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Agriculture

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Le ministre de l’investissement, du Développement et de la Coopération internationale, Zied Laâdhari et le responsable des opérations de la Banque Mondiale pour la Tunisie, Tony Verheijen, ont signé, ce jeudi 7 juin 2018, deux conventions de financement au profit de la Tunisie dont la valeur s’élève à 610 Millions de dinars (MD). La signature a eu lieu en la présence des ministres de l’Éducation, Hatem Ben Salem et de l’Agriculture, Samir Bettaieb, indique un communiqué.

Le premier accord de financement est évalué à 81,2 Millions d’euros (soit l’équivalent de 246,734 MD) et sera consacré au soutien de l’enseignement dans 73 délégations dont 63 se trouvent dans les zones de développement régional. Le taux d’intérêt de cet accord est fixé à 0,7% remboursable sur 26 ans avec 6 années de grâce.

La deuxième convention de financement est d’une valeur estimée à 140 Millions de dollars et sera attribuée à la valorisation des systèmes d’irrigation dans les régions agricoles. Le prêt est soumis à un taux d’intérêt de 0,7% et est remboursable sur 28 ans avec 6 ans et demi de grâce.

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Au premier trimestre de 2018, la valeur ajoutée du secteur de l’agriculture et de la pêche a enregistré une augmentation importante de 11,9%. Cette performance du secteur agricole en 2018 est liée principalement à une augmentation exceptionnelle de la production oléicole. Ce sont les chiffres dévoilés par le ministère du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale.

Durant cette même période, le secteur des services marchands a enregistré une croissance de 3,3% par rapport à la même période de 2017. Cette augmentation est expliquée par le dynamisme de tous les secteurs, tels que le secteur des services d’hôtellerie et de restauration, le secteur des services financiers et le secteur des services de transport qui ont augmenté successivement de 9,2%, de 6,4% et de 3%.

D’autre part, une croissance de 0,2% du secteur des services non marchands a été enregistrée durant le premier trimestre de cette année.

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La croissance est là, en ce début d’année 2018 et, disons-le clairement sans le défendre face aux voix de l’UGTT qui se font de plus en plus pressantes pour le dégager, au début de la 2ème année de son mandat de chef de gouvernement. Plus important, pour lui certainement : cette baisse, quoique de seulement 1,9 %, du taux de chômage et manifestement la création de 4.800 nouveaux postes d’emploi, dans les secteurs de l’industrie manufacturière et des services marchands, nous assure-t-on de source officielle à La Kasbah.

Il est pourtant important de rechercher les niches de cette croissance, pour comprendre si elle est le fait du travail du gouvernement, ou si elle reste aussi aléatoire que les changements climatiques. En termes de création de la valeur ajoutée (VA), celle des industries manufacturières a enregistré une croissance positive, au cours du premier trimestre de 2018 de +4,2% par rapport à la même période de 2017 et de 9,2 % par rapport au 4ème trimestre de l’année passée. C’est ce qu’affirme l’INS.

  • L’agriculture met de l’huile dans les rouages

Cette augmentation est principalement due au développement significatif du secteur des industries agricoles et alimentaires (+7,16%) en raison de l’augmentation significative de la production d’huile d’olive (+3,5%), ainsi que du secteur des industries du textile, vêtements et chaussures (+2,0%), en raison d’une hausse de la demande internationale, dans une perspective économique qui s’améliore dans la zone Euro. Ce seront là essentiellement les deux secteurs qui ont porté la croissance et qui sauveront quelque peu l’économie tunisienne.

La croissance, on ne la cherchera pas du côté des industries chimiques. La VA y a diminué de 9,23%, en raison notamment de la baisse de la production d’extraits de phosphates. Baisse aussi côté industrie des matériaux de construction, de la céramique et des cristaux (-3,5%), suite à une baisse de demande interne sur ces matériaux, comme par exemple le ciment dont les ventes sur le marché intérieur ont diminué d’environ 6%.

  • Baisse continue, en pétrole et phosphate.

La valeur ajoutée du secteur des industries non-manufacturières a baissé de 3,5% au cours du premier trimestre de 2018, en comparaison avec la même période de l’année 2017. Cela, en raison de la baisse qui continue, avec -2,4 % dans le secteur de l’extraction du pétrole et du gaz naturel. Cette baisse est due à la régression de la production quotidienne, en pétrole brut, qui n’est plus qu’à 40 mille barils/jour contre 45.000 Barils/jour durant la même période de l’exercice 2017 et des 70 mille barils/jour de la même période de l’année 2010.

Le secteur des phosphates a aussi une baisse de 37,9 %, un recul d’autant plus important qu’il intervient après une reprise de 21,3 % au cours du premier trimestre 2017. Toujours dans le secteur des industries non-manufacturières, le 1er TER 2018, a aussi enregistré une baisse de 4,7 % dans le bâtiment.

  • Croissance positive et continue dans l’hôtellerie, le transport et les finances

Le secteur des services marchands, qui représente par ailleurs environ 45% de l’économie nationale, a été témoin d’une hausse de 3,3% de sa Valeur Ajoutée (VA), à la fin du premier trimestre de 2018 comparativement à la même période de l’année précédente, 2017. L’INS qui l’annonce explique cela par une hausse de la VA dans tous les secteurs, tels que le secteur des services d’hôtellerie et de restauration qui a progressé de 2,9%, le secteur des services financiers qui a évolué de 4,6% et le secteur des services de transport dont la VA a augmenté de 0,3%, au cours du 1er TER 2018.

En face, le secteur des services non-marchand (services rendus par l’administration) a connu une modeste augmentation de valeur ajoutée de 2,0% par rapport au premier trimestre de 2017.

  • Chahed pourrait s’en réjouir. Mais pourrait-il s’en prévaloir ?

La valeur ajoutée du secteur de l’agriculture et de la pêche a augmenté de 9,11% au cours du premier trimestre de l’année 2018. L’explication se trouve dans la croissance remarquable enregistrée principalement dans la production d’olives, qui a quadruplé par rapport à la saison précédente, selon les derniers chiffres du ministère de l’Agriculture, des Ressources en eau et de la Pêche.

