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Trente six mille emplois (36 000) seront perdus à l’horizon 2050 en Tunisie, dans les secteurs de l’agriculture et le tourisme, sous l’effet des changements climatiques.
Ces pertes sont le résultat de la vulnérabilité du littoral tunisien. L’élévation du niveau de la mer de 30 à 50 cm conduira certainement à divers impacts socio-économiques directs et indirects“, a souligné le ministre des Affaires Locales et de l’Environnement, Riadh Mouakher, lors d’une rencontre, organisée mardi, par le PNUD, sur la planification et la résilience côtière.
L’une de nos urgences aujourd’hui est de rechercher les moyens les plus efficaces pour remédier à la dégradation des écosystèmes côtiers vulnérables à cause de la pression des changements climatiques“, a déclaré le ministre à cette occasion.

Dans le secteur de l’agriculture, le ministère de l’Environnement prévoit une perte par submersion d’environ 16.000 hectares de terres agricoles dans les zones côtières basses et d’environ 700.000 hectares de zones bâties.
Pour le tourisme, les changements climatiques engendreront la dégradation de l’activité des hôtels front mer, d’une capacité totale d’environ 30000 lits, à cause du retrait des plages et aussi des infrastructures portuaires et littorales.
Les pertes en capital productif engendrées par ces dégâts s’élève à environ 2 milliards US$ (environ 5,6 milliards de dinars tunisiens). Les pertes en production annuelle sont estimées à environ 0,5% du PIB actuel, provenant essentiellement du tourisme (55%) et de l’agriculture (45%).

La Tunisie prévoit, entre autres mesures prioritaires d’adaptation aux changements climatiques sur le littoral, la réhabilitation et la lutte contre l’érosion côtière.
D’après un diagnostic réalisé par l’Agence de Protection et de l’Aménagement du Littoral (APAL) sur le littoral Tunisien, il y a environ 100 kilomètres soumis à une érosion nécessitant des interventions. Des projets sont déjà en cours de réalisation
Les risques auxquels sont exposés les littoraux dans les pays arabe et africains sont au cœur des travaux de la plateforme Afrique-Arabe sur la réduction des risques de catastrophes, qui se tient, à Tunis, du 9 au 13 octobre 2018, avec le soutien de l’Organisation des Nations Unies (ONU).

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Le niveau de développement actuel dans le gouvernorat de Gabes ne reflète pas ses richesses naturelles, ses compétences et ses incitations qui lui permettent de se hisser au rang de mégapole, a déclaré le ministre du Développement, de la l’Investissement et de la Coopération internationale, Zied Laadhari.

Intervenant au cours d’un conseil régional extraordinaire tenu, vendredi à Gabes, Laadhari a souligné que le gouvernement œuvrera à la concrétisation des mégaprojets programmés dans la région et qui ont été présentés aux investisseurs à l’occasion de la conférence internationale sur le Partenariat Public-Privé (PPP). Il s’agit de la station de thermalisme au site El Khebayat et la station de dessalement de l’eau de mer à Gabes.

Le ministre a fait savoir, dans ce cadre, que le gouvernement se penche sur l’identification de lignes de financement pour le projet du nouvel hôpital universitaire qui sera réalisé dans les plus brefs délais.

Les membres du conseil régional de Gabès ont appelé le gouvernement à accélérer la réalisation des mégaprojets programmés dans la région et l’augmentation du capital du pôle industriel et technologique de Gabès afin de favoriser la réalisation des projets et résoudre le problème du chômage.
Au cours de cette visite, le ministre a inauguré la 5ème tranche du projet de production de primeurs géothermiques. Il s’agit de la culture sous serres photovoltaïques sur une superficie de 5 hectares moyennant un cout de 18 Millions de Dinars (MD) et qui a permis 120 emplois.

La superficie totale de ce projet réalisé par une société tuniso-hollandaise, s’élève à 25 hectares et fournit 1200 emplois permanents et 700 emplois saisonniers.

Le milliardaire égyptien Naguib Sawiris, 7ème fortune du continent africain, après un séjour à Gabes, s’était lui aussi extasié devant le gros potentiel de la région. C’était en avril 2018, et il n’en a pas reparlé depuis. Ce qui serait bien c’est que le ministre du Développement relance l’homme d’affaires égyptien sur la question…

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Les dégâts enregistrés dans le secteur agricole, au cours de la saison 2017/2018, ont atteint 182 Millions de dinars (MD), suite aux changements climatiques et catastrophes naturelles dont les inondations, les intempéries et les chutes de grêle, a annoncé le président de l’UTAP (Union Tunisienne de l’Agriculture et de la Pêche), Abdelmajid Ezzar.
Intervenant, au cours d’une conférence de presse tenue, mardi, à Tunis, il a fait savoir que la valeur des dédommagements accordés par le gouvernement ne couvre que 6% des dégâts, (environ 11 MD), ajoutant que les producteurs ont subi des pertes importantes qui ont eu un impact sur leur productivité et les moyens de production, les produits agricoles et l’élevage.
Il a souligné que ces pertes ont touché 18 gouvernorats, notamment Kasserine (75 MD), Siliana (20,5MD) et Gafsa (15 MD).
Concernant le gouvernorat de Nabeul, Ezzar a mis l’accent sur l’importance des dommages agricoles causés par les inondations survenues, le 22 septembre 2018, qui varient entre 20 et 100%, selon les premières évaluations établies par l’UTAP et susceptibles, a-t-il dit, d’augmenter.
Il s’agit notamment de dégâts au niveau de 1000 hectares d’arbres fruitiers et des agrumes, 100 hectares de fraises et des pertes de 200 mille volailles, 500 têtes de bétails et 600 ruches d’abeilles, selon Ezzar.
Le président de l’UTAP a appelé, dans ce cadre, à augmenter le taux de dédommagement des agriculteurs et d’accélérer les décaissements. Il a recommandé de concrétiser le fonds des catastrophes naturelles qui est basé sur les contributions des agriculteurs en leur faisant assumer la responsabilité de ces catastrophes naturelles, au lieu d’adopter le principe de solidarité nationale.

