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Le conseiller auprès du chef du gouvernement, chargé de la réforme fiscale, Fayçal Derbal a appelé l’Etat, lors d’une table ronde organisée par l’Institut Tunisien des Expert Comptables (ITEC) ce mardi 18 juillet 2017 à Tunis, à abandonner ses créances auprès de certaines entreprises publiques. Selon lui, certaines entreprises ont un passif qui date de près de 30 ans. “C’est inutile… Il faut carboniser les dettes de certaines entreprises…“, a-t-il déclaré.

Derbal a en outre annoncé la mise en place du Conseil des normes nationales des comptes publics. Ce nouvel organisme a déjà entamé ses travaux et il est chargé, selon lui, d’éclairer la lanterne des citoyens sur les comptes publics.

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Un plan d’action pour la réforme de la gouvernance des entreprises publiques sera fin prêt le 21 juillet courant et présenté au cours du mois d’aout à un Conseil ministériel pour adoption, a indiqué mercredi 05 juillet Taoufik Rajhi, ministre conseiller auprès du chef du gouvernement, Youssef Chahed.
Le plan d’action a pour objectif d’appuyer la mise en oeuvre et le déploiement effectif de la réforme de la gouvernance des entreprises publiques qui figurent parmi les plus importantes priorités du gouvernement, a-t-il souligné, lors d’une réunion tenue à Tunis sur l’élaboration d’un plan d’action pour la réforme de la gouvernance des entreprises et établissements publics.
Il s’agit de décliner de manière conjointe, pragmatique et collaborative la stratégie tunisienne concernant la réforme de la gouvernance des entreprises publiques en un plan d’action détaille, chiffré et priorisé, accompagné d’un calendrier précis et de mettre en place les outils, systèmes et méthodes nécessaires au pilotage et au suivi de la réforme, activité par activité, dans une logique de redevabilité, a-t-il dit.

L’élaboration du plan d’action a mobilisé des groupes de travail techniques et thématiques avec la participation d’une centaine de personnes mobilisées dans les 9 ateliers organisés, de six ministères, de 9 entreprises publiques et des partis politiques signataires du pacte de Carthage.
La réforme de la gouvernance des entreprises et établissements publics est axée sur quatre facteurs : la refonte du système de gouvernance globale des entreprises et établissements publics, la réforme du système de gouvernance interne des entreprises et établissements publics, la promotion du dialogue social, de la responsabilité sociétale et de la gestion des ressources humaines et la restructuration financière des entreprises publiques.
Il faut avoir une structure qui centralise et assure le suivi et le traitement de la réforme des entreprises publiques” a souligné Rajhi, ajoutant que cette réforme très importante peut prendre beaucoup de temps.

Les participants à cette rencontre ont souligné l’importance de la réforme des entreprises publiques, dont les difficultés actuelles empêchent d’investir, de recruter, d’augmenter leurs capacités productives et représentent aujourd’hui une lourde charge sur les finances publiques et le budget de l’Etat.
Il convient de rappeler que l’élaboration de ce plan d’action se fait à l’initiative de la présidence du gouvernement avec l’appui de l’Agence Française de développement.

TAP

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Lui, il est à la tête de ce qu’il appelle «le ministère des grands projets», celui du transport et qui est normalement le secteur structurant du reste de l’économie. Un ministère qui gère le plus grand nombre d’entreprises publiques. Des sociétés régionales surtout, «dont il ne reste que trois déficitaires» tient à préciser le ministre, le reste étant déjà à l’équilibre. Avec lui, Africanmanager a parlé, au départ, du RFR (Réseau ferroviaire rapide). Un projet initié par l’ancien régime et dont la réalisation tarde.

Il précise alors que «la 1ère tranche de ce projet entrera en fonction en octobre 2018». L’entreprise avance aussi à bons pas dans la mise en place de l’infrastructure nécessaire, comme les ponts et l’électrification de la voie ferrée, notamment du côté de la région de la «Gobbaa». «Ce projet a certes pris du retard, mais il est en train d’être récupéré à travers l’installation de la commission de conduite du projet présidée par le chef du gouvernement. C’est justement grâce à cette commission que des problématiques ont été surmontées, telles que l’assainissement foncier qui est à 95 % terminé». Une délégation représentant les bailleurs de fonds a d’ailleurs livré un rapport très positif sur l’avancement des travaux, nous dit-on.