Ainsi, c’est encore une fois l’agriculture qui sauve la croissance en Tunisie et qui permet une certaine continuité dans la création des richesses pour la Tunisie. L’industrie manufacturière, secteur entre les mains des privés, mais sous pression sociale, se redresse certes, mais toujours pas assez pour impacter la croissance du PIB. Le tout pâtit encore des mouvements sociaux qui traversent le secteur non-manufacturier (pétrole et phosphate), dont le poids et l’impact sont beaucoup plus importants dans l’économie tunisienne. Des secteurs où les autorités tunisiennes pèchent toujours par trop de laxisme dans les décisions à prendre pour assurer une bonne reprise de ces secteurs au rendement financier important pour le budget du pays.

Cette nouvelle hausse du PIB et cette amélioration de la croissance économique interviennent certes pendant le mandat du gouvernement de Youssef Chahed, qui pourrait s’en réjouir. Il n’en reste pas moins vrai qu’elles ne sont pas de son ressort direct et il ne peut donc pas s’en prévaloir. Par analogie, c’est comme un bénéfice, conjoncturel, dans le bilan d’une banque où l’exploitation devrait être le vrai moteur de la croissance.

Sans vouloir minimiser l’effort fait par le gouvernement, le même raisonnement pourrait être tenu, à moins que la baisse de 1,9 % du taux du chômage avec celui des diplômés du supérieur et les 4.800 emplois créées au cours des 3 premiers mois 2018 ne le soit pas dans la fonction publique. Or, les services de communication du chef du gouvernement affirment le contraire. Selon ces sources, les créations d’emplois ont concerné le secteur des industries manufacturières et celui des services marchands.

Communiqué INS

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Les travaux du Congrès national de l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP) ont démarré aujourd’hui, mardi 8 mai 2018 et se poursuivront jusqu’au 11 mai courant à Tozeur (sud–ouest du pays). Le congrès devrait être ouvert par le chef du gouvernement Youssef Chahed.

170 candidats se présentent aux élections du nouveau Conseil de l’Utap. 380 congressistes participeront aux élections du Conseil central de l’organisation agricole, pour élire 100 candidats parmi les 170 ayant présenté leur candidature.

Les élections du nouveau bureau commenceront jeudi soir 10 mai 2018, après la présentation des travaux de la commission pendant une séance plénière pour adoption.

Le congrès de l’Utap sera également marqué par la lecture des rapports moral et financier ainsi que les travaux des commissions, à savoir de la motion générale, de la structuration et du statut, des affaires techniques, économiques, de la pêche et de l’aquaculture, des ressources hydrauliques et de l’environnement, de la formation syndicale, d’Al-Qods, des finances, des relations étrangères.

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Un rapport publié jeudi lors du lancement d’un symposium mondial indique que la pollution des sols représente une menace inquiétante pour la productivité agricole, la sécurité alimentaire et la santé humaine, mais l’on n’en sait que très peu au sujet de l’ampleur et de la gravité d’une telle menace.

L’industrialisation, les guerres, les activités minières et l’intensification de l’agriculture ont toutes contribuées à la contamination des sols à travers le monde, tandis que l’urbanisation des villes a contribué à ce que le sol soit utilisé comme une sorte de déchetterie communale.

« La pollution des sols affecte la nourriture que nous mangeons, l’eau que nous buvons, l’air que nous respirons et la santé de nos écosystèmes » a déclaré Mme Maria Helena Semedo, Directrice générale adjointe de la FAO lors du lancement du symposium de trois jours. « La capacité des sols à faire face à la pollution est limitée, la prévention de la pollution des sols devrait être une priorité dans le monde entier, » a-t-elle ajouté.

D’après le nouveau rapport de la FAO, si l’intensification agricole, la production agricole et l’urbanisation continuent de se développer rapidement, une évaluation de la situation de la pollution des sols à l’échelle mondiale n’a jamais été menée.

Les études menées jusqu’à présent se sont surtout limitées aux pays développés. Selon une enquête de la FAO, d’énormes lacunes sont donc à déplorer en ce qui concerne la véritable nature et l’ampleur du problème.

A titre d’exemple, en Australie, près de 80 000 sites auraient leur sol contaminé. En Chine, 16 pour cent de l’ensemble des sols et 19 pour cent des sols agricoles sont pollués. Environ 3 millions de sites potentiellement pollués dans la zone économique européenne et dans les Balkans occidentaux. Aux Etats-Unis, au moins 1300 sites apparaissent sur la liste des endroits pollués dans les priorités nationales.

Un danger pour l’alimentation et la santé

Souvent, la pollution de sols ne peut être perçue ou directement évaluée, tel un danger caché qui pourrait avoir de graves conséquences.

La pollution a un impact sur la sécurité alimentaire en perturbant le métabolisme des plantes et donc en réduisant les rendements des récoltes et en rendant les cultures dangereuses pour la consommation. Les polluants vont également directement nuire aux organismes qui vivent dans les sols et les rendent plus fertiles.

Evidemment, le sol contaminé avec des éléments dangereux (comme par exemple l’arsenic, le plomb, le cadmium), des produits chimiques organiques comme les PCBs (polychlorobiphenyles) et les PAHs (hydrocarbures polycycliques aromatiques), ou des produits pharmaceutiques tels que des antibiotiques ou des perturbateurs endocriniens posent de graves risques pour la santé humaine.
Les activités humaines principales responsables

La grande majorité de la pollution des sols est due aux activités humaines.

Les activités industrielles telles que les activités minières, la fonte, la fabrication, les ordures ménagères, les déchets communaux, le bétail, les pesticides, les herbicides, les engrais utilisés dans l’agriculture, les émanations des moyens de transport, les produits dérivés du pétrole qui sont relâchés dans l’environnement ou se décomposent dedans – tous contribuent au problème.
Ce que l’on appelle « les polluants émergents » constituent aussi une source d’inquiétude. Il s’agit notamment des produits pharmaceutiques, des perturbateurs endocriniens, des hormones et des polluants biologiques, des déchets d’équipement électronique et des plastiques qui sont maintenant utilisés dans presque chaque activité humaine.