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Des pluies diluviennes mais bénéfiques pour l’agriculture, affirme Samir Taieb

-“Les pluies diluviennes qui se sont abattues sur la région de Nabeul depuis samedi matin sont bénéfiques pour l’agriculture, et ont permis de remplir les barrages”, a indiqué dimanche le ministre de l’Agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche, Samir Taieb, dans une déclaration au correspondant de l’Agence TAP à Nabeul.

Selon le ministre, il n’y a pas de problèmes dans les barrages de la région de Nabeul, et le traitement de l’augmentation du niveau des eaux se réalise selon les techniques procédées.

Taieb qui a assisté dimanche avec le chef du gouvernement, Youssef Chahed, à la réunion de la commission régionale de lutte contre les catastrophes, a précisé que les importantes quantités de pluies enregistrées samedi dans le gouvernorat de Nabeul ont dépassé la moitié de la moyenne enregistrée durant une année.

Il a souligné que son département a ouvert samedi le Centre de formation agricole à Takelsa pour recevoir les sinistrés des inondations à Tekelsa, Grombalia et à Bou Argoub, et a mis en place tous les mécanismes (camions et balayeuses) pour renforcer les efforts d’intervention, avec les renforts des autres gouvernorats limitrophes.

Pour sa part, le ministre des Affaires locales et de l’environnement, Riadh Mouakher, a souligné que le ministère a déployé tous les efforts pour alléger les dégâts matériels causés par les pluies, précisant que plusieurs municipalités fournissent de l’aide pour assurer le retour à la normale dans la région.

Il a fait savoir que l’office national de l’assainissement (ONAS) a mis en place plus de 30 moyens d’intervention d’urgence, précisant, à cet égard, que l’ONAS n’a pas une responsabilité directe, d’autant plus que les quantités de pluies enregistrées ont été exceptionnelles.

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Le président de l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP), Abdelmajid Zar, a appelé le gouvernement à accorder une grande importance au secteur de l’agriculture qui demeure,  selon ses dires, un gisement de croissance économique susceptible de sortir le pays de sa crise économique.

Lors de son intervention au cours des travaux du séminaire relatif aux orientations de la loi de Finance 2019, Zar a également insisté sur l’importance de renforcer la production nationale et de réduire la consommation. Il a ajouté qu’il est temps de mettre fin aux exportations et aux importations.
Le président de l’UTAP a tenu à rappeler que la loi de Finances 2018 a pesé lourdement sur le pouvoir d’achat citoyens, les agriculteurs, les entreprises… Il a indiqué qu’il faut adopter de nouvelles mesures pour la LF 2019 dans le but de booster l’économie nationale et de créer un bon climat social.

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La Tunisie s’attend à une croissance économique de 3,5% l’année prochaine, contre 2,9% prévus en 2018, grâce à la reprise du secteur du tourisme et au développement de celui de l’agriculture, selon le ministre des Réformes, Taoufij Rajhi.

Ila ajouté dans une déclaration, mercredi, à Reuters que le gouvernement prévoit de réduire le déficit budgétaire à 3,9% en 2019 par rapport aux prévisions de 4,9% pour 2018.

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Les agriculteurs ont investi 432,3 Millions de Dinars (MD) dans les équipements agricoles représentant 49,7% du volume total des investissements déclarés, jusqu’au mois de juillet 2018, selon les données du ministère de l’agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche.

L’Agence de Promotion des Investissements Agricoles (APIA) a indiqué que ces montants ont permis d’acheter 1748 tracteurs d’une valeur de 112 MD, 89 moissonneuses-batteuses de 6,5 MD et 47 machines à récolter d’une valeur 1,5 MD.

L’APIA a approuvé l’achat de 1595 tracteurs d’une valeur de 100 MD, 24 moissonneuses-batteuses d’un montant de 6,1 MD et 37 machines à récolter pour une enveloppe de 1 MD.

Les investissements des sociétés de mise en valeur et de développement agricole (SMVDA) ont augmenté pour atteindre 19,7 MD, contre 5,7 MD, au cours de la même période de l’année dernière et les investissements à participation étrangère se sont établis à 13MD, contre 6,5 D, en 2017.
Les investissements dans le secteur de l’arboriculture fruitière ont cru pour s’élever à 85 MD contre 64,4MD, au cours de la même période de 2017, dont 72,9% pour la plantation d’oliviers d’un montant de 62 MD.

Les investissements déclarés dans la préparation des terres, la récolte et la moisson ont atteint 30 MD constituant 43,5MD du total des investissements approuvés dans le secteur des services.
Le secteur des huiles alimentaires brutes a occupé la première place en termes d’activités de transformation, les investissements approuvés ayant 37,9MD, soit 87,5% du volume total des investissements approuvés dans ce secteur et dont la majorité sont des huileries biologiques d‘une valeur de 36MD.

Le taux de financement des investissements agricoles par les banques a augmenté à 20,9%, à fin juillet 2018, contre 8,4% au cours de la même période en 2017. Les banques ont accordé 51 crédits fonciers d’une valeur de 6,8MD, contre 25 crédits fonciers (2,2MD), lors de la même période de 2017.
Ces crédits permettront l’intégration de 675 hectares des terres dans le circuit économique.

Quelque 5190 déclarations d’investissement dans l’agriculture ont été enregistrées auprès de l’APIA, jusqu’à fin juillet 2018, d’une valeur totale de 869,7 MD, soit une baisse de 9,4% en nombre et 12,2 en valeur.