La fabrication du matériel roulant a aussi débuté en Corée du Sud, dans le cadre d’un contrat, comprenant 28 rames dans une première étape pour une valeur de 400 MDT. Pour ses deux premières lignes, le coût total est estimé à 3 Milliards DT et devraient assurer une capacité de transport quotidien de 600 mille passagers, c’est-à-dire un peu plus que la moitié des 1,1 million passagers par jour de toutes les sociétés de la capitale, «ce qui représentera un saut qualitatif important dans le transport urbain en Tunisie».

  • On ne construit pas une nouvelle mosquée, on la remplace

Et lorsqu’on lui parle de cette «sortie de rame» en quelque sorte d’un projet, normalement dédié au transport et qu’on voit lancer un appel d’offres pour la construction d’une mosquée, le ministre du Transport sourit comme s’il s’attendait à cette question. «Il n’est pas de ses prérogatives de construire des mosquées, mais il est par contre de ses obligations de remplacer les constructions, dont la mosquée en question, qu’il a détruite dans le cadre du traçage de son itinéraire. Cela n’a d’ailleurs pas concerné que cette mosquée, mais aussi et dans le cadre de notre souci de justice, d’autres constructions dont les propriétaires ont été lésés ou expropriés».

Le transport étant aussi la SNCFT (Société des chemins de fer tunisiens), il était incontournable d’évoquer le sujet avec le ministre en charge du secteur, ainsi que les multiples défaillances et les difficultés financières qui émaillent depuis plusieurs mois la marche de cette entreprise. Magnanime, Anis Ghédira insiste pour dire que «toutes les entreprises publiques de transport ont, depuis 2011, connu des problèmes, surtout financiers».

  • La SNCFT est d’utilité publique et n’a pas à être bénéficiaire

Abordant ensuite le cas de la SNCFT, le ministre tunisien du Transport rappelle que «40 % de ses recettes provenaient du phosphate dont l’arrêt de la production a commencé avec la révolution, sans oublier les augmentations salariales et l’intégration de personnes dont la productivité est nulle. Tout cela a fait qu’elle devienne déficitaire à plusieurs millions de Dinars». Il nuancera ensuite en expliquant qu’il est normal que l’entreprise perde de l’argent, «étant d’utilité publique et n’est pas obligée d’avoir un bilan bénéficiaire». Une déclaration qui nous ferait presqu’oublier le harangue du chef du gouvernement aux entreprises publiques dont il dénonce les résultats déficitaires.

Pour les projets de la SNCFT, Anis Ghédira évoque en premier lieu le métro-léger de Sfax «qui en est aux dernières étapes des études techniques», la seconde phase du RFR, la prochaine ligne ferroviaire Gabes-Médenine, les dossiers de faisabilité déjà prêts de la ligne Kalaa Kébira-Kairouan, les derniers préparatifs pour la ligne Tunis-Annaba en Algérie, le projet de 180 MDT pour remettre sur les rails toutes les lignes du Nord-ouest. «L’effort d’investissement de l’Etat est à 42 % consacré au transport sous toutes ses formes», dit avec fierté le ministre qui mettait auparavant en exergue l’importance du transport dans le désenclavement des régions intérieures.