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Le flux des investissements étrangers a atteint 565,4 millions de dinars(MD), à la fin du mois de mars 2018, en augmentation de 25,2% par rapport à la même période de 2017, selon le Bilan de l´investissement étranger durant les trois premiers mois de l´année 2018, publié par l’Agence de promotion de l’investissement extérieur (FIPA).

Ce flux est réparti en investissements directs étrangers (IDE) de 559,2 MD (+27%) et en investissements en portefeuille de 6,1MD (-45,6%) .

S’agissant de la répartition sectorielle des investissements étrangers, le secteur de l’industrie se positionne à la première place avec un montant de 185,3 MD, en hausse de 45,2% par rapport à l’année 2017 alors que celui des services passe en deuxième position avec une progression 76,2% à 116,2 MD.
L’investissement extérieur dans l’énergie a enregistré, également, une augmentation de 2,1% à 252 MD.
Quant au secteur agricole, il a drainé, à la fin du mois de mars 2018, un montant de 5,7MD.

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Les systèmes d’irrigation à énergie solaire font maintenant partie des technologies écologiques et abordables pour les petites et grandes exploitations agricoles dans les pays en développement. Dans un nouveau rapport publié aujourd’hui, la FAO a insisté sur le fait qu’ils devaient cependant être bien gérés et réglementés afin d’éviter les risques d’utilisation non durable de l’eau.

La forte baisse du prix des panneaux photovoltaïques est encourageante dans le sens où elle peut contribuer à améliorer la capacité d’irrigation. Une nouvelle réduction des prix pourrait entraîner une révolution dans certains endroits, comme par exemple en Afrique subsaharienne où seul trois pour cent des terres cultivées sont irriguées, soit trois fois moins que la moyenne mondiale.

« La rapide expansion des systèmes d’irrigation à énergie solaire offre des solutions viables qui prennent en compte le lien entre eau, énergie et alimentation, donnant ainsi aux petits exploitants agricoles l’opportunité d’améliorer leurs moyens d’existence, leur prospérité économique et leur sécurité alimentaire», a déclaré Mme Maria Helena Semedo, Directrice générale adjointe de la FAO.

La FAO a présenté un aperçu général des avantages et des risques liés à l’irrigation à énergie solaire à l’occasion d’un forum international qui se tenait à Rome (du 12 au 13 avril 2018), organisé en partenariat avec Promouvoir l’agriculture : un défi énergétique de taille pour le développement (PAEGC), le Fonds international de développement agricole (FIDA), l’Institut international de gestion de l’eau ((IWMI) et le Programme de recherche sur l’ eau, la terre et les écosystèmes (WLE).

Le rapport mondial de la FAO, ainsi qu’une boîte à outils sur les systèmes d’irrigation à énergie solaire, disponibles en ligne et développés de manière conjointe avec le Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit allemande ont été officiellement lancés lors de la Conférence. Tous deux ont été conçus pour fournir des conseils pratiques à destination des usagers et des décideurs politiques et financiers.

«Une énergie solaire moins coûteuse permettrait également de s’assurer qu’une bonne gestion de l’eau est appliquée et que de bons systèmes de gouvernance sont en place. Nous devons penser de manière stratégique à la manière dont cette technologie pourrait être utilisée afin d’encourager une utilisation plus durable des ressources en eau souterraine et éviter ainsi de nombreux risques, tels que le gaspillage d’eau et le prélèvement excessif d’eau souterraine », a précisé M. Eduardo Mansur, Directeur de la Division des terres et des eaux de la FAO.

De nouvelles possibilités

A l’échelle mondiale, près de 20 pour cent des terres cultivées sont irriguées et elles contribuent à près de 40 pour cent de l’ensemble de la production alimentaire. L’irrigation stimule la production agricole de diverses manières, en favorisant notamment la variété des cultures chaque année.

L’Afrique subsaharienne et l’Amérique latine utilisent relativement peu de systèmes d’irrigation sur les terres cultivées, ce qui pourrait leur apporter des gains considérables.

Selon le rapport de la FAO, les systèmes d’irrigation à énergie solaire sont en mesure de réduire de plus de 95 pour cent les émissions de gaz à effet de serre pour chaque unité d’énergie utilisée pour le pompage d’eau, par rapport aux alternatives proposées par les réseaux électriques fonctionnant au diesel ou encore aux combustibles fossiles.

Evaluer la viabilité économique d’un système d’irrigation à énergie solaire aujourd’hui requiert la prise en compte de nombreux paramètres dont la taille et la configuration du système, la capacité de stockage de l’eau, la faisabilité, la profondeur du puits, l’éloignement de la zone et le type de sol irrigué. Les périodes appelées «périodes de remboursement» à la suite de tels investissements dépendront des conditions citées ci-dessus, des cultures, des marchés et des mesures incitatives prises par le gouvernement par rapport aux prix.

La FAO exhorte les gouvernements à revoir leurs mécanismes incitatifs en vue de favoriser les « subventions vertes» par opposition aux subventions concernant les combustibles fossiles.

La gestion de l’eau

Les pompes d’irrigation solaire pourraient également entraîner des taux d’extraction non durable de l’eau souterraine, tandis que les agriculteurs chercheront à étendre leurs zones de plantation ou à s’orienter vers des cultures nécessitant davantage d’eau. En Inde, par exemple, près de 30 pour cent des aquifères sont déjà considérés comme ayant un statut critique.

Selon le rapport, si un système d’irrigation goutte à goutte adapté peut permettre de faire des économies d’eau, assumer qu’il en sera de même au sein d’une ferme serait faux. Des décisions politiques liées à l’irrigation devront être prises et mises en œuvre sur de vastes zones, sachant que les pluies, les eaux de surface, l’eau souterraine, l’humidité du sol et le procédé d’évaporation découlant des différentes utilisations de la terre font tous partie du même cycle hydrologique.

