Tags Posts tagged with "aide"

aide

par -

L’aide financière de l’UE à l’architecture africaine de paix et de sécurité (ci-après «l’AAPS») a eu peu d’effet et doit être recentrée, selon un nouveau rapport de la Cour des comptes européenne (www.ECA.Europa.eu/fr/Pages/ecadefault.aspx). Les auditeurs affirment que, pendant de nombreuses années, l’AAPS est restée très dépendante du financement de donateurs et que l’aide apportée par l’UE a été centrée sur la participation aux coûts opérationnels de base de cette architecture plutôt que sur des mesures de renforcement des capacités.

Les États membres de l’Union africaine ont créé l’AAPS en tant que réponse structurelle et à long terme aux défis à relever en matière de paix et de sécurité sur le continent africain. Cette AAPS permet à l’Union africaine et à des organisations régionales d’avoir accès à des outils qui les aident à prévenir, gérer et régler les conflits.

Les auditeurs ont fait le bilan de l’aide fournie par l’UE à l’AAPS. Ils ont examiné des contrats conclus par la Commission européenne au cours de la période 2014‑2016, dont la valeur totale dépassait 100 millions d’euros.

Ils ont estimé, en conclusion, que l’aide apportée par l’UE à l’AAPS avait eu peu d’effet et qu’elle devait être recentrée. Bien qu’un cadre stratégique général soit en place, ils ont constaté que cette aide avait essentiellement été centrée sur la participation aux coûts opérationnels de base de l’AAPS. Selon les auditeurs, l’AAPS est restée pendant de nombreuses années très dépendante de l’aide de donateurs du fait que certains États membres de l’Union africaine n’ont pas versé leur contribution.

«Les parties prenantes et les donateurs attendent beaucoup de l’AAPS», a déclaré M. Juhan Parts, Membre de la Cour des comptes européenne responsable du rapport. «Cependant, nous avons constaté que les capacités des composantes de l’AAPS variaient considérablement et qu’elles étaient mises à mal en raison du manque d’engagement politique de plusieurs États membres de l’UA, ainsi que de ciblage des fonds alloués par l’UE. Pour renforcer véritablement la paix et la sécurité en Afrique, il faut des objectifs clairs en matière de développement des capacités.»

D’après les auditeurs, l’UE n’a pas fixé de priorités claires en matière de soutien à l’AAPS et sa stratégie a manqué de vision à long terme. Au cours de la période sur laquelle l’audit a porté, l’UE n’a pas suffisamment veillé à assurer le passage d’une aide servant à payer les rémunérations à un soutien centré sur le renforcement des capacités. L’UE a soutenu les plans établis par l’Union africaine pour devenir financièrement indépendante, l’objectif étant que celle-ci soit en mesure de supporter une part accrue des coûts opérationnels de l’AAPS. Cependant la mise en œuvre de ces plans en était encore à un stade précoce.

Les auditeurs ont constaté que la mise en œuvre de l’aide de l’UE a accusé des retards et qu’elle a été caractérisée par une utilisation incohérente des instruments de financement et par un manque d’informations sur les résultats obtenus. Au moment de l’audit, six des 14 contrats contrôlés, qui portaient principalement sur les frais de personnel, avaient permis d’obtenir la plupart des résultats attendus. Deux ne l’avaient fait que partiellement et un n’avait abouti à aucun des résultats escomptés. Dans cinq cas, des retards dans la mise en œuvre ont empêché les auditeurs de vérifier si les contrats avaient abouti aux résultats prévus. En outre, la conclusion tardive des contrats, les cas de financement rétroactif et le manque d’informations sur les résultats ont constitué autant d’obstacles à la fourniture de l’aide de l’UE.

Les auditeurs formulent les recommandations ci-après.

•           La Commission européenne et le Service européen pour l’action extérieure devraient recentrer l’aide de l’UE afin qu’elle soit davantage axée sur des mesures de renforcement des capacités plutôt que sur le financement des coûts opérationnels, et encourager l’Union africaine à renforcer sa participation dans l’AAPS de manière à ce que celle-ci soit financièrement indépendante.

•           La Commission devrait faire en sorte que les interventions soient constamment fondées sur les résultats, que les retards dans la conclusion des contrats et le nombre de cas de financement rétroactif diminuent, que le suivi soit amélioré et que l’utilisation des instruments de financement soit cohérente.

Remarques à l’intention des journalistes

L’Union africaine (www.ECA.Europa.eu/fr/Pages/ecadefault.aspx) a été créée en 2000 et a succédé à l’Organisation de l’Unité Africaine. En 2002, les États membres de l’UA ont adopté le Protocole relatif à la création du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, afin de définir la structure, les objectifs et les principes de l’AAPS. En 2017, les 55 pays africains étaient tous membres de l’Union africaine.

Le rapport spécial n° 20/2018 intitulé «Aide de l’Union européenne à l’architecture africaine de paix et de sécurité: un recentrage s’impose» est disponible dans 23 langues de l’UE sur le site web de la Cour (www.ECA.Europa.eu/fr/Pages/ecadefault.aspx)

La Cour des comptes européenne présente ses rapports spéciaux au Parlement européen et au Conseil de l’UE, ainsi qu’à d’autres parties intéressées telles que les parlements nationaux, les acteurs de l’industrie et des représentants de la société civile. La grande majorité des recommandations formulées dans nos rapports sont mises en œuvre. Le niveau élevé d’acceptation de ces recommandations témoigne des avantages apportés par nos travaux pour les citoyens de l’UE.

par -

Trente-et-une municipalités Tunisiennes dans onze gouvernorats bénéficieront du programme d’aide américaine (Appui) sur quatre ans, a annoncé, mercredi, le ministre des Affaires locales et de l’Environnement Riadh Mouakher.

D’un coût de 130 millions de dinars, ce programme est financé par l’Agence des Etats-Unis pour le Développement International (USAID).

“Il s’agit d’un don”, a déclaré aux médias le ministre en marge d’une conférence organisée par son département à Kairouan sur l’amélioration des prestations municipales.
D’après lui, ce programme vise à améliorer les services et prestations des communes dans 32 domaines, citant à titre d’exemple la propreté, la collecte des déchets, l’éclairage public, l’asphaltage des routes et les services.

Pour le ministre, les capacités des municipalités devraient se développer davantage, notamment au niveau des ressources humaines pour répondre aux attentes des citoyens.

Le programme d’aide américaine bénéficiera aux municipalités du Kef, Dahmani, Tajerouine, Sers, Siliana, Makthar, Kairouan, Bouhajla, Ala, Oueslatia, Hafouz, Chbika, Mahdia, Ksour Essef, Sidi Alouan, Gabes, Mareth, Ghannouch, Metouia, Sfax, Sakiet Ezzit, Agareb, Tataouine, Ghomrassen, Tozeur, kébili, Gafsa, Zaghouan, El Fahs, et Nadour.

par -

Après quatre décennies de conflits et d’insécurité, l’Afghanistan a plus que jamais besoin de l’appui de la communauté internationale pour relever les défis auxquels le pays est confronté, ont déclaré lundi 10 septembre 2018 deux hauts responsables des Nations Unies.

L’Afghanistan, où des élections doivent se tenir dans les prochains mois, connait des besoins humanitaires croissants, mais l’intérêt pour les problèmes que rencontre sa population semble fléchir.

Une crise « prolongée ne veut pas dire qu’elle doit être oubliée », a déclaré Mark Lowcock, le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires humanitaires lors d’une conférence de presse à Genève.

« Le monde doit de nouveau accorder un peu plus d’attention à l’Afghanistan pour l’aider à traverser cette période difficile », a-t-il ajouté, soulignant qu’avec une mobilisation et une aide adéquates, « il est possible que dans un an, (les Afghans) puissent se retrouver sur une trajectoire positive ».

Selon le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), près de 4,2 millions de personnes en Afghanistan ont besoin d’urgence d’une assistance humanitaire. Parmi elles, 1,9 million de personnes déplacées par le conflit et plus de 60.000 réfugiés rapatriés qui ont besoin d’aide pour recommencer leurs vies.

En outre, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) souligne que le Pakistan et l’Iran accueillent 2,6 millions de réfugiés afghans enregistrés, ainsi qu’un nombre encore plus grand d’Afghans sans papiers.

