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Une vaste enquête est actuellement diligentée par les services de police irlandais sur les tenants et les aboutissants d’une arnaque mondiale de faux passeports irlandais dans laquelle l’ex président tunisien Zine el Abidine Ben Ali est soupçonné d’être impliqué, rapporte lundi le journal « The Irish Sun ».

Sous la plume du rédacteur chef de sa rubrique criminelle Stephen Breen, il livre les premiers éléments des investigations menées par le Bureau national irlandais des enquêtes criminelles sur le rôle de Ben Ali dans cette affaire.

Il est accusé d’avoir recruté un maître-faussaire pour fournir «de véritables passeports obtenus frauduleusement» afin de permettre à son épouse Leila Trabelsi de voyager à travers l’Europe. Les enquêteurs cherchent à savoir si les membres de l’entourage de Ben Ali utilisaient de faux passeports irlandais pour voyager à partir de la Tunisie vers les pays du Moyen-Orient depuis le départ en exil de l’ancien président tunisien.

Le pot aux roses a été découvert à la suite d’une descente effectuée, l’année dernière, par des policiers de la ville française de Nice dans un appartement où ils ont saisi des dizaines de faux documents de voyage. L’un des passeports est libellé au nom de l’un des proches de Ben Ali.

Les Ben Ali revendiquent des ascendants irlandais

Dans le cadre de cette arnaque, les enquêteurs en France pensent que le faussaire a présenté des demandes fictives au Bureau irlandais des passeports, précise le journal qui ajoute que « bien que la famille de Ben Ali soit originaire de Tunisie, ses membres ont utilisé leurs noms légitimes sur les passeports irlandais après avoir déclaré que leurs grands-parents étaient irlandais. D’autres faux document, notamment des certificats de naissance, ont été également saisis dans le cadre de leur tentative de faire croire qu’ils avaient des liens avec l’Irlande.

Le faussaire présumé reste en détention alors que l’enquête menée par un magistrat local, auquel participent également Europol et Interpol, se poursuit. Un porte-parole des services de la police irlandaise ( Gar Bureau national irlandais des enquêtes criminelles da), interrogé par « The Irish Sun », a déclaré: «Nous ne commentons pas les enquêtes en cours». La même réponse a été fournie par le ministère irlandais des Affaires étrangères au sujet de l’enquête, qui s’est refusé à  tout commentaire.

Un « stratagème subtil »

Une source basée en France a indiqué, cependant, au journal que « «cela semble être un stratagème subtil fournissant des passeports obtenus de manière frauduleuse aux proches de Zine El Abidine Ben Ali ». « La police française a sollicité l’assistance de son homologue d’Irlande à la suite de la découverte de l’affaire », a-t-elle ajouté, précisant que les passeports ont été trouvés par des policiers qui enquêtaient sur les liens de Ben Ali avec un réseau européen de blanchiment d’argent.

Pendant ce temps, les limiers du Bureau national irlandais des enquêtes criminelles (NBCI) ont identifié certains noms figurant sur les passeports et les ont communiqués à Europol.

George Kyne, le surintendant du NBCI, a déclaré à l’Irish Sun: « Nous avons affaire à des enquêtes majeures et elles menées et diligentés très efficacement. Nous travaillons également en étroite collaboration avec nos partenaires à l’étranger ».

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La Chambre criminelle près la Cour d’appel militaire a condamné, mardi 15 mais 2018, l’ancien président Zine El-Abidine Ben Ali à la perpétuité dans des affaires liées aux martyrs et blessés de la révolution.

Selon un communiqué du Procureur général de la direction de la justice militaire, 40 accusés impliqués dans les mêmes affaires ont été condamnés à des peines allant de deux à huit ans de prison, alors que d’autres ont été acquittés.

Les jugements rendus, ce matin, par la Cour d’appel militaire sont venus confirmer la thèse de l’homicide volontaire et le soupçon de complicité dans ces crimes.

Selon le même communiqué, le ministère public militaire a formé un pourvoi en cassation contre ces décisions.

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En 2011, lorsque les trois tentatives de Putsch contre Ben Ali s’étaient télescopées et que le soulèvement a abouti au résultat que l’on sait, l’Administration tunisienne avait su résister et trouver les réflexes salvateurs qui avaient empêché l’édifice Tunisie, économique et social, de s’écrouler. D’anciens responsables avaient alors quitté leurs lits pour organiser le transport et le transfert de milliers de personnes, tunisiennes, libyennes, égyptiennes et d’autres nationalités qui déferlaient, fuyant une Libye embrasée, vers une Tunisie à peine sortie de plusieurs journées de révolution destructrice.

Des ingénieurs de la STEG avaient bravé couvre-feu et manifestations de rues pour maintenir les centrales d’électricité en activité, des transporteurs avaient continué à travailler pour assurer la continuité de l’approvisionnement en carburants. La même chose chez la société des eaux, SONEDE, ou encore chez les trois opérateurs téléphoniques. Pendant des mois, l’Administration tunisienne avait tenu tout un pays à bras-le corps et l’avait maintenu debout et en activité et rien n’a manqué, ni à la population, ni à ses invités malgré eux, transfuges d’une autre révolution dans un pays voisin.

Les nouveaux venus sur la terre de la révolution avaient avoué cette performance de l’Administration, mais lui tenaient rigueur en même temps d’avoir empêché que le pays sombre dans le chaos administratif, comme ils en avaient le dessin. Leur dessin était de pouvoir construire un «autre pays», soit comme ils en rêvaient dans leur délire révolutionnaire, notamment religieux, soit par soif de revanche à l’endroit d’un ancien pays qui ne les avait pas soutenus et ne les avait pas défendus dans leur lutte contre Ben Ali. Et c’est dès 2012 que commenceront les tentatives de purge, qui prendront par la suite d’autres formes, plus conformes à l’esprit d’une révolution recadrée par ses soutiens, politiques et financiers, locaux et internationaux.

