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La quatorzième session du Conseil d’Association entre l’Union européenne et la Tunisie s’est tenue à Bruxelles le 15 mai 2018. Elle a été co-présidée par Madame Federica MOGHERINI, Haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et Vice-présidente de la Commission et par Monsieur Khémaies Jhinaoui, Ministre des Affaires Etrangères de la République tunisienne. M. Johannes Hahn, Commissaire européen chargé de la Politique européenne de voisinage et des négociations d’élargissement, a aussi pris part aux travaux de cette session.

A cette occasion, nous nous félicitons de la visite en Tunisie de Monsieur Jean-Claude Juncker, Président de la Commission européenne, prévue les 23 et 24 juillet 2018, en réponse à l’invitation qui lui a été adressée par Monsieur le Président de la République tunisienne.

Cette session nous a permis de faire le point sur nos objectifs communs et de saluer les nombreuses avancées depuis la session précédente du 11 mai 2017. Notre coopération s’est notamment intensifiée autour de questions essentielles comme l’employabilité des jeunes et les réformes, la consolidation démocratique et la promotion de la bonne gouvernance – avec le rôle toujours essentiel de la société civile, la réponse aux défis sécuritaires communs et la gestion concertée de la migration. Nous nous sommes engagés aujourd’hui à fixer des objectifs encore plus ambitieux pour le futur.

Les priorités stratégiques 2018 – 2020 sur lesquelles nous nous sommes mis d’accord reflètent notre détermination à consolider notre partenariat en visant des résultats concrets et visibles au profit des citoyens. Les priorités cibleront le développement socio-économique inclusif et durable ; la démocratie, la bonne gouvernance et les droits de l’Homme, le rapprochement entre les peuples, la mobilité et la migration; ainsi que la sécurité et la lutte contre le terrorisme.

Les deux parties ambitionnent d’approfondir davantage leur rapprochement au-delà de 2020 et ont convenu de poursuivre leur réflexion sur la vision future pour le partenariat d’ici la prochaine session du Conseil d’Association en 2019.

Les deux parties ont convenu de la mise en place d’un mécanisme d’alerte précoce de manière à rendre plus efficace leur coopération et à améliorer leurs méthodes de travail.  Au vu des résultats positifs réalisés dans de nombreux domaines, nous allons encore renforcer l’impact et la visibilité de nos efforts conjoints.

L’annonce par l’Union européenne d’une enveloppe supplémentaire sous forme de dons pour 2018 qui atteindra, encore une fois, la somme maximale possible de 300 millions d‘euros illustre l’importance accordée par l’UE au partenariat privilégié.

L’élargissement des perspectives d’avenir pour la jeunesse constituera une composante majeure de nos efforts. En plus du programme de 25 millions d’euros qui permettra la création de 1000 startups tunisiennes, notamment au profit des jeunes, l’UE financera un nouveau programme dédié à la jeunesse axé sur l’emploi, l’employabilité et les initiatives innovantes des jeunes tunisiens pour la relance socio-économique du pays.

L’UE se félicite de la réussite  des élections municipales tenues en Tunisie le 6 mai 2018 et s’engage à soutenir la Tunisie dans le parachèvement de la mise en place de la démocratie dans sa dimension locale et du processus de décentralisation en tant que vecteur important de développement régional. Au-delà des programmes en cours, nous œuvrerons au renforcement des capacités des municipalités nouvellement créées et au développement régional. Une enveloppe additionnelle sera allouée à ce volet de coopération.

Nous nous félicitons des programmes d’appui annoncés au profit des régions défavorisées, au développement du tourisme avec de plus fortes retombées économiques locales. Aux secteurs prioritaires comme l’agriculture et le tourisme s’ajoutera un soutien à la modernisation de l’économie, avec un accent particulier sur l’innovation, l’économie numérique, les énergies renouvelables, la recherche et la spécialisation intelligente qui fera l’objet d’un accord spécifique à conclure prochainement.

La feuille de route qui a récemment été adoptée par le Conseil des Ministres tunisiens, et présentée à l’UE lors de la visite du Chef du Gouvernement Youssef Chahed à Bruxelles, reprend les mesures les plus urgentes (législatives, stratégiques et opérationnelles) nécessaires à la relance socio-économique du pays et servira comme outil opérationnel pour assurer leur mise en œuvre rapide, y compris les mesures d’appui financées par l’UE.

Monsieur Johannes Hahn, Commissaire européen pour le voisinage et les négociations d’élargissement, conduira une mission en Tunisie avec les institutions financières courant 2018 pour discuter des réformes en cours et de l’appui nécessaire pour accompagner ces réformes.

L’accord de libre-échange complet et approfondi (ALECA) contribuera de manière structurelle à l’ancrage de la Tunisie à l’espace européen et à la modernisation de l’économie tunisienne, et nous nous félicitons de notre décision commune de fixer un agenda de négociations ambitieux sur l’ensemble des chapitres en vue de conclure les négociations dans les meilleurs délais.

Eu égard aux opportunités et défis posés par la migration, nous avons réitéré notre engagement à avancer dans les négociations sur la facilitation des visas et l’accord sur la réadmission afin de les conclure dans les meilleurs délais. Les synergies possibles entre ALECA et la facilitation des visas ont été discutées.

Nous avons convenu de continuer notre coopération dans le domaine de la sécurité et de lutte contre le terrorisme, tout en promouvant le plein respect de l’Etat de droit, des droits de l’Homme et des libertés fondamentales. Nous avons à cet effet noté avec satisfaction la reprise de l’activité économique dans le domaine touristique grâce aux efforts constants de la partie tunisienne à améliorer la situation sécuritaire. Nous comptons sur les mesures annoncées pour avancer dans la mise en œuvre du programme-phare sur la réforme du secteur de la sécurité.

Nous poursuivrons nos efforts conjoints afin de soutenir les réformes tunisiennes pour répondre aux normes internationales et européennes en matière de gouvernance fiscale et de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

Notre objectif commun est que la Tunisie remplisse rapidement ses engagements au titre du plan d’action agréé avec le Groupe d’action financière (GAFI), et sorte de la liste du GAFI, ainsi que de la liste de l’Union européenne, aussi vite que possible.

Le lancement d’un programme de coopération et d’échange diplomatique entre le Service européen pour l’Action Extérieure et le Ministère tunisien des Affaires Étrangères permettra un partage d’expertises et une meilleure connaissance des méthodes de travail respectives. A cet égard, nous nous sommes félicités de la signature de l’accord administratif relatif aux stages de diplomates.

La coopération dans le domaine de la valorisation notamment économique du patrimoine culturel tunisien et la diplomatie culturelle est une autre action inédite illustrant la place de la culture dans le partenariat Tunisie – UE, en vue de la mise en place à terme d’une stratégie nationale de diplomatie culturelle en Tunisie.

Par ailleurs, nous avons souligné l’importance que nous accordons à la dimension parlementaire de notre partenariat privilégié.

Nous avons continué nos échanges sur les questions régionales d’intérêt commun, notamment la situation en Libye, en Syrie, au Moyen-Orient ainsi qu’au Sahel.

Le Ministre tunisien des Affaires Etrangères a réitéré les remerciements de la Tunisie pour l’appui qu’apporte l’UE à la transition démocratique ainsi que pour son soutien à la réussite des réformes économiques. La Haute Représentante a renouvelé  l’engagement de l’UE à poursuivre et à renforcer son appui à la Tunisie.