Les systèmes solaires modernes sont utiles afin d’améliorer la gouvernance liée à l’eau, avec notamment des appareils de contrôle électronique qui apportent des informations en temps réel sur le niveau des réservoirs, les débits de pompe et les eaux de forage. Des informations qui pourront permettre de prendre des décisions réglementaires et d’anticiper une utilisation excessive de l’eau. L’Inde et l’Egypte sont actuellement en train d’expérimenter cette approche. L’une des alternatives viables avancées serait de baser les tarifs de l’eau sur les chiffres liés à l’offre et à la demande en eau qui sont déterminés grâce à l’imagerie satellitaire et thermale, une technique également abordable pour les parcelles individuelles, comme cela est visible sur le Portail en libre accès de la FAO sur la productivité de l’eau (WaPor).

L’une des principales recommandations de la FAO pour une meilleure utilisation des irrigations solaires est de s’assurer que l’eau ne soit pas prélevée sans qu’un plan de gestion adéquate soit mis en place.

Le chemin est encore long pour y arriver. Une étude menée par plusieurs experts techniques issus de 25 pays suggère qu’alors que les trois quarts des nations possèdent des politiques et des programmes gouvernementaux qui encouragent l’irrigation à petite échelle, moins de la moitié d’entre elles sont dotées de réglementations limitant le prélèvement d’eau souterraine à de telles fins.

Les panneaux solaires produisent de l’énergie même lorsque l’irrigation n’est pas nécessaire, facilitant ainsi l’usage de décortiqueuses à riz, de meules, de purificateurs d’eau et d’unités de stockage du froid, tous contribuant par ailleurs au développement rural et à la hausse des revenus. Dans certains cas, l’énergie solaire peut également devenir une « culture rémunératrice» si les agriculteurs sont encouragés à réduire le pompage excessif de l’eau, en optant par exemple pour des piscines et en vendant leur surplus d’énergie aux réseaux électriques.

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L’économie du Nigéria a depuis des décennies été basée sur le pétrole. Aujourd’hui, le gouvernement tourne la page de l’or noir et s’ouvre sur la diversification de son économie.

Six secteurs sont prioritaires dans le plan de cette relance économique : l’agriculture, l’industrie manufacturière, les minéraux solides, notamment le fer, l’or et le charbon.

Tonye Cole, co-fondateur et directeur exécutif de Sahara Group, a indiqué lors du panel sur la nouvelle économie Nigériane qu’il y a 3 éléments majeurs pour la réussite de la diversification. «Il faut libérer les potentiels, libérer la diaspora, permettre la libre circulation des idées. Le Nigéria devrait permettre à ses Etats d’être autonomes. Nous avons une population croissante jeune avec d’énormes talents mais qui s’exportent. Ils doivent revenir et investir dans le pays»,a-t-il relevé.

Le Gouverneur de Bayelsa, Sériake Henry Dickson, a partagé sa politique d’intégration des jeunes dans l’agriculture qui est selon lui le meilleur secteur pourvoyeur d’emploi. «Nous avons formé nos populations à l’aquaculture, créé un parc éco-industriel, mis en place une agence pour l’investissement, facilité l’acquisition des titres fonciers. Les autorités fédérales ont apporté leur soutien de sorte qu’actuellement notre Etat n’a rien à envier à Abuja et Lagos», a-t-il souligné.

Le Nigéria va continuer d’investir dans l’hydrocarbure mais en mettant l’accent sur le raffinage et la production du gaz et de l’électricité.

«La diversification de l’économie passe également par l’amélioration des prestations de l’administration, la lutte contre la corruption et la faim. Le gouvernement a aussi lancé un processus d’industrialisation du Nigéria dans lequel il encourage l’implication du secteur privé afin de réduire le poids du pétrole dans le PIB», a annoncé Yewande Sadiku, directrice générale d’Investment Promotion Commission.

Le Nigéria devrait réaliser un taux de croissance de 3,5% cette année et réduire son niveau d’inflation de 12,5% contre 15% en 2017. Une performance qui consoliderait la première économie de la CEDEAO qui pèse environ 75% dans le PIB.

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Le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Samir Taieb, a donné, mercredi 07 mars 2018, le coup d’envoi au programme d’entrepreneuriat agricole “Agripreneur 2.0”.

Initié par le ministère en collaboration avec l’Agence Allemande de la Coopération Internationale (GIZ) et l’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA), ce programme vise à promouvoir l’auto-emploi et l’entrepreneuriat agricole dans les zones rurales du nord-ouest et du centre-ouest de la Tunisie.
Le ministre de l’Agriculture a fait savoir, à cette occasion, qu'”une caravane d’information et de sensibilisation des jeunes ruraux, au programme “Agripreneur 2.0” a démarré mercredi, du ministère de l’agriculture, pour sillonner pendant deux semaines (jusqu’au 20 mars), 27 délégations dans 7 gouvernorats (Béja, Jendouba, Kef, Siliana, Kairouan, Sidi Bouzid et Kasserine). L’objectif est de rencontrer des jeunes des deux sexes âgés entre 18 et 40 ans, diplômés et non diplômés, en vue de favoriser le développement d’idées créatives, pour la réalisation de start-ups dans les secteurs agricole, agroalimentaire et les services liés “.

Taieb a indiqué que la spécificité de ce projet, c’est qu’il cible les jeunes qui maîtrisent bien l’outil informatique, les nouvelles technologies et les applications numériques. Il les encourage à mobiliser leurs acquis, dans la réalisation de projets agricoles. Une approche qui s’inscrit parfaitement dans le cadre du principe de discrimination positive en faveur des régions et du développement régional.

Matthias Schnier, conseiller entrepreneuriat et emploi rural auprès de la GIZ Tunisie, a fait savoir que le projet consiste à sensibiliser 10 000 personnes à l’esprit entrepreneurial, via cette caravane. Il prévoit de découvrir environ 2000 idées de projets, dont la moitié peuvent faire l’objet d’un accompagnement.
” Sur ces 1000 projets, 250 seront retenus et bénéficieront d’un appui et d’un encadrement de la part de la GIZ (formation, coaching, incubation…), jusqu’à ce que les idées se concrétisent en des projets réels”, a-t-il ajouté.

