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Le sort des banques publiques, à savoir la Banque de l’Habitat (BH), la Société Tunisienne des Banques (STB) et la Banque Nationale Agricole (BNA) continue de préoccuper les esprits des responsables et des spécialistes du secteur. En effet, malgré les fonds injectés par le gouvernement au profit de ces banques pour leur restructuration, elles sont encore plombées par la mauvaise gestion et des défaillances. C’est peut-être une des raisons qui ont empêché le gouvernement de prendre la bonne décision : la fusion ou la privatisation. On attend déjà depuis plusieurs années les résultats de la restructuration, mais en vain ! Rien n’a encore bougé de façon notable. On ne sait même pas où on en est exactement. Lors d’un atelier de travail organisé ce vendredi 29 juin 2018 à l’initiative de la commission de la réforme administrative, de la bonne gouvernance, de la lutte contre la corruption et du contrôle de gestion des biens publics sur le thème “Suivi des résultats du programme de restructuration des banques publiques”, les experts bancaires se contredisent sur plusieurs points.

Fadhila Gargouri, juge à la Cour des comptes, a relevé plusieurs défaillances lors de la mise en place de ce travail de restructuration, des lacunes qui s’affichent très clairement au niveau institutionnel et juridique. Des défaillances qui nécessitent une rectification et une révision du processus de restructuration des banques publiques, selon ses dires. Dans une déclaration aux médias en marge de cette rencontre, elle a indiqué que le cadre juridique doit être adapté à celui du secteur privé ou encore à l’échelle internationale, appelant ainsi à mettre en place un contrôle interne continu et un système informatique intégré et complet garantissant une information entière et précise : “Pour que le contrôle soit efficace il faut se conformer aux normes internationales afin de valoriser les résultats des rapports et les recommandations qui en découlent“, a-t-elle assuré.

De son coté, le président de la commission, Hassen Amari, a souligné l’importance de cette rencontre avec les experts en la matière du point de vue des fonds injectés par l’État dans les banques publiques pour leur restructuration. L’objectif, a-t-il dit, est d’approfondir le dialogue avec les experts du secteur afin d’éclairer l’opinion publique sur la question dans l’optique d’élaborer par la suite un rapport qui ferra l’objet d’une plénière. Il a en outre indiqué que des séances d’écoute seront organisées prochainement avec des responsables du ministère des Finances, de l’UGTT et de l’Utica, soulignant l’existence de grandes confusions et de défaillances, citant le processus de licenciement d’ouvriers de la BH dont le coût a largement dépassé les prévisions.

Quant à lui, le président de l’Association des Banques, Ahmed Karam, a salué les efforts fournis par les banques dans le cadre du programme de réforme des banques publiques. “Les choses commentent à bouger et s’améliorer chez les banques publiques (…) elles commencent à trouver leur équilibre à tous les niveaux et à des taux qui différent d’une banque à une autre, mais les résultats sont positifs“, a indiqué Karam, soulignant toutefois qu’en dépit de cette amélioration, il y a encore du travail à faire.

Il a par ailleurs renouvelé son appel à la privatisation des banques publiques, sachant que le Tunisien n’a pas besoin aujourd’hui de ces établissements, d’après lui. “Le gouvernement a une orientation intelligente à travers la création d’un bras ajustant le marché financier par le biais de la Caisse des dépôts et des consignations (CDC), la BFPME ou encore la Banque tunisienne de solidarité (BTS)“. Ces structures peuvent, selon lui,  promouvoir certains secteurs, financer certains projets, promouvoir le marché financier, créer de l’emploi dans les régions de l’intérieur et contribuer à l’économie, voire garantir l’existence de l’État.

Si la CDC, la BFMPE et la BTS garantissent l’existence de l’État alors quelle utilité pour les banques publiques“, s’est interrogé Karam, démentant ainsi le fait que la privatisation impactera l’intervention de l’État en matière de contribution à l’investissement et au financement des projets.”Pas de crainte… Il faut oser la privatisation, surtout que les banques publiques commencent à guérir“, a-t-il expliqué.

Ahmed Karam a expliqué la réticence de l’État par certaines craintes. “Une des raisons est qu’une fois les banques privatisées, l’État ne va pas trouver de structure pour financer son budget, alors que ce n’est pas vrai car la contribution des banques privées dépassent parfois celle des banques publiques“, a expliqué Karam.

Il a en outre indiqué que l’État compte sur les banques publiques pour financer les entreprises publiques qui passent par des difficultés financières, soulignant toutefois qu’une majorité est financée par le secteur privé. “Dans tous les cas l’État peut donner ses garanties aux banques privées pour financer les entreprises publiques“, suggère-t-il.

Il y a toujours des solutions radicales pour que les banques publiques contribuent au financement de l’économie et soient beaucoup plus rentables dans ce sens“, a-t-il conclu.

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Lors d’un atelier de travail organisé ce vendredi 29 juin 2018 à l’initiative de la commission de la réforme administrative, de la bonne gouvernance de l’ARP sur le thème “Suivi des résultats du programme de restructuration des banques publiques”, Ahmed El Karam, le président du directoire d’Amen Bank, a appelé à la privatisation des banques publiques. Il a souligné que le développement des régions n’est pas seulement l’affaire du secteur public mais aussi du privé.”La Banque centrale de Tunisie (BCT) a suffisamment de circulaires qui obligent toutes les banques à financer des secteurs sensibles dans les régions“, a-t-il dit.

Enfin il a affirmé que la situation financière des banques publiques commence à s’améliorer et qu’il est temps d’oser la privatisation…

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Nous venons d’apprendre de sources proches du dossier que la question de la privatisation ou de la fusion des banques publiques n’est pas à l’ordre du jour et qu’aucune décision n’a été prise par le gouvernement dans ce sens.

Ainsi, l’État continuera à injecter des fonds dans le capital de ces banques en vue de leur recapitalisation, des actions lancées depuis quelques années dans l’objectif de requinquer le secteur financier.

Selon le FMI, le fait de ne pas réformer les banques publiques est l’un des principaux obstacles à la croissance et à l’emploi en Tunisie.

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La Présidence du Gouvernement a déposé, récemment, à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) un projet de loi relatif au renforcement de la solidité financière des banques publiques en proposant la création d’un comité de contrôle de la réforme administrative et structurelle et d’audit dans ces banques.

Le comité est composé de 12 membres : 5 députés de l’ARP, 3 représentants du ministère des finances, 2 représentants de la Cour des comptes et 2 représentants de la Banque Centrale de Tunisie (BCT).
Cette proposition du gouvernement vient suite à l’échec du plan de restructuration de la Société tunisienne de banque (STB) et la Banque de l’habitat (BH) de parvenir aux résultats escomptés en matière de diminution du volume des dettes classées, malgré l’importance des montants et leurs effets négatifs sur les résultats comptables, en dépit de la publication de la loi n°31 de l’année 2015. Ce projet de loi n’a pas cité la Banque nationale agricole (BNA) qui nécessite une réforme, selon le gouvernement.
Le programme de restructuration de la BH et de la STB (2016-2020) comporte un axe principal relatif à la réduction du ratio d’endettement.

