Tags Posts tagged with "aide"

aide

par -

La question du rapatriement des migrants tunisiens est tellement importante pour Berlin que la chancelière allemande, Angela Merkel, a personnellement fait le déplacement à Tunis pour ficeler les détails de cette affaire avec le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed. Et pour cause : Merkel joue son avenir politique sur ce coup. Il est vrai que le paysage a changé en Allemagne, avec une montée en puissance des mouvements d’extrême droite, notamment Pegida, qui a prospéré sur fond de regain de la xénophobie depuis les agressions sexuelles massives de la nuit du 31 décembre 2015 à Cologne. Il a été beaucoup reproché à Merkel de s’arc-bouter sur sa politique d’ouverture, elle y a même laissé des plumes électoralement en perdant toutes les scrutins intermédiaire depuis. Et avec les élections générales qui se profilent, il était urgent de faire mouvement sur la question des migrants si elle ne veut pas être battue à plate couture par son plus sérieux rival, Martin Schulz. Et depuis l’attentat de Berlin, le 19 décembre 2016, commis par le Tunisien Anis Amri, ce dossier est devenu brûlant pour elle. C’est justement ce qu’elle était venue régler à Tunis.

Mais du côté de Tunis, l’accord tuniso-allemand sur le rapatriement de 1500 migrants en situation irrégulière est une pilule amère. Une frange de la société civile et des associations sont montées au front pour dire haut et fort leur désapprobation. Bon, ça n’empêchera pas Berlin d’aller au bout de son affaire. Et puis que les partenariats dans le domaine de l’économie, qui ont été aussi évoqués par Chahed et Merkel, mais si ce n’était pas au coeur de leurs entretiens, seront peut-être de nature à tempérer la mauvaise humeur des Tunisiens. Je dis bien peut-être…

L’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) a adopté, lors d’une séance plénière, tenue mardi 14 mars 2017, au Bardo, un accord de coopération financière, au titre de l’année 2014, conclu entre la Tunisie et l’Allemagne Fédérale, à Tunis, le 22 juillet 2016, d’une valeur globale de 119 millions d’euros (289 millions de dinars- MD).
En vertu de cet accord, le gouvernement de la République Fédérale d’Allemagne (RFA) s’engage à permettre à la Tunisie ou à tout autre bénéficiaire, qui sera choisi par les deux gouvernements, de bénéficier d’une enveloppe de 116 millions d’euros (282 MD) sous forme de crédits et de 3 millions d’euros (7 MD) en tant que contributions financières.

Des programmes urgents

Octroyées par la Banque de Développement Allemande (KFW), ces deux enveloppes seront orientées par le gouvernement tunisien pour la réalisation de projets prioritaires.
Il s’agit, notamment, de réaliser le projet de la gestion intégrée des ressources hydrauliques, conçu dans le cadre du programme de développement des régions intérieures du pays.
Mobilisant un investissement global de l’ordre de 229 millions d’euros (556 MD), ce projet sera financé conjointement par le budget de l’Etat et la KFW. Il permettra de renforcer l’effort déployé par le gouvernement en vue de préserver les richesses hydrauliques et d’assurer une meilleure gestion de la demande en eau.

Le deuxième projet portera sur le réaménagement et l’élargissement des stations d’assainissement et de pompage. Le financement sera assuré grâce à un crédit à conditions privilégiées d’une valeur de 50 millions d’euros (121 MD), qui sera octroyé au ministère des Affaires locales et de l’Environnement et à l’Office national de l’assainissement (ONAS).
Des ressources additionnelles seront mobilisées pour financer la tranche complémentaire du programme d’élargissement et de réaménagement de 19 stations d’assainissement et de 130 stations de pompage, dont la première tranche a été financée, par la Banque Allemande de Développement (54,9 millions d’euros- 132 MD) et l’Agence Française de Développement (18,5 millions d’euros- 45 MD), dans le cadre du programme de Facilité d’investissement du voisinage, et via un don de 3 millions d’euros (7 MD), octroyé par la Commission Européenne.

Les exigences des députés

Lors de la discussion du projet, certains députés ont mis en relief l’importance de ce crédit en termes de soutien à l’agriculture s’agissant notamment de l’approvisionnement en eau potable des habitants des régions intérieures, critiquant, toutefois, le manque de clarté des exposés de motifs de ce projet. En effet, le député Ammar Amroussia a estimé que les explications sont floues, voire comportent “une tricherie”, s’interrogeant sur le pourquoi de la discussion d’un accord signé depuis 2014.

De son côté, le député Zouheir Rjeibi a souligné la nécessité d’expliquer les dispositions de cet accord, remettant en question sa discussion uniquement au sein de la commission des finances et sa non présentation aux commissions spécialisées (agriculture et industrie), s’étonnant de l’absence du ministre de l’Agriculture, des Ressources hydauliques et de la Pêche, sachant que l’accord concerne son département.