En Afghanistan, l’insécurité permanente causée par les attaques terroristes et la criminalité croissante, a des « répercussions très négatives », a pour sa part déclaré Filippo Grandi, le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, car « elle continue de provoquer des déplacements internes » et « a entraîné une forte baisse du nombre de personnes rentrant en Afghanistan ».

Au cours des huit premiers mois de 2017, entre 40.000 à 50.000 Afghans avaient pris le chemin du retour au pays. Pour la même période cette année, ils n’étaient qu’environ 12.000, a expliqué le chef du HCR.

Pour ne rien arranger, l’Afghanistan est confronté à une vaste sécheresse qui affecte 70% de son territoire, mettant en danger 1,3 million de personnes.

Alors que le pays se prépare pour les élections législatives et présidentielles dans les mois à venir, M. Lowcock a salué les « efforts » déployés par le gouvernement afghan pour résoudre les problèmes empêchant les retours des réfugiés et leur réinsertion, tels que le manque de terres disponibles.

Les deux responsables de l’ONU ont appelé le monde à soutenir l’Afghanistan. Les 27 et 28 novembre, une conférence internationale organisée conjointement par les Nations Unies et le gouvernement afghan se tiendra à Genève pour discuter de la voie à suivre. « Une occasion importante de réaffirmer les engagements internationaux envers la paix, la stabilité, le développement et des progrès en Afghanistan », a dit M. Lowcock.

par -

Avec les aides considérables qui affluent dans les caisses de l’État et sa position stratégique sur l’une des voies maritimes les plus fréquentées au monde, Djibouti devrait figurer parmi les pays les plus riches du continent africain.

Mais paradoxalement ce petit pays situé sur la côte orientale de l’Afrique fait partie des pays les plus pauvres ; il se caractérise notamment par un grave problème d’eaux usées qui a entraîné l’apparition de maladies d’origine hydrique, comme le choléra et la typhoïde.

Dans ce pays qui compte environ un million d’habitants, ce sont d’abord les enfants qui font les frais de cette scandaleuse insalubrité.

Dans les zones rurales, trois personnes sur quatre n’ont pas accès à des toilettes et se soulagent dans la brousse.

Dans la capitale Djibouti, où vit la moitié de la population du pays, un quart des habitants ne disposent d’aucune installation sanitaire.

La Corne de l’Afrique étant une région aride avec une pluviométrie annuelle ne dépassant pas 250 millimètres, l’eau est une denrée rare à Djibouti.

Les villages ne peuvent compter que sur un ou deux puits, qui sont à présent, pour bon nombre d’entre eux contaminés par des bactéries liées aux déchets humains.

Et les 26 300 réfugiés venus d’Érythrée, d’Éthiopie, de Somalie et du Yémen ne font qu’aggraver le problème.

Radwan Bahdon, directeur de l’assainissement du gouvernement de Djibouti, affirme toutefois que la situation est sous contrôle, ajoutant qu’une nouvelle station d’épuration financée par l’Union européenne (UE) est désormais opérationnelle.

« Jusqu’en 2014, les eaux usées étaient déversées dans la mer, sans être traitées », ajoute M. Bahdon.

Les officiels pointent du doigt l’administration du Président Ismaïl Omar Guelleh, en fonction depuis 1999 et qui a succédé à son oncle Hassan Gouled Aptidon ; ce dernier était à la tête du pays depuis son indépendance de la France en 1977.

M. Guelleh, dont le gouvernement est accusé de violations des droits de l’homme, a conservé le pouvoir avec 90 pour cent des suffrages en février de cette année.

Au fil des ans, des aides considérables ont été injectées dans les caisses de l’État, mais le pays ne donne gère, voire pas du tout, l’impression d’en profiter.

La critique accuse M. Guelleh, sa famille et certains de ses conseillers les plus proches, d’avoir une influence pesante sur l’économie.

Malgré la misère noire qui accable la majeure partie de la population, M. Guelleh s’est récemment rendu en Chine à bord d’un jet présidentiel.

Les économistes mettent en garde contre un niveau d’endettement national s’approchant de celui du PIB, mais M. Guelleh ne donne pas le moindre signe de vouloir modérer son train de vie opulent.

« À Djibouti, nous sommes confrontés à une dynastie familiale qui s’est construite sur les souffrances de près d’un million de personnes », déclare Daher Farah, chef de l’opposition, à propos de son pays exsangue.

Huitième plus petit pays d’Afrique par la superficie (23 200 km2), l’influence de Djibouti est cependant loin d’être négligeable.

Le pays accueille la seule base militaire américaine permanente d’Afrique, à Fort Lemonnier, non loin du palais présidentiel.

Le plus gros détachement de la Légion étrangère française est basé à Djibouti.

L’année dernière, la Chine a inauguré sa première base militaire d’outre-mer à Djibouti, laquelle peut héberger plus de troupes que celles des États-Unis et de la France réunies.

En ce qui concerne le commerce, Djibouti est situé sur l’une des voies maritimes les plus fréquentées au monde, seul axe entre l’océan Indien et le canal de Suez et point de passage entre l’Afrique, l’Inde et le Moyen-Orient.

Des prêts chinois ont financé la construction d’une nouvelle voie ferrée vers l’Éthiopie et l’installation de grues portuaires dont la silhouette domine l’horizon du port et de la ville.

Les droits payés par les navires en transit fournissent de plantureux revenus au gouvernement.

Au début de l’année, M. Guelleh a signé un décret retirant à la société dubaïote DP World son contrat de 50 ans pour la gestion du port à conteneurs.

Or, lorsque la Cour d’arbitrage de Londres a statué en faveur de DP World, le gouvernement a annoncé qu’il ne reconnaissait pas ce verdict.

Cet acte de défi a fait naître des craintes que M. Guelleh puisse avoir recours à un décret similaire afin de reprendre le contrôle de Fort Lemonnier.

par -

Dans la capitale allemande, Berlin, la communauté internationale a promis plus de 2 milliards de dollars pour financer les activités humanitaires, de développement et de consolidation de la paix dans la région du bassin du lac Tchad.

La Conférence de haut-niveau sur la région du lac Tchad s’est achevée mardi sur une annonce de financement de 2,17 milliards de dollars en dons et 467 millions de dollars sous forme de prêts préférentiels, souligne un communiqué final publié conjointement par l’Allemagne, le Nigéria, la Norvège et l’ONU – co-organisateurs de cette conférence.

Pendant deux jours, les représentants de 27 pays, 24 organisations régionales et internationales et de plusieurs ONG ont planché sur comment améliorer l’assistance humanitaire et la protection des civils, la prévention des crises et la stabilisation, la construction d’une résilience menant au développement durable.

Le chef du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), Mark Lowcock, a salué les promesses de dons annoncés à Berlin. « Plus de 10 millions de personnes dans la région du lac Tchad ont encore besoin d’aide humanitaire et de protection vitales », a rappelé le Coordonnateur des secours d’urgence des Nations Unies.

« La violence, la faim, les déplacements et la peur demeurent les dures réalités de leur vie quotidienne, mais aujourd’hui, nous avons un meilleur accès à de nombreuses communautés par rapport à il y a un an », a ajouté M. Lowcock, qui a remercié les bailleurs de fonds pour leurs annonces généreuses de soutien aux opérations humanitaires dans le bassin du lac Tchad, une région à cheval sur le Cameroun, le Niger, le Nigéria et le Tchad.

Pour l’Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), Achim Steiner, les dons et les prêts préférentiels annoncés à Berlin « constituent un solide appui à notre nouvelle manière de répondre aux besoins humanitaires et aux causes profondes de la crise sur le plus long terme ».
Plus de la moitié des contributions proviennent de pays européens et de l’UE

L’argent promis à Berlin provient de 17 États membres de l’ONU ainsi que d’organisations régionales et internationales.

Les contributions annoncées par 15 pays européens (Allemagne, Royaume-Uni, France, Norvège, Danemark, Belgique, Luxembourg, Suède, Suisse, Italie, Pays-Bas, Irlande, Espagne, Finlande et Pologne) totalisent 1,03 milliard de dollars, une somme à laquelle il faut ajouter 269,81 millions de dollars promis par la Commission européenne.

Les Etats-Unis ont promis 420,13 millions de dollars et le Canada, 52,47 millions de dollars.

Du côté des organisations internationales, la Banque mondiale s’est engagée à fournir 270 millions de dollars et la Banque africaine de développement, 25,65 millions de dollars.

