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Le manuel de procédure des affaires de stupéfiants au Bénin est un recueil de bonnes pratiques en matière de répression des infractions liées aux stupéfiants au Bénin. Ce document qui a bénéficié de l’appui technique et financier de l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique a été rédigé par des professionnels béninois magistrats et officiers de police judiciaire pétris d’expérience en la matière. L’objectif ultime est d’harmoniser les pratiques des professionnels de la répression à l’échelle nationale.

Lors d’une cérémonie de reconnaissance des efforts des membres du comité de rédaction du manuel organisée par l’Ambassade des Etats-Unis, le Ministre de la Justice Joseph Djogbénou, après les avoir félicité pour leur dévouement à cette tâche, a rappelé que le manuel est « un instrument qui fixe le cadre des étapes de la répression » en matière de stupéfiants au Bénin. En encourageant l’Ambassade des Etats-Unis à aller au-delà de cet appui, il a indiqué que « le législateur s’adaptera à la répression » afin d’assurer que la lutte soit dynamique.

L’Ambassadeur des Etats-Unis près le Bénin Lucy Tamlyn a indiqué que « le gouvernement des Etats-Unis d’Amérique est disposé à soutenir l’état de droit et la sécurité régionale en adhérant à la procédure pénale sur les dossiers de drogue ayant des implications transnationales. »

Depuis la conception du projet de manuel en 2014 jusqu’à ce jour, plus d’une vingtaine de programmes ont été organisés par l’Ambassade et plus de 1.200 professionnels de la chaîne pénale ont été formés sur le contenu du manuel au Bénin. En effet, après la remise officielle du document au Ministre de la Justice en Mars 2016, six ateliers de vulgarisation ont été organisés dans toutes les juridictions du pays au profit des acteurs de la chaîne pénale tels que les magistrats et officiers de police judiciaire policiers et gendarmes. Au cours de cette année, d’autres séries de vulgarisation ont eu lieu au profit des unités stratégiques telles l’Unité Mixte de Contrôle des Conteneurs au Port de Cotonou (UMCC), la Brigade Port Douanes, la Compagnie de Gendarmerie du Port, et près de 1000 stagiaires fonctionnaires de police.

A travers des explications claires, des cas pratiques, des faits réels mettant en exergue les erreurs subtiles à éviter dans les procédures, et des bonnes pratiques partagées par les membres du comité de rédaction du manuel, les officiers et magistrats sortent mieux informés et satisfaits des sessions de vulgarisation et plus à même de lutter contre le fléau que représentent les stupéfiants.

D’autres sessions de vulgarisation auront prochainement lieu dans diverses unités spécifiques et des tribunaux de première instance du pays. Aussi, des réflexions seront menées en vue d’intégrer les notions développées dans le manuel dans les curricula des écoles nationales de la police, la gendarmerie et la magistrature. Sont ainsi présentés les grands axes autour desquels tourneront les activités subséquentes liées au manuel de procédure des affaires de stupéfiants au Bénin.

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Le 22 juin 2017, le Ministre d’Etat Chargé du Plan et du Développement Abdoulaye Bio Tchané représentant le Président de la République SEM Patrice Talon, et l’Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin Lucy Tamlyn, ont présidé la cérémonie d’entrée en vigueur de l’Accord de Don du Millennium Challenge Corporation. La cérémonie s’est tenue au Palais des Congrès de Cotonou.

Le gouvernement des États-Unis, à travers le Millennium Challenge Corporation (MCC), a engagé un montant de 375 millions de dollars (soit environ 229 milliards de francs CFA) – auquel s’ajoute une contrepartie béninoise de 28,8 millions de dollars (soit environ 17 milliards de francs CFA) dans le secteur de l’énergie. Avec l’entrée en vigueur, l’accord compact entre les États-Unis et le gouvernement du Bénin est pleinement effectif, mettant officiellement en route le calendrier quinquennal et débloquant des fonds pour la mise en œuvre du programme.