De son côté, Matthias Giegerich, directeur régional de la GIZ Tunisie-Libye, a souligné que la GIZ cible toujours les jeunes, dans ses différents actions, étant donné qu’ils sont les acteurs du changement au sein d’un pays à court, moyen et long termes. Le responsable a mis l’accent également, sur l’importance d’orienter les jeunes tunisiens vers le secteur agricole, étant donné que cette activité a besoin d’être rajeunie et modernisée.

Le projet Agripreneur 2.0, qui mobilisera une enveloppe de 15 millions de dinars, financée par le gouvernement allemand, s’inscrit dans le cadre du projet Promotion de l’agriculture durable et du développement rural (PAD II), mis en œuvre par la GIZ, en partenariat avec le ministère de l’Agriculture.
PAD II (juillet 2016- juin 2019) vise à renforcer les acquis déjà obtenus grâce au PAD I (2013-2016), en axant ses interventions sur l’amélioration durable des revenus de la population rurale, en particulier les jeunes et les femmes et le développement d’une agriculture durable.

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Le ministre de l’agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche, Samir Taieb, a déclaré, vendredi 02 mars 2018, que le ministère oeuvre à exécuter plusieurs projets de périmètres irrigués dont le lancement du périmètre irrigué au nord en 2019 qui sera prêt en 2024, en plus de la création d’un pôle des oasis au sud (Tataouine), moyennant des financements de l’ordre de 500 millions de dinars, outre le développement de zones intégrées et le développement des ports de pêche.
Il a expliqué, au cours d’un point de presse, tenu au palais du gouvernement, à la Kasbah, que le ministère entamera en 2019 la réalisation du projet d’intensification de l’agriculture irriguée dans les grands périmètres irrigués publics des gouvernorats du nord. Il concernera les gouvernorats de Jendouba, Béja, Bizerte, Siliana, Nabeul et Sfax pour le coût de 436 millions de dinars.
Ce projet, a-t-il dit, vise à améliorer le rendement des périmètres irrigués publics et les services en relation avec l’irrigation à travers l’amélioration de la gouvernance du secteur, la lutte contre la salinité des eaux, l’économie des eaux d’irrigation, le renforcement des systèmes de production et des opportunités d’accès aux marchés.

Il a évoqué la création d’un pôle des oasis et des périmètres irrigués à Tataouine, s’étendant sur mille hectares (ha) dont 420 ha dans les vallées entourant Remada et 580 ha dans la région de Borj Bourguiba, tout en présentant le soutien financier aux petits projets afin de renforcer l’agriculture, conformément aux besoins futurs des bénéficiaires et les productions en rapport avec l’oasis et le tourisme saharien.
Le projet comprend 20 lotissements sur une superficie de 120 ha au profit des diplômés du supérieur et des techniciens à raison d’une moyenne de 6 ha pour chaque lotissement, outre 152 lotissements sur 456 ha avec une moyenne de 3 ha pour chaque lotissement au profit des petits agriculteurs. Cette réalisation coûtera 100 millions de dinars.

Le ministère s’attelle, également, a exécuter le projet de gestion intégrée dans les zones les moins développées (2018-2024) dont le coût de la première phase s’élève à 269 millions de dinars en vue de la plantation de 20 mille hectares d’oliviers, la consolidation de la production forestière et pastorale dans les régions ciblées par ce programme et consistant en la création de 25 espaces forestiers dans huit gouvernorats.
Le projet de développement de l’agriculture intégrée dans les gouvenorats du Kef et de Kasserine d’un coût de 58,8 millions de dinars permettra d’aménager 6 périmètres irrigués à El Kalaa El Khasba et d’approvisionner 15 zones en eau potable dans le gouvernorat de Kasserine et 6 autres dans celui du Kef.

Le ministère a entamé, par ailleurs, la réalisation de 9 projets de développement moyennant la somme de 572,6 millions de dinars et la répartition de ces projets sur 11 gouvernorats (Gafsa, Sidi Bouzid, Kasserine; le Kef, Jendouba, Medenine, Gabes, Kebili, Tataouine, Sfax et Siliana).
La deuxième tranche du projet des zones intégrées a pour but d’améliorer l’infrastructure de base et de désenclaver 350 familles du gouvernorat de Kasserine et 500 autres au Kef, outre l’approvisionnement en eau potable de 805 familles dans les zones rurales du gouvernorat de Kasserine et 1045 dans les zones rurales du gouvernorat du Kef, en plus de la plantation d’arbres fruitiers sur une superficie de 2000 ha autour des lacs collinaires.

En matière de pêche, le ministère compte procéder à l’extension et l’aménagement du port de pêche de Taboulba à l’horizon 2021 moyennant une enveloppe de 53 millions de dinars. Il s’agit également d’assurer la maintenance des ports de pêche de Sidi Mansour, Sidi Youssef , Mahdia, Skhira, Sfax, la Goulette, Kalaat Landlous, SAyada et Menzel Abderrahmen pour un un motant total de 227 millions de dinars.

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Le ministère de l’agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche a publié, lundi, un document présentant le coût de production actualisé des différentes productions agricoles, tenant compte du coût de chaque produit, de manière à permettre aux prêteurs, notamment la Banque centrale de Tunisie (BCT) de codifier les opérations d’emprunts saisonniers aux agriculteurs, surtout les petits d’entre eux.
Le document indique le coût de production de 82 produits agricoles répartis entre grandes cultures, arbres fruitiers, produits maraîchers irrigués et non irrigués, élevage des vaches laitières, engraissement des veaux et enfin la production du miel et l’apiculture.
Le ministère a fait savoir que la BCT ne publiera plus les critères de financement des prêts saisonniers selon l’ancienne formule. La publication ne comportera dorénavant que la part de financement de chaque groupe.
Les agriculteurs font face, en Tunisie, à des difficultés d’accès aux crédits saisonniers en raison de l’absence de critères clairs pour l’obtention de crédits et de l’endettement, sachant que le ministère procèdera, à travers la direction générale du financement et des investissements à l’actualisation de ces données.
Le nouveau document peut être consulté sur le site du ministère de l’agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche et celui de l’observatoire national de l’agriculture.

