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L’ancien président de la République, Moncef Marzouki, est revenu à ses amours : Al Jazeera. Et dans un exercice qu’il affectionne particulièrement : Les récits et témoignages. Dans l’émission “Shahed Ala Asr” et dans ce qu’il convient d’appeler un feuilleton, très diversement apprécié du reste, Marzouki s’est épanché, pour la 26ème fois. Cette fois il a jeté son dévolu sur le fameux “Livre noir”, qui avait défrayé la chronique en décembre 2013, terrorisé les journalistes, avant de se dégonfler comme une baudruche…

«Le Livre noir a été conçu dans l’optique de transmettre à l’Assemblée nationale constituante les documents prouvant la corruption dans le secteur des médias sous le régime de Ben Ali», a indiqué Marzouki, pour commencer. Après il assène ceci, à la stupeur générale : ce document, “fabriqué” par le service de la communication de la présidence de la République, a été diffusé à son insu, et il n’a pas atteint ses objectifs, reconnait l’ancien locataire du palais de Carthage. «Nous nous attendions à ce que l’Assemblée mette en place un dispositif juridique pour structurer le secteur des médias, et lutter contre la corruption, mais il n’en fut rien», ajoute-t-il…

L’ancien président a affirmé qu’une enquête avait été diligentée suite à la fuite et que le coupable avait été démasqué et sanctionné, administrativement…

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Dans ce qu’il a appelé «L’Humeur du Jour », l’économiste et président de l’Association «Action & Développement» Radhi Meddeb parle, photos à l’appui prises lundi dernier, de l’état des biens, confisqués, de l’Etat. «L’État a confisqué les biens des familles des Ben Ali, Trabelsi et consorts en 2011. C’est dans la logique des choses. Toute Révolution a besoin de symboles et la confiscation en fait partie. Ces biens sont donc, par la volonté politique, devenus la propriété du Peuple. Qu’en a fait l’Etat depuis ?
Des voitures luxueuses, des exemplaires uniques, acquis à des prix exorbitants, gisent encore, près de sept ans plus tard, dans le meilleur des cas dans des parkings où personne ne s’en soucie ou presque. Très clairement, elles ont perdu l’essentiel de leur valeur. Le Peuple n’est certainement pas à cela près..!  Pire encore. Plusieurs voitures de luxe, de grosses cylindrées mais aussi un camion, un hors-bord, une voiture de collection sont, tout simplement, abandonnés comme des âmes en peine sur un parking extérieur non gardé du Lac (juste en face du siège d’El Karama, la Holding d’État censée les gérer et les vendre!). Vous pouvez imaginer leur état aujourd’hui : dépouillés, vandalisés, éventrés, réduits à des épaves. Le spectacle est désolant, tout simplement inacceptable..! »

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Nidaa Tounes tient-il enfin le ‘Zorro’ qui va mettre un terme à sa longue crise d’adolescence et les gros dégâts collatéraux sur la trajectoire de la jeune démocratie ? En tout cas Borhen Bsaies a tenté de nous le faire croire lors de son passage à l’émission “Liman Yajroo Fakat” (à celui qui ose seulement), diffusée le dimanche 26 mars 2017 dans la soirée sur Al Hiwar Ettounsi. Celui qui a lâché son poste de présentateur sur Attessia pour atterrir directement à la direction des affaires politiques du parti sorti majoritaire des législatives, preuve qu’il va très mal et qu’il manque cruellement de compétences pour le tirer de ce mauvais pas, était très attendu au tournant. Une semaine après son intronisation, sa verve, son aplomb, son culot même et son sens de la répartie font déjà mouche. Suffisant pour sauver un parti à la dérive ? Rien n’est moins sûr cependant…

Comme on pouvait s’y attendre, Bsaies a été sévèrement taclé sur son compagnonnage avec Ben Ali. Loin de se démonter, l’ex-présentateur a tout assumé, en bloc, refusant de faire le distinguo entre le mauvais grain et l’ivraie. Il a ajouté que de la même manière qu’il a été très fidèle à l’ex-homme fort de la Tunisie, il travaillera avec acharnement pour Nidaa Tounes, jusqu’au bout, quoi qu’il en coûte…

Par ailleurs il a déclaré que la Tunisie a besoin actuellement de tous ses enfants, de quelque bord politique qu’ils soient (ex-RCDistes, nahdhaouis, nidaïstes, CPRistes, etc.). Il a également affirmé que le pays a besoin de dirigeants qui ont la précision et la pugnacité de Ben Ali et l’esprit éclairé des compétences…

S’agissant de ses projets au sein du parti, il a fait savoir que les abcès, tous, seront crevés dans trois mois. Toutes les questions qui fâchent, tous les facteurs de déstabilisation du parti, toutes les basses manoeuvres seront mis sur la table pour situer les responsabilités et trouver des solutions. Il a dit que même le dossier Hafedh Caïd Essebsi – sa façon de manager le parti, les obstacles sur sa route… – sera évoqué.