Le gouvernement a proposé aux législateurs d’ajouter les politiques de paiement aux fonctions du comité de contrôle de la réforme administrative et structurelle et d’audit des banques publiques, et ce, à travers la publication d’un décret gouvernemental.

L’Etat a injecté, en 2015, une enveloppe d’environ 757 millions de dinars (MD) pour le programme de restructuration et recapitalisation de la STB et de prés de 110 MD au profit de la BH.

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L’augmentation des concours bancaires à l’économie a dépassé la croissance du PIB, de 10 fois en 2017, dans un contexte économique difficile. L’universitaire et président du cercle des financiers tunisiens (CFT), Abdelkader Boudriga, explique dans une interview accordée à l’Agence TAP les performances réalisées par certaines banques de la place, par “l’essor des crédits aux particuliers, le relèvement des marges d’intermédiation, la hausse du rendement des bons du Trésor, mais également par la défaillance de tout le cycle économique, qui contraint les entreprises à recourir aux banques, à des conditions très avantageuses pour ces dernières“.

Boudriga propose des solutions à même de résoudre les difficultés rencontrées par les petites banques et les banques publiques.

Comment expliquez-vous les performances réalisées par certaines banques de la place, malgré la morosité de la conjoncture économique et financière ?

Depuis quelques années, les banques les plus performantes continuent à enregistrer une forte croissance de leur produit net bancaire (PNB), souvent à deux chiffres et ce malgré une conjoncture économique morose.

L’amélioration de la performance des banques tunisiennes s’explique en premier lieu par l’augmentation soutenue des concours bancaires à l’économie, atteignant un taux de croissance de 20% en 2017, qui dépasse le taux de croissance du PIB (10 fois, en 2017). Ceci traduit une dépendance accrue de l’économie des financements bancaires, qui s’explique en partie par les besoins de financement accrus des entreprises, souffrant de difficultés de trésorerie, résultant de défaillances liées à la gestion des investissements et des dépenses publiques (retards de paiement et reports d’exécution).

D’un autre côté, les banques ont toujours financé les crédits aux particuliers (crédits de consommation ou immobiliers) considérés pendant longtemps comme étant le segment le plus performant et le moins risqué. Ce segment a bénéficié durant les 6 dernières années d’un essor remarquable porté par les augmentations salariales et les recrutements massifs dans la fonction publique. C’est l’une des raisons pour laquelle ces grands groupes bancaires réalisent de bonnes performances.

En plus du segment particulier et professionnel, le système bancaire a massivement financé le déficit public, à travers les bons du trésor, à des taux très généreux qui ont dépassé l’an dernier 7,2% pour les dernières sorties, des taux alléchants à un risque très faible.

Cette augmentation traduit également, une amélioration des marges d’intermédiation expliquée par une hausse des risques des débiteurs.

La forte dépendance du financement bancaire résulte du cycle économique proprement dit et des difficultés trouvées par l’Etat, à honorer ses engagements avec certaines entreprises, dans le cadre des marchés publics.

En d’autres termes, l’économie est aujourd’hui en difficulté, en raison de la défaillance de tout le cycle économique. Si l’Etat peine à se financer, c’est à cause notamment de son incapacité à collecter l’impôt, des déficits cumulés par les entreprises publiques, mais aussi, des fortes augmentations des salaires de la fonction publique. L’Etat se trouve dans l’incapacité d’honorer ses engagements avec les entreprises, les contraignant ainsi à recourir aux banques, à des conditions très avantageuses pour ces dernières.

S’agissant du secteur bancaire dans son ensemble, il faut faire la distinction entre trois réalités ou sous-groupes. Il y a d’un côté les grands banques privées qui sont assez performantes et assez solides, et de l’autre les banques publiques dont la réalité est différente mais qui commencent toutefois à réaliser des performances assez positives. Enfin, il y a les petites banques avec des parts de marché inférieures à 1%, dont certaines ont enregistré de grandes pertes ces dernières années. Paradoxalement, les secteurs les plus risqués sont toujours financés par les petites banques, qui sont à la recherche de parts de marché dans un contexte très concurrentiel.

Vous avez évoqué le financement de l’Etat par les banques, à travers les bons du trésor. Trouvez-vous normales ces ponctions faites par l’Etat, sur l’argent disponible chez les banques ?

L’arbitrage n’est pas facile à faire entre le financement de l’Etat, à partir du marché local ou de celui international. La première option, crée une sorte d’effet d’éviction parce qu’il s’agit d’une ponction sur la liquidité disponible dans le système bancaire, et qui devrait normalement, servir à financer les entreprises et l’économie. Mais en même temps, cette option préserve des variations du taux de change parce que les sorties sur le marché international avec les perspectives de dépréciation du dinar, entraînent une forte augmentation de l’encours de la dette publique, et partant du service de la dette.

Le vrai paradoxe en Tunisie, c’est que le budget de l’Etat qui doit normalement croître à des taux proches de celui de l’inflation, a enregisté, annuellement, durant les 7 dernières années, une croissance avoisinant les 10%, alors que l’inflation évoluait autour de 5%. Le problème c’est que ce différentiel de croissance, ne résulte pas d’une augmentation des programmes d’investissements mais, plutôt, de l’augmentation des salaires.

Le trend haussier rapide de l’endettement de l’Etat a servi à couvrir ses dépenses. Cette situation est d’autant plus inquiétante, que les banques se refinancent auprès de la Banque centrale, pour prêter à l’Etat.

Ne voyez-vous pas en cela une sorte de financement déguisé de l’Etat, par la Banque centrale ?

Légalement, la Banque centrale a le statut de prêteur de dernier ressort. Elle ne peut pas refuser à une banque une demande de refinancement qui répond à toutes les conditions légales. Tout ce qu’elle peut faire, c’est durcir les conditions de refinancement pour limiter ses niveaux et je pense que la dernière augmentation du taux directeur s’inscrit dans cette logique.

On ne peux donc, pas tout reprocher à la Banque centrale dans cette question de refinancement des banques. C’est à l’Etat de définir les conditions de son financement mais aussi, ses priorités.

Certains analystes estiment que l’économie tunisienne s’est transformée en économie de rente, sapant tout espoir de création de valeur. Qu’en pensez-vous ?

La transformation de l’économie tunisienne en économie de rente, ne date pas d’aujourd’hui. Après une période de totale dominance par l’Etat des rouages de l’économie, durant les années 60, ce système a commencé à montrer ses limites, au début des années 70.

L’expérience d’ouverture économique a été entamée sous Hedi Nouira, à travers la loi 72 et la création de banques de développement, pour accompagner les nouveaux promoteurs. Mais l’Etat a toujours gardé un rôle prépondérant, jusqu’au changement politique de 1987, qui s’est inscrit dans l’esprit du ” consensus de Washington ” fondé sur la limitation de l’intervention de l’Etat, aux activités stratégiques.
En 2006 et 2007, les limites de ce système ont commencé à se faire sentir avec l’émergence d’une véritable économie de rente, profitant aux acteurs économiques proches du pouvoir, laquelle est caractérisée par une faible valeur ajoutée et une distribution inéquitable des richesses.

Ce contexte économique n’a pas permis à de nouveaux champions nationaux de voir le jour. Les banques ne prêtant qu’aux entreprises performantes ou aux activités non productives, notamment le secteur immobilier.