Les fonds de l’ONU ont également été mis à contribution. Le Fonds central d’intervention d’urgence (CERF) octroiera 43,64 millions de dollars et le Fonds pour la consolidation de la paix (PBF) 32 millions de dollars.
La réunion de Berlin a servi de suivi à la conférence humanitaire sur la région du lac Tchad qui s’est tenue à Oslo en 2017. La précédente conférence avait réuni assez de fonds pour éviter une famine dans la région, ont souligné les organisateurs. Mais malgré les progrès enregistrés, les appels de financement humanitaire pour les pays du lac Tchad restent sous-financés et doivent être soutenus à la fois sur le court et moyen termes, ont-ils insisté.

par -

L’Ethiopie va bien, avec un taux de croissance qui atteint des sommets et qui est l’un des plus rapides au monde, avec sa dynamique de créations d’emplois inégalée sur le continent africain, voire dans le monde. Mais avec le milliard de dollars que va lui injecter la Banque mondiale (BM), à titre d’appui budgétaire, le pays ira encore mieux.

Le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, en a fait l’annonce samedi 25 août 2018 dans une conférence de presse, la première depuis son installation à la tête du pays, en avril de cette année, rapporte Reuters. La BM fait donc son grand retour après 13 ans de gel de l’aide, pour cause d’élections contestées en 2005. Les autres bailleurs, qui avaient également boudé le pays, devraient aussi revenir à la faveur des changements intervenus dans l’exécutif éthiopien. D’ailleurs Ahmed n’est pas avare en promesses : des mutations économiques et politiques profondes pour un développement national harmonieux.

Il promet des élections transparentes en 2020 pour corriger une anomalie, tout de même : Aucun élu de l’opposition au Parlement. Il promet de déverrouiller le capital des entreprises publiques, pour laisser entrer des investisseurs privés. Il s’engage à gracier des milliers de détenus, etc. Bref, il promet beaucoup. Mais comme il a été capable de faire la paix avec son voisin, l‘Érythrée, après 20 ans de guerre, on peut lui accorder le bénéfice du doute…

par -

Au sujet des rumeurs sur un climat de tension entre le FMI et les autorités tunisiennes, Taoufik Rajhi, ministre en charge des grandes réformes, a déclaré ceci, dans un entretien avec Africanmanager :

J’ai suivi tout cela avec amertume car au moment où nous travaillons d’arrache-pied sur le redressement économique du pays et dans une période cruciale de réalisation des financements prévus par la loi de finance 2018, des contrevérités surgissent et parfois manipulées par des médias «professionnels».
Au contraire de tout ce qui a été dit, la visite du Directeur de la région MENA prévue le lundi 25 a été reportée pour le 26 juillet à cause de la visite du Roi de Jordanie à Washington le 25 juin. Il est inconcevable que le Directeur de la région soit à l’étranger au moment de la visite du plus haut responsable du dossier de son pays, qui est en difficulté. En plus, la Revue était concluante depuis la visite des experts et même en termes de réalisation des objectifs quantitatifs et repères structurels, elle est de loin la meilleure, puisque c’est la première Revue où on ne demande pas de dérogation. En plus la date du Conseil d’Administration était fixée depuis un mois pour le 6 juillet et a été confirmé vendredi dernier avec ironie par le Chef de communication du FMI lors de la conférence habituelle. Personnellement, je prévois comme dans le conseil d’Administration de la Banque Mondiale le 27 juin une décision unanime d’approbation du rapport du staff qui a mis l’accent sur les progrès réalisés en matière de réformes. D’ailleurs je peux vous annoncer que la prochaine revue sera le 15 aout et elle sera concluante inshallah”.

par -

L’Union méditerranéenne des confédérations d’entreprises (BUSINESSMED) a annoncé, jeudi à Tunis, le lancement du projet EBSOMED visant la redynamisation des organisations de support aux entreprises (OSE) et le réseautage d’affaires dans les pays du voisinage sud de la méditerranée.
Coordonné par BUSINESSMED, ce projet s’étale sur une période de quatre ans et est financé par la commission européenne moyennant un budget de 6,25 millions d’euros, a souligné Marco Cunetto, directeur des programmes à BUSINESSMED et coordinateur du projet EBSOMED dans une déclaration à l’agence TAP.
D’après la même source, EBSOMED est implémenté par un consortium de six partenaires représentatifs des organisations de support des entreprises dans la région.
“Ce programme permettra de renforcer la capacité managériale et l’efficacité des OSE, en particulier en appuyant le processus d’internationalisation des PME à travers des actions de formation ciblées permettant d’améliorer la qualité de services des OSE”, a-t-il dit.
Et d’ajouter : “Le projet vise essentiellement à atteindre un développement inclusif et durable dans la région via la création d’emplois et de nouveaux modèles économiques dans les pays du voisinage sud-méridional”.

Marco Cunetto a, en outre, signalé que le projet est basé sur une série d’activités visant le renforcement des capacités des OSE, le développement des liens d’affaires entre les partenaires du nord et du sud de la méditerranée et la construction d’un meilleur partenariat soit institutionnel soit d’affaires entre les pays de la rive nord de la méditerranée et ceux du voisinage sud méridional.
Ces activités consistent en des académies de formation, des tournées d’information, des rencontres B to B, des jumelages des entreprises et un système de labellisation des services offerts aux organisations intermédiaires.
Parmi les autres objectifs spécifiques du projet, il s’agit de développer une stratégie régionale et des plans d’actions autour de secteurs à haute valeur ajoutée et générateurs d’emplois, d’améliorer l’image des pays sud de la méditerranée grâce à un partenariat public privé plus structuré, d’accroitre les échanges commerciaux et de stimuler les investissements dans le pourtour méditerranéen.

Pour sa part, Saida Neghza, présidente de BUSINESSMED et présidente de la confédération générale des entreprises algériennes (CGEA), a souligné que le projet EBSOMED sera l’espace adéquat pour promouvoir les capacités des jeunes et les aider à créer leurs projets et ce, au profit de toute la région.
“Ce projet contribuera également à la lutte contre la fuite des cerveaux, un phénomène dont souffrent les pays du sud de la méditerranée”, a-t-elle dit.

par -

La Banque mondiale a annoncé jeudi 28 juin 2018 un nouveau financement de 500 millions de dollars pour appuyer un important train de réformes en Tunisie, dans le but de stimuler l’investissement privé et la création de débouchés pour les petites entreprises et, parallèlement, de protéger les ménages vulnérables et renforcer la sécurité énergétique. Cette opération soutiendra des mesures concrètes pour simplifier les procédures d’importation et d’exportation, ouvrir des secteurs pour l’investissement, faciliter l’accès des petites entreprises au crédit et aux marchés publics, garantir une couverture sociale aux plus pauvres, renforcer le capital humain et bâtir un secteur de l’énergie plus durable et plus vert.

Le prêt à l’appui des politiques de développement pour l’investissement, la compétitivité et l’inclusion veut soutenir la réalisation des grands objectifs fixés dans le plan quinquennal de développement 2016-20 du pays. Cette opération comporte trois volets, dont le premier vise à appliquer la nouvelle loi sur l’investissement. Il s’agira entre autres de supprimer 27 des 127 formalités douanières en vigueur, les autres devant être informatisées pour rendre le processus plus prévisible et efficace. Comme le veut la loi, les marchés publics seront eux aussi informatisés pour simplifier la réponse à un appel d’offres et réaliser ainsi l’objectif qui prévoit d’attribuer 20 % des marchés publics aux petites entreprises.

« L’informatisation des formalités douanières limitera les risques de corruption et enverra un signal fort aux investisseurs, leur montrant que la Tunisie est prête à faire des affaires, explique Zied Ladhari, ministre du Développement et de la Coopération internationale. En plus de créer des opportunités pour les petites entreprises qui sont, nous le savons, une source cruciale d’emplois, nous voulons leur donner véritablement accès au crédit en appliquant la loi sur les garanties incluant les biens meubles. Au lieu de gager un actif immobilier, comme un bâtiment ou un terrain, pour emprunter, elles pourront par exemple apporter leurs stocks en garantie, sachant qu’il s’agit généralement du seul type d’actifs que possèdent les entreprises détenues par des jeunes ou des femmes. »

Le deuxième volet s’attachera à améliorer le ciblage et l’impact des filets de protection sociale et à étendre l’accès au microcrédit. Mieux ciblés, les programmes sociaux bénéficieront vraiment à ceux qui en ont le plus besoin. Mais ils faciliteront également l’application de la loi prévoyant une hausse des indemnités. Le nouveau financement devrait par ailleurs resserrer le lien entre les programmes sociaux et l’amélioration des performances en matière de santé et d’éducation. Le plafond pour les microcrédits passera de 20 000 à 40 000 dinars tunisiens, afin d’accroître le nombre de demandeurs potentiels, qu’il s’agisse de soutenir des activités rémunératrices au profit des populations les plus marginalisées ou des start-up lancées par des jeunes au chômage ou de nouveaux diplômés du supérieur. Ce faisant, le volume des microcrédits augmentera de 731 millions de dinars actuellement à 1,17 milliard, dont 600 millions destinés aux femmes.