Autre trouvaille, dans la perspective des élections de 2019 : Des primaires ouvertes seront organisées pour désigner les poulains du parti. Tous les citoyens, sur simple présentation de la carte d’identité nationale, pourront concourir…

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La chambre pénale au tribunal de première instance de Tunis a condamné le président déchu à six ans de prison par contumace pour abus de pouvoir et gains illicites qui ont touché aux intérêts de l’administration conformément à l’article 96 du code pénal, rapporte Mosaïque Fm.

L’ancien ministre de l’Enseignement supérieur durant l’ère Ben Ali, Lazhar Bououni a été aussi condamné à six ans de 6 ans.

Quant à lui, l’ancien conseiller de Ben Ali Sahbi Omri a été condamné à quatre ans de prison car il est intervenu d’une façon illicite pour rendre service à un de ses proches au ministère de l’Enseignement supérieur.

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La prestation du ministre de l’Education, Néji Jalloul, dans l’émission “Liman Yojroo Fakat”, diffusée hier dimanche 05 février dans la soirée sur Al Hiwar Ettounsi, a eu son lot de déclarations choc. Fidèle à sa réputation de bête médiatique, Jalloul a fait sensation en lâchant, droit dans ses bottes, que s’il devait choisir entre les ex-présidents Ben Ali et Marzouki, il opterait pour le premier, à qui il reconnait le statut d’homme d’Etat. Il a aussi fait savoir sa préférence pour le RCD dissout, au détriment du mouvement d’Ennahdha. « Notre problème avec le RCD est fini depuis 2014 », a-t-il indiqué…

Voilà qui va rassurer ses “amis” de toujours, qui avaient commencé à faire courir le bruit que le ministre de l’Education avait troqué sa virulence anti-islamiste contre une précieuse paix des braves avec Ennahdha, un des piliers de la coalition au pouvoir. Mais à contrario cette sortie va lui valoir des inimitiés dans le camp nahdhaoui…

Comme pour mieux prendre ses distances avec Rached Ghannouchui et les siens, Jalloul a affirmé qu’il n’a jamais mis les peids à Montplaisir, au siège d’Ennahdha, ni au domicile du leader du mouvement. Il a tenu à préciser qu’il ne se sont vus que dans des lieux publics. « Avant, j’avais des réserves à propos d’Ennahdha étant donné qu’il faisait partie des frères musulmans. Depuis que Rached Ghannouchi a déclaré que son mouvement ne fait plus dans l’islam politique, je le crois sur parole. On constate d’ailleurs que le mouvement commence à se tunisifier ».

Toutefois il a fait savoir que s’il devait choisir entre Ghannouchi et Hamma Hammami, pour une invitation à diner, il opterait pour le premier, arguant qu’ils peuvent avoir des préoccupations communes…

Concernant les meilleurs chefs d’Etat que la Tunisie ait connus, il a flotté un moment entre Habib Bourguiba et Béji Caïd Essebsi : « Bourguiba est indéniablement le fondateur de l’Etat tunisien, tandis que Béji Caïd Essebsi a sorti le pays d’un mauvais pas en 2011. Il a organisé des élections libres et transparentes. Il est aussi parvenu à être le président de tous les Tunisiens, au détriment de son parti et il a réussi à redorer le blason de la présidence de la République ». Quant à Marzouki, il dit de lui que « c’est le plus mauvais président de l’Histoire de la Tunisie. Son passage au palais de Carthage était tellement insignifiant que personne ne s’est rendu compte de son départ », a-t-il noté.

Par ailleurs il a déclaré qu’il doit son poste de ministre de l’Education à Essebsi, et qu’il n’a aucun élément probant sur le fait que Ridha Belhaj serait derrière sa désignation. « Si c’est le cas je le remercie », a-t-il ajouté…

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Pour la première fois, le pilote de l’avion qui a amené, précipitamment, le président Ben Ali en Arabie saoudite, qui sera son exil définitif, fait la lumière sur cet énigmatique vol du 14 janvier 2011. Ses propos ont été rapportés ce mardi 31 janvier 2017 par Ouest-France.