La députée Jamila Jouini a demandé au gouvernement d’exécuter les projets programmés selon une stratégie cohérente afin d’assurer leur pérennité, de fixer une liste de projets et de définir les priorités en fonction de critères clairs.

par -

Le Nigeria, on le sait, trinque en ce moment avec une sévère récession, chose que le pays n’a pas connue depuis 25 ans, vivant grassement des recettes du pétrole exporté vers les quatre coins du monde. Ce même pétrole, qui pesait avant la fonte des cours 70% dans les revenus globaux et à peu près 90% dans les rentrées en devises, est la cause des tourments des Nigérians. Et pourtant c’est le même pays qui refuse la main tendue du Fonds monétaire international (FMI) pour sortir, un tant soit peu, la tête de l’eau. Certes pas un refus frontal ou catégorique, sait-on jamais, mais refus tout de même…

En effet la ministre nigériane des Finances, Kemi Adeosun, a affirmé que son pays n’a pas besoin de faire appel au FMI pour résorber son déficit budgétaire, 7 milliards $ en 2016. « Nous considérons le FMI comme une solution de dernier recours, notamment en cas de difficultés avec les balances de paiement. Et le Nigeria n’en a pas. Ce que nous avons maintenant, c’est plus un problème fiscal », a indiqué la ministre, rapporte l’Agence Ecofin. Elle a ajouté que le gouvernement s’active actuellement pour mettre sur les rails son plan de réformes économiques afin d’éviter le recours aux institutions financières internationales.

«Nous mettons en place autant de réformes que ce que le FMI nous aurait imposé dans le cadre d’un financement. Les Nigérians veulent être responsables de leur propre futur. Nous voulons concevoir notre plan de réformes par nous-mêmes», a déclaré Mme Adeosun dans une interview diffusée mardi 21 février 2017.

Par ailleurs elle a livré les principaux indicateurs de l’économie nigériane ; elle a fait état d’une bonne tenue des recettes non-pétrolières et de changements dans la batterie de réformes économiques pour s’assurer que les prêts de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement vont être utilisés de manière optimale afin de doper la croissance. La ministre  des Finances a précise que ce dispositif sera fin prêt ce mois de février.

par -

L’Union européenne (UE) va apporter une aide de 225 millions d’euros à la Gambie pour aider le nouveau président à faire face aux dossiers urgents, rapporte l’agence adiac-congo.

 Une aide financière immédiate de 75 millions d’euros sera débloquée, dans le cadre de l’insécurité alimentaire et le chômage, la construction ou la réfection des routes.

L’autre montant, 150 millions d’euros devraient également être versés sur le long terme. Le président Adama Barrow a affirmé que son pays « ne disposait que de deux mois de réserves de changes et était quasiment en faillite et en besoin de secours immédiat ».

En décembre 2014, l’UE a  fait son aide à la Gambie en raison de la mauvaise situation des droits de l’homme.

A peine élu, Adama Barrow a choisi de ramener son pays au sein du Commonwealth dont son prédécesseur s’était retiré en 2013. Il vient de décider de libérer les détenus sans procès. La Gambie est en train de trouver sa quiétude présagée après le départ de Yaya Jammeh.

Même si la nomination de certains  anciens ministres du président sortant est contestée par la population, a ajouté l’agence d’information africaine.

par -

Selon des données publiées ce vendredi 10 février 2017 par Jeune Afrique, 73.4 millions de dollars est le budget prévu par une proposition de loi, « H.R. 157 », actuellement à l’étude à la Chambre des députés américaine, sur un total de 160,4 millions de dollars d’aide américaine pour la Tunisie tout au long de l’année.

Cette somme comprend la lutte contre le terrorisme, le contrôle et la sécurité aux frontières ainsi que le financement et la formation du corps militaire tunisien. Ce montant est trois fois plus élevé que l’aide accordée en 2014 (environ 24 millions de dollars), a ajouté la même source.

par -

La Commission européenne a mis sur la table de nouvelles mesures pour freiner l’arrivée de migrants via la mer méditerranée, dont 200 millions d’euros pour la Libye.

Les nouvelles mesures de lutte contre l’immigration seront débattues par les chefs d’État et de gouvernement de l’UE à Malte le 3 février, rapporte le site “Euractiv”.

Les 200 millions d’euros supplémentaires seront destinés à poursuivre l’entrainement européen des garde-côtes libyens, à leur fournir des moyens de surveillance et à financer les retours volontaires de migrants dans leur pays d’origine.

Selon la même source, le collège des commissaires a ainsi adopté une communication qui prévoit d’étendre les activités de formation des garde-côtes libyens pour renforcer la lutte contre le trafic d’êtres humains en Méditerranée.

par -

Dans un entretien avec la chaine britannique BBC, en marge du Forum de Davos, le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, a déclaré à propos du terrorisme que “les attentats se produisent maintenant partout dans le monde et que la Tunisie n’est pas moins sécurisée que les autres pays. Il a ajouté “que le terrorisme est devenu un problème global, planétaire. Nous avons donc besoin d’une meilleure coopération multilatérale pour y faire face”, a dit Chahed.