« Des filets de protection sociale bien conçus joueront un rôle central dans l’engagement du gouvernement à ne laisser personne sur le bord du chemin, souligne Marie Françoise Marie-Nelly, directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte. En plus de protéger les plus vulnérables contre les chocs ponctuels qui peuvent accompagner les réformes, ces filets sont un moyen de lutte contre la pauvreté intergénérationnelle, en incitant les familles à scolariser durablement leurs enfants et en favorisant une alimentation et une santé de qualité. Les microcrédits sont particulièrement vitaux pour les habitants des régions moins avancées, qui ont moins de possibilités d’accéder à des financements. »

Le troisième volet vise à soutenir la réforme du secteur de l’énergie, pour le rendre financièrement viable et installer les conditions permettant d’atteindre l’objectif de 30 % de la production d’électricité assurée par des sources renouvelables d’ici 2030. Une étape cruciale consistera à supprimer les subventions à l’énergie, qui pèsent excessivement lourd dans le budget national et profitent surtout aux riches, qui consomment plus d’énergie que les pauvres. Cela permettra également de rediriger de précieuses ressources publiques vers les filets de protection sociale. La hausse des tarifs, tout aussi importante, parallèlement à l’introduction de réformes pour améliorer l’efficacité du secteur, permettra aux compagnies d’électricité de récupérer l’intégralité des coûts de production. Enfin, cela enverra un signal décisif aux investisseurs tout en permettant de lever les fonds nécessaires pour financer la transition vers les énergies vertes.

Selon les deux co-responsables du projet à la Banque mondiale, Abdoulaye Sy, économiste senior, et Fadwa Bennani, spécialiste senior du secteur financier, l’augmentation des prix du pétrole va ajouter de nouvelles pressions sur le budget du pays, rendant la résolution du problème des subventions à l’énergie plus urgente que jamais. Et de souligner également que le développement des énergies renouvelables réduira la dépendance aux combustibles fossiles importés et renforcera la sécurité énergétique, sachant que, d’après l’expérience d’autres pays, des réformes adaptées pourraient attirer environ 300 millions d’investissements privés dans les énergies solaires au cours des quatre prochaines années.

Communiqué

par -

Le Ministère du Développement, de l’Investissement et de la Coopération Internationale (MDICI) et l’Agence Française de Développement (AFD) co-organisent une matinée de lancement de leur DIALOGUE STRATEGIQUE DANS LES DOMAINES ECONOMIQUES ET DE DEVELOPPEMENT, le mercredi 20 Juin 2018 de 8H30 à 13H à l’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts, Beït al-Hikma, situé au 25 Avenue de la République, Carthage (Tunis).

 Le Mémorandum pour un Dialogue Stratégique a été signé à Tunis le 1er février 2018 par S.E. Zied LADHARI, Ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération Internationale tunisien (MDICI) et M. Rémy Rioux, directeur général de l’AFD.

Ce partenariat dont la mise en œuvre s’étalera sur une période de trois ans (2018-2020) traduit les liens privilégiés qu’entretiennent historiquement la Tunisie et la France sur les plans politique, économique, social et financier.

L’objectif de ce partenariat stratégique entre la République tunisienne (représentée par le MDICI) et l’Agence Française de Développement est de construire et de développer ensemble un programme d’études et de recherches susceptible d’alimenter les politiques publiques dans des domaines socio-économiques prioritaires pour les deux parties.

Le Mémorandum de Dialogue Stratégique privilégie trois axes stratégiques de coopération :

(i) la lutte contre les inégalités de revenu et territoriales,

(ii) la promotion de la transition énergétique et écologique,

(iii) la stratégie d’internationalisation des entreprises tunisiennes (privées et publiques) sur le marché africain.

Ce Dialogue Stratégique prévoit :

(i) le développement d’outils de modélisation ;

(ii) la réalisation d’études et de diagnostics ;

(iii) l’organisation d’ateliers, de formations et de conférences afin d’animer une réflexion partagée en appui à la décision publique.

par -

A Nouakchott, le 18 juin 2018, s’est tenue la cérémonie de remise d’équipements de sûreté, destinés à l’aéroport International de Nouakchott-Oumtounsy en présence de Son Excellence. Monsieur Hisatsugu SHIMIZU, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Japon en République Islamique de Mauritanie, Monsieur Mohamed Abdellahi Ould OUDAA, Ministre de l’Equipement et des Transports, et Monsieur Mohamed Mahmoud BOUASSRIYA, Directeur Général de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC).

Il s’agit d’un projet financé par le Gouvernement du Japon dans le cadre de l’Aide financière non-remboursable dont le but est de renforcer la capacité du système de sécurité et de réduire le risque des attaques terroristes dans les principaux aéroports internationaux en Mauritanie. Le montant total du projet est de deux cents millions (200.000.000) de Yen, soit environ soixante-et-un millions (61.000.000) de nouvelles Ouguiyas (MRU).

Ce projet permet de fournir des équipements de sûreté, tels que des Scanneur Rayons X (SRX) Bagage Cabine, SRX Bagage Soute, SRX Fret, Portique de détection métallique, Détecteur de traces d’explosifs, etc…à l’Aéroport International de Nouakchott, celui de Nouadhibou et celui d’Atar.

Ainsi, ce projet incarne l’intention du Japon qui souhaite contribuer à la consolidation des bases de la paix et de la stabilité en Afrique, exprimée lors de la Conférence Internationale de Tokyo sur le Développement de l’Afrique VI (TICAD6) en août 2016.

Par ailleurs, ce projet est en parfaite harmonie avec la politique menée par Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République, qui fait de la lutte contre le terrorisme un axe prioritaire.

par -

Tunisie Telecom, qui s’acquitte de sa mission d’entreprise citoyenne, a organisé aujourd’hui lundi 11 juin 2018 une réception au cours de laquelle le Président-Directeur Général, M. Mohamed Fadhel Kraiem, a remis à Mme Yossra Chaibi, présidente de l’Association SOS Village d’enfants Gammarth (ATVESOS), la subvention annuelle de 40 mille dinars (40.000 dinars),

Cette  subvention est destinée à assurer les dépenses des 5 familles que parraine Tunisie Telecom au sein des Villages d’Enfants. A signaler qu’à part la subvention annuelle, Tunisie Telecom apporte un soutien supplémentaire lors des occasions exceptionnelles telles que la rentrée scolaire, les fêtes de l’Aïd, la fête des mères, etc. Et c’est dans ce contexte que le PDG de TT a remis aujourd’hui et à quelques jours de l’Aïd El Fitr, à la présidente de l’Association SOS Village d’enfants Gammarth, des bons d’achat pour l’achat des vêtements de l’Aïd pour tous les enfants des maisons parrainées, avec des coffrets et assortiments de pâtisserie traditionnelle.

Lors de son allocution, M. Mohamed Fadhel Kraiem a assuré que «Tunisie Telecom, en tant qu’entreprise citoyenne consciente de son rôle social, tient à soutenir les Villages d’Enfants SOS Tunisie et ce dans  l’objectif  d’une  meilleure  intégration  de ces jeunes dans la société…». Le PDG de l’opérateur historique a également salué les efforts déployés par les responsables de l’Association qui ne cessent de protéger les enfants contre toute forme de maltraitance et de leur fournir un milieu familial favorable pour leur évolution. Mme Yosra Chaïbi a tenu à remercier Tunisie Telecom pour son engagement durable. «Au nom de tous ces enfants et des membres de l’Association Tunisienne des Villages d’Enfants SOS, je remercie vivement Tunisie Telecom pour son accompagnement et soutien» a  déclaré Mme Chaibi, exprimant son souhait de renforcer davantage les  périmètres de ce partenariat à travers d’autres pistes de collaboration.