Il était 16 h ce fameux 14 janvier quand le colonel Mahmoud Cheikhrouhou, pilote de l’avion présidentiel, est contacté, au téléphone, par le PDG de la compagnie Tunisair, qui lui donne la directive suivante : « Il faut partir très vite avec la famille Ben Ali”, a indiqué Cheikhrouhou lors Forum de la mémoire nationale, organisé samedi 28 janvier 2017 par la Fondation Temimi. “Nous voyons arriver le fils, Mohamed, la fille Halima, son fiancé, le président Ben Ali, sa femme, deux nounous et un majordome», a ajouté l’ex-pilote.

D’après ce dernier, Ben Ali a argué qu’il se rend en Arabie saoudite pour accompagner sa famille et « la rassurer » et qu’il compte bien revenir à Tunis avec l’équipage. « Le Président est venu dans le cockpit pour s’inquiéter du plan de vol. Nous avions les autorisations nécessaires », confie l’ex-colonel. L’avion atterrit à Djeddah…

« Le Président nous a dit d’aller nous reposer, qu’il nous appellerait pour le départ », affirme le pilote. Mais les membres de l’équipage avaient déjà eu vent, durant le vol, des développements du soulèvement populaire et de la situation politique en Tunisie. Ils avaient notamment appris que le dernier Premier ministre de Ben Ali, Mohammed Ghannouchi, occupait, temporairement, la fonction de chef de l’État, sur la base d’un « empêchement provisoire » du président. Mahmoud Cheikhrouhou en a tiré les conséquences et a alors demandé au PDG de la compagnie nationale l’autorisation de regagner Tunis, elle lui fut accordée.

Aux objections de ceux qui lui reprochent d’avoir agi ainsi le pilote rétorque : « L’important pour moi c’était de ramener l’avion au pays »…

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Il y a quelques années, tout le monde, opposition planquée à l’extérieur et opposants couchés à l’intérieur, se plaignait de la mainmise du pouvoir en place sur l’information et la communication dans le pays. Une communication alors réglée comme du papier à musique autour du chef d’orchestre qu’était le conseiller à l’information de Carthage, Abdelwaheb Abdallah.

Les instructions étaient tellement fermes, de ne rien donner à la presse dont le Palais n’était pas auparavant au courant, sinon d’accord, que nous avions pu voir des ministres supplier des journalistes de ne pas publier certaines informations avant qu’ils n’en fassent état, eux-mêmes d’abord, au chef de l’Etat. Les dépêches de l’agence officielle d’information, toujours lues in extenso comme disait un ancien DG de Tunis 7, étaient plus sacro-saintes que le Coran.

L’ancien chef de l’Etat tunisien, Zine El Abidine Ben Ali et son équipe de communication, avaient d’ailleurs verrouillé la communication, dès les premières années du «Changement», lorsqu’un ancien secrétaire d’Etat aux télécommunications avait été «viré» pour avoir divulgué l’entrée en exercice du «Télétexte» à la télévision nationale, car l’annonce en devait être faite par le chef de l’Etat lui-même.

Ayant été nous-mêmes journalistes à l’ancienne TV7, les interviews des ministres pour les médias se décidaient à Carthage qui en contrôlait a posteriori le contenu, envoyé sur CD par motard présidentiel pour le cas de la télévision nationale.

Les communiqués de presse de certains ministres devaient d’abord avoir l’aval de Carthage avant d’être transmis à l’Agence de presse officielle, seule habilitée à en faire la diffusion. Dans le cas contraire, c’était à l’agence d’en faire le contrôle avec qui de droit. Les directeurs et les rédacteurs en chef étaient les seuls habilités à interviewer les ministres et l’attaché de presse officiel était le seul habilité à donner l’information, qu’il n’avait d’ailleurs pas puisqu’il devait la puiser sur l’unique ordre du ministre qui devait lui-même prendre ses instructions plus haut.

L’information était ainsi verrouillée dans une sorte de système de poupées russes. Et c’est ce système, dont pâtissait toute la presse, obligée de faire le funambule pour garder un minimum de crédibilité, qui avait abouti au contrôle total de la communication et des médias par l’ancien régime. Un contrôle qui avait, entre autres, isolé toute l’opposition, emprisonné toute l’opinion publique dans l’information officielle qui marginalisait tout ce qui ne sert pas sa propre cause et ses propres intérêts.

  • On l’attendait par devant, il est venu par derrière, disait Larayedh

Qui pouvait croire, après une «révolution» dont le seul bénéfice tangible était la liberté de la presse et la liberté de communication, que ce droit est remis par le chef du gouvernement de la première démocratie arabe, sinon l’unique comme il s’en vantait lui-même il y a quelques jours sur la BBC à Davos ?