L’agence avait approuvé 3143 opérations d’investissements (386,7 MD) contre 2408 opérations (276 MD), au cours de la même période de 2017, soit une hausse de 30,5% en nombre et 40,1 en valeur.

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La Banque africaine de développement (BAD) et la FAO ont convenu lundi 27 août 2018 d’intensifier leurs efforts visant à catalyser les investissements dans le secteur agricole en Afrique en vue de mettre un terme à la faim et à la malnutrition et de stimuler la prospérité du continent. Dans le cadre de l’accord, la BAD et la FAO se sont engagés à mobiliser plus de 100 millions de dollars sur cinq ans afin de soutenir les activités de partenariat conjointes.

La nouvelle alliance stratégique aura pour objectif d’améliorer la qualité et l’impact des investissements dans la sécurité alimentaire, la nutrition, la protection sociale, l’agriculture, la foresterie, les pêches et le développement rural.

Depuis le siège de l’agence à Rome, M. Akinwumi Adesina, le Président de la BAD et M. José Graziano da Silva, le Directeur général de la FAO ont signé un accord qui s’appuie sur la longue collaboration qui existe déjà entre les deux organisations.

« La FAO et la BAD intensifient et approfondissent leur partenariat afin d’aider les pays africains à réaliser leurs objectifs de développement durable. Tirer profit des investissements effectués dans l’agriculture, et notamment de ceux émanant du secteur privé, est essentiel afin de sortir des millions de personnes de la pauvreté en Afrique et de s’assurer qu’une quantité suffisante de nourriture est produite et qu’il existe assez d’emplois pour faire face à la hausse de la population, » a déclaré M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO.

« La signature de cet accord complémentaire est une étape importante dans la relation entre la Banque africaine de développement et la FAO. Elle marque notre engagement commun a accélérer la mise en œuvre de programmes de grande qualité et à améliorer les investissements issus des partenariats publics et prives dans le secteur agricole en Afrique. Cela nous aidera à faire de l’agriculture une source d’affaires, un concept par ailleurs développée dans la stratégie “Feed Africa” de la Banque, » a déclaré Akinwumi Adesina, le Président de la BAD.

Lancée en 2015, la stratégie “Feed Africa” de la Banque a pour objectif d’investir 24 milliards de dollars dans l’agriculture africaine sur une période de dix ans. Le but est d’améliorer les politiques agricoles, les marchés, les infrastructures et les institutions afin de s’assurer le bon développement des chaînes de valeur agricole et que de meilleures technologies soient disponibles pour pouvoir atteindre plusieurs milliers d’agriculteurs.

Un programme d’actions

Le renforcement du partenariat entre la BAD et la FAO prévoit un programme d’actions devant déboucher sur une série de résultats, dont : de meilleures activités de financement en ce qui concerne la BAD ; des investissements plus importants entre le secteur public et privé ; un meilleur climat d’investissement, un meilleur taux de rendement et une meilleure mobilisation des ressources.

La collaboration devra également inclure une aide technique dont l’objectif sera d’aider les Etats membres à concevoir et à mettre en œuvre des opérations de financement qui seront financées par la BAD.

Cette assistance technique couvrira des domaines variés tels que l’intensification et la diversification de l’agriculture durable, la promotion des innovations tout au long de la chaîne de valeur, la présence de davantage de jeunes au sein des agro-entreprises, les statistiques agricoles, l’agriculture intelligente face au climat, la Croissance bleue, la sécurité alimentaire, la nutrition, le système agroalimentaire, la sécurité alimentaire et les normes, l’autonomisation économique des femmes, la promotion d’investissements responsables de la part du secteur privé, la résilience, la gestion des risques et le renforcement des capacités pour les pays en transition.

Le programme collaboratif verra le jour grâce à une contribution financière de 10 millions de dollars de la part des deux institutions.

Les activités conjointes de sensibilisation et de conseils politiques mettront notamment l’accent sur la promotion des Directives volontaires pour une gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts et sur les Principes du CSA pour un investissement responsable dans l’agriculture et les systèmes alimentaires, tous deux approuvés par le Comité de la sécurité alimentaire mondiale.

La collaboration entre la BAD et la FAO a débuté en 1968. Depuis lors, la FAO a apporté une aide technique précieuse qui a notamment permis de concevoir 161 projets financés par la BAD, estimés à plus de 3,7 milliards de dollars et représentant environ 21 pour cent du soutien de la BAD au secteur agricole.

La FAO et les derniers travaux de la BAD ont porté sur l’élaboration d’un projet en Tanzanie et en Guinée équatoriale. Il a également été question d’apporter une aide technique afin de mettre en œuvre un programme de Croissance bleue en Côte d’Ivoire, au Maroc et au Cabo Verde et plusieurs études de faisabilité pour des centres de transformation agricole en Zambie, en Tanzanie et en Côte d’Ivoire sans oublier leur participation à l’initiative des dirigeants africains pour la nutrition.

La BAD et la FAO contribuent également à une série de dialogues continentaux portant notamment sur la réduction des pertes agricoles post-récolte, la Grande muraille verte du Sahel et l’Initiative Sahara.

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Le processus d’élaboration du Plan National d’Adaptation (PNA) aux changements climatiques a été lancé officiellement jeudi 16 août 2018 à Tunis, dans le but de réduire la vulnérabilité des pays à ces changements, de renforcer la capacité d’adaptation de l’activité agricole et garantir la sécurité alimentaire, la protection du littoral et des ressources hydrauliques, de la santé et de l’infrastructure et ce moyennant 3 millions de dollars (8,29 millions de dinars) déboursés par le Fonds vert.

