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Le coup d’envoi du dialogue stratégique entre le ministère de la Coopération internationale et l’Agence française de développement (AFD) dans les domaines économique et de développement a été donné aujourd’hui mercredi 20 juin 2018 à “Dar El Hikma” à Carthage. Le lancement du dit projet a eu lieu en présence du ministre du Développement, de l’investissement et de la Coopération internationale, Zied Laâdhari et des représentants de l’AFD ainsi qu’un bon nombre d’acteurs et responsables locaux d’administrations. Ce programme est basé sur trois principaux axes, à savoir : La lutte contre les inégalités, la promotion de la transition énergétique et écologique et la stratégie d’internationalisation des entreprises tunisiennes sur le marché africain.

Dans une déclaration faite aux médias en marge de cette rencontre, Laâdhari a souligné l’importance de ce programme, lequel s’étale sur trois ans et vise en priorité à soutenir le gouvernement tunisien et l’accompagner en matière de développement à travers l’expertise et les compétences, selon ses dires.
Il a fait savoir que ce programme est basé sur trois principaux axes dont la réduction des inégalités sociales et régionales : “Nous avons constaté un grand écart entre les différentes catégories sociales et régionales, notamment en termes de revenu“, a indiqué Laâdhari, faisant remarquer qu’il s’agit là de l’un des défis rencontrés par les différents gouvernements qui  se sont succédé au pouvoir depuis la Révolution.

Outre les inégalités, le ministre a évoqué, comme deuxième axe de ce programme, la transition écologique, soulignant que le 1/3 du déficit commercial de la Tunisie provient de l’énergie  : “Les énergies renouvelables sont un autre défi qui s’ajoute à ceux de la Tunisie (…) Nous voulons migrer vers l’économie verte tel que c’est inscrit dans le plan stratégique de la Tunisie à l’horizon 2020“, a-t-il précisé.

Sur le troisième axe qui porte sur l’internationalisation des entreprises tunisiennes, Laâdhari a déclaré que l’AFD va aider les entreprises tunisiennes, à travers les implantations qu’il a dans 40 pays africain, à s’internationaliser dans ce continent.

Il a ajouté que la Tunisie a signé pour 1500 Millions d’euros au titre de subvention financière de la part de l’AFD, soulignant toutefois que cette coopération n’est pas seulement financière mais aussi technique et porte également sur les politiques publiques, appelant ainsi les compétences tunisiennes dans les administrations, la société civile mais aussi dans les organisations nationales à coopérer avec ce programme et travailler au sein des équipes avec les experts de l’AFD pour concevoir de nouvelles approches sur les principales problématiques de la Tunisie.

De son côté, Gilles Chausse, directeur de  l’AFD, a tenu à préciser que ce programme n’est pas comme à l’accoutumée : “Il s’agit d’un certain nombre d’accords que nous réservons exclusivement à des pays avec lesquels nous avons une proximité historique très importante et un volume de coopération très important“, a-t-il dit, avant d’ajouter : “Dans certains pays comme la Tunisie, nous souhaitons dépasser ce stade de partenariat technique et financier pour entrer dans un partenariat stratégique et travailler sur des problématiques à travers un certain nombre d’exercices et de travaux de recherches, d’études et de modélisation économiques tout en s’attaquant à des problématiques qui font des sujets d’actualité sur des questions de développement économiques et qui sont surtout des sujets qui intéressent les deux parties”, selon ses dires.

De nombre sujets de développement pourraient être retenus, mais on ne peut pas conduire des travaux tous azimuts (…) on va être assez sélectif et choisir les plus porteurs d’enjeux et d’impact et c’est autour de cette réflexion là qu’on va restructurer notre dialogue avec la Tunisie“, a-t-il assuré.

Le mémorandum a été signé le 1er février dernier entre le ministre de l’investissement, du Développement et de la Coopération internationale et le directeur général de l’AFD. Il a pour objectif de structurer dans la durée le dialogue stratégique entre le ministère en question et cette institution financière pour la formulation et la mise en oeuvre de politiques publiques visant à promouvoir le développement durable et inclusif de la Tunisie.
L’objectif aussi est de développer conjointement un programme de connaissance pour alimenter les politiques publiques dans les trois domaines prioritaires mentionnés.

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Le Ministère du Développement, de l’Investissement et de la Coopération Internationale (MDICI) et l’Agence Française de Développement (AFD) co-organisent une matinée de lancement de leur DIALOGUE STRATEGIQUE DANS LES DOMAINES ECONOMIQUES ET DE DEVELOPPEMENT, le mercredi 20 Juin 2018 de 8H30 à 13H à l’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts, Beït al-Hikma, situé au 25 Avenue de la République, Carthage (Tunis).

 Le Mémorandum pour un Dialogue Stratégique a été signé à Tunis le 1er février 2018 par S.E. Zied LADHARI, Ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération Internationale tunisien (MDICI) et M. Rémy Rioux, directeur général de l’AFD.

Ce partenariat dont la mise en œuvre s’étalera sur une période de trois ans (2018-2020) traduit les liens privilégiés qu’entretiennent historiquement la Tunisie et la France sur les plans politique, économique, social et financier.

L’objectif de ce partenariat stratégique entre la République tunisienne (représentée par le MDICI) et l’Agence Française de Développement est de construire et de développer ensemble un programme d’études et de recherches susceptible d’alimenter les politiques publiques dans des domaines socio-économiques prioritaires pour les deux parties.