Le programme a pour objectif principal, de contribuer à accroître la disponibilité et l’accessibilité de l’électricité fiable à travers quatre projets :

  1. Réforme des Politiques et Renforcement des Institutions
  2. Production d’Electricité
  3. Distribution d’Electricité
  4. Accès à l’Electricité Hors-Réseau

L’Ambassadeur Tamlyn a expliqué que cet événement constitue l’aboutissement d’un travail collectif considérable accompli par de nombreux cadres et responsables du Bénin. « Le Compact représente en soi le programme d’aide américain au développement le plus grand et plus ambitieux au Bénin. »  Elle poursuivra : « Ce programme du Millennium Challenge Corporation soutient les objectifs du Programme d’Actions du Gouvernement [du Bénin] dans un secteur essentiel pour le développement durable du Bénin. Un approvisionnement en énergie électrique fiable contribuera à accroître la productivité des entreprises et changer la qualité de vie. »

Pour sa part, le Ministre d’Etat Chargé du Plan et du Développement Abdoulaye Bio Tchané a exprimé au nom du Président de la République, sa profonde gratitude au gouvernement des Etats-Unis d’Amérique et au peuple américain pour leur constante sollicitude à l’égard du Bénin dans la lutte pour l’édification d’une nation démocratique, solidaire, et prospère.

Le Ministre Bio Tchané a ajouté que le deuxième programme du Bénin pour le Millennium Challenge Account conforte la vision du gouvernement dans son engagement ferme de renforcer la capacité énergétique du Bénin et d’assurer aux populations la fourniture en énergie de qualité, en quantité, et à un prix plus réduit. « La conviction profonde et le souhait du Président Patrice Talon, est que le Bénin devienne dans les prochaines décennies, grâce aux réformes engagées, un pays disposant d’un système énergétique efficace, performant et compétitif, un pays autonome, voire exportateur d’énergie électrique vers les pays voisins de la sous-région » a déclaré le Ministre Chargé du Plan et du Développement.

Les membres du Conseil d’Administration de MCA Bénin, les Ministres de l’Énergie, du Développement, et de l’Economie et des Finances, les membres de l’Assemblée nationale, les responsables du secteur de l’électricité, les maires et les Partenaires Techniques et Financiers du secteur de l’énergie ont pris part à la cérémonie.

Le MCC et le gouvernement du Bénin ont signé ce compact le 9 septembre 2015 [1]. Les investissements du compact devraient augmenter les revenus de plus de 9,8 millions de Béninois dans environ 2 millions de ménages, améliorant ainsi la qualité de vie de leurs familles et des générations futures.

Pour plus d’informations sur le compact avec MCC, visitez le site www.mcc.gov et www.mcabenin2.bj.

[1] mcc.gov/news-and-events/release/us-and-republic-of-benin-sign-new-energy-sector-compact-090915.

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Les acteurs clés du secteur public, du secteur privé et de la société civile venus d’Afrique et d’ailleurs dans le monde se réuniront la semaine prochaine à Cotonou au Benin, afin de faire avancer l’action climatique collaborative pour le développement durable dans la région.

Les participants au 9ème Forum africain du carbone, qui aura lieu au Bénin du 28 au 30 juin, étudieront comment renforcer la coopération entre le gouvernement et les autres parties prenantes dans plusieurs secteurs clés pour l’Afrique, notamment l’énergie, l’agriculture et les établissements humains. Y sera examiné, entre autres, le rôle des futurs marchés du carbone, en vue de stimuler l’action climatique et le développement durable.

Au cours de cette réunion, un segment ministériel de haut niveau, organisé par le Gouvernement du Bénin, permettra à plusieurs ministres et responsables de haut niveau de discuter la mobilisation de ressources financières pour lutter contre les changements climatiques. Ces ressources sont nécessaires, en particulier pour les stratégies que les pays africains peuvent adopter, afin de mettre en œuvre leur plans d’action climatique nationaux (contributions déterminées au niveau national, ou NDC, selon le sigle anglais).