Il s’agit du coup d’envoi de la préparation du 2ème axe du plan relatif à la sécurité alimentaire et à l’adaptation au secteur agricole, qui sera dirigé par la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture), en coordination avec les ministères de l’Agriculture, des Affaires locales et de l’Environnement, moyennant 1 million de dollars (2,77 millions de dollars) .

Pour le ministre de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche, Samir Taïeb, l’agriculture compte parmi les secteurs les plus vulnérables et affectés par les changements climatiques, d’autant que le pays compte parmi les plus exposés aux changement climatiques. Il a noté que des études seront lancées faisant remarquer les principales menaces concernent la rareté de l’eau, l’érosion du sol et les richesses animales du pays .

Il a souligné la disposition de toutes les institutions internationales concernées par le dossier des changements climatiques à aider la Tunisie, exprimant la disposition des autorités tunisiennes à appliquer ce qui est dans l’intérêt de l’agriculture et du pays.

De son côté, le représentant de la FAO, coordinateur du bureau de l’Afrique du Nord, Michael George Elhaj, a fait savoir que les objectifs du PNA concernent surtout la réduction de la vulnérabilité du secteur agricole aux changements climatiques à travers le renforcement de la capacité de son adaptation et de son intégration dans les stratégies du développement.

Il convient de signaler que le programme d’action de la FAO a ciblé ces trois dernières années l’exploitation durable des ressources naturelles, dont les ressources en eau, l’adaptation aux changements climatiques et la réduction de ses impacts, la participation à l’élaboration du troisième rapport national sur les changements climatiques et la préparation de deux projets d’investissement dans les régions les plus vulnérables et les plus affectées par le climat.

La coopération entre la Tunisie et la FAO sera renforcée grâce à de nouveaux projets, portant sur la mise à jour de la carte agricole et l’amélioration de la qualité de ses services en vue d’une meilleure exploitation des ressources naturelles particulièrement hydrauliques.

Outre l’axe relatif à la sécurité alimentaire et l’adaptation de l’activité agricole, le PNA comprend deux autres axes dont le premier porte sur l’inclusion des questions relatives au climat dans la planification et l’aménagement urbain aux niveaux interrégional, régional et national alors que le deuxième axe porte sur l’élaboration et la mise en œuvre d’une stratégie nationale visant l’intégration des questions relatives à la politique de développement économique et social en Tunisie.

TAP

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L’Agence de Promotion des Investissements Agricoles (APIA) lance un appel à projets pour le concours “Green Tech“, qui sera organisé en marge du Salon International de l’Investissement Agricole et de la Technologie (SIAT 2018), du 10 au 13 octobre 2018.
Ce concours dédié aux porteurs d’idées de projets dans le domaine des nouvelles technologies agricoles récompense les lauréats par trois prix. Le premier est d’une valeur de 10 mille dinars, le deuxième est d’un montant de 7 mille dinars alors que le troisième est de 5 mille dinars.
Ces montants seront investis et attribués sous forme d’équipements et de formation pour concrétiser les idées des projets innovants.
Pour les dix premiers projets, leurs idées seront présentées devant le public au moment de la tenue du SIAT.
Le concours “Green Tech” pivote autour de l’exploitation des nouvelles technologies dans le domaine agricole, la promotion de la production et l’accroissement de la productivité du secteur.
La Tunisie mise sur les idées nouvelles pour développer le secteur agricole à travers l’encouragement des compétences nationales et encourage aussi le transfert des technologies pour réaliser cet objectif. Le projet d’exploitation des drones dans le domaine agricole dans le cadre d’une coopération tuniso-sud-coréenne constitue, à cet effet, un exemple d’introduction des nouvelles technologies dans le secteur agricole tunisien.

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La FAO vient d’actualiser ses prévisions pour la production céréalière de cette année, l’estimant à présent à 2586 millions de tonnes, soit 64,5 millions de tonnes ou 2,4% de moins que la production record atteint en 2017.
Les projections de la FAO sur l’offre et la demande de céréales prévoient donc une baisse de 24 millions de tonnes par rapport au mois de juin 2018, reflétant surtout des prévisions de production moins importantes pour le blé dans l’Union européenne et pour le blé et les céréales secondaires en Russie et en Ukraine.
L’utilisation de céréales à travers le monde devrait atteindre les 2 641 millions de tonnes en 2018/2019.

Alors que l’utilisation devrait dépasser la production, les stocks mondiaux de céréales accumulés pendant les cinq dernières saisons devront être revus à la baisse, et ce, d’environ 7% par rapport à leur niveau de début de saison. Cela devrait avoir pour effet de faire baisser le ratio stock-utilisation de céréales de 27,7%, marquant ainsi sa première diminution en l’espace de quatre ans.
Les stocks de maïs devraient particulièrement diminuer tandis que les stocks de riz pourraient augmenter pour la troisième année consécutive.
Le commerce mondial de céréales devrait également demeurer solide dans l’ensemble en 2018/2019, proche du niveau presque record atteint en 2017/2018.

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Un projet pilote d’utilisation de drones pour une meilleure gestion des projets de développement, dans le secteur agricole, a été lancé jeudi matin, lors d’une cérémonie tenue au ministère du développement, de l’investissement et de la coopération internationale à Tunis. Il se focalisera sur les opérations agricoles, dans le gouvernorat de Sidi Bouzid.
C’est le fonds coréen KOAFEC, administré par la Banque africaine de développement (BAD), qui financera ce projet à travers un don de près d’un million de dollars.

