont été bloqués.

Et d’ajouter que cette mesure a permis de conclure des accords pour régler certaines situations. Le blocage a été levé pour plusieurs comptes, a expliqué le ministre.

Trabelsi a encore affirmé que le montant du déficit de la CNRPS est de 1500 MD. Idem pour la CNSS.

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Le secrétaire général de l’union générale tunisienne du travail (UGTT), Nourredine Taboubi a déclaré, jeudi à Mahdia, que le citoyen tunisien a commencé à perdre espoir d’une vie meilleure en bénéficiant d’un accès équitable aux services de santé, aux prestations administratives et aux commodités de la vie, ce qui constitue, selon lui, une menace pour le processus politique et démocratique dans le pays.
Taboubi a ajouté, dans une déclaration aux médias, en marge de l’ouverture du 11e congrès ordinaire de l’union régionale du travail à Mahdia, que les résultats des élections municipales du 6 mai 2018 sont un message clair du peuple tunisien à la classe dirigeante.
Le Secrétaire général de l’UGTT a indiqué que la bataille de l’organisation ouvrière est une bataille sociale et économique face aux grandes questions épineuses de l’heure.
Après la dernière lecture du document de Carthage 2 par les présidents des partis et des organisations nationales, il ne reste plus qu’à déterminer le profil de l’équipe gouvernementale capable de mener la phase restante“, a-t-il dit.
Taboubi, qui était accompagné des membres de la commission administrative de l’UGTT, a souligné que le pays ne peut plus attendre et il est nécessaire d’envoyer des messages positifs aux gens.
De son côté, le secrétaire général adjoint de l’UGTT, Sami Tahri, a souligné que le document de Carthage doit porter sur la stabilité politique et sociale et non pas sur la cession des entreprises publiques.

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Au cours des 12 derniers mois, l’Union européenne et la Tunisie ont développé des relations beaucoup plus étroites et intensifié leur coopération dans les différents domaines couverts par le Partenariat Privilégié. Telle est la conclusion du rapport sur l’état des relations UE-Tunisie publié mercredi par les services de la Commission européenne et du Service européen pour l’action extérieure en prévision de la réunion du Conseil d’association UE-Tunisie à Bruxelles le 15 mai 2018.

Le rapport souligne les échanges intensifs de haut niveau, le dialogue et la coopération sur des questions clés comme l’employabilité des jeunes et les réformes, la consolidation de la démocratie et la promotion de la bonne gouvernance (dans laquelle la société civile tunisienne continue de jouer un rôle central), la réponse aux défis sécuritaires communs et la gestion coordonnée de la migration.

« L’Union européenne et la Tunisie sont des partenaires naturels en raison de leurs liens géographiques, culturels et commerciaux. Nous sommes impatients d’approfondir notre partenariat privilégié et l’UE reste attachée à une Tunisie démocratique, forte et prospère. Nos efforts portent en particulier sur les aspirations des jeunes tunisiens, au bénéfice desquels nous avons lancé un Partenariat pour la jeunesse en 2016, que nous sommes en train de renforcer. Les élections locales du 6 mai, que le Gouvernement tunisien nous a invités à observer, ont marqué une étape importante dans la consolidation de la démocratie dans le pays et la mise en œuvre de la Constitution de 2014. Elles ouvrent la voie à un processus ambitieux de décentralisation », a déclaré la haute représentante / vice-présidente, Federica Mogherini.

Une feuille de route pour les réformes

“L’UE continue de déployer tous ses instruments de coopération pour soutenir la transition politique et socio-économique en Tunisie. Notre engagement prend la forme, par exemple, d’une aide financière accrue. En 2017, la Commission européenne a fourni 300 millions d’euros de subventions. Les Tunisiens sont en quête de progrès tangibles et de résultats, et à la lumière de la situation économique actuelle, le processus de réforme institutionnelle et socio-économique doit être accéléré. À cet égard, je me réjouis qu’une feuille de route pour des réformes prioritaires ait été présentée le mois dernier à Bruxelles par le chef du gouvernement tunisien », a ajouté le commissaire à la politique européenne de voisinage et aux négociations d’élargissement, Johannes Hahn.

Le rapport constate que des progrès tangibles ont été accomplis dans de nombreux domaines, notamment les droits des femmes, la réforme judiciaire, les mesures visant à promouvoir l’entrepreneuriat des jeunes, le développement local, l’économie verte, la culture et la protection civile. En outre, l’implication de la Tunisie dans le programme Horizon 2020 et sa participation active à Erasmus + ont permis un développement des échanges entre chercheurs, étudiants, enseignants et jeunes, contribuant à la promotion d’une société orientée vers l’innovation. Les négociations sur des accords bilatéraux ambitieux dans les domaines du transport aérien, de l’économie et du commerce et de la migration ont également progressé.

Au cours des 12 derniers mois, l’Union européenne dit avoir a démontré son soutien continu à la transition politique et socio-économique de la Tunisie, y compris en appuyant des réformes structurelles urgentes et essentielles pour stimuler une croissance inclusive et durable. Elle ajoute qu’à travers le présent rapport, elle réitère sa détermination à continuer à soutenir la Tunisie et à explorer la vision de l’avenir du partenariat UE-Tunisie.

Le catalogue des griefs

Par-delà cet état des lieux globalement positif et les professions de foi dont il est parsemé, le rapport ne s’excepte pas d’épingler la Tunisie dont maints domaines, par exemple, celui des droits de l’homme et des libertés fondamentales qui demandent à être consolidés et effectivement mis en œuvre alors qu’un « nombre de lois encore en vigueur vont à leur encontre ». Autre grief, il est formulé contre les « forts déséquilibres macroéconomiques, déficit public et déficit de la balance des paiements ». Il est enjoint au gouvernement de prendre sans plus tarder les mesures d’assainissement budgétaires indispensables. Dans le collimateur de l’UE aussi la «  transparence limitée en matière de financement des entreprises publiques, et le contrôle tout aussi limité exercé par l’Etat sur ces entreprises ». S’y ajoute dans ce catalogue la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, « un domaine de coopération prioritaire » entre l’UE et la Tunisie. Tout en reconnaissant que la Tunisie a réalisé des progrès dans la mise en œuvre de son plan d’action convenu avec le GAFI, l’UE affirme que « des efforts importants sont toujours requis ». Enfin, et s’agissant de la mise en œuvre de la réforme du secteur de la sécurité, le rapport de l’UE pointe les retards enregistrés lors de l’année écoulée. Surtout, il demande d’aller vite « dans la mise en œuvre du programme d’appui à la réforme et à la modernisation du secteur de la sécurité, notamment le renforcement de la transparence et de la redevabilité du secteur comme outil principal pour rétablir le lien de confiance entre les forces de sécurité intérieures et le citoyen, ainsi que le renforcement de la sécurité des frontières et des capacités de lutter contre le terrorisme et le crime organisé ».