Et pourtant. Le 16 janvier 2017, dans la 4ème circulaire interne de l’année, «la présidence du gouvernement invitait les fonctionnaires publics à s’abstenir de fournir aux médias des déclarations, de divulguer le secret professionnel ou de fournir des informations ou documents officiels sur des sujets en lien avec leur fonction ou l’établissement auquel ils appartiennent sans autorisation préalable de leur chef hiérarchique». Comble de l’ironie, la circulaire se gaussait certainement de dire que «cette décision a été prise afin de mieux organiser le travail des médias et des cellules de communication et d’optimiser l’accès des citoyens à l’information». Des mauvais démons semblent vouloir amener Youssef Chahed à user des mêmes moyens et subterfuges pour mieux contrôler une presse désormais libérée et parfois même débridée, mais pas encore aux ordres.

Dix jours plus tard, s’apercevant que cette circulaire interne avait déjà été fuitée, la Primature se permet le luxe de prendre les journalistes pour des … idiots, en affirmant dans un autre communiqué «son attachement au droit d’accès à l’information», précisant que «la circulaire ne doit en aucun cas compromettre la liberté d’opinion et d’expression». Or, sur quoi s’exprimer librement si l’information devient contrôlée ?

Le même second communiqué, se gausse ensuite de toute une profession restée hors-contrôle, en estimant que «la coordination entre les administrations publiques, qui constituent une source de l’information, a pour objectif de fournir une information exacte respectant à la fois l’éthique professionnelle du fonctionnaire public et du journaliste».

 Au chef du gouvernement, à qui on a fait signer ce texte d’une mauvaise et grossière communication, on aurait dû lui rétorquer que chacun fasse son métier et que le droit de réponse, «ce n’est pas fait pour les chiens». Et ne vous laissez pas méprendre Monsieur le Chef du gouvernement, révisez bien votre français, cette locution n’est pas une insulte.

On aurait pu aussi lui rappeler que celui à qui vous fermez la porte trouvera toujours une fenêtre pour s’y glisser. Le journaliste cherchera toujours l’information par tous les moyens, même s’il faut la puiser dans les poubelles de la Kasbah qui en regorgent, ou même l’acheter auprès de tous ceux qui ont déjà infiltré la Primature et Chahed, qui en connaît l’amer goût des «Ikrahet» (Traduction arabe du mot contrainte, utilisé pour la 1ère fois devant la presse par l’ancien chef de gouvernement Hammadi Jbali), en sait quelque chose !

  • «Vade retro Youssefa»

«Vade Retro» Youssef Chahed. Il vous suffit déjà que vous équipes choisissent, à leur guise, ceux à qui vous parlez sans répondre, et les médias chez qui vos ministres palabrent sans donner d’information et sans convaincre. Il vous suffit aussi que certains de vos ministres évitent ceux qui dérangent et fassent attendre des médias que vos équipes mettent sur liste noire. Il vous suffit enfin, que d’autres refusent, sans s’expliquer, de simples chiffres de la douane alors qu’ils devraient être publics.

 L’accès à l’information est un droit constitutionnel que vous ne pouvez pas pourfendre. Alors laissez aux journalistes le droit de chercher ce que vous cachez dans des communiqués laconiques qui ne servent à rien et ne servent pas, de surcroît, vos concitoyens. Laissez-les parlez de ce que vous estimez faux car il vous dévoile ou qu’il emmène vos pensées en dehors des dédales d’une politique devenue banale !

 En fait, derrière toute cette mauvaise gesticulation médiatique de l’équipe de communication de Youssef Chahed, il faut chercher une nouvelle tentative de contrôle et de mainmise sur des médias restés jusqu’ici à l’écoute de toutes les voix et à la recherche de tout ce que le gouvernement cacherait ou ne voudrait pas voire publier, en concrétisation du sacro-saint principe de la transparence dans la gestion des affaires publiques. Comme le disait l’autre ancien chef de gouvernement Ali Larayedh, lorsqu’il les attendait par devant et qu’ils lui sont venus par derrière, Chahed semble ainsi prendre le raccourci et contourner la liberté des médias en lui coupant l’herbe, celle de l’information, sous les pieds. Avec tout le respect pour la personne d’A. Abdallah, force est de dire que la circulaire du 16 janvier signe un retour de La Kasbah au système AA !