  • Le port en eau profonde restera à Enfidha

Abordant le projet de port en eau profonde, le ministre est catégorique. «Bizerte, Mahdia, Sfax et Enfidha demandent tous un port en eau profonde. La décision est prise, sur la base de plusieurs études techniques, concluant qu’Enfidha est le meilleur emplacement. Une société étatique d’un capital de 360 MDT sera créée, procèdera à la construction de la 1ère tranche de ce projet et qui sera l’autorité portuaire et gèrera la zone logistique». Il ajoutera que l’appel d’offres a déjà été lancé pour le choix du bureau d’étude, international et en partenariat avec un autre tunisien, qui rédigera les termes du cahier des charges de ce projet et en est déjà au stade du dépouillement des offres, alors que l’assainissement foncier avance. «Selon nos études, ce port aura un impact économique bénéfique, surtout en matière d’attractivité de l’investissement, dans un rayon de 150 kilomètres autour du port et désenclavera, par terre et par train entre Sousse et Monastir, toutes les régions du Centre-ouest», indique A. Ghédira.

  • Ghédira tient à un nouvel aéroport

Et lorsqu’on lui demande qu’est-ce qu’il a lui-même fait, au bout de 8 mois, dans ce qu’il appelle «le ministère des grands projets», Anis Ghédira évoque l’amélioration de la qualité des services. Il cite en exemple le port de Radès dont il dit qu’il fonctionne désormais à zéro rade permettant une hausse de 15 % des exportations au cours des 3 derniers mois 2017. Il évoque, bien qu’étant des projets de l’ancien régime, la reprise du RFR et le port en eau profonde qui a été remis à l’ordre du jour en 2016. Il évoquera aussi les contrats pour la fabrication de 3.000 nouveaux bus, dont celle de 1.200 qui a déjà débuté dans des usines tunisiennes et certains ont été déjà livrés et se fait fier d’éradiquer le bus jaune et toute l’image négative qu’il charrie. Il annonce aussi comme «un projet pilote» la prochaine création d’une société régionale de transport à Siliana, pour séparer Siliana du Kef dans le cadre de la préparation de la gouvernance régionale. On attend seulement la décision de la Carep (Commission de restructuration des entreprises publiques).

Il évoque aussi, avec force, le projet d’un nouvel aéroport qui est «une décision stratégique, car celui de Carthage n’honore plus la Tunisie, devient incapable de résorber l’évolution du trafic aérien». On lui oppose les informations faisant état de pressions concernant le terrain. Il affirme alors que le terrain de l’actuel aéroport est une propriété avérée de l’OACA et de nulle autre personne. On lui oppose aussi les affirmations de certains experts qui soutiennent qu’une simple extension de Tunis-Carthage couplée à un lien ferroviaire rapide entre Tunis et Enfidha suffirait. Il affirme, par le chiffre, que cette option serait plus coûteuse. «L’extension coûterait 600 MDT et ne suffirait que pour 10 ans. De plus, les seuls 18,5 kilomètres du RFR nous coûteront 3.000 MDT et une telle ligne entre Tunis et Enfidha coûterait donc nettement plus cher».

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Un plan d’action pour la restructuration des entreprises publiques confrontées à plusieurs difficultés, notamment financières, sera adopté prochainement et s’articulera autour de 4 principaux axes : à savoir le renforcement de la capitalisation, l’amélioration de la gouvernance, l’impulsion de la performance et la consolidation de la paix social de manière à améliorer la productivité de ces établissements, a indiqué le ministre conseiller auprès du chef du gouvernement chargé du suivi des réformes majeures, Taoufik Rajhi.
Un conseil ministériel sera tenu la semaine prochaine pour adopter ce plan d’action, a-t-il dit jeudi, lors d’une journée d’étude sur le rôle du contrôle dans le renforcement de la gouvernance des sociétés publiques, estimant qu’il ” s’agit d’un dossier compliqué qui nécessitera du temps pour être résolu, d’autant qu’on dénombre au total 104 entreprises publiques couvrant 25 secteurs d’activité et que la nature des difficultés et des lacunes diffèrent “.