En 2018, l’UE et la Tunisie continueront à travailler ensemble à définir une vision à l’horizon 2030 qui reflétera leur ambition d’un partenariat toujours plus approfondi à même de relever les défis communs, conclut le rapport.

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La réforme des entreprises publiques est sans doute le sujet le plus épineux du moment. Et pour causes : le contexte économique l’exige, pour stopper des pratiques budgétivores, et pas peu ; l’avenir du pays l’impose ; le FMI, notre plus solide soutien, pour l’instant, la demande, et c’est d’ailleurs ce que le chef du gouvernement, Youssef Chahed, lui a promis. Une promesse réitérée à moult reprises, à Washington, à l’ARP, au Parlement européen, dans toutes les conférences nationales et internationales depuis quelques mois. L’Union européenne elle, la France en tête, en attendant les réformes, a prudemment décidé d’arrêter de filer des sous à la Tunisie pour appuyer son budget, de l’argent qui de toute façon est affecté au fonctionnement de la lourde machine étatique (surtout le paiement des salaires), ou sert à perfuser des entreprises publiques aux déficits abyssaux et chroniques. Des mots et engagements pour corriger tout cela il y en a eu, beaucoup trop à notre goût, mais Chahed en reste là parce que l’étape suivante, l’action, est beaucoup plus compliquée. Il aurait pu choisir la voie, plus facile techniquement, de la privatisation. Mais l’UGTT, effrayée par le tarif habituel de cette recette, en termes de sacrifices douloureux, a fermé la porte au locataire du palais de la Kasbah. Ou ce dernier se l’est fermée lui-même, et a opté pour les palliatifs, les dérivatifs, des sentiers moins risqués, plus confortables jusqu’aux élections générales de 2019. On en a la certitude depuis le discours du 3 mai 2018…

Chahed en ce moment ne jure que par la restructuration des entreprises publiques, exit la privatisation. Le basculement sémantique mérite d’être souligné. Restructuration, une expression d’ailleurs dont on ignore tous les contours et ce que le chef du gouvernement veut y mettre précisément, un terme qui peut-être n’est même pas clair dans sa tête, mais tant pis, pour le moment il suffit au bonheur du FMI – je dis bien pour le moment – et ça a aussi le mérite de calmer la centrale syndicale, obsédée présentement par le remaniement ministériel, voire le départ du chef de l’orchestre, et qui est même parvenue à l’imposer parmi les priorités du Pacte de Carthage. Ce dernier vient d’ailleurs d’en rajouter aux problèmes du chef du gouvernement et à la confusion politique ambiante en le gratifiant d’une volumineuse feuille de route de 100 points, comme si le programme de Chahed n’était pas assez copieux ! 100 objectifs à atteindre à quelques mois des élections, alors qu’il a déjà tant de mal à faire ce qu’il s’est engagé à réaliser, c’est le dernier compte de fée.

Son successeur va se taper tout le boulot

Dans un contexte où il est impossible d’avancer, où on est lesté par cette étrange trouvaille du nom de Document de Carthage, où l’action est polluée par les bruits extérieurs (grèves des profs, instits ; bruits de botte de l’UGTT ; les croche-pattes des prétendus soutiens politiques…), que voulez-vous que Chahed fasse d’autre que servir des soporifiques, des calmants jusqu’en 2019 ?
Le chef du gouvernement a utilisé les expressions “dialogue social” et “négociations ouvertes dans son allocution du 03 mai, donc nous sommes contraints de lui accorder le bénéfice du doute en concluant qu’il va négocier. Dans un sujet aussi délicat que réformer des grosses entreprises et organismes publics, pour corriger des dizaines d’années de mauvaises pratiques, négocier signifie des mois de conciliabules, tractations, de compromis… Et on est sûr d’une chose : Les syndicats ne lâcheront rien facilement, le peu qui sera concédé le sera après un dur labeur. Alors que cette affaire n’a même pas encore commencé, je ne vous parle pas de rentrer dans le dur !

A quelques jours du Ramadan, quelques semaines de la Coupe du Monde, à ajouter à la léthargie estivale, il y a des chances que les dossiers commencent à être ouverts à la rentrée. Une rentrée qui pourrait être marquée par les soubresauts sociaux habituels, puis, très rapidement, les élections législatives et présidentielles seront dans toutes les têtes, avec leur lot de calculs et surenchères politiques. Ce n’est pas un contexte favorable pour une entreprise aussi délicate que réformer les entreprises publiques. Au mieux Chahed parviendra à défricher le terrain pour laisser son successeur se farcir tout le boulot, au pire il ne fera rien, mis à part gesticuler, occuper l’espace… jusqu’en 2019. Après ça le déluge pour l’économie du pays, et pour lui certainement un poste très juteux dans l’un des grands organismes internationaux auquel son CV de chef de gouvernement lui donnera droit, à défaut d’avoir le fauteuil du palais de Carthage.

La route de Macron ou l’impasse

Ce qu’il faudrait à la Tunisie c’est un champion des réformes comme le président français, Emmanuel Macron – et pas un dictateur, comme le disent les fatalistes et autres défaitistes. Mais le chef de l’Etat français est dans une configuration différente. Il avait promis durant sa campagne de bousculer, de réveiller la France, de lui faire mal à certains égards mais pour la bonne cause. Les Français l’ont donc élu pour ça, et il est en train de faire ce qu’il avait dit. Il avait d’ailleurs quitté le gouvernement de Manuel Valls parce que ça n’allait pas assez vite à son goût. Donc il n’y a pas d’erreur sur la marchandise. Chahed lui n’a rien demandé, on est allé le chercher après “l’exécution” de Essid. Il n’a rien promis au départ, n’a pas fait de discours de politique générale, son programme est venu bien après son installation et s’est structuré au fil du temps. Autant dire qu’il a fait comme il a pu, du pilotage à vue quoi. Les mauvaises langues appelleront ça improvisation.

Chahed est l’otage de ses parrains du Pacte de Carthage, il n’a pas la force et la légitimité que confèrent les urnes. C’est son drame, et celui du pays. Il faudra attendre les élections de 2019 pour connaitre l’identité de celui qui aura le temps qu’il faut et les moyens, politiques surtout, de mener la Tunisie à bon port. A condition qu’un autre Accord de Carthage ne vienne pas parasiter son action…

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En Tunisie, les entreprises publiques ont toujours joué un rôle crucial dans le développement économique et social. Leur implication dans la mise en œuvre des stratégies de développement publiques sectorielles est un argument important pour implémenter une nouvelle gouvernance dans l’objectif d’atteindre plus d’efficience et de performance“, lit-on dans une note de conjoncture publiée par l’intermédiaire en bourse Mac Sa. “La faible performance de la majorité de nos entreprises publiques et les contraintes politiques liées à leur privatisation nous amènent à proposer une nouvelle gouvernance peu coûteuse mais capable d’améliorer leur rentabilité“, ajoute l’étude.