  • Les menacés sans preuve

Le vendredi 13 avril 2012, le ministre de la Réforme administrative, Mohamed Abbou, annonçait aux journalistes : «nous allons éloigner les gens qui sont notoirement suspects, ou connus pour leur corruption ainsi que ceux pour qui les preuves de corruption existent», annonce sans ambages le ministre CPR, qui ajoute «nous avons déjà effectué des changements administratifs pour éviter ces personnes suspectes (…). Nous allons poursuivre l’assainissement du département. Une liste est en train d’être constituée (…). Ceux qui font l’objet de soupçons seront traduits devant les conseils de discipline et ceux dont les preuves de corruption sont déjà établies seront traduits en justice», menaçait-il alors. Abbou a démissionné, mais pas la volonté de toute la nouvelle caste politique de faire le vide autour d’elle. D’anciens PDG ont ainsi été chassés, littéralement pied au derrière, de leurs bureaux, des Directeurs mis au frigo, d’autres persécutés jusqu’à être poussés à recourir aux certificats médicaux de l’hôpital psychiatrique Errazi de la Mannouba.

D’anciens prisonniers politiques, cadres ou simples employés renvoyés, même de façon légale, mais recyclés dans les nouveaux partis en place (Ennahdha et le CPR de Moncef Marzouki), ont été remis en selle. Le reste se terre depuis et s’auto-castre administrativement, refusant toute initiative et même la simple signature d’une quelconque décision ou document, de peur qu’on ne leur mette sur le dos un quelconque dossier de l’ancien régime et qu’on leur réserve le même sort.

D’autres, comme ce nouveau DG d’une banque publique qui traîne encore devant le pôle judiciaire où il a été dernièrement convoqué pour de longs interrogatoires à propos d’une affaire de l’ancien temps, regretteraient presque d’avoir quitté leurs anciens boulots à l’extérieur du pays. D’autres, comme dans le domaine de la finance, refusent les postes de responsabilité qui leur sont offerts.

  • Les Corbeaux font la pluie et le beau temps

Tout de suite après la révolution, la Tunisie avait inventé le crime du «Fassed», un mot dont la signification en langue arabe englobe un ensemble de crimes et délits, personnels, moraux, financiers, de gestion et un tas d’autres choses. En langue françaiss, c’est la corruption, la prévarication et concussion à la fois.

L’idée de lui consacrer une commission d’enquête est d’ailleurs, paradoxalement, de Zine El Abidine Ben Ali même. Depuis, les enquêtes de tous genres ne se sont jamais arrêtées et n’ont épargné personne. Une Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC) sera installée et outillée comme une haute autorité d’inquisition.

A entendre son président, l’avocat Chawki Tabib, on croirait volontiers que tout le monde en Tunisie est corrompu jusqu’à preuve du contraire, du petit au grand fonctionnaire, en passant par les gouvernements et tutti quanti. Tabib est de tous les plateaux TV et de toutes les radios et n’épargne personne ou presque, et évoque chaque fois un nombre plus grand de dossiers sans donner de noms, faisant ainsi planer le soupçon sur tout le monde.

Et pour mieux alimenter les tiroirs de l’Instance avec plus de dossiers de soupçons, on met en place une loi qui protège les dénonciateurs et on décerne même désormais des attestations de bonne dénonciation lors de cérémonies de décoration. Certains d’entre eux se couvrent en plus des médias pour mieux dénoncer, parfois à tort et à travers, sans cacher les noms et les endroits, avant même l’enquête sur la véracité des soupçons. Reprenant le système policier de l’ancien régime du fameux «Istoufida», traduisez «on croit savoir», la dénonciation devient le sport national de tous les mécontents, tous les renvoyés et tous ceux qui n’avaient rien gagné de la révolution, relayés par les réseaux sociaux qui veulent faire passer, sans vergogne, les vessies pour des lanternes.

Une lourde atmosphère, de suspicion, de corbeaux, plane depuis 2011 sur la Tunisie et fait régner la peur parmi tous les corps de métiers, pointant du doigt sans la nommer l’Administration tunisienne à toutes ses échelles et ses échelons. Une atmosphère d’autant plus lourde que la justice, lente, très lente à la détente, reste muette sur le sort des milliers de dossiers de Tabib, en face de centaines de corbeaux et de centaines de milliers de pages d’allégations d’une INLUCC qui fait aussi la pluie et le beau temps.

  • Eradiqués dans le silence des prisons

Entretemps, presque toute la famille des Trabelsi, qui personnifiait la corruption comme il a été dit à la population tunisienne, est pratiquement décimée, pour ne pas dire exterminée. Adel Trabelsi qui était hospitalisé en janvier 2011 aurait été débranché le jour de la révolution. Moncef Trabelsi est décédé en prison en 2013. Ayant subi une chirurgie au cerveau, il est remis en cellule moins de 24 heures après l’opération chirurgicale pour mourir quelques jours plus tard. Le mari de Jalila Trabelsi, sœur de Leila, n’a pas reçu les soins nécessaires. Il est mort peu de temps après sa libération. Faouzi Ben Ali décédé aussi. Il aurait été débranché quelques jours après la révolution, selon sa famille. Soufiene Ben Ali, neveu de l’ancien président tunisien, n’aurait pas reçu les soins nécessaires lors de son incarcération. Ses deux ans de prison lui ont coûté récemment la vie. Tout dernièrement, Mourad Trabelsi, atteint d’un cancer des poumons, essuyait le refus d’être soigné. Presque aveugle, entre la vie et la mort, il reste en prison. Avant, de petits enfants avaient été mis sur la liste des recherchés par Interpol, car ils suivaient simplement leur père, certes qui fuyait et un grand-père empêché de voir ses petits-enfants alors qu’il n’était plus interdit de voyager.

Entretemps aussi d’autres anciens politiciens de l’ancien régime décédaient quelques années après leurs passages dans la case prison d’où ils étaient pourtant sortis blanchis. Des noms comme Abdelaziz Ben Dhia et le Doyen Lazhar Bouaouni, objet d’un virulent harcèlement judiciaire qui le mènera au cimetière. D’autres sont toujours maintenus sous enquête et interdits de voyage. Avant, il y avait l’homme d’affaire Jilani Daboussi, dont la famille fait toujours procès des conditions de son décès.