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La Fondation Merck, la branche philanthropique de Merck KGaA Allemagne lance ses programmes aujourd’hui au Tchad en partenariat avec la Première Dame et le Ministère de la Santé du Tchad. La Fondation Merck a annoncé le lancement de son programme phare « Merck Cancer Access Program » dans le but d’augmenter le nombre limité d’Oncologues et d’améliorer l’accès à des soins anticancéreux de qualité et équitables dans le pays.

Lors de l’événement, le Prof. Dr. Frank Stangenberg Haverkamp, Président du Directoire de E.Merck KG et Président du Conseil d’administration de la Fondation Merck a souligné: « Nous sommes fiers de lancer la Fondation Merck au Tchad en partenariat avec S.E la Première Dame du Tchad, Madame HINDA DEBY ITNO et le Ministère de la Santé. Grâce à la Fondation Merck, nous allons travailler en étroite collaboration pour améliorer l’accès à des solutions de santé équitables dans le pays ».

Lors de la réunion de haut niveau entre le Président du Tchad, Son Excellence IDRISS DEBY ITNO, invité d’honneur, Prof. Frank Stangenberg Haverkamp, ​​Président du Directoire de E-Merck KG et Président du Conseil d’Administration de la Fondation Merck et le Dr Rasha Kelej, PDG de la Fondation Merck, la Fondation Merck a confirmé son engagement en faveur d’un partenariat à long terme avec le gouvernement du Tchad pour renforcer les capacités en matière de soins de santé et améliorer l’accès à des solutions de santé innovantes et équitables à travers le pays.

Dr Rasha Kelej PDG de la Fondation Merck a en outre souligné : « Nous croyons fermement que le renforcement des capacités de santé est la bonne stratégie pour améliorer l’accès à des solutions de santé équitables et de qualité en Afrique, donc ensemble nous répondrons au besoin important de formation dans le domaine du Diabète, Cancer et soins de l’Infertilité, nos domaines d’intérêt ».

« Nous sommes ravis de nous engager à fournir à quatre candidats une bourse d’Oncologie d’un an en Inde pour contribuer à relever les défis de l’accès aux soins du cancer dans le pays », Rasha Kelej a ajouté.

La Fondation Merck a annoncé la nomination de S.E. Madame HINDA DEBY ITNO, la Première Dame du Tchad, en tant qu’ambassadrice de la campagne « Merck More Than a Mother », à travailler en étroite collaboration avec la Fondation Merck pour définir des interventions visant à briser la stigmatisation des femmes sans enfants à travers le pays.

Son Excellence, la Première dame du Tchad, Madame HINDA DEBY ITNO a souligné l’importance de l’initiative en disant : « Nous sommes heureux que la Fondation Merck soit lancée au Tchad, et ils lancent leurs programmes phares pour nous aider à renforcer les capacités de soins contre le cancer et l’infertilité, afin que nos populations puissent avoir l’accès à des soins anticancéreux et de l’infertilité de qualité et équitables dans notre pays bien-aimé. Je suis également heureux d’être l’ambassadrice de « Merck More Than a Mother ». Je vais travailler en étroite collaboration avec la Fondation Merck pour briser la stigmatisation autour de l’infertilité à tous les niveaux en sensibilisant, en formant les compétences des experts locaux et en aidant les femmes sans enfants à démarrer leurs petits commerces ».

Pendant le lancement, l’Honorable Ministre de la Santé du Tchad, M. Aziz Mahamat Saleh, a expliqué : « Nous savons tous que les soins contre le cancer sont soumis à de fortes pressions en Afrique, et la situation n’est pas différente au Tchad, nous avons seulement deux oncologues pour une population de treize millions. Ces chiffres ne sont pas suffisants pour donner accès à des soins de qualité et équitables. Nous sommes reconnaissants envers la Fondation Merck pour le lancement de leurs programmes au Tchad, et nous croyons que ces initiatives amélioreront la qualité des soins contre le cancer et l’infertilité dans notre pays »

« Jusqu’à présent, le Tchad n’a pas de spécialiste en Fertilité ou de clinique spécialisée pour gérer ces conditions de l’infertilité. Merck fera l’histoire au Tchad en offrant des opportunités de formation aux premiers spécialistes de la fertilité dans le pays », Rasha Kelej a ajouté.

En outre, la Fondation Merck s’engage à contribuer à la promotion des soins du diabète au Tchad en fournissant un diplôme en ligne sur la prise en charge du diabète en langue française pour les étudiants et diplômées en médecine au Tchad et dans d’autres pays d’Afrique francophone afin qu’ils puissent en apprendre davantage sur le diagnostic et le traitement du diabète. Le cours est accrédité par « Royal college for general practitioners » au Royaume-Uni.

Jusqu’à présent, des candidats d’Ouganda, Zambie, Éthiopie, Namibie, Tanzanie, Ghana, Sierra Leone, Afrique du Sud, Botswana, Libéria, Rwanda, Kenya, Tchad, Niger, Guinée, Gambie, Sri Lanka, Cambodge, Bangladesh, Myanmar et Népal ont bénéficié des programmes de formation de la Fondation Merck en matière de bourse en Fertilité et en Oncologie. La Fondation Merck vise à étendre à plus de pays africains et asiatiques bientôt.

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Youssef Chahed est depuis deux jours en tournée européenne et nul ne sait pourquoi, puisqu’il ne l’a pas dévoilé lui-même. Mises à part les photos et les vidéos sur sa page, les annonces politiquement correctes d’un soutien européen qui serait indéfectible, d’un contingent supplémentaire d’huile d’olive à exporter et des Hollandais qui ne seront plus interdits de voyage en Tunisie, on ne comprend toujours pas ce qu’il était allé chercher sur le vieux continent. Et on est tenté de penser qu’il n’y avait pas de quoi faire un plat … tunisien !

  • Ouverture tous azimut à une Europe qui restera fermée

On va donc prendre pour guide les thèmes qu’il a développés lors de son discours, ou séance d’échanges, au Parlement européen. Sur l’ALECA par exemple, le chef du gouvernement tunisien semblait avoir accepté telle quelle, même s’il avait demandé «l’asymétrie et la progressivité», l’ouverture complète du marché tunisien aux produits européens. Il n’a ainsi pas parlé de la mobilité, malgré une question bien précise à ce sujet d’une des députés présents, qui demandait plus de visas pour les Tunisiens. Et c’est justement le silence, aussi bien du chef du gouvernement que des Européens, sur cette question essentielle pour un vrai partenariat, qui fait de l’ALECA un véritable marché de dupes. «Nous avons demandé un quota supplémentaire en huile d’olive, mais nous ne le mettons pas en donnant-donnant contre l’ALECA», avait dit Youssef Chahed devant le Parlement Européen avec le sourire gêné de celui qui savait très bien ce qu’il disait.

La Tunisie s’ouvre complètement et dans tous les secteurs, dont l’agriculture et les services, à l’Europe. Cette dernière restera fermée à tous les Tunisiens qui voudraient prospecter et vendre leurs services ou y exercer un métier de services. Idem pour l’agriculture, où les produits européens restent hautement compensés, en face d’une agriculture tunisienne à peine soutenue et qui a même du mal à vendre localement ses produits à prix convenables. Pour toute réponse, Youssef Chahed se contente de rappeler aux Européens qu’ils doivent nous ménager, procéder progressivement pour ne pas nous faire trop mal, «car nous restons un pays en développement» dit-il. Une députée européenne l’interpelle sur cette question de l’agriculture. Il ne répondra pas.