Ce projet pilote vise la collecte via les drones de données relatives au secteur agricole pour améliorer notamment le pilotage et le suivi des périmètres irrigués, le développement agricole et rural intégré, la gestion rationnelle des ressources en eau et le suivi des nappes, de la gestion des ressources naturelles (foncier, couvert végétal, exploitation des terrains agricoles…), des effets des changements climatiques, de la dégradation des terres, de la biodiversité, du taux de remplissage et d’envasement des barrages outre le suivi des saisons agricoles et de la production agricole.
Les drones sont en mesure de fournir des données de manière rapide et précises, qui aident à améliorer la gestion de projet, à accélérer la livraison et à améliorer la prise de décision à toutes les phases du cycle de projet (préparation, réalisation et évaluation).

Ce projet pilote comprend trois composantes : équipement (drones et systèmes informatiques associés), services (développement et déploiement de la solution) et formation et transfert de technologie (notamment pilotage et maintenance de drones, collecte et analyse des données).

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Le ministre de l’investissement, du Développement et de la Coopération internationale, Zied Laâdhari et le responsable des opérations de la Banque Mondiale pour la Tunisie, Tony Verheijen, ont signé, ce jeudi 7 juin 2018, deux conventions de financement au profit de la Tunisie dont la valeur s’élève à 610 Millions de dinars (MD). La signature a eu lieu en la présence des ministres de l’Éducation, Hatem Ben Salem et de l’Agriculture, Samir Bettaieb, indique un communiqué.

Le premier accord de financement est évalué à 81,2 Millions d’euros (soit l’équivalent de 246,734 MD) et sera consacré au soutien de l’enseignement dans 73 délégations dont 63 se trouvent dans les zones de développement régional. Le taux d’intérêt de cet accord est fixé à 0,7% remboursable sur 26 ans avec 6 années de grâce.

La deuxième convention de financement est d’une valeur estimée à 140 Millions de dollars et sera attribuée à la valorisation des systèmes d’irrigation dans les régions agricoles. Le prêt est soumis à un taux d’intérêt de 0,7% et est remboursable sur 28 ans avec 6 ans et demi de grâce.

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Au premier trimestre de 2018, la valeur ajoutée du secteur de l’agriculture et de la pêche a enregistré une augmentation importante de 11,9%. Cette performance du secteur agricole en 2018 est liée principalement à une augmentation exceptionnelle de la production oléicole. Ce sont les chiffres dévoilés par le ministère du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale.

Durant cette même période, le secteur des services marchands a enregistré une croissance de 3,3% par rapport à la même période de 2017. Cette augmentation est expliquée par le dynamisme de tous les secteurs, tels que le secteur des services d’hôtellerie et de restauration, le secteur des services financiers et le secteur des services de transport qui ont augmenté successivement de 9,2%, de 6,4% et de 3%.

D’autre part, une croissance de 0,2% du secteur des services non marchands a été enregistrée durant le premier trimestre de cette année.

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La croissance est là, en ce début d’année 2018 et, disons-le clairement sans le défendre face aux voix de l’UGTT qui se font de plus en plus pressantes pour le dégager, au début de la 2ème année de son mandat de chef de gouvernement. Plus important, pour lui certainement : cette baisse, quoique de seulement 1,9 %, du taux de chômage et manifestement la création de 4.800 nouveaux postes d’emploi, dans les secteurs de l’industrie manufacturière et des services marchands, nous assure-t-on de source officielle à La Kasbah.

Il est pourtant important de rechercher les niches de cette croissance, pour comprendre si elle est le fait du travail du gouvernement, ou si elle reste aussi aléatoire que les changements climatiques. En termes de création de la valeur ajoutée (VA), celle des industries manufacturières a enregistré une croissance positive, au cours du premier trimestre de 2018 de +4,2% par rapport à la même période de 2017 et de 9,2 % par rapport au 4ème trimestre de l’année passée. C’est ce qu’affirme l’INS.

  • L’agriculture met de l’huile dans les rouages

Cette augmentation est principalement due au développement significatif du secteur des industries agricoles et alimentaires (+7,16%) en raison de l’augmentation significative de la production d’huile d’olive (+3,5%), ainsi que du secteur des industries du textile, vêtements et chaussures (+2,0%), en raison d’une hausse de la demande internationale, dans une perspective économique qui s’améliore dans la zone Euro. Ce seront là essentiellement les deux secteurs qui ont porté la croissance et qui sauveront quelque peu l’économie tunisienne.

La croissance, on ne la cherchera pas du côté des industries chimiques. La VA y a diminué de 9,23%, en raison notamment de la baisse de la production d’extraits de phosphates. Baisse aussi côté industrie des matériaux de construction, de la céramique et des cristaux (-3,5%), suite à une baisse de demande interne sur ces matériaux, comme par exemple le ciment dont les ventes sur le marché intérieur ont diminué d’environ 6%.

  • Baisse continue, en pétrole et phosphate.

La valeur ajoutée du secteur des industries non-manufacturières a baissé de 3,5% au cours du premier trimestre de 2018, en comparaison avec la même période de l’année 2017. Cela, en raison de la baisse qui continue, avec -2,4 % dans le secteur de l’extraction du pétrole et du gaz naturel. Cette baisse est due à la régression de la production quotidienne, en pétrole brut, qui n’est plus qu’à 40 mille barils/jour contre 45.000 Barils/jour durant la même période de l’exercice 2017 et des 70 mille barils/jour de la même période de l’année 2010.

Le secteur des phosphates a aussi une baisse de 37,9 %, un recul d’autant plus important qu’il intervient après une reprise de 21,3 % au cours du premier trimestre 2017. Toujours dans le secteur des industries non-manufacturières, le 1er TER 2018, a aussi enregistré une baisse de 4,7 % dans le bâtiment.

