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Peu de temps après avoir confirmé la note souveraine de la Tunisie et dégradé sa perspective de stable à négative, l’agence de notation Mody’s, comme l’on s’y attendait, en a fait autant pour 5 banques tunisiennes. Il s’agit d’Amen Bank, de l’ATB, de la BT, de la BIAT et de la STB

Moody’s Investors Service a, en effet, annoncé avoir confirmé les notes de dépôts en monnaie locale d’Amen Bank à B2 / NP, de l’Arab Tunisian Bank à B2 / NP, de la Banque de Tunisie à B2 / NP, de la Banque internationale arabe de Tunisie à B2 / NP et de la Société tunisienne de banque à B3 / NP. Dans le même temps, l’agence a confirmé les notes de crédit de référence (BCA) de la BT et de la BIAT à b3, les BCA d’Amen et d’ATB à caa1 et celle de la STB à caa3. Moody’s a également confirmé les notes des dépôts à long terme en devises des cinq banques à B3, au même niveau que le plafond pays pour les dépôts en devises, ainsi que la note à long terme du risque de contrepartie à B2/NP. L’agence a changé de stable à négative la perspective de toutes les notes de dépôts à long terme           de des cinq banques.

L’affirmation des notations des cinq banques tunisiennes reflète l’opinion de Moody’s selon laquelle, malgré un environnement opérationnel difficile, les profils de crédit des banques, notamment les indicateurs de qualité des actifs, les tampons d’absorption des pertes et les mesures de liquidité, resteront globalement stables aux faibles niveaux actuels. Cela reflète également l’opinion de l’agence de notation selon laquelle la probabilité que le gouvernement apporte son soutien en période de tensions dans le secteur bancaire demeure élevée.

Les perspectives négatives concernant les notations des dépôts à long terme des cinq banques tunisiennes sont principalement dues à l’affaiblissement de la capacité du gouvernement tunisien à soutenir les banques, comme en témoigne la récente décision de Moody’s de modifier les perspectives de la note souveraine de stable à négative ainsi qu’aux défis croissants liés à l’environnement opérationnel des banques, avec des tampons amoindries pour maintenir la résilience.

La décision de Moody’s de confirmer les notes des banques reflète l’opinion qui est la sienne selon laquelle (1) les profils de crédit des banques resteront globalement stables, à des niveaux faibles, au cours des 12 à 18 prochains mois, reflétant des conditions de crédit et de liquidité déjà difficiles dans un environnement d’exploitation qui l’est tout autant, et est notable dans un profil macro “Très faible +”; et (2) le point de vue de Moody’s sur une probabilité élevée que le gouvernement soit disposé à soutenir les banques en cas de besoin.

Amen Bank

Moody’s a confirmé la note de dépôts à long terme en monnaie locale d’Amen à B2, celle des dépôts à long terme en devises étrangères à B3 et son BCA à caa1. L’affirmation des notations des dépôts à long terme reflète l’opinion de Moody’s selon laquelle les notes reflètent bien les défis posés par l’environnement opérationnel tunisien s’agissant du profil de crédit autonome de la banque (confirmé à caa1). La BCA reflète la faible qualité des actifs de la banque (environ 15,8% du ratio de prêts à problèmes en juin 2018), des réserves de fonds propres peu élevées et une rentabilité modeste, qui restent confrontés au coût élevé du financement et aux exigences de provisionnement croissantes, au profil de liquidité serré et à la forte dépendance à l’égard du financement de la Banque centrale. Cette affirmation reflète également l’évaluation faite par Moody’s d’une très forte probabilité de soutien du gouvernement en cas de besoin,

Arab Tunisian Bank (ATB)

Moody’s a confirmé la note de dépôts à long terme en monnaie locale d’ATB à B2, celle des dépôts à long terme en devises étrangères à B3 et sa BCA et sa BCA ajustée à caa1 et b3, respectivement. L’affirmation des notations des dépôts à long terme reflète l’opinion de Moody’s selon laquelle les notations reflètent les défis posés par l’environnement opérationnel tunisien en termes de profil de crédit autonome de la banque (confirmé à caa1). La BCA reflète la dégradation de la qualité des actifs et des concentrations de crédit élevées de la banque (ratio de prêts à problème de 11,1% à juin 2018), des réserves de fonds propres modestes et en baisse et des indicateurs de financement et de liquidité supérieurs à la moyenne, soutenus par une base de financement stable. Cette affirmation reflète également l’évaluation faite par Moody’s d’une forte probabilité de soutien des pouvoirs publics en cas de besoin, étant donné que la part de 7% du marché des dépôts fait suite au relèvement d’un cran de la BCA ajustée de l’ATB à b3.