 

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La Révolution a des allures de lendemain qui déchantent pour la plupart des Tunisiens. Les citoyens, impatients, désignent les dirigeants comme les responsables du retard de ces trains qu’on attend tant – développement, emplois, prospérité, fin des disparités régionales, etc. D’ailleurs le dernier sondage est accablant pour le personnel politique, mais encore plus pour l’exécutif tunisien (le président de la République, le chef du gouvernement, les ministres…). Là c’est carrément la descente aux enfers de la cote de popularité, à des niveaux abyssaux, au bout tout de même d’un laps très court à la tête du pays. Mais en ce moment rien ne trouve grâce aux yeux des Tunisiens, qui ont la dent dure avec tout ce qui leur tombe sous le nez, attribuant volontiers leurs malheurs à tout ce qui de près ou de loin peut ressembler à une autorité…

La dernière enquête en date, commandée par le Centre de l’Institut Républicain International (IRI) pour les sondages et réalisée entre le 06 et le 13 décembre 2016, ne déroge pas à la règle : Très mauvais pour le gouvernement. Quand 85% des sondés décrivent la situation économique actuelle comme «mauvaise» ou «très mauvaise» (respectivement 38% et 47%) et que 61% soutiennent que le gouvernement ne met pas en place des politiques en direction de la jeunesse (28% «non» et 33% «pas du tout»), ça ne peut pas être un brevet de satisfecit, quel que soit par ailleurs l’optimisme de la partie qui reçoit cela en pleine figure! Le plus déprimant dans cette affaire pour les bâtisseurs de la nouvelle Tunisie depuis le départ précipité et ahurissant de Ben Ali, même des années après, c’est que les Tunisiens tournent le dos, de plus en plus, aux mirages de la démocratie, avec ses promesses de lendemains qui chantent. Plus que jamais, le label de la démocratie a des apparences de miroir aux alouettes, et les programmes économiques inspirent difficilement autre chose que, au meilleurs des cas, des voeux pieux et des chimères, au pire des balivernes savamment enrobés. C’est cela l’état d’esprit de la majorité des citoyens, à en croire les sondages, une courte majorité, mais majorité quand même. Et puis il faut voir d’où on vient pour saisir la profondeur et l’acuité du désenchantement. En mai 2016, toujours d’après l’enquête de l’IRI, ils étaient seulement 18% à penser que la prospérité est «définitivement plus importante» que la démocratie ; ce chiffre est monté à 50% en décembre 2016! Ils ne sont plus que 48% à préférer la démocratie à toute autre forme de gouvernement. La Révolution a du vague de l’âme… ou le blues, si vous voulez.

Tous à nos rétroviseurs !

L’un des plus grands fossoyeurs du mythe de la Révolution, c’est la corruption, du moins la perception qu’on en a. Cela suffit largement à tailler en pièces les idéaux les plus beaux, et c’est exactement ce qui se passe actuellement en Tunisie. A tort ou à raison, 78% de ceux que l’IRI a sondés sont d’avis que le niveau de la corruption est plus élevé qu’avant la Révolution de 2011, alors que justement un des motifs du soulèvement contre le régime de Ben Ali c’était cette corruption orchestrée par les familles que l’on sait. Pour le Tunisien lambda, rien n’a changé sous le soleil, au contraire les choses auraient empiré, ce qui pousse de plus en plus de personnes à regarder dans le rétroviseur, nostalgiques, pour se dorloter avec ces images du paternalisme rassurant et protecteur de Habib Bourguiba ou la dictature confortable de Ben Ali, dont les horreurs apparaissent presque pour certains comme des caresses au regard de leurs souffrances actuelles. Alors que très peu de choses qui se pratiquaient auparavant forment un citoyen. C’est d’ailleurs l’un des drames de la Tunisie en ce moment : Il n’y a pas assez de citoyens, au sens où on l’entend en Occident, c’est-à-dire des personnes qui peuvent jouir, de manière responsable, de la liberté et des droits que confère la démocratie, et de la prospérité qu’offre une économie développée. Eh oui, ce n’est pas un scoop, on peut avoir la démocratie et la prospérité. Pourquoi les Occidentaux y ont droit et nous non ?!