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Le projet de création d’une pépinière moderne à Kasserine avance à un rythme soutenu. Cette pépinière est destinée à la production de plants d’arbres fruitiers, notamment les pommes.
La pépinière, dont la fin des travaux d’aménagement est prévue pour fin 2019, aura une capacité de production de 200 mille plants par an. Ce qui permettra de rajeunir 1675 hectares de vieux pommiers dans la région“, a précisé le président de l’Union Régionale de l’agriculture, Mohamed Najem Torchi.
Ce projet, premier en son genre, sera réalisé sur une superficie de 6 hectares à Oum Ali (Kasserine-nord) moyennant une enveloppe de 2,2MD“, a-t-il indiqué.
Au mois de janvier 2018, le ministre de l’Agriculture, Samir Bettaieb, avait posé la première pierre du projet.

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Développer la conscience nationale en ce qui concerne la sécurité alimentaire, mettre en place une nouvelle stratégie nationale dans ce domaine, instaurer un conseil national et des conseils locaux s’intéressant à cette cause et développer un indicateur national de sécurité alimentaire, telles sont les principales recommandations avancées par l’étude stratégique sur ” la sécurité alimentaire et nutritionnelle en Tunisie “, présentée, jeudi, par l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES).
Le président de l’ITES, Néji Jalloul, a mis l’accent à cette occasion, sur l’impératif d’accorder une attention particulière à la cause de la sécurité alimentaire, estimant que la Tunisie doit tirer profit des énormes potentialités agricoles qu’elle.
Jalloul a rappelé, toutefois, que le système agricole et nutritionnel tunisien est confronté à plusieurs difficultés, relatives notamment au faible taux de mécanisation, à la dispersion des terres agricoles et à l’étendue des terres domaniales dans plusieurs régions du pays. A cet égard, 97% des terres agricoles dans le gouvernorat de Tozeur sont détenues par l’Etat.

Selon l’expert de l’ITES, Karim Ben Kahla, 350 mille ha des terres agricoles, à travers le territoire, sont inexploitées en raison de conflits judiciaires, une autre superficie de 100 mille ha sont des biens de mains mortes, outre 65 mille ha de terres domaniales illégalement occupées, par des particuliers. Il a indiqué que les importations alimentaires de la Tunisie ne cessent de s’accroître et constituent actuellement, environ 9,2% du total des importations du pays alors que le quota de l’agriculture du PIB est passé de 19,6% en 1962 à 8,1% en 2016. Idem pour la valeur ajoutée de cette activité, laquelle n’a pas dépassé les 10,44% en 2015, contre une moyenne mondiale de l’ordre de 12,37%.
” Les importations alimentaires tunisiennes sont dominées surtout pas les céréales, à environ 43%, ainsi que par les huiles alimentaires et le sucre “, a-t-il noté, soulignant que la Tunisie, souffre de l’aggravation de sa dépendance céréalière (environ 60%), bien qu’elle soit le premier pays du monde dont l’apport calorique le plus important provient des céréales.
Ben Kahla a mis l’accent sur la défaillance caractérisant la capacité de stockage de produits agricoles, d’autant qu’elle ne dépasse pas 45% des besoins de l’activité, évoquant d’autres problèmes que connaît l’agriculture tunisienne, tels que la baisse de la productivité, la pénurie de l’eau, les difficultés liées aux circuits de distribution de produits, la contrebande, le gaspillage et les pathologies attaquant certaines cultures…

Pour rappel, la Tunisie a été classée, en 2016, 53ème en terme d’indice de sécurité alimentaire sur un total de 113 pays et ce par l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES), en collaboration avec le Programme alimentaire mondial (PAM).

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Les investissements agricoles réalisés par les petits agriculteurs dans le gouvernorat de Kasserine ont atteint près de 8 millions de dinars en 2017, a indiqué Omar Saâdaoui, chef de service au commissariat régional de développement agricole.
Il a ajouté que les subventions agricoles accordées en 2017 ont dépassé 2,5 millions de dinars au profit de 2000 bénéficiaires.
Ces fonds ont été consacrés à l’aménagement des puits, l’acquisition de matériel d’irrigation, de systèmes économiseurs d’eau ainsi que des équipements agricoles divers, a-t-il souligné.
Selon la même source, l’année 2017 a été marquée par la mise en œuvre du nouveau code d’investissement et l’entrée en vigueur de nouvelles mesures relatives aux contrats de financement par objectifs en partenariat avec la Banque Tunisienne de Solidarité (BTS) et les associations des microcrédits.

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L’agriculture, secteur ô combien importante pour l’économie de la Tunisie, n’affole toujours pas les compteurs au niveau des investissements étranges, malgré la batterie de mesures et incitations pour les capter. C’est le dernier rapport de la FIPA (Agence de promotion de l’investissement extérieur) qui le dit. Mais à en croire Samir Taieb, ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, le secteur n’a pas qu’un problème de grosseur du flux des investissements, il est aussi handicapé par un problème de gestion, du fait de l’absence de coordination entre les intervenants opérant dans le cadre du financement extérieur des projets et programmes agricoles. Le ministre a avoué que ce dysfonctionnement a, parfois, engendré la mobilisation de ressources financières pour la réalisation de projets non prioritaires. En d’autres mots de l’argent cramé pour rien, ou presque.
Dans une déclaration aux médias, en marge d’une séance de travail “sur la coordination du financement extérieur destiné à l’agriculture tunisienne“, Taieb a indiqué que cette réunion vise à assurer la coordination entre les différents intervenants et le département de l’agriculture qui pourra maitriser davantage les opérations de financement extérieur et les orienter vers les projets inscrits dans le cadre des objectifs des politiques générales du gouvernement.

Il a ajouté que ce genre de rencontre périodique vise à échanger les informations et identifier les problèmes. L’objectif recherché est de mettre en place une équipe qui sera chargée d’approfondir chaque volet afin de maitriser les opérations de financement et d’assurer la coordination entre les intervenants.
Autre objectif assigné à ces rencontres : la sensibilisation des représentants d’organisations internationales et les bailleurs de fonds à prendre conscience de l’importance de la coordination et du dialogue, outre la création d’une structure permanente qui se réunira périodiquement en vue de coordonner entre le ministère et les bailleurs de fonds.