Et maintenant, que vont-ils faire encore et pourquoi le harcèlement de l’Administration se poursuit-il et cet assassinat de l’Administration et de toute volonté chez elle de participer à relever le pays et à le remettre sur pied ?

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Décidément les choses ne s’arrangent guère entre le ministre de l’Education nationale, Hatem ben Salem et l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT). Après la passe d’armes du dimanche 04 mars 2018, Sami Tahri, secrétaire général adjoint de la centrale syndicale, en a rajouté une bonne louche ce lundi, sur Shems Fm. Il a déclaré que ben Salem s’est mué en ministre des médias, où il est omniprésent et où, d’après Tahri, il ne fait que “diaboliser les enseignants et le secteur de l’enseignement secondaire».
Puis il enchaine en ces termes : «On dirait que le ministre est nostalgique de 2010, lorsqu’il travaillait avec Ben Ali».
Il l’a, tout de même, invité à s’asseoir à la table des négociations…

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Slim Chiboub, gendre de Ben Ali, a livré quelques éléments sur les états d’âme de l’ancien président, qui s’est réfugié en Arabie saoudite. Il a déclaré sur Radio Med dimanche 18 février 2018 que le rêve de Ben Ali est de remettre les pieds en Tunisie.
«Son cas est certes compliqué, toutefois je sais qu’il voudrait rentrer dans son pays, et c’est tout à fait légitime. Tout le monde a envie de terminer ses jours sur sa terre», a-t-il ajouté…

Pour rappel, le président de la République, Béji Caïd Essebsi, a dit à plusieurs reprises que Ben Ali a tout à fait le droit de mettre fin à son exil, mais à condition d’accepter de rendre des comptes à la justice dans les nombreux dossiers où son nom est cité, sans parler des condamnations qui sont déjà tombées, très lourdes…

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Sakher Materi, l’ex-gendre de Ben Ali, était le sujet de la conférence de presse organisée hier vendredi 22 décembre 2017 par l’organisation I Watch. Cette dernière a confessé qu’elle a perdu son combat et n’a pas pu empêcher Sakher d’obtenir la nationalité seychelloise.

I Watch s’en est prise aux autorités tunisiennes, accusées d’avoir faut preuve de laxisme et de désintérêt pour cette affaire, rapporte Mosaïque Fm. “Avec l’appui d’autres filiales de l’organisation à l’international, nous avons essayé d’introduire un recours et de bloquer cette décision, mais faute de jugements condamnant Materi, nous ne sommes pas parvenus à nos fins“, a indiqué Youssef Belgacem, membre de l’organisation. Il a dit qu’I Watch a porté plainte contre le ministère de la Justice pour ce manquement.

Belgacem a par ailleurs affirmé que l’ex-gendre de Ben Ali est loin d’être fauché, grâce à des virements bancaires qu’il reçoit périodiquement en provenance des pays du Golfe, tels que le Qatar et les Emirats Arabes Unis, versés dans le compte de sa nouvelle épouse.
D’après Express Fm, il aurait même repris le business, il se serait payé une société de communication et serait en train de bâtir quatre hôtels aux Seychelles.

Selon le ministre seychellois de la Santé et ancien ministre des Affaires étrangères, Materi ne court aucun risque dans le pays.
Rappelons qu’il a déposé une demande d’asile aux Seychelles depuis le 6 février 2013.

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Le président de la République, Béji Caied Essebsi a déclaré dans son interview accordée au journal “Le Monde” que ce n’est pas un crime d’avoir travaillé avec Ben Ali : “ceux qui ont travaillé avec Bourguiba, on va les exclure ? Quand Ben Ali était au pouvoir, 2 millions de Tunisiens travaillaient avec lui. On ne va pas les exclure”.

BCE a dans le même contexte déclaré que chaque Tunisien a le droit de participer à la vie de son pays s’il n’a pas été l’objet d’une condamnation. “Ce n’est pas un crime d’avoir travaillé avec Ben Ali, sinon on leur enlève la nationalité. Et ça, personne d’autre que la justice ne peut le faire”, a-t-il expliqué.

Interrogé sur la loi qui amnistie la corruption administrative, le chef de l’État a dit : “Je suis l’auteur de cette loi. Elle ne vise que les fonctionnaires compétents qui ont exécuté des instructions directes et irréfragables de l’Etat de l’époque. On n’a pas amnistié des gens qui ont détourné de l’argent de l’État. Cette loi de réconciliation vise à profiter de l’expérience des hauts fonctionnaires qui restaient les bras croisés car ils avaient peur d’être punis”.

Cette interview a été accordée par BCE au journal “Le Monde”, lors de la visite qu’il a effectué la semaine dernière en France.

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L’ancien président de la République, Moncef Marzouki, est revenu à ses amours : Al Jazeera. Et dans un exercice qu’il affectionne particulièrement : Les récits et témoignages. Dans l’émission “Shahed Ala Asr” et dans ce qu’il convient d’appeler un feuilleton, très diversement apprécié du reste, Marzouki s’est épanché, pour la 26ème fois. Cette fois il a jeté son dévolu sur le fameux “Livre noir”, qui avait défrayé la chronique en décembre 2013, terrorisé les journalistes, avant de se dégonfler comme une baudruche…

«Le Livre noir a été conçu dans l’optique de transmettre à l’Assemblée nationale constituante les documents prouvant la corruption dans le secteur des médias sous le régime de Ben Ali», a indiqué Marzouki, pour commencer. Après il assène ceci, à la stupeur générale : ce document, “fabriqué” par le service de la communication de la présidence de la République, a été diffusé à son insu, et il n’a pas atteint ses objectifs, reconnait l’ancien locataire du palais de Carthage. «Nous nous attendions à ce que l’Assemblée mette en place un dispositif juridique pour structurer le secteur des médias, et lutter contre la corruption, mais il n’en fut rien», ajoute-t-il…