Hélas, assaillis par les ratés de la Révolution, tout à fait normaux pour une si jeune démocratie, de plus en plus de citoyens barricadent leurs esprits et sont obsédés par le paradis perdu il y a 6 ans, un fameux 14 janvier. On ne peut pas construire un pays avec un tel état d’esprit, même avec toute la bonne volonté du monde des gouvernants. Impossible de parler à certains, de plus en plus nombreux, du sacrifice des Japonnais après le largage des bombes atomiques à Hiroshima et Nagasaki (06 et 09 août 1945). Sacrifice ultime pour des millions de Japonais qui travaillaient nuit et jour, avec un seul bol de riz par jour, en se sachant voués à une mort certaine et prématurée avec toutes ces radiations radioactives, mais avec pour seul point de mire le bonheur des générations futures. Impossible d’évoquer les efforts surhumains des Allemands pour reconstruire leur pays après sa destruction totale par les Russes et les Américains, mettant fin à la deuxième guerre mondiale. Idem pour les Français, après l’occupation allemande qui a mis le pays à genoux. Pareil pour les Anglais, dont la terre a été copieusement arrosée par un déluge de bombes lâchées par plus de 3000 avions de combat allemands, etc. Tous ces peuples n’ont renoncé à rien. Ni à la démocratie, ni à la démocratie. Si on part du principe que la race humaine est une et indivisible, et que les différences ne sont que culturelles, et non naturelles ou génétiques, alors il faut avoir les mêmes exigences que ceux à qui on tend la main pour nous sortir du sous-développement. Mais ça se travaille, il faut aller au charbon pour cela, accepter d’en baver, patienter, dans la durée. Mais ce discours est de moins en moins audible pour beaucoup de Tunisiens, adeptes du tout tout de suite, sans efforts ni sacrifices. Dommage. Et surtout destructeur…

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Belhassen Trabelsi, beau-frère de l’ex président Ben Ali, a déclaré, lundi 9 janvier 2017, dans une interview accordée à la chaîne télévisée Attessiaâ TV (Skype) , que Ali Seriati, ancien directeur de la sécurité présidentielle avait poussé Ben Ali à quitter la Tunisie en l’informant que des milliers de protestataires souhaitent prendre d’assaut le palais présidentiel.

Il a, sous un autre angle, indiqué qu’il souhaite une intervention du chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi et du président de la République, Béji Caied Essebsi, pour annuler le décret-loi du 13 mars 2011 portant sur la confiscation.

Belhssan Trabelsi a considéré que sa famille a été victime de cette loi et que plusieurs membres ont été privés de foyers, d’argent et de travail.

Le gendre de l’ancien président a par ailleurs refusé de révéler l’endroit ou il vit actuellement. Il a refusé également de répondre aux questions sur un éventuel départ du Canada. “Ma situation est très spéciale et compliquée (…) Je ne peux donner aucune information sur mon statut actuel”, a-t-il dit.

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Dans un communiqué publié mercredi 7 décembre 2016, la compagnie Tunisair affirme avoir «enfin réussi à concrétiser la vente de l’avion présidentiel A340, cédé à une compagnie aérienne étrangère pour un montant estimé à 181 millions de dinars. Cette transaction a été effectuée conformément à la réglementation et aux procédures en vigueur. TUNISAIR précise que le prix de vente est supérieur à la valeur comptable nette de l’appareil, d’où un dégagement d’une plus-value de cession très satisfaisante. Par ailleurs, le prix de vente de 181M TND est de loin supérieur à la valeur de l’avion présidentiel, sur le marché international. Il convient de rappeler que l’appareil A340 a été acquis en 2009, a concurrence d’environ 250 millions de dinars, compte tenu du coût de son aménagement intérieur. A noter que ce type d’appareil n’est plus engagé dans la chaine de fabrication du constructeur européen Airbus. Il est également à noter qu’une commission nationale a été mise en place depuis 2011, composée des différents représentants des organismes nationaux concernés, afin d’assurer le processus de la vente, dans les meilleures conditions. Cette opération permettra à TUNISAIR d’alléger ses coûts par l’élimination de la charge liée notamment au stationnement de l’avion à Bordeaux depuis 2011. D’ autre part, le produit de cette vente sera alloué, en particulier et en priorité, à la révision des moteurs de la flotte de Tunisair».

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L’Airbus 340 du président déchu Zine El Abidine Ben Ali a été vendu à la compagnie Turkish Airlines, après être resté cloué au sol pendant des années en France, a déclaré dimanche, 4 décembre 2016, Tunisair à l’AFP.

L’avion A340, commandé en 2009 par l’ancien président, a été décoré par Louis Vuitton. Il comporte des chambres et des salons et aurait coûté entre 250 et 300 millions d’euros.

Il est capable de parcourir 16.600 km, ou de voler dix-neuf heures sans escale. L’avion a été acheté par TunisAir et aménagé par « Sabena Technics ». Cette société est spécialisée dans les avions présidentiels.

On rappelle que des sources dignes de foi, récemment citées par l’hebdomadaire Al Akhbar, confirment que le président turc, Recep Tayyip Erdogan, veut coûte que coûte acquérir l’A340- 500.

Les autorités turques envisagent d’installer dans l’avion des équipements militaires sophistiqués permettant de protéger le président turc contre toute tentative de coup d’État.