Pour le président du Haut comité du contrôle administratif et financier et ancien secrétaire d’Etat (du temps de Ben Ali), Kamel Ayadi, “les entreprises publiques, qui constituaient, pour longtemps, une fierté et un appui pour l’économie nationale, sont devenues, aujourd’hui, une lourde charge pour les finances publiques. Le gouvernement est appelé à réactiver et renforcer le rôle des différentes instances du contrôle administratif, à tous les niveaux (contrôle interne, contrôle de gestion, structures d’audit, contrôle externe…) afin qu’elles puissent mener à bien leur rôle et identifier les anomalies des structures publiques, et par conséquent, concevoir des solutions adéquates pour la restructuration des ces sociétés“, a-t-il noté.
Il a a fait savoir que la Tunisie, lancera, bientôt, un programme de coopération avec l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), sur une durée de 3 ans, avec pour finalité de développer les outils et les instruments du travail des contrôleurs tunisiens.

Pour sa part, Besma Loukil, représentante de la Direction générale des participations au ministère de Finances, a pointé du doigt la situation déficitaire de l’ensemble entreprises, à l’exception de celles opérant dans le secteur énergétique.
D’après la responsable, cette situation est due à la hausse de la masse salariale et des charges budgétaires, contre une productivité et une performance de plus en plus défectueuse, outre de multiples dépassements..

Partageant le même point de vue, le représentant de l’Instance du contrôle général des finances, Lassaad Bouatour, a cité plusieurs exemples de dépassements enregistrés dans des établissements publics, dont celui de la société Ellouhoum, qui a conclu, en 2012, un marché pour l’acquisition de 45 mille moutons, à l’occasion de la fête de sacrifice (Aid Idha), soit une quantité dépassant de loin sa capacité de stockage, ce qui a causé des pertes dépassant les 4 millions de dinars.

TAP

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L’expert économique et PDG de Comete Engineering, Radhi Meddeb a indiqué, dans une interview accordée au journal “La Presse”, et parue dans son édition de ce mercredi 15 février 2017, que pour que la Tunisie puisse dépasser la crise économique et financière qui sévit depuis plusieurs années, 5 axes majeurs doivent être explorés simultanément à savoir une forte rationalisation des dépenses, un meilleur ciblage des subventions, une modernisation accélérée de l’État et une profonde réforme fiscale.

L’expert économique a également évoqué un désengagement rapide et ordonné du périmètre des biens confisqués et la privatisation des entreprises publiques opérant dans le secteur concurrentiel dont le déficit continue, selon lui, à peser sur les finances publiques et enfin la cession des participations publiques non stratégiques, y compris de nombreux actifs fonciers, aujourd’hui à l’abandon.

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Nous apprenons, de sources sûres, que des changements toucheront prochainement les directions des entreprises financières publiques. Selon nos sources, cependant, il ne s’agira pas des entreprises qui ont été déjà touchées par le changement de gouvernance et dont les directions et les conseils d’administrations ont fait l’objet, du temps de l’ancien ministre des Finances Slim Chaker, d’un appel à candidature et choix par un comité d’experts. Il ne s’agira donc ni de la BNA (Banque Nationale Agricole), ni de la BH (Banque de l’Habitat), ni de la STB (Société Tunisienne de Banque). Ces trois majors des institutions financières publiques ne verront donc pas leurs DG changer.

Selon nos sources toujours, les changements toucheront les directions d’autres institutions financières publiques. La liste de ces dernières n’étant pas très longue, nos sources n’ont pas voulu en dire plus.

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Depuis plusieurs années déjà, la Tunisie a rompu avec le concept d’entreprise publique rentable. Le problème ne date pas d’aujourd’hui, mais de plusieurs années. Les entreprises publiques se trouvent devant un cumul de problèmes économiques, financiers et sociaux. Aujourd’hui, elles ne contribuent presque pas à l’essor de l’économie nationale.
Après avoir été longtemps considérées comme le fleuron de l’économie tunisienne et première source des recettes du budget de l’État, les entreprises publiques sont devenues un lourd fardeau, difficiles, voire impossibles à gérer à la lumière de la crise de liquidités qui sévit dans le pays depuis un bon nombre d’années .