Le Mémorandum de Dialogue Stratégique privilégie trois axes stratégiques de coopération :

(i) la lutte contre les inégalités de revenu et territoriales,

(ii) la promotion de la transition énergétique et écologique,

(iii) la stratégie d’internationalisation des entreprises tunisiennes (privées et publiques) sur le marché africain.

Ce Dialogue Stratégique prévoit :

(i) le développement d’outils de modélisation ;

(ii) la réalisation d’études et de diagnostics ;

(iii) l’organisation d’ateliers, de formations et de conférences afin d’animer une réflexion partagée en appui à la décision publique.

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Selon les informations relayées par Xinhua, le Bénin pourra bénéficier d’un programme d’investissement total de 115 millions d’euros (135,5 millions $), en 2018, de la part de l’Agence française de développement (AFD).

Ce nouveau financement devrait servir à soutenir le développement du pays, à travers la mise en œuvre des stratégies de développement du gouvernement, pour l’année 2018. A ce titre, 16,2 millions d’euros (19,1 millions $) ont déjà été décaissés depuis le début de l’année, pour soutenir des projets de développement dans le pays.

Notons que, depuis 2014, les engagements de l’AFD en faveur du Bénin se sont élevés en moyenne à 66 millions d’euros (77 millions $), annuellement.

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L’ambassadeur de France en Tunisie, Olivier Poivre d’Arvor, a fait savoir dans un statut publié mardi 15 mai 2018 sur sa page officielle facebook que 300 étudiants tunisiens ont participé à la pose de la première pierre du centre de formation Elife Siliana, un projet lancé par Badreddine Ouali.

«Hier matin, à Siliana, trois cents étudiants de l’ISET ont pu participer à la pose de la première pierre du centre de formation Elife Siliana. Dans quelques mois, les premiers d’entre eux vont en effet pouvoir bénéficier d’une formation accélérée et assortie d’un diplôme de la conférence des grandes écoles, bref un sésame pour l’emploi. Le projet de Badreddine Ouali et de sa nouvelle Fondation Tunisie pour le développement est exceptionnel par sa vision comme par sa générosité.

L’Agence française de développement, suite aux engagements du Président Macron lors de sa visite d’Etat à Tunis fin janvier 2018, s’y associe financièrement à travers un fonds spécial pour permettre que dans une dizaine de gouvernorats des régions intérieures de pareils centres se créent rapidement. L’emploi des jeunes, notre priorité à tous, Tunisiens et amis de la Tunisie. Merci à la Fondation Tunisie pour le développement. La France sera au rendez-vous».

Hier matin, à Siliana, trois cents étudiants de l’ISET ont pu participer à la pose de la première pierre du centre de formation Elife Siliana. Dans quelques mois, les premiers d’entre eux vont en effet pouvoir bénéficier d’une formation accélérée et assortie d’un diplôme de la conférence des grandes écoles, bref un sésame pour l’emploi. Le projet de Badreddine Ouali et de sa nouvelle Fondation Tunisie pour le développement est exceptionnel par sa vision comme par sa générosité. L’Agence française de développement, suite aux engagements du Président Macron lors de sa visite d’Etat à Tunis fin janvier 2018, s’y associe financièrement à travers un fonds spécial pour permettre que dans une dizaine de gouvernorats des régions intérieures de pareils centres se créent rapidement. L’emploi des jeunes, notre priorité à tous, Tunisiens et amis de la Tunisie. Merci à la Fondation Tunisie pour le développement. La France sera au rendez-vous.

Publiée par Olivier Poivre d'Arvor sur mercredi 16 mai 2018

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Les travaux du Forum économique africain seront ouverts, mardi 24 avril 2018 à Tunis, jusqu’au mercredi 25 avril 2018, avec la participation de 38 Etats africains, 140 personnalités africaines de haut niveau relevant des secteurs public et privé, dont des ministres, conseillers spéciaux auprès de chefs d’Etat et des dirigeants d’institutions financières (BADEA, la BAD, l’ITFC la BEI, l’AFD…), ainsi que des présidents de grands groupes privés.

800 participants sont attendus à ce forum, au cours duquel des rencontres B to B ainsi que des ateliers sectoriels seront organisés sur les thématiques “Construire en Afrique : un marché en expansion”, “Les Tics pour un développement durable en Afrique”, “La santé, vers de nouveaux modèles”, “L’enseignement universitaire et l’employabilité” et “L’Agrobusiness”.

D’après le commissaire général du forum, Radhi Meddeb, “cette rencontre Afrique-Afrique vise à renforcer les fondements du partenariat tuniso-africain, de créer des richesses ensemble ainsi que des opportunités d’emploi et d’investissement“.

Meddeb, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse tenue lundi à Tunis, estime que la Tunisie va récupérer sa place sur le marché africain, dont les perspectives sont prometteuses, malgré les difficultés d’accès à ce marché et son coût élevé.

Bien que nous soyons africains, maghrébins méditerranéens et euro-méditerranéens, nous n’avons pas contribué suffisamment à la construction des ensembles régionaux africains, dont le Marché commun pour l’Afrique orientale et australe (COMESA) et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qui sont générateurs de croissance en Afrique“, a regretté Radhi Meddeb.
Selon lui, “un des objectifs de ce forum est d’annoncer que la Tunisie intègre la COMESA, qu’elle est en discussion avec la CEDEAO et qu’elle a signé à Kigali, récemment, les accords pour la création de la Zone de libre-échange continentale (ZLEC)“.

