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Agriculture

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Les investissements agricoles réalisés par les petits agriculteurs dans le gouvernorat de Kasserine ont atteint près de 8 millions de dinars en 2017, a indiqué Omar Saâdaoui, chef de service au commissariat régional de développement agricole.
Il a ajouté que les subventions agricoles accordées en 2017 ont dépassé 2,5 millions de dinars au profit de 2000 bénéficiaires.
Ces fonds ont été consacrés à l’aménagement des puits, l’acquisition de matériel d’irrigation, de systèmes économiseurs d’eau ainsi que des équipements agricoles divers, a-t-il souligné.
Selon la même source, l’année 2017 a été marquée par la mise en œuvre du nouveau code d’investissement et l’entrée en vigueur de nouvelles mesures relatives aux contrats de financement par objectifs en partenariat avec la Banque Tunisienne de Solidarité (BTS) et les associations des microcrédits.

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L’agriculture, secteur ô combien importante pour l’économie de la Tunisie, n’affole toujours pas les compteurs au niveau des investissements étranges, malgré la batterie de mesures et incitations pour les capter. C’est le dernier rapport de la FIPA (Agence de promotion de l’investissement extérieur) qui le dit. Mais à en croire Samir Taieb, ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, le secteur n’a pas qu’un problème de grosseur du flux des investissements, il est aussi handicapé par un problème de gestion, du fait de l’absence de coordination entre les intervenants opérant dans le cadre du financement extérieur des projets et programmes agricoles. Le ministre a avoué que ce dysfonctionnement a, parfois, engendré la mobilisation de ressources financières pour la réalisation de projets non prioritaires. En d’autres mots de l’argent cramé pour rien, ou presque.
Dans une déclaration aux médias, en marge d’une séance de travail “sur la coordination du financement extérieur destiné à l’agriculture tunisienne“, Taieb a indiqué que cette réunion vise à assurer la coordination entre les différents intervenants et le département de l’agriculture qui pourra maitriser davantage les opérations de financement extérieur et les orienter vers les projets inscrits dans le cadre des objectifs des politiques générales du gouvernement.

Il a ajouté que ce genre de rencontre périodique vise à échanger les informations et identifier les problèmes. L’objectif recherché est de mettre en place une équipe qui sera chargée d’approfondir chaque volet afin de maitriser les opérations de financement et d’assurer la coordination entre les intervenants.
Autre objectif assigné à ces rencontres : la sensibilisation des représentants d’organisations internationales et les bailleurs de fonds à prendre conscience de l’importance de la coordination et du dialogue, outre la création d’une structure permanente qui se réunira périodiquement en vue de coordonner entre le ministère et les bailleurs de fonds.

Pour sa part, Michael Hage, Coordinateur du Bureau Sous Régional de la FAO (organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) en Afrique du Nord, a mis l’accent sur l’importance de concrétiser le rôle des parties concernées en vue d’améliorer la production, notamment d’olives et de dattes, en plus de la création d’opportunités pour la production et l’exportation, surtout au profit des petits producteurs.
Ont participé à cette réunion les représentants d’organisations internationales, notamment l’AFD (Agence française de développement), la GIZ (coopération allemande), la JICA (Agence japonaise de coopération internationale), la BERD et la FAO.

A rappeler que plus de 40 projets agricoles sont en cours de réalisation moyennant une enveloppe globale de 3,8 milliards de dinars.
La valeur de l’investissement public a atteint 1 milliard de dinars par an, dont 40% sont mobilisés grâce aux ressources extérieures.
Le budget pour l’exercice 2018 concernant le département de l’agriculture est d’environ 1,2 milliard de dinars dont 49 % de ressources extérieures.

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Le flux des investissements étrangers a atteint 1 789,4 millions de dinars (MD), à la fin du mois d’octobre 2017, en augmentation de 11,7%, par rapport à la même période de 2016, selon le Bilan de l’investissement étranger durant les dix premiers mois de l´année courante, publié mardi par l’Agence de promotion de l’investissement extérieur (FIPA).
Ce flux est réparti à raison de 1 681,2 MD (+8,4%) en investissements directs étrangers (IDE) et 108,2 MD (+ 114,6%), en investissements en portefeuille.
D’après la répartition sectorielle des investissements étrangers, le secteur de l’industrie se positionne désormais à la première place avec un montant d’investissement de 739,2 MD, en progression de 17% par rapport à l’année écoulée, alors que celui de l’énergie passe en deuxième position, suite à une baisse de 7%, à 730 MD.
L’investissement extérieur dans les services enregistre un bond de 58,9%, à 196,3 MD, sans pour autant atteindre le niveau de 2014 (269,5 MD).
Le secteur agricole enregistre une embellie de 47,2%, à 15,8 MD, mais n’attire toujours pas une enveloppe conséquente d’investissements étrangers.

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Depuis l’année 2011 jusqu’au mois de septembre 2017, le volume des investissements privés dans le gouvernorat de Jendouba a atteint près de 351 millions de dinars (MD).
Le secteur agricole a accaparé 115 MD, soit 32,7%, selon les données publiées dans un rapport élaboré par le commissariat régional au développement agricole à Jendouba, dont une copie est parvenue au correspondant de l’agence TAP.
Selon le même rapport, le secteur des industries manufacturières a occupé la 2ème place avec 93MD soit 26,5%, suivi par le secteur du transport avec 60 MD, soit 17%, puis le secteur du tourisme avec 50,5 MD, soit 14%. Le secteur de l’habitat a mobilisé 18,5MD soit 5,3% et le secteur de l’artisanat 14,5 MD, soit 4,1%.