A une question sur la difficulté de faire venir des investisseurs en Tunisie depuis les dernières attaques terroristes (Sousse et Bardo), Chahed a répondu ceci : “les autorités font de leur mieux pour améliorer le climat sécuritaire. En termes d’entrainement, d’équipement, et de politique préventive, la Tunisie a fait de gros efforts. Les forces de sécurité sont maintenant mieux outillées et mieux préparées pour combattre le terrorisme. Il n’en demeure pas moins que les tragédies qui ont frappé l’Europe dernièrement peuvent arriver partout dans le monde. Mais il ne faut pas être intimidé ou paralysé par la menace, il faut continuer à vivre, investir, travailler”, a déclaré le chef du gouvernement tunisien.

Concernant les ressortissants tunisiens qui ont frappé récemment en Europe, notamment à Berlin, Chahed a rétorqué que “Anis Amri s’est radicalisé en Europe et n’avait commis aucun acte de ce type avant son émigration. L’Europe elle-même est devenue un cocon pour les djihadistes. C’est pour cette raison qu’une coopération globale est la solution à un problème global”…

S’agissant du partenariat de la Tunisie avec la nouvelle administration américaine, il a répondu que “la Tunisie a une longue histoire avec les USA et que les liens vont demeurer, quoi qu’il en soit. Ce qui est essentiel c’est que les Etats-Unis et l’Europe soutiennent la jeune démocratie tunisienne. Nous partageons les mêmes valeurs. Nous défendons la même démocratie. La Tunisie est maintenant un pays phare en Méditerranée. Nous avons la liberté, des partis politiques, des élections, une autorité constitutionnelle… Et tout ce que la démocratie requiert. C’est un processus difficile. Maintenant nous devons gagner la bataille du social et de l’économie”…

Au sujet de la séparation entre politique et religion, théorisée récemment par le leader d’Ennahdha, Rached Ghannouchi, après des décennies de mixage des deux au sein de ce mouvement, Chahed a dit que “la Tunisie est le seul pays arabe à aller aussi dans cette configuration, avec des avancées notables en matière de démocratisation, des succès dans la transition politique. Mais ça reste un long apprentissage. La nouvelle Tunisie a juste 5 ans. Nous allons dans la bonne direction. Nous avons besoin de renforcer cette expérience par un socle économique et social”, a conclu Chahed.

par -

Dans une déclaration accordée ce mercredi 18 janvier 2017 à Jawhara FM, Faycel Tebini, député et président du parti « La voix des agriculteurs », a souligné la nécessité d’intervenir pour aider les habitants des régions du Nord-Ouest, paralysés par la neige.
Il a dans ce cadre appelé à la mise en place d’une série de mesures « exceptionnelles » pour y faire face.
Pour rappel, plusieurs régions du Nord-Ouest dont notamment Ain Drahem ont enregistré une forte quantité de neige. Chose qui a provoqué le blocage de plusieurs routes.
Plusieurs mesures ont été prises en faveur les habitants de ces régions et les efforts se poursuivent pour déneiger les routes.
De son côté, le ministère de l’Industrie et du Commerce est en train de coordonner avec les commerçants du gros des produits alimentaires et les filiales de l’Office du Commerce tunisien (OCT) pour garantir l’approvisionnement de ces régions en produits de base (huile alimentaire subventionnée, sucre, farine, pain), pour faire face à cette vague de froid…

par -

La Commission européenne n’a pas tardé à concrétiser ses promesses de soutien à la Tunisie lors de la Conférence internationale sur l’investissement et lors de la visite du président tunisien, Béji Caid Essebsi, à Bruxelles. En effet la CE a décidé de dégager une enveloppe de 213,5 millions d’euros pour financer des réformes et l’infrastructure sociale en Tunisie.

« Le programme d’action que nous adoptons pour 2016 témoigne de notre volonté de contribuer immédiatement à l’amélioration des conditions de vie du peuple tunisien. Cette année, nos efforts se concentreront principalement sur les infrastructures sociales, les normes de services de base dans les régions et les quartiers les plus défavorisés, ainsi que le soutien aux réformes dans l’administration publique et le secteur de l’éducation », a déclaré Johannes Hahn, commissaire à la politique européenne de voisinage et aux négociations d’élargissement, qui était à “Tunisia 2020”.

Le pactole sera affecté à quatre programmes :

1) La modernisation de l’administration et des entreprises publiques et le Plan de développement 2016-2020 (73,5 millions d’euros)
2) L’éducation, la mobilité, la recherche et l’innovation (60 millions d’euros)
3) L’initiative pilote sur le développement local intégré (60 millions d’euros)
4) Le secteur de la santé (20 millions d’euros).

par -

La première visite d’un Président tunisien aux institutions de l’Union européenne intervient à l’heure où nous célébrons le 40ème anniversaire du premier accord de coopération conclu en 1976. Nos rencontres manifestent au plus haut niveau notre volonté de franchir un nouveau palier dans le cadre d’une relation stratégique, et reflètent à la fois la profondeur des liens qui nous unissent et l’exception démocratique tunisienne dans le voisinage méridional.