« Le moment est venu pour les pays africains de traduire leurs plans d’action climatique nationaux sous l’Accord de Paris sur les changements climatiques en politiques et en programmes applicables au niveau national », a déclaré Patricia Espinosa, Secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. « Le Forum africain du carbone permet d’examiner comment les initiatives de réduction des émissions peuvent être renforcées dans des secteurs clés des pays africains. Il s’agit également d’une occasion d’étudier le rôle des futurs marchés du carbone pour aider les pays à atteindre les objectifs de l’Accord de Paris », a-t-elle ajouté.

Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’État chargé du plan et du développement du Gouvernement du Bénin, a déclaré : « L’Afrique est le continent le plus affecté par les changements climatiques. Deux tiers des Africains gagnent leurs vies grâce aux terres, et il est donc primordial que le continent adopte une voie de développement et une économie résilientes face au climat. En accueillant le Forum africain du carbone, le Bénin montre son engagement à l’Accord de Paris et plus largement à la prospérité du continent. »

Le Forum africain du carbone au Bénin inclura des discussions portant sur les thèmes suivants :

  •          exemples pratiques de politiques, d’initiatives et d’actions en Afrique ;
  •          obstacles et mesures permettant de s’engager dans l’action climatique dans des secteurs clés ;
  •          instruments financiers et cadres réglementaires ;
  •          avancement dans la mise en œuvre de l’action climatique.

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Dans ce continent où les chefs d’Etat rivalisent d’ardeur pour battre des records mondiaux de longévité, sur leurs fauteuils, l’exemple, une fois de plus, viendra du Bénin. Très loin des tristement célèbres Robert Mugabe (président du Zimbabwe), Eduardo Dos Santos (Angola), Idris Deby Itno (Tchad), Teodoro Obiang Nguema Mbasogo (Guinée Equatoriale), etc., le président béninois, Patrice Talon, richissime homme d’affaires, s’est engagé à rendre son tablier après un seul mandat de 5 ans. Qui dit mieux ? Pas grand monde, pour ne pas dire personne, dans une Afrique où l’appétit pour le pouvoir est, hélas, une maladie incurable….

Il y a même des bruits sur le probable successeur de Talon à la tête du pays. Olivier Boko, qui a aussi fait fortune dans les affaires et fait partie depuis belle lurette de la garde rapprochée de l’actuel président, a confié à plusieurs de ses proches qu’il est sur les starting-blocks pour participer au prochain scrutin, rapporte Jeune Afrique. Certes Boko n’a aucune fonction officielle dans le cabinet de Talon, mais il pilote certains gros dossiers et est souvent aux côtés du chef de l’Etat dans ses déplacements à l’étranger. Cela lui donne une connaissance très fine des affaires du pays et le place dans une position idéale pour succéder à Talon, si toutefois le bilan de ce dernier est jugé satisfaisant par des citoyens rodés à l’exercice démocratique…

Si Talon va au bout de son projet de mandat unique, il administrerait une belle leçon au reste du continent, ce qui ne serait pas une première. En effet depuis la présidentielle du 24 mars 1991, où le Premier ministre Nicéphore Soglo a battu à la régulière l’indéboulonnable Mathieu Kérékou (il avait pris le pouvoir, par les armes, en 1972), le Bénin séduit l’Afrique et le monde par ses alternances politiques sans grabuge. Patrice Talon appartient donc à une longue lignée de présidents exemplaires à bien des égards, même s’il n’est pas du tout certain que son idée de mandat unique fasse tache d’huile…

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Les gouverneurs africains de la Banque mondiale et du FMI, qui viennent de boucler leur conclave à Cotonou, au Bénin, n’y sont pas allés par quatre chemins. Dans un texte commun, qu’ils ont intitulé la « Déclaration de Cotonou », ils disent que le continent a besoin d’un soutien financier massif et à des taux préférentiels pour soutenir les efforts de développement. Et c’est ce qu’ils ont demandé à leurs institutions.