Preuve à l’appui : La contribution des entreprises dans le budget de l’État au titre de l’année 2016 est presque nulle, et les quelques Millions de dinars qui sont venus renflouer les caisses de l’État au titre de cette année sont dus aux recettes exceptionnelles générées par la 4G mais aussi aux contributions provenant de la Banque centrale de Tunisie (BCT). C’est la ministre des Finances, Lamia Zribi, qui le confirme. Elle n’a cessé dernièrement de tirer à boulets rouges sur les entreprises publiques, sans pour autant proposer des solutions. Elle se contente de dire ce qu’elle constate : “Si aucune mesure n’est prise pour le redressement et la restructuration de ces entreprises là, (…), c’est la crise financière” assurée. Oui, elle parle ! Elle dit des vérités, qui laissent entrevoir différentes interprétations, la plus plausible est la privatisation. C’est une des solutions récemment proposées par une députée de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP). Aussitôt évoquée, la colère avait monté d’un cran au sein de l’Assemblée. Pour les Tunisiens, la privatisation est une atteinte à leurs droits. En Tunisie on peut évoquer la crise, mais parler de la privatisation, c’est tabou. Oui ! On se permet d’injecter de l’argent dans des entreprises déjà mortes et improductives, mais on ne privatise pas ! Mais jusqu’à quand ? Il est légitime de s’interroger à ce stade : Doit-on se débarrasser de ces entreprises là ? Et si on privatisait les entreprises à vocation commerciale ?

Mohamded Slah Ayari, conseiller fiscal a fait remarquer, dans une déclaration à Africanmanager, que les recettes provenant des entreprises ont connu une baisse très importante de 42,8%, passant ainsi de 409 Millions de dinars durant les 9 premiers mois de l’année 2015 à seulement 234 MD durant la même période de 2016.

Selon ses déclarations, les entreprises publiques ne contribuent pas comme auparavant dans les caisses de l’État à cause de plusieurs difficultés économiques et financières énormes, à titre d’exemple la situation de Tunisair, qui a confirmé les pertes successives supportées par la dite entreprise, considérée comme le fleuron des entreprises publiques. Ainsi, la perte qui a été confirmée au titre de l’exercice de 2015 a atteint 72 MD. Le même constat s’applique aux autres entreprises publiques telles que la SNTRI, la SNCFT, la CGT, la CPG et la dernière en date, Petrofac, qui croule sous les difficultés économiques, financières et sociales.

À notre interrogation : Est-ce que l’État a intérêt à privatiser les entreprises publiques ou à continuer à supporter le fardeau qui devient de plus en plus lourd ? Momahed Salah a dit : ” À priori, il serait plus adéquat de se débarrasser des entreprises publiques qui n’assurent pas un service social au profit des citoyens tunisiens, par conséquent et à l’exception des secteurs stratégiques tels que la Steg, la SONEDE, la SNTRI, l’État a intérêt à céder les entreprises publiques qui ne font qu’accumuler du déficit au fil des années, et ce dans l’espoir qu’elles soient redressées dans une première étape afin de contribuer à l’amélioration des recettes fiscales et à la création de nouveaux postes d’emploi”.

De son côté, Mbarek Khamessi, expert en redressement des entreprises en difficulté, nous a fait savoir que la privatisation des entreprises publiques n’est pas la bonne solution, et ce en dépit des difficultés financières énormes rencontrées par ces entreprises là, de plus on ne peut privatiser que les entreprises ayant un fort potentiel de rentabilité. “Personne ne pourra acheter une entreprise non rentable et avec une activité non évolutive”, a-t-il expliqué.

Khamessi a, dans le même ordre d’idées, mis en garde contre le fait de voir ce processus de privatisation se transformer en opération de liquidation, comme le cas de la Société Tunisiennes des Banques (STB) dans le temps, appelant ainsi à puiser avant tout dans les solutions de restructuration et de redressement.

En outre, il a fait remarquer que les entreprises publiques n’ont jamais été un objet de rentabilité, mais plutôt social comme le cas de la poste, de la Steg ou encore de la SONEDE, appelant ainsi à ne pas se limiter uniquement à l’aspect financier. “Le privé ne va pas jouer le rôle assigné au début à cette entreprise là”, a-t-il assuré. Il faut éviter, selon lui, le mimétisme législatif et importer bêtement les expériences étrangères dans le contexte tunisien.