Depuis la révolution tunisienne de 2011, l’UE a fait de l’appui à la jeune démocratie une des priorités de sa politique extérieure. Nous avons réitéré notre détermination à appuyer et à soutenir les efforts tunisiennes visant à consolider les acquis démocratiques, poursuivre la mise en œuvre effective des dispositions de la Constitution de 2014 et à relever les défis sécuritaires, économiques et sociaux.

La Communication conjointe « Renforcer le soutien de l’Union européenne à la Tunisie » du 29 septembre 2016, suivie par les conclusions du Conseil de l’Union européenne le 17 octobre 2016, confirme la place prioritaire accordée par l’UE à la Tunisie. La résolution du Parlement européen du 14 septembre 2016 confirme la volonté d’appuyer la transition tunisienne à travers des recommandations telles que l’appel lancé aux participants du partenariat de Deauville à concrétiser leurs engagements pris en faveur de la Tunisie.

Depuis 2011, l’UE a plus que doublé le montant de son assistance financière à la Tunisie. Nous avons confirmé notre volonté d’ accroître l’aide financière sous forme de dons à 300 millions d’euros en 2017, et de maintenir cette tendance pour les prochaines années. En outre, depuis 2014, l’UE a octroyé à la Tunisie une assistance macro-financière de 800 millions d’euros.

La Conférence internationale « Tunisia 2020 » les 29 et 30 novembre 2016 a été un franc succès. Elle a été l’occasion pour la Tunisie de présenter son nouveau modèle de développement économique et social inclusif et durable, le Plan de développement 2016-2020. Nous saluons les mesures positives annoncées lors de la conférence par le Gouvernement tunisien afin de favoriser les investissements locaux et étrangers et soulignons l’importance d’avancer le plus rapidement possible dans les réformes nécessaires au développement du pays. Nous sommes déterminés à soutenir la dynamique enclenchée par cette Conférence et à assurer la mise en œuvre des engagements entrepris.

Dans ce contexte, notre coopération s’attachera à stimuler la croissance économique pour réduire le chômage, notamment chez les jeunes, ainsi que les disparités régionales. A cette fin, elle devra promouvoir une amélioration durable du climat des investissements et des affaires afin de permettre au secteur privé tunisien, y compris les PME, et aux investisseurs étrangers de développer leur activité et de générer des emplois.

Nous reconnaissons la pertinence du projet d’interconnexion électrique Tunisie-Italie « ELMED » dans le contexte de la politique énergétique de la Tunisie et de son intégration au marché euro-méditerranéen de l’électricité, ainsi que son potentiel dans la promotion des liens plus étroits entre nos deux régions.

Nous sommes convaincus que la jeunesse, qui a ouvert la voie à la transition démocratique unique, doit occuper une place prioritaire dans notre coopération future. Nous avons convenu d’intensifier notre coopération afin d’identifier toutes les opportunités possibles et mettre en place, dans le cadre d’un « Partenariat Jeunesse UE – Tunisie », des initiatives et programmes en matière d’emploi, de formation professionnelle, de mobilité, de culture, d’études et de recherches en faveur de la jeunesse tunisienne. A ce titre, nous convenons d’intensifier les échanges entre universités.

Chaque année 1500 étudiants et jeunes, ainsi que le personnel des universités, pourront bénéficier de programmes européens tels qu’Erasmus+. Nous saluons la volonté de la Tunisie d’adhérer au programme ‘Europe créative’ qui offre une opportunité additionnelle pour promouvoir davantage le dialogue entre nos deux sociétés et mettra tout en œuvre pour permettre la participation des opérateurs culturels tunisiens dans les meilleurs délais possibles.

Il a été convenu qu’un évènement à haut niveau sera organisé à Tunis dans les prochains six mois pour marquer l’attachement de deux parties à la mise en place du « Partenariat Jeunesse UE – Tunisie ». 

Nous sommes prêts à nous engager dans un dialogue général sur les questions liées à la migration et à la mobilité, domaines dans lequel l’Union européenne et la Tunisie doivent travailler de pair. A cet égard, nous nous sommes déjà accordés à œuvrer dans le cadre du Partenariat pour la mobilité pour une meilleure gestion commune de la migration. Le lancement des négociations sur les accords de facilitation des visas et de réadmission, le 12 octobre dernier à Tunis, représente une étape importante dans ce processus.

Œuvrer ensemble, en appui à la paix, la prospérité et à la stabilité dans la région euro-méditerranéenne, demeure une priorité partagée. La Tunisie et l’Union européenne font face ensemble à la menace terroriste. Nous avons convenu que cette menace doit être combattue en utilisant, de manière coordonnée, l’ensemble des instruments à notre disposition, dans le respect des standards internationaux, des règles démocratiques et des droits de l’Homme.

La deuxième session du dialogue politique de haut niveau sur la sécurité et la lutte contre le terrorisme prévue à Bruxelles le 19 janvier 2017 permettra de dresser le bilan de la coopération en cours dans le domaine sécuritaire et renforcer le soutien de l’UE à la mise en œuvre de la nouvelle stratégie tunisienne de lutte contre le terrorisme et la radicalisation. Nous voulons également poursuivre l’appui à la réforme du secteur de la sécurité en Tunisie. Nous saluons, par ailleurs, l’adoption de la Déclaration de Tunis contre le terrorisme et pour la tolérance et la solidarité entre les peuples, les cultures et les religions. 