Les ministres en charge du Développement et/ou des Finances des 54 nations africaines ainsi que les gouverneurs des banques centrales du continent étaient réunis depuis le 04 août au Palais des congrès de la capitale béninoise pour le « Caucus africain Banque mondiale-FMI 2016 ». La rencontre s’est terminée hier vendredi par l’adoption de ce document

Ce que l’Afrique attend de ses dirigeants et des institutions

« Nous ne pouvons plus rester en marge du développement. L’époque où l’Afrique était le continent où on faisait juste le strict minimum pour le développement est révolu. Nous nous sommes entendus pour prendre des engagements clairs de bonne gouvernance et de transparence. Aux institutions de Bretton Woods de nous accompagner par des financements massifs et des taux préférentiels », a dit en marge de la clôture des séances de travail Romuald Wadagni, le ministre des Finances du Bénin. C’est la teneur du texte adopté, par acclamation, par les gouverneurs africains de la Banque mondiale et du FMI.

Les participants ont mis le doigt sur les tares du continent, qu’on peut résumer à des défaillances relatives à la bonne gouvernance et au principe transparence dans la gestion des ressources. Ce sont les obstacles majeurs aux investissement en Afrique, a souligné l’économiste bissau-guinéen Carlos Lopes. Le secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique a piloté un panel sur le « renforcement des politiques des institutions et de la coopération internationale pour répondre au défi de la mobilisation des ressources internes ».

D’après le Rwandais Donald Kaberuka, ancien président de la Banque africaine de développement (BAD), qui a conduit un panel sur les changements structurels, le soutien des institutions de Bretton Woods dans les domaines prioritaires de croissance est la voie indiquée pour accompagner le continent.

Dans la « Déclaration de Cotonou », les gouverneurs africains attendant de la Banque mondiale et du FMI « un appui technique adapté pour rendre les économies africaines plus résilientes aux chocs notamment exogènes ».

Les leaders africains ont profité de l’occasion pour rappeler à ces institutions leurs promesses en matière de diversité et de représentativité du continent africain dans les organes de décision. Ils ont demandé à la Banque mondiale et au FMI de « rendre effectifs » leurs engagements dans ce sens.

Le prochain Caucus africain est programmé au Bostwana en juillet 2017.

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L’ESS vient de renforcer son équipe fanion de basket-ball par le joueur du club Athletique Bizertin Mehdi

La sélection tunisienne de basket-ball (U18 garçons) a dominé son homologue du Bénin (86-33), pour le compte de la 3e journée du championnat d’Afrique des nations de basket-ball (groupe B), disputée dimanche à Kigali.
Lors des deux premières journées du tournoi, la Tunisie a concédé la défaite face à l’Angola (56-66) avant de s’imposer face à la RD Congo (70-67). Le sept national affrontera mardi l’Egypte et clôturera le premier tour face à l’Ouganda.
Les quatre premiers seront qualifiés pour les quarts de finale.
Groupe B :
Ouganda – Angola 59-105
Tunisie – Bénin 86-33
RD Congo – Egypte 68-95
Classement : Pts J
1. Egypte 6 3
. Angola 6 3
3. Tunisie 5 3
4. RD Congo 4 3
5. Ouganda 3 3
. Bénin 3 3
Groupe A :
Mali – Rwanda 61-40
Côte d’Ivoire – Algérie 45-58
Exempt : Gabon
Classement : Pts J
1. Rwanda 5 3
2. Algérie 4 2
. Mali 4 2
4. Côte d’Ivoire 3 3
5. Gabon 2 2

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Le nouveau président du Bénin, Patrice Talon, continue d’imprimer sa marque dans la direction des affaires du pays. Après avoir étonné son monde en supprimant le poste de Premier ministre, une façon de signifier qu’il mettra  la main dans le cambouis, il a tenu à passer un grand coup de balais dès son premier Conseil des ministres en annulant une vingtaine de décrets signés par son prédécesseur, Thomas Boni Yayi.