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Selon des sources dignes de foi, citées ce jeudi 1er décembre 2016 par l’hebdomadaire Al Akhbar, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, veut coûte que coûte acquérir l’Airbus A340- 500 du président tunisien déchu, Zine Abidine Ben Ali.

Les autorités turques envisagent d’installer dans l’avion des équipements militaires sophistiqués permettant de protéger le président turc contre toute tentative de coup d’État.

On rappelle que l’Airbus A340, commandé en 2009 par l’ancien président, a été décoré par Louis Vuitton. Il comporte des chambres et des salons et aurait coûté entre 250 et 300 millions d’euros.

Il est capable de parcourir 16.600 km, ou de voler dix-neuf heures sans escale. L’avion a été acheté par TunisAir et aménagé par « Sabena Technics ». Cette société est spécialisée dans les avions présidentiels.

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Un nouveau livre vient d’être publié, cette fois et c’est une première en Tunisie, à propos de Zine El Abidine Ben Ali. Le nouveau livre, en langue arabe, est l’œuvre de Slaheddine Chérif, qui a été dans une ancienne vie Secrétaire Général de la Présidence de la République et Co-rédigé avec Mohamed Moncef Ksibi, un ancien cadre supérieur du Premier Ministère de l’ancien temps, sous Bourguiba.
Intitulé «Vérités sur la personnalité de Zine E1 Abidine Ben Ali et son style de gouvernement», cet ouvrage de 290 pages relate de nombreux faits significatifs survenus sous Ben Ali et qui sont pour la plupart inédits. Ces faits incontestables mettent en évidence la véritable personnalité de Ben Ali et ses méthodes de gouvernement.
Par souci d’objectivité, les coauteurs exposent dans le premier chapitre du livre certains aspects négatifs dans la gestion des affaires de l’Etat sous Ben Ali sans omettre de rappeler certaines initiatives inscrites à son crédit, telles que la suppression de la Cour de Sûreté de l’Etat, la création du Conseil Constitutionnel dont les avis avaient toujours force de loi aux yeux de Ben Ali, et la réhabilitation de la langue arabe. D’autres aspects positifs de la politique de Ben Ali sont signalés dans le livre.

Bien entendu, ces aspects positifs ne sauraient occulter les aspects négatifs de sa gestion des affaires de l’Etat, tels que la mainmise par Ben Ali sur tous les rouages de l’Etat, l’exercice monopolistique de tous les pouvoirs, la répression de toute forme d’opposition à droite ou à gauche, les mauvais traitements infligés aux anciens amis tombés en disgrâce comme ce fut le cas de Kamel Letaïef, qui a été jeté en prison pour lui avoir conseillé de ne pas épouser Leïla Trabelsi. Ces mauvais traitements touchent tous ceux qui osent contacter les collaborateurs limogés. Il raconte, par exemple, la mise en retraite obligatoire par Ben Ali d’un ancien PDG de la CNRPS après avoir eu connaissance de contacts de ce haut fonctionnaire avec son ancien directeur de cabinet Mohamed Jgham. La même décision a été prise, raconte encore le livre, contre un ancien de l’ENA, Feu Mohamed Amor, qui a refusé l’intégration dans l’Ecole d’une jeune fille, parente de la Nounou des filles de Ben Ali.
Le deuxième chapitre du livre jette la lumière sur des affaires sensibles qui remontent au temps de Ben Ali et qui ont fait couler beaucoup d’encre au lendemain du l4 janvier 2011. Enfin, un troisième chapitre est consacré aux nombreux projets de réforme administrative proposés par M. Slaheddine Chérif à Ben Ali ; plusieurs de ces projets furent adoptés et certains d’entre eux sont encore en vigueur, mais d’autres furent injustement abandonnés, ou même classés sur ordre de Ben Ali, soit parce qu’on l’a convaincu à tort de leur inopportunité, soit qu’ils seraient dangereux pour son système de gouvernement ou encore pour la sécurité du pays !

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Slim Riahi, président de l’Union Patriotique Libre (UPL), a révélé ce mardi 15 novembre 2016 sur Shems fm que plusieurs politiciens, notamment d’anciens opposants, ont reçu de l’argent de la part de l’ancien président Zine Abidine Ben Ali.

Selon ses dires, il s’agit de Mustapha Ben Jaafer, Hechmi Hamdi, Moncef Marzouki et Taher Ben Hassine. Il a ajouté que « la plupart des politiciens qui sont aujourd’hui sur la scène politique ont déjà eu affaire à Ben Ali ».

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Dorsaf, la fille de l’ancien président déchu Zine el-Abidine Ben Ali et épouse de Slim Chboub, a récemment déposé un dossier médical français chez les autorités tunisiennes, faisant état de la dégradation de son état de santé et sur la nécessité de se faire opérer pour une maladie maligne.