  • Croissance positive et continue dans l’hôtellerie, le transport et les finances

Le secteur des services marchands, qui représente par ailleurs environ 45% de l’économie nationale, a été témoin d’une hausse de 3,3% de sa Valeur Ajoutée (VA), à la fin du premier trimestre de 2018 comparativement à la même période de l’année précédente, 2017. L’INS qui l’annonce explique cela par une hausse de la VA dans tous les secteurs, tels que le secteur des services d’hôtellerie et de restauration qui a progressé de 2,9%, le secteur des services financiers qui a évolué de 4,6% et le secteur des services de transport dont la VA a augmenté de 0,3%, au cours du 1er TER 2018.

En face, le secteur des services non-marchand (services rendus par l’administration) a connu une modeste augmentation de valeur ajoutée de 2,0% par rapport au premier trimestre de 2017.

  • Chahed pourrait s’en réjouir. Mais pourrait-il s’en prévaloir ?

La valeur ajoutée du secteur de l’agriculture et de la pêche a augmenté de 9,11% au cours du premier trimestre de l’année 2018. L’explication se trouve dans la croissance remarquable enregistrée principalement dans la production d’olives, qui a quadruplé par rapport à la saison précédente, selon les derniers chiffres du ministère de l’Agriculture, des Ressources en eau et de la Pêche.

Ainsi, c’est encore une fois l’agriculture qui sauve la croissance en Tunisie et qui permet une certaine continuité dans la création des richesses pour la Tunisie. L’industrie manufacturière, secteur entre les mains des privés, mais sous pression sociale, se redresse certes, mais toujours pas assez pour impacter la croissance du PIB. Le tout pâtit encore des mouvements sociaux qui traversent le secteur non-manufacturier (pétrole et phosphate), dont le poids et l’impact sont beaucoup plus importants dans l’économie tunisienne. Des secteurs où les autorités tunisiennes pèchent toujours par trop de laxisme dans les décisions à prendre pour assurer une bonne reprise de ces secteurs au rendement financier important pour le budget du pays.

Cette nouvelle hausse du PIB et cette amélioration de la croissance économique interviennent certes pendant le mandat du gouvernement de Youssef Chahed, qui pourrait s’en réjouir. Il n’en reste pas moins vrai qu’elles ne sont pas de son ressort direct et il ne peut donc pas s’en prévaloir. Par analogie, c’est comme un bénéfice, conjoncturel, dans le bilan d’une banque où l’exploitation devrait être le vrai moteur de la croissance.

Sans vouloir minimiser l’effort fait par le gouvernement, le même raisonnement pourrait être tenu, à moins que la baisse de 1,9 % du taux du chômage avec celui des diplômés du supérieur et les 4.800 emplois créées au cours des 3 premiers mois 2018 ne le soit pas dans la fonction publique. Or, les services de communication du chef du gouvernement affirment le contraire. Selon ces sources, les créations d’emplois ont concerné le secteur des industries manufacturières et celui des services marchands.

Communiqué INS

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Les travaux du Congrès national de l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP) ont démarré aujourd’hui, mardi 8 mai 2018 et se poursuivront jusqu’au 11 mai courant à Tozeur (sud–ouest du pays). Le congrès devrait être ouvert par le chef du gouvernement Youssef Chahed.

170 candidats se présentent aux élections du nouveau Conseil de l’Utap. 380 congressistes participeront aux élections du Conseil central de l’organisation agricole, pour élire 100 candidats parmi les 170 ayant présenté leur candidature.

Les élections du nouveau bureau commenceront jeudi soir 10 mai 2018, après la présentation des travaux de la commission pendant une séance plénière pour adoption.

Le congrès de l’Utap sera également marqué par la lecture des rapports moral et financier ainsi que les travaux des commissions, à savoir de la motion générale, de la structuration et du statut, des affaires techniques, économiques, de la pêche et de l’aquaculture, des ressources hydrauliques et de l’environnement, de la formation syndicale, d’Al-Qods, des finances, des relations étrangères.

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Un rapport publié jeudi lors du lancement d’un symposium mondial indique que la pollution des sols représente une menace inquiétante pour la productivité agricole, la sécurité alimentaire et la santé humaine, mais l’on n’en sait que très peu au sujet de l’ampleur et de la gravité d’une telle menace.

L’industrialisation, les guerres, les activités minières et l’intensification de l’agriculture ont toutes contribuées à la contamination des sols à travers le monde, tandis que l’urbanisation des villes a contribué à ce que le sol soit utilisé comme une sorte de déchetterie communale.

« La pollution des sols affecte la nourriture que nous mangeons, l’eau que nous buvons, l’air que nous respirons et la santé de nos écosystèmes » a déclaré Mme Maria Helena Semedo, Directrice générale adjointe de la FAO lors du lancement du symposium de trois jours. « La capacité des sols à faire face à la pollution est limitée, la prévention de la pollution des sols devrait être une priorité dans le monde entier, » a-t-elle ajouté.

D’après le nouveau rapport de la FAO, si l’intensification agricole, la production agricole et l’urbanisation continuent de se développer rapidement, une évaluation de la situation de la pollution des sols à l’échelle mondiale n’a jamais été menée.

Les études menées jusqu’à présent se sont surtout limitées aux pays développés. Selon une enquête de la FAO, d’énormes lacunes sont donc à déplorer en ce qui concerne la véritable nature et l’ampleur du problème.

A titre d’exemple, en Australie, près de 80 000 sites auraient leur sol contaminé. En Chine, 16 pour cent de l’ensemble des sols et 19 pour cent des sols agricoles sont pollués. Environ 3 millions de sites potentiellement pollués dans la zone économique européenne et dans les Balkans occidentaux. Aux Etats-Unis, au moins 1300 sites apparaissent sur la liste des endroits pollués dans les priorités nationales.

Un danger pour l’alimentation et la santé

Souvent, la pollution de sols ne peut être perçue ou directement évaluée, tel un danger caché qui pourrait avoir de graves conséquences.