Dans une déclaration au correspondant de TAP dans la région, le représentant du commissariat régional au développement agricole a affirmé que la production de pommes de terre représente environ 20% du total de la production nationale, soit 40 mille tonnes, outre 100 mille tonnes de tomates, 92 mille tonnes de légumineuses et 5 mille tonnes de culture de transformation.
Ces quantités, précise encore le responsable, peuvent booster le rythme d’investissement en cas d’ouverture de nouvelles unités de transformation.

Pour sa part, l’ancien président du syndicat des agriculteurs Leith Ben Bechr a estimé que le volume des investissements privés dans le secteur agricole ne reflète pas les capacités réelles de la région, ajoutant que la nouvelle loi sur l’investissement, entrée en vigueur depuis le mois d’avril dernier, ne manquera pas de booster l’investissement dans la région.
Evoquant les entraves qui bloquent l’investissement agricole dans le gouvernorat de Jendouba, le responsable a évoqué la situation foncière, l’absence de financements bancaires, la détérioration de la situation de l’infrastructure de base, la faiblesse des techniques utilisées dans le secteur.

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La Côte d’Ivoire, 1er producteur et exportateur mondial de cacao et 3e exportateur mondial de café, mise plus que jamais sur l’agriculture. Les autorités vont injecter 20 milliards de dollars dans le secteur, entre 2018 et 2025, dans le cadre du deuxième Programme national d’investissement agricole (PNIA), rapporte l’Agence Ecofin. C’est 5 fois plus que le budget du premier PNIA.

On a appris que le pays va résolument mettre le cap sur une agriculture haut de gamme, avec des agro-pôles, 9 plus précisément, pour renforcer la dynamique des réalisations du PNIA 1. Ce dernier a permis de doubler quasiment les revenus des producteurs en à peine 4 ans : près de 6 milliards de dollars en 2012 et 11 milliards en 2016. On imagine aisément les bénéfices que les agriculteurs tireront du PNIA 2, avec cet investissement colossal !

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L’accès au crédit constitue un frein majeur à la croissance du secteur agricole, la proportion d’agriculteurs bénéficiant de prêts bancaires ne dépasse pas les 7%, pour des raisons telles que la faible marge bénéficiaire, les sécheresses fréquentes, l’endettement des agriculteurs et un mécanisme de garantie agricole mal conçu, d’où la nécessité de mettre en place une nouvelle approche de financement de proximité des petits agriculteurs, basée sur le développement des chaines agricoles“, a souligné Raouf Laajimi, DG du Financement, des Investissements et des Organismes professionnels, au ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche.
A cette fin, “une Initiative pour la promotion des filières agricoles ” (IPFA) a été mise en place par la GIZ, en coopération avec le département de l’agriculture. Ce projet lancé en 2015 se poursuivra jusqu’à 2019. Sa zone d’intervention couvre 7 gouvernorats, à savoir Kairouan, Kasserine, Sidi Bouzid, Béjà, Siliana, Kef et Jendouba. Cette initiative a été présentée lors d’une journée organisée en marge du “SIAMAP” sur “le financement des chaînes de valeur agricoles“.

Selon Neil Fourati, responsable du Projet IPFA, “cette initiative vise à faciliter l’accès de groupements de petits agriculteurs et de PME aux financements par leur intégration dans un processus de développement de filières. Les filières soutenues par le projet sont l’huile d’olive, les fruits et légumes, les produits forestiers non ligneux et les produits laitiers“.
Pour ce faire, le projet forme les agriculteurs et agricultrices à développer et mettre en œuvre des projets d’investissement et soutient la réalisation de projets pilotes de développement durable de chaine de valeur. Par ailleurs, il encourage le développement d’une approche régionale de financement des chaines de valeur à travers des cellules régionales réunissant les principaux intervenants du secteur financier agricole ainsi que les structures de conseil et d’appui“, a-t-il précisé.
Fourati a encore indiqué “qu’au total, le projet vise à faciliter l’accès au financement pour au moins 20 groupements de petits producteurs et PME dans des filières agricoles du Nord-ouest et du centre-ouest. Au moins 20 groupements de petits producteurs et PME bénéficieront, également, d’un conseil en matière de planification de modèles d’affaires et de dépôt de projets d’investissements. Il vise à augmenter le revenu d’au moins 1500 petits agriculteurs et petites agricultrices“.

L’approche de l’IPFA repose sur des partenariats avec les institutions de financements nationales et locales. Ainsi, des modèles de financement innovants des filières agricoles ont pu être mis en place, en coopération avec la BNA, Zitouna Tamkeen, Taysir Microfinance…
Intervenant pour présenter le modèle BNA pour le financement des filières agricoles, Kamel Mabrouk, directeur régional de BNA à Kasserine, a fait savoir que l’expérience de sa banque en matière de Financement de la filière laitière à Kasserine a permis d’identifier au départ un certain nombre d’obstacles qui sont derrière la fragilité de cette filière, à savoir une forte activité informelle, une multitude d’intervenants dans la chaine de valeur, une mauvaise gestion de la filière, une tendance baissière de la productivité et de la production, une absence de politique publique adéquate pour la promotion des filières agricoles, un échec de la micro-finance à apporter les solutions adéquates …

En tenant compte de tous ces obstacles, la BNA a mis en place, selon son responsable, de nouveaux produits de financement pour les petits agriculteurs, pour pouvoir répondre à leurs besoins.
Parmi ces produits, Mabrouk a cité le crédit Interface qui est un crédit de gestion accordé à l’opérateur chargé de la valorisation d’une filière. Ce crédit est destiné à couvrir les besoins d’exploitation des petits agriculteurs. Il a aussi évoqué le crédit tripartite, un prêt d’investissement accordé aux éleveurs pour l’acquisition du cheptel, du matériel d’élevage…

Telle que présentée, l’approche de Zitouna Tamkeen et de Taysir Microfinance pour le financement des filières agricoles obéit à un schéma tripartite qui repose sur des partenariats stratégiques avec des partenaires locaux, capables de jouer le rôle d’intermédiaire entre l’organisme de financement et les groupements d’agriculteurs, voire les agriculteurs eux-mêmes, mais aussi d’assurer la garantie et le suivi des investissements en question.