Il s’agit également de montrer aux opérateurs tunisiens que l’Afrique n’est ni difficile ni lointaine et que les gisements de croissance dans ce continent sont énormes. Aujourd’hui, nous ramenons aux Tunisiens l’Afrique en Tunisie, tout en souhaitant que cela leur donne l’envie d’aller vers l’Afrique au départ de la Tunisie et de ne pas aller uniquement pour exporter mais pour créer aussi des relations solidaires et durables“, a encore déclaré le commissaire du Forum.

Hichem Ben Ahmed, secrétaire d ‘Etat chargé du Commerce extérieur a, pour sa part souligné, que la coopération entre la Tunisie et les pays africains s’inscrit dans une approche gagnant-gagnant, visant à développer les échanges entre eux. Il a mis l’accent sur le rôle de l’Etat dans la mise en place des législations appropriées pour faciliter la tâche d’intégration au secteur privé.

D’après ses dires, le forum sera une occasion pour renforcer le partenariat entre le public et le privé, examiner les problèmes auxquels fait face le privé, dans l’objectif d’identifier, ultérieurement, les solutions adéquates.

Un volet éducation sera débattu durant ce forum à travers l’intervention de représentants de l’Université du groupe Honoris, présente en Tunisie, au Maroc, en Côte d’Ivoire et en Afrique de Sud et qui ambitionne d’atteindre 100 mille étudiants sur le continent africain.

Des représentants des groupes algériens Cevital (industrie agroalimentaire) et Condor (domaine électroménagers et électroniques) et aussi des groupes tunisiens actifs en Afrique, la Soroubat (bâtiment) et Comete engineering, seront présents à ce forum, organisé conjointement par le ministère du Commerce, la Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique (BADEA), l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ) et la Société Internationale Islamique de Financement du Commerce (ITFC).

TAP

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L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a rejeté, lors d’une plénière tenue mardi, un projet de loi relatif à l’approbation d’un accord de crédit conclu le 5 octobre 2017, entre la Tunisie et l’Agence française de développement (AFD), d’un montant de 60 millions d’euros pour financer le programme d’impulsion de l’investissement et de modernisation des exploitations agricoles.
Le cout de ce projet est de près de 874 millions de dinars (300,4 millions d’euros) qui sera financé en partie à travers la contribution de l’AFD (crédit et don), à savoir un crédit de 60 millions d’euros et un don de 2 millions d’euros.
Ce projet vise à mettre à niveau et moderniser les exploitations agricoles et les organisations professionnelles agricoles par l’accompagnement d’environ 6000 exploitations par an.

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Faute de quorum, le Président de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), Mohamed Ennaceur, a décidé de reporter la séance plénière programmée lundi à 9 h pour l’examen d’un certain nombre de projets de lois relatifs à des accords de crédits et de financements.

Au programme de cette séance figure notamment l’examen du projet de loi relatif à un contrat de financement signé entre la Tunisie et la Banque Européenne d’Investissement (BEI), le 14 décembre 2017, pour contribuer au financement de l’autoroute du Centre, le projet de loi sur l’approbation de l’accord de crédit conclu entre la Tunisie et la Banque Islamique de Développement (BID), le 15 octobre 2017, en vue de participer au financement du projet de réalisation des barrages Saida et Kalâa Kebira.

Il s’agit, également, d’un projet de loi paraphé entre la Tunisie et la Banque Africaine de Développement (BAD) pour concourir au financement du projet de valorisation des périmètres irrigués et un projet de loi relatif à un accord de crédit signé entre la Tunisie et l’Agence Française de Développement (AFD) pour l’Impulsion de l’investissement et la modernisation des exploitations agricoles.

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Un ensemble de décisions pour le renforcement du système de la formation professionnelle dans le gouvernorat de Médenine, dont la création d’un centre de formation professionnelle à Zarzis et d’un internat à Djerba, ont été annoncées, vendredi, par le ministre de la formation professionnelle et de l’emploi, Faouzi Abderrahmane.
S’exprimant lors de sa visite à Médenine, le ministre a précisé que les travaux de la création d’un espace d’hébergement démarreront après la réalisation des études et la résolution, par les autorités régionales, des problèmes fonciers.
Les décisions prises en faveur du secteur de la formation professionnelle à Médenine ont concerné aussi la restructuration du centre de formation et d’apprentissage dans les métiers de l’artisanat de Djerba et l’augmentation de sa capacité d’accueil, outre la rénovation du Centre sectoriel de formation en construction métallique d’El Fejja dont la capacité d’accueil sera désormais de 400 à 600 apprenants afin de le transformer en un centre pilote.

Les séances de travail, qui ont réuni le ministre avec des chefs d’entreprises et des jeunes promoteurs, ont permis de relever les obstacles entravant l’investissement dans la région dont certains d’odre administratif et financier, outre l’absence d’espaces aménagés dans les zones industrielles, les problèmes juridiques et le manque de main d’œuvre spécialisée. Certains problèmes ont été résolus, dans le cadre de ces rencontres, en orientant des jeunes promoteurs vers les structures concernées afin de les accompagner et les prendre en charge.
Par la même occasion, des jeunes promoteurs et des investisseurs ont présenté lors des rencontres organisées au sein du centre sectoriel d’El Fejja des projets, dont la création d’une faculté privée dans la région. Le ministre de la formation professionnelle et de l’emploi a annoncé, dans ce cadre, que des mesures simplifiées dans le cadre du programme ” contrat de la dignité ” seront annoncées à partir du mois d’avril prochain.