Comme cité par l’étude en question, selon la direction chargée du suivi de la productivité dans les établissements et les entreprises publics au sein de la présidence du gouvernement, le cumul des résultats déficitaires de l’ensemble des entreprises publiques a enregistré un niveau de plus en plus insoutenable de l’ordre de 6524 millions de dinars durant l’année 2016. Les raisons évoquées sont liées à l’absence de vision au niveau de tous les partenaires, la mauvaise gouvernance interne des entreprises publiques et le dialogue social.

Les autorités devront tirer profit des réflexions faites dans les pays avancés pour faire bénéficier nos entreprises publiques d’une gouvernance moderne conforme à l’intérêt public.

Par ailleurs, selon cette note, la nouvelle gouvernance exige l’élaboration d’une politique concrète délimitant le rôle et les responsabilités des membres du conseil d’administration. Ils doivent  être évalués scrupuleusement avant leur prise de fonction et doivent être formés de façon ciblée et mieux préparés à leur mission.

Toujours selon cette note, la majorité de ces entreprises sont peu productives, de plus en plus déficitaires et travaillent sans vision stratégique claire. En effet, les 104  entreprises publiques  qui travaillent dans 21 secteurs affichaient des déficits d’environ 1.1 Milliard DT en 2015, alors qu’elles étaient bénéficiaires de plus de 1.176 Milliard DT en 2010. Le stock des pertes s’accumule en dépassant les 2.5 Milliards DT entre 2012 à 2015. En dépit de cette situation difficile, la masse salariale de ces entreprises publiques ne cesse d’augmenter. Elle est passée de 2.580 Milliards DT en 2010 à 3.713 Milliards DT en 2015, soit une hausse de l’ordre de 43,9%.

Le rapport propose plusieurs mesures pour une éventuelle restructuration sociale et financière et surtout une bonne gouvernance des entreprises publiques. Il élabore une stratégie relative à l’Etat actionnaire par la création d’une agence pour la gestion des participations de l’Etat et une nouvelle gouvernance qui sépare le management du conseil d’administration.

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Le directeur général chargé du suivi de la productivité des entreprises publiques à la présidence du gouvernement, Chokri Hassine, a fait savoir ce jeudi 3 mai 2018 lors du séminaire «L’entreprise publique en Tunisie : actualités, enjeux et perspectives», organisé par la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (CONECT), à Tunis, que la situation  financière difficile des institutions  publiques s’explique par :

La chute de leurs résultats nets cumulés, qui sont passés de +1,176 milliard de dinars en 2010 à -1,116 milliard de dinars en 2016.

L’augmentation de la masse salariale dans ces entreprises, de 2,580 milliards de dinars en 2010 à 4 milliards de dinars en 2016.

Enfin il a cité les 4 organismes et entreprises publics qui tourmentent le plus le gouvernement, par leurs pertes et coûts : le Groupe Chimique Tunisien (GCT), la CPG (Compagnie des Phosphates de Gafsa), la CNSS (Caisse nationale de sécurité sociale) et la CNAM (Caisse nationale d’assurance maladie).

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, est revenu ce jeudi 3 mai 2018 que le cumul des pertes des entreprises publiques est estimé à 6,5 Milliards de dinars, relate Mosaïque fm.

Et d’jouter que «cela ne veut pas dire que l’Etat cèdera ces établissements au secteur privé. L’enjeu est de réformer les entreprises en améliorant la gouvernance et la bonne gestion», a-t-il précisé.

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Le secrétaire général de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), Noureddine Taboubi, visiblement très sûr de ses informations, a affirmé lors de son discours du 1er mai 2018, rapporté par Mosaïque FM, que l’équipe de Youssef Chahed fignole ses dossiers pour céder la Banque de l’Habitat, la Régie Nationale du Tabac et des Allumettes, la Compagnie Nationale de Navigation, la Société nationale de distribution des pétroles (AGIL) et toutes les boites publiques à forte valeur ajoutée. Alors est-ce du solide ces tuyaux ou est-ce la tactique du ‘prêcher le faux pour trouver le vrai’ ? “Wait and see“…

Entre autres amabilités décochées en direction du gouvernement, Taboubi a lâché que Chahed et les siens n’ont pas tenu les engagements couchés sur le Pacte de Carthage.

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Lors de la tenue mercredi 11 avril 2018 de la conférence nationale des Grandes Reformes, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a catégoriquement démenti les rumeurs  selon lesquelles, le gouvernement envisage de céder les entreprises publiques à l’instar de la STEG, la SONEDE, la SNCFT, la Poste Tunisienne, les établissements scolaires et les hôpitaux.

Dans une déclaration faite à Mosaïque fm, Chahed a affirmé que « Le gouvernement n’a aucun  projet visant de  vendre les entreprises publiques. Tout est faux, il y a une grande différence entre les entreprises publiques opérant dans des secteurs concurrentiels et celles qui fournissent des services essentiels aux citoyens» a-t-il expliqué.

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Le duel à distance entre le chef du gouvernement, Youssef Chahed et le leader de la centrale syndicale, Noureddine Taboubi, se durcit. Taboubi avait “interdit” à Chahed de revenir sur le terrain de la privatisation, or c’est justement ce qu’il a fait ce mercredi 11 avril 2018. Bon, à ce stade ça reste encore des déclarations, des positions de principe, et rien pour le moment qui rassemble à un plan de privatisation plus ou moins précis, et encore moins un calendrier. Donc pas de quoi fouetter un chat, pour l’instant, même si ça n’empêchera certainement pas le secrétaire général de l’UGTT de répliquer très prochainement, histoire de ne pas perdre du terrain dans cette bataille psychologique. Le chef du gouvernement tient tout de même à ne pas trop titiller son “adversaire” du moment en affirmant que le Forum national sur les grandes réformes n’est pas une alternative au processus de dialogue entre les parties signataires de l’Accord de Carthage.

Chahed, qui intervenait à l’ouverture de ce forum, organisé mercredi 11 avril 2018 à Gammarth en l’absence de l’UGTT, qui avait annoncé son boycott de la manifestation, a souligné l’attachement du gouvernement au Document de Carthage, estimant que les réformes sont un choix et une nécessité et aussi une solution pour rétablir la finance publique.

Pour rappel, Taboubi avait annoncé, dans une déclaration aux médias, mardi, que l’UGTT boude les travaux de ce forum, estimant qu’il (le forum) “perturbe le bon déroulement du Pacte de Carthage“.

La Tunisie a besoin aujourd’hui de mettre en œuvre et sans aucune hésitation de grandes réformes“, a martelé le chef du gouvernement, imputant l’augmentation du déficit des caisses sociales et de la masse des salaires ainsi que la hausse du budget des subventions, à l’absence de ces réformes.