L’ancien président a affirmé qu’une enquête avait été diligentée suite à la fuite et que le coupable avait été démasqué et sanctionné, administrativement…

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Dans ce qu’il a appelé «L’Humeur du Jour », l’économiste et président de l’Association «Action & Développement» Radhi Meddeb parle, photos à l’appui prises lundi dernier, de l’état des biens, confisqués, de l’Etat. «L’État a confisqué les biens des familles des Ben Ali, Trabelsi et consorts en 2011. C’est dans la logique des choses. Toute Révolution a besoin de symboles et la confiscation en fait partie. Ces biens sont donc, par la volonté politique, devenus la propriété du Peuple. Qu’en a fait l’Etat depuis ?
Des voitures luxueuses, des exemplaires uniques, acquis à des prix exorbitants, gisent encore, près de sept ans plus tard, dans le meilleur des cas dans des parkings où personne ne s’en soucie ou presque. Très clairement, elles ont perdu l’essentiel de leur valeur. Le Peuple n’est certainement pas à cela près..!  Pire encore. Plusieurs voitures de luxe, de grosses cylindrées mais aussi un camion, un hors-bord, une voiture de collection sont, tout simplement, abandonnés comme des âmes en peine sur un parking extérieur non gardé du Lac (juste en face du siège d’El Karama, la Holding d’État censée les gérer et les vendre!). Vous pouvez imaginer leur état aujourd’hui : dépouillés, vandalisés, éventrés, réduits à des épaves. Le spectacle est désolant, tout simplement inacceptable..! »

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Nidaa Tounes tient-il enfin le ‘Zorro’ qui va mettre un terme à sa longue crise d’adolescence et les gros dégâts collatéraux sur la trajectoire de la jeune démocratie ? En tout cas Borhen Bsaies a tenté de nous le faire croire lors de son passage à l’émission “Liman Yajroo Fakat” (à celui qui ose seulement), diffusée le dimanche 26 mars 2017 dans la soirée sur Al Hiwar Ettounsi. Celui qui a lâché son poste de présentateur sur Attessia pour atterrir directement à la direction des affaires politiques du parti sorti majoritaire des législatives, preuve qu’il va très mal et qu’il manque cruellement de compétences pour le tirer de ce mauvais pas, était très attendu au tournant. Une semaine après son intronisation, sa verve, son aplomb, son culot même et son sens de la répartie font déjà mouche. Suffisant pour sauver un parti à la dérive ? Rien n’est moins sûr cependant…

Comme on pouvait s’y attendre, Bsaies a été sévèrement taclé sur son compagnonnage avec Ben Ali. Loin de se démonter, l’ex-présentateur a tout assumé, en bloc, refusant de faire le distinguo entre le mauvais grain et l’ivraie. Il a ajouté que de la même manière qu’il a été très fidèle à l’ex-homme fort de la Tunisie, il travaillera avec acharnement pour Nidaa Tounes, jusqu’au bout, quoi qu’il en coûte…

Par ailleurs il a déclaré que la Tunisie a besoin actuellement de tous ses enfants, de quelque bord politique qu’ils soient (ex-RCDistes, nahdhaouis, nidaïstes, CPRistes, etc.). Il a également affirmé que le pays a besoin de dirigeants qui ont la précision et la pugnacité de Ben Ali et l’esprit éclairé des compétences…

S’agissant de ses projets au sein du parti, il a fait savoir que les abcès, tous, seront crevés dans trois mois. Toutes les questions qui fâchent, tous les facteurs de déstabilisation du parti, toutes les basses manoeuvres seront mis sur la table pour situer les responsabilités et trouver des solutions. Il a dit que même le dossier Hafedh Caïd Essebsi – sa façon de manager le parti, les obstacles sur sa route… – sera évoqué.

Autre trouvaille, dans la perspective des élections de 2019 : Des primaires ouvertes seront organisées pour désigner les poulains du parti. Tous les citoyens, sur simple présentation de la carte d’identité nationale, pourront concourir…

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La chambre pénale au tribunal de première instance de Tunis a condamné le président déchu à six ans de prison par contumace pour abus de pouvoir et gains illicites qui ont touché aux intérêts de l’administration conformément à l’article 96 du code pénal, rapporte Mosaïque Fm.

L’ancien ministre de l’Enseignement supérieur durant l’ère Ben Ali, Lazhar Bououni a été aussi condamné à six ans de 6 ans.

Quant à lui, l’ancien conseiller de Ben Ali Sahbi Omri a été condamné à quatre ans de prison car il est intervenu d’une façon illicite pour rendre service à un de ses proches au ministère de l’Enseignement supérieur.

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La prestation du ministre de l’Education, Néji Jalloul, dans l’émission “Liman Yojroo Fakat”, diffusée hier dimanche 05 février dans la soirée sur Al Hiwar Ettounsi, a eu son lot de déclarations choc. Fidèle à sa réputation de bête médiatique, Jalloul a fait sensation en lâchant, droit dans ses bottes, que s’il devait choisir entre les ex-présidents Ben Ali et Marzouki, il opterait pour le premier, à qui il reconnait le statut d’homme d’Etat. Il a aussi fait savoir sa préférence pour le RCD dissout, au détriment du mouvement d’Ennahdha. « Notre problème avec le RCD est fini depuis 2014 », a-t-il indiqué…

Voilà qui va rassurer ses “amis” de toujours, qui avaient commencé à faire courir le bruit que le ministre de l’Education avait troqué sa virulence anti-islamiste contre une précieuse paix des braves avec Ennahdha, un des piliers de la coalition au pouvoir. Mais à contrario cette sortie va lui valoir des inimitiés dans le camp nahdhaoui…

Comme pour mieux prendre ses distances avec Rached Ghannouchui et les siens, Jalloul a affirmé qu’il n’a jamais mis les peids à Montplaisir, au siège d’Ennahdha, ni au domicile du leader du mouvement. Il a tenu à préciser qu’il ne se sont vus que dans des lieux publics. « Avant, j’avais des réserves à propos d’Ennahdha étant donné qu’il faisait partie des frères musulmans. Depuis que Rached Ghannouchi a déclaré que son mouvement ne fait plus dans l’islam politique, je le crois sur parole. On constate d’ailleurs que le mouvement commence à se tunisifier ».