Cette logique de rente renforcée par une législation favorable à une certaine catégorie d’entrepreneurs, souvent en situation de monopole, a fait que pratiquement, tous les grands groupes ont adopté des stratégies d’intégration horizontale, en diversifiant leurs activités dans les secteurs les plus rentables (santé, immobilier, hôtellerie, services financiers…).
Verrouillé et fermé à toute nouvelle initiative, le système économique est dès lors devenu incapable de créer la valeur et les emplois.

Pourtant, la croissance et le développement économique passent inévitablement, par le renforcement et la promotion de nouvelles entreprises, et tant que nos politiques publiques et notre réglementation ne vont pas dans ce sens, sortir de cette logique de rente sera difficile.

On ne peut pas, à ce titre, reprocher aux banques d’être réticentes à financer les entreprises et l’économie, car les banques sont au final des entités économiques dont l’objectif est de maximiser la valeur. Si on leur demande de financer des entreprises qui ne sont pas viables parce que l’écosystème global ne le permet pas, elles ne vont pas le faire. Le vrai problème n’est pas à au niveau du financement bancaire, mais au niveau l’écosystème rentier qui étouffe les nouvelles initiatives.
Sortir de cette philosophie de rente reste tributaire d’une véritable volonté politique de lancer des stratégies de promotion de la création de valeur.

Pensez-vous que les performances réalisées par les banques reflètent leur bonne santé, ou est-ce juste des performances conjoncturelles ?

Pour les banques les plus performantes de la place, qu’il s’agisse de groupes privés tunisiens ou de banques affiliées à des groupes internationaux, leurs indicateurs financiers positifs reflètent une certaine maîtrise de l’industrie financière et une volonté de suivre les standards internationaux.

Quelles sont les solutions possibles aux difficultés que rencontrent les petites banques ?

Je pense que le réel problème pour ces banques, c’est que notre système bancaire a toujours été fortement protégé par l’Etat, qui a permis de maintenir ces banques en vie, malgré tous leurs dysfonctionnement.
Aujourd’hui, le régulateur a changé de vision et les petites banques ne peuvent plus survivre de la sorte. Il va y avoir inévitablement, des mouvements de fusion, de regroupement de ces banques pour avoir une taille qui leur permet de faire face à la concurrence mais aussi de se conformer aux nouvelles exigences de l’industrie financière. Il y aura peut-être, également, des mouvements de rachat de certaines de ces banques, par les grandes banques dans les 5 années à venir. Autrement, ces banques seront condamnées à disparaître.

Et pour les banques publiques ?

Les banques publiques sont une réalité à part, elles sont en train de se transformer et je pense que l’Etat gagnerait à clarifier sa position envers elles. Politiquement et socialement parlant, il sera difficile d’envisager une privatisation de ces trois banques : STB, BNA et BH.
Il ne s’agit pas uniquement d’un problème de mode de gestion, de flexibilité et d’autonomie de décision. Tant que l’Etat et les ministères de tutelle ont la mainmise sur les conseils d’administration et la nomination de directeurs généraux et tant que les banques publiques sont soumises aux règles de passation de marchés, de recrutement… , alors qu’elles opèrent dans un environnement de concurrence, elles continueront à avoir des problèmes.

A mon avis, l’issue possible pour ces banques serait non pas de les privatiser, mais de faire passer la propriété de l’Etat sous les 50%, à 49%. Ainsi, ces banques ne seront plus soumises au cadre réglementaire contraignant de passation de marchés, de fonctionnement et de gestion publics, ce qui leur donnera les moyens d’être plus efficaces.

Cette solution permettrait de faire de ces banques, de vraies locomotives de développement avec tout le patrimoine dont elles disposent. C’est un changement de paradigme qui impactera toute la physionomie du paysage bancaire mais qui demande une réelle volonté politique.

TAP

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L’économiste et ancien ministre du Développement et de l’Investissement, Fadhel Abdelkefi, a estimé que sur le plan économique, « la Tunisie pourrait aller très loin et devenir un vrai dragon économique africain ».

Abdelkefi intervenait dans le cadre d’un forum économique organisé par l’Université Tunis Carthage à la Soukra au cours duquel il a émis un certain nombre de solutions afin de permettre à la situation économique délicate que traverse la Tunisie de se redresser.

Pour mieux comprendre les facteurs ayant conduit à la conjoncture actuelle, Fadhel Abdelkefi a rappelé qu’avant 2011, la Tunisie enregistrait un taux d’inflation ne dépassant pas 3%, un déficit budgétaire de 1%, une croissance moyenne annuelle entre 4 et 5%, outre un pactole de 3,5 milliards de dinars placé à la Banque Centrale pour le compte du Trésor public suite à la cession de participations de l’Etat dans l’opérateur téléphonique Tunisie Telecom. « La Tunisie avait à cette époque une situation économique dite Maastricht » a-t-il déclaré.

Quelles sont donc les raisons qui ont mené à la situation actuelle ? L’économiste a expliqué devant les étudiants de l’UTC que « le premier gouvernement d’après la révolution, sous la pression de la rue, avait appliqué une politique budgétaire expansionniste ou la politique de « Go & Stop ». Nous avions un budget de l’Etat de 18 milliards de dinars qui est passé subitement à 34 milliards de dinars en moins de 6 ans. Les différents gouvernements ont fait passer la masse salariale de la fonction publique de 6,5 milliards de dinars à plus de 15 milliards de dinars. La dette publique est passée de 25 milliards de dinars à plus de 70 milliards de dinars. Cette même dette représente désormais plus de 60% du PIB au lieu de 40% en 2011. Un système financier qui souffre d’un manque de liquidité de 12 milliards de dinars chaque jour, tandis qu’il était en abondance de liquidité ».

Avant d’énumérer les pistes pour une sortie de crise, Fadhel Abdelkefi a estimé qu’il fallait d’abord commencer par dire la vérité aux Tunisiens et ne pas leur mentir par omission. « A mon avis, l’Etat devra se concentrer aujourd’hui sur les domaines de souveraineté, tels que l’éducation, l’enseignement supérieur, la culture, le sport, la défense nationale, l’intérieur, les transports, la santé pour pouvoir rendre un service décent aux citoyens » a-t-il estimé. « L’Etat ne peut pas être dans ces secteurs stratégiques et en même temps être actionnaire dans des banques publiques ou être distributeur de pétrole, régie de tabac, compagnie aérienne, etc. Il devra donc démobiliser sa puissance financière sur ces derniers secteurs et la relocaliser dans les secteurs de souveraineté ».

Concrètement, l’invité de l’UTC a suggéré à titre d’exemple que l’Etat pourrait donner ses banques en concession pendant 30, 40 ou 50 ans, comme l’a fait la Turquie. Une technique qui lui permettrait d’engager plus de fonds pour améliorer les services hospitaliers, les services de transports, l’enseignement, etc.

Il a par ailleurs abordé la question des réformes devant toucher la fonction publique et qui consiste en le gel des salaires dans la fonction publique, le redressement des caisses sociales nationales et le recentrage du rôle de l’Etat.