Comme pour l’ALECA, le chef du gouvernement accepte sans broncher aussi l’Open Sky. «La Tunisie a fait beaucoup d’efforts pour le signer. Je crois que la balle est dans le camp européen», dit-il avec un léger sourire. Il oubliait pourtant que sa compagnie nationale de transport aérien est loin, très loin, d’être prête, surtout que l’Etat propriétaire lui refuse toute assistance et la laisse péricliter, sourd au cri d’alarme d’Elyes Mnakbi qui disait en novembre dernier que «l’Open Sky est la faillite de Tunisair».

  • Il leur parle du FMI, ils lui parlent de Sihem Ben Sedrine

Suivant toujours le guide du discours du chef du gouvernement devant le Parlement européen, on comprendrait qu’il était venu demander l’aide pour un pays obsédé par les augmentations et pas amateur du travail, et commence son discours par les relations FMI-Banque Mondiale. «Nous avons eu une revue très positive en mars dernier. Une autre revue est en cours pour le mois de juin et je pense que nous serons en mesure de confirmer les engagements sur les principales réformes. En cours, celle des Caisses, celle des entreprises publique et celle de la fonction publique et la caisse de compensation ».

Préférant certainement laver son linge sale en famille, Youssef Chahed oublie de parler de l’UGTT et sa campagne anti-réformes et s’attarde encore sur le FMI, avec lequel l’accord conditionne aussi l’aide européenne. «C’est un accord FMI un peu pressant pour la Tunisie, mais nous nous sommes engagés à le faire et nous allons le faire», tente-t-il de les tranquilliser. Se rappelant, peut-être, que même le FMI est pressé de voir son débiteur faire ce qu’il faut pour rester capable de le rembourser, il demande que «il ne faut cependant pas que les contraintes du FMI ralentissent la croissance et cassent le retour de cette croissance que nous sommes en train d’observer».

Et lorsqu’il évoque le manque de communication avec l’Union Européenne, l’ambassadeur qui était à ses côtés, et qui quelques secondes plus tôt se massait l’œil d’un doigt, se penche en avant, pose ses bras sur la table et hoche la tête, comme s’il se sentait concerné par les propos, ou dirions-nous, les reproches indirects du chef du gouvernement, qui ajoute : «nous pouvons valoriser encore plus ce qui est en train d’être fait. On peut trouver des outils pour mieux vulgariser l’aide européenne». Et lorsque Chahed passe à un autre sujet, l’ambassadeur prend un verre d’eau comme pour se dire «Ouf !»

Les députés européens le mettront un peu mal à l’aise sur le sujet de l’IVD, jusqu’à l’obliger à sortir du silence qu’il s’est imposé en tant que chef de gouvernement, sur un dossier entre les mains de son patron BCE. Il dira d’abord que «ce processus [Ndlr : de la justice transitionnelle] a été, je dirais, mal conduit sur les sept dernières années, par plusieurs actions probablement mal coordonnées (…). Ce n’est pas parce que l’IVD s’arrêtera le 31 mai que cela signifierait la fin de la justice transitionnelle en Tunisie». Il ne donnera, à ce sujet, aucune autre explication. Rappelé par une autre question sur le même sujet, il préfère rejeter la patate chaude et précise que «l’arrêt [Ndlr : du mandat de l’IVD] a été décidé par les députés et je pense que s’ils en ont décidé ainsi, c’est parce qu’ils pensent qu’elle a dévié de sa fonction principale». L’ambassadeur lui tend une petite feuille et YC ajoute que «tous les dossiers, les résultats et les recommandations ont été transmis à la justice pour traiter l’ensemble de ces cas».

On s’étonnera enfin que le chef du gouvernement ne connaisse manifestement rien sur la question du Carbonne et donc de l’énergie verte, lorsqu’un député espagnol lui pose une question. «Sur la question du Carbonne, je ne saurais vous répondre, c’est une question très compliquée» dit-il avec un sourire gêné. L’ambassadeur lui souffle alors qu’il va répondre au député. Le président de l’Assemblée européenne lui sauve enfin la mise, lorsqu’on l’entend interpeller le député espagnol en Anglais par un «This Is not the Tunisian Parlement» ou [Ndlr : Traduisez : Ici ce n’est pas le Parlement Tunisien]. Et Chahed, qui ne comprend pas l’allusion du président de la séance aux questions facétieuses et sans respect du temps accordé des députés de l’ARP tunisienne, marque un petit temps d’hésitation par un «Euh …» et passe !

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L’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) a signé, le 15 mars 2018 à Abidjan, deux amendements aux protocoles d’accord avec le gouvernement de la Côte d’Ivoire. Ces accords signés, en présence du Ministre des Affaires Etrangères S.E.M. Marcel Amon Tanoh, la Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, Mme Raymonde Goudou Coffie et de la Chargée d’Affaires de l’Ambassade des Etats-Unis à Abidjan, Mme Katherine Brucker, augmentent l’appui de l’USAID de plus de 10 milliards de Francs CFA (20.5 millions de dollars américains) pour les questions de santé et de démocratie.

Depuis 2011, les États-Unis ont fourni des dizaines de million de dollars d’aide humanitaire aux réfugiés et aux personnes déplacées. A la fin de la crise, le soutien s’est poursuivi et adapté et a contribué à renforcer le système judiciaire, l’Assemblée Nationale, et la Commission électorale indépendante (CEI). Avec ce nouvel accord de 2 milliards de F.CFA (4 millions de dollars) pour la démocratie, l’appui américain se poursuivra avec un accent particulier à la société civile pour le rôle crucial qu’elle a à jouer pour la démocratie.

Mme Brucker a d’ailleurs invité les organisations de la société civile à faire preuve de responsabilité, de neutralité et d’indépendance et d’avoir un rôle constructif loin du débat partisan ou de critiques sans solutions.

En matière de santé, ce sont près de 8 milliards de F.CFA soit 16.5 de dollars américains de subvention additionnelle que les États-Unis apportent. Le soutien à la lutte contre le VIH/Sida par le biais du Plan présidentiel américain de lutte contre le sida (PEPFAR) entamé il y a une décennie se poursuivra et s’étendra à la lutte contre le paludisme à travers l’Initiative présidentielle américaine contre le paludisme (PMI en anglais).

Mme Brucker a déclaré que « la cérémonie de ce jour est la preuve de l’engagement continu des Etats-Unis à soutenir la Côte d’Ivoire sur la voie de l’émergence ». Au total, l’aide américaine bilatérale est estimée à environ 164 milliards de F.CFA (300 millions de dollars) d’ici 2021 a-t-elle ajouté.

Il faut noter que ce soutien n’est qu’une infime partie de l’engagement global des États-Unis en Côte d’Ivoire. Par exemple, les Etats-Unis ont signé récemment un nouveau pacte de 525 millions de dollars à travers le Millennium Challenge Corporation (MCC).

Au nom du peuple américain, l’USAID promeut et démontre les valeurs démocratiques à l’étranger et fait progresser un monde libre, pacifique et prospère. En soutien à la politique étrangère du gouvernement américain, l’USAID conduit le développement international et l’aide aux sinistrés par des partenariats et des investissements qui sauvent des vies, réduisent la pauvreté, renforcent la gouvernance démocratique et aident les populations à sortir des crises humanitaires pour aller vers la résilience.

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Les combats et les bombardements se poursuivent dans la Ghouta orientale, en Syrie, la trêve n’ayant finalement pas été respectée dans cette enclave rebelle proche de la capitale Damas, a indiqué un porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), Jens Laerke.

Si une accalmie a prévalu en début de matinée, « nous constatons que les combats continuent alors que je vous parle, ce qui rend impossible » l’envoi de convois d’aide, a déclaré M. Laerke lors d’un point de presse ce mardi à Genève.