Toutefois il a fait savoir que s’il devait choisir entre Ghannouchi et Hamma Hammami, pour une invitation à diner, il opterait pour le premier, arguant qu’ils peuvent avoir des préoccupations communes…

Concernant les meilleurs chefs d’Etat que la Tunisie ait connus, il a flotté un moment entre Habib Bourguiba et Béji Caïd Essebsi : « Bourguiba est indéniablement le fondateur de l’Etat tunisien, tandis que Béji Caïd Essebsi a sorti le pays d’un mauvais pas en 2011. Il a organisé des élections libres et transparentes. Il est aussi parvenu à être le président de tous les Tunisiens, au détriment de son parti et il a réussi à redorer le blason de la présidence de la République ». Quant à Marzouki, il dit de lui que « c’est le plus mauvais président de l’Histoire de la Tunisie. Son passage au palais de Carthage était tellement insignifiant que personne ne s’est rendu compte de son départ », a-t-il noté.

Par ailleurs il a déclaré qu’il doit son poste de ministre de l’Education à Essebsi, et qu’il n’a aucun élément probant sur le fait que Ridha Belhaj serait derrière sa désignation. « Si c’est le cas je le remercie », a-t-il ajouté…

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Pour la première fois, le pilote de l’avion qui a amené, précipitamment, le président Ben Ali en Arabie saoudite, qui sera son exil définitif, fait la lumière sur cet énigmatique vol du 14 janvier 2011. Ses propos ont été rapportés ce mardi 31 janvier 2017 par Ouest-France.

Il était 16 h ce fameux 14 janvier quand le colonel Mahmoud Cheikhrouhou, pilote de l’avion présidentiel, est contacté, au téléphone, par le PDG de la compagnie Tunisair, qui lui donne la directive suivante : « Il faut partir très vite avec la famille Ben Ali”, a indiqué Cheikhrouhou lors Forum de la mémoire nationale, organisé samedi 28 janvier 2017 par la Fondation Temimi. “Nous voyons arriver le fils, Mohamed, la fille Halima, son fiancé, le président Ben Ali, sa femme, deux nounous et un majordome», a ajouté l’ex-pilote.

D’après ce dernier, Ben Ali a argué qu’il se rend en Arabie saoudite pour accompagner sa famille et « la rassurer » et qu’il compte bien revenir à Tunis avec l’équipage. « Le Président est venu dans le cockpit pour s’inquiéter du plan de vol. Nous avions les autorisations nécessaires », confie l’ex-colonel. L’avion atterrit à Djeddah…

« Le Président nous a dit d’aller nous reposer, qu’il nous appellerait pour le départ », affirme le pilote. Mais les membres de l’équipage avaient déjà eu vent, durant le vol, des développements du soulèvement populaire et de la situation politique en Tunisie. Ils avaient notamment appris que le dernier Premier ministre de Ben Ali, Mohammed Ghannouchi, occupait, temporairement, la fonction de chef de l’État, sur la base d’un « empêchement provisoire » du président. Mahmoud Cheikhrouhou en a tiré les conséquences et a alors demandé au PDG de la compagnie nationale l’autorisation de regagner Tunis, elle lui fut accordée.

Aux objections de ceux qui lui reprochent d’avoir agi ainsi le pilote rétorque : « L’important pour moi c’était de ramener l’avion au pays »…

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Il y a quelques années, tout le monde, opposition planquée à l’extérieur et opposants couchés à l’intérieur, se plaignait de la mainmise du pouvoir en place sur l’information et la communication dans le pays. Une communication alors réglée comme du papier à musique autour du chef d’orchestre qu’était le conseiller à l’information de Carthage, Abdelwaheb Abdallah.

Les instructions étaient tellement fermes, de ne rien donner à la presse dont le Palais n’était pas auparavant au courant, sinon d’accord, que nous avions pu voir des ministres supplier des journalistes de ne pas publier certaines informations avant qu’ils n’en fassent état, eux-mêmes d’abord, au chef de l’Etat. Les dépêches de l’agence officielle d’information, toujours lues in extenso comme disait un ancien DG de Tunis 7, étaient plus sacro-saintes que le Coran.

L’ancien chef de l’Etat tunisien, Zine El Abidine Ben Ali et son équipe de communication, avaient d’ailleurs verrouillé la communication, dès les premières années du «Changement», lorsqu’un ancien secrétaire d’Etat aux télécommunications avait été «viré» pour avoir divulgué l’entrée en exercice du «Télétexte» à la télévision nationale, car l’annonce en devait être faite par le chef de l’Etat lui-même.

Ayant été nous-mêmes journalistes à l’ancienne TV7, les interviews des ministres pour les médias se décidaient à Carthage qui en contrôlait a posteriori le contenu, envoyé sur CD par motard présidentiel pour le cas de la télévision nationale.

Les communiqués de presse de certains ministres devaient d’abord avoir l’aval de Carthage avant d’être transmis à l’Agence de presse officielle, seule habilitée à en faire la diffusion. Dans le cas contraire, c’était à l’agence d’en faire le contrôle avec qui de droit. Les directeurs et les rédacteurs en chef étaient les seuls habilités à interviewer les ministres et l’attaché de presse officiel était le seul habilité à donner l’information, qu’il n’avait d’ailleurs pas puisqu’il devait la puiser sur l’unique ordre du ministre qui devait lui-même prendre ses instructions plus haut.

L’information était ainsi verrouillée dans une sorte de système de poupées russes. Et c’est ce système, dont pâtissait toute la presse, obligée de faire le funambule pour garder un minimum de crédibilité, qui avait abouti au contrôle total de la communication et des médias par l’ancien régime. Un contrôle qui avait, entre autres, isolé toute l’opposition, emprisonné toute l’opinion publique dans l’information officielle qui marginalisait tout ce qui ne sert pas sa propre cause et ses propres intérêts.