Le nouvel homme fort du pays s’était engagé à ne pas mener une « chasse aux sorcières » contre l’équipe sortante. Pour le moment, il s’y tient, mais il n’ pas hésité à saper l’héritage de Boni Yayi en abrogeant environ vingt décrets signés entre le 11 février et le 5 avril 2016. En fait à quelques mois de la fin de son second et dernier mandat, l’ex-président s’est hâté de soigner les intérêts de sa garde rapprochée, une façon sans doute de les remercier pour leurs bons et loyaux et services. Ainsi des primes ont été accordées aux directeurs de cabinet des ministères, aux secrétaires généraux et adjoints, mais également à des personnels des forces de sécurité intérieure, aux agents de la douane, etc. Le souci c’est que tout cela coûte cher à un pays qui se débat dans les affres du sous-développement. Alors Talon a effacé tous ces décrets d’un trait. Il a dû en faire des mécontents, notamment parmi ces forces de sécurité qu’il n’est jamais bon de braquer contre soi, mais pour lui l’essentiel est ailleurs. Il a été élu pour assainir les finances publiques, et il sait que les citoyens de ce pays pionnier de la démocratie en Afrique ne lui pardonneraient aucun tâtonnement, encore moins des promesses électorales non tenues.

Des décisions courageuses

Ce n’est pas tout, la nouvelle équipe à la tête du pays a pris la décision « de suspendre la procédure d’engagement dans la fonction publique, des agents recrutés à l’occasion des concours organisés depuis le 1er janvier 2015 dans tous les corps de l’État », dit le communiqué du Conseil des ministres. Le texte ajoute : « Il a en outre décidé du gel de tous les recrutements dont le processus est en cours ».
Il est vrai que des suspicions de fraude avaient émaillé de nombreux concours. Comme on pouvait s’y attendre, la mesure n’a pas du tout été du goût des admis à ces concours, qui se sont de suite rendus devant la présidence pour manifester leur mauvaise humeur.

Le nettoyage ne s’arrête pas là, le gouvernement a gelé également les nominations et les affectations décrétées dans les fonctions diplomatiques depuis le 31 mars 2016, que ce soit pour le personnel civil ou militaire. Idem pour la nomination à la Cour de Justice de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), décidée au Conseil des ministres du 26 mars 2016.

On a aussi appris qu’« Une mission de contrôle et de vérification sera dépêchée les prochains jours dans les postes diplomatiques de Paris et Washington. Par ailleurs, un audit du personnel civil de la présidence de la République sera effectué par un cabinet indépendant spécialisé »,

Par ailleurs « dans le cadre de la déclaration des biens et du patrimoine des membres du gouvernement, le président de la République a instruit tous les ministres pour qu’ils s’acquittent de cette obligation constitutionnelle dans les plus brefs délais », ajoute le communiqué du gouvernement.

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Le nouveau président du Bénin, l’homme d’affaires Patrice Talon, frappe fort dès son entrée en fonction. En effet quelques heures après son investiture à Porto-Novo, Talon a fait sensation en annonçant une équipe gouvernementale où on ne aucune trace de Premier ministre. Disparu ce poste très convoité. Le signal est clair : Le président sera offensif, au front, en même temps que ses ministres, peu nombreux d’ailleurs, 21 dont 3 femmes.

Le nouvel fort du Bénin, qui veut sans doute mener le pays comme il conduit son florissant business – notamment le coton -, veut mettre la main à la pâte, être aux avant-postes. Ce choix, qui a des aspects très séduisants, notamment dans un pays où les citoyens ont sanctionné le pouvoir pour cause d’inaction, est en même temps risqué. En effet si Talon n’est pas au rendez-vous, il ne pourra même pas se réfugier derrière un Premier ministre qu’on a l’habitude de faire sauter dès que la situation se tend. Un fusible quoi. Là rien de tout ça, le président de la République sera seul face à la nation, seul face à son destin, en sachant d’emblée que les Béninois ne lui accorderont aucune période de grâce.