« Nous avons également des rapports de bombardements à Damas en provenance de la Ghouta orientale la nuit dernière », a précisé le porte-parole d’OCHA.

Il a fait état d’une « évaluation assez sombre de la situation à l’heure actuelle à la suite de la résolution du Conseil de sécurité, qui a appelé à un cessez-le-feu de 30 jours dans toute la Syrie, et pas seulement dans la Ghouta orientale ».

A la question de savoir lequel des deux camps avait rompu la trêve, le porte-parole a répondu que « ce n’était pas vraiment le problème des humanitaires ». « Notre ligne est simple : Nous sommes prêts à envoyer des convois, mais la situation sécuritaire en ce moment ne nous le permet pas en raison des combats », a-t-il dit. « Nous sommes également prêts à évacuer des centaines de malades dès que nous le pourrons ».

« Ce qui va sauver la vie des gens de la Ghouta orientale, ce ne sont pas des mots mais des actions. C’est l’action. C’est le changement de la situation sur le terrain qui permet de réaliser ces programmes vitaux. Voilà ce qui importe », a-t-il dit aux médias. « Nous avons besoin de 30 jours de cessation des hostilités dans toute la Syrie, comme le demande la résolution du Conseil de sécurité ».

Assiégée depuis 2013, la Ghouta orientale et ses 400.000 habitants subissent, en sus des bombardements, pénuries de nourritures et de médicaments. A cet égard, un porte-parole de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tarik Jasarevic, a déclaré que son agence avait une liste de 1.000 personnes attendant une évacuation médicale de la Ghouta orientale, dont 600 dans un état « modéré à grave ».

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Le taux d’avancement du programme de lutte contre les changements climatiques au titre de l’hiver 2017/2018 a atteint 90% et a ciblé près de 25 mille familles, a indiqué, mercredi, le Président de l’Union Tunisienne de Solidarité Sociale (UTSS), Mohamed Khouini.
Dans le cadre de ce programme dont le coût est estimé à 4.6 millions de dinars, l’Union a prévu 285 tonnes de produits alimentaires, 27 mille couvertures en laine, 41500 matelas, 600 mille vêtements et 90 mille paires de chaussures.
Khouini a ajouté que dans le cadre du programme de promotion de l’initiative privée, des machines à coudre et des tissus ont été distribués au profit de 7 jeunes femmes diplômées de certificat de qualification professionnelle en couture.
Effectuant une visite dans les dépôts centraux de l’UTSS, le ministre des Affaires Sociales a souligné dans une déclaration à la presse l’importance des aides sociales fournies par les associations au profit des personnes à besoins spécifiques et des centres médicaux dans les régions intérieures.
A cette occasion, différents équipements médicaux ont été offerts par des associations tunisiennes à l’étranger au profit de plusieurs établissements hospitaliers dont notamment l’hôpital de Mdhila (gouvernorat de Gafsa), l’hôpital régional de Kasserine et la direction régionale de santé de Gabès.
Des centres de prise en charge sociale bénéficieront également de ces aides.

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L’Allemagne et l’Europe ont grand intérêt à ce que la Tunisie continue de lutter contre les passeurs criminels et l’infiltration terroriste à travers les frontières maritimes et terrestres. C’est dans ce contexte que le gouvernement allemand a annoncé qu’il veut intensifier sa coopération avec la Tunisie dans la lutte contre le terrorisme international et pour développer les capacités opérationnelles de l’armée nationale par la formation et  la fourniture de matériel.

La Tunisie, de son côté, apporte depuis quelques années un soutien aux efforts internationaux visant à réunir les conditions de sécurité sur ses frontières, à garantir sa stabilité  et à lutter contre le terrorisme.

Selon des données dévoilées vendredi 16 février 2018 par plusieurs supports médiatiques allemands, le gouvernement d’Angela Merkel a décidé de débloquer 34 millions d’euros pour la Tunisie.

Cette initiative a pour objectif de lutter contre le terrorisme et la traite des êtres humains, essentiellement au niveau des frontières tuniso-libyennes.

La chancelière allemande a, dans ce contexte, précisé que cette mesure préventive vise également à assurer la sécurité de l’Allemagne et de l’Europe contre toute infiltration terroriste ou autre.

D’après la même source, l’Allemagne compte installer au niveau des frontières tuniso-libyennes des systèmes sécuritaires électroniques sophistiqués, mettre en place des patrouilles mobiles,           des postes de police et militaires  sur les frontières           et même dans quelques sites sahariens et installer des satellites.

On rappelle que des aides financières allemandes ont été versées au profit de la Tunisie. En 2016, 10 millions d’euros ont été alloués à la Tunisie pour acheter des véhicules blindés qui aident à sécuriser les frontières avec la Libye face au danger que représente l’organisation terroriste Daech.

Le gouvernement fédéral s’est dit également prêt à envoyer des officiers instructeurs en Tunisie afin de participer à la formation de militaires tunisiens dans leur lutte contre “l’Etat islamique».

De nombreux Tunisiens expulsés depuis l’attentat de Berlin

Les autorités allemandes ont procédé depuis 2016/2017 à l’extradition d’un grand nombre de Tunisiens suspectés d’extrémisme ou d’avoir des liens avec des groupes terroristes. Ces mesures sécuritaires ont été prises par le gouvernement de Merkel suite à l’attentat de Berlin, qui a coûté la vie à 12 personnes au mois de décembre 2016, exécuté par le ressortissant tunisien Anis Amri, demandeur d’asile en Allemagne.

L’Allemagne est partenaire de la Tunisie en matière de développement. Suite à la «révolution de jasmin» en 2011, les aides allemandes sont passées de 37,5 millions d’euros en 2010 à 215 millions d’euros en 2015. Elles s’élèvent actuellement à plus de 250 millions d’euros.

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Le Ghana ne brille pas seulement par son gouvernement pléthorique – 110 membres – et les dépenses qui vont avec, mais aussi par ses performances économiques. A tel point que le pays fait partie des champions de la croissance du continent africain… et qu’il se paye même le luxe de bouder les sous du Fonds monétaire international (FMI) !

Le programme de soutien financier du FMI s’achève en avril 2018. Et bien le président Nana Akufo-Addo a fait savoir qu’il n’allait pas le prolonger et que le pays allait désormais compter sur ses propres ressources. Pourtant la croissance n’est pas au meilleur de sa forme en ce moment, mais peu importe, Akufo-Addo est d’avis qu’avec un bon gros plan de recapitalisation des banques, l’économie va faire des étincelles…
Mais le Ghana a autre corde à son arc : Le Bitcoin. 72 milliards de dollars, c’est ce que rapporteraient les transactions qui s’effectuent avec la crypto monnaie. Mais problème (il ne l’est pas encore mais le deviendra très prochainement) : Une bonne partie des transactions en Bitcoin – une étude l’évalue à 44% du total – sont illégales. En effet ces opérations cachent, d’après les auteurs de ce rapport, du trafic de drogue, de la pornographie illégale ou encore du blanchiment d’argent. Pas joli joli tout ça. Et surtout très nocif pour l’économie du pays car la bulle peut éclater à tout moment…

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Il est déjà question de la reconstruction de l’Irak, alors que les armes, et les bombes aussi, parlent encore, du fait surtout de Daech. Mais peu importe, les autorités irakiennes ont envie d’y croire, de rêver au réveil du pays, et planchent sur de grands projets pour rebâtir ce que des décennies de guerre et d’embargo a détruit. Ce lundi 12 février 2018, le gotha de la finance arabe a rendez-vous au Koweït pour justement parler reconstruction et gros sous, rapporte l’AFP. Le vice-ministre koweïtien des Affaires Étrangères, Khaled al-Jarallah, table sur la venue de plus de 2000 entreprises et businessmen. La rencontre de durera trois jours…

Objectif : Lever des milliards de dollars. Le Premier ministre, Haider al-Abadi, avait estimé au Forum économique mondial de Davos, fin janvier, qu’il faudra pas moins de 100 milliards de dollars pour retaper les  infrastructures et habitats du deuxième producteur de pétrole de l’Opep.

