Les vendeurs de rêves à l’étranger ont du souci à se faire

Les vendeurs de rêves à l’étranger ont du souci à se faire

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Selon des données dévoilées par le ministère de la Formation professionnelle et de l’Emploi, une série de bureaux de recrutement fictifs à l’étranger ont été découverts. Ces bureaux entrainaient de jeunes Tunisiens dans des réseaux de prostitution, de Mafia…

Ledit département a, dans ce contexte, appelé les demandeurs d’emploi à la vigilance et à exiger une copie de l’autorisation pour vérifier la situation du bureau de l’emploi et le sérieux des offres proposées. D’ailleurs en 2013, 700 Tunisiens ont été victimes des arnaques de la part des bureaux d’emploi fictifs qui recrutent pour l’étranger. Et d’assurer que seulement une dizaine de bureaux possèdent des autorisations pour les recrutements à l’étranger, délivrées par le ministère de la Formation professionnelle et de l’Emploi. Néanmoins, et malgré les efforts consentis par le gouvernement et les autorités concernées en termes de contrôle et de répression, force est de constater que les dépassements en la matière existent encore !

Emplois fictifs : Plus de 20 plaintes déposées auprès du ministère public

Le directeur général de l’immigration et de la main d’œuvre étrangère auprès du ministère de la Formation professionnelle et de l’Emploi, Ahmed Messaoudi, a récemment fait savoir sur Express fm que le cadre juridique des bureaux de placement à l’étranger a été publié fin 2010.

Le responsable a précisé que son département est la partie qui accorde des autorisations aux bureaux d’emploi, indiquant que tout demandeur d’emploi pour qui il a été prouvé qu’il a donné de l’argent à un bureau d’emploi autorisé afin d’avoir un emploi, le ministère œuvrera à lui restituer son argent.

Il a, en effet, indiqué que jusqu’à présent, 25 autorisations ont été accordées à des établissements privés de placement à l’étranger et que deux visites leur sont faites par an.

Et d’affirmer que ces établissements privés de placement à l’étranger font entre 1300 et 1400 opérations de placement à l’étranger par an, ajoutant qu’il existe sur le site Web du ministère une liste des établissements privés de placement à l’étranger.

Sur un autre volet, Messaoudi a annoncé que plus de 20 plaintes ont été déposées auprès du ministère public autour des dépassements faits par des établissements privés de placement à l’étranger travaillant illégalement.

Il a aussi indiqué qu’un projet de loi relatif à l’organisation du secteur a été préparé et que ce projet de loi comprend des sanctions telles qu’une peine prison pouvant atteindre 5 ans, des sanctions financières et la fermeture immédiate de l’établissement. Cette nouvelle loi a été transmise à la présidence du gouvernement.

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