La pollution a un impact sur la sécurité alimentaire en perturbant le métabolisme des plantes et donc en réduisant les rendements des récoltes et en rendant les cultures dangereuses pour la consommation. Les polluants vont également directement nuire aux organismes qui vivent dans les sols et les rendent plus fertiles.

Evidemment, le sol contaminé avec des éléments dangereux (comme par exemple l’arsenic, le plomb, le cadmium), des produits chimiques organiques comme les PCBs (polychlorobiphenyles) et les PAHs (hydrocarbures polycycliques aromatiques), ou des produits pharmaceutiques tels que des antibiotiques ou des perturbateurs endocriniens posent de graves risques pour la santé humaine.
Les activités humaines principales responsables

La grande majorité de la pollution des sols est due aux activités humaines.

Les activités industrielles telles que les activités minières, la fonte, la fabrication, les ordures ménagères, les déchets communaux, le bétail, les pesticides, les herbicides, les engrais utilisés dans l’agriculture, les émanations des moyens de transport, les produits dérivés du pétrole qui sont relâchés dans l’environnement ou se décomposent dedans – tous contribuent au problème.
Ce que l’on appelle « les polluants émergents » constituent aussi une source d’inquiétude. Il s’agit notamment des produits pharmaceutiques, des perturbateurs endocriniens, des hormones et des polluants biologiques, des déchets d’équipement électronique et des plastiques qui sont maintenant utilisés dans presque chaque activité humaine.

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Le flux des investissements étrangers a atteint 565,4 millions de dinars(MD), à la fin du mois de mars 2018, en augmentation de 25,2% par rapport à la même période de 2017, selon le Bilan de l´investissement étranger durant les trois premiers mois de l´année 2018, publié par l’Agence de promotion de l’investissement extérieur (FIPA).

Ce flux est réparti en investissements directs étrangers (IDE) de 559,2 MD (+27%) et en investissements en portefeuille de 6,1MD (-45,6%) .

S’agissant de la répartition sectorielle des investissements étrangers, le secteur de l’industrie se positionne à la première place avec un montant de 185,3 MD, en hausse de 45,2% par rapport à l’année 2017 alors que celui des services passe en deuxième position avec une progression 76,2% à 116,2 MD.
L’investissement extérieur dans l’énergie a enregistré, également, une augmentation de 2,1% à 252 MD.
Quant au secteur agricole, il a drainé, à la fin du mois de mars 2018, un montant de 5,7MD.

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Les systèmes d’irrigation à énergie solaire font maintenant partie des technologies écologiques et abordables pour les petites et grandes exploitations agricoles dans les pays en développement. Dans un nouveau rapport publié aujourd’hui, la FAO a insisté sur le fait qu’ils devaient cependant être bien gérés et réglementés afin d’éviter les risques d’utilisation non durable de l’eau.

La forte baisse du prix des panneaux photovoltaïques est encourageante dans le sens où elle peut contribuer à améliorer la capacité d’irrigation. Une nouvelle réduction des prix pourrait entraîner une révolution dans certains endroits, comme par exemple en Afrique subsaharienne où seul trois pour cent des terres cultivées sont irriguées, soit trois fois moins que la moyenne mondiale.

« La rapide expansion des systèmes d’irrigation à énergie solaire offre des solutions viables qui prennent en compte le lien entre eau, énergie et alimentation, donnant ainsi aux petits exploitants agricoles l’opportunité d’améliorer leurs moyens d’existence, leur prospérité économique et leur sécurité alimentaire», a déclaré Mme Maria Helena Semedo, Directrice générale adjointe de la FAO.

La FAO a présenté un aperçu général des avantages et des risques liés à l’irrigation à énergie solaire à l’occasion d’un forum international qui se tenait à Rome (du 12 au 13 avril 2018), organisé en partenariat avec Promouvoir l’agriculture : un défi énergétique de taille pour le développement (PAEGC), le Fonds international de développement agricole (FIDA), l’Institut international de gestion de l’eau ((IWMI) et le Programme de recherche sur l’ eau, la terre et les écosystèmes (WLE).

Le rapport mondial de la FAO, ainsi qu’une boîte à outils sur les systèmes d’irrigation à énergie solaire, disponibles en ligne et développés de manière conjointe avec le Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit allemande ont été officiellement lancés lors de la Conférence. Tous deux ont été conçus pour fournir des conseils pratiques à destination des usagers et des décideurs politiques et financiers.

«Une énergie solaire moins coûteuse permettrait également de s’assurer qu’une bonne gestion de l’eau est appliquée et que de bons systèmes de gouvernance sont en place. Nous devons penser de manière stratégique à la manière dont cette technologie pourrait être utilisée afin d’encourager une utilisation plus durable des ressources en eau souterraine et éviter ainsi de nombreux risques, tels que le gaspillage d’eau et le prélèvement excessif d’eau souterraine », a précisé M. Eduardo Mansur, Directeur de la Division des terres et des eaux de la FAO.

De nouvelles possibilités

A l’échelle mondiale, près de 20 pour cent des terres cultivées sont irriguées et elles contribuent à près de 40 pour cent de l’ensemble de la production alimentaire. L’irrigation stimule la production agricole de diverses manières, en favorisant notamment la variété des cultures chaque année.

L’Afrique subsaharienne et l’Amérique latine utilisent relativement peu de systèmes d’irrigation sur les terres cultivées, ce qui pourrait leur apporter des gains considérables.

Selon le rapport de la FAO, les systèmes d’irrigation à énergie solaire sont en mesure de réduire de plus de 95 pour cent les émissions de gaz à effet de serre pour chaque unité d’énergie utilisée pour le pompage d’eau, par rapport aux alternatives proposées par les réseaux électriques fonctionnant au diesel ou encore aux combustibles fossiles.

