AccueilLa UNELes IDE en Tunisie peinent à retrouver leurs sommets d’antan!

Les IDE en Tunisie peinent à retrouver leurs sommets d’antan!

Les investissements directs étrangers en Tunisie ont progressivement diminué au cours de la dernière décennie, mais le pays continue de faire mieux que ses voisins les plus proches.

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Il n’en demeure pas moins que  l’instabilité politique et économique et les attaques terroristes, actuellement plus rares, ont  eu un impact sur les IDE dans le pays, mais pas trop. Il semble que le krach financier mondial de 2008 ait joué un rôle tout aussi important, sinon plus, dans la diminution de l’appétit des investisseurs.

En fait, les IDE en Tunisie n’ont pas retrouvé les sommets historiques atteints entre 2005 et 2009. Depuis lors, ils ont progressivement et presque inexorablement diminué, atteignant 845 millions de dollars en 2018, selon les données du Rapport sur l’investissement dans le monde 2020 de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED).

Ces dernières années ont en fait connu une légère hausse des investissements étrangers, la confiance des entreprises s’étant rétablie avec la fin des attaques terroristes – comme en témoigne le nombre croissant d’arrivées de touristes internationaux ces dernières années. Cependant, Covid-19 est en train de  remettre en cause cette progression, note l’Investor Monitor.

Forces et faiblesses de l’investissement en Tunisie

L’apport en IDE de la Tunisie fait bonne figure face à son voisin le plus compétitif, le Maroc, un pays dont la population est trois fois plus importante que celle de la Tunisie, affirme-t-il . Le Maroc n’a pas attiré un montant d’IDE significativement plus important que la Tunisie au cours de la dernière décennie, selon l’analyse des données de la CNUCED par Investment Monitor.

Les principaux investisseurs en Tunisie sont les Émirats arabes unis, la France, le Qatar, l’Italie et l’Allemagne. Outre sa main-d’œuvre bien formée et multilingue, l’un des principaux atouts de la Tunisie est sa proximité avec l’Europe, l’Afrique subsaharienne et le Moyen-Orient. Elle a également conclu des accords de libre-échange avec l’UE et une grande partie de l’Afrique.

La majorité des IDE vers la Tunisie en 2019 sont allés à l’industrie, suivie par l’énergie et les services. En termes de stock d’IDE, l’industrie manufacturière est le secteur qui attire le plus d’investissements (et d’un montant important), suivi du tourisme et des télécommunications.

Les investissements étrangers dans le pays arriveraient certainement en plus grandes quantités s’il n’y avait pas certaines barrières bureaucratiques. « Les entreprises publiques sont un acteur majeur de l’économie tunisienne et plusieurs secteurs restent fermés aux investissements étrangers », indique une analyse de Nordea, un fournisseur de premier plan d’informations sur les marchés internationaux. « Le secteur informel, estimé entre 40 et 60 % de l’économie globale, reste préoccupant car les entreprises légales sont obligées de faire concurrence aux marchandises de contrebande. »

D’autre part, des améliorations ont été apportées au climat général d’investissement du pays. « Ces dernières années, le gouvernement tunisien a mené les réformes structurelles nécessaires pour améliorer le climat des affaires du pays, notamment une loi améliorée sur les faillites, un code des investissements et une première ‘liste négative’, ainsi qu’une loi autorisant les partenariats public-privé », ajoute Nordea.

« Le gouvernement a adopté des lois permettant aux entreprises de démarrer plus facilement (davantage de services sont disponibles dans un guichet unique, les frais sont réduits), l’enregistrement de la propriété est désormais plus rapide et plus transparent, et le paiement des impôts est plus facile (mise en œuvre d’un système d’audit fiscal basé sur le risque). »

Ces changements ont amélioré la position de la Tunisie dans le rapport annuel Doing Business de la Banque mondiale, le pays gagnant deux places. Elle est désormais classée 78e sur 190 pays.

Un phénomène planétaire !

Les IDE , ces ressources vitales,  devraient chuter brutalement par rapport aux niveaux de 2019, qui s’élèvent à 1 500 milliards de dollars, tombant ainsi bien en dessous du creux atteint pendant la crise financière mondiale et annulant la croissance déjà terne des investissements internationaux au cours de la dernière décennie, selon l’ONU . Les flux vers les pays en développement seront particulièrement touchés, car les investissements orientés vers l’exportation et liés aux matières premières sont parmi les plus gravement affectés.

Les conséquences pourraient se prolonger bien au-delà de l’impact immédiat sur les flux d’investissement. En effet, la crise pourrait être le catalyseur d’un processus de transformation structurelle de la production internationale au cours de cette décennie, et l’occasion d’une durabilité accrue, mais cela dépendra de la capacité à tirer parti de la nouvelle révolution industrielle et à surmonter le nationalisme économique croissant. La coopération sera cruciale ; le développement durable dépend d’un climat politique mondial qui reste propice aux investissements transfrontaliers.

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