Sa garde rapprochée à la manoeuvre

Ce qu’on peut dire sur son équipe gouvernementale, c’est que Pascal Iréné Koupaki et Abdoulaye Bio-Tchané sont propulsés ministres d’État – le premier est nommé secrétaire général de la présidence, le second chapeaute le Plan et de Développement – sans doute pour bons et loyaux services au second tour de la présidentielle. Deux éléments du cercle des intimes de Patrice Talon figurent dans ce gouvernement : L’avocat Joseph Djogbenou, en tant que ministre de la Justice et le tonitruant député Candide Azannai, comme ministre délégué auprès de la présidence de la République, en charge de la Défense nationale.

Sacca Lafia, un autre élu du Parlement, ancien ministre de l’Énergie de l’ex-président Boni Yayi mais qui a appuyé le nouveau chef de l’État à la présidentielle, devient le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Les Affaires étrangères tombent dans l’escarcelle d’Aurélien Agbenonci, qui était en mission aux Nations unies. Il était dernièrement représentant du Pnud en Centrafrique.

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Le Bénin vient de conforter son statut de pays où une alternance politique est possible, en toute transparence et dans le calme absolu, comme cela se fait dans toutes les grandes démocraties du monde. Dans ce continent qui polarise toutes les attentions des businessmen de la planète et dont on dit qu’il sera parmi les grand acteurs de l’économie mondialisée dans le futur, le fait est assez rare pour être souligné.

Le second tour de la présidentielle opposait hier dimanche 20 mars 2016 le Premier ministre sortant, Lionel Zinsou, à Patrice Talon, un richissime homme d’affaires surnommé le “roi du coton” ; et c’est ce dernier, d’après les résultats préliminaires, qui a remporté la mise. Le plus remarquable dans cette histoire c’est que Zinsou, un ex-banquier d’affaires franco-béninois chevronné et qui avait l’appui du très populaire président Yayi Boni, n’a pas attendu la publication des résultats officiels ce lundi. « J’ai appelé Patrice Talon ce soir pour le féliciter de sa victoire et lui souhaiter bonne chance », a écrit le candidat malheureux sur sa page Facebook. Un geste que les amis de l’Afrique adorent, mais qui hélas est rarissime dans ce continent où ce sont plutôt les coups de force et les tripatouillages de Constitution qui font légion.

Zinsou a déclaré à l’AFP : « Les résultats provisoires font apparaître une victoire très nette de Patrice Talon », avant d’ajouter : « L’écart est significatif, la victoire électorale (de M. Talon) est certaine ». Quant à Talon, il a pris la parole sur Sikka TV, une télévision appartenant à son soutien Sébastien Ajavon. « J’ai le sentiment d’être un soldat en train de faire son paquetage pour aller au front, a-t-il dit. Ce n’est pas un jour de gloire. Les félicitations devront attendre, car lorsqu’un soldat va au front, on ne le félicite pas, on l’encourage. La tâche ne sera pas facile. Mais nous sommes contents et ravis que notre pays tourne la page ! », a dit Talon sans triomphalisme, conscient de ce qui se joue à partir de ce dimanche. Là aussi c’est une attitude que les partenaires de l’Afrique aiment voir, qui les rassurent.

Tout est bien qui finit bien

On attend les chiffres de la Commission électorale (Cena) « probablement dans la journée de lundi », a précisé le Premier ministre sortant, mais il a tenu à saluer « une campagne exceptionnellement sereine et calme, sans trouble ni tension » dans cette petite nation ouest-africaine laquelle est, soulignons-le, la première de l’Afrique francophone à avoir expérimenté une transition démocratique en douceur au début des années 1990.

Le général Mathieu Boni, un des responsables d’un organisme de la société civile qui avait dépêché des milliers d’observateurs pour ce scrutin, a déclaré à l’AFP que « tout s’est bien passé, rien de grave à signaler » en dehors de quelques « tentatives de bourrages d’urnes » que les autorités scrutent en ce moment…

INTERVIEW

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