  • On l’attendait par devant, il est venu par derrière, disait Larayedh

Qui pouvait croire, après une «révolution» dont le seul bénéfice tangible était la liberté de la presse et la liberté de communication, que ce droit est remis par le chef du gouvernement de la première démocratie arabe, sinon l’unique comme il s’en vantait lui-même il y a quelques jours sur la BBC à Davos ?

Et pourtant. Le 16 janvier 2017, dans la 4ème circulaire interne de l’année, «la présidence du gouvernement invitait les fonctionnaires publics à s’abstenir de fournir aux médias des déclarations, de divulguer le secret professionnel ou de fournir des informations ou documents officiels sur des sujets en lien avec leur fonction ou l’établissement auquel ils appartiennent sans autorisation préalable de leur chef hiérarchique». Comble de l’ironie, la circulaire se gaussait certainement de dire que «cette décision a été prise afin de mieux organiser le travail des médias et des cellules de communication et d’optimiser l’accès des citoyens à l’information». Des mauvais démons semblent vouloir amener Youssef Chahed à user des mêmes moyens et subterfuges pour mieux contrôler une presse désormais libérée et parfois même débridée, mais pas encore aux ordres.

Dix jours plus tard, s’apercevant que cette circulaire interne avait déjà été fuitée, la Primature se permet le luxe de prendre les journalistes pour des … idiots, en affirmant dans un autre communiqué «son attachement au droit d’accès à l’information», précisant que «la circulaire ne doit en aucun cas compromettre la liberté d’opinion et d’expression». Or, sur quoi s’exprimer librement si l’information devient contrôlée ?

Le même second communiqué, se gausse ensuite de toute une profession restée hors-contrôle, en estimant que «la coordination entre les administrations publiques, qui constituent une source de l’information, a pour objectif de fournir une information exacte respectant à la fois l’éthique professionnelle du fonctionnaire public et du journaliste».

 Au chef du gouvernement, à qui on a fait signer ce texte d’une mauvaise et grossière communication, on aurait dû lui rétorquer que chacun fasse son métier et que le droit de réponse, «ce n’est pas fait pour les chiens». Et ne vous laissez pas méprendre Monsieur le Chef du gouvernement, révisez bien votre français, cette locution n’est pas une insulte.

On aurait pu aussi lui rappeler que celui à qui vous fermez la porte trouvera toujours une fenêtre pour s’y glisser. Le journaliste cherchera toujours l’information par tous les moyens, même s’il faut la puiser dans les poubelles de la Kasbah qui en regorgent, ou même l’acheter auprès de tous ceux qui ont déjà infiltré la Primature et Chahed, qui en connaît l’amer goût des «Ikrahet» (Traduction arabe du mot contrainte, utilisé pour la 1ère fois devant la presse par l’ancien chef de gouvernement Hammadi Jbali), en sait quelque chose !

  • «Vade retro Youssefa»

«Vade Retro» Youssef Chahed. Il vous suffit déjà que vous équipes choisissent, à leur guise, ceux à qui vous parlez sans répondre, et les médias chez qui vos ministres palabrent sans donner d’information et sans convaincre. Il vous suffit aussi que certains de vos ministres évitent ceux qui dérangent et fassent attendre des médias que vos équipes mettent sur liste noire. Il vous suffit enfin, que d’autres refusent, sans s’expliquer, de simples chiffres de la douane alors qu’ils devraient être publics.

 L’accès à l’information est un droit constitutionnel que vous ne pouvez pas pourfendre. Alors laissez aux journalistes le droit de chercher ce que vous cachez dans des communiqués laconiques qui ne servent à rien et ne servent pas, de surcroît, vos concitoyens. Laissez-les parlez de ce que vous estimez faux car il vous dévoile ou qu’il emmène vos pensées en dehors des dédales d’une politique devenue banale !

 En fait, derrière toute cette mauvaise gesticulation médiatique de l’équipe de communication de Youssef Chahed, il faut chercher une nouvelle tentative de contrôle et de mainmise sur des médias restés jusqu’ici à l’écoute de toutes les voix et à la recherche de tout ce que le gouvernement cacherait ou ne voudrait pas voire publier, en concrétisation du sacro-saint principe de la transparence dans la gestion des affaires publiques. Comme le disait l’autre ancien chef de gouvernement Ali Larayedh, lorsqu’il les attendait par devant et qu’ils lui sont venus par derrière, Chahed semble ainsi prendre le raccourci et contourner la liberté des médias en lui coupant l’herbe, celle de l’information, sous les pieds. Avec tout le respect pour la personne d’A. Abdallah, force est de dire que la circulaire du 16 janvier signe un retour de La Kasbah au système AA !

 

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La Révolution a des allures de lendemain qui déchantent pour la plupart des Tunisiens. Les citoyens, impatients, désignent les dirigeants comme les responsables du retard de ces trains qu’on attend tant – développement, emplois, prospérité, fin des disparités régionales, etc. D’ailleurs le dernier sondage est accablant pour le personnel politique, mais encore plus pour l’exécutif tunisien (le président de la République, le chef du gouvernement, les ministres…). Là c’est carrément la descente aux enfers de la cote de popularité, à des niveaux abyssaux, au bout tout de même d’un laps très court à la tête du pays. Mais en ce moment rien ne trouve grâce aux yeux des Tunisiens, qui ont la dent dure avec tout ce qui leur tombe sous le nez, attribuant volontiers leurs malheurs à tout ce qui de près ou de loin peut ressembler à une autorité…