Un représentant du ministère des Finances, qui a voulu parler sous l’anonymat, a quant à lui précisé que les difficultés des entreprises publiques ne datent pas d’aujourd’hui mais plutôt d’avant la Révolution, citant le cas des entreprises de transport comme la SNTRI, les sociétés pétrolières comme la SNDP et STIR. A cela s’ajoutent la SONEDE, la Steg, la CPG, la Fouladh, Tunisair, SNCPA et la Transtu.

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Lors de son audition, hier mardi 20 décembre 2016, par la commission des finances de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), la ministre des Finances, Lamia Zribi, a déclaré que la situation économique et financière du pays demeure très difficile et que de grosses pressions continuent de s’exercer sur le budget de l’État.

Lors de cette rencontre consacrée à l’examen du projet de la loi de finances complémentaire 2016, la ministre a fait, en outre, remarquer que les entreprises publiques qui auparavant contribuaient beaucoup dans le budget de l’État deviennent aujourd’hui un fardeau et ce, suite à des difficultés financières énormes. Elle a appelé ainsi à entamer les reformes nécessaires et à s’engager dans la restructuration de ces entreprises là pour éviter le pire, citant le cas de la CPG et du CGT. Ces entreprises, selon elle, pèsent beaucoup dans les dépenses de l’État. À cela s’ajoutent la masse salariale et les dépenses de développement. “Si la situation ne change pas, c’est la crise financière… Il faut, de toute urgence, restructurer ces entreprises et calculer la menace”, a-t-elle dit.

La ministre des Finances a par ailleurs indiqué qu’un travail de restructuration regroupant 5 entreprises, comme c’est le cas pour Tunisair ou la Fouledh, est en cours au niveau du gouvernement. 

Revenant sur le projet de la loi de finances complémentaire 2016, objet de son audition hier mardi à l’ARP, la ministre a tenu à préciser que le taux de croissance a reculé pour atteindre des niveaux ne dépassant pas 0,8% en 2015. Et il a fallu procéder à la révision des prévisions de croissance pour toute l’année 2016, de 2,5% à 1,5%. Cette situation difficile résulte de la baisse des prévisions au niveau des ressources de l’État, notamment fiscales. Ce projet vise à fournir les financements nécessaires pour couvrir le déficit budgétaire supplémentaire qui provient d’une part du manque dans les ressources propres de l’État et d’autre part de la satisfaction des besoins supplémentaires de dépenses.

Selon la ministre, au niveau des ressources, l’évolution de la fiscalité a été en déca des prévisions et la hausse n’a été que de l’ordre de 0,1% durant les 10 premiers mois de l’année 2016 contre 11,4% prévu dans la loi de finances initiale. Bien plus, les ressources non fiscales qui ont accusé une baisse de 270 millions de dinars (MD) – durant les 10 premiers mois de 2016 – ont été couverts par des recettes supplémentaires de 869 MD.

Au niveau des dépenses, Lamia Zribi a fait remarquer que les salaires ont évolué de 1600 MD, les dépenses de subvention ont baissé et les dépenses de développement ont évolué de 705MD.

Ainisi, selon la ministre, le déficit budgétaire devrait enregistrer à la fin de 2016 une hausse de 1555 MD (compte non tenu des dons, des cessions et de la confiscation), en raison des changements des hypothèses sur lesquelles se basait le budget de l’État pour l’année 2016, pour atteindre 5219 MD, soit 5,7% du PIB contre 3664 MD, soit 3,9% selon les estimations de la loi de finances initiale. Ce déficit est également expliqué par les difficultés des entreprises publiques. Le gouvernement prévoit la mobilisation des ressources d’emprunt additionnelles d’environ 1219 MD afin de combler ce déficit. Ces ressources proviendront, notamment, des emprunts contractés auprès des marchés extérieur (3970 MD) et intérieur (3843 MD).