Evaluer la viabilité économique d’un système d’irrigation à énergie solaire aujourd’hui requiert la prise en compte de nombreux paramètres dont la taille et la configuration du système, la capacité de stockage de l’eau, la faisabilité, la profondeur du puits, l’éloignement de la zone et le type de sol irrigué. Les périodes appelées «périodes de remboursement» à la suite de tels investissements dépendront des conditions citées ci-dessus, des cultures, des marchés et des mesures incitatives prises par le gouvernement par rapport aux prix.

La FAO exhorte les gouvernements à revoir leurs mécanismes incitatifs en vue de favoriser les « subventions vertes» par opposition aux subventions concernant les combustibles fossiles.

La gestion de l’eau

Les pompes d’irrigation solaire pourraient également entraîner des taux d’extraction non durable de l’eau souterraine, tandis que les agriculteurs chercheront à étendre leurs zones de plantation ou à s’orienter vers des cultures nécessitant davantage d’eau. En Inde, par exemple, près de 30 pour cent des aquifères sont déjà considérés comme ayant un statut critique.

Selon le rapport, si un système d’irrigation goutte à goutte adapté peut permettre de faire des économies d’eau, assumer qu’il en sera de même au sein d’une ferme serait faux. Des décisions politiques liées à l’irrigation devront être prises et mises en œuvre sur de vastes zones, sachant que les pluies, les eaux de surface, l’eau souterraine, l’humidité du sol et le procédé d’évaporation découlant des différentes utilisations de la terre font tous partie du même cycle hydrologique.

Les systèmes solaires modernes sont utiles afin d’améliorer la gouvernance liée à l’eau, avec notamment des appareils de contrôle électronique qui apportent des informations en temps réel sur le niveau des réservoirs, les débits de pompe et les eaux de forage. Des informations qui pourront permettre de prendre des décisions réglementaires et d’anticiper une utilisation excessive de l’eau. L’Inde et l’Egypte sont actuellement en train d’expérimenter cette approche. L’une des alternatives viables avancées serait de baser les tarifs de l’eau sur les chiffres liés à l’offre et à la demande en eau qui sont déterminés grâce à l’imagerie satellitaire et thermale, une technique également abordable pour les parcelles individuelles, comme cela est visible sur le Portail en libre accès de la FAO sur la productivité de l’eau (WaPor).

L’une des principales recommandations de la FAO pour une meilleure utilisation des irrigations solaires est de s’assurer que l’eau ne soit pas prélevée sans qu’un plan de gestion adéquate soit mis en place.

Le chemin est encore long pour y arriver. Une étude menée par plusieurs experts techniques issus de 25 pays suggère qu’alors que les trois quarts des nations possèdent des politiques et des programmes gouvernementaux qui encouragent l’irrigation à petite échelle, moins de la moitié d’entre elles sont dotées de réglementations limitant le prélèvement d’eau souterraine à de telles fins.

Les panneaux solaires produisent de l’énergie même lorsque l’irrigation n’est pas nécessaire, facilitant ainsi l’usage de décortiqueuses à riz, de meules, de purificateurs d’eau et d’unités de stockage du froid, tous contribuant par ailleurs au développement rural et à la hausse des revenus. Dans certains cas, l’énergie solaire peut également devenir une « culture rémunératrice» si les agriculteurs sont encouragés à réduire le pompage excessif de l’eau, en optant par exemple pour des piscines et en vendant leur surplus d’énergie aux réseaux électriques.

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L’économie du Nigéria a depuis des décennies été basée sur le pétrole. Aujourd’hui, le gouvernement tourne la page de l’or noir et s’ouvre sur la diversification de son économie.

Six secteurs sont prioritaires dans le plan de cette relance économique : l’agriculture, l’industrie manufacturière, les minéraux solides, notamment le fer, l’or et le charbon.

Tonye Cole, co-fondateur et directeur exécutif de Sahara Group, a indiqué lors du panel sur la nouvelle économie Nigériane qu’il y a 3 éléments majeurs pour la réussite de la diversification. «Il faut libérer les potentiels, libérer la diaspora, permettre la libre circulation des idées. Le Nigéria devrait permettre à ses Etats d’être autonomes. Nous avons une population croissante jeune avec d’énormes talents mais qui s’exportent. Ils doivent revenir et investir dans le pays»,a-t-il relevé.

Le Gouverneur de Bayelsa, Sériake Henry Dickson, a partagé sa politique d’intégration des jeunes dans l’agriculture qui est selon lui le meilleur secteur pourvoyeur d’emploi. «Nous avons formé nos populations à l’aquaculture, créé un parc éco-industriel, mis en place une agence pour l’investissement, facilité l’acquisition des titres fonciers. Les autorités fédérales ont apporté leur soutien de sorte qu’actuellement notre Etat n’a rien à envier à Abuja et Lagos», a-t-il souligné.

Le Nigéria va continuer d’investir dans l’hydrocarbure mais en mettant l’accent sur le raffinage et la production du gaz et de l’électricité.

«La diversification de l’économie passe également par l’amélioration des prestations de l’administration, la lutte contre la corruption et la faim. Le gouvernement a aussi lancé un processus d’industrialisation du Nigéria dans lequel il encourage l’implication du secteur privé afin de réduire le poids du pétrole dans le PIB», a annoncé Yewande Sadiku, directrice générale d’Investment Promotion Commission.

Le Nigéria devrait réaliser un taux de croissance de 3,5% cette année et réduire son niveau d’inflation de 12,5% contre 15% en 2017. Une performance qui consoliderait la première économie de la CEDEAO qui pèse environ 75% dans le PIB.

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