La dernière enquête en date, commandée par le Centre de l’Institut Républicain International (IRI) pour les sondages et réalisée entre le 06 et le 13 décembre 2016, ne déroge pas à la règle : Très mauvais pour le gouvernement. Quand 85% des sondés décrivent la situation économique actuelle comme «mauvaise» ou «très mauvaise» (respectivement 38% et 47%) et que 61% soutiennent que le gouvernement ne met pas en place des politiques en direction de la jeunesse (28% «non» et 33% «pas du tout»), ça ne peut pas être un brevet de satisfecit, quel que soit par ailleurs l’optimisme de la partie qui reçoit cela en pleine figure! Le plus déprimant dans cette affaire pour les bâtisseurs de la nouvelle Tunisie depuis le départ précipité et ahurissant de Ben Ali, même des années après, c’est que les Tunisiens tournent le dos, de plus en plus, aux mirages de la démocratie, avec ses promesses de lendemains qui chantent. Plus que jamais, le label de la démocratie a des apparences de miroir aux alouettes, et les programmes économiques inspirent difficilement autre chose que, au meilleurs des cas, des voeux pieux et des chimères, au pire des balivernes savamment enrobés. C’est cela l’état d’esprit de la majorité des citoyens, à en croire les sondages, une courte majorité, mais majorité quand même. Et puis il faut voir d’où on vient pour saisir la profondeur et l’acuité du désenchantement. En mai 2016, toujours d’après l’enquête de l’IRI, ils étaient seulement 18% à penser que la prospérité est «définitivement plus importante» que la démocratie ; ce chiffre est monté à 50% en décembre 2016! Ils ne sont plus que 48% à préférer la démocratie à toute autre forme de gouvernement. La Révolution a du vague de l’âme… ou le blues, si vous voulez.

Tous à nos rétroviseurs !

L’un des plus grands fossoyeurs du mythe de la Révolution, c’est la corruption, du moins la perception qu’on en a. Cela suffit largement à tailler en pièces les idéaux les plus beaux, et c’est exactement ce qui se passe actuellement en Tunisie. A tort ou à raison, 78% de ceux que l’IRI a sondés sont d’avis que le niveau de la corruption est plus élevé qu’avant la Révolution de 2011, alors que justement un des motifs du soulèvement contre le régime de Ben Ali c’était cette corruption orchestrée par les familles que l’on sait. Pour le Tunisien lambda, rien n’a changé sous le soleil, au contraire les choses auraient empiré, ce qui pousse de plus en plus de personnes à regarder dans le rétroviseur, nostalgiques, pour se dorloter avec ces images du paternalisme rassurant et protecteur de Habib Bourguiba ou la dictature confortable de Ben Ali, dont les horreurs apparaissent presque pour certains comme des caresses au regard de leurs souffrances actuelles. Alors que très peu de choses qui se pratiquaient auparavant forment un citoyen. C’est d’ailleurs l’un des drames de la Tunisie en ce moment : Il n’y a pas assez de citoyens, au sens où on l’entend en Occident, c’est-à-dire des personnes qui peuvent jouir, de manière responsable, de la liberté et des droits que confère la démocratie, et de la prospérité qu’offre une économie développée. Eh oui, ce n’est pas un scoop, on peut avoir la démocratie et la prospérité. Pourquoi les Occidentaux y ont droit et nous non ?!

Hélas, assaillis par les ratés de la Révolution, tout à fait normaux pour une si jeune démocratie, de plus en plus de citoyens barricadent leurs esprits et sont obsédés par le paradis perdu il y a 6 ans, un fameux 14 janvier. On ne peut pas construire un pays avec un tel état d’esprit, même avec toute la bonne volonté du monde des gouvernants. Impossible de parler à certains, de plus en plus nombreux, du sacrifice des Japonnais après le largage des bombes atomiques à Hiroshima et Nagasaki (06 et 09 août 1945). Sacrifice ultime pour des millions de Japonais qui travaillaient nuit et jour, avec un seul bol de riz par jour, en se sachant voués à une mort certaine et prématurée avec toutes ces radiations radioactives, mais avec pour seul point de mire le bonheur des générations futures. Impossible d’évoquer les efforts surhumains des Allemands pour reconstruire leur pays après sa destruction totale par les Russes et les Américains, mettant fin à la deuxième guerre mondiale. Idem pour les Français, après l’occupation allemande qui a mis le pays à genoux. Pareil pour les Anglais, dont la terre a été copieusement arrosée par un déluge de bombes lâchées par plus de 3000 avions de combat allemands, etc. Tous ces peuples n’ont renoncé à rien. Ni à la démocratie, ni à la démocratie. Si on part du principe que la race humaine est une et indivisible, et que les différences ne sont que culturelles, et non naturelles ou génétiques, alors il faut avoir les mêmes exigences que ceux à qui on tend la main pour nous sortir du sous-développement. Mais ça se travaille, il faut aller au charbon pour cela, accepter d’en baver, patienter, dans la durée. Mais ce discours est de moins en moins audible pour beaucoup de Tunisiens, adeptes du tout tout de suite, sans efforts ni sacrifices. Dommage. Et surtout destructeur…

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Belhassen Trabelsi, beau-frère de l’ex président Ben Ali, a déclaré, lundi 9 janvier 2017, dans une interview accordée à la chaîne télévisée Attessiaâ TV (Skype) , que Ali Seriati, ancien directeur de la sécurité présidentielle avait poussé Ben Ali à quitter la Tunisie en l’informant que des milliers de protestataires souhaitent prendre d’assaut le palais présidentiel.

Il a, sous un autre angle, indiqué qu’il souhaite une intervention du chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi et du président de la République, Béji Caied Essebsi, pour annuler le décret-loi du 13 mars 2011 portant sur la confiscation.

Belhssan Trabelsi a considéré que sa famille a été victime de cette loi et que plusieurs membres ont été privés de foyers, d’argent et de travail.

Le gendre de l’ancien président a par ailleurs refusé de révéler l’endroit ou il vit actuellement. Il a refusé également de répondre aux questions sur un éventuel départ du Canada. “Ma situation est très spéciale et compliquée (…) Je ne peux donner aucune information sur mon statut actuel”, a-t-il dit.