Lors de sa visite à Médenine, le ministre a pris connaissance, également des réalisations accomplies dans certains centres, à savoir l’équipement du Centre Sectoriel de Formation en Energétique de Djerba et les spécialités du centre sectoriel d’El Fejja, et ce dans le cadre d’une coopération franco-tunisienne conformément à un accord conclu avec l’Agence française de développement (AFD) depuis 2008. Le ministre a également visité une unité de fabrication de biscuits, mise en place par un investisseur depuis huit mois.

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Se focaliser sur la partie vide du verre, la partie pleine. C’est toute la question après l’honneur qu’a fait à la Tunisie le président français, Emmanuel Macron, de lui réserver sa toute première visite d’Etat dans le monde arabe. Mais, forcément, après l’euphorie de ce séjour coloré, rythmé au point de donner le tournis, vie le temps du bilan. Le premier à sortir du bois est l’économiste et ancien ministre des Finances Hakim Ben Hammouda. Il a cassé un brin l’ambiance en assénant que les retombées du voyage du chef de l’Etat français ne sont pas à la hauteur de la difficile conjoncture et des besoins de l’économie tunisienne. L’expert a certes osé y aller de sa fausse note, dans un concert d’exaltation, mais il est loin d’être à le seul à tirer cette conclusion, les autres râlent derrière les murs, sans doute pour ne froisser celui qui avait l’air si ravi de fouler pour la deuxième fois le sol tunisien. Et puis ce n’est jamais bon de fâcher son premier partenaire économique et premier investisseur, quoi qu’on ait à lui reprocher.

Quand le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, a dit à la clôture du Forum économique Tunisie-France que son pays attend beaucoup de son meilleur “ami”, il faut comprendre par là qu’il attend de Paris plus que ce qu’il fait en ce moment. Et avant lui le ministre du Développement, Zied Ladhari, a dit à la tribune, et pas sur le ton de la plaisanterie, que la France ne comprend pas suffisamment les difficultés par lesquelles passe la Tunisie et la complexité de la transition en cours. Le message est on ne peut plus clair. Le souci c’est que Paris en fait déjà beaucoup, l’Agence Française de Développement (AFD) s’est engagée à hauteur de 1,2 milliard d’euros d’investissements en Tunisie entre 2016 et 2020. Elle n’est pas en mesure de donner plus, pour moult raisons…

Macron aussi a ses problèmes

La France est de retour“. Cette géniale invention de Macron est devenue le slogan de tous ses collaborateurs, et même un totem. Mais ce qui lui donne de la force c’est que c’est aussi une réalité, palpable en Europe, en Chine, en Afrique, où la diplomatie économique de l’ancienne puissance coloniale avait fini par s’émousser, par manquer de percussion et devenir complètement aphone au point de se faire damer le pion par l’Italie, sans parler des autres acteurs sur le continent africain (les Emirats arabes unis, la Chine, la Turquie, le Maroc…). Le 1er février 2018, au palais des Congrès de Tunis, lors du Forum Tunisie-France, nous avons pu toucher du doigt cette France de “retour“. Il y avait de l’électricité dans l’air, une surexcitation, des hôtesses partout, à l’affut des moindres demandes des participants. Mais l’agitation avait commencé la veille du Forum, avec des relances, au téléphone (à la presse, aux invités), pour s’assurer que Chahed et Macron feraient salle comble. Cette énergie, ce dynamisme, la France les avaient perdus. Et c’est justement ce que le candidat Macron avait promis aux électeurs de restaurer. C’est ce qui lui avait permis de coiffer au poteau sa rivale du deuxième tour, Marine Le Pen, épargnant à l’Hexagone, mais pas qu’elle (à la Tunisie aussi, au Maroc, à l’Algérie, à l’Europe… bref au monde entier) la dangereuse aventure avec une présidente d’extrême droite, dont on connait les envolées xénophobes, le penchant pour le protectionnisme économique, etc. Mais Macron n’avait pas promis que cela.

Le jeune président français a été élu dans un contexte très particulier. Il avait quitté le gouvernement de Manuel Valls, sous les quolibets et les railleries, surtout de ce dernier (ironie du sort : Valls lui a couru derrière pour avoir l’investiture de son mouvement aux législatives), parce qu’il était allé au bout de ce qu’il pouvait faire pour bousculer la France, en déverrouillant notamment un marché du travail corseté par un droit du travail trop protecteur pour les salariés au point d’effrayer les investisseurs. Macron avait entrepris ce travail en proposant une réforme en profondeur du Code du travail, mais il n’avait pas tous les leviers (surtout un Parlement acquis à sa cause) pour avancer. Maintenant il les a. Mais la France n’avait pas que ça comme problèmes : L’Etat a pris de mauvaises habitudes en s’endettant plus que de raison (2232 milliards d’euros en septembre 2017, 99,2% du PIB !) ; en dépensant plus qu’il ne faut pour son train de vie, ses fonctionnaires (on se croirait en Tunisie !); en entretenant une administration trop lourde et qui fait dormir les dossiers, mêmes les plus importants (les démarches pour investir, un peu comme la Tunisie quoi) ; en tapant trop dans les poches des entrepreneurs, des riches (un impôt qualifié de confiscatoire qui fait fuir les grosses fortunes, donc les investisseurs) ; en s’accommodant d’un taux de chômage trop élevé par rapport aux bons élèves de l’Europe, 9,4% en décembre 2017 (autour de 3,5% en Allemagne, près de 4% en Angleterre…), etc. Chahed, qui a vécu et travaillé en France, ne pouvait pas ignorer ses problèmes et ses limites. De là à penser qu’il a mystifié les Tunisiens en jouant à celui qui veut en soutirer plus à Macron, il n’y a qu’un pas…