Le partenariat Tunisie Telecom avec l’ATVESOS remonte à 2008 ; il reflète l’engagement citoyen continu de l’opérateur national auprès de cette structure sociale d’aide à l’enfance en danger. En vertu de ce partenariat, Tunisie Telecom réaffirme sa présence aux côtéx de cette association pour l’aider à  assumer pleinement sa responsabilité d’intégrer, comme  il se doit, ces jeunes dans la société.

L’ATVESOS est une association de bienfaisance qui prend en charge des enfants sans soutien familial, orphelins, enfants abandonnés ou en danger ; elle est présente depuis 1981 et gère aujourd’hui quatre villages d’Enfants SOS en Tunisie, à Gammarth, Siliana, Mahrès et Akouda. Ses quatre Villages d’Enfants SOS assurent une prise en charge individuelle à long terme dans le cadre d’un modèle d’accueil de type familial.

par -

L’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et le Koweït ont promis de fournir une aide de 2,5 milliards de dollars pour permettre à la Jordanie, qui traverse une grave crise économique et sociale, de surmonter un mouvement de contestation sociale, a annoncé lundi 11 juin 2018 l’agence de presse saoudienne.
A la lumière des liens fraternels étroits, les trois pays fourniront une aide économique à la Jordanie d’un montant total de 2,5 milliards de dollars“, a indiqué l’agence SPA.

L’enveloppe, annoncée à l’occasion du sommet des quatre pays dans la ville sainte de La Mecque, comprend un acompte versé à la banque centrale de Jordanie, une garantie de la Banque mondiale, un soutien budgétaire sur cinq ans et le financement de projets de développement, selon l’agence.
L’économie jordanienne traverse une période difficile – la Banque mondiale évoque une ” faible perspective de croissance en 2018 “, puisque 18,5 % de la population est au chômage, et 20 % vit à la limite du seuil de pauvreté.

L’accueil de centaines de milliers de Syriens ayant fui la guerre pèse aussi lourdement sur les finances publiques et Amman appelle régulièrement la communauté internationale à une aide plus substantielle sur ce dossier, selon le journal français Le Monde.

par -

La Suède a accordé une contribution de 9,9 millions de dollars pour venir en aide aux agriculteurs et aux éleveurs frappés par la sécheresse au Sahel, a annoncé jeudi l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

L’aide acheminée à travers la FAO par l’intermédiaire de l’Agence suédoise de développement international (ASDI) prêtera particulièrement attention au cas du Burkina Faso et du Mali.

« Cette contribution permettra de soutenir les moyens d’existence des familles lorsqu’elles en ont le plus besoin. Il s’agit de la période où les greniers des familles se vident très vite et où les éleveurs cherchent désespérément du fourrage », a déclaré Dominique Burgeon, Directeur de la Division des urgences et de la réhabilitation de la FAO et Chef du programme stratégique de la FAO sur la résilience.

L’ASDI est un partenaire majeur du programme de résilience de la FAO au Sahel et à l’échelle mondiale. Les contributions de l’ASDI interviennent généralement sur plusieurs années afin de donner assez de temps pour renforcer la résilience des populations affectées.

« Ce qui distingue cette contribution des autres est qu’elle nous permettra de soutenir les communautés vulnérables lors des deux prochaines années, de manière à ce qu’elles puissent se rétablir et renforcer leurs capacités afin de mieux faire face aux chocs à venir », a ajouté M. Burgeon. « La FAO salue également l’aide de la Suède aux communautés vivant dans la région du Sahel, qui intervient alors qu’elles en ont de plus en plus besoin ».

Le Burkina Faso et le Mali les plus touchés par la sécheresse

L’aide de Stockholm intervient suite à l’appel émis par la FAO exhortant à soutenir 4 millions de personnes au Sahel. La région fait face à de plus en plus de difficultés après avoir connu plusieurs vagues de sécheresse en 2017 qui ont ravagé les cultures et le bétail des agriculteurs.

Des six pays de la bande sahélienne, le Burkina Faso et le Mali sont les plus touchés. D’ici les prochains mois, ils devraient être plus d’un million à faire face à des pénuries alimentaires dans les deux pays réunis.

Au Burkina Faso, la contribution de l’ASDI permettra à la FAO de procéder à des transferts d’argents inconditionnels, d’atteindre près de 60.000 personnes et de couvrir les besoins alimentaires et autres besoins urgents pendant la saison creuse, qui s’étale du mois de mai à celui d’août.

En outre, plus de 24 000 personnes bénéficieront de transferts d’argent en échange de travaux effectués, il s’agira notamment de réhabiliter les points d’eaux ou encore de restaurer les routes et terres dégradées. Chacun d’entre eux bénéficiera d’une aide pour relancer ses moyens d’existence. Il sera notamment question de semences et d’outils pour cultiver des céréales et des légumes et planter des arbres tels que le moringa et le baobab, qui peuvent contribuer à leurs besoins nutritionnels.

Les éleveurs recevront du fourrage et des animaux (des moutons, des chèvres, de la volaille ou encore des cochons) pour reconstituer leur cheptel face aux prévisions annonçant une hausse de la mortalité du bétail (de 2 à 8 pour cent) cette année.

Au Mali, près de 24 000 personnes bénéficieront de la réhabilitation des petites infrastructures d’irrigation pour l’agriculture, du rétablissement des pâturages et des forages pour le bétail, ainsi que des activités transversales d’éducation en matière de nutrition et de protection sociale (des transferts productifs).

Des besoins croissants au Sahel

Les communautés vivant dans les six pays de la région Sahel – le Burkina Faso, le Tchad, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Sénégal – peinent à se remettre de la période de sécheresse qui les a frappé l’année dernière. A cela s’ajoute la hausse des prix des produits alimentaires, les conflits et la perturbation des marchés qui a entraîné la pire saison creuse que la région ait connue en quatre ans.

Les éleveurs ont été particulièrement affectés, alors que de nombreuses zones de pâturages se sont asséchées, laissant peu ou pas du tout de nourriture pour leurs animaux. Cela peut avoir des conséquences dramatiques sur la santé et la nutrition des populations. Cela peut également conduire à une hausse des conflits et intensifier les risques d’épidémies transfrontalières lorsque les éleveurs déplacent leurs animaux vers de nouvelles zones et sont en rivalité pour des pâturages qui se font de plus en plus rares.

Plus de 4 millions de personnes, dont 3 millions d’éleveurs et d’agropasteurs vivant dans ces six pays, ont besoin d’une aide alimentaire de manière urgente. D’ici les prochaines semaines, ce chiffre pourrait s’élever à 7 millions.

La FAO travaille en étroite collaboration avec l’UNICEF et le Programme alimentaire mondial (PAM) afin de répondre aux besoins immédiats des communautés sahéliennes et de relever leurs défis structurels sur le long terme.

Cette année, l’agence onusienne a également pour objectif de venir en aide à un million d’agriculteurs et d’éleveurs dans ces six pays en distribuant du fourrage pour leur bétail, en réhabilitant les points d’eaux, en restaurant les pâturages, en vaccinant le bétail, en mettant en œuvre des programmes de rémunération contre travail, en soutenant la production alimentaire et en engageant un dialogue transfrontalier en vue de réduire les conflits.
La FAO travaille aussi à renforcer la résilience de près d’un demi-million d’éleveurs sur le long terme.

par -

Selon des informations rapportées par l’agence de presse Bloomberg, la Gambie pourrait bénéficier d’une enveloppe financière de 1,7 milliard $ de la part des bailleurs internationaux.

Ce montant, dont la mobilisation s’inscrit dans le cadre de la Conférence internationale pour la Gambie ayant lieu à Bruxelles, devrait permettre au pays de poursuivre sa « transition démocratique ».

Ce financement devrait s’échelonner sur trois années. A cet effet, 163,9 millions $ devraient être décaissés par l’Union Européenne pour « créer des opportunités en faveur du peuple gambien et renforcer davantage la démocratie ». Ce montant devrait s’ajouter aux 263,3 millions $ octroyés par l’institution à la Gambie, pour la période 2017-2020.

Rappelons qu’en 2017, le pays ouest-africain avait opéré un changement à la tête de son Etat, en portant au pouvoir l’actuel président Adama Barrow, face à l’ancien dictateur Yahya Jammeh.