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Dans un communiqué publié mercredi 7 décembre 2016, la compagnie Tunisair affirme avoir «enfin réussi à concrétiser la vente de l’avion présidentiel A340, cédé à une compagnie aérienne étrangère pour un montant estimé à 181 millions de dinars. Cette transaction a été effectuée conformément à la réglementation et aux procédures en vigueur. TUNISAIR précise que le prix de vente est supérieur à la valeur comptable nette de l’appareil, d’où un dégagement d’une plus-value de cession très satisfaisante. Par ailleurs, le prix de vente de 181M TND est de loin supérieur à la valeur de l’avion présidentiel, sur le marché international. Il convient de rappeler que l’appareil A340 a été acquis en 2009, a concurrence d’environ 250 millions de dinars, compte tenu du coût de son aménagement intérieur. A noter que ce type d’appareil n’est plus engagé dans la chaine de fabrication du constructeur européen Airbus. Il est également à noter qu’une commission nationale a été mise en place depuis 2011, composée des différents représentants des organismes nationaux concernés, afin d’assurer le processus de la vente, dans les meilleures conditions. Cette opération permettra à TUNISAIR d’alléger ses coûts par l’élimination de la charge liée notamment au stationnement de l’avion à Bordeaux depuis 2011. D’ autre part, le produit de cette vente sera alloué, en particulier et en priorité, à la révision des moteurs de la flotte de Tunisair».

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L’Airbus 340 du président déchu Zine El Abidine Ben Ali a été vendu à la compagnie Turkish Airlines, après être resté cloué au sol pendant des années en France, a déclaré dimanche, 4 décembre 2016, Tunisair à l’AFP.

L’avion A340, commandé en 2009 par l’ancien président, a été décoré par Louis Vuitton. Il comporte des chambres et des salons et aurait coûté entre 250 et 300 millions d’euros.

Il est capable de parcourir 16.600 km, ou de voler dix-neuf heures sans escale. L’avion a été acheté par TunisAir et aménagé par « Sabena Technics ». Cette société est spécialisée dans les avions présidentiels.

On rappelle que des sources dignes de foi, récemment citées par l’hebdomadaire Al Akhbar, confirment que le président turc, Recep Tayyip Erdogan, veut coûte que coûte acquérir l’A340- 500.

Les autorités turques envisagent d’installer dans l’avion des équipements militaires sophistiqués permettant de protéger le président turc contre toute tentative de coup d’État.

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Selon des sources dignes de foi, citées ce jeudi 1er décembre 2016 par l’hebdomadaire Al Akhbar, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, veut coûte que coûte acquérir l’Airbus A340- 500 du président tunisien déchu, Zine Abidine Ben Ali.

Les autorités turques envisagent d’installer dans l’avion des équipements militaires sophistiqués permettant de protéger le président turc contre toute tentative de coup d’État.

On rappelle que l’Airbus A340, commandé en 2009 par l’ancien président, a été décoré par Louis Vuitton. Il comporte des chambres et des salons et aurait coûté entre 250 et 300 millions d’euros.

Il est capable de parcourir 16.600 km, ou de voler dix-neuf heures sans escale. L’avion a été acheté par TunisAir et aménagé par « Sabena Technics ». Cette société est spécialisée dans les avions présidentiels.

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Un nouveau livre vient d’être publié, cette fois et c’est une première en Tunisie, à propos de Zine El Abidine Ben Ali. Le nouveau livre, en langue arabe, est l’œuvre de Slaheddine Chérif, qui a été dans une ancienne vie Secrétaire Général de la Présidence de la République et Co-rédigé avec Mohamed Moncef Ksibi, un ancien cadre supérieur du Premier Ministère de l’ancien temps, sous Bourguiba.
Intitulé «Vérités sur la personnalité de Zine E1 Abidine Ben Ali et son style de gouvernement», cet ouvrage de 290 pages relate de nombreux faits significatifs survenus sous Ben Ali et qui sont pour la plupart inédits. Ces faits incontestables mettent en évidence la véritable personnalité de Ben Ali et ses méthodes de gouvernement.
Par souci d’objectivité, les coauteurs exposent dans le premier chapitre du livre certains aspects négatifs dans la gestion des affaires de l’Etat sous Ben Ali sans omettre de rappeler certaines initiatives inscrites à son crédit, telles que la suppression de la Cour de Sûreté de l’Etat, la création du Conseil Constitutionnel dont les avis avaient toujours force de loi aux yeux de Ben Ali, et la réhabilitation de la langue arabe. D’autres aspects positifs de la politique de Ben Ali sont signalés dans le livre.

Bien entendu, ces aspects positifs ne sauraient occulter les aspects négatifs de sa gestion des affaires de l’Etat, tels que la mainmise par Ben Ali sur tous les rouages de l’Etat, l’exercice monopolistique de tous les pouvoirs, la répression de toute forme d’opposition à droite ou à gauche, les mauvais traitements infligés aux anciens amis tombés en disgrâce comme ce fut le cas de Kamel Letaïef, qui a été jeté en prison pour lui avoir conseillé de ne pas épouser Leïla Trabelsi. Ces mauvais traitements touchent tous ceux qui osent contacter les collaborateurs limogés. Il raconte, par exemple, la mise en retraite obligatoire par Ben Ali d’un ancien PDG de la CNRPS après avoir eu connaissance de contacts de ce haut fonctionnaire avec son ancien directeur de cabinet Mohamed Jgham. La même décision a été prise, raconte encore le livre, contre un ancien de l’ENA, Feu Mohamed Amor, qui a refusé l’intégration dans l’Ecole d’une jeune fille, parente de la Nounou des filles de Ben Ali.
Le deuxième chapitre du livre jette la lumière sur des affaires sensibles qui remontent au temps de Ben Ali et qui ont fait couler beaucoup d’encre au lendemain du l4 janvier 2011. Enfin, un troisième chapitre est consacré aux nombreux projets de réforme administrative proposés par M. Slaheddine Chérif à Ben Ali ; plusieurs de ces projets furent adoptés et certains d’entre eux sont encore en vigueur, mais d’autres furent injustement abandonnés, ou même classés sur ordre de Ben Ali, soit parce qu’on l’a convaincu à tort de leur inopportunité, soit qu’ils seraient dangereux pour son système de gouvernement ou encore pour la sécurité du pays !

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