Nous avons lancé des programmes de reconstruction (…) mais ce que nous avons accompli est inférieur à 1% de ce dont l’Irak a besoin“, a dit Mustafa al-Hiti, président du fonds de reconstruction des localités impactées par les affrontements avec  l’EI.

Plus de 138.000 maisons sont endommagées, dont la moitié sont complètement détruites“, a-t-il indiqué. Il a souligné le calvaire de 2,5 millions d’Irakiens, qui ont été contraints de quitter leurs domiciles…

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Lors de sa première visite, mercredi, à Gafsa, l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique en Tunisie, Daniel Rubinstein, a réitéré l’engagement de son pays à soutenir la Tunisie pour promouvoir le développement économique et créer des opportunités aux investisseurs et aux entrepreneurs de petites et moyennes entreprises.
Dans un point de presse, tenu au siège du gouvernorat, il a souligné que cette visite a été une occasion pour s’entretenir avec les partenaires et parties intervenantes dans les programmes de soutien et de partenariat.
L’appui des Etats-Unis à la Tunisie vise à créer de l’emploi, des sources de revenus et des richesses notamment en faveur des jeunes et de la femme via des programmes de partenariat tels que ” Projets féminins durables “, ” Mon projet ” et ” Marché de développement “, a fait savoir Rubinstein.
Il a, dans ce cadre, évoqué les programmes de partenariat initiés par l’ambassade des Etats-Unis en Tunisie dans les domaines de l’industrie, la formation et de l’appui aux organisations de la société civile.

De son côté, le gouverneur Mondher Aribi a souligné que l’ambassadeur a rencontré des responsables et directeurs régionaux afin de prendre connaissance du tissu économique dans le gouvernorat de Gafsa et des opportunités que renferme la région pour renforcer et diversifier les activités liées notamment aux secteurs de l’agriculture, au tourisme et l’investissement privé.

Pour rappel, les unités de la Compagnie de Phosphate de Gafsa (CPG) sont toujours à l’arrêt, asphyxiées par les protestations, sit-in et blocages des routes et installations. Même punition pour le Groupe Chimique Tunisien (GCT), qui dépend directement de la CPG…

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Très actif – il était hier mardi 06 février 2018 au matin sur la RTCI et dans la soirée sur Al Hiwar Ettounsi -, l’ambassadeur de France en Tunisie, Olivier Poivre d’Arvor, a déclaré sur le plateau Myriam Belkadhi : “Nous ne pouvons pas vous laisser seuls remettre sur pied le site de Carthage qui attire chaque année 250 mille visiteurs, connaissant l’état des finances publiques tunisiennes». Il a annoncé un soutien et un parrainage à même de grossir le flux des visiteurs du site archéologique, qui viennent du monde entier.

L’ambassadeur est également revenu sur les projets éducatifs, notamment les universités franco-tunisiennes installées à Tunis comme Paris Dauphine dont les diplômes sont maintenant reconnus à l’échelle internationale. «Cela me donne presque envie de refaire mes études ici à Tunis», a lâché Poivre d’Arvor, manifestement ravi de voir que ces initiatives marchent et que le rayonnement culturel de la France se porte plutôt bien dans une mondialisation où l’anglais revendique les premiers rôles, sans parler de l’activisme des défenseurs de l’arabe ici même en Tunisie, jusqu’au Parlement…

«Je pense que la Tunisie est en marche depuis 2011 et que les femmes sont en avant et les hommes un peu derrière…», a par ailleurs déclaré l’ambassadeur, ce qui n’a pas déplu à Belkadhi. Histoire de remonter le moral aux désenchantés, qui crient déjà à l’échec de la Révolution tunisienne, il a rappelé qu’après la révolution française, (en 1789), la France a mis un siècle pour «se mettre debout !». Il a ajouté qu’il est bluffé «par cette marche» de la Tunisie vers l’idéal démocratique et de l’état de droit.
Enfin il a confié que «la Tunisie construit une démocratie au côté d’un islam modéré. Tout ça jalouse et complexe parfois !».

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Olivier Poivre d’Arvor, ambassadeur de France en Tunisie, a indiqué aujourd’hui, lundi 5 février 2018, sur Express fm, que l’aide de la France de 192 millions d’euros à la Tunisie va porter principalement sur la restructuration des entreprises publiques, l’aide aux PME et PMI et à la rénovation de l’habitat urbain dans certaines villes et que ces «opérations vont commencer dans les semaines à venir».

Au sujet du fonds d’urgence de 50 millions d’euros destiné aux jeunes entrepreneurs tunisiens, il a indiqué que cet engagement est une «réponse concrète» de la part de la France suite aux mouvements sociaux qu’a connus la Tunisie en janvier dernier et a indiqué que ce fonds va être «utilisable rapidement».

D’après lui, d’ici l’été, il y aura une french tech Tunisie, et dans les deux années à venir une station T en Tunisie.

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Se focaliser sur la partie vide du verre, la partie pleine. C’est toute la question après l’honneur qu’a fait à la Tunisie le président français, Emmanuel Macron, de lui réserver sa toute première visite d’Etat dans le monde arabe. Mais, forcément, après l’euphorie de ce séjour coloré, rythmé au point de donner le tournis, vie le temps du bilan. Le premier à sortir du bois est l’économiste et ancien ministre des Finances Hakim Ben Hammouda. Il a cassé un brin l’ambiance en assénant que les retombées du voyage du chef de l’Etat français ne sont pas à la hauteur de la difficile conjoncture et des besoins de l’économie tunisienne. L’expert a certes osé y aller de sa fausse note, dans un concert d’exaltation, mais il est loin d’être à le seul à tirer cette conclusion, les autres râlent derrière les murs, sans doute pour ne froisser celui qui avait l’air si ravi de fouler pour la deuxième fois le sol tunisien. Et puis ce n’est jamais bon de fâcher son premier partenaire économique et premier investisseur, quoi qu’on ait à lui reprocher.