Pas droit à l’erreur, tous les deux

Macron s’est engagé à corriger toutes les anomalies citées plus haut. Puisqu’il a rendez-vous avec ses électeurs dans un plus de 4 ans – ça va passer très vite ! – et qu’il n’a pas envie de subir le même sort que François Hollande (son impopularité du fait de son incapacité à réformer la France lui a interdit de briguer un deuxième mandat), alors il est tenu de faire ce qu’il avait dit, et de dire ce qu’il fait. Et ses électeurs ne lui pardonneraient pas de prêcher en France l’orthodoxie dans la gestion des deniers publics et de faire le contraire à l’extérieur, même si c’est pour tirer d’affaire un pays “frère” (il a lui-même utilisé ce terme au Parlement tunisien). Durant sa campagne, Macron s’était engagé à mettre un terme à l’ère sombre de la France-Afrique, où des montants colossaux circulaient, et atterrissaient souvent dans les poches de dirigeants qui faisaient tout sauf dépenser pour le bien des populations et de l’économie. Dans le cas de la Tunisie, la France est dans une position attentiste ; elle attend que Chahed, pour le temps qui lui reste avant les élections de 2019, remette le pays au travail, qu’il aille au bout des réformes qu’il a promises pour relancer la machine économique. Mais la France attend aussi que la situation politique se décante en Tunisie, pour avoir une stabilité, un cap dans la durée. Et seules les prochaines élections nous le diront. Si Macron veut temporiser pour doubler d’ici 5 ans les investissements en Tunisie, lesquels devront être rentables, rappelons-le, c’est pour aussi pour avoir le temps de voir venir. Il a beau adorer le berceau du printemps arabe et son président, Beji Caid Essebsi, 7 chefs de gouvernement en 7 ans, ça ne peut pas faire du bien à un pays, surtout à son économie…

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La Vice-Présidente intérimaire en charge des Finances à la Banque africaine de développement (BAD), Hassatou N’sele, a signé récemment à Paris, le premier accord de prêt concessionnel des donateurs de l’histoire du Fonds africain de développement (FAD), d’une valeur de 253 millions de dollars EU, avec le Directeur général adjoint de l’Agence française de Développement (AFD), Jean-Pierre Marcelli.

L’AFD avait, en effet, été mandatée par le Trésor français pour négocier et signer en son nom l’accord de prêt au titre d’une partie de la contribution de la France à la Quatorzième reconstitution des ressources du Fonds africain de Développement (FAD-14), le guichet concessionnel du Groupe de la Banque.

Pour la première fois depuis sa création, la Direction et les pays donateurs sont convenus d’inclure une composante-prêt au sein du cadre financier du FAD. Au cours des négociations pour le FAD-14, deux instruments (en l’occurrence le « Prêt concessionnel des Donateurs » et le « Prêt-relais ») ont été élaborés afin d’offrir la possibilité aux donateurs de compléter leur contribution sous la forme d’un don par un prêt octroyé au FAD à des conditions concessionnelles. Trois pays ont accepté d’octroyer un appui supplémentaire au FAD-14 : le Japon (700 millions de dollars EU), la France (253 millions de dollars EU) et l’Inde (15 millions de dollars EU).

« La signature des accords de prêts avec le Japon et l’Inde devraient avoir lieu début 2018 », a déclaré Hassatou N’sele.

L’objectif global était de permettre aux pays donateurs de contourner les pressions budgétaires auxquelles la plupart d’entre eux étaient confrontés et d’allouer un appui additionnel au moyen de fonds remboursables. En l’absence de ces instruments innovants, le FAD-14 aurait été inférieur d’un tiers par rapport au FAD-13.

Créé en 1972, le Fond africain de développement est fondé sur un partenariat de développement durable entre les pays africains et les donateurs. Partie intégrante du Groupe de la Banque africaine de développement, le FAD aide à améliorer la vie de millions de personnes à travers l’Afrique, par le biais de prêts et de subventions à des projets et programmes.

Ses ressources sont reconstituées par les donateurs tous les trois ans. La quatorzième reconstitution, le FAD-14, est destinée à mobiliser les fonds nécessaires pour la période 2017-2019.

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La Tunisie a signé, lundi matin, à Paris, en marge du sommet international sur le climat “one planet summit”, un accord avec l’Agence Française de développement (AFD) pour l’adaptation au changement climatique d’une valeur de 2 millions d’euros, soit 5,170 millions de dinars (MD).
Riadh Mouakher, ministre des affaires locales et de l’environnement, a indiqué, dans une déclaration, à l’Agence TAP, que la Tunisie a été le 4ème pays à signer cet accord avec l’AFD, lequel va concerner 15 pays pour un montant global de 30 millions d’euros (88 MD).
L’accord s’articule autour de 3 axes: primo, l’appui à la gouvernance “climat”, des pays via des activités de renforcement des capacités pour la mise en oeuvre et le suivi des CDN (contribution nationale déterminée).
Secondo, le soutien à la déclinaison de cette contribution en des politiques sectorielles principalement, dans le domaine de l’adaptation au changement climatique.
Tertio, l’accord concerne l’appui à la préparation de projets et programmes “climat”, structurants, via le financement d’études de pré-faisabilité, principalement dans le domaine de l’adaptation au changement climatique.
Mouakher a précisé que cet accord va nous permettre de bénéficier d’un appui technique pour préparer les dossiers de financement des projets d’adaptation au changement climatique de la part du fonds vert pour le climat et d’autres bailleurs de fonds dans ce domaine.