Il a évoqué 7 axes de réformes “nécessaires et urgentes“, dont le système fiscal, le système de financement de l’économie, le financement des subventions et de la fonction publique, des entreprises et institutions publiques, les caisses sociales et la modernisation de l’administration.
En ce qui concerne la réforme fiscale, Chahed a estimé que “l’évasion fiscale est la plus dangereuses des corruptions. Elle menace la sécurité du climat des affaires dans le pays et représente un danger pour les budgets et la vie sociale et politique“.

Il a fait remarquer que la justice sociale est une nécessité absolue dans la réforme et que l’absence de la stabilité fiscale a un impact négatif sur le climat de l’investissement. “La réforme fiscale dans la période à venir sera basée sur deux objectifs : la justice fiscale garantissant la contribution de toutes les parties aux recettes fiscales d’une manière équitable alors que le deuxième est de garantir la stabilité fiscale en vue d’améliorer la visibilité et le climat d’affaires au profit des investisseurs”.

A propos de la réforme du système de subventions, Chahed a indiqué que ce système “connait une grande corruption étant donné qu’il ne profite pas aux bénéficiaires ciblés“, indiquant que le gouvernement n’a pas l’intention de l’annuler mais de le réformer.

D’après Chahed, le budget de subventions a atteint en 2018 environ 1570 millions de dinars (MD) contre 321 MD en 2006. 30% des subventions ne bénéficient pas aux familles défavorisées ou de la classe moyenne, a-t-il dit.

En ce qui concerne les entreprises publiques, le chef du gouvernement a indiqué que le gouvernement “n’a pas l’intention de céder les entreprises publiques“.

Toutes les informations relayées sur la cession dans le secteur public sont erronées” a-t-il tenu à préciser, faisant remarquer que l’approche du gouvernement est basée sur le diagnostic profond de la situation des entreprises publiques.

Il y a une différence entre les entreprises publiques opérant dans les secteurs compétitifs et les autres entreprises publiques offrant des services de base au citoyen“, a déclaré Chahed, ajoutant que la Poste, les chemins de fer, la santé, l’enseignement, la STEG, la SONEDE et d’autres institutions publiques ne figurent pas parmi les secteurs compétitifs ciblés par la cession.

Pour certaines entreprises publiques, les financements alloués par l’Etat auraient pu être destinés à la réduction du déficit, à l’appui du budget de développement, à la construction de logements sociaux et à l’impulsion des systèmes de la santé, de l’enseignement, de la formation professionnelle et aux régions intérieures“, a-t-il dit.

Le programme de réforme des entreprises publiques est basé sur une vision cohérente de restructuration qui garantit les droits des employés et en même temps organise les entreprises afin de développer leur rentabilité financière“, a-t-il ajouté.

Par ailleurs, le chef du gouvernement a indiqué que la cession de certaines entreprises dont l’intervention de l’Etat n’est pas justifiée pourrait renforcer la finance publique et contribuer au financement des investissements nationaux, de l’infrastructure ou le développement régional.

TAP

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Le ministre du Transport, Radhouane Ayara, avait déclaré dernièrement qu’il n’y avait rien à céder chez lui – comprenez parmi les entreprises publiques relevant de son département -, il reste manifestement sur cette ligne. Il a déclaré mardi 10 avril 2018 dans la soirée dans l’émission de Myriam Belkadhi, sur Al Hiwar Ettounsi, que l’option d’un partenariat stratégique pour tirer d’affaire certaines entreprises publiques telles que Tunisair et la STAM est la voie privilégiée.

«La compagnie nationale est un acquis pour le pays et sa vente n’est pas concevable. Cependant, il est possible de s’ouvrir à un partenaire stratégique pour monter le niveau de ses performances. La venue d’une compagnie aérienne internationale pourrait être le remède aux problèmes de Tunisair, tout en maintenant le contrôle de l’Etat. D’ailleurs, plusieurs compagnies ont montré leur appétit pour Tunisair et certains pourparlers sont même très avancés. Je tiens à indiquer que le capital de l’entreprise ne sera pas impacté, encore moins les employés. Dans tous les cas aucune décision ne sera prise sans une discussion avec la compagnie nationale», a déclaré le ministre du Transport. Il en sera ainsi aussi pour la STAM, pour laquelle Ayara a martelé qu’il n’est pas question de la privatiser, malgré ses nombreux déboires…

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Le leader de la centrale syndicale, Noureddine Taboubi, est monté au front lundi 9 avril 2018 dans la soirée, dans l’émission 24/7 sur Al Hiwar Ettounsi, pour évoquer la privatisation des entreprises publiques. Il a rappelé, à travers une intervention téléphonique, le refus catégorique de l’UGTT d’avaliser ces opérations.

Taboubi a déclaré que le projet de céder certaines entreprises publiques est planifiée et ne doit rien au hasard. «La vente des entreprises publiques (…) cible certaines d’entre elles. D’ailleurs même les acheteurs sont déjà en place. C’est une démarche préméditée», a-t-il ajouté.

Au sujet du coût des entreprises publiques pour le Trésor, Taboubi a affirmé : «On nous sort à chaque fois l’argument des impôts or c’est un faux prétexte. 70% des impôts sont versés par les employés. 90% des 30% restants viennent des banques, des assurances et des opérateurs téléphoniques. Dire que les entreprises publiques absorbent les impôts des entreprises privées est complètement faux», a-t-il dit.

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Le dossier des privatisations est sans aucun doute l’un des plus grands mystères du moment. La nécessité de céder certaines entreprises publiques, toute l’entité ou partie, pour sauver l’économie du pays avait été véhément défendue par le chef du gouvernement, Youssef Chahed, lors de son dernier passage à l’Assemblée des Représentants du Peuple. D’ailleurs ce n’est pas sur cette affaire qu’il avait été le plus critiqué par les élus, preuve que certaines vérités en la matière sont établies et que la nécessite de la thérapie de choc proposée par Chahed fait déjà son bonhomme de chemin dans les têtes. Sauf que depuis ses envolées au Parlement, on n’entend pas beaucoup Chahed sur cette affaire, ses ministres non plus, sauf peut-être pour infirmer ce qu’avait dit leur chef. Par contre la fronde contre ces privatisations, l’UGTT surtout, elle on l’entend beaucoup en ce moment. Pas plus tard que lundi 02 avril 2018 dans la soirée, le secrétaire général adjoint de la centrale syndicale, Bouali Mbarki, a donné de la voix sur le plateau de l’émission de Myriam Belkadhi, sur Al Hiwar Ettounsi. Où est passé Chahed ? Pourquoi il garde le silence sur la question, alors qu’il a tout intérêt à battre le fer tant qu’il est chaud et qu’il ne doit surtout pas laisser “l’adversaire” occuper le terrain ?