Quand le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, a dit à la clôture du Forum économique Tunisie-France que son pays attend beaucoup de son meilleur “ami”, il faut comprendre par là qu’il attend de Paris plus que ce qu’il fait en ce moment. Et avant lui le ministre du Développement, Zied Ladhari, a dit à la tribune, et pas sur le ton de la plaisanterie, que la France ne comprend pas suffisamment les difficultés par lesquelles passe la Tunisie et la complexité de la transition en cours. Le message est on ne peut plus clair. Le souci c’est que Paris en fait déjà beaucoup, l’Agence Française de Développement (AFD) s’est engagée à hauteur de 1,2 milliard d’euros d’investissements en Tunisie entre 2016 et 2020. Elle n’est pas en mesure de donner plus, pour moult raisons…

Macron aussi a ses problèmes

La France est de retour“. Cette géniale invention de Macron est devenue le slogan de tous ses collaborateurs, et même un totem. Mais ce qui lui donne de la force c’est que c’est aussi une réalité, palpable en Europe, en Chine, en Afrique, où la diplomatie économique de l’ancienne puissance coloniale avait fini par s’émousser, par manquer de percussion et devenir complètement aphone au point de se faire damer le pion par l’Italie, sans parler des autres acteurs sur le continent africain (les Emirats arabes unis, la Chine, la Turquie, le Maroc…). Le 1er février 2018, au palais des Congrès de Tunis, lors du Forum Tunisie-France, nous avons pu toucher du doigt cette France de “retour“. Il y avait de l’électricité dans l’air, une surexcitation, des hôtesses partout, à l’affut des moindres demandes des participants. Mais l’agitation avait commencé la veille du Forum, avec des relances, au téléphone (à la presse, aux invités), pour s’assurer que Chahed et Macron feraient salle comble. Cette énergie, ce dynamisme, la France les avaient perdus. Et c’est justement ce que le candidat Macron avait promis aux électeurs de restaurer. C’est ce qui lui avait permis de coiffer au poteau sa rivale du deuxième tour, Marine Le Pen, épargnant à l’Hexagone, mais pas qu’elle (à la Tunisie aussi, au Maroc, à l’Algérie, à l’Europe… bref au monde entier) la dangereuse aventure avec une présidente d’extrême droite, dont on connait les envolées xénophobes, le penchant pour le protectionnisme économique, etc. Mais Macron n’avait pas promis que cela.

Le jeune président français a été élu dans un contexte très particulier. Il avait quitté le gouvernement de Manuel Valls, sous les quolibets et les railleries, surtout de ce dernier (ironie du sort : Valls lui a couru derrière pour avoir l’investiture de son mouvement aux législatives), parce qu’il était allé au bout de ce qu’il pouvait faire pour bousculer la France, en déverrouillant notamment un marché du travail corseté par un droit du travail trop protecteur pour les salariés au point d’effrayer les investisseurs. Macron avait entrepris ce travail en proposant une réforme en profondeur du Code du travail, mais il n’avait pas tous les leviers (surtout un Parlement acquis à sa cause) pour avancer. Maintenant il les a. Mais la France n’avait pas que ça comme problèmes : L’Etat a pris de mauvaises habitudes en s’endettant plus que de raison (2232 milliards d’euros en septembre 2017, 99,2% du PIB !) ; en dépensant plus qu’il ne faut pour son train de vie, ses fonctionnaires (on se croirait en Tunisie !); en entretenant une administration trop lourde et qui fait dormir les dossiers, mêmes les plus importants (les démarches pour investir, un peu comme la Tunisie quoi) ; en tapant trop dans les poches des entrepreneurs, des riches (un impôt qualifié de confiscatoire qui fait fuir les grosses fortunes, donc les investisseurs) ; en s’accommodant d’un taux de chômage trop élevé par rapport aux bons élèves de l’Europe, 9,4% en décembre 2017 (autour de 3,5% en Allemagne, près de 4% en Angleterre…), etc. Chahed, qui a vécu et travaillé en France, ne pouvait pas ignorer ses problèmes et ses limites. De là à penser qu’il a mystifié les Tunisiens en jouant à celui qui veut en soutirer plus à Macron, il n’y a qu’un pas…

Pas droit à l’erreur, tous les deux

Macron s’est engagé à corriger toutes les anomalies citées plus haut. Puisqu’il a rendez-vous avec ses électeurs dans un plus de 4 ans – ça va passer très vite ! – et qu’il n’a pas envie de subir le même sort que François Hollande (son impopularité du fait de son incapacité à réformer la France lui a interdit de briguer un deuxième mandat), alors il est tenu de faire ce qu’il avait dit, et de dire ce qu’il fait. Et ses électeurs ne lui pardonneraient pas de prêcher en France l’orthodoxie dans la gestion des deniers publics et de faire le contraire à l’extérieur, même si c’est pour tirer d’affaire un pays “frère” (il a lui-même utilisé ce terme au Parlement tunisien). Durant sa campagne, Macron s’était engagé à mettre un terme à l’ère sombre de la France-Afrique, où des montants colossaux circulaient, et atterrissaient souvent dans les poches de dirigeants qui faisaient tout sauf dépenser pour le bien des populations et de l’économie. Dans le cas de la Tunisie, la France est dans une position attentiste ; elle attend que Chahed, pour le temps qui lui reste avant les élections de 2019, remette le pays au travail, qu’il aille au bout des réformes qu’il a promises pour relancer la machine économique. Mais la France attend aussi que la situation politique se décante en Tunisie, pour avoir une stabilité, un cap dans la durée. Et seules les prochaines élections nous le diront. Si Macron veut temporiser pour doubler d’ici 5 ans les investissements en Tunisie, lesquels devront être rentables, rappelons-le, c’est pour aussi pour avoir le temps de voir venir. Il a beau adorer le berceau du printemps arabe et son président, Beji Caid Essebsi, 7 chefs de gouvernement en 7 ans, ça ne peut pas faire du bien à un pays, surtout à son économie…

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Le président français, Emanuel Macron, est venu, il a vu et à notre sens il a convaincu. D’abord par son humilité, surtout en face de l’expérience d’un alter-ego qui a plus de 50 ans d’âge que lui. L’attitude, plutôt chaleureuse, avec le Selfie décontracté à Carthage par exemple, parfois complice même des deux hommes, comme lorsqu’ils se tenaient la main, en aura finalement démenti plus d’un sur la personnalité des deux chefs d’Etat et la nature des relations entre la Tunisie et la France. Mais ensuite, par l’attitude moins «donneuse de leçons» d’un président qui a maintes fois donné la nette impression de mieux connaitre le pays qu’il visite et surtout mieux le comprendre qu’une large partie d’une certaine presse française, la conjoncture, nationale et internationale de son premier partenaire économique et sa frontière du Sud. Cela, en évitant les conjectures et allant plusieurs fois jusqu’à faire remarquer au chef de l’Etat tunisien qu’il parlait sous son contrôle, comme lors de la conférence de presse conjointe au palais de Carthage.

Contrairement à ses rencontres avec d’autres chefs d’Etats, africains et même occidentaux, Emanuel Macron est allé jusqu’à défendre la Tunisie en matière de respect des droits de l’homme. C’est ainsi, lors de la 1ère conférence de presse conjointe, que le chef de l’Etat français qui répondait à la question d’un journaliste français qui demandait «si la Tunisie pouvait toujours être considérée comme «un exemple à suivre», en termes de démocratie, après des brutalités policières lors de récents troubles sociaux et dont a fait état l’ONG Human Rights Watch (HRW), répondait que «avec beaucoup d’humilité, cette même association a dénoncé parfois ce qui se passait en France ! Je n’ai pas l’impression que nous soyons le pays ennemi des droits de l’homme, quoiqu’en disent certains de vos confrères qui perdent le sens de la hiérarchie et des propensions». Et d’ajouter que «parfois nous avons tendance, à confondre les gravités et à considérer qu’une dénonciation vaut toutes les autres (…). Il fut un temps (en se retournant vers BCE) où la démocratie n’était pas au rendez-vous ici-même. Mais enfin, si nous voulons aider les démocrates dans les situations difficiles, il serait bon que nous confrontions nos principes au réel en permanence, car c’est ça gouverner avec la démocratie avec les temps du terrorisme et de la difficulté». Des paroles qui ne feront pas le bonheur de beaucoup de «droit-de-l’hommistes» et d’autres qui comptaient sur les ONG étrangères pour porter un coup à la jeune démocratie et ses chances économiques, selon des observateurs locaux.