« Je reste extrêmement optimiste pour l’avenir du pays pour des raisons intégralement objectives. Il ne s’agit pas ni de chauvinisme, ni d’un excès d’amour du pays », a averti Abdelkefi. « La Tunisie possède certains points forts comme l’émancipation et le rôle de la femme, la logistique, l’éducation, le rôle de la société civile, la proximité de l’Europe, etc. », rappelant au passage que la Tunisie produit le nombre de médecins et de pharmaciens le plus important d’Afrique, qu’elle détient les meilleurs techniciens et qu’elle est aussi le centre mondial de l’automobile à titre d’exemples.

« C’est un pays qui pourrait croître à deux chiffres si nous arrivons à prendre certaines décisions qui sont douloureuses mais nécessaires » a-t-il conclu, considérant que la Tunisie disposait d’hommes courageux capables de prendre des décisions de bon sens.

Communiqué

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La croissance, la bonne. Ovni (objet volant non identifié), chimère, paradis perdu, objectif réalisable… Chacun y va de son interprétation. C’est sans doute l’objet le plus mythique de la Tunisie de l’après-Révolution, le sujet dont parlent le plus les observateurs, experts, gouvernants, citoyens et institutions internationales. Ses moindres frémissements sont scrutés à la loupe, et pour cause : Son grand retour serait synonyme de coup d’arrêt pour les vaches maigres, que la Tunisie se tape depuis qu’elle a décidé de renverser la table, après le fameux 14 janvier 2011. Après le FMI (Fonds monétaire international) et la Banque Mondiale, qui ont été assez tendres avec la Tunisie, c’est au tour de la BAD (Banque africaine de développement) de dire son mot… sur la croissance, mais cette fois en ôtant les gants…

Le taux de croissance en Tunisie pourrait atteindre 2,8% en 2018 et 3,5% en 2019, sous réserve d’une accélération des réformes structurelles, d’une montée en puissance de l’appareil industriel pour répondre à la demande extérieure, et de l’atténuation du caractère cyclique de la croissance du secteur agricole“, a indiqué la Banque africaine de développement (BAD), dans l’édition 2018 de son rapport annuel “Perspectives économiques en Afrique” (PEA), publié, vendredi, sur son site web.
L’atteinte de ces taux sera toutefois conditionnée par la capacité du pays à conforter et poursuivre la croissance de son secteur réel amorcée en 2017, notamment de l’industrie manufacturière et non manufacturière (phosphate, pétrole et gaz) ainsi que des services marchands“, a souligné la BAD, notant qu’après deux années de stagnation (2015 et 2016) à 1%, la croissance devrait rebondir à 2,2 % en 2017.

Mettant l’accent sur les défaillances de l’économie tunisienne, la BAD a rappelé que, depuis 2011, les finances publiques ont continué à se détériorer et que les progrès des réformes structurelles demeurent limités en raison de la résistance au changement du modèle de développement qui a accompagné l’économie depuis les années 70. Depuis cette date, l’enchainement des déficits a déprécié le dinar de 104% par rapport au dollar américain.
La Banque a fait état, également, de la détérioration de la sécurité due à la crise libyenne et de la possible résurgence de conflits sociaux liés à la détérioration du pouvoir d’achat.

La BAD charge la barque de Chahed !

Afin d’assurer la relance économique en Tunisie, la BAD a recommandé d’accélérer les réformes, notamment la réforme fiscale et la réforme de la fonction publique, dans le dessein de bénéficier de l’appui des partenaires au développement et de la confiance des marchés pour le (re)financement de sa dette.
La BAD a préconisé, en outre, de réduire les subventions à l’énergie, qui profitent de manière disproportionnée aux plus riches, et de poursuivre la réforme de la sécurité sociale, afin d’aider à stabiliser les déficits publics et la dette.
Un autre défi majeur pour les années à venir est de lever les principaux obstacles à la croissance et à la création d’emplois, notamment en simplifiant le cadre réglementaire pour résoudre les problèmes de prêts non productifs et de gouvernance des banques publiques, et ainsi élargir l’accès des petites et moyennes entreprises au financement bancaire“.
La Tunisie pourrait également adopter un plan pour stimuler de nouvelles industries à fort potentiel compétitif, susceptibles d’absorber le vaste réservoir de travailleurs qualifiés sous-employés du pays“, a encore noté la Banque Africaine de Développement.

Il y a des progrès, tout de même

Toutefois, la BAD a mis en valeur les réalisations accomplies par la Tunisie, durant ces dernières années, notamment la politique de sécurité, instaurée après les attentats de 2015, et qui a clairement porté ses fruits, notamment vis-à-vis du tourisme, ce qui permettra d’améliorer la balance des paiements et de contribuer à stabiliser le dinar.
La production et les exportations de phosphate ont fortement rebondi, et l’investissement commence à afficher des signes de reprise… La Tunisie continue également de bénéficier d’un solide appui de la communauté internationale“.
Elle a signalé, aussi, que “la croissance devrait bénéficier de la poursuite de la reprise dans la zone euro, amorcée en 2012, en particulier en Espagne, Allemagne et France, et qui devrait tirer les exportations tunisiennes à la hausse“.
Enfin, la Tunisie pourrait, également, toucher les dividendes de certaines réformes stratégiques adoptées depuis 2015, telles que la Loi sur les partenariats public-privé et celle sur l’investissement visant à dynamiser le taux d’investissement conformément au Plan stratégique de développement 2016-2020 qui prévoit son augmentation de 19 % du PIB en 2016 à 24 % en 2020“, selon le rapport de la BAD.

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Habib Karaouli, PDG de la Banque d’affaires de Tunisie (BAT), récemment rebaptisée Capital African Partners Bank, a accordé à Africanmanager une interview exclusive où il a évoqué plusieurs questions dont le classement de la Tunisie par l’Union Européenne sur la liste noire des paradis fiscaux, la situation actuelle des banques tunisiennes et l’ensemble des défis auxquels fait face la banque de demain.

Que pensez-vous du classement de la Tunisie sur la liste noire des paradis fiscaux ?

C’est un classement injuste qui va fortement pénaliser la Tunisie de manière concrète puis en termes d’image. On s’est attendu à mieux de la part de notre principal partenaire, à savoir l’Union européenne (UE), en termes non seulement de soutien qui a été affiché plusieurs fois mais aussi en termes de concours qu’il peut apporter dans ce genre de problématique. Tout le monde le sait, la Tunisie vit une période de post crise et par conséquent les institutions publiques ne fonctionnent pas encore de manière optimale. On a pensé qu’il y a des règlements de dérapage mais le fait que cette sanction vienne avec cette rapidité là, je pense qu’il y a une précipitation incontestable et foncièrement injuste.

Pour l’UE on a compris, mais qu’est-ce qu’on peut reprocher à la partie tunisienne ?

Il faut être objectif et voir des deux cotés, il ne faut pas jeter la pierre dans le jardin de l’autre. Il faut, de notre coté, nous poser des questions sur notre capacité d’anticiper ce qui se profile car il ne s’agit pas d’une décision tout à fait brusque mais qui se prépare. Il y a certes des pourparlers, des négociations et des échanges d’informations et la partie tunisienne, à mon avis, n’a pas suffisamment anticipé cette décision. Elle aurait dû justement aller défendre le  dossier, argumenter et contester cette pénalisation.