Nous soulignons l’importance de l’Accord de Libre Echange Complet et Approfondi (ALECA) en tant qu’étape essentielle dans l’approfondissement de l’intégration économique tunisienne avec l’UE et la nécessité que la Tunisie tire le meilleur parti possible de cet accord. A cet effet, l’UE a réaffirmé le côté asymétrique du futur accord qui permettra à la Tunisie d’en retirer les bénéfices le plus rapidement possible.

L’Union européenne soutiendra la Tunisie dans la négociation et la mise en œuvre de l’ALECA à l’aide de mesures ciblées et liées à cette négociation en vue de la modernisation et la mise à niveau de secteurs clefs de l’économie, tels que l’agriculture et les services. Il importe à cet effet de maintenir la dynamique des négociations.

Nous chercherons également à appuyer concrètement la Tunisie dans des secteurs spécifiques en vue d’une meilleure intégration de son économie au marché européen.

Convaincus du rôle essentiel joué par la société civile tunisienne dans le renforcement de sa transition, nous avons convenu d’intensifier le dialogue tripartite (UE, autorités tunisiennes, sociétés civiles) et de promouvoir davantage le dialogue entre nos deux sociétés.

Nous avons aussi dialogué au plus haut niveau politique sur les questions régionales d’intérêt commun, notamment la situation en Libye. Nous avons convenu d’intensifier les contacts et consultations afin de contribuer à une solution politique permettant de mettre fin à cette crise dans les plus brefs délais possibles.

Nous avons décidé de continuer notre dialogue de haut niveau..

Etant déterminés à faire avancer notre partenariat, nous estimons que les instances de l’Union européenne et de la Tunisie devraient faire le point sur l’état d’avancement de ces divers projets au printemps prochain.

par -
Le premier gouvernement Valls

Présent lors de la Conférence internationale sur l’investissement, qui se tient actuellement au palais des congrès, le Premier ministre français, Manuel Valls, a affirmé que la réussite de la Tunisie signifie la réussite de toute la région, appelant ainsi l’Europe à être pleinement à la hauteur des besoins de la Tunisie et d’en faire une priorité. “La Tunisie ne sera pas seule (…). La France va contribuer au développement de ce pays (…). Il faut investir, créer de l’emploi et développer l’investissement”, a-t-il ajouté.

Il a en outre indiqué que parmi les accords déjà conclus avec la Tunisie, la France a signé un protocole d’une valeur avoisinant les 3000 millions de dinars pour soutenir le plan quinquennal de développement en Tunisie.

par -

La ministre de Développement canadienne a annoncé, lors de la Conférence internationale qui se tient actuellement au palais des congrès, que son pays va injecter 24 millions d’euros dans le plan de développement quinquennal de la Tunisie

Il a par ailleurs indiqué que la Tunisie a besoin d’une économie durable et inclusive, exprimant ainsi l’engagement du Canada à la soutenir dans cette phase de transition démocratique afin de garantir une justice et une croissance partagée.

par -

Lors de son intervention ce mardi 29 novembre 2016, à la Conférence internationale sur l’investissement, “Tunisia 2020”, l’émir du Qatar, Cheikh Tamim Bin Hamad Al Thani, a annoncé qu’une aide de 1,25 milliards de dinars sera débloquée par le Qatar pour lancer des projets de développement en Tunisie.

Il a par ailleurs exprimé l’intention de son pays à soutenir la Tunisie et faire réussir sa transition démocratique.

par -

L’Égypte et la Jordanie ont envoyé de l’aide à Israël pour maîtriser les feux qui ravagent le nord de l’Etat hébreux depuis trois jours, atteignant ainsi la région de  Haïfa, rapporte le site « Time Of Israël »

On rappelle que le ministre de la Sécurité intérieure a déclaré, ce vendredi, que 50 000 Israéliens ont été évacués et que la moitié des incendies sont volontaires.

par -

La Tunisie – mais pas que, le monde entier également – se contorsionne avec cette question lancinante : A quelle sauce le nouveau patron de l’exécutif américain va la manger ? On commence à avoir quelques éléments de réponse. Le berceau du Printemps arabe a enflammé le monde arabe, et la candidate malheureuse à la présidentielle américaine, Hillary Clinton, l’a porté dans son coeur et l’a encouragé, soutenu. Mme Clinton à la Maison Blanche, la Tunisie était assurée de figurer dans les petits papiers de l’administration américaine et d’être en très bonne place dans l’aide au développement. Mais avec Donald Trump, c’est une toute autre histoire…