Macron va même plus loin, dans ce qu’on pourrait appeler une sorte de mea-culpa par rapport à ce qui est arrivé en Libye, voisin de la Tunisie et cause de beaucoup de ses déboires, politiques et économique, en disant : «Sommes-nous totalement sans liens avec ce qui s’est passé en Libye et les conséquences subies par la Tunisie ? Je n’en suis pas persuadé !»

Sinon, le reste de la visite du chef de l’Etat français avait des allures de Marathon et menée au pas de charge, entre Carthage, La kasbah, le Bardo et le Forum économique notamment. Cela ne l’a pas empêché de prendre un bain de foule. Un clin d’œil comme un message aux touristes français, leur disant que le pays est sûr et qu’ils peuvent y revenir. Beaucoup, parmi les jeunes présents, lui criaient «le visa Monsieur le Président». Il y répondra, face à la journaliste Meriem Belkadhi, en disant que «si vous voulez bouger, que vous avez un projet académique, entrepreneurial ou en tant qu’étudiant, je veux qu’on généralise, ce qu’on est en train de faire avec les pays du Maghreb et quelques pays africains, le visa de circulation, qu’on allège les formalités qui facilitent l’aller-retour, tout en nous assurant régulièrement que vous faites bien ce pourquoi vous êtes venus». Visa oui donc, mais cadré. Il est vrai que la question de la libre-circulation reste toujours au cœur même des discussions sur l’ALECA dont la France est membre.

Il a caressé les Tunisiens dans le sens du poil, mais il les a surtout confortés sur l’appui de celle qui a été, quelque peu, derrière une partie des déboires de leur révolution, avec son «si vous échouez, nous échouerons» et l’appui au travail du chef de l’Etat et surtout au chef du gouvernement, Youssef Chahed. Il a aussi beaucoup parlé de francophonie. Et si cela avait ravi ceux qui voient dans la langue française et les langues étrangères un outil de développement des affaires et un outil de formation et d’ouverture sur l’extérieur, cela a certainement déplu à ceux qui traitent les francophiles tunisiens de «restes de la francophonie» ou selon eux «حثالة الفرنكوفونية».

Pour le volet économique, le package français d’aide à la Tunisie a été de 280 M€ et une promesse de doubler les investissements français en 5 ans. Il en a certainement déçu quelques-uns. Nous savons pourtant qu’officiellement la Tunisie n’avait pas bâti des châteaux en Espagne sur les résultats de cette visite d’Etat, même si, officiellement, on estime ses résultats très positifs. Ce n’est en effet pas à La Kasbah que déplairait le discours d’un Emanuel Macron qui dirait presque «aidez-vous et on vous aidera» et qui appliquerait presque, par les types d’aides, telles que l’Alliance Française, les 3 accords universitaires ou encore l’Ecole 42 et la Station F, l’adage japonais disant «Si tu donnes un poisson à un homme, il mangera un jour. Si tu lui apprends à pêcher, il mangera toujours». Macron dira, sur Al Hiwar Ettounsi, que «aucune convention ne fait une relation économique. Ce sont les femmes et les hommes qui les font. Nous, on donne le cap». Cela ira droit au cœur de ceux qui, et ils ne sont pas peu, pensent que trop de dettes sans travail n’amènera pas de croissance et que toute dette sans croissance n’est qu’endettement.

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Le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, et le Coordonnateur des secours d’urgence, Mark Lowcock, ont lancé jeudi un appel de fonds humanitaire de 1,5 milliard de dollars pour aider les réfugiés fuyant le Soudan du Sud et un autre appel de 1,7 milliard de dollars pour les personnes dans le besoin à l’intérieur de ce pays.

Alors que le conflit est entré dans sa cinquième année, près de 2,5 millions de Sud-Soudanais ont fui le pays vers six pays voisins (Ouganda, Kenya, Soudan, Éthiopie, République démocratique du Congo et République centrafricaine).

Le conflit et l’insécurité ont déplacé de force un tiers de la population, dans le pays ou au-delà des frontières. A l’intérieur du pays, 7 millions de personnes ont besoin d’aide humanitaire.

Le nombre de réfugiés devrait dépasser les 3 millions d’ici la fin de l’année, faisant du Soudan du Sud la plus grande crise de réfugiés en Afrique depuis le génocide rwandais.

« Le coût humain du conflit au Soudan du Sud a atteint des proportions énormes », a déclaré Filippo Grandi. « Si la guerre ne s’arrête pas, le nombre de réfugiés passera de 2,5 à 3 millions en 2018. Le conflit prive le Soudan du Sud d’une population qui devrait être la plus grande ressource d’une jeune nation. Ils devraient construire le pays, ne pas le fuir. Tant que le peuple du Soudan du Sud attend la paix, le monde doit leur venir en aide ».

L’Ouganda, le plus grand pays d’accueil avec plus d’un million de réfugiés, pourrait accueillir un quart de million de réfugiés de plus cette année. Le nombre de réfugiés pourrait dépasser la barre du million au Soudan. Près de 90% des personnes déplacées de force sont des femmes et des enfants et près de 65% ont moins de 18 ans.

Au Soudan du Sud, les besoins humanitaires continuent d’augmenter à un rythme alarmant. Près de 7 millions de personnes, dont deux millions de déplacés internes, ont besoin d’une aide et d’une protection urgentes dans tout le pays. Beaucoup sont menacées par la malnutrition. De nombreux enfants ne peuvent pas aller à l’école ou recevoir des soins médicaux adéquats et sont souvent sans abri.

Le plan de réponse humanitaire pour 2017 a été financé à 73%, permettant à l’ONU et à ses partenaires de venir en aide à 5,4 millions de personnes.

« Le conflit au Soudan du Sud est brutal et meurtrier. Des millions de personnes ont fui car elles avaient peur de mourir. Elles ont maintenant besoin de notre soutien », a déclaré Mark Lowcock. « Il est dans l’intérêt de tous de continuer à offrir un soutien généreux et durable aux personnes touchées par la crise à l’intérieur et à l’extérieur du pays ».

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La secrétaire d’Etat française auprès du ministre de l’Economie et des Finances, Delphine Gény-Stephann, a réaffirmé, jeudi, l’engagement de son pays à accompagner la Tunisie pour accomplir ses réformes, à même de réaliser les objectifs assignés en matière de croissance, d’emploi et de renforcement du positionnement de la Tunisie à l’échelle internationale, et ce, lors d’une rencontre avec le ministre des Finances, Mohamed Ridha Chalghoum.
Le ministre tunisien a réitéré, de son côté, l’importance des relations économiques établies entre la Tunisie et la France et a fait état de la volonté du gouvernement de hisser ces partenariats au niveau des opportunités offertes.
Par la même occasion, Chalghoum a passé en revue les principales réformes mises en place, au cours des dernières années, notamment celles relatives à l’amélioration du climat des affaires, à l’impulsion des investissements à la mise en place des mécanismes judicieux.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la visite d’Etat effectuée par le chef d’Etat français Emmanuel Macron, mercredi et jeudi, à Tunis.

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L’Italie va choyer le Niger, et pas peu. Le ministre italien des Affaires étrangères, Angelino Alfano, qui était jeudi dernier à Niamey pour les besoins de l’inauguration officielle de l’Ambassade (la première au Sahel), a fait savoir que 40% de l’aide que son pays réserve au continent africain seront versés au Niger, rapporte l’Agence Ecofin. Pour lui, c’est une façon de dynamiser les relations entre les deux pays.
Au menu également «une journée de présentation du pays aux entrepreneurs italiens», a confié le ministre.