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Le séchage des tomates est un créneau porteur en termes d’emploi et d’exportation et partant peut générer des rentrées en devises pour le pays. Saber, un jeune trentenaire, est venu de la région de Gafsa, pour présenter ses tomates séchées, de la société SONIMED, au Salon de l’Agriculture, du Machinisme Agricole et de la Pêche (SIAMAP 2017).
Depuis les terres fertiles de Sidi Bouzid, jusqu’aux plats des Tunisiens et des Italiens, les tomates, ces délicieux légumes-fruits, peuvent être consommées fraîches, comme elles peuvent passer par un long processus de transformation, tout préservant leur apport nutritionnel.
Devant son stand minimaliste, le jeune homme réserve un accueil chaleureux à tous ses visiteurs, pour la plupart des femmes, expliquant que les produits qu’il expose sont destinés directement à la cuisson. “Les tomates D’El Oula”, coupées et séchées en lamelles ou présentées en poudre dans des paquets transparents, sont des produit 100% tunisiens, depuis l’agriculteur jusqu’à l’unité de transformation. Elles sont destinées au marché local comme à l’exportation.

Les tomates de Sidi Bouzid sont acheminées vers l’unité de transformation à Gafsa, par camions. 40 à 50 femmes se chargent, ensuite, du tri et du séchage des tomates. Elles les exposent au soleil afin que la déshydratation permette leur conservation.
“Le séchage des tomates se fait sur des sommiers métalliques, rehaussés à une hauteur d’environ un mètre 20 cm, de la terre pour éviter les poussières et les insectes”, indique Saber.
Après, les tomates seront coupées et salées (3 à 4 jours). Une fois bien séchées, elles seront broyées grâce à des broyeurs comme ceux utilisés pour le moulage des épices. “Nous voulons un produit, autre que la tomate en conserve. C’est un produit d’un meilleur goût et plus sain, par rapport aux conserves de tomates”, ajoute t-il, faisant remarquer que l’unité procède à un tri très méticuleux pour assurer des produits sains et de bonne qualité.
L’unité de Gafsa exporte actuellement une grande partie de ses produits vers l’Italie et envisage de promouvoir sa production. “C’est une activité très rentable pour les jeunes, je ne vois pas de raisons pour que ceux-ci la boudent”, a-il lancé.

En Tunisie, la culture de la tomate s’étend, d’après le Groupement interprofessionnel des légumes (GIL), sur une superficie moyenne d’environ 29 mille ha/an, offrant une production moyenne de l’ordre de 1,2 million de tonne. Cette production est issu des cultures de plein champ (Tomate de saison et tardive) et des cultures sous abri (serre froide et serre chauffées par les eaux géothermales).
Les exportations tunisiennes des tomates proviennent essentiellement, de la tomate fraîche issue principalement, des cultures géothermales et de la tomate transformée (concentré de tomate, tomate séchée…).

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85% des agriculteurs tunisiens ont un bas niveau d’instruction et 65% d’entre eux sont âgés de plus de 50 ans, a indiqué le président de l’organisation agricole, Abdelmajid Ezzar, jeudi, ajoutant que l’essor du secteur agricole est tributaire de la réintégration des jeunes dans cette activité et la mobilisation de la recherche scientifique, dans le dessein de rendre ce domaine plus productif et plus rentable.

Intervenant dans le cadre d’une rencontre sur le Concours de l’Innovation Agricole 2017, organisé en marge du SIAMAP, Ezzar a ajouté que les projets élaborés par les chercheurs doivent profiter à l’agriculteur, notamment dans la lutte contre la sécheresse ou la désertification, le traitement d’un certain nombre de pathologies, l’exploitation optimale des superficies agricoles (environ 5,3 millions de ha), ou encore l’amélioration du rendement des arbres fruitiers…
Dans ce cadre, il a cité l’exemple de l’olivier, faisant savoir que la moyenne de production de l’olivier en Tunisie est de l’ordre de 150 kg, alors que dans d’autres pays elle peut atteindre 500 kg. ” Si nous parvenons à améliorer la productivité de cet arbre, nous serons en mesure de multiplier notre récolte, ce qui permettra d’impulser l’économie du pays “, a-t-il noté.

De son côté, Hichem Ben Salem, directeur général de l’Institut de la recherche et de l’enseignement supérieur agricoles (IRESA), a souligné que le ministère de l’Agriculture ne réserve qu’un budget de 0,5% pour le financement de la recherche agricole.
Selon le responsable, les autorités doivent accorder plus d’attention à cette activité, qui permettra à la fois de résoudre les problèmes agricoles et de favoriser la création de nouveaux postes d’emploi.
” Les recherches doivent dépasser le stade de simples études académiques pour être exploitées dans des projets réels favorisant la création et le développement de la chaîne de valeur “, a-t-il développé.

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Le membre du bureau exécutif de l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP) chargé de la coopération internationale et du commerce extérieur, Abdelkhalek Ijlani, a souligné que l’Organisation agricole ne refuse pas catégoriquement la libéralisation du secteur agricole dans le cadre de l’Accord de libre-échange complet et approfondi (ALECA) avec l’Union européenne (UE) mais demande l’examen des répercussions attendues de cet accord sur l’agriculture tunisienne.
Ijlani a souligné, mercredi, à l’occasion d’un atelier organisé par la Fondation Rosa Luxemburg avec le concours de l’UTAP dans le cadre de la 13ème édition du SIAMAP 2017 la nécessité d’approfondir les études scientifiques et économiques concernant l’ALECA et de faire preuve de pondération afin de prendre une décision servant l’intérêt de l’agriculteur tunisien.