Quel risque peut représenter ce classement pour la Tunisie ?

Le classement de la Tunisie  comme paradis discal aura certes un impact sur les IDE, et c’est ça le paradoxe car il sont en train de nous pénaliser sur quelque chose dont on ne profite même pas. S’il y avait le trop plein de délocalisations et d’investissements directes étrangers en Tunisie, on pourrait éventuellement comprendre que l’UE ou un certain nombre de pays aient pu percevoir une menace sur le plan compétitivité de la Tunisie, alors que ce n’est pas le cas. Nous avons au contraire un déficit d’IDE et on a peu de délocalisations. Et puis quel danger constitue la Tunisie pour un certain nombre de pays européens pour prendre une décision aussi radicale et qui va impacter non seulement l’image du pays mais aussi toute sortie de la Tunisie sur le marché étranger, la qualité et le volume des investisseurs qui seront demain intéressés par la Tunisie ?

Selon vous, quelles sont les causes profondes de cette décision de l’UE ?

Je crois qu’il y a un élément capital et qui a été déjà avancé : c’est l’insuffisance de la coopération en matière de transmission d’informations. C’est un manquement qui devrait être assumé par la partie tunisienne, qui doit s’impliquer davantage à ce niveau là parce qu’il faut toujours argumenter et présenter la situation telle qu’elle est.

Il y a aussi une dissonance sur le plan de la fiscalité entre celle appliquée sur les résidents et l’autre sur les non résidents. Par conséquent, ce qu’ils ont demandé à la Tunisie ce qu’il y ait de la convergence et du coup le même traitement pour tout le monde en termes de fiscalité, alors que tous les pays du monde le font et même dans les pays de l’UE. Il y a des systèmes qui sont asymétriques selon le besoin et le type d’économie voulu par l’État et les pouvoirs publics. Il y a aussi des avantages qui sont modulés en fonction des stratégies et des orientations de l’État. Pourquoi reprocher à la Tunisie d’utiliser les mêmes instruments et les mêmes dispositifs que ceux utilisés chez eux ?

Il y a d’autres éléments que nous ne maîtrisons pas tel que le manque de liquidité, l’insuffisance et l’inefficacité du système d’informations. Ajoutons à cela le fait qu’on n’ait pas tenu compte du fait que la Tunisie n’est pas encore stable, et que les pouvoirs publics n’ont pas à ce jour les moyens d’exécuter le programme économique engagé par le gouvernement et qui nécessite du temps pour être mis en place et donner par la suite les résultats escomptés.

Dans quelle situation se trouvent aujourd’hui les banques tunisiennes ?

L’histoire selon laquelle les banques tunisiennes vont être une partie du problème et pas de la solution s’est malheureusement vérifiée dans les faits. Il faut d’abord signaler qu’on a trop de banques en Tunisie (24 banques), exactement le même nombre de banques qui existent en Égypte, un pays qui a une population 9 fois plus importante que la Tunisie. A cela s’ajoute un taux de sous-bancarisation de 36% alors qu’au Maroc, ce taux a dépassé 70%.

De plus, 6 banques concentrent plus de 70% du marché tunisien, donc c’est un marché qui est fortement atomisé pour lequel il faut trouver des solutions.

Par ailleurs, aucune banque tunisienne ne figure dans le classement des 50 premières banques les plus rentables en Afrique. La première banque qui s’affiche dans ce classement est la BIAT et elle est classé 57ème. Nous n’avons aucune banque qui puisse accompagner les investisseurs tunisiens à l’étranger.

Vos solutions ?

Il faut revoir toutes ces problématiques et les structurer tout en s’attaquent aux défis de la digitalisation. “Innover ou périr“, la question sera exactement ça. Est-ce qu’on a la capacité de s’adapter et anticiper ou rester dans le même modèle. Le modèle d’affaires basé sur des agences à chaque coin de rue est complètement révolu. Les études récentes démontrent qu’à l’horizon 2020, 20% du total des agences aux États-Unis vont être supprimés. C’est pareil pour le reste du monde.

Maintenant le client est souvent plus en avance en matière de maîtrise des outils digitaux de sa banque. Il a besoin d’un partenaire qui est son banquier, qui devrait être prêt 24h sur 24 et accessible à tout moment et à n’importe quel endroit.

Le deuxième enjeu est l’inclusion. Beaucoup n’ont pas accès aux services bancaires, il faut absolument faire en sorte qu’ils rejoignent le système bancaire mais avec des méthodes beaucoup plus souples, plus digitales et interactives pour grossier le flux de clients.

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La banque tunisienne de demain : Les nouveaux défis de la modernisation du secteur“, tel a été le thème d’un séminaire stratégique organisé ce mercredi 6 décembre 2017, à l’initiative de l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES). Des économistes, des banquiers, des fiscalistes ainsi qu’un bon nombre d’opérateurs du monde financier ont pris part à cette rencontre qui devait apporter des réponses claires à plusieurs interrogations : Quels défis et menaces devant le secteur bancaire tunisien? Quel statut aura la banque de demain en Tunisie ? Quel positionnement ? Quelles performances ? Et quelle place par rapport aux défis de la digitalisation?

Dans son discours d’ouverture, Néji Jalloul, DG de l’ITES, a fait savoir que les défis du secteur bancaire demeurent énormes, surtout dans une économie où la croissance demeure embryonnaire, selon ses dires, citant comme défis la bonne gouvernance, le financement du développement régional, l’innovation, la concurrence et la culture du risque. En effet, malgré la mise en place d’un package de réformes portant principalement sur la restructuration et la recapitalisation des banques publiques, une nouvelle loi bancaire et la refonte du statut de la BCT, la performance du secteur bancaire demeure décevante et en deçà des objectifs fixés.

Selon l’ITES, le secteur bancaire fait face à 6 défis majeurs, à savoir un secteur fragmenté et dominé par les grandes banques (11 banques parmi 23 ont une part de marché supérieur à 90% alors que les 12 autres se répartissent sur les 10% restants), un secteur fragile et vulnérable, un taux élevé des créances classées (les provisions ont représenté entre 2014 et 2015 plus que 20% du PNB des banques et un taux de provisionnement qui a atteint 57%), manque de liquidité (les opérations de politique monétaire ont atteint leur plus haut historique en novembre 2017 avec 10,129 milliards de dinars en moyenne contre 7,329 milliards en novembre 2016, soit une augmentation de 38% sur un an). Ajoutons à cela un retard important en termes d’intégration des IT dans le processus de distribution et la bonne gouvernance. En effet, sans une amélioration du mode gouvernance rien ne garantit que les erreurs du passé ne se reproduisent pas, indique une note de l’Institut.