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Le 24-25 novembre prochain se tiendra la 1ère édition du Forum Afrique Destination Emplois, à Paris, un forum sur l’insertion professionnelle et l’entrepreneuriat en Afrique, organisé par Campus France.

En partenariat avec le MEDEF, l’Agence Universitaire de la Francophonie, l’Agence Française de Développement, Business France, l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration ainsi qu’un grand nombre d’établissements d’enseignement supérieur français, cet évènement réunira 18 pays d’Afrique et 50 entreprises, dont l’objectif est de faciliter l’insertion professionnelle des jeunes diplômés africains et français.

Ce forum est donc une occasion unique pour rencontrer et échanger avec des professionnels, qui seront là pour répondre à vos questions sur l’entrepreneuriat, l’insertion professionnelle ou encore, sur la valorisation de votre parcours professionnel.

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Gael Giraud, chef économiste de l’Agence française de développement, a affirmé lors d’une conférence sur les conséquences économiques et sociétales du changement climatique en Tunisie, avec pour thème “Quand seuls les palmiers dattiers pousseront au Nord de Tunis”, que les efforts faits par la Tunisie pour limiter les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas suffisants. Il a ajouté que notre pays ne pourra pas se soustraire aux répercussions du changement climatique provoqué par la hausse des émissions au niveau mondial.

D’après l’économiste, pour minimiser l’impact négatif des phénomènes climatiques, qui affecteront d’abord les plus pauvres, il faut investir dans l’adaptation aux effets du changement climatique. Et de préciser que les projets identifiés par le gouvernement tunisien ne manquent pas : mettre en place un système de veille climatique et d’alerte précoce, lancer un mécanisme d’assurance contre les aléas climatiques, protéger les zones touristiques contre l’avancée de la mer, optimiser la gestion des ressources en eau ou encore conserver et protéger le patrimoine génétique local pour adapter les cultures aux changement climatiques.

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Le directeur de l’Agence française de développement (AFD), Gilles Chausse, a annoncé lors d’une conférence de presse tenue jeudi 19 octobre 2017 à l’Ecole nationale de l’administration que l’AFD œuvre davantage afin d’achever tous ses projets programmés pour la Tunisie et ce, dans les meilleures conditions et les plus brefs délais.

Il a, en outre, précisé que l’agence française veut renforcer son soutien au secteur privé, aux opérateurs publics et à des partenariats publics privés (PPP), permettant ainsi de ne pas peser sur le niveau d’endettement de l’Etat.

Gilles Chausse a, de même, signalé que de nouveaux secteurs vont s’ajouter à ceux sur lesquels l’AFD intervient déjà.

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Lors d’un point de presse organisé ce jeudi 19 octobre à l’Ecole nationale de l’administration, le directeur de l’Agence française de développement (AFD), Gilles Chausse a fait savoir que dès son installation en Tunisie en 1992, l’AFD engageait ses cinq premiers millions d’euros. Aujourd’hui, le portefeuille de l’agence de Tunis avoisine les 2,5 milliards d’euros sur près de 150 projets dans divers domaines : agriculture, accès à l’eau et à l’assainissement, transport, formation, développement urbain…

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En marge des Rencontres Africa se déroulant à Tunis les 5 et 6 octobre 2017, l’Agence Française de Développement (AFD) et l’Union Internationale de Banques (UIB) ont signé une ligne de crédit de 15 M€ dans le cadre du projet SUNREF Tunisie.

SUNREF, le label « Finance verte » de l’AFD pour une approche intégrée : les banques UIB et UBCI, partenaires du secteur privé pour financer une croissance verte

Le programme SUNREF, le label « Finance verte » de l’AFD, a pour objectif de faciliter l’accès à une énergie durable et abordable, garante du développement d’une économie sobre en carbone et contribuant à l’atténuation des causes du changement climatique.

Les secteurs prioritaires retenus en Tunisie sont l’industrie et les services. Cette offre innovante permet aux banques de financer les investissements des entreprises privées dans l’efficacité énergétique, les énergies renouvelables, la valorisation des déchets et la réduction des pollutions atmosphériques, hydriques et solides.
Dans le cadre de ce projet SUNREF, la ligne de crédit mise à disposition des banques partenaires tunisiennes est accompagnée d’un appui technique, financée par l’Union européenne, d’un montant total de 13,2 M€.
A travers cet appui financier, l’AFD encourage les banques locales à soutenir les investissements verts des entreprises qui bénéficieront de prêts sur cette ligne de crédit à des conditions favorables (des incitations financières dont le montant sera modulé en fonction de la nature de l’investissement réalisé).
L’appui technique vise à renforcer les capacités des différents acteurs du programme (banques, entreprises, et les deux agences techniques l’Agence Nationale de Maîtrise de l’Energie et l’Agence Nationale de Protection de l’Environnement).

Après l’UBCI, l’offre SUNREF en Tunisie s’élargit à l’UIB

Avec l’UBCI, signataire d’une première ligne de crédit de 15 M€ en février 2017, l’UIB s’engage aussi aujourd’hui à soutenir les investisseurs soucieux de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et leur dépendance énergétique. La ligne de crédit permettra aux banques d’offrir des conditions incitatives (durée, taux, prime à l’investissement).