Le nouveau président des Etats-Unis voit d’un très mauvais oeil le Printemps arabe, et pour cause : Chaque fois qu’on a rebattu les cartes, par le biais des élections, ce sont les Frères musulmans qui ont raflé la mise. Trump penche plutôt pour les régimes forts, un brin autoritaires, ou même un peu plus, l’essentiel étant que le pouvoir ne tombe pas dans l’escarcelle des islamistes, rapporte Jeune Afrique. Alors la magie de “l’exemplarité révolutionnaire” de la Tunisie, caractérisée par une “cohabitation inédite” entre, grosso modo, les modernistes – Nidaa Tounes – et les islamistes – Ennahdha -, qui avait bien fonctionné avec Mme Clinton, ne fera aucun effet à Trump. La Tunisie, pour être sûre d’empocher les 140 millions de dollars d’aide américaine pour 2017, devra montrer patte blanche en matière de stabilité politique et de volontarisme dans le combat contre le péril terroriste, ajoute le magazine. Toutefois Walid Phares, le conseiller pour les affaires arabes de Trump, émet des signaux positifs. Il a déclaré que le locataire de la Maison Blanche, même s’il n’a jamais évoqué publiquement la Tunisie, ne devrait pas la léser dans sa stratégie de recentrage de la politique internationale des USA…

par -

La visite en France de Youssef Chahed, alors que son budget était passé au crible par une ARP décidée à le plumer et que le principal pourvoyeur de fonds (le FMI) auscultait une économie malade pour décider de l’opportunité de continuer à la mettre sous perfusion, avait suscité de vives critiques, notamment des puritains qui demandent toujours plus d’argent à un Etat aux caisses vides tout en voulant l’endetter ou lui demander d’aller trouver de l’aide auprès des occidentaux.

Oublié par les médias français, sa visite ayant souffert d’une mauvaise organisation dans le temps, le chef du gouvernement tunisien a fini par revenir dans leur focus. Devant la presse française, le chef du gouvernement tunisien a ainsi essayé de « vendre » l’idée de la jeune démocratie à aider. Les faiseurs d’opinion français ont cependant vite fait de le rappeler à l’ordre et lui ont donné la leçon qu’il fallait éviter, mais que mérite bien cette Tunisie de la révolution qui refuse de s’aider avant de demander l’aide des autres.

Sur les ondes d’Europe 1, compatissant d’abord, le journaliste vedette Jean-Pierre Elkabbach lui fait remarquer qu’il n’est à la tête du gouvernement que depuis 2 mois et demi. «Et avec ça, vous devez changer toute la Tunisie [ndlr : Sourire gêné de Chahed derrière ses lunettes], la transformer, la moderniser et développer son économie», lui lance Elkabbach. Et Chahed d’esquisser un sourire qui tranche avec sa mine renfermée du début, avant d’ajouter «tout à fait. Et surtout la protéger» en assurant, de sa voix grave et ferme, qu’il reste optimiste.

  • «Nous avons stabilisé la situation sécuritaire»

 «Nous avons stabilisé la situation sécuritaire depuis un an», affirme-t-il ensuite, sûr et rassurant, mettant en exergue les efforts «exceptionnels», pour ce faire, en ressources et en équipements en triplant le budget du ministère de l’Intérieur, ce qui a permis de «réaliser des succès importants durant les 3 derniers mois». Et Elkabbach de lui tendre la perche pour mettre plus l’accent sur le sens de la lutte tunisienne contre le terrorisme et bien mettre ses propos dans le contexte de cette visite en France, un des piliers de l’Europe qui promet des aides qui tardent, en l’interpellant par un «vous protégez la Tunisie, mais vous gardez aussi la frontière Sud, à la fois de la France et de l’Europe». Et le chef du gouvernement tunisien de rebondir et certainement de répondre à ceux qui l’accuseraient d’aller quémander de l’aide : «j’ai voulu transmettre un message, à la France et à la communauté internationale, que la Tunisie ce n’est pas une question économique [ndlr : Financière, voulait-il ne pas dire], d’arithmétique et de comptabilité. C’est un enjeu géopolitique (…) et avons beaucoup dépensé, en termes de temps et d’argent, pour mettre en place cette jeune démocratie et sa consolidation par la relance de l’économie». Suivez donc son regard du côté du 29 novembre où la Tunisie est en droit d’attendre une grande délégation d’investisseurs et d’industriels français, premiers partenaires économiques de cette Tunisie.

Chahed bottera en touche lorsque le journaliste d’Europe 1 lui pose la question sur les intentions du nouveau président américain de ne pas soutenir l’Islam politique et les frères musulmans, préférant rester dans les généralités des bonnes relations tuniso-américaines. Elkabbach le tacle, en lui rappelant que l’allié américain ne fait pas de cadeaux et vend les armes aux Tunisiens au prix du marché, Chahed ne pouvait que s’en désoler et confirmer les dires du journaliste. Titillant, Elkabbach fait «tourner le couteau dans la plaie» et lui rappelle que le G7 de Deauville avait promis à la Tunisie d’Essebssi 25 milliards DT et de demander «combien vous en avez reçu ? On dit que c’est un milliard». Souriant jaune, du sourire de celui qui ne se veut plus dupe, Chahed précise, avec une moue des lèvres qui en dit long sur le peu d’aides reçues : «nous avons reçu beaucoup moins. Un milliard probablement», avant de revenir à son «vade mecum». «Il y a des pays, de taille comparable à la Tunisie, qui ont reçu mille fois plus. Mais ce n’est pas uniquement une question d’argent. C’est une jeune démocratie dans la rive Sud de la méditerranée. C’est cela l’enjeu».