A noter que le déplacement du patron de la diplomatie italienne intervient peu après la décision de Rome d’envoyer 470 militaires pour épauler les Nigériens dans la sécurisation de la zone et la maitrise de la migration irrégulière. «L’Italie est prête, dans le respect de la souveraineté, à déployer tous les moyens nécessaires pour renforcer cette sécurité» a indiqué Alfano. «Nous sommes convaincus que la sécurité au Niger signifie la sécurité en Méditerranée», a-t-il ajouté.

Les liens entre les deux nations sont très solides. En juin dernier, l’Italie a décaissé 32 milliards de Fcfa pour aider le Niger à sécuriser ses frontières. A ajouter aux 100 millions d’euros que l’Italie a promis lors de la table ronde, le 14 décembre 2017, pour financer le Plan de développement…

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« Les relations d’amitié et de coopération entre Madagascar et le Japon entrent dans une nouvelle phase. » C’est le constat partagé par le Président Hery Rajaonarimampianina et le Premier Ministre japonais, Shinzo Abe, lors de leur rencontre ce 5 décembre à Tokyo. Ils ont déclaré que les relations entre les deux pays se renforcent toujours davantage.

La rencontre a été marquée par une cérémonie d’Echange de Notes portant sur le domaine de la sécurité alimentaire et celui de l’approvisionnement en eau potable. Il s’agit d’une dotation d’aide alimentaire d’un montant de 470 millions de yens, et de l’octroi de 200 millions de yens pour la mise en place d’un épurateur d’eau. Par ailleurs, le Premier Ministre Shinzo Abe a fait part du soutien du Japon dans la mise en œuvre du Plan National de Développement, notamment à travers une assistance technique et financière pour la réalisation de projets d’infrastructures de haute qualité et le renforcement de capacités.

Pour ce qui est de la coopération dans le domaine de l’agriculture, le Président de la République a exprimé sa satisfaction, notamment en ce qui concerne la mise en œuvre du Projet d’Amélioration de la Productivité Rizicole (PAPRIZ 2), la gestion des bassins versants et des périmètres irrigués, ainsi que le Projet de réhabilitation du système d’irrigation au Sud-Ouest du Lac Alaotra. Il a également fait mention de l’importance du projet d’extension du port de Toamasina, et de l’engagement du Japon dans sa réalisation, de même que de l’importante contribution du projet Ambatovy au développement du pays, et à la revitalisation de l’économie locale. Le Chef de l’Etat a déclaré que « ce sont autant de projets qui approfondissent continuellement la coopération entre le Japon et Madagascar. »

Le Premier Ministre Japonais a quant à lui relevé la stratégie et les efforts déployés par le Président Hery Rajaonarimampianina dans la sortie de crise, la lutte contre la corruption, l’instauration de l’Etat de droit et la reprise de la croissance économique. Shinzo Abe a salué également le leadership du Chef d’Etat Malagasy pour sa politique extérieure, marquée par le rôle éminent joué par Madagascar sur la scène internationale, étant à la tête de la Francophonie et du COMESA. Par ailleurs, il a remercié Madagascar pour son soutien à la candidature de la ville d’Osaka pour l’accueil de l’Exposition Universelle de 2025, et dont le vote se fera en 2018.

Le Premier Ministre japonais a aussi remercié Madagascar pour son soutien constant dans la lutte contre les violations des droits de l’Homme en Corée du Nord, au niveau des instances des Nations Unies, dont le Conseil des droits de l’Homme. Lors de la rencontre, le Président Rajaonarimampianina a également réitéré la condamnation du programme nucléaire nord-coréen ainsi que les tirs de missiles balistiques au-dessus du territoire japonais.

A l’issue de la rencontre, dans sa prise de parole lors d’une réception dînatoire offerte par le Premier Ministre Shinzo Abe et son épouse, le Président Hery Rajaonarimampianina a réaffirmé sa conviction que « les relations fraternelles et la coopération entre le Japon et Madagascar se renforceront toujours davantage ». Demain 6 décembre, la visite officielle du Président de la République au Japon sera marquée par sa rencontre avec l’Empereur Akihoto.

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La coopération bilatérale et les moyens de lutter contre le terrorisme ont été au centre d’une réunion, mardi, à Londres, entre le ministre de la Relation avec les instances constitutionnelles, la société civile et des droits de l’Homme, Mehdi Ben Gharbia, et le ministre d’Etat britannique de la Sécurité Ben Wallace.
A cette occasion, les deux ministres ont dit rejeter “toute forme d’extrémisme et de terrorisme”, soulignant la volonté commune qui anime les deux pays à faire face aux idéologies extrémistes, véhiculées par l’organisation dite ” Daech ” et les groupes terroristes.
” Nous travaillons de concert dans le cadre d’un partenariat avec la société civile “, ont assuré les ministres, cité dans un communiqué du ministère.
A l’issue de l’entrevue, le ministre britannique s’est félicité de l’engagement de la Tunisie à lutter contre ce fléau, réitérant la disposition du Royaume-Uni à continuer de soutenir les efforts du pays dans le domaine de la lutte antiterroriste.
Par ailleurs, Wallace a souligné la mobilisation d’une enveloppe d’environ 33 millions de dinars pour le soutien des efforts de la Tunisie, particulièrement dans la réforme du secteur sécuritaire et le renforcement de la sécurité des touristes.

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Suite à un discours sur le terrorisme et la nécessité de protéger les droits humains, qu’il a prononcé le 16 novembre 2017 à l’École des études orientales et africaines (SOAS) de Londres, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a eu une rencontre avec les étudiants au cours de laquelle il a répondu à plusieurs questions de l’audience concernant, notamment, les cinq priorités de lutte contre l’extrémisme violent qu’il a énumérées.

Dans l’une de ses réponses, le Secrétaire général a loué la transition démocratique de la Tunisie, qu’il a érigé en exemple, et a appelé ses partenaires, en particulier l’Union européenne, à soutenir ses efforts pour lutter contre le chômage des jeunes.

« Si l’on considère les régions les plus touchées, notamment le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, le chômage des jeunes est un facteur déterminant et nous voyons très peu d’efforts dans la coopération internationale pour traiter spécifiquement et en priorité le problème du chômage des jeunes.

Il y a beaucoup de choses qui pourraient être faites, par exemple dans la coopération de l’Union européenne ou de l’Europe avec un pays comme la Tunisie. La Tunisie a fait une transition démocratique fantastique. La Tunisie est un exemple qui illustre la manière dont un pays peut évincer une dictature, créer une société démocratique et faire en sorte que les partis islamistes puissent être intégrés dans le système.

Et pourtant, la Tunisie a fourni un grand nombre de combattants aux guerres en Syrie et en Irak, bien sûr avec une menace terroriste majeure. La raison: 40% de chômage chez les jeunes. Et je pense que le coût d’un éventuel soutien de l’Europe ne sera pas très élevé.

L’Europe peut soutenir la Tunisie pour faire face au problème du chômage qui affecte sa jeunesse et peut accueillir une partie de ces jeunes de différentes manières, en les formant ou en leur accordant des emplois temporaires, tout en leur permettant de revenir et de faire quelque chose d’utile dans leur propre pays.

Soutenir la Tunisie sur ces questions serait, à mon avis, beaucoup plus important que de tenter de convaincre la Tunisie de ne pas laisser les gens s’embraquer et venir en Europe. Et c’est la priorité que je n’ai pas encore vue dans la coopération internationale.

La réduction du chômage des jeunes étant, à mon avis, l’objectif le plus important qui devrait exister dans les plans de développement nationaux et dans la coopération internationale », a déclaré
Guterres.

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