Il n’a échappé à personne que les bruits émanant de la centrale syndicale et exigeant illico presto un remaniement ministériel sont montés proportionnellement à la cadence des sorties des ministres, experts et hommes d’affaires pour demander que certaines entreprises publiques soient cédées. Puis pendant un certain temps, plus rien, des deux côtés – le gouvernement et l’UGTT. Ce qui nous a poussé à émettre l’hypothèse selon laquelle tant que l’équipe de Chahed mettra en sourdine ses velléités de privatisation, la centrale syndicale en fera de même pour ses exigences de remaniement. Cette sorte d’armistice, de Paix des Braves vient d’être rompue par Mbarki, sans que quoi que ce soit ait bougé du côté du gouvernement. Ce dernier n’a pas moufté sur la question depuis un bon moment, comme si le mot d’ordre avait été : évitez toute escarmouche avec Noureddine Taboubi et compagnie. L’assaut du secrétaire général adjoint de la centrale syndicale a donc tous les attributs d’une tactique pour effrayer la partie adverse – le gouvernement – et la fixer derrière, dans la droite ligne du dicton “la meilleure défense c’est l’attaque“, ou du genre “qui veut la paix prépare la guerre“.

Petits arrangements avec la vérité

Le lien entre les privatisations et les exigences de remaniement, c’est le secrétaire général adjoint de la centrale syndicale qui l’a fait d’emblée dans son intervention chez Belkadhi. Tout de suite après avoir évoqué les problèmes à l’Education nationale et à la STAM (Société Tunisienne d’Acconage et de Manutention), il fustige cette étrange idée du chef du gouvernement de vendre le «peu» d’entreprises publiques qu’il y a encore – plus de 100 c’est pas peu, tout de même !-, et embraye en demandant un remaniement ministériel dans les meilleurs délais. Cela confirme notre hypothèse selon laquelle ce qui irrite le plus en ce moment l’UGTT c’est la privatisation. Une affaire qui draine un profond changement culturel, et même un bouleversement pour des dizaines de milliers d’employés, entre coupes dans les effectifs pléthoriques, des habitudes – des mauvaises – rayées d’un trait, idem pour la pléthore de privilèges et avantages, etc. Bref, une sacrée révolution qui explique que la centrale syndicale freine des quatre fers. Et pour que le chiffon rouge agisse encore plus dans la tête des citoyens, Mbarki assène : «Toutes les entreprises publiques que l’Etat a cédées dans le passé n’ont pas survécu”. Pourtant les “success stories” après privatisation font légion : l’UIB, la Banque du Sud, Magasin général, les Ciments Enfidha, les Ciments Artificiels Tunisiens, Assurances STAR… Pour ne citer que ceux-là.

Quand Mbarki dit que l’UGTT prône “la restructuration et le sauvetage” des entreprises publiques en difficulté, il se trouve que la privatisation est très souvent la première étape vers cette thérapie. C’est une solution gravée sur le marbre et qui a produit ses effets partout ailleurs dans le monde, mais c’est la dernière chose qu’on veut entendre par ici. C’est donc incontestablement un petit arrangement avec la vérité, avec la voie royale vers la guérison. Comme l’est aussi le fait de dire que les employés de la STAM “demandent d’augmenter les tarifs pour qu’il y ait plus de rentrées dans les caisses de la société (…), une manière de sauver les entreprises publiques“. Sauver cette entreprise-là, son pré-carré et ses salariés choyés, oui, peut-être, mais que fait Mbarki des conséquences de telles hausses pour l’attractivité du site Tunisie, son économie, des arguments exposés par les patronats à travers des communiqués ?

Enfin quand il dit que la plupart des revendications des enseignants du secondaire “ne sont pas financières, mais sont relatives à des réformes urgentes», il faut contrebalancer ça avec les propos du ministre, qui a affirmé que 90% des doléances des profs sont d’ordre financier. Et même derrière le fait de réclamer la retraite à 55 ans il y a le projet, pour certains enseignants, d’entamer une seconde carrière dans le privé, que ce soit en ouvrant leurs propres établissements – un vrai sport national ! -, en travaillant pour d’autres ou en donnant des cours sups dans les garages, une pratique que Néji Jalloul a combattue jusqu’au bout mais qui renait de ses cendres depuis son départ, si elle avait cessé…

De toute évidence le dossier des privatisations sera un des tournants du mandat de Youssef Chahed, tout autant sinon plus que la lutte contre la corruption, car il y a dans le paquet des entreprises dont l’Etat, et donc les contribuables, ne peuvent plus supporter la charge et les dépenses folles. Sur 88 entreprises publiques dénombrées par nos soins, 36 étaient déficitaires et le cumul des pertes du reste des EP (Caisses, Offices, et autres STEG et SONEDE) a dépassé les 6,5 Milliards DT en 2016. L’Office des céréales, qui est actionnaire à la BNA, a enregistré en 2016 une perte cumulée de plus de 845 MDT, la Transtu 914,8 MDT. Par ailleurs l’énorme pactole que les caisses publiques pourraient tirer de ces cessions financerait des centaines de projets, sans avoir besoin de recourir à des crédits étrangers dévastateurs pour les devises du pays, sans parler de leur surcoût (les intérêts, qui s’envolent du fait des mauvais classements, des mauvaises notes des agences à cause de la situation économique qui se dégrade et des réformes qui calent). Nous verrons très rapidement si Chahed a la capacité de mener cette bataille des privatisations à son terme ou si le combat cessera faute de combattants…

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Réformer le pays. Une entreprise devant laquelle 6 chefs de gouvernement de l’après-Révolution se sont arrêtés net, préférant le confort des accointances avec les forces d’inertie, cédant aux revendications sociales les plus farfelues et couteuses pour les caisses publiques et repoussant toujours au lendemain les inéluctables réformes. Jusqu’en 2018. Le 7ème chef de gouvernement, Youssef Chahed, affiche bien son volontarisme pour faire bouger, enfin, la Tunisie, il a un plan dans ce sens et a même fait des annonces fortes. Mais voilà, les forces qui lestent toute velléité d’avancer (c’est le fait de millions de citoyens, et pas que l’UGTT seulement, il faut le reconnaitre) sont là, plus actives que jamais car plus accoutumées aux avantages qu’offre le statu-quo. D’ailleurs ce n’est pas pour rien que le secrétaire général de la centrale syndicale, Noureddine Taboubi, s’est montré beaucoup plus offensif quand la musique de la privatisation des canards boiteux du secteur public a commencé à monter du côté du gouvernement, tout de suite après la décision du FMI de décaisser la 3ème tranche du crédit. Une décision qui a été assortie, comme on pouvait et devait s’y attendre, de recommandations pour l’accélération des réformes, dont la privatisation de certaines entreprises publiques est un point central, même si l’institution financière se garde bien de le souligner publiquement pour ne pas en rajouter aux tensions. Le ministre chargé des réformes majeures, Taoufik Rajhi, est revenu sur la difficulté d’impulser des changements.