De son côté, le professeur d’économie et membre du Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES) Abdejalil Bédoui a mis en garde contre le danger que constitue l’ALECA et ses répercussions négatives sur l’agriculture tunisienne.
Il a rappelé, dans son intervention, que la même expérience a eu lieu entre le Mexique et les USA et a eu, selon ses dires, des effets désastreux.

Le représentant du ministère du commerce, Nabil Arfaoui, a mis en exergue les dangers de l’ALECA, expliquant que la Tunisie s’attache dans le cadre de cet Accord à certains principes dont la période de 15 ans nécessaires à la préparation du secteur agricole, recommandant, cependant de considérer l’ALECA comme un accord ouvrant des perspectives prometteuses pour le secteur agricole tunisien, d’autant que la plupart des accords commerciaux conclus entre la Tunisie et plusieurs pays ont excepté l’agriculture.
Les produits agricoles tunisiens, a-t-il dit, connaissent des difficultés d’accès aux marchés européens en raison du taux des tarifs douaniers qui dépasse 14%.
Au sujet de l’évaluation de l’accord de partenariat Tunisie-UE, Arfaoui a fait savoir qu’un bureau d’études spécialisé a récemment été chargé de réaliser cette évaluation et d’examiner les répercussions de l’ALECA sur le secteur agricole.

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Le niveau des investissements orientés vers le secteur agricole reste très en-deçà des attentes et du potentiel de ce secteur, se situant entre 8 et 10% de l’ensemble des investissements réalisés durant la dernière décennie“, a regretté, mercredi 1er novembre 2017, le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Samir Taieb, invitant les investisseurs aussi bien nationaux qu’étrangers à saisir les larges opportunités d’investissement qu’offre l’agriculture.
Présidant l’ouverture d’une journée de rencontres de partenariat B2B entre les investisseurs agricoles tunisiens et leurs homologues d’autres pays (Qatar, Côte d’Ivoire…), tenue dans le cadre du Salon international de l’agriculture, du machinisme agricole et de la pêche (SIAMAP 2017), organisé par l’UTAP, du 31 octobre au 5 novembre 2017 au palais des expositions du Kram, Taieb a affirmé l’engagement des autorités à intensifier les efforts visant à améliorer le positionnement du secteur agricole sur la carte des investissements et à renforcer sa contribution au développement régional et rural et à la garantie de la sécurité alimentaire.

Lesquels efforts ont permis selon le ministre d'”accélérer le rythme des investissements privés dans ce secteur qui ont atteint 58% de l’ensemble des investissements réalisés dans le secteur agricole durant les 5 dernières années
Le ministre a par ailleurs souligné que “grâce aux incitations spécifiques accordées aux investisseurs étrangers, le volume des investissements à participation étrangère dans le secteur agricole a atteint, à fin 2016, 540 millions de dinars, soit 6% de l’ensemble des investissements approuvés. L’Espagne, la France, l’Italie, la Hollande, l’Allemagne, l’Arabie saoudite et le Maroc sont les premiers investisseurs dans ce sens, et nous espérons pouvoir attirer d’autres pays“.
Pour ce faire, les autorités comptent beaucoup, selon le ministre, sur le nouveau lot d’incitations dédiées au secteur agricole inscrites dans le cadre de la nouvelle loi sur l’investissement, mais aussi sur les atouts de la Tunisie dans ce domaine, son positionnement stratégique en tant que trait d’union entre l’Europe et l’Afrique, mais aussi sur les opportunités qu’offrira l’ALECA dont les négociations sont en cours entre la Tunisie et l’Union européenne.

De son côté, le directeur général de l’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA), Abderrahmane Shafai, a estimé qu’au-delà des incitations fiscales et autres, l’investisseur aussi bien national qu’international s’intéresse en premier lieu au climat des affaires, qui doit être amélioré davantage pour attirer plus d’investissements.
Il a aussi fait un rappel des principales incitations fiscales et financières accordées aux investissements dans le cadre de la nouvelle loi sur l’investissement dont les dégrèvements fiscaux, l’exonération des droits de douanes pour les importations des équipements, les primes d’augmentation de la valeur ajoutée et de la compétitivité, de rendement économique, de développement de l’employabilité, de développement régional, de développement durable….

A l’extérieur des salles abritant les conférences organisées en marge du salon se poursuivent les diverses activités et expositions meublant le SIAMAP 2017, avec une organisation qui laisse beaucoup à désirer et une communication défaillante livrant les visiteurs du salon à eux-mêmes et les obligeant à user les semelles de leurs chaussures, pour explorer les accès du labyrinthe qui leur fait face.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a souligné l’impératif de promouvoir la situation de l’agriculteur tunisien qui demeure l’élément le plus important de la politique agricole tunisienne et doit être au centre des réformes.
Il a indiqué, mardi, à l’ouverture de la 13ème édition du SIAMAP (31 octobre au 6 novembre 2017) au palais des expositions du Kram qu'” il faut développer le modèle agricole de développement qui a atteint ses limites”, ajoutant que le nouveau modèle devrait prendre en considération le facteur de l’amélioration des revenus de l’agriculteur tunisien et le développement de la productivité et de la rentabilité dans le secteur agricole, outre la conquête de nouveaux marchés et l’augmentation des exportations agricoles.
Chahed a ajouté que l’agriculture tunisienne a réalisé, depuis l’indépendance, plusieurs acquis en vue d’atteindre la sécurité alimentaire dans plusieurs secteurs et que le modèle de développement actuel a atteint ses limites ce qui impose sa révision.
Il a fait savoir que le projet de la loi des finances 2018 comporte plusieurs mesures au profit du secteur agricole dont l’activation du fonds des catastrophes naturelles qui impulsera le secteur agricole en Tunisie et rendra les agriculteurs plus confiants.
Le gouvernement, a-t-il assuré, soutient le secteur agricole à travers les encouragements et incitations offertes par la nouvelle loi de l’investissement qu’il a qualifié d'”audacieuse”.
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Le président de l’Union Tunisienne de l’Agriculture et de la Pêche (Utap), Abdelmajid Zar a indiqué, dans une déclaration rapportée par Shems Fm, que l’huile d’olive fait partie des traditions du Tunisien.