  • Aidez-vous vous-mêmes, les autres vous aideront !

Incrédule et manifestement bien au fait de ce qui se passe en Tunisie et des facéties du contribuable tunisien, J.-P. Elkabbach, qui en a torché plus d’un, le tance. Gêné aussi aux entournures de devoir recadrer son interlocuteur [Ndlr : Remarquez bien le geste d’Elkabbach de la main sur le cou], le journaliste français lance : «vous convaincrez d’abord les médecins et les avocats chez vous de payer plus d’impôts, il paraît qu’ils refusent». Et Vlan … ! Chahed encaisse le coup, non sans gêne.

Et Elkabbach d’enfoncer le clou en insistant sur le fait que «les gens ont envie de dire que c’est d’abord les Tunisiens qui, chez eux, doivent commencer par donner l’exemple de la justice sociale». Interloqué par ce donneur de leçon d’Elkabbach et presque bredouillant, Chahed admet que «la conduite du changement est difficile, le coût des réformes est important. Il y a une résistance au changement, mais nous nous sommes engagés et nous avons été courageux d’aller dans des réformes profondes». L’explication du chef du gouvernement tunisien ne semblait cependant pas convaincre le journaliste français, qui interrompt Chahed pour l’admonester d’un «j’ai noté, pour vous avoir lu, que vous admettez vous-même que les déficits publics ont explosé, que les salaires ont beaucoup augmenté, surtout dans la fonction publique qui est pléthorique, sans oublier le chômage».

Beaucoup d’observateurs et de professionnels tunisiens, comme le PDG de la BAT, avaient pourtant essayé de faire entendre raison à Youssef Chahed à propos de cette même problématique et d’essayer, d’abord, de racler nos propres fonds de caisses, avant d’aller demander de l’aide. Aidez-vous, Dieu vous aidera !

par -

L’ancien ministre des Finances et membre de la commission des finances à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), Slim Besbes, a déclaré ce jeudi 10 novembre 2016 à Africanmanager que si le FMI cesse de soutenir financièrement la Tunisie, les autres bailleurs de fonds, tels que la Banque Mondiale, la BERD, la BID, la BAD, tous les fonds arabes et même les États, le feront aussi.

Il a à ce propos expliqué que le FMI est non seulement un bailleur de fonds mais aussi un organisme qui certifie la solvabilité des pays et donne aux autres organismes et bailleurs un signal quant à la crédibilité au niveau de la capacité financière des pays.

Besbes a, en outre, ajouté que si le FMI cesse d’appuyer la Tunisie, les agences d’accréditation seront vigilantes sur l’attitude du FMI vis-à-vis du gouvernement tunisien.

par -

La Commission européenne s’est penchée sur la Tunisie hier jeudi 29 septembre 2016. Il a été proposé de porter à la hausse l’aide apportée à la Tunisie et de conclure avec elle d’ici trois ans un traité commercial approfondi pour accompagner le gouvernement tunisien dans ses actions afin de consolider la démocratie.

L’Union européenne envisage de doubler son appui financier annuel à 300 millions d’euros jusqu’à 2020 et pourrait mettre à la disposition de la Tunisie, à titre de prêt, 500 millions d’euros pour la stabilisation de l’économie tunisienne.

Il a également été question d’autres crédits accordés par la Banque européenne de développement et d’autres sources de financements pour ramasser 800 millions d’euros de plus afin de moderniser les infrastructures de la Tunisie.

Toutefois “les fonds ne sont pas inconditionnels”, a tenu à préciser le commissaire européen à la Politique européenne de voisinage et à l’Elargissement, Johannes Hahn, lors d’une conférence de presse conjointe avec la Haute représentante de l’Union pour les Affaires étrangères, Federica Mogherini. La Tunisie devra montrer patte blanche, notamment au niveau des réformes structurelles sans cesse ajournées…

Mme Mogherini a par ailleurs proposé la tenue d’un sommet bisannuel entre dirigeants européens et tunisiens.

par -

Plus de 30 élèves de l’école primaire de Zaouit Chafai, dans le gouvernorat de Kasserine, ont bénéficié d’une aide en matière de livres, cartables, cahiers, trousses, matériel scolaire, ainsi que des ballons de football, handball et des cordes à sauter pour tout l’établissement.

Les fonds ont été levés grâce aux entreprises participant au tournoi de football caritatif, qui se déroule le samedi 22 Octobre 2016, à Gammarth. Il y aura lieu à l’occasion une collecte de vêtements pour l’hiver pour cette même école.

L’organisateur du projet, Samari Consulting, est un cabinet de chasse de têtes, recrutement et de coaching, basé à Tunis.

par -

Il est nécessaire d’agir rapidement pour apporter un soutien agricole et pour renforcer les moyens d’existence de 385 000 personnes dans le nord-est du Nigéria, où l’insécurité alimentaire est un phénomène généralisé, a indiqué aujourd’hui la FAO.
La reprise des activités agricoles dans ces zones est primordiale pour que les populations soient en mesure de produire suffisamment pour se nourrir. Cela inclue notamment les déplacés internes dus aux conflits ainsi que les communautés qui les accueillent.

