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Agence française de développement

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Un plan d’action pour la réforme de la gouvernance des entreprises publiques sera fin prêt le 21 juillet courant et présenté au cours du mois d’aout à un Conseil ministériel pour adoption, a indiqué mercredi 05 juillet Taoufik Rajhi, ministre conseiller auprès du chef du gouvernement, Youssef Chahed.
Le plan d’action a pour objectif d’appuyer la mise en oeuvre et le déploiement effectif de la réforme de la gouvernance des entreprises publiques qui figurent parmi les plus importantes priorités du gouvernement, a-t-il souligné, lors d’une réunion tenue à Tunis sur l’élaboration d’un plan d’action pour la réforme de la gouvernance des entreprises et établissements publics.
Il s’agit de décliner de manière conjointe, pragmatique et collaborative la stratégie tunisienne concernant la réforme de la gouvernance des entreprises publiques en un plan d’action détaille, chiffré et priorisé, accompagné d’un calendrier précis et de mettre en place les outils, systèmes et méthodes nécessaires au pilotage et au suivi de la réforme, activité par activité, dans une logique de redevabilité, a-t-il dit.

L’élaboration du plan d’action a mobilisé des groupes de travail techniques et thématiques avec la participation d’une centaine de personnes mobilisées dans les 9 ateliers organisés, de six ministères, de 9 entreprises publiques et des partis politiques signataires du pacte de Carthage.
La réforme de la gouvernance des entreprises et établissements publics est axée sur quatre facteurs : la refonte du système de gouvernance globale des entreprises et établissements publics, la réforme du système de gouvernance interne des entreprises et établissements publics, la promotion du dialogue social, de la responsabilité sociétale et de la gestion des ressources humaines et la restructuration financière des entreprises publiques.
Il faut avoir une structure qui centralise et assure le suivi et le traitement de la réforme des entreprises publiques” a souligné Rajhi, ajoutant que cette réforme très importante peut prendre beaucoup de temps.

Les participants à cette rencontre ont souligné l’importance de la réforme des entreprises publiques, dont les difficultés actuelles empêchent d’investir, de recruter, d’augmenter leurs capacités productives et représentent aujourd’hui une lourde charge sur les finances publiques et le budget de l’Etat.
Il convient de rappeler que l’élaboration de ce plan d’action se fait à l’initiative de la présidence du gouvernement avec l’appui de l’Agence Française de développement.

TAP

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Le Centre d’Excellence dans les Métiers de l’Industrie Aéronautique (CEMIA) d’El Mghira (Grand Tunis) a été inauguré le 16 mai 2017.

Le CEMIA, aménagé sur un terrain 2 hectares dont 6500 m2 de bâtiments pédagogiques, comporte 10 ateliers, 1 laboratoire d’informatique, 1 laboratoire de contrôle, 1 laboratoire  d’électricité et électronique et 6 salles d’enseignement.

A terme, 6 spécialités devraient y être dispensées dans un cadre d’alternance, avec une capacité d’accueil de 570 stagiaires. Le centre permettra à des jeunes d’accéder en deux ans au Brevet de Technicien Professionnel (BTP) et de devenir ainsi des ajusteurs monteurs de structures d’aéronefs, des chaudronniers aéronautiques,  des stratifieurs-drapeurs en matériaux composites, des techniciens de traitement de surface et peinture aéronautique, des monteurs câbleurs aéronautiques et des techniciens en fabrication mécanique sur machines à commande numériques.

L’appui apporté par l’Agence Française de Développement (AFD) est une subvention de l’Etat français d’un montant de 3.3 Millions d’Euros. Cet appui a également permis de professionnaliser les équipes du CEMIA par des actions de renforcement de capacités techniques et pédagogiques réalisées grâce à l’appui d’Expertise France et du Centre Technique des Industries Mécaniques et Electriques (CETIME) du Ministère de l’Industrie. Le centre d’El Mghira est donc le fruit d’une coopération technique franco-tunisienne exemplaire, qui s’est également incarnée dans la mobilisation des branches professionnelles des deux pays pour l’élaboration de l’étude de sa faisabilité.

Ce centre a été inauguré par Monsieur Imed HAMMAMI, Ministre de la formation professionnelle et de l’emploi, et Monsieur Olivier POIVRE D’ARVOR, Ambassadeur de France en Tunisie.

Le CEMIA est enfin le résultat d’une coordination étroite entre le secteur public et privé. Dès la phase de conception, les entreprises tunisiennes, représentées par la Fédération Nationale de la Mécanique (FNM) et la Fédération Nationale de l’Electricité (FEDELEC) mais aussi le Groupement des Industries Tunisiennes Aéronautiques et Spatiales (GITAS) ou encore le groupement d’entreprises « le PARC » STELIA et ses partenaires, ont contribué à l’aménagement du centre en partenariat avec l’Agence Tunisienne de la Formation Professionnelle (ATFP). Aujourd’hui, les entreprises restent associées à la gouvernance du CEMIA.

Cette logique gagnant-gagnant permettra ainsi aux jeunes de trouver des terrains d’apprentissage propices facilitant leur insertion vers l’emploi et aux entreprises de bénéficier d’une main d’œuvre qualifiée.

Cette initiative complète un large dispositif français d’appui à formation professionnelle en Tunisie qui a permis le financement par l’AFD d’1/4 des centres du pays depuis 20 ans et se poursuit par l’accompagnement en cours de la réforme du secteur tournée vers l’objectif d’une meilleure insertion des jeunes tunisiens sur le marché de l’emploi.

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Devant les élus du peuple, réunis en plénière, mardi, le ministre de la formation professionnelle et de l'emploi, Zied Laadhari a défendu les "bassins de l'emploi".

Cette nouvelle approche vise   à renforcer l’ouverture des centres de formation professionnelle à l’environnement économique et social, selon le ministre.

  Il réagissait aux interrogations des députés sur un projet de loi portant approbation de l’accord de crédit entre la République tunisienne et l’Agence française de développement (AFD) destiné au financement du programme de formation professionnelle.

   Approche Bien rodée dans les pays développés, les “bassins de l’emploi” favoriseront une complémentarité entre les intérêts de la formation et les intérêts de l’emploi, a expliqué le ministre.

   Objectif ultime : booster l’employabilité des jeunes, répondre aux besoins du marché de l’emploi et promouvoir l’investissement dans le bassin concerné.

   Étayant son raisonnement, Laadhari a indiqué que cette approche repose sur quatre axes clés : le développement des ressources humaines, la qualité de la formation, la gouvernance et l’accompagnement.

   Plus que jamais, il est nécessaire d’établir un équilibre au niveau du système national du développement humain, a-t-il revendiqué, annonçant à ce titre un projet visant à créer un comité national permanent pour le développement des ressources humaines associant représentants des départements ministériels, partenaires sociaux et experts.

   Cette structure aura pour mission de mettre sur pied des visions, des politiques publiques en matière de ressources humaines et d’émettre des avis sur les législations afférentes, a-t-il encore précisé.

   Voté à la majorité (110 voix pour, 9 contre et 3 abstentions), l’accord de crédit prévoit un financement de 24 millions d’euros remboursables sur 20 ans. (AFP)

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