Quant à lui, Ahmed Al Karam, président du directoire d’Amen Bank et président de l’Association professionnelle tunisienne des banques et des établissements financiers (APTBEF), a fait savoir que la banque tunisienne fait face aujourd’hui à plusieurs défis. Primo, la banque ne dispose pas de ressources pour faire face aux besoins de la clientèle et assurer son fonctionnement convenablement suite à l’absence de liquidités, soulignant toutefois qu’en dépit de la conjoncture et de l’instabilité qui a marqué le climat des affaires dans lequel opèrent les banques tunisiennes aujourd’hui, ces dernières ont affiché des performances et ont prouvé leur résilience et elles se sont montrées capables de faire face aux menaces dont principalement les risques de prêts et liquidité, le blanchiment d’argent, ainsi que le risque de volatilité du taux de change et du taux d’intérêt. Les banques tunisiennes se trouvent aussi devant plusieurs difficultés tributaires de la crise conjoncturelle, à savoir la baisse de l’exportation, un déficit commercial très élevé et surtout un marché parallèle qui absorbe l’essentiel, selon ses dires.

Il a par ailleurs indiqué que la solution pour remédier à cette solution est la croissance et une lutte efficace et sérieuse contre le marché parallèle, appelant à trouver des solutions efficaces et pertinentes permettant aux banques de reprendre leur rythme habituel et permettre au secteur  de jouer pleinement son rôle et de répondre aux besoins des PME et protéger par conséquent les créanciers.

Karam a en outre souligné la nécessité de privatiser les banques publiques qui demeurent à ce jour un fardeau sur l’État, soulignant que le gouvernement a déjà préparé un dossier relatif à la privatisation des banques, à travers la création de structures qui fonctionneront en tant que bras financier de l’État, comme la CDC, la BTS ou encore la BFPME.

S’agissant du financement de l’économie par les banques, Ferid Ben Tanfous, DG de l’ATB, a appelé à ne pas négliger le rôle déterminant joué par les banques dans le financement de l’économie tunisienne, assurant que cela se fait à hauteur de 80% par les banques, sans toutefois cacher l’existence de plusieurs points faibles à améliorer, notamment au niveau de l’accès des PME au financement.

Ben Tanfous a à cet égard appelé à cesser de faire assumer aux banques la responsabilité du financement des PME : “Les premiers sur qui on tape sont toujours les banques !“, s’est-il exclamé, avant d’assurer que les banques tunisiennes ne savent pas aborder et traiter les dossiers des PME comme celles des grandes entreprises. Du coup, 30% des crédits bancaires sont accordés aux particuliers et 80% à l’immobilier, selon ses dires.

Il a en outre indiqué que 80% des demandes formulées par les PME pour accéder à un financement sont rejetées pour des raisons non seulement liées aux banques mais aussi au PME pour des problèmes en rapport avec leurs business plan, appelant ainsi à créer une ligne spécifique pour le financement des PME qui ne doivent pas être traitées comme des grandes entreprises, selon ses dires.

Quant à lui, Habib Belhaj Guider, DG de la BNA, a indiqué que la banque finance aujourd’hui le grand, le moyen et le petit agriculteur ainsi que l’Office des céréales, avant d’assurer que 12 à 13% des concours de crédits de la BNA vont en premier lieu à l’agriculteur, puis en deuxième lieu à l’Office des céréales. De même, a-t-il ajouté, la BNA finance l’entreprise agricole publique au même niveau que la privée, et ce en dépit des problèmes de liquidité du système bancaire.

Frank Dupont, économiste auprès du FMI, a reconnu l’existence d’un déficit au niveau du financement des PME mais qui n’est pas spécifique à la Tunisie. “Les PME sont toujours moins servies que les grandes entreprises et cela est structurel pour plusieurs raisons liées à la banque mais aussi à la PME qui trouve aujourd’hui des difficultés pour concevoir son business plan“, a expliqué le responsable du FMI, appelant à mettre en place un plan d’accompagnement des PME qui ont besoin d’élaborer un business plan correct et réalisable, selon ses dires.

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Le président de la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie (Conect), Tarek Cherif, a donné, sur Express FM hier vendredi 15 septembre, son sentiment sur la nouvelle équipe de Youssef Chahed et les défis qui l’attendent. «Il faut aller vite, très vite même !», a dit Cherif. «La cadence actuelle n’est plus soutenable. Les prêts que la Tunisie contracte ne sont pas affectés à la création de richesses, on est loin du cercle vertueux !», a-t-il ajouté, en direction de la masse salariale de la fonction publique.

A propos du partenariat public privé (PPP), le président de la Conect a indiqué que c’est une des planches de salut pour l’économie du pays. Mais il a demandé à l’UGTT, un partenaire dans cette affaire, de tempérer ses ardeurs et de faire preuve de «compréhension». «C’est nécessaire pour le pays ! On n’a pas le choix!».
La privatisation des entreprises publiques qui perdent de l’argent est également une des solutions, selon Cherif. Il est même allé plus loin en préconisant la cession de toutes les branches liées aux secteurs concurrentiels. «Même les banques publiques qui font des profits doivent être privatisées, car il est fort probable que les gains montent avec la privatisation !».
Pour étayer son argumentaire, il a évoqué la privatisation des cimenteries publiques il y a quelques années. «Il faut regarder les performances des cimenteries qui ont été privatisées. Combien ont-elles recruté en plus ? Combien exportent-elles de nos jours et combien de taxes payent-elles à l’Etat ?».

Il s’est également arrêté sur Tunisair. «Avec des retards de 6 à 12 heures, ce n’est plus possible. Les avions sont vieux, les pertes colossales et le nombre des salariés l’est tout autant par rapport aux besoins réels ! Nous sommes en train ainsi de priver le pays d’opportunités. Il faut aller vers la performance et l’efficacité. Il faut trouver à la compagnie nationale un partenaire stratégique pour qu’il mène la société vers la performance».

A propos du tourisme, il a déclaré qu’on ne peut pas avoir des gains substantiels sans Open Sky et en louant des appareils à d’autres compagnies. “Il faudra faire preuve de réalisme et s’attaquer aux problèmes” en fermant la porte aux idéologies, a déclaré Cherif…

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Le conseiller économique du chef du gouvernement, Ridha Saïdi, a déclaré, dans une interview accordée à Africanmanager, que la restructuration des banques publiques a gagné du terrain de manière considérable.

Il a par ailleurs expliqué que le processus de restructuration porte sur la bonne gouvernance, l’efficacité des financements injectés ainsi que la conformité de ces institutions financières publiques aux normes internationales.

Ridha Saïd a en outre indiqué que la restructuration des banques publiques s’inscrit dans le cadre de la stratégie de réforme des institutions financières publiques, surtout après le démarrage, en 2013, du processus d’audit interne et la mobilisation, en 2015, de ressources de l’État de l’ordre de 860 Millions de dinars pour la recapitalisation.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed a affirmé, lors d’une plénière qui se tient actuellement à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), que les banques publiques sont aujourd’hui le problème et non la solution.

Il a par ailleurs souligné, lors de cette plénière consacrée au vote de confiance aux deux nouveaux membres du gouvernement, la nécessite de mettre en place une grande institution financière capable de concurrencer les banques du secteur privé et de financer les projets des PME ainsi que ceux lancés dans les régions de l’intérieur.

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L’expert-comptable Walid Ben Salah a indiqué, lors de son intervention, ce lundi 6 mars 2017 sur Express Fm, que le fonds de garantie des dépôts a été mis en place pour améliorer le rendement des banques tunisiennes et indemniser les déposants. « C’est un fonds qui a été créé pour protéger les dépôts des particuliers », a déclaré Ben Salah.