Le ministre a évoqué, à l’occasion du séminaire du partenariat de Deauville organisé jeudi 30 mars 2018 à Tunis, les obstacles qui ont entravé la mise en œuvre des réformes majeures, dont a besoin le pays pour pouvoir changer de modèle économique, citant l’instabilité politique et les changements de gouvernements ainsi que la conceptualisation et la priorisation des réformes, tâche qui prend beaucoup de temps compte tenu des capacités limitées de l’administration publique. “L’administration tunisienne n’a pas la capacité de travailler sur autant de lois (à réformer ) en un laps de temps court“, a-t-il précisé.
Afin de parer à ces difficultés, il y a eu recours à l’assistance technique apportée par plusieurs organisations internationales et la création d’un ministère chargé des réformes dont il assure lui -même la charge, a souligné Rajhi.

Une montagne d’obstacles

Parmi les difficultés auxquelles est confronté le processus de réformes en Tunisie, le ministre a cité le consensus ou plutôt l’absence de consensus, à titre d’exemple la réforme de la retraite et la résolution des problèmes des caisses sociales.
Cette grande réforme est bloquée depuis 2015 et afin de dépasser ce blocage une commission à présidence tournante et comprenant des représentants de toutes les parties concernées dont l’UTICA et l’UGTT a été créée en 2016, au niveau de la présidence du gouvernement. Et après 10 mois consacrés au travail de diagnostic, la commission a abouti aux mêmes résultats, obtenus auparavant, par le gouvernement tout seul (nécessité d’augmenter l’âge du départ à la retraite et les cotisations sociales), d’après le responsable gouvernemental. En dépit de ce travail collectif, la proposition relative à l’augmentation de la contribution des employeurs de deux points a été refusée par leurs représentants, a rappelé Rajhi. L’ancien PDG de la CNSS Rchid Barouni y est allé de ses propositions, mais, comme toutes voix de la raison en ce moment, il y a très peu de chances que son appel soit entendu.

Rajhi a également parlé d’un autre grossier : La subvention des hydrocarbures. Il a fait savoir qu’elle coûtera à la Tunisie, cette année, 3000 millions de dinars, contre 1500 MD prévus (pour ces produits et l’électricité) dans le budget de 2018, en raison de la hausse des prix du baril, (actuellement à 64 dollars) et la non application de la réforme relative à l’ajustement automatique des prix de ces produits. Dès que les experts ont eu vent des hypothèses du gouvernement dans le projet de la Loi de finances 2018, notamment le prix du baril de pétrole indexé à 54 dollars, ils ont alerté sur les ennuis qui nous pendaient au nez avec un baril qui allait largement dépasser le seuil fixé par le gouvernement, comme l’avait d’ailleurs prévu la Banque mondiale. Même le ministre le ministre de l’Energie, Khaled Kaddour, avait reconnu dès décembre 2017 les difficultés à l’horizon. Et bien on est en plein dedans !

Rajhi a déclaré que la réforme du système de subvention des hydrocarbures prévoyait des ajustements automatiques des prix chaque trimestre, mais jusqu’à présent seuls deux ajustements ont été effectués. Comprenez par là que l’Etat va encore prendre sur lui, et compenser davantage pour ne pas faire plus des citoyens qui râlent déjà pour l’inflation. Comprenez aussi par là que le déficit budgétaire, déjà très haut et qui préoccupe le FMI, sera encore plus important que ce qui avait été prévu…

Le Portugal et le Mexique indiquent la voie

Le ministre a souligné la particularité de l’expérience tunisienne dont les réformes sont menées parallèlement, au processus de transition démocratique.
Le séminaire organisé conjointement par la présidence du gouvernement et l’OCDE a été dédié aux expériences de certains pays qui ont réussi de grandes réformes, à l’instar du Portugal, le Mexique et l’Italie.
Ainsi pour Alvaro S. Pereira, ancien ministre portugais de l’Economie et de l’Emploi, il vaut mieux s’approprier les réformes que de les réaliser parce qu’elles sont dictées par les autres, en ayant entre autres l’adhésion de l’administration publique.
La priorité doit être donnée aux réformes qui ont un impact important sur le PIB et il ne faut pas hésiter à s’attaquer aux oligopoles et à la corruption, selon ses propos.

Pour l’ambassadrice du Mexique auprès de l’OCDE et ancienne vice-ministre des communications Monica Aspe, le consensus doit être requis pour toutes les réformes auprès des partenaires politiques et sociaux qui n’ont pas le droit d’accepter quelques unes et de refuser les autres.
Elle a ajouté que pour son pays, les réformes ont été détaillées dans un document global signé par toutes les parties, soulignant l’importance de la transparence, de la lutte contre la corruption et de la compétence dans la gestion de ces réformes.
Prenant l’exemple de l’enseignement, l’ancienne ministre mexicaine a affirmé que la réforme dans ce domaine a permis d’évaluer et d’agréer la compétence d’un million d’enseignants sur deux millions concernés.

Reste à savoir si ces propos, qui semblent venir d’une autre planète tant les pratiques en Tunisie sont décalées, tomberont dans les bonnes oreilles. Rien n’est moins sûr…

S.L.

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On avait donné, dans notre édition du 23 mars 2018, un aperçu des plus grosses pertes et des plus grands cumuls de pertes des plus importantes entreprises publiques (EP). Il va de soi que beaucoup d’entre elles sont non-privatisables, dans la mesure où elles rendent un service public, comme la Steg ou la Sonede et même La Poste, qui plus est compensé par l’Etat. Impropres à la cession au secteur privé aussi, parce qu’elles représentent un régulateur de certains secteurs, comme les Offices des céréales et de l’huile où l’achat se fait pour réguler les prix. Et d’ailleurs, qui penserait à racheter de tels offices, et qu’en ferait-il ? Il n’a aussi, selon nos informations, été question de privatiser ou même d’ouvrir le capital d’entreprises comme la Steg ou la Sonede, ces deux entreprises étant les bras de l’Etat en matière d’infrastructure, pour l’énergie et l’eau.

  • Qui veut noyer son chien l’accuse d’avoir la rage

Le portefeuille d’entreprises publiques ne comporte cependant pas que ces entreprises ou ces Offices. Il comprend aussi moult autres EP, créées dans les années 60 et 70, lorsque l’Etat était le seul investisseur et le seul employeur. Des EP qui ont été oubliées par toutes les politiques de mise à niveau ou de réformes et dont les coûts sociaux dépassent les revenus et dans les secteurs desquels d’autres privés ont excellé.

Tourner donc le débat au tour de la question du sort de certaines EP, autour de telles entreprises pour mobiliser les travailleurs contre le gouvernement et ses projets de réformes structurelles, est un faux débat et une simple manœuvre de perversion politique, dans la guerre qu’entame l’UGTT contre le gouvernement, pour le changer. Non qu’elle ne s’entend pas avec lui, mais parce qu’il lui tient tête sur d’autres questions, relatives à de simples revendications matérielles.