Les ressources d’emprunt passeront en 2016 à environ 7813 MD contre 6594 MD prévus dans la loi initiale, ce qui engendrera une augmentation du taux de l’endettement de 8 points pour s’établir aux alentours de 61,8% contre 53,4% dans la loi de finances initiale, compte tenu de la hausse du taux de change du dinar par rapport au dollar, à l’euro et au yen.

Il est à signaler à ce propos que le projet de la loi de finances complémentaire (LFC) 2016 prévoit la révision à la hausse de la valeur du budget de l’État pour toute l’année 2016 à 29 274 MD, y compris les emprunts et les avances sur la trésorerie (125 MD), contre une prévision de 29 250 MD dans la loi de finances initiale pour l’année 2016. Cette hausse est due, essentiellement, à l’augmentation des services de la dette publique (+205 MD), contre une baisse au niveau des dépenses de gestion (-100 MD) et des dépenses de développement (-106 MD).

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Nous croyons savoir, de source proche du dossier, que le gouvernement Youssef Chahed serait en train de préparer un nouveau «bal» de PDG des entreprises publiques. Selon nos informations, le chef du gouvernement tunisien subirait des pressions de certains partis politiques pour des postes de PDG dans les entreprises publiques, au profit de leurs membres. Il compterait ainsi envoyer à chaque ministre une liste de PDG des entreprises qui sont sous sa tutelle, accompagnée d’une liste de candidats, issus de partis politiques, pour ces postes. Le ministre qui déciderait ainsi, seul et sans aucune évaluation scientifique du bilan de chacun, devrait puiser dans la seconde liste pour ses nouvelles nominations. Certains politiciens tunisiens ont été ainsi vu sortir des listes de leurs poches dans certains cafés de la place, pour distribuer les postes.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a déclaré que les entreprises publiques sont appelées à s’ouvrir davantage sur leur environnement. Lors de son discours à l’occasion de la tenue ce lundi 21 novembre 2016 de la rencontre nationale sur la stratégie d’évolution et de la gouvernance des établissements et des entreprises publics, Chahed a mis l’accent sur cette ouverture qui permettrait de promouvoir le partenariat entre les secteurs public et privé. Outre le développement du PPP, l’ouverture des entreprises publiques sur
leur environnement conduira à la mise en place d’une approche participative basée sur la complémentarité et le partage des risques et des responsabilités.

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Pour la première fois en Tunisie, le gouvernement procédera à l’évaluation du processus de privatisation ayant ciblé certaines entreprises publiques. C’est ce qu’a annoncé le ministre de la Fonction Publique et la Gouvernance, Abid Briki.
Lors de son intervention à la Conférence nationale sur la stratégie d’évolution et de la gouvernance des établissements et des entreprises publics qui se tient actuellement à Gammarth, le ministre a qualifié d’importante cette nouvelle démarche.
Selon lui, cette rencontre sera l’occasion pour poser moult questions : Le processus de privatisation a-t-il atteint les objectifs fixés ? Qu’en est-il de ces retombées ? S’agit-il d’une solution appropriée pour les entreprises en difficulté ? « C’est une bonne expérience, surtout qu’on va réviser ce processus et trouver les réponses adéquates à l’ensemble des questions posées », a-t-il dit.

Y a-t-il d’autres entreprises publiques qui seront privatisées prochainement ? Présentement non, a répondu le ministre, faisant savoir qu’on n’a pas encore une vision claire sur la privatisation de certaines entreprises publiques. « On attend encore les propositions de l’ensemble des intervenants dont notamment les partenaires sociaux pour pouvoir décider », a-t-il conclu.

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Un rapport portant sur la situation des entreprises publiques sera prochainement publié, a annoncé ce mercredi 16 novembre 2016 le ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance, Abid Briki.

Rencontré lors de son audition par la commission de l’organisation de l’administration au sein de l’ARP, le ministre a précisé à Africanmanager que ce rapport fera le point sur la situation financière, le déficit et les problèmes rencontrés par les entreprises publiques.
Dans ce cadre, il a indiqué qu’une rencontre de deux jours sera organisée au début de la semaine prochaine pour se pencher sur cette question importante ; les premiers responsables de ces institutions seront présents. “Cet évènement incontournable qui accueillera plus de 400 personnes se focalisera sur la présentation des dépenses et la situation financières de ces entreprises et les solutions de restructuration”.