Il a par ailleurs précisé que le fonds vise à préserver la stabilité des établissements financiers en cas de faillite : « C’est une sorte de sécurité pour les banques connaissant des difficultés financières. Le fonds aura en charge le dédommagement des clients de la banque en cas de faillite », jusqu’à 60 000 dinars…

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 “La cession de certaines parts dans les banques publiques peut avoir un impact positif sur le plan financier du moment que les nouveaux participants vont renflouer le capital desdites banques”. C’est ce qu’a indiqué Mohamed Salah Ayari, conseiller fiscal, enseignant universitaire dans une interview accordée à Africanmanager, soulignant toutefois que l’idée principale consiste à ouvrir le capital à de nouveaux actionnaires dont l’apport financier peut aider à la restructuration de ces banques. Mais l’idéal, selon lui, serait de fusionner les trois banques publiques, à savoir la BNA, la STB et la BH, afin d’avoir une banque très solide et d’une dimension plus importante.

En outre, l’expert en fiscalité a estimé qu’il demeure convaincu que l’existence d’une importante banque publique peut aider énormément à l’exécution de la politique de l’État pour promouvoir l’investissement dans certains secteurs clés et surtout pour aider les PME et les nouveaux promoteurs.
Évoquant le scénario du gouvernement de faire partir volontairement 10 mille emplois de la fonction publique, il a tenu à préciser qu’on parle de la libération de 50.000 employés de la fonction publique dont 10.000 emplois durant l’année 2017. “En réalité, la libération de ces employés est dictée par l’obligation de comprimer le nombre important des fonctionnaires de l’Etat dont le nombre total avoisine les 650.000 fonctionnaires pour une population globale de l’ordre de 11 millions d’habitants, alors qu’au Maroc, par exemple,  le nombre des fonctionnaires est de l’ordre de 370.000 emplois pour une population globale de 30 millions d’habitants”, a-t-il expliqué.

Cette situation a engendré, selon lui, une masse salariale s’élevant à 13.700 MD au titre de l’année 2017, ce qui représente 42,54% de l’ensemble des recettes budgétaires qui s’élèvent à 32.200 MD et avoisine les 14% du PIB. “A mon avis, le gouvernement est obligé de suivre cette politique consistant à alléger le poids de la masse salariale dans la fonction, afin d’atténuer son impact sur le Budget de l’Etat d’un côté, et de respecter ses engagements vis-à-vis du FMI, d’un autre côté, surtout que celui a bloqué la 2ème tranche du prêt accordé à la Tunisie qui s’élève à 350 MD  et ce, en attendant l’octroi de la troisième tranche d’égal montant”.

Concernant les  déclarations de certains experts qui ont alerté sur la disparition des compétences des institutions de l’État, Mohamed Salah Ayari a indiqué qu’au contraire, cette mesure va alléger le budget de l’État, tel qu’indiqué ci-dessus. “Mais pour ce qui est du risque qui peut affecter les compétences au sein de la fonction publique, je demeure persuadé que la fonction publique regorge de compétences, surtout que la libération du nombre déclaré peut être bien étudiée pour ne toucher que les employés qui ne jouent pas un rôle prépondérant dans l’Administration”, a-t-il dit.

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La ministre des Finances, Lamia Zribi, a affirmé que la Tunisie ne suit pas à la lettre les consignes du Fonds Monétaire International (FMI). « C’est la Tunisie qui a décidé de demander l’aide financière du FMI car cela lui permet de regagner la confiance des investisseurs », a déclaré la ministre, lors de son passage, ce mardi 28 février 2017 sur Express Fm/

Concernant la cession de parts dans les banques publiques, Lamia Zribi a indiqué qu’aucune décision n’a été prise à ce sujet : « Il y des divergences de points de vue quant à la question de cession de parts, mais le gouvernement tentera d’aplanir ces divergences dans les jours à venir », a indiqué la ministre à la même source.

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La décision du Fonds Monétaire International (FMI) de geler une partie du crédit réservé à la Tunisie a poussé le gouvernement à étudier la possibilité de vendre des parts dans certaines banques publiques ou à participation non stratégique, au cours de l’année 2017. Une proposition qui a été à l’origine d’une grosse polémique dans le pays. Certains experts en la matière ont considéré que la privatisation de ces banques est une ligne rouge alors que d’autres se réjouissent de cette orientation, estimant qu’une telle décision serait bénéfique pour l’État, notamment dans le renflouage des caisses et la réduction, entre autres, du déficit des finances publiques. Nous apprenons toutefois d’une source proche du dossier que le gouvernement de Chahed s’apprête à lancer officiellement la décision de privatiser prioritairement les banques à participation non stratégique, mais attend le moment opportun pour l’annonce. Il semble que le dernier remaniement ministériel ait bouleversé les choses, surtout avec le changement du ministre de la Fonction publique. Une décision n’a pas plu à la partie syndicale, qui a accusé Chahed de ne pas respecter l’esprit du pacte de Carthage, alors imaginez la réaction de l’UGTT avec une annonce officielle de privatisation!

Le député du Front populaire (FP) et président de la Commission des finances à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) Mongi Rahoui a affirmé, dans une déclaration,ce lundi 27 février 2017 à Africanmanager, que l’affaire de la privatisation des banques publiques ne date pas d’aujourd’hui, mais a été de nouveau mise sur la table à cause de l’énorme pression que subit Youssef Chahed de la part du FMI.

Il a par ailleurs indiqué que l’ARP s’opposera à cette orientation, avant de souligner que la privatisation des banques publiques est une ligne rouge. Dans une déclaration faite aux médias, il a en outre indiqué que le gouvernement n’a fourni aucun effort pour atteindre ses objectifs : « Qu’attendez-vous d’un gouvernement qui sert les intérêts des lobbies ? », s’est-il interrogé, avant de lancer qu’il est persuadé que l’État pourra céder des parts dans les banques publiques.

Et Rahoui de rajouter que les banques publiques appartiennent au peuple tunisien et que la décision de privatiser ces banques revient exclusivement à l’ARP.

De son côté, l’expert en économie et ancien ministre des Finances Houcine Dimassi a, dans une déclaration à Africanmanager, indiqué que la privatisation des banques publiques n’est pas la bonne décision et que cela aura certainement des effets négatifs. Et de préciser que les banques publiques appliquent les politiques et les stratégies financières et économiques que l’État a élaborées pour un certain nombre de secteurs dont le tourisme et l’agriculture, et que si elles sont privatisées, on ne peut plus parler de plan d’action.

Pour dépasser la crise financière des banques publiques, Dimassi a appelé à revoir la relation entre l’État et ces institutions financières à travers la signature d’un accord définissant les prérogatives de chaque partie. Les rapports actuels entre l’État et les institutions financières sont à caractère administratif, ce qui a aggravé, selon ses déclarations, la crise des banques publiques.