Banque Internationale Arabe de Tunisie (BIAT)

Moody’s a confirmé la note de dépôts à long terme en monnaie locale de la BIAT à B2, celle de dépôts à long terme en devises étrangères à B3 et sa BCA à b3. L’affirmation des notations des dépôts à long terme reflète l’opinion de Moody’s selon laquelle les notes traduisent les défis posés par l’environnement opérationnel tunisien pour le profil de crédit autonome de la banque (confirmé à b3). La BCA est tirée par la capacité d’absorption des pertes et la qualité des actifs de la banque (ratio de prêts à problème de 5,5% dès juin 2018), compensées par une rentabilité résiliente et une base de financement stable, confortées par la position de la BIAT en tant que première banque privée en Tunisie. Cette affirmation reflète également l’évaluation faite par Moody’s d’une très forte probabilité de soutien du gouvernement en cas de besoin, en raison du fait que la BIAT détient une part de marché des dépôts estimée à environ 19% à la suite du relèvement d’un cran de la BCA ajustée à b3.

Banque de Tunisie (BT)

Moody’s a confirmé la note de dépôts à long terme en monnaie locale de BdT à B2, celle de dépôts à long terme en devises étrangères à B3 et sa BCA à b3. L’affirmation des notations des dépôts à long terme reflète l’opinion de Moody’s selon laquelle les notations reflètent les défis posés par l’environnement opérationnel tunisien pour le profil de crédit autonome de la banque (confirmé à b3). La BCA s’appuie sur la rentabilité résiliente de la banque et sur des réserves de fonds propres saines ainsi que sur une prudente gestion des risques par rapport à ses pairs du marché. Ces atouts sont atténués par les pressions élevées exercées sur la qualité des actifs et par la forte dépendance à l’égard du financement de la banque centrale (10,5% du total des actifs en juin 2018), ce qui augmente les risques de refinancement et engendre des actifs liquides, qui sont déjà à des niveaux bas comparés à leurs homologues nationaux et internationaux. L’affirmation reflète également l’évaluation de Moody’s d’une forte probabilité de soutien du gouvernement en cas de besoin, en raison du fait que la Banque de Tunisie a une part de marché des dépôts estimée à environ 6% à la suite du relèvement d’un cran de la BCA ajustée à b3.

Société tunisienne de banque (STB)

Moody’s a confirmé les notations de dépôts à long terme de la STB à B3 et sa BCA à caa3. L’affirmation des notations des dépôts à long terme reflète l’opinion de Moody’s selon laquelle les notes reflètent les défis posés par l’environnement opérationnel tunisien pour le profil de crédit autonome de la banque (confirmé à caa3). La BCA reflète le niveau élevé de prêts à problèmes de la banque (le ratio de prêts à problèmes signalé avoisinant les 23% en juin 2018), bien qu’il s’améliore, sous l’effet de normes de souscription historiquement faibles et d’une forte exposition au secteur du tourisme en difficulté, d’une rentabilité faible et d’une faible capacité d’absorption des pertes, jumelée à un profil de financement serré et à des réserves de liquidité modestes. Cette affirmation reflète également l’évaluation, par Moody’s, d’une très forte probabilité de soutien du gouvernement en cas de besoin, compte tenu du fait que la part de marché des dépôts de la Banque se situe autour de 10 due au relèvement de 3 crans de sa BCA de caa3.

Des risques de vulnérabilité externe

Moody’s a expliqué les perspectives négatives sur les notes de dépôts à long terme des cinq banques tunisiennes par la détérioration de la capacité du gouvernement à fournir un soutien aux banques si nécessaire, comme en témoigne la perspective négative attribuée à la note souveraine B2 de la Tunisie. La décision de modifier les perspectives en matière de notation souveraine repose principalement sur une augmentation des risques de vulnérabilité externe de la Tunisie, dans un contexte de resserrement marqué des conditions de financement à un moment où la position de la Tunisie en réserves de change est affaiblie par la hausse des prix, et par le ralentissement des entrées nettes de capitaux par rapport à l’année précédente. Les réserves de change de la Tunisie ont continué à s’éroder, et la couverture des importations de biens a chuté à 2,5 mois à fin septembre 2018, contre 3,3 mois une année auparavant.