Pour sa part, Michael Hage, Coordinateur du Bureau Sous Régional de la FAO (organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) en Afrique du Nord, a mis l’accent sur l’importance de concrétiser le rôle des parties concernées en vue d’améliorer la production, notamment d’olives et de dattes, en plus de la création d’opportunités pour la production et l’exportation, surtout au profit des petits producteurs.
Ont participé à cette réunion les représentants d’organisations internationales, notamment l’AFD (Agence française de développement), la GIZ (coopération allemande), la JICA (Agence japonaise de coopération internationale), la BERD et la FAO.

A rappeler que plus de 40 projets agricoles sont en cours de réalisation moyennant une enveloppe globale de 3,8 milliards de dinars.
La valeur de l’investissement public a atteint 1 milliard de dinars par an, dont 40% sont mobilisés grâce aux ressources extérieures.
Le budget pour l’exercice 2018 concernant le département de l’agriculture est d’environ 1,2 milliard de dinars dont 49 % de ressources extérieures.

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Le flux des investissements étrangers a atteint 1 789,4 millions de dinars (MD), à la fin du mois d’octobre 2017, en augmentation de 11,7%, par rapport à la même période de 2016, selon le Bilan de l’investissement étranger durant les dix premiers mois de l´année courante, publié mardi par l’Agence de promotion de l’investissement extérieur (FIPA).
Ce flux est réparti à raison de 1 681,2 MD (+8,4%) en investissements directs étrangers (IDE) et 108,2 MD (+ 114,6%), en investissements en portefeuille.
D’après la répartition sectorielle des investissements étrangers, le secteur de l’industrie se positionne désormais à la première place avec un montant d’investissement de 739,2 MD, en progression de 17% par rapport à l’année écoulée, alors que celui de l’énergie passe en deuxième position, suite à une baisse de 7%, à 730 MD.
L’investissement extérieur dans les services enregistre un bond de 58,9%, à 196,3 MD, sans pour autant atteindre le niveau de 2014 (269,5 MD).
Le secteur agricole enregistre une embellie de 47,2%, à 15,8 MD, mais n’attire toujours pas une enveloppe conséquente d’investissements étrangers.

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Depuis l’année 2011 jusqu’au mois de septembre 2017, le volume des investissements privés dans le gouvernorat de Jendouba a atteint près de 351 millions de dinars (MD).
Le secteur agricole a accaparé 115 MD, soit 32,7%, selon les données publiées dans un rapport élaboré par le commissariat régional au développement agricole à Jendouba, dont une copie est parvenue au correspondant de l’agence TAP.
Selon le même rapport, le secteur des industries manufacturières a occupé la 2ème place avec 93MD soit 26,5%, suivi par le secteur du transport avec 60 MD, soit 17%, puis le secteur du tourisme avec 50,5 MD, soit 14%. Le secteur de l’habitat a mobilisé 18,5MD soit 5,3% et le secteur de l’artisanat 14,5 MD, soit 4,1%.

Dans une déclaration au correspondant de TAP dans la région, le représentant du commissariat régional au développement agricole a affirmé que la production de pommes de terre représente environ 20% du total de la production nationale, soit 40 mille tonnes, outre 100 mille tonnes de tomates, 92 mille tonnes de légumineuses et 5 mille tonnes de culture de transformation.
Ces quantités, précise encore le responsable, peuvent booster le rythme d’investissement en cas d’ouverture de nouvelles unités de transformation.

Pour sa part, l’ancien président du syndicat des agriculteurs Leith Ben Bechr a estimé que le volume des investissements privés dans le secteur agricole ne reflète pas les capacités réelles de la région, ajoutant que la nouvelle loi sur l’investissement, entrée en vigueur depuis le mois d’avril dernier, ne manquera pas de booster l’investissement dans la région.
Evoquant les entraves qui bloquent l’investissement agricole dans le gouvernorat de Jendouba, le responsable a évoqué la situation foncière, l’absence de financements bancaires, la détérioration de la situation de l’infrastructure de base, la faiblesse des techniques utilisées dans le secteur.

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La Côte d’Ivoire, 1er producteur et exportateur mondial de cacao et 3e exportateur mondial de café, mise plus que jamais sur l’agriculture. Les autorités vont injecter 20 milliards de dollars dans le secteur, entre 2018 et 2025, dans le cadre du deuxième Programme national d’investissement agricole (PNIA), rapporte l’Agence Ecofin. C’est 5 fois plus que le budget du premier PNIA.

On a appris que le pays va résolument mettre le cap sur une agriculture haut de gamme, avec des agro-pôles, 9 plus précisément, pour renforcer la dynamique des réalisations du PNIA 1. Ce dernier a permis de doubler quasiment les revenus des producteurs en à peine 4 ans : près de 6 milliards de dollars en 2012 et 11 milliards en 2016. On imagine aisément les bénéfices que les agriculteurs tireront du PNIA 2, avec cet investissement colossal !

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L’accès au crédit constitue un frein majeur à la croissance du secteur agricole, la proportion d’agriculteurs bénéficiant de prêts bancaires ne dépasse pas les 7%, pour des raisons telles que la faible marge bénéficiaire, les sécheresses fréquentes, l’endettement des agriculteurs et un mécanisme de garantie agricole mal conçu, d’où la nécessité de mettre en place une nouvelle approche de financement de proximité des petits agriculteurs, basée sur le développement des chaines agricoles“, a souligné Raouf Laajimi, DG du Financement, des Investissements et des Organismes professionnels, au ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche.
A cette fin, “une Initiative pour la promotion des filières agricoles ” (IPFA) a été mise en place par la GIZ, en coopération avec le département de l’agriculture. Ce projet lancé en 2015 se poursuivra jusqu’à 2019. Sa zone d’intervention couvre 7 gouvernorats, à savoir Kairouan, Kasserine, Sidi Bouzid, Béjà, Siliana, Kef et Jendouba. Cette initiative a été présentée lors d’une journée organisée en marge du “SIAMAP” sur “le financement des chaînes de valeur agricoles“.