D’après la même source, en février dernier, le gouvernement avait déjà annoncé qu’il souhaitait mobiliser 2,4 milliards $ pour financer son plan de développement.

par -

La quatorzième session du Conseil d’Association entre l’Union européenne et la Tunisie s’est tenue à Bruxelles le 15 mai 2018. Elle a été co-présidée par Madame Federica MOGHERINI, Haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et Vice-présidente de la Commission et par Monsieur Khémaies Jhinaoui, Ministre des Affaires Etrangères de la République tunisienne. M. Johannes Hahn, Commissaire européen chargé de la Politique européenne de voisinage et des négociations d’élargissement, a aussi pris part aux travaux de cette session.

A cette occasion, nous nous félicitons de la visite en Tunisie de Monsieur Jean-Claude Juncker, Président de la Commission européenne, prévue les 23 et 24 juillet 2018, en réponse à l’invitation qui lui a été adressée par Monsieur le Président de la République tunisienne.

Cette session nous a permis de faire le point sur nos objectifs communs et de saluer les nombreuses avancées depuis la session précédente du 11 mai 2017. Notre coopération s’est notamment intensifiée autour de questions essentielles comme l’employabilité des jeunes et les réformes, la consolidation démocratique et la promotion de la bonne gouvernance – avec le rôle toujours essentiel de la société civile, la réponse aux défis sécuritaires communs et la gestion concertée de la migration. Nous nous sommes engagés aujourd’hui à fixer des objectifs encore plus ambitieux pour le futur.

Les priorités stratégiques 2018 – 2020 sur lesquelles nous nous sommes mis d’accord reflètent notre détermination à consolider notre partenariat en visant des résultats concrets et visibles au profit des citoyens. Les priorités cibleront le développement socio-économique inclusif et durable ; la démocratie, la bonne gouvernance et les droits de l’Homme, le rapprochement entre les peuples, la mobilité et la migration; ainsi que la sécurité et la lutte contre le terrorisme.

Les deux parties ambitionnent d’approfondir davantage leur rapprochement au-delà de 2020 et ont convenu de poursuivre leur réflexion sur la vision future pour le partenariat d’ici la prochaine session du Conseil d’Association en 2019.

Les deux parties ont convenu de la mise en place d’un mécanisme d’alerte précoce de manière à rendre plus efficace leur coopération et à améliorer leurs méthodes de travail.  Au vu des résultats positifs réalisés dans de nombreux domaines, nous allons encore renforcer l’impact et la visibilité de nos efforts conjoints.

L’annonce par l’Union européenne d’une enveloppe supplémentaire sous forme de dons pour 2018 qui atteindra, encore une fois, la somme maximale possible de 300 millions d‘euros illustre l’importance accordée par l’UE au partenariat privilégié.

L’élargissement des perspectives d’avenir pour la jeunesse constituera une composante majeure de nos efforts. En plus du programme de 25 millions d’euros qui permettra la création de 1000 startups tunisiennes, notamment au profit des jeunes, l’UE financera un nouveau programme dédié à la jeunesse axé sur l’emploi, l’employabilité et les initiatives innovantes des jeunes tunisiens pour la relance socio-économique du pays.

L’UE se félicite de la réussite  des élections municipales tenues en Tunisie le 6 mai 2018 et s’engage à soutenir la Tunisie dans le parachèvement de la mise en place de la démocratie dans sa dimension locale et du processus de décentralisation en tant que vecteur important de développement régional. Au-delà des programmes en cours, nous œuvrerons au renforcement des capacités des municipalités nouvellement créées et au développement régional. Une enveloppe additionnelle sera allouée à ce volet de coopération.

Nous nous félicitons des programmes d’appui annoncés au profit des régions défavorisées, au développement du tourisme avec de plus fortes retombées économiques locales. Aux secteurs prioritaires comme l’agriculture et le tourisme s’ajoutera un soutien à la modernisation de l’économie, avec un accent particulier sur l’innovation, l’économie numérique, les énergies renouvelables, la recherche et la spécialisation intelligente qui fera l’objet d’un accord spécifique à conclure prochainement.

La feuille de route qui a récemment été adoptée par le Conseil des Ministres tunisiens, et présentée à l’UE lors de la visite du Chef du Gouvernement Youssef Chahed à Bruxelles, reprend les mesures les plus urgentes (législatives, stratégiques et opérationnelles) nécessaires à la relance socio-économique du pays et servira comme outil opérationnel pour assurer leur mise en œuvre rapide, y compris les mesures d’appui financées par l’UE.

Monsieur Johannes Hahn, Commissaire européen pour le voisinage et les négociations d’élargissement, conduira une mission en Tunisie avec les institutions financières courant 2018 pour discuter des réformes en cours et de l’appui nécessaire pour accompagner ces réformes.

L’accord de libre-échange complet et approfondi (ALECA) contribuera de manière structurelle à l’ancrage de la Tunisie à l’espace européen et à la modernisation de l’économie tunisienne, et nous nous félicitons de notre décision commune de fixer un agenda de négociations ambitieux sur l’ensemble des chapitres en vue de conclure les négociations dans les meilleurs délais.

Eu égard aux opportunités et défis posés par la migration, nous avons réitéré notre engagement à avancer dans les négociations sur la facilitation des visas et l’accord sur la réadmission afin de les conclure dans les meilleurs délais. Les synergies possibles entre ALECA et la facilitation des visas ont été discutées.

Nous avons convenu de continuer notre coopération dans le domaine de la sécurité et de lutte contre le terrorisme, tout en promouvant le plein respect de l’Etat de droit, des droits de l’Homme et des libertés fondamentales. Nous avons à cet effet noté avec satisfaction la reprise de l’activité économique dans le domaine touristique grâce aux efforts constants de la partie tunisienne à améliorer la situation sécuritaire. Nous comptons sur les mesures annoncées pour avancer dans la mise en œuvre du programme-phare sur la réforme du secteur de la sécurité.

Nous poursuivrons nos efforts conjoints afin de soutenir les réformes tunisiennes pour répondre aux normes internationales et européennes en matière de gouvernance fiscale et de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

Notre objectif commun est que la Tunisie remplisse rapidement ses engagements au titre du plan d’action agréé avec le Groupe d’action financière (GAFI), et sorte de la liste du GAFI, ainsi que de la liste de l’Union européenne, aussi vite que possible.

Le lancement d’un programme de coopération et d’échange diplomatique entre le Service européen pour l’Action Extérieure et le Ministère tunisien des Affaires Étrangères permettra un partage d’expertises et une meilleure connaissance des méthodes de travail respectives. A cet égard, nous nous sommes félicités de la signature de l’accord administratif relatif aux stages de diplomates.

La coopération dans le domaine de la valorisation notamment économique du patrimoine culturel tunisien et la diplomatie culturelle est une autre action inédite illustrant la place de la culture dans le partenariat Tunisie – UE, en vue de la mise en place à terme d’une stratégie nationale de diplomatie culturelle en Tunisie.

Par ailleurs, nous avons souligné l’importance que nous accordons à la dimension parlementaire de notre partenariat privilégié.

Nous avons continué nos échanges sur les questions régionales d’intérêt commun, notamment la situation en Libye, en Syrie, au Moyen-Orient ainsi qu’au Sahel.

Le Ministre tunisien des Affaires Etrangères a réitéré les remerciements de la Tunisie pour l’appui qu’apporte l’UE à la transition démocratique ainsi que pour son soutien à la réussite des réformes économiques. La Haute Représentante a renouvelé  l’engagement de l’UE à poursuivre et à renforcer son appui à la Tunisie.

par -

La Fondation Merck, la branche philanthropique de Merck KGaA Allemagne lance ses programmes aujourd’hui au Tchad en partenariat avec la Première Dame et le Ministère de la Santé du Tchad. La Fondation Merck a annoncé le lancement de son programme phare « Merck Cancer Access Program » dans le but d’augmenter le nombre limité d’Oncologues et d’améliorer l’accès à des soins anticancéreux de qualité et équitables dans le pays.

Lors de l’événement, le Prof. Dr. Frank Stangenberg Haverkamp, Président du Directoire de E.Merck KG et Président du Conseil d’administration de la Fondation Merck a souligné: « Nous sommes fiers de lancer la Fondation Merck au Tchad en partenariat avec S.E la Première Dame du Tchad, Madame HINDA DEBY ITNO et le Ministère de la Santé. Grâce à la Fondation Merck, nous allons travailler en étroite collaboration pour améliorer l’accès à des solutions de santé équitables dans le pays ».