Moody’s estime également que les déficits élevés du compte courant et la diminution des réserves de change augmentent les risques de dépréciation, ce qui pourrait exercer des pressions négatives sur l’environnement opérationnel des banques tunisiennes, en particulier sur la liquidité et les conditions de crédit déjà faibles. En conséquence, Moody’s s’attend à ce que les déséquilibres des finances publiques et des comptes extérieurs, associés aux tensions sociales persistantes et aux retards dans la mise en œuvre des réformes structurelles, continuent d’affecter la consommation, de limiter les investissements et d’introduire potentiellement une volatilité des conditions monétaires, ce qui présente des risques pour le crédit des banques et les conditions de financement. Ces normes sont exacerbées par la faiblesse des normes de souscription, qui conduit à des concentrations industrielles et à des concentrations uniques, à des évaluations de garantie erronées, à un environnement de récupération inefficace et des mesures d’abstention réglementaire qui ont permis un sous-approvisionnement.

Le crédit plus cher

Dans l’intervalle, un mécanisme de plafonnement des taux d’intérêt empêche toujours les banques d’évaluer correctement le risque lié aux prêts individuels, risque qui augmente à mesure que le crédit devient plus coûteux dans le contexte de la hausse des taux directeurs (+250 points de base depuis avril 2017). Cette situation, conjuguée à une décélération attendue de la croissance des prêts liée aux mesures de resserrement monétaire, exercera encore plus de pressions sur les bénéfices des banques et la qualité de leurs actifs, bien que les prêts improductifs se soient repliés à environ 14% du total des prêts au cours du premier semestre de l’année, contre 16,5% en 2015.

Le refinancement, un risque accru

En ce qui concerne les financements et les liquidités, la forte dépendance des banques vis-à-vis des financements de la Banque centrale nuit à leur solvabilité, car ils accroissent le risque de refinancement dans le contexte de finances publiques limitées et créent des asymétries significatives entre les échéances des bilans. De plus, le fait que les banques aient largement investi dans des titres de créance d’État au cours des deux dernières années accentue encore la corrélation entre la solvabilité des banques et la faiblesse des titres souverains alors que la nature sécurisée du financement pèse sur les liquidités des banques, réduisant ainsi leur flexibilité dans une situation de stress. Le financement de la Banque centrale est passé de 0,6% en 2010 à 9,3% environ du financement hors actions en mai 2018. Il représentait environ 16, 6 milliards de dinars, début octobre 2018 contre 10,6 milliards de dollars une année plus tôt.

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Lors de la Tenue du Forum annuel du Club des dirigeants de banques et établissements de crédits d’Afrique sur le thème «Le rôle des banques africaines dans l’intégration du continent», ce lundi 25 juin 2018, le vice-président du Club, Habib Karaouli, a fait savoir que l’intégration dans le contient africain est tributaire du rôle important joué par les banques et établissements financiers, étant donné que ces institutions contribuent au développement et au         renforcement de partenariats stratégiques dont l’objectif est de créer une coopération solide basée sur le «gagnant-gagnant».

Karaouli a également affirmé que les banques tunisiennes veulent accéder au continent africain, grâce à un accompagnement économique, gouvernemental…

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Ahmed Kram, président de l’Association professionnelle tunisienne des banques et établissements financiers (APTBEF), a déclaré ce lundi 25 juin 2018 que les banques locales veulent s’implanter dans les pays africains, cependant elles ont besoin d’énormes ressources financières, de partenaires et de relations diplomatiques solides.

Lors de sa participation au forum annuel du Club des dirigeants de banques et établissements de crédits d’Afrique, sur le thème «Le rôle des banques africaines dans l’intégration du continent», Kram a également salué l’engagement du gouvernement et des différentes parties prenantes dans le renforcement des domaines de partenariat avec le continent africain, lequel représente une manne de croissance économique pour la Tunisie.