Il a fait savoir, en outre, que le FMI ne va pas encore accorder de crédit à la Tunisie parce qu’elle n’a pas tenu ses promesses et ses engagements en termes de réformes, rappelant l’augmentation récente des salaires dans le secteur public, une décision contraire à ce qui a été convenu entre le gouvernement tunisien et le FMI, qui a exigé la réforme de l’administration tunisienne, de la fonction publique et de la fiscalité. “La décision du gel des crédits aura certainement un impact négatif sur les autres bailleurs de fonds, telles que la Banque Mondiale ou encore la Banque africaine de développement (BAD)”, a assuré Dimassi.

Quant à lui, l’ancien ministre du Commerce Mohsen Hassan a indiqué, dans un statut posté sur sa page Facebook, que la privatisation (totale ou partielle) des trois banques publiques, STB, BNA et BH, qui accaparent 40% des actifs bancaires en Tunisie, est un dossier épineux à gérer par le gouvernement de Youssef Chahed. “Beaucoup d’arguments plaident en faveur de ce désengagement de l’État de ce secteur vital pour l’économie tunisienne. Gain immédiat pour le gouvernement qui va trouver des ressources indispensables pour réduire le déficit des finances publiques”, a-t-il expliqué.

De plus, un business model a été mis en place afin « d’améliorer leur compétitivité, de renforcer leur notoriété et de faciliter l’accès à de futurs partenaires stratégiques ou techniques privés »
La privatisation pourrait, ainsi, selon ses déclarations, encourager les partenaires de la Tunisie et être un facteur de dynamisation de la croissance. “Cela dit, la partie n’est pas gagnée. les partenaires sociaux et les employés de ces institutions, estimés à 6000, ont besoin d’être sensibilisés et impliqués dans cette grande reforme”, a-t-il dit.

Et Mohsen Hassan d’ajouter que la situation économique et sociale dans le pays et le manque de visibilité de la classe politique risquent de constituer des handicaps qui empêcheraient l’opération d’aboutir dans des délais rapides.

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Le président de la commission des finances au sein de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), Mongi Rahoui, a déclaré que le gouvernement n’a fourni aucun effort pour atteindre ses objectifs.

« Qu’attendez-vous d’un gouvernement qui sert les intérêts des lobbies ? », s’est-il interrogé, lors de son passage ce lundi sur Express Fm, avant d’annoncer qu’il est persuadé que l’État pourra céder des parts dans les banques publiques.

Le président de la commission des finances a par ailleurs précisé que les banques publiques appartiennent au peuple tunisien : « La décision de privatisation de ces banques revient exclusivement à l’ARP ».

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Le député du groupe parlementaire du Front populaire (FP) et président de la Commission des finances à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Mongi Rahoui a affirmé, dans une déclaration, ce lundi 27 février 2017 à Africanmanager, que l’affaire de privatisation des banques publiques est une affaire qui n’est pas nouvelle, mais a été de nouveau soulevée à cause de l’énorme pression que subit Youssef Chahed de la part du Fonds Monétaire International (FMI).

Il a par ailleurs indiqué que l’ARP s’opposera à cette orientation, avant de souligner que la privatisation des banques publiques est une ligne rouge.

Cette réponse vient suite à la déclaration de la ministre des Finances, Lamia Dridi, selon laquelle le FMI a gelé une partie du crédit réservé à la Tunisie, ce qui a poussé le gouvernement à étudier la possibilité de vendre certaines parts dans trois banques publiques au cours de l’année 2017 dans le cadre des réformes du secteur bancaire.

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Le sort des banques publiques, les difficultés auxquelles elles font face et le dernier rapport de Fitch Rating ont été les principales questions soulevés dans l’interview accordée à Africanmanager par l’expert en économie et président de l’Observatoire “Tunisia Progress”, Mohamed Jarraya.

Quelle est l’importance du rapport de Fitch, quel impact sur la Tunisie ?

Cette notation est importante pour la Tunisie, car d’une part c’est la troisième agence mondiale (après Standard and Poor’s et Moody’s), et d’autre part cette dégradation tombe tout juste avant l’échéance d’avril pour laquelle le gouvernement s’apprête à sortir sur le marché international des capitaux pour lever les fonds nécessaires au budget. Et même si on peut trouver des bailleurs, on risque de payer un peu plus cher nos crédits, soit à un taux d’intérêt plus élevé que l’habituel.

Quel avenir pour les banques publiques en Tunisie?

A l’aube de l’indépendance, alors que l’initiative privée était « nourrissante », il était du devoir du jeune État tunisien de jouer son rôle d’Etat-providence. C’est ainsi qu’un tissu d’entreprises publiques a vu le jour dans les secteurs stratégiques et de première utilité économique pour le citoyen, entre autres les banques qui ont bien joué leur rôle social.

Aujourd’hui le secteur des banques est de plus en plus concurrentiel et l’État n’a plus de place dans le capital des banques. Ainsi, la banque publique n’a plus d’avenir et c’est au privé de prendre la relève. Pour le contrôle et la régulation, l’État dispose des lois et des organes : BCT, CMF, Cours spécialisées, etc. Ainsi, l’intérêt national sera bien protégé.

Où résident, selon vous, les difficultés de ces banques?  

Les grands handicaps de ces banques publiques sont notamment les créances irrécouvrables, la masse salariale et par conséquent l’accumulation des déficits. Les raisons profondes sont bien connues. Il n’est plus judicieux d’utiliser les fonds du contribuable pour essuyer les abus des barons profiteurs. La recapitalisation ne pourra plus sauver ces banques.

Quel est le meilleur plan de sauvetage, selon vous?

A mon avis, le meilleur plan de sauvetage (restructuration) de ces banques doit prévoir l’allègement des charges, le développement de la productivité (efficience) et la transmission au privé.

Et quels sont les avantages de cette privatisation?

De façon générale la privatisation comporte deux avantages évidents pour le gouvernement : faire entrer des fonds (aident à réduire le déficit budgétaire) et se débarrasser de la gestion des services concurrentiels.

Dans la mesure où la privatisation ne crée pas de monopole susceptible de nuire à un développement économique et social harmonieux, qu’elle favorise la concurrence et le meilleur fonctionnement des marchés, elle peut avoir des effets positifs.

Ainsi, nous avons besoin de développer la privatisation sous les conditions suivantes, à assurer par l’Etat : Instaurer et garantir une bonne transparence dans l’étude des dossiers et la transmission, progressive, des entreprises aux privés, imposer et garantir de bonnes règles de concurrence et de compétitivité évitant tout monopole et réserver à l’Etat le pouvoir de re-nationaliser l’entreprise ou le secteur à tout moment, en cas de dérapage.

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Nous croyons savoir, de sources concordantes proches du dossier, que les dernières déclaration du chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, à propos des banques publiques, semblent avoir pris presque tout son monde par surprise.
Ce serait en effet ainsi le cas du ministère des Finances où le chef de cabinet de la ministre était pourtant en charge du dossier de la restructuration et de la recapitalisation des banques publiques.
Au matin de la publication de notre article, le chef de cabinet de la ministre Boujneh, téléphonait aux amis banquiers pour savoir ce qui se serait passé pour amener le chef du gouvernement à court-circuiter la propre tutelle des banques publiques par ses déclarations du samedi dernier. Seul le ministre du développement Fadhel Abdelkefi semblait être bien au courant des intentions de Chahed et les expliquait dès lundi sur les ondes d’une radio privée.

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