Lors de la réunion de haut niveau entre le Président du Tchad, Son Excellence IDRISS DEBY ITNO, invité d’honneur, Prof. Frank Stangenberg Haverkamp, ​​Président du Directoire de E-Merck KG et Président du Conseil d’Administration de la Fondation Merck et le Dr Rasha Kelej, PDG de la Fondation Merck, la Fondation Merck a confirmé son engagement en faveur d’un partenariat à long terme avec le gouvernement du Tchad pour renforcer les capacités en matière de soins de santé et améliorer l’accès à des solutions de santé innovantes et équitables à travers le pays.

Dr Rasha Kelej PDG de la Fondation Merck a en outre souligné : « Nous croyons fermement que le renforcement des capacités de santé est la bonne stratégie pour améliorer l’accès à des solutions de santé équitables et de qualité en Afrique, donc ensemble nous répondrons au besoin important de formation dans le domaine du Diabète, Cancer et soins de l’Infertilité, nos domaines d’intérêt ».

« Nous sommes ravis de nous engager à fournir à quatre candidats une bourse d’Oncologie d’un an en Inde pour contribuer à relever les défis de l’accès aux soins du cancer dans le pays », Rasha Kelej a ajouté.

La Fondation Merck a annoncé la nomination de S.E. Madame HINDA DEBY ITNO, la Première Dame du Tchad, en tant qu’ambassadrice de la campagne « Merck More Than a Mother », à travailler en étroite collaboration avec la Fondation Merck pour définir des interventions visant à briser la stigmatisation des femmes sans enfants à travers le pays.

Son Excellence, la Première dame du Tchad, Madame HINDA DEBY ITNO a souligné l’importance de l’initiative en disant : « Nous sommes heureux que la Fondation Merck soit lancée au Tchad, et ils lancent leurs programmes phares pour nous aider à renforcer les capacités de soins contre le cancer et l’infertilité, afin que nos populations puissent avoir l’accès à des soins anticancéreux et de l’infertilité de qualité et équitables dans notre pays bien-aimé. Je suis également heureux d’être l’ambassadrice de « Merck More Than a Mother ». Je vais travailler en étroite collaboration avec la Fondation Merck pour briser la stigmatisation autour de l’infertilité à tous les niveaux en sensibilisant, en formant les compétences des experts locaux et en aidant les femmes sans enfants à démarrer leurs petits commerces ».

Pendant le lancement, l’Honorable Ministre de la Santé du Tchad, M. Aziz Mahamat Saleh, a expliqué : « Nous savons tous que les soins contre le cancer sont soumis à de fortes pressions en Afrique, et la situation n’est pas différente au Tchad, nous avons seulement deux oncologues pour une population de treize millions. Ces chiffres ne sont pas suffisants pour donner accès à des soins de qualité et équitables. Nous sommes reconnaissants envers la Fondation Merck pour le lancement de leurs programmes au Tchad, et nous croyons que ces initiatives amélioreront la qualité des soins contre le cancer et l’infertilité dans notre pays »

« Jusqu’à présent, le Tchad n’a pas de spécialiste en Fertilité ou de clinique spécialisée pour gérer ces conditions de l’infertilité. Merck fera l’histoire au Tchad en offrant des opportunités de formation aux premiers spécialistes de la fertilité dans le pays », Rasha Kelej a ajouté.

En outre, la Fondation Merck s’engage à contribuer à la promotion des soins du diabète au Tchad en fournissant un diplôme en ligne sur la prise en charge du diabète en langue française pour les étudiants et diplômées en médecine au Tchad et dans d’autres pays d’Afrique francophone afin qu’ils puissent en apprendre davantage sur le diagnostic et le traitement du diabète. Le cours est accrédité par « Royal college for general practitioners » au Royaume-Uni.

Jusqu’à présent, des candidats d’Ouganda, Zambie, Éthiopie, Namibie, Tanzanie, Ghana, Sierra Leone, Afrique du Sud, Botswana, Libéria, Rwanda, Kenya, Tchad, Niger, Guinée, Gambie, Sri Lanka, Cambodge, Bangladesh, Myanmar et Népal ont bénéficié des programmes de formation de la Fondation Merck en matière de bourse en Fertilité et en Oncologie. La Fondation Merck vise à étendre à plus de pays africains et asiatiques bientôt.

par -

Youssef Chahed est depuis deux jours en tournée européenne et nul ne sait pourquoi, puisqu’il ne l’a pas dévoilé lui-même. Mises à part les photos et les vidéos sur sa page, les annonces politiquement correctes d’un soutien européen qui serait indéfectible, d’un contingent supplémentaire d’huile d’olive à exporter et des Hollandais qui ne seront plus interdits de voyage en Tunisie, on ne comprend toujours pas ce qu’il était allé chercher sur le vieux continent. Et on est tenté de penser qu’il n’y avait pas de quoi faire un plat … tunisien !

  • Ouverture tous azimut à une Europe qui restera fermée

On va donc prendre pour guide les thèmes qu’il a développés lors de son discours, ou séance d’échanges, au Parlement européen. Sur l’ALECA par exemple, le chef du gouvernement tunisien semblait avoir accepté telle quelle, même s’il avait demandé «l’asymétrie et la progressivité», l’ouverture complète du marché tunisien aux produits européens. Il n’a ainsi pas parlé de la mobilité, malgré une question bien précise à ce sujet d’une des députés présents, qui demandait plus de visas pour les Tunisiens. Et c’est justement le silence, aussi bien du chef du gouvernement que des Européens, sur cette question essentielle pour un vrai partenariat, qui fait de l’ALECA un véritable marché de dupes. «Nous avons demandé un quota supplémentaire en huile d’olive, mais nous ne le mettons pas en donnant-donnant contre l’ALECA», avait dit Youssef Chahed devant le Parlement Européen avec le sourire gêné de celui qui savait très bien ce qu’il disait.

La Tunisie s’ouvre complètement et dans tous les secteurs, dont l’agriculture et les services, à l’Europe. Cette dernière restera fermée à tous les Tunisiens qui voudraient prospecter et vendre leurs services ou y exercer un métier de services. Idem pour l’agriculture, où les produits européens restent hautement compensés, en face d’une agriculture tunisienne à peine soutenue et qui a même du mal à vendre localement ses produits à prix convenables. Pour toute réponse, Youssef Chahed se contente de rappeler aux Européens qu’ils doivent nous ménager, procéder progressivement pour ne pas nous faire trop mal, «car nous restons un pays en développement» dit-il. Une députée européenne l’interpelle sur cette question de l’agriculture. Il ne répondra pas.

Comme pour l’ALECA, le chef du gouvernement accepte sans broncher aussi l’Open Sky. «La Tunisie a fait beaucoup d’efforts pour le signer. Je crois que la balle est dans le camp européen», dit-il avec un léger sourire. Il oubliait pourtant que sa compagnie nationale de transport aérien est loin, très loin, d’être prête, surtout que l’Etat propriétaire lui refuse toute assistance et la laisse péricliter, sourd au cri d’alarme d’Elyes Mnakbi qui disait en novembre dernier que «l’Open Sky est la faillite de Tunisair».

  • Il leur parle du FMI, ils lui parlent de Sihem Ben Sedrine

Suivant toujours le guide du discours du chef du gouvernement devant le Parlement européen, on comprendrait qu’il était venu demander l’aide pour un pays obsédé par les augmentations et pas amateur du travail, et commence son discours par les relations FMI-Banque Mondiale. «Nous avons eu une revue très positive en mars dernier. Une autre revue est en cours pour le mois de juin et je pense que nous serons en mesure de confirmer les engagements sur les principales réformes. En cours, celle des Caisses, celle des entreprises publique et celle de la fonction publique et la caisse de compensation ».

Préférant certainement laver son linge sale en famille, Youssef Chahed oublie de parler de l’UGTT et sa campagne anti-réformes et s’attarde encore sur le FMI, avec lequel l’accord conditionne aussi l’aide européenne. «C’est un accord FMI un peu pressant pour la Tunisie, mais nous nous sommes engagés à le faire et nous allons le faire», tente-t-il de les tranquilliser. Se rappelant, peut-être, que même le FMI est pressé de voir son débiteur faire ce qu’il faut pour rester capable de le rembourser, il demande que «il ne faut cependant pas que les contraintes du FMI ralentissent la croissance et cassent le retour de cette croissance que nous sommes en train d’observer».