Pour Gilles Chausse, Directeur de l’AFD en Tunisie, « ce prêt s’inscrit dans le cadre des engagements pris par le Groupe AFD de consacrer 250 millions d’euros de soutien de la Tunisie et d’accompagner l’ensemble des acteurs privés et publics vers une transition écologique. » Le prêt participe au soutien financier de l’AFD à l’axe « Economie verte, pilier du développement durable », promu par le nouveau plan quinquennal tunisien.

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Une lettre d’intention marquant la volonté des partenaires de soutenir l’innovation et les start-ups tunisiennes a été signé hier jeudi entre la Directrice Générale de la Caisse des Dépôts et Consignations de Tunisie, Boutheina BEN YAGHLANE, le Directeur Général de l’Agence Française de Développement (AFD), Rémy RIOUX et le Directeur des Relations Institutionnelles, Internationales et Européennes de la Caisse des Dépôts française, Laurent ZYLBERBERG et ce en présence du Chef du Gouvernement tunisien, Youssef CHAHED et du Premier Ministre Français, Edouard PHILIPPE, et dans le cadre de l’accord liant les trois institutions.
Ce soutien se matérialisera par le rapprochement et la mobilisation d’instruments financiers et le développement des partenariats techniques.

AnavaTunisia sera le premier projet à bénéficier de l’accord signé et concrétise l’engagement des trois partenaires à soutenir l’innovation dans le pays. Son objectif : impulser une dynamique forte de soutien aux entreprises innovantes en Tunisie, en développant un instrument de financement en capital, un mécanisme de garantie et une dotation de prêts d’honneur. Ainsi, AnavaTunisia devrait permettre l’émergence d’un écosystème tunisien propice à l’éclosion et au développement de startups à forts potentiel.

La Caisse des Dépôts et Consignations de Tunisie, principal opérateur de ce projet pour le compte de l’Etat Tunisien, participera directement à sa mise en œuvre.
L’AFD apportera son expertise et travaillera avec la Caisse des Dépôts et Consignations Tunisienne sur la thématique de l’innovation.
La Caisse des Dépôts (l’Institution française) apportera son expertise stratégique et technique pour faciliter la réalisation du projet AnavaTunisia. Les trois institutions constitueront un groupe de travail de haut niveau dédié au projet.

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L’Union Internationale de Banques (UIB) annonce la signature, jeudi 5 Octobre 2017, avec l’Agence Française de Développement (AFD) d’une ligne de crédit SUNREF, dans le cadre de la mise en œuvre de sa stratégie 2017-2020 de développement soutenu de son activité et de ses offres à destination des entreprises et des PME. Cette ligne de 15 millions d’euros (soit une contre-valeur de 44 millions de dinars) est destinée au financement des investissements des entreprises tunisiennes en matière de maîtrise de l’énergie et de réduction de la pollution.

Cet accord vient étendre et consolider le partenariat de l’UIB avec l’AFD inauguré en février 2016 à l’occasion de la mise en place du dispositif ARIZ – mécanisme de garantie des financements aux PME. Il confirme ainsi une nouvelle fois le capital de confiance élevé dont jouit l’UIB auprès des marchés et des institutions financières de référence, une crédibilité en lien avec la résilience de son modèle économique, la qualité de ses actifs, son niveau élevé de rentabilité (ROE de 22,1% en 2016), sa stratégie de croissance saine et rentable qui a fait ses preuves, permettant à l’UIB de se hisser à la 4ème place dans le palmarès des banques privées tunisiennes par le Produit Net Bancaire (PNB), ainsi qu’avec ses perspectives d’avenir.

Outre le financement à moyen et long terme de leurs investissements, les clients de l’UIB participants au programme SUNREF pourront bénéficier des offres associées de primes d’investissement et d’assistance technique proposées par l’AFD via l’UIB. En effet, l’AFD a mobilisé 13,2 millions d’euros de dons auprès de l’Union Européenne dans le cadre de la politique européenne de voisinage en vue de proposer un appui technique et des subventions ciblées aux projets éligibles.

En adhérant au programme SUNREF Tunisie, l’UIB entend ainsi apporter sa contribution au développement d’une gestion rationnelle et durable des ressources par les acteurs publics et privés, facteur essentiel de renforcement de la compétitivité du secteur industriel sur le marché intérieur comme sur les marchés internationaux. Dans ce cadre, Mondher Ghazali, Directeur général de l’UIB, a déclaré « La conclusion de cette ligne de financement spécialisée va nous permettre d’accroître le volume de financement long terme disponible pour les entreprises tunisiennes opérant dans le secteur de l’économie verte, qui est l’un des principaux axes du plan stratégique du Gouvernement sur la période 2017-2020, ou optant pour la réduction de leur empreinte écologique. L’UIB franchit ainsi une nouvelle étape dans ma mise en œuvre de sa stratégie de différenciation et se donne les moyens d4être « La banque relationnelle de référence » des entreprises, principaux pourvoyeurs d’emplois et d’investissements productifs en Tunisie ».

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Les futurs engagements de l’Agence Française de Développement (AFD) sur les cinq prochaines années devront atteindre 1,2 Milliard d’euros, a affirmé Gilles Chausse, directeur de l’Agence française de développement (AFD).
Dans une déclaration à TAP, en marge d’une conférence de presse tenue, lundi 02 octobre 2017, à l’occasion du 25ème anniversaire de l’AFD, le responsable a rappelé que les autorités françaises ont annoncé, lors de la conférence ” TUNISIA 2020 ” (novembre 2016), cet engagement de 1,2 Milliards d’euros, qui financera des projets d’investissement inscrits dans le cadre du plan quinquennal (2016/2020).