Ces populations ont besoin d’une aide urgente pour rétablir leurs moyens d’existence, qui dépendent principalement de la production agricole, de la pêche artisanale, de l’aquaculture et de la production animale. Ces trois à quatre dernières années, cela n’était pas possible à cause des conflits » a déclaré M. Bukar Tijani, Sous-Directeur général et Représentant régional de la FAO pour l’Afrique.

Plus de 3 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire aiguë dans les Etats de Borno, de Yobe et d’Adamawa.

La FAO a mis en place un plan d’intervention à grande échelle pour faire face à la crise en cours et a besoin de toute urgence de 10 millions de dollars pour fournir des semences, des engrais et de l’équipement d’irrigation à l’approche de la saison sèche. Parallèlement, la FAO prépare également une intervention pour la principale campagne agricole qui requiert beaucoup plus de ressources.

« Cette année, l’aide humanitaire a pu de nouveau accéder à certains territoires auparavant entre les mains de Boko Haram, il s’agit donc d’une occasion unique de lutter contre les niveaux alarmants d’insécurité alimentaire qui sévissent dans le nord-est du Nigeria » a déclaré Tim Vaessen, Coordinateur des opérations d’urgence de la FAO au Nigéria.

« Avec les financements reçus jusqu’à présent, la FAO a réussi à améliorer la sécurité alimentaire de plus de 123 000 personnes en leur permettant de cultiver pendant la saison des pluies. Si cette aide est bel et bien essentielle, elle n’atteint qu’une infime partie des populations qui sont dans le besoin et la FAO cherche maintenant des financements afin de soutenir la production de cultures irriguées, la reconstitution des cheptels et les mesures visant à améliorer la santé des animaux en luttant notamment contre les maladies et en fournissant des aliments complémentaires dans les zones fraichement libérées » a-t-il ajouté.

Les activités de la FAO au Nigeria restent limitées en raison d’un manque important de financements

Les communautés rurales sous pression en accueillant les populations déplacées

Les combats dans le nord-est du Nigeria ont réduit à néant trois campagnes de semis consécutives. De plus, les afflux massifs de populations ayant échappé aux attaques répétées de Boko Haram ont mis une pression extrême sur les communautés d’accueil, déjà pauvres et vulnérables. Leurs moyens d’existences agricoles et pastorales se sont davantage fragilisés, aggravant la situation de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, déjà caractérisée par une certaine précarité.

Ne pas relancer l’économie rurale risquerait de leur porter grandement préjudice avec un manque d’opportunités professionnelles et surtout le risque de radicalisation de la jeunesse puis d’enrôlement dans des groupes armés, conduisant ainsi à des troubles civils, a averti la FAO. A l’inverse, relancer la production agricole dans les zones fraichement accessibles encouragera les populations de déplacés à rentrer chez eux tout en contribuant à améliorer leur santé et leur nutrition.

Le travail de la FAO

Dans le nord-est du Nigéria, la FAO a fourni des kits agricoles aux communautés d’accueil, aux populations vulnérables et aux déplacés internes qui bénéficient d’un accès à la terre. Les kits incluent des variétés améliorées de millet, sorgho et niébés, une légumineuse hautement nutritive et adaptée localement, et des engrais permettant aux bénéficiaires de cultiver pendant la saison des pluies. La récolte devrait commencer d’ici la fin du mois de septembre et leur permettre de satisfaire leurs besoins alimentaires pendant au moins 10 mois.

La FAO travaille actuellement sur des formules horticoles pour près de 85 000 personnes supplémentaires, à l’approche de la saison des pluies.

« Cultiver leur nourriture, saine et nutritive, contribue à réduire le besoin d’une aide alimentaire extérieure à l’avenir. Les familles qui ont accès à la terre et sont en mesure de cultiver peuvent ensuite récolter pendant six à huit semaines » a précisé M. Vaessen.

Les activités de la FAO au Nigeria restent limitées en raison d’un manque important de financements. Jusqu’à présent, la FAO a seulement reçu 4,9 millions de dollars, dont 20 pour cent proviennent du Fonds spécial pour les activités d’urgence et de relèvement (SFERA) de la FAO.

Le programme de la FAO dans le nord-est du Nigéria est également financé par le Japon, la Belgique, la Commission européenne (ECHO) et le Fonds central d’intervention pour les urgences humanitaires (CERF).

Reseaux Sociaux

INTERVIEW

Elle, c’est une spécialiste du transport, un secteur où elle a fait presque toute sa carrière, qu’elle connaît, de la voiture particulière à l’avion,...

AFRIQUE

Le Directeur des Affaires Publiques Ken Reiman a rencontré le Professeur Nicolas Barro, Président de l’Université Norbert Zongo, pour signer un protocole d’accord de...

SPORT

Programme de la troisième journée du championnat de la Ligue 1 du football professionnel, pévue vendredi 25 août : A Radès (19h00, à huis clos): Club...