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La commission nationale d’octroi des avantages a approuvé, à la fin juin 2017, 25 crédits fonciers d’une valeur de 2,2 millions de dinars (MD). Ces crédits devraient permettre l’entrée en exploitation de 284 hectares de terres agricoles.
Selon des données publiées, jeudi 3 août 2017, par le ministère de l’Agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche, les investissements type B et type C, approuvés par l’APIA ont régressé de 18%, durant les six premiers mois de l’année en cours, pour se situer au niveau de 259,6 MD contre 317,3 MD durant la même période de 2016 .
Le ministère a expliqué cette baisse, par la période transitoire entre l’ancien et le nouveau code d’investissement, ce qui nécessite plus de temps afin d’expliquer les concepts et les spécificités du nouveau code d’investissement auprès de tous les intervenants.
le département de l’Agriculture a révélé, aussi que le financement des investissements agricoles par les banques tunisiennes a régressé, à fin juin 2017, de 7,5% en comparaison avec la même période de l’année écoulée.

Par ailleurs, les primes ont représentés 16,2% de la structure des investissements approuvés dans le secteur agricole, jusqu’au fin juin 2017, contre 15,4% en 2016.

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Chedli Ayari a exprimé sa déception par le faible taux de croissance enregistré pour le 3ème trimestre 2013

Le gouverneur de la banque centrale de Tunisie (BCT) Chadli Ayari a souligné, mardi, à Tunis, que les dépositaires auprès des banques tunisiennes n’ont pas retiré leurs fonds, vu leur confiance en le système bancaire tunisien, malgrè la polémique soulevée par le projet de loi sur les banques et les établissements financiers concernant les risques de faillites.
Ayari a indiqué, lors d’une séance plénière de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), que conformément aux indicateurs de la BCT , les banques tunisiennes ne courent pas de risques de faillites, à l’exception de deux banques qu’il n’a pas nommées. Et de poursuivre que la loi, actuellement en vigueur en Tunisie, “n’offre pas aux dépositaires un mécanisme de protection de leurs fonds, ni de dédommagements.
Il a fait remarquer que le projet de loi, présenté pour adoption, “offre une protection à tous les agents des banques ainsi qu’aux dépositaires”, reconnaissant que la nouvelle loi comprend plusieurs lacunes et que certaines de ses dispositions doivent être amendées. Elle permettra, cependant, d’améliorer le rendement des banques et ne mène pas à leur faillite”.
Le gouverneur de la BCT a précisé que les dispositions relatives à la finance islamique, parues dans le projet de Ioi “ne touchent pas à la neutralité de la loi”, alors que des députés de l’ARP, notamment ceux de l’opposition, considèrent que certaines dispositions revêtent des dimensions idéologiques.
Selon Ayari, l’économie tunisienne est en retard de 10 ans, comparée à certaines économies dans la région (Maroc, Jordanie), ajoutant que la solution pour l’économie nationale réside en l’intégration dans l’économie ouverte, ce qui exige d’aller de l’avant sur la voie des réformes.

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Dans une déclaration faite ce lundi 4 avril 2016 à Africanmanager, l’expert économique Mourad El Hattab a annoncé que les Tunisiens sont à  découvert bancaire à hauteur de  8000 MD, soit 2/3 des comptes débiteurs.

L’expert économique a dans le même contexte ajouté que l’encours des crédits aux particuliers s’est élevé à fin décembre 2015 à 18 490 millions de dinars contre 10 700 MD fin décembre 2010, enregistrant ainsi un accroissement de 72,7%.

Il est à rappeler à ce propos que depuis l’année 2014, les banques tunisiennes ont commencé la mise en place de certaines mesures et dispositifs coercitifs interdisant l’entrée dans le « rouge », tant pour  les fonctionnaires que pour les entreprises. Des directives qui avaient été données à la lumière du constat alarmant fait à cette date par la Banque centrale de Tunisie (BCT) quant à la situation économique et aux craintes que l’État soit incapable de payer les fonctionnaires.

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Sur le plan monétaire

L’encours des dépôts bancaires a enregistré, en 2015, un ralentissement de son rythme d’évolution en comparaison avec l’année précédente (4,2% contre 8,7), sous l’effet de la hausse modérée des comptes à terme et la baisse sensible des certificats de dépôts. La même tendance a concerné les concours à l’économie durant la même période (6,2% contre 9,2% en 2014), en rapport avec le rythme décéléré de l’évolution des crédits à court et long termes.