Il a en outre indiqué, en marge d’une conférence de presse tenue jeudi à Tunis, que la récolte d’huile d’olive sera, cette année, bonne mais pas un record, appelant ainsi à subventionner l’huile d’olive à l’instar des autres huiles végétales.

Le prix de l’huile d’olive a en effet enregistré une hausse notable cette année en Tunisie à cause de la hausse de ce prix au niveau international et la baisse de la valeur du dinar tunisien par rapport à l’Euro.
Il est à noter à ce propos que le prix du litre de d’huile d’olive a atteint 15 dinars dans les grandes surfaces.

 

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La 13ème édition du Salon international de l’agriculture, du machinisme agricole et de la pêche (SIAMAP 2017), qui se tiendra du 31 octobre au 05 novembre 2017, au Parc des expositions du Kram, compte accueillir les nombres records de 500 exposants et 200 mille visiteurs, a déclaré, jeudi, Abdelmajid Zar, président de l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP), organisatrice de la manifestation.
Intervenant lors d’une conférence de presse tenue au siège de l’organisation agricole, Zar a souligné que cette nouvelle édition, qui accueillera la Turquie en tant qu’invitée d’honneur, présentera un programme riche s’articulant autour du partage des résultats , des recherches et des expériences.
SIAMAP constitue la vitrine de l’agriculture tunisienne appelée à relever les défis de la productivité et du rendement ainsi qu’à valoriser le travail de la femme agricultrice qui représente 65% de la main d’œuvre agricole en Tunisie, a-t-il encore indiqué.

Dans son intervention, le ministre de l’agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche, Samir Taeib, a estimé que ce salon reflète la volonté et la capacité de tous les intervenants dans le secteur à travailler ensemble, afin de mettre en exergue l’image de l’agriculture tunisienne et d’améliorer sa performance.
Cette manifestation qui regroupera tout le monde agricole, constituera une occasion pour présenter la nouvelle loi de l’investissement qui comporte plusieurs incitations au profit du secteur agricole, a-t-il encore fait savoir.

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Hichem Ben Ahmed, secrétaire d’Etat au Commerce international et principal négociateur de l’ALECA (Accord de libre-échange complet et approfondi, avec l’Union européenne), est passé ce jeudi 26 octobre 2017 dans les studios d’Express FM pour évoquer, entre autres, les avancées en la matière. il a indiqué ceci : “Cet accord n’englobait pas les services et l’agriculture. Avec l’ALECA, nous remettrons sur la table cet argument. Cela dit, il s’agit de négocier un accord avec l’Europe et comme pour chaque négociation il y a des possibilités d’échec. Par exemple on ne peut pas parler de libérer les services tout en n’autorisant pas la libre circulation des professionnels et des fonds».

Enfin il a affirmé que les deux parties prendront le temps nécessaire pour évoquer tous les sujets…

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Le ministère de l’Agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche a annoncé, dans un communiqué rendu public, mercredi 25 octobre 2017, de nouvelles nominations.

Il s’agit de Mohamed Habib ben Jemaa qui a été nommé directeur général pour la protection et le contrôle des produits agricoles.

Hamed Daly a été désigné au poste de directeur général de l’Observatoire National de l’Agriculture, et Bouzid Nasraoui au poste de directeur général de l’Institut national de la recherche agronomique de Tunisie.

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Le développement rural permet d’encourager la sédentarité des personnes à la faveur de la création d’opportunités économiques et d’emplois pour les jeunes, notamment dans le secteur de la production et la transformation des produits agricoles, a déclaré le représentant de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) en Tunisie, Michael Hage.
Intervenant, lundi, à l’occasion de la célébration de la Journée Mondiale sur l’alimentation (16 octobre), tenue cette année sur le thème “changeons l’avenir des migrations, investissons dans la sécurité alimentaire et le développement rural “, il a ajouté que le développement de ce secteur permet également de réaliser une meilleure sécurité alimentaire, de procurer des moyens de substance plus résilients, d’offrir un meilleur accès à la protection sociale, d’assoir un développement durable et de faire face à la dégradation de l’environnement et au changement climatique.

Il a fait savoir que le projet “emploi rural et mobilité des jeunes”, financé par la coopération italienne au développement et s’inscrivant dans le cadre de la coopération entre la FAO et le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, a permis de soutenir 50 petites et moyennes entreprises agricoles et de générer des emplois directs et indirects au profit de 400 jeunes.
Favoriser la création d’emplois en milieu rural constitue, à ce titre, une alternative à la migration des jeunes des zones rurales caractérisées par des taux de migration très élevés.