Selon Neil Fourati, responsable du Projet IPFA, “cette initiative vise à faciliter l’accès de groupements de petits agriculteurs et de PME aux financements par leur intégration dans un processus de développement de filières. Les filières soutenues par le projet sont l’huile d’olive, les fruits et légumes, les produits forestiers non ligneux et les produits laitiers“.
Pour ce faire, le projet forme les agriculteurs et agricultrices à développer et mettre en œuvre des projets d’investissement et soutient la réalisation de projets pilotes de développement durable de chaine de valeur. Par ailleurs, il encourage le développement d’une approche régionale de financement des chaines de valeur à travers des cellules régionales réunissant les principaux intervenants du secteur financier agricole ainsi que les structures de conseil et d’appui“, a-t-il précisé.
Fourati a encore indiqué “qu’au total, le projet vise à faciliter l’accès au financement pour au moins 20 groupements de petits producteurs et PME dans des filières agricoles du Nord-ouest et du centre-ouest. Au moins 20 groupements de petits producteurs et PME bénéficieront, également, d’un conseil en matière de planification de modèles d’affaires et de dépôt de projets d’investissements. Il vise à augmenter le revenu d’au moins 1500 petits agriculteurs et petites agricultrices“.

L’approche de l’IPFA repose sur des partenariats avec les institutions de financements nationales et locales. Ainsi, des modèles de financement innovants des filières agricoles ont pu être mis en place, en coopération avec la BNA, Zitouna Tamkeen, Taysir Microfinance…
Intervenant pour présenter le modèle BNA pour le financement des filières agricoles, Kamel Mabrouk, directeur régional de BNA à Kasserine, a fait savoir que l’expérience de sa banque en matière de Financement de la filière laitière à Kasserine a permis d’identifier au départ un certain nombre d’obstacles qui sont derrière la fragilité de cette filière, à savoir une forte activité informelle, une multitude d’intervenants dans la chaine de valeur, une mauvaise gestion de la filière, une tendance baissière de la productivité et de la production, une absence de politique publique adéquate pour la promotion des filières agricoles, un échec de la micro-finance à apporter les solutions adéquates …

En tenant compte de tous ces obstacles, la BNA a mis en place, selon son responsable, de nouveaux produits de financement pour les petits agriculteurs, pour pouvoir répondre à leurs besoins.
Parmi ces produits, Mabrouk a cité le crédit Interface qui est un crédit de gestion accordé à l’opérateur chargé de la valorisation d’une filière. Ce crédit est destiné à couvrir les besoins d’exploitation des petits agriculteurs. Il a aussi évoqué le crédit tripartite, un prêt d’investissement accordé aux éleveurs pour l’acquisition du cheptel, du matériel d’élevage…

Telle que présentée, l’approche de Zitouna Tamkeen et de Taysir Microfinance pour le financement des filières agricoles obéit à un schéma tripartite qui repose sur des partenariats stratégiques avec des partenaires locaux, capables de jouer le rôle d’intermédiaire entre l’organisme de financement et les groupements d’agriculteurs, voire les agriculteurs eux-mêmes, mais aussi d’assurer la garantie et le suivi des investissements en question.

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Le séchage des tomates est un créneau porteur en termes d’emploi et d’exportation et partant peut générer des rentrées en devises pour le pays. Saber, un jeune trentenaire, est venu de la région de Gafsa, pour présenter ses tomates séchées, de la société SONIMED, au Salon de l’Agriculture, du Machinisme Agricole et de la Pêche (SIAMAP 2017).
Depuis les terres fertiles de Sidi Bouzid, jusqu’aux plats des Tunisiens et des Italiens, les tomates, ces délicieux légumes-fruits, peuvent être consommées fraîches, comme elles peuvent passer par un long processus de transformation, tout préservant leur apport nutritionnel.
Devant son stand minimaliste, le jeune homme réserve un accueil chaleureux à tous ses visiteurs, pour la plupart des femmes, expliquant que les produits qu’il expose sont destinés directement à la cuisson. “Les tomates D’El Oula”, coupées et séchées en lamelles ou présentées en poudre dans des paquets transparents, sont des produit 100% tunisiens, depuis l’agriculteur jusqu’à l’unité de transformation. Elles sont destinées au marché local comme à l’exportation.

Les tomates de Sidi Bouzid sont acheminées vers l’unité de transformation à Gafsa, par camions. 40 à 50 femmes se chargent, ensuite, du tri et du séchage des tomates. Elles les exposent au soleil afin que la déshydratation permette leur conservation.
“Le séchage des tomates se fait sur des sommiers métalliques, rehaussés à une hauteur d’environ un mètre 20 cm, de la terre pour éviter les poussières et les insectes”, indique Saber.
Après, les tomates seront coupées et salées (3 à 4 jours). Une fois bien séchées, elles seront broyées grâce à des broyeurs comme ceux utilisés pour le moulage des épices. “Nous voulons un produit, autre que la tomate en conserve. C’est un produit d’un meilleur goût et plus sain, par rapport aux conserves de tomates”, ajoute t-il, faisant remarquer que l’unité procède à un tri très méticuleux pour assurer des produits sains et de bonne qualité.
L’unité de Gafsa exporte actuellement une grande partie de ses produits vers l’Italie et envisage de promouvoir sa production. “C’est une activité très rentable pour les jeunes, je ne vois pas de raisons pour que ceux-ci la boudent”, a-il lancé.

En Tunisie, la culture de la tomate s’étend, d’après le Groupement interprofessionnel des légumes (GIL), sur une superficie moyenne d’environ 29 mille ha/an, offrant une production moyenne de l’ordre de 1,2 million de tonne. Cette production est issu des cultures de plein champ (Tomate de saison et tardive) et des cultures sous abri (serre froide et serre chauffées par les eaux géothermales).
Les exportations tunisiennes des tomates proviennent essentiellement, de la tomate fraîche issue principalement, des cultures géothermales et de la tomate transformée (concentré de tomate, tomate séchée…).

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