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Bien que les banques tunisiennes présentent

Bien que les banques tunisiennes présentent, actuellement, une situation financière délicate à des degrés divers, elles continuent d’afficher de bons résultats, donnant reflétant l’image d’institutions financières qui ont bien résisté à la crise. Selon une analyse réalisée récemment par l’intermédiaire en bourse « Tunisie valeurs », les dépôts du secteur ont enregistré, à la fin du mois de septembre 2013, une légère progression de 4.3% à 41 399MDt par rapport au début de l’année, expliquant cette croissance par une décollecte enregistrée sur le deuxième trimestre (-0.5%). En effet, en période d‘incertitude et d’instabilité économique et politique, les acteurs économiques ont tendance à retirer, par précaution, une partie de leur épargne des banques. Les conséquences de ce phénomène de thésaurisation se sont directement ressenties au niveau de la liquidité bancaire, ce qui a incité la BCT à intensifier ses injections sur le marché interbancaire.

Cela est expliqué, également, par le ralentissement du rythme de la collecte au niveau du secteur public (+0.7% contre une croissance de 2.2% sur la même période de 2012), représentant 35% du total des dépôts du secteur. C’est particulièrement la STB (-6.2%), qui a tiré les chiffres vers le bas. Celle-ci a par ailleurs perdu 1.5 % de part de marché par rapport au début de l’année.

La BIAT confirme encore une fois sa position de leader avec un total des dépôts de 6 887MDt et une part de marché de 16.6%. Un positionnement confortable qui lui permet de gagner près de 1% se distinguant de plus en plus de ses concurrentes STB et BNA.

Attijari Bank affiche la meilleure progression du secteur avec une hausse de 12.2% de sa collecte à 4 029MDt. Grâce à une politique commerciale très dynamique et l’extension continue de son réseau d’agences, la banque continue de gagner en parts de marché devenant un véritable challenger pour Amen Bank.

Mauvaise surprise pour l’ATB qui affiche la moins bonne performance du secteur (-12%) pénalisée par une décollecte de 425MDt, principalement au niveau des dépôts à terme.

S’agissant des crédits, jusqu’à septembre dernier, le secteur a enregistré une croissance de 3.9% des encours de crédits par rapport au début de l’année, totalisant un montant de 44003MDt. La STB maintient sa première place avec un total de crédits de 7 073MDt, soit une part de marché de 16.1%.

Amen Bank continue de gagner du terrain, affichant la meilleure performance du secteur (+9.9%) à 5 452MDt. Avec une part de marché crédits de 12.4%, Amen Bank consolide sa place de 2ème banque privée du secteur.

Evoquant le PNB du secteur bancaire, cet indice a progressé de 12.1% par rapport à la même période de l’année dernière. Une progression qui provient essentiellement de l’amélioration de la marge d’intérêt de la plupart des banques (progression moyenne de 15.4%), suite à la hausse moyenne du TMM de 92pb sur les 9 premiers mois de l’année, par rapport à la même période de l’année dernière.

Amen Bank se distingue encore une fois, affichant la meilleure progression du secteur (+19.9%) à 187.8MDt. Une croissance boostée par la progression de 22% de sa marge d’intérêt, mais également par la réalisation de plus values sur le portefeuille de placement d’un montant de 9MDt, représentant un gain de 44%.

S’agissant de la structure du PNB du secteur, elle reste dominée par la marge d’intérêt, un effet d’autant plus renforcé avec la hausse du TMM sur l’année. Ainsi, la part de la marge d’intérêt du secteur est passée de 56.8% du PNB en septembre 2012 à 58.4% au mois de septembre 2013.

L’ATB tend vers une structure plus classique de ses marges. La marge d’intérêt est passée de 29.5% du PNB à 34.8%. Un changement stratégique voulu par la banque pour se couvrir de la prévision de hausse des taux. Pour rappel, la banque détient un portefeuille en BTA très conséquent de l’ordre de 1 000MDt.

La productivité du secteur s’est améliorée par rapport à la même période de l’année écoulée. Le PNB du secteur ayant évolué deux fois plus vite que les charges opératoires, le coefficient d’exploitation (hors amortissement) est passé de 50% à 47%.