Le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Samir Taieb, a souligné, à ce propos, que ledit projet a permis, depuis son démarrage en octobre 2015, d’encourager les jeunes à investir dans le secteur agricole, de favoriser la création d’une dynamique dans les régions de l’intérieur et d’établir des partenariats et relations d’investissements entre les tunisiens résidents à l’étranger et certains jeunes.
Il a indiqué, dans ce contexte, que des Tunisiens résidents à l’étranger ont contribué à la création de postes d’emploi au profit des jeunes et de développer le secteur agricole ainsi que d’autres secteurs avec la mise en place de 26 projets dont 12 au Nord Ouest et 14 au Sud.

Pour sa part, le directeur de l’aménagement de l’espace rural Naoufel Ben Haha a fait savoir que la population des zones rurales a diminué, presque de moitié, au cours de la période 1960-2016.
Il a indiqué qu’un fort départ des jeunes de 18 à 35 ans a été enregistré, d’où une population qui vieillit, la prédominance de femmes, des ressources peu ou pas exploitées et un manque d’initiative privée.
Pour palier cette situation, il a recommandé d’élaborer des stratégies et des politiques susceptibles de développer l’agriculture pour produire plus et garantir la sécurité alimentaire, de valoriser les ressources naturelles et d’encourager l’investissement en milieu rural afin de fixer les populations.

Toutefois, Ben Haha a souligné que le secteur agricole fait face à des contraintes de croissance et de stabilisation de la production tant en sec qu’en irrigué, à une pression de plus en plus forte sur les ressources naturelles (2,8 millions d’hectares sont vulnérables à l’érosion). Par ailleurs, les sols sont très peu fertiles et les ressources en eau limitées.
Le manque de compétitivité des prix et de maitrise des marchés d’exportation, outre la faible organisation des filières et la stagnation voire la baisse des investissements publics, sans reprise significative des investissements privés, sont autant de difficultés auxquelles l’agriculture est également confrontée.

Le responsable a fait remarquer que le secteur agricole dispose d’un devoir de sécurité alimentaire et a un rôle crucial dans la stabilité et la cohésion sociales ainsi que le développement économique.
Des programmes, a-t-il avancé, ont été mis en place par le ministère afin de garantir une meilleure organisation du monde rural et de valoriser les ressources dans le cadre d’une stratégie sectorielle et intégrée.
Pour ce faire, il y a lieu, selon ses dires, de revisiter les systèmes de production pour produire plus et mieux, d’adopter des pratiques agricoles durables et d’appuyer la petite agriculture et l’agriculture familiale par des politiques de sécurisation et d’assurance en plus d’une politique d’incitation à l’investissement pour le financement de l’agriculture, surtout en faveur des jeunes.

TAP

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Les exportations tunisiennes d’huile d'olive ont atteint 50 mille tonnes

Le prix de l’huile d’olive a enregistré une hausse notable cette année en Tunisie à cause de la hausse de ce prix au niveau international et à cause de la baisse de la valeur du dinar tunisien par rapport à l’Euro.

Le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Agriculture, Abdallah Rebhi, a pour sa part assuré, dans une déclaration rapportée par Mosaïque Fm, que la production d’olives cette année a enregistré un nouveau record grâce aux dernières précipitations notamment alors que la production a baissé en Espagne qui est un de nos principaux concurrents.

Il est à noter à ce propos que le prix du litre de d’huile d’olive a atteint dans les grandes surfaces 15 dinars.

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Le Prix mondial de l’alimentation vient conforter la volonté de poursuivre la transformation de l’Afrique à travers les Cinq grandes priorités que la Banque africaine de développement (BAD) (https://www.AfDB.org) a définies dans ses High 5 (https://www.AfDB.org/en/the-high-5), en particulier celle de Nourrir l’Afrique (http://APO.af/jZrUaR), a déclaré son président Akinwumi Adesina,  jeudi 19 octobre à Des Moines, aux États-Unis.

Lors de la conférence de presse qui a précédé la remise officielle du prix dont il est le lauréat 2017, le président de la BAD a dit combien chacun des High 5 est étroitement lié aux autres, et réitéré l’engagement de la Banque à poursuivre son travail de développement en Afrique. Et de souligner la nécessité  de mettre les technologies et l’information aux mains des agriculteurs.

« Le Prix mondial de l’alimentation est un grand honneur et une reconnaissance pour tout le travail que je mène depuis des décennies. Mais il nous met aussi le vent en poupe, alors que nous décollons pour nourrir l’Afrique, car c’est une mission qu’il faut poursuivre jusqu’à son terme », a-t-il martelé.

Et le lauréat 2017 du Prix mondial de l’alimentation d’ajouter : « L’Afrique doit non seulement se nourrir elle-même, mais elle doit aussi le faire avec fierté. L’Afrique doit également exploiter le potentiel de son agriculture pour la transformer de sorte que ce ne soit plus simplement un moyen de lutter contre la pauvreté mais qu’elle serve à créer de la richesse ».

Il a parlé du téléphone portable, devenu l’outil le plus important qu’un agriculteur puisse avoir aujourd’hui.

« Avec le portable, les agriculteurs peuvent se renseigner sur les marchés, la météo et sur l’accès aux financements, a-t-il argué. Ils peuvent, par exemple, avoir des informations sur la santé des mères. C’est très important. C’est pourquoi nous avons lancé, quand j’étais ministre de l’Agriculture au Nigeria, un système de portefeuille électronique qui permet aux agriculteurs de se procurer des engrais. Nous avons touché plus de 15 millions d’agriculteurs  ».

Sensibilisation et autonomisation ne peuvent se faire que si l’on fournit les informations requises, en démocratisant l’accès à l’information pour les agriculteurs, a ajouté le président de la BAD.

« Je n’ai jamais vu un agriculteur qui a envie d’être pauvre », a-t-il insisté.

