AccueilLa UNEL'intelligence artificielle, tremplin du saut technologique?

L’intelligence artificielle, tremplin du saut technologique?

L’intelligence artificielle joue déjà un rôle de premier plan dans les économies et les sociétés humaines et occupera une place plus importante encore à l’avenir. Réfléchir à l’avenir de l’IA revient ainsi à admettre que l’avenir est l’IA en Tunisie.

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La Tunisie, avec le développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication, présente tous les atouts pour faire de ces technologies un vecteur de changement et d’amélioration des besoins quotidiens et immédiats de performance, d’apprentissage, et d’une multiplication d’opportunités. Pourquoi donc l’intelligence artificielle ?
L’intelligence artificielle, une priorité pour plus de 85% des fonctionnaires

Plus de 85% des fonctionnaires de l’Etat estiment qu’il est prioritaire pour le gouvernement d’adopter une stratégie nationale d’intelligence artificielle (IA), c’est ce qui ressort d’une enquête conduite par le ministère de l’Industrie et des PME, sur la perception de l’IA dans le secteur public en Tunisie. Quel que soit l’âge, il semble y avoir un consensus autour de l’intérêt de faire usage de l’IA dans les administrations, souligne cette enquête réalisée durant le dernier trimestre de 2019, auprès d’un échantillon de 1000 agents de l’Etat.
D’après la même source, le secteur gouvernemental (services publics et administrations) demeure le secteur prioritaire quant à l’utilisation de l’IA pour 42% des personnes sondées, suivi du secteur de la santé (24%).Ces secteurs, en relation directe avec le citoyen, souffrent de la corruption et des procédures complexes et lourdes.

Par ailleurs, l’enquête révèle aussi que 90% de la population interrogée, estiment qu’il est prioritaire d’améliorer le service public grâce à l’IA. Cette conviction est plus prononcée chez les hommes (20%) que chez les femmes (17%) ainsi que chez les plus âgés (92%) et le top management (96%).

Et d’ajouter que 87% des fonctionnaires sondés considèrent qu’il est prioritaire pour le gouvernement de soutenir les start-ups actives dans l’intelligence artificielle tandis que 23% affirment l’urgence de l’action. L’enquête indique, également, que plus de 85% des personnes interrogées estiment que la gestion des risques éthiques en matière d’IA (cybersécurité, vie privée, etc..) et l’adoption d’un mécanisme de financement dédié à l’intelligence artificielle demeurent une priorité. Pour 85% de la population sondée, l’IA peut contribuer à l’amélioration du service public, pour ce qui est de la réduction des coûts qui y sont relatifs (frais de déplacements, congestion liée à la prise de contact direct avec les services administratifs, etc.)

La majorité des fonctionnaires de l’Etat (89%) semble confiante et curieuse face à l’impact de l’intelligence artificielle sur leurs emplois, au cours des années à venir et ce indépendamment de la qualification professionnelle, révèle l’enquête.Selon la population interrogée, dans les 10 prochaines années, l’IA va soit supprimer leurs professions et leurs fonctions actuelles et donner naissance à des nouveaux emplois (19%) ou apporter des transformations profondes aussi bien sur le métier (29%) que sur les tâches exercées (13%).

34% des femmes sont convaincues que leurs professions subiront des transformations profondes contre 26% des hommes, indique cette enquête réalisée durant le dernier trimestre de 2019, auprès d’un échantillon de 1000 agents de l’Etat.D’autre part, la moitié de la population interrogée estime que leur administration dispose d’un volume de données suffisant pour implémenter des projets IA.

Les plus âgés, les plus qualifiés ainsi que les fonctionnaires dans l’administration régionale (62%) sont plus affirmatifs sur la disponibilité des données, dans leur organisation. Interrogés sur les compétences numériques nécessaires pour exploiter l’IA dans l’accomplissement de leurs tâches, 52% des agents affirment avoir un minimum de pré-requis dans ce domaine.
Les jeunes de 20-30 ans semblent avoir le plus de compétences numériques (60%). En ce qui concerne le top management, 55% affirment avoir suffisamment de compétences numériques pour bien faire leur travail durant les années à venir.

A vrai dire, la place médiatique qu’occupe désormais l’intelligence artificielle ne laisse presque plus les questions qui concernent ce domaine entre les mains des chercheurs, mais dans le débat public. Cela crée logiquement autant de tensions que d’excitations.
Malheureusement, nous ne sommes qu’aux prémisses de l’intégration massive de ces technologies. Les décennies à venir nous réservent encore bien des surprises.

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