Cumul des pertes des entreprises publiques entre 2015 et 2016 (MDT)
Entreprise publique / Année20152016Evolution salaires %
OCT (Office du commerce)-215,8-242,748,9
CTN (Société tunisienne de navigation)-65,6-55,368,1
SONEDE (Société de distribution de l’eau)-189,3-186,534,4
OACA (Office des aéroports)-7,7-30,167,8
Office de la Poste-41,2-71,072,9
RNTA (Société de production et de vente de tabac)-157,6-186,3100,7
Société Tabac Kairouan-97,0-105,270,8
ONH (Office de l’huile)-317,4-325,07,6
Ciment Oum El Kélil-4,7-24,984,8
Ciments de Bizerte (Société en bourse)-12,5-21,117,0
Somatra (Société de travaux publics)-135,7-139,9-11,6
Tunisie Autoroutes-37,4-36,9
Siphat (Fabrication de médicaments)-7,0-9,922,9
Allouhoum (Société de commerce de viandes)-25,4-27,324,6
Snipe (Société éditrice du quotidien La Presse)-6,4-8,816,6
BTS (Banque. Capital constitué par des donations, sous pressions)-1,6-16,574,5
Stsucre (Crée en 1961. Produit du sucre)-41,7-43,158,8
Sprols (Société de promotion immobilière)-7,5-7,51,7
SDD Djebel Djerissa-1,4-0,387,4
Société des Loisirs touristiques-1,6-1,7
AFT (Agence Foncière Touristique.)-12,5-13,2
Tap (Tunis-Afrique Presse)-1,5-1,716,4
Sotrafer-9,3-9,363,0
Office Télédiffusion-75,1-80,258,6
APIP (Ports et installations de Pêche)-15,1-15,758,8
AMSE (Agence Municipale qui gère les dépôts d’ordures)-4,7-3,8
Sonaprov (Protection des plantes)-2,4-2,4
SPG (Développement du Golf)-1,8-1,723,5
STIR (Raffinage de pétrole)-0,6-0,6
Total du cumul des pertes de 28 EP-1.497,5-1.668,6

En dehors de ces secteurs, stratégiques pour un consommateur tunisien qui vit sous perfusion de l’Etat par le biais des subventions, il est impensable que dans le pays de la liberté de la presse, l’Etat possède encore deux des plus importants organes de presse.

Curiosité, ces deux organes revendiquent fort leur indépendance, seulement de ligne éditoriale, mais pas financière. L’Etat, qui n’est même pas libre d’y nommer, est pourtant obligé chaque année de mettre la main dans la poche du citoyen pour donner les salaires de journalistes qui crient au scandale à la moindre directive de l’Etat unique bailleur de fonds !

  • Les canards boiteux qui ne gagnent rien et ne laissent pas les autres gagner

Mais l’Etat finance aussi la promotion immobilière où il fait concurrence au privé. Ce dernier fait de gros bénéfices, mais pas le Public. L’Etat finance aussi le ciment, dans un secteur où est rude la concurrence. Cette dernière fait de gros bénéfices et l’Etat finance les pertes de ses entreprises Publiques dans le secteur à Bizerte et Tejerouine.

L’Etat fabrique et vend le tabac, au nom d’un monopole du 19ème siècle et le subventionne même au nom des fumeurs. Une entreprise qui pourrait pourtant rapporter plus de 3 Milliard DT au trésor public si elle s’ouvrait sur le privé.

Il est tout aussi impensable que l’Etat intervienne même dans le secteur des travaux publics et fasse concurrence, en comblant les déficits de son entreprise publique dans le secteur. L’Etat tunisien, un des uniques au monde, qui possède même, depuis 1977, une entreprise chargée de la gestion de l’hôtel “Sidi Bou Said” qui est en fait une école d’application hôtelière, et du port de plaisance “Sidi Bou Said”, du palais “Essaada”, ancien palais présidentiel de Bourguiba, devenu siège de la municipalité de la Marsa. Par cette société, l’Etat tunisien gère même quelques buvettes à Carthage et au Bardo, ainsi que quelques plages aménagées qui n’existent plus depuis l’ancien régime et trouve même le moyen d’être déficitaire.

C’est aussi l’Etat propriétaire de la SNCFT, qui est propriétaire de la Sotrafer, entreprise qui fait la maintenance des voies ferrées. Les deux sont déficitaires, comme en donne un parfait exemple son site Internet qui est vide de toute donnée, quelle qu’elle soi. La société du Djebel Djerissa, théoriquement productrice de fer à Tejerouine près du Kef, est depuis quelques années en veilleuse et ne produit plus rien, selon le ministère de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables. Le cumul de ses pertes est pourtant de 87 MDT et ne devrait pas s’arrêter à ce chiffre.

  • Agir en contrats-programmes et enquêtes de satisfaction pour les rémunérations des PDG

Par souci social ou par mauvaise gestion, là où il intervient l’Etat ne génère que des pertes et ces dernières sont comblées par l’argent du contribuable. Autant de cadavres dans les placards de l’Etat et qui coûtent cher au contribuable. Des cadavres, aussi, qui demandent toujours des augmentations salariales. Les taux d’augmentation de la masse salariale des canards boiteux et des cadavres le prouvent.

Pourquoi l’Etat garde-t-il alors tous ces cadavres, économiques et financiers et continuerait-il à couvrir leurs pertes ? Une question à poser au chef de l’UGTT. Et pourquoi donc ce dernier ne voudrait-il pas les céder aux privés ? Il n’y a qu’à regarder l’état des hausses des salaires, en contrepartie de peu de travail et de rentabilité, pour comprendre.

Il faudrait aussi, au moins pour les EP de service public, que l’Etat les confie à de jeunes compétences et qu’il le fasse sur la base de contrats-programmes où le sondage du degré de satisfaction des usagers ou des récipiendaires de ces services publics devient la règle pour garder la place de PDG et un déterminant pour les rémunérations et les privilèges des dirigeants de ces entreprises.

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Mehdi Ben Gharbia, ministre chargé des Relations avec les instances constitutionnelles et la société civile, a évoqué ce lundi 26 mars 2018, entre autres, le dossier chaud de la cession de certaines entreprises publiques, lequel a fait sortir de ses gonds le secrétaire général de l’UGTT samedi dernier. Le ministre a réaffirmé, sur les ondes de Shems FM, la position du chef de gouvernement, ce qui signifie, si Youssef Chahed persiste, que la tension entre lui et la centrale syndicale va monter crescendo…

Ben Gharbia a affirmé qu’il n’est pas question de toucher certaines boîtes publiques stratégiques, telles que la STEG, la SONEDE ou la SNCFT. Ces entreprises seront simplement restructurées et l’Etat va même y injecter de l’argent. «Le chef du gouvernement a déclaré qu’il y a des entreprises publiques dans des secteurs non stratégiques pour lesquelles on peut envisager une privatisation totale ou partielle», a-t-il indiqué. Il a même avancé un chiffre : Entre 5% et 10% des entreprises publiques seraient dans le viseur du gouvernement.
«Si les recettes de la privatisation de certaines entreprises publiques sont affectées à l’éducation, aux régions, à la santé, qui ont besoin de financements, le débat ne sera plus idéologique», a conclu Ben Gharbia.