En juin dernier, le Prix mondial de l’alimentation 2017 était décerné à Akinwumi Adesina, pour le travail qu’il a accompli afin d‘améliorer la disponibilité des semences, des engrais et du financement pour les agriculteurs africains et pour avoir changé la perception qu’ont les jeunes Africains de l’agriculture et s’y investir en y voyant une activité lucrative.

Considéré comme le Nobel de l’agriculture, le Prix mondial de l’alimentation, créé par Norman Borlaug, prix Nobel de la paix en 1970, est perçu comme la plus prestigieuse distinction internationale qui vient couronner des individus qui ont œuvré  en faveur du  développement humain en améliorant la qualité, la quantité ou la disponibilité de la nourriture à travers le monde.

Le Prix est remis tous les ans au mois d’octobre, à l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation – le 16 octobre ou aux alentours de cette date –, lors d’une grande cérémonie organisée à Des Moines, capitale de l’État de l’Iowa, aux Etats-Unis.

Depuis l’arrivée d’Akinwumi Adesina à sa tête en mai 2015, la BAD œuvre à accélérer le développement de l’agriculture, grâce à sa stratégie « Nourrir l’Afrique », qui prévoit quelque 24 milliards de dollars EU d’investissements au cours des dix prochaines années.

Ce prix vient également couronner le travail qu’a accompli Akinwumi Adesina ces vingt dernières années avec la Fondation Rockefeller et l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA), mais aussi en tant que ministre de l’Agriculture et du Développement rural au Nigeria.

Pour plus d’informations sur le Prix mondial de l’alimentation et le Dialogue de Borlaug : https://www.afdb.org/2017wfp et http://www.worldfoodprize.org

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La sécurité alimentaire en Afrique dépend de la capacité à attirer les jeunes vers l’agriculture et l’agroalimentaire. Tel est le message qu’a livré la Banque africaine de développement à l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation 2017. Car le secteur agricole a le potentiel de créer de la richesse et des emplois pour les jeunes Africains – de quoi endiguer les migrations.

La Journée mondiale de l’alimentation, célébrée tous les ans le 16 octobre, promeut la sensibilisation et une action mondiale en faveur de ceux qui souffrent de la faim. Elle rappelle également la nécessité d’assurer pour tous une sécurité alimentaire et un régime alimentaire nutritif. Le thème de cette année met l’accent sur la nécessité de « changer l’avenir des migrations – Investir dans la sécurité alimentaire et le développement rural ».

Le programme ENABLE Youth de la BAD, qui prépare une nouvelle génération de jeunes “agripreneurs”, est en bonne voie pour y parvenir.

Au Libéria, Mahmud Johnson, 26 ans, est le fondateur de J-Palm Liberia, qui travaille à accroitre de 50 à 80 % les revenus des petits exploitants de palmiers à huile. Il est aussi en train de créer des emplois pour plus de 1 000 jeunes, amenés à travailler comme commerciaux pour ses produits.

« En dépit de difficultés colossales, nous, jeunes Africains, sommes résolus à maximiser les ressources agricoles que nous avons en abondance, pour créer de la richesse, des emplois et des opportunités socio-économiques dans nos pays et à travers tout le continent. Nous avons besoin que nos parties prenantes nous voient comme des partenaires sérieux dans la transformation de l’Afrique et qu’ils nous aident à développer nos entreprise », plaide Mahmud Johnson.

Mahmud et quelques-uns de ses employés ont bénéficié de programmes de renforcement des capacités dans le cadre de l’initiative Empowering Novel Agri-Business-Leded Youth for Youth, dite « ENABLE Youth » par acronyme.

À l’instar du jeune patron de J-Palm Liberia, de nombreux jeunes africains n’ont d’autre envie que de rester en Afrique pour y créer de la richesse et des emplois, à condition qu’on leur offre les outils et l’opportunité d’utiliser leurs compétences. La Banque collabore avec l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA) dans le cadre du programme ENABLE Youth, pour développer une nouvelle génération de jeunes agripreneurs.

« Notre objectif est de faire émerger 10 000 jeunes entrepreneurs agricoles par pays au cours des dix prochaines années, a déclaré le président Adesina. En 2016, la Banque a fourni 700 millions de dollars pour appuyer ce programme dans huit pays, et nous avons aujourd’hui des demandes en provenance de 33 pays ».

Pour la Banque, les investissements dans l’agriculture sont essentiels pour que les jeunes Africains puissent prospérer, et, partant, endiguer les flux de migration.

Cet objectif et le thème de la Journée mondiale de l’alimentation 2017 sont bien alignés sur deux des Cinq grandes priorités de développement de la BAD, les High 5 (http://APO.af/xjqhmW) – Nourrir l’Afrique (http://APO.af/4fj7yZ) et Améliorer la qualité de vie des populations africaines (http://APO.af/eUC5Jt) –, a déclaré Jennifer Blanke, vice-présidente chargée de l’Agriculture et du développement social à la BAD.

« Une agriculture reposant sur un secteur privé florissant en Afrique est à même de fournir des emplois et des revenus qui attirent et retiennent les meilleurs talents africains sur le continent, tout en améliorant la qualité de vie de tous les Africains », a-t-elle plaidé.

Avec plus de 70 % des Africains qui dépendent de l’agriculture pour leur subsistance, il est impératif de libérer le plein potentiel de ce secteur, ce qui contribuera grandement à améliorer la qualité de vie des Africains.

En conséquence, l’un des objectifs de « Nourrir l’Afrique » est d’éliminer la faim et la malnutrition à l’horizon 2025.

Parce que les ressources minérales comme l’or, les diamants ou le pétrole brut ne sont pas illimitées, les pays africains doivent diversifier leurs économies. Cela ne peut se faire sans mettre l’accent sur l’agriculture, étant donné que la grande majorité des Africains en dépendent pour leur subsistance.