Et lorsqu’il évoque le manque de communication avec l’Union Européenne, l’ambassadeur qui était à ses côtés, et qui quelques secondes plus tôt se massait l’œil d’un doigt, se penche en avant, pose ses bras sur la table et hoche la tête, comme s’il se sentait concerné par les propos, ou dirions-nous, les reproches indirects du chef du gouvernement, qui ajoute : «nous pouvons valoriser encore plus ce qui est en train d’être fait. On peut trouver des outils pour mieux vulgariser l’aide européenne». Et lorsque Chahed passe à un autre sujet, l’ambassadeur prend un verre d’eau comme pour se dire «Ouf !»

Les députés européens le mettront un peu mal à l’aise sur le sujet de l’IVD, jusqu’à l’obliger à sortir du silence qu’il s’est imposé en tant que chef de gouvernement, sur un dossier entre les mains de son patron BCE. Il dira d’abord que «ce processus [Ndlr : de la justice transitionnelle] a été, je dirais, mal conduit sur les sept dernières années, par plusieurs actions probablement mal coordonnées (…). Ce n’est pas parce que l’IVD s’arrêtera le 31 mai que cela signifierait la fin de la justice transitionnelle en Tunisie». Il ne donnera, à ce sujet, aucune autre explication. Rappelé par une autre question sur le même sujet, il préfère rejeter la patate chaude et précise que «l’arrêt [Ndlr : du mandat de l’IVD] a été décidé par les députés et je pense que s’ils en ont décidé ainsi, c’est parce qu’ils pensent qu’elle a dévié de sa fonction principale». L’ambassadeur lui tend une petite feuille et YC ajoute que «tous les dossiers, les résultats et les recommandations ont été transmis à la justice pour traiter l’ensemble de ces cas».

On s’étonnera enfin que le chef du gouvernement ne connaisse manifestement rien sur la question du Carbonne et donc de l’énergie verte, lorsqu’un député espagnol lui pose une question. «Sur la question du Carbonne, je ne saurais vous répondre, c’est une question très compliquée» dit-il avec un sourire gêné. L’ambassadeur lui souffle alors qu’il va répondre au député. Le président de l’Assemblée européenne lui sauve enfin la mise, lorsqu’on l’entend interpeller le député espagnol en Anglais par un «This Is not the Tunisian Parlement» ou [Ndlr : Traduisez : Ici ce n’est pas le Parlement Tunisien]. Et Chahed, qui ne comprend pas l’allusion du président de la séance aux questions facétieuses et sans respect du temps accordé des députés de l’ARP tunisienne, marque un petit temps d’hésitation par un «Euh …» et passe !

par -

L’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) a signé, le 15 mars 2018 à Abidjan, deux amendements aux protocoles d’accord avec le gouvernement de la Côte d’Ivoire. Ces accords signés, en présence du Ministre des Affaires Etrangères S.E.M. Marcel Amon Tanoh, la Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, Mme Raymonde Goudou Coffie et de la Chargée d’Affaires de l’Ambassade des Etats-Unis à Abidjan, Mme Katherine Brucker, augmentent l’appui de l’USAID de plus de 10 milliards de Francs CFA (20.5 millions de dollars américains) pour les questions de santé et de démocratie.

Depuis 2011, les États-Unis ont fourni des dizaines de million de dollars d’aide humanitaire aux réfugiés et aux personnes déplacées. A la fin de la crise, le soutien s’est poursuivi et adapté et a contribué à renforcer le système judiciaire, l’Assemblée Nationale, et la Commission électorale indépendante (CEI). Avec ce nouvel accord de 2 milliards de F.CFA (4 millions de dollars) pour la démocratie, l’appui américain se poursuivra avec un accent particulier à la société civile pour le rôle crucial qu’elle a à jouer pour la démocratie.

Mme Brucker a d’ailleurs invité les organisations de la société civile à faire preuve de responsabilité, de neutralité et d’indépendance et d’avoir un rôle constructif loin du débat partisan ou de critiques sans solutions.

En matière de santé, ce sont près de 8 milliards de F.CFA soit 16.5 de dollars américains de subvention additionnelle que les États-Unis apportent. Le soutien à la lutte contre le VIH/Sida par le biais du Plan présidentiel américain de lutte contre le sida (PEPFAR) entamé il y a une décennie se poursuivra et s’étendra à la lutte contre le paludisme à travers l’Initiative présidentielle américaine contre le paludisme (PMI en anglais).

Mme Brucker a déclaré que « la cérémonie de ce jour est la preuve de l’engagement continu des Etats-Unis à soutenir la Côte d’Ivoire sur la voie de l’émergence ». Au total, l’aide américaine bilatérale est estimée à environ 164 milliards de F.CFA (300 millions de dollars) d’ici 2021 a-t-elle ajouté.

Il faut noter que ce soutien n’est qu’une infime partie de l’engagement global des États-Unis en Côte d’Ivoire. Par exemple, les Etats-Unis ont signé récemment un nouveau pacte de 525 millions de dollars à travers le Millennium Challenge Corporation (MCC).

Au nom du peuple américain, l’USAID promeut et démontre les valeurs démocratiques à l’étranger et fait progresser un monde libre, pacifique et prospère. En soutien à la politique étrangère du gouvernement américain, l’USAID conduit le développement international et l’aide aux sinistrés par des partenariats et des investissements qui sauvent des vies, réduisent la pauvreté, renforcent la gouvernance démocratique et aident les populations à sortir des crises humanitaires pour aller vers la résilience.

par -

Les combats et les bombardements se poursuivent dans la Ghouta orientale, en Syrie, la trêve n’ayant finalement pas été respectée dans cette enclave rebelle proche de la capitale Damas, a indiqué un porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), Jens Laerke.

Si une accalmie a prévalu en début de matinée, « nous constatons que les combats continuent alors que je vous parle, ce qui rend impossible » l’envoi de convois d’aide, a déclaré M. Laerke lors d’un point de presse ce mardi à Genève.

« Nous avons également des rapports de bombardements à Damas en provenance de la Ghouta orientale la nuit dernière », a précisé le porte-parole d’OCHA.

Il a fait état d’une « évaluation assez sombre de la situation à l’heure actuelle à la suite de la résolution du Conseil de sécurité, qui a appelé à un cessez-le-feu de 30 jours dans toute la Syrie, et pas seulement dans la Ghouta orientale ».

A la question de savoir lequel des deux camps avait rompu la trêve, le porte-parole a répondu que « ce n’était pas vraiment le problème des humanitaires ». « Notre ligne est simple : Nous sommes prêts à envoyer des convois, mais la situation sécuritaire en ce moment ne nous le permet pas en raison des combats », a-t-il dit. « Nous sommes également prêts à évacuer des centaines de malades dès que nous le pourrons ».

« Ce qui va sauver la vie des gens de la Ghouta orientale, ce ne sont pas des mots mais des actions. C’est l’action. C’est le changement de la situation sur le terrain qui permet de réaliser ces programmes vitaux. Voilà ce qui importe », a-t-il dit aux médias. « Nous avons besoin de 30 jours de cessation des hostilités dans toute la Syrie, comme le demande la résolution du Conseil de sécurité ».

Assiégée depuis 2013, la Ghouta orientale et ses 400.000 habitants subissent, en sus des bombardements, pénuries de nourritures et de médicaments. A cet égard, un porte-parole de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tarik Jasarevic, a déclaré que son agence avait une liste de 1.000 personnes attendant une évacuation médicale de la Ghouta orientale, dont 600 dans un état « modéré à grave ».

FOCUS 🔍

Italcar, concessionnaire et distributeur exclusif de plusieurs marques de voitures et de camions en Tunisie (Fiat, Alfa Romeo, Lancia, Fiat Professional, Iveco et Jeep), a...

Le meilleur des RS

L'étrangère qui vous dit vos 4 vérités

Elle s’appelle Martine Maçon. Manifestement une étrangère vivant à Tunis. Sur sa page des réseaux sociaux, elle se définit comme «Empêcheuse de tourner en...

INTERVIEW

Le PDG de la Caisse nationale d'assurance-maladie (CNAM), Béchir Irmani a accordé à Africanmanager une interview exclusive où il a évoqué plusieurs points dont...

AFRIQUE

Reseaux Sociaux

SPORT

Ligue 1 : Programme de la 4ème journée

 Programme de la quatrième journée du championnat de la Ligue 1 du football professionnel, prévue les 6 et 7 octobre 2018 (tous les matches...