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Un des débats, actuellement en cours en Tunisie, est celui de l’état des entreprises publiques. Entre le chef du gouvernement que les bailleurs de fonds de la Tunisie tannent pour les restructurer et y mettre de l’ordre, et l’UGTT qui considère ces vaches à lait comme une ligne rouge et interdit qu’on y touche, sauf pour y injecter plus d’argent, 102 entreprises publiques restent plombées par les 6.500 MDT de pertes et dettes.

  • 9 cadavres économiques d’un coût de 1,079 milliard DT

Entre autres entreprises, les 9 entreprises, nationale et régionales de transport terrestre, sont celles qui mériteraient l’attention du ministre du Transport qui devrait se pencher mieux sur l’état, financier surtout de ces canards boiteux et ces gouffres d’argent public, sans presque aucune contrepartie en termes de qualité de service. Des entreprises, dont le cumul des pertes à la fin 2016, dépassait déjà les 1.000 MDT, et cela ne devrait pas s’arrêter. Des entreprises surchargées d’employés et qui traînent un parc vieillissant à vitesse grand V, car roulant sur une infrastructure routière faite de nids de poule, pour ne pas dire d’éléphants, qui ne sont jamais à l’heure, des entreprises dévalisées par les clients et grandes consommatrices de carburants et de pièces de rechange.

La plus importante de ces entreprises publiques de transport est la Transtu. Une entreprise qui employait 7.644 personnes à fin juin 2017. Une véritable armée de généraux, avec un taux d’encadrement de 64 % et seulement 36 % d’agents techniques. Une situation, essentiellement due à l’activation des accords conclus avec les syndicats qui donnent un droit aux promotions, de manière automatique et sans tenir compte des critères de compétence ou de productivité.

Une entreprise aussi, qui gère 1.070 bus dont la moitié dépasse l’âge de 10 ans, 300 autres bus d’occasion avec une moyenne de 18 ans d’âge et 72 % de moyenne de disponibilité. A cela s’ajoutent 134 voiture de métro de l’allemand Siemens dont l’âge balance entre 29 et 32 ans, un taux de disponibilité qui ne dépasse pas les 60 % et 55 Citadis françaises de 8 ans d’âge, ce qui explique son taux de 91 % de disponibilité.

  • Les 6 travaux herculéens pour un improbable redressement

C’est dire, dans tout cela, l’état du parc du transporteur routier national. Un état qui explique la baisse des revenus de la Transtu qui revenaient de 72 MDT en 2010, à seulement 53 MDT en 2016. En revanche, les charges d’exploitation passaient de 288 MDT en 2010, à 335 MDT cinq années plus tard. Derrière cette décélération, le nombre de ses employés qui est passé de 177 à 218, une hausse de 86 % par la grâce de la révolution. De pair avec cette hausse, une baisse vertigineuse de 26 % dans les résultats d’exploitation du transporteur national et des pertes qui doublaient presque, passant de -80 MDT à -149 MDT. Une baisse qui s’explique surtout par la stratosphérique hausse des charges du personnel de 86 % durant la même période. Pour la malheureuse anecdote, la Transtu est une entreprise déficitaire et qui traîne un énorme cumul de pertes de presqu’un milliard DT (914,8 MDT), la moyenne de la rémunération annuelle est égale à 18 salaires par an. A tout cela, s’ajoutent 757 MDT de dettes, dont 617 au profit de l’Etat et 140 MDT au profit des privés.

Qui osera, qui pourra arrêter cet énorme gâchis de deniers publics ? Qui osera remettre en cause, au moins et pour un temps, les privilèges sociaux que ni le rendement, ni la rentabilité et encore moins les grosses pertes n’expliquent. Personne. L’UGTT y veille.

Et quand bien même cela se ferait, il faudrait que l’Etat rembourse les 80 MDT de frais de transport, par la Transtu, de ses agents, et transforme ses 55 MDT de court en long terme. L’Etat devra aussi prendre à sa charge, au titre du budget, en fait, ses 133 MDT de dettes auprès des caisses sociales et de la Steg, lui faire abattement des 350 MDT de dettes fiscales, augmenter les tarifs de transport et mettre en place un plan social, si l’UGTT y consent et c’est très difficile, de 700 employés au moins ! Autant dire que ce sera impossible ou au moins des travaux herculéens et ce genre de personnage n’existe plus !

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A en croire le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi, la centrale syndicale a déjà mis ses habits de guerre pour ferrailler contre le chef du gouvernement, Youssef Chahed, qui a osé, vendredi 23 mars 2018 à l’ARP, faire sauter le tabou de la privatisation de certaines entreprises publiques, au nom du sauvetage de l’économie nationale. Taboubi a déclaré dans un meeting ce samedi qu’il n’y a rien à vendre en Tunisie, rapporte Mosaïque FM.
Le leader de la centrale syndicale, qui a manifestement très mal pris le ton guerrier du chef du gouvernement hier au Parlement, a ajouté que Chahed est en train de montrer ses muscles en faisant cavalier seul sur la réforme des caisses sociales et des établissements publics. Puis il l’a apostrophé en ces termes : “tu veux la guerre, tu l’auras”.
Taboubi a indiqué que l’UGTT pilotera des rassemblements dans plusieurs régions qui seront couronnés par un méga rassemblement dans la capitale. Pour mieux mettre la pression sur Chahed et l’empêcher de dormir, le secrétaire général de l’UGTT a conclu ainsi : “nous travaillerons jour et nuit pour contrer ce dangereux programme pour les Tunisiens“.

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La cession d’un nombre d’entreprises publiques actives dans des secteurs concurrentiels non stratégiques serait une solution pour mobiliser des ressources au profit de la trésorerie de l’Etat, et par conséquent réduire l’emprunt intérieur et extérieur, a indiqué le chef du gouvernement, Youssef Chahed.
Intervenant, vendredi à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), lors d’une séance plénière consacrée au dialogue avec le gouvernement, Chahed a ajouté que la cession permettra de drainer des ressources favorisant la création de la richesse, le lancement de projets dans des secteurs promoteurs, la promotion des régions intérieures et l’impulsion des investissements au profit de l’éducation et de la santé.

Le chef du gouvernement a annoncé, à cette occasion, le lancement, dans les prochaines semaines, d’un programme de réforme des entreprises publiques, lequel (programme) est basé sur une vision globale pour la restructuration de ces sociétés afin qu’elles aient une rentabilité financière positive au profit de toute la communauté nationale, et ce, tout en préservant le principe de la paix sociale, outre la pérennité des emplois et la protection des droits des travailleurs.

La situation des finances publiques ne permet pas aux sociétés publiques, notamment, celles exerçant dans les secteurs concurrentiels, de continuer à bénéficier de l’appui de l’Etat et des garanties pour l’emprunt“, a-t-il noté.

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