Kh.T

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Bien que les banques tunisiennes présentent

Bien que les banques tunisiennes présentent, actuellement, une situation financière délicate à des degrés divers, elles continuent d’afficher de bons résultats, donnant reflétant l’image d’institutions financières qui ont bien résisté à la crise. Selon une analyse réalisée récemment par l’intermédiaire en bourse « Tunisie valeurs », les dépôts du secteur ont enregistré, à la fin du mois de septembre 2013, une légère progression de 4.3% à 41 399MDt par rapport au début de l’année, expliquant cette croissance par une décollecte enregistrée sur le deuxième trimestre (-0.5%). En effet, en période d‘incertitude et d’instabilité économique et politique, les acteurs économiques ont tendance à retirer, par précaution, une partie de leur épargne des banques. Les conséquences de ce phénomène de thésaurisation se sont directement ressenties au niveau de la liquidité bancaire, ce qui a incité la BCT à intensifier ses injections sur le marché interbancaire.

Cela est expliqué, également, par le ralentissement du rythme de la collecte au niveau du secteur public (+0.7% contre une croissance de 2.2% sur la même période de 2012), représentant 35% du total des dépôts du secteur. C’est particulièrement la STB (-6.2%), qui a tiré les chiffres vers le bas. Celle-ci a par ailleurs perdu 1.5 % de part de marché par rapport au début de l’année.

La BIAT confirme encore une fois sa position de leader avec un total des dépôts de 6 887MDt et une part de marché de 16.6%. Un positionnement confortable qui lui permet de gagner près de 1% se distinguant de plus en plus de ses concurrentes STB et BNA.

Attijari Bank affiche la meilleure progression du secteur avec une hausse de 12.2% de sa collecte à 4 029MDt. Grâce à une politique commerciale très dynamique et l’extension continue de son réseau d’agences, la banque continue de gagner en parts de marché devenant un véritable challenger pour Amen Bank.

Mauvaise surprise pour l’ATB qui affiche la moins bonne performance du secteur (-12%) pénalisée par une décollecte de 425MDt, principalement au niveau des dépôts à terme.

S’agissant des crédits, jusqu’à septembre dernier, le secteur a enregistré une croissance de 3.9% des encours de crédits par rapport au début de l’année, totalisant un montant de 44003MDt. La STB maintient sa première place avec un total de crédits de 7 073MDt, soit une part de marché de 16.1%.

Amen Bank continue de gagner du terrain, affichant la meilleure performance du secteur (+9.9%) à 5 452MDt. Avec une part de marché crédits de 12.4%, Amen Bank consolide sa place de 2ème banque privée du secteur.

Evoquant le PNB du secteur bancaire, cet indice a progressé de 12.1% par rapport à la même période de l’année dernière. Une progression qui provient essentiellement de l’amélioration de la marge d’intérêt de la plupart des banques (progression moyenne de 15.4%), suite à la hausse moyenne du TMM de 92pb sur les 9 premiers mois de l’année, par rapport à la même période de l’année dernière.

Amen Bank se distingue encore une fois, affichant la meilleure progression du secteur (+19.9%) à 187.8MDt. Une croissance boostée par la progression de 22% de sa marge d’intérêt, mais également par la réalisation de plus values sur le portefeuille de placement d’un montant de 9MDt, représentant un gain de 44%.

S’agissant de la structure du PNB du secteur, elle reste dominée par la marge d’intérêt, un effet d’autant plus renforcé avec la hausse du TMM sur l’année. Ainsi, la part de la marge d’intérêt du secteur est passée de 56.8% du PNB en septembre 2012 à 58.4% au mois de septembre 2013.

L’ATB tend vers une structure plus classique de ses marges. La marge d’intérêt est passée de 29.5% du PNB à 34.8%. Un changement stratégique voulu par la banque pour se couvrir de la prévision de hausse des taux. Pour rappel, la banque détient un portefeuille en BTA très conséquent de l’ordre de 1 000MDt.

La productivité du secteur s’est améliorée par rapport à la même période de l’année écoulée. Le PNB du secteur ayant évolué deux fois plus vite que les charges opératoires, le coefficient d’exploitation (hors amortissement) est passé de 50% à 47%.

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La Chambre en référé au Tribunal de première instance de Tunis a rendu une décision au profit d’une société tunisienne 

La Chambre en référé au Tribunal de première instance de Tunis a rendu une décision au profit d’une société tunisienne travaillant dans le domaine pétrolier afin de saisir l’argent de la banque extérieure de la Libye, déjà déposé dans 14 banques tunisiennes à l’instar de la Banque Centrale et ce pour une dette qui a dépassé 170 millions de dinars.

L’opération de saisie entraînera, selon le journal « Achourouk », la fermeture de 5 banques qui travaillent en Tunisie et une perturbation financière dans 9 autres banques.

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