La hausse de la demande alimentaire et l’évolution des habitudes de consommation en raison de facteurs démographiques comme l’urbanisation (flux migratoires intérieurs) entraînent une hausse rapide des importations nettes de produits alimentaires. Celle-ci devraient même tripler et passer de 35 milliards de dollars en 2015 à plus de 110 milliards de dollars d’ici à 2025 si la tendance à la hausse n’est pas jugulée.

Sachant que les petits agriculteurs africains ont autour de 60 ans en moyenne, la sécurité alimentaire de l’Afrique dépend de sa capacité à attirer les jeunes vers l’agriculture et l’agroalimentaire et à les responsabiliser. Les gouvernements peuvent soutenir ces changements en créant les conditions propices, grâce à des réformes politiques visant à accroître les investissements privés dans l’agriculture et l’agroalimentaire. Et aussi en définissant mieux l’importance de l’agriculture pour leurs économies dans leur interaction avec le public.

« La sécurité alimentaire, le développement rural sont étroitement liés aux questions de migration, de fragilité et de résilience, analyse Khaled Sherif, vice-président de la BAD pour le Développement régional, l’Intégration et la Prestation de services. La Corne de l’Afrique et le Sahel offrent des exemples incontestables de la façon dont des facteurs mondiaux comme l’insécurité alimentaire, l’extrémisme radical et les migrations aggravent la fragilité d’un État et ont un effet dévastateur sur le développement. »

Et le vice-président Sherif d’ajouter : « Le manque d’opportunités économiques, d’infrastructures, d’opportunités d’emploi et les changements climatiques imprévisibles dans ces pays sont des sources majeures de fragilité, qui conduisent souvent à la migration forcée de populations dans une quête désespérée d’opportunités. La Banque adopte, le cas échéant, des approches fondées sur les risques aux niveaux national et régional pour lutter contre la fragilité ».

Ainsi, le 14 octobre, la BAD a joint sa voix à celle du ministre de l’Agriculture et du développement rural de la Côte d’Ivoire et d’autres partenaires au développement lors d’une journée qui promouvait l’agriculture comme activité lucrative. Tous ont souligné la nécessité pour les gouvernements d’investir dans l’agriculture pour créer des emplois et endiguer les flux migratoires qui minent la sécurité et l’économie des pays africains.

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Les pays du bassin sud de la Méditerrané et de la région de l’Afrique subsaharienne ont le potentiel de relever les défis du développement social et de la stabilité, en garantissant de nouvelles perspectives de mécanisation de leur agriculture.
C’est le constat fait par les représentants d’organisations et d’institutions internationales, réunis dans le cadre d’un séminaire, tenu samedi 14 octobre 2017 à Bari (sud de l’Italie) sur les défis de l’agriculture en Méditerranée et en Afrique.
La mécanisation agricole en Afrique a été négligée, voire déconseillée pour son impact sur la création d’emplois en milieu rural, révèle une enquête qui a ciblé 11 pays de la région subsaharienne représentant 573 millions d’habitants, soit 23% de la production agricole du continent (chiffre 2017).

Présentée à l’occasion de ce séminaire, tenu en marge de la 5ème édition de la foire biennale dédiée aux machines et technologies pour les chaînes de production agricole ” Agrilevante “, l’étude souligne qu’aujourd’hui, les deux-tiers de la puissance utilisée pour préparer les terres à des fins agricoles en Afrique subsaharienne trouvent leur origine dans la force humaine.
A titre de comparaison, cette force humaine serait utilisée à hauteur de 30 % pour les terres d’Asie du Sud et de 25% concernant celles de l’Amérique latine.

” La mécanisation de l’agriculture africaine représente l’un des grands défis de demain et un élément clef dans le processus de développement des pays du continent africain où 70% de la population vit encore de l’agriculture familiale”, a fait remarquer Joseph Kienzle, representant de la FAO.
Au cours de son intervention, le responsable à la FAO a précisé que la réussite de ce processus de mécanisation passera indéniablement par la mise en place de stratégies intégrées pour chaque pays et par la création d’un environnement favorable à l’entrepreneuriat dans les espaces ruraux.
Il s’agit ” de donner plus d’importance au secteur privé, notamment, la nouvelle génération d’entrepreneurs agricoles, dans l’objectif de créer un environnement favorable à l’entrepreneuriat dans les régions rurales “, a-t-il encore faite savoir.

Pour Luigi Bodria, représentant du Club de Bologne (association internationale active dans le domaine de la mécanisation agricole), “la mécanisation de l’agriculture africaine qui constitue la solution pour résoudre les problèmes des pays du Continent, doit être adaptée à leurs besoins réels “.
La mise en place de programmes de formation, la garantie d’un accès aux crédits, outre la disponibilité des pièces de rechange et l’entretien, sont autant d’atouts qui garantiront la réussite de ce processus “, a-t-il dit.

Le président de la fédération italienne des constructeurs de machines agricoles ” FederUnacoma “, Alessandro Malavolti, a, pour sa part, estimé que la modernisation de l’agriculture représente un choix stratégique pour les pays africains ainsi qu’une nécessité pour les pays européens confrontés à de fortes vagues d’immigration incontrôlée provenant essentiellement de cette région.
“Plutôt que d’ériger des barrières en Europe, nous devons nous efforcer de promouvoir dans ces pays la création de la richesse pour donner une raison de vivre à leurs peuples “, a-t-il affirmé.
Pour en comprendre toute l’importance, il convient de rappeler que la situation est particulièrement grave en Afrique subsaharienne où 22,5% de la population souffre de malnutrition, a fait remarquer Malavoti.

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