Selon des sources bien informées citées ce lundi 10 octobre 2016 par le journal Al Chourouk, elle est toujours interdite de voyager. Privée de son passeport depuis près de cinq ans, elle reçoit même des menaces quotidiennes et subit des pressions pour quitter sa maison.

On rappelle que cette décision fait suite à un décret qui a été adopté fin février 2011 par le Conseil des ministres du gouvernement de Béji Caïd Essebsi ; il stipulait la saisie des avoirs et des biens mobiliers et immobiliers appartenant à 110 personnes de l’entourage de Ben Ali.

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Dans un entretien téléphonique accordé à l’avocat Mounir Ben Salha, l’ex-président de la République Zine el Abidine Ben Ali, en exil en Arabie Saoudite, a annoncé “Je suis en bonne santé. Je me réveille tôt le matin et je fais du sport”.

L’avocat Mounir Ben Salha a ajouté dans une déclaration accordée au quotidien Al Sarih, ce mardi 20 septembre 2016 que “Ben Ali a été examiné par un professeur qui compte parmi les meilleurs en Arabie saoudite, ce dernier lui a confirmé qu’il  jouit d’une bonne santé comparable à une personne d’une trentaine d’année”.

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Les biens confisqués au clan Ben Ali-Trabelsi seront exposés à la vente

Le président déchu, Zine el Abidine Ben Ali, avait ordonné au ministère de la Défense de lui acheter en 1998 un yacht anglais d’une valeur de 1.8 millions de dinars tunisien, a révélé ce samedi 17 septembre 20156 le quotidien Assabeh.

Entre 1998 et 2010, le ministère de la Défense nationale avait pris en charge tous les frais de maintenance et d’achat des équipements, des pièces détachées du yacht en question. La facture est montée à 1,765 MD. Cette somme a été prélevée dans le budget dudit ministère.

Plus de 20 plaintes relatives aux affaires de corruption, d’abus de pouvoir, d’exploitation de l’argent public ont été déposées auprès des autorités judiciaires, a ajouté la même source.

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Zine el-Abidine Ben Ali, qui s’est réfugié en Arabie saoudite depuis le fameux 14 janvier 2011, a déposé une plainte contre la chaîne Attessia TV pour « diffamation et usurpation d’identité », d’après Mosaïque FM. Toujours selon la radio, qui a diffusé la copie du document sur son portail hier vendredi 10 juin, cette plainte vise à interdire le passage de l’émission « Allô Jeddah » qui contient, selon les dires du plaignant, des propos injurieux à son encontre.

D’après le document, les responsables de la chaîne, dont Moez Ben Gharbia, son directeur, sont invités à se présenter ce 14 juin à 10h au tribunal de première instance de Tunis pour un « procès d’urgence ».

Nouri Lajmi, président de la Haute Autorité Indépendante de la Communication Audiovisuelle (HAICA), a déclaré sur la même radio que son instance a bien réceptionné une plainte contre « Allô Jeddah », déposée par l’avocat Mounir Ben Salha pour le compte de son client, Zine el-Abidine Ben Ali.

L’émission en question fait un tabac depuis le début du Ramadan, et pour cause.  Wassim Harissi, coutumier des faits, a conçu une méga blague qui fait croire aux invités, piégés avec la complicité d’un vrai journaliste, qu’ils s’adressent directement à Ben Ali via Skype. Une situation qui déchaine les passions et fait ressortir le fond des pensées des citoyens sur le départ précipité du dictateur. Bref un torrent de déballages surprenants et qui en disent long sur l’état d’esprit des Tunisiens…

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Dans une intervention à Shems Fm, jeudi 9 juin 2016, l’avocat de l’ex président Zine El Abidine Ben Ali, Maître Mounir Ben Salha, a fait savoir que certains parmi les personnes piégées par la caméra cachée « Allo Djeddah », diffusée au fil des soirées de Ramadan sur la chaine Ettassia, vont tenir des propos infamants et diffamatoires à l’endroit de l’ancien président.

Me Ben Salha a regretté de devoir poursuivre judiciairement tous ceux qui vont s’impliquer dans l’atteinte aux droits et la vie privée de la personne en question.

Par ailleurs, l’avocat de l’ex-président a fait remarquer, via la même source, que de l’émission du 8 juin 2016, de la caméra cachée n’était qu’une simulation, assurant que le soi-disant piégé « Imed Dghij avait été mis au courant de ce qui l’attendait, chose, note Me Ben Salha, qui explique son emportement excessif. »

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