A propos de la privatisation des entreprises en difficulté, Briki a déclaré que le gouvernement s’attèle toujours au sauvetage de ces sociétés…

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Noômen Fehri, ministre des Technologies de l’information et de la communication et de l’Economie numérique, a déclaré lors de son audition à l’ARP ce mercredi 27 juillet que l’investissement sur le continent africain n’est pas porteur en l’état pour les entreprises publiques tunisiennes. La raison : Les règles qui régissent les marchés de l’Afrique ne sont pas lisibles.

Faut-il en déduire que les autorités tunisiennes vont, comme cela s’est fait durant des décennies, temporiser, croiser les bras et regarder les investisseurs des autres pays (France, Turquie, Chine, Maroc et même Iran) prospérer en Afrique ? Par ailleurs le ministre ne nous a rien dit sur ce que fait la Tunisie pour aider à résoudre ce problème de clarté et d’efficience des législations africaines. Et puis c’est pas le désert à ce niveau, il y a des choses qui se font, comme les initiatives de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA), qui a vu le jour à Port-Louis le 17 octobre 1993. Que font les autorités tunisiennes dans ce sens ? Quelle est leur vision pour un marché africain harmonisé, cohérent, structuré ? On aimerait bien le savoir…

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Pour 57 pc des participants à la consultation en ligne du ministère de la Fonction publique, de la Gouvernance et de la Lutte contre la corruption sur la valeur du travail, les difficultés liées aux moyens de transport et l’accompagnement des enfants aux écoles et aux crèches figurent parmi les principales causes du retard et de l’absentéisme des agents du secteur public.
Selon un rapport élaboré par le ministère à la lumière des résultats de la consultation, les entreprises publiques enregistrent le taux d’absentéisme le plus élevé. Ce taux varie entre 36 et 18 pc au niveau central et se situe à hauteur de 15 pc au niveau régional. Le rapport cite les structures les plus touchées par l’absentéisme, dont certaines fournissent des prestations de services aux citoyens.
Entre autres recommandations, le rapport du ministère de la Fonction publique préconise de créer un observatoire pour dénoncer l’absence, d’établir un rapport entre salaire et masse de travail et de mettre en place un mécanisme de contrôle des congés maladies.
Quelque 1500 agents de la Fonction publique ont participé à la consultation en ligne sur la valeur du travail que le ministère de la Fonction publique a lancé au cours du mois de Ramadan.

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Le député Hassouna Nasfi a appelé le gouvernement en place à prendre des mesures douloureuses pour sauver du naufrage certaines sociétés publiques.

Intervenant ce mardi 12 juillet à la séance plénière qui se tient actuellement à l’ARP et consacré également à l’examen du projet de loi relatif à l’accord de garantie d’emprunt permettant à la Tunisie d’avoir accès à hauteur de 500 millions de dollars sur cinq ans aux marchés des capitaux internationaux, le député a justifié son appel par les besoins de plusieurs entreprises publiques.
” Le gouvernement en place est appelé à clarifier sa stratégie par rapport au sauvetage de certaines entreprises publiques comme la Stir”, a dit Hassouna Nasfi, mettant l’accent sur le rôle de ces entreprises dans la relance de l’économie tunisienne.

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Kamel Ayadi, ministre de la Fonction publique, de la Gouvernance et de la Lutte contre la corruption a annoncé  aujourd’hui, lundi 23 mai 2016 à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), que de nombreuses entreprises publiques déplorent des déficits de plus de 3000 millions de dinars entre 2010/2013.

Il a ajouté que le résultat net des entreprises publiques a connu une baisse  de 2300 MD, soit 195% au cours de la même période de (2010/2013).

Le ministre a affirmé que ce déficit enregistré est expliqué par de nombreux facteurs dont notamment l’absence de bonne gouvernance.

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«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

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