Le directeur de l’AFD a ajouté que l’intérêt de l’AFD sera axé sur les secteurs traditionnels d’intervention dont la formation professionnelle, le transport et l’agriculture.
Il s’agit, également, a-t-il avancé, de s’ouvrir sur d’autres secteurs comme ceux de la santé, les TICs, la protection sociale et la gouvernance dans laquelle un certain nombre d’opérations sont déjà en cours d’instruction, telle que la gouvernance des entreprises publiques.
Et d’ajouter que l’AFD accompagnera également la Tunisie dans sa politique de réforme, qui sera axée sur la décentralisation et le développement des territoires, l’inclusion de la jeunesse et des femmes dans le tissu économique et social, la mise en œuvre de l’Accord de Paris sur le climat et la promotion d’une économie verte.

Répondant à une question de TAP sur les moyens mis en place en vue de vérifier l’utilisation des financements accordés par l’agence, Chausse a souligné que les équipes de l’AFD sont présentes à toutes les étapes, depuis les termes de référence de l’étude qui va faire naître les projets, jusqu’à la phase de réalisation des projets et même au-delà.
Nos techniciens et ingénieurs restent en contact direct avec la partie tunisienne, que ce soit l’Etat ou les privés, pour suivre les projets, garantir leur concrétisation, outre la réalisation régulière d’audits techniques et financiers pour s’assurer que les fonds mis à disposition ciblent bien les objectifs tracés, a encore fait savoir le responsable.
Il a rappelé dans ce cadre que le portefeuille de l’agence de Tunis est de 2,5 milliards d’euros. Ce sont des engagements financiers qui ont concerné 150 projets en 25 ans, a-t-il encore indiqué.
Parmi les domaines d’intervention et d’accompagnement de l’AFD, l’agriculture et le développement des territoires à travers des projets de développement rural intégré, d’appui à l’irrigation et à la préservation des sols, de soutien à l’investissement des exploitations et plus récemment d’adaptation au changement climatique.

Concernant l’accès à l’eau et l’assainissement, il a rappelé que l’AFD est un partenaire historique de la Société Nationale d’Exploitation et de Distribution des Eaux (SONEDE) et de l’Office National de l’Assainissement (ONAS).
Nous avons financé des projets qui ont permis de raccorder aux réseaux d’assainissement 1 million d’habitants dans 900 quartiers et 500 mille habitants des zones rurales, outre la réhabilitation de 1000 quartiers populaires au profit de 3 millions de bénéficiaires“, a affirmé Chausse.
Au sujet de la micro-finance, le responsable a fait savoir que 160 mille microcrédits ont été accordés à travers 4 institutions partenaires.
Pour ce qui est de l’infrastructure et des transports urbains, il a souligné que l’AFD est l’un des financeurs du Réseau Ferroviaire Rapide (RFR) du Grand Tunis.
L’AFD a porté son soutien également au domaine de la formation professionnelle avec la création ou la réhabilitation de près du quart des centres de formation professionnelle, outre la modernisation du secteur privé, en particulier les PME, les start up et clusters…

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Ce mercredi 27 septembre s’est tenue, à la Cité des Sciences de Tunis, une conférence proposée par l’Agence Française de Développement et le Ministère de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche sur la transition agroécologique et l’adaptation aux changements climatiques, mettant en avant les défis auxquels l’agriculture tunisienne doit faire face dans les prochaines années.

A cette occasion, Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur de France en Tunisie, Olivier Poivre d’Arvor, a rappelé les actions menées par l’agence dans le secteur agricole, avec une mobilisation de plus de 270 millions d’euros depuis 1994. M. Abdallah Rabhi, Secrétaire d’Etat chargé des Ressources Hydrauliques et à la Pêche, a mis en exergue le partenariat étroit entre Ministère et l’Agence pour la mise en œuvre de réponses appropriées aux grands enjeux de l’agriculture tunisienne. Parmi eux, la dégradation et la rareté des ressources naturelles (sol et eau) constituent une problématique centrale.

La conférence a donné lieu à deux tables rondes, faisant intervenir des experts français et tunisiens : M. Christian Fusillier, responsable de la division Agriculture, Développement Rural et Biodiversité de l’AFD ; M. Eric Scopel, directeur de recherche au CIRAD ; M. Karim Daoud, président du SYNAGRI ; M. Salah Lamouchi, président de l’APAD (Association pour la Promotion de l’Agriculture Durable) ; Mme Samia Maamer, Directrice Générale en charge de l’Agriculture Biologique ; Mme Murielle Trouillet, cheffe de projet de l’initiative 4p1000 (visant des méthodes de séquestration du carbone dans les sols) ; et M. Hassen Chourabi, Directeur Général de l’Aménagement et la Conservation des Territoires Agricoles.

Ces interventions ont porté dans un premier temps sur la définition du concept de l’agroécologie et son inscription dans une logique de durabilité des systèmes de production : l’agriculture, au-delà de sa fonction économique, a également des fonctions sociales (emploi, maintien des activités des territoires ruraux) et environnementales (préservation du capital naturel). Ont ensuite été présentées des initiatives concrètes issues du terrain, menées en Tunisie. La projection d’un film est venue enrichir les échanges avec la salle en présentant les résultats d’expériences de diffusion de techniques agroécologiques à travers le Monde (Cameroun, Cambodge, Madagascar).

Cette conférence s’inscrit dans la série des évènements organisés par l’Agence de Tunis dans le cadre du 25ème anniversaire de son engagement en Tunisie.

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