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Il est des moments où la découverte de certaines réalisations de «l’ancienne Tunisie» en Afrique est un véritable baume au cœur. Chaque fois à la recherche d’un véhicule financier pouvant accompagner l’investissement tunisien et les exportateurs tunisiens sur l’Afrique, on oublie que la Tunisie en dispose depuis de longues années, à travers l’une des plus importantes banques publiques de la place, la STB (Société Tunisienne de Banque). Elle était présente au Sénégal à travers la BST (Banque tuniso-sénégalaise) et avait, malheureusement, cédé cette importante participation à la concurrence marocaine. La STB a pourtant gardé sa participation chez la nigérienne Sonibank, où le Tunisien Abdallah Ben Messaoud est DGA.

La Sonibank a été créée en août 1990, dans le cadre d’un partenariat Nigéro-Tunisien avec la banque tunisienne STB qui y détient 25% sur un capital de 12 milliards FCFA (53,4 MDT). Elle «occupe aujourd’hui la première place sur le marché bancaire nigérien et présente une situation financière saine dégageant des résultats en croissance d’une année à une autre, comme l’attestent ses bilans et états financiers», pouvait-on lire sur le site internet de la banque. Ce dernier n’est pas mis à jour, mais on y apprend qu’en 2014, le résultat net de cette banque tuniso-nigérienne était de 5,8 milliards de CFA (25.9 MDT) pour un PNB de 21 milliards FCA (93,450 MDT) et un total bilan de 232 milliards de FCFA (1,032 milliard DT). Notons que la Sonibank détient 23 % du marché bancaire nigérien et s’apprête à prendre pied au Bénin.

Rencontré par Africanmanager au Bénin où il était venu assister aux rencontres économiques entre hommes d’affaires tunisiens et béninois organisées par la TABC, le DGA de la STB-Sonibank, a déclaré ceci : «l’intention, pour la STB, d’augmenter sa participation à la Sonibank existe, mais sera faite de manière graduelle, tout en tenant compte de la culture africaine en la matière. Le capital est actuellement fermé entre un nombre restreint d’actionnaires. D’après les statuts, la vente d’actions reste dédiée aux actuels actionnaires. Nous comptons cependant, lorsque l’occasion se présentera, augmenter la part de la STB, jusqu’à 35 % dans une première phase et éventuellement 49% dans une seconde phase». La montée en puissance de la STB semble ainsi être une stratégie avérée selon Abdallah Ben Messaoud.

Mais le Deputy Managing Director de la Sonibank n’a pas parlé que de la stratégie de l’actionnaire tunisien. Selon lui la Sonibank «veut désormais se convertir en banque de groupe et la 1ère implantation, en concrétisation de cette stratégie, sera dans la capitale béninoise, Cotonou. Cette nouvelle agence ouvrira le 25 janvier 2018». Honneur à l’un de ses fondateurs, «la Sonibank aura essentiellement pour cible l’accompagnement des opérateurs tunisiens en Afrique, y compris le Bénin, ainsi que la communauté nigérienne installée au Bénin qui compte déjà 1,2 millions de personnes opérant notamment dans le commerce international, entre le Bénin, le Nigéria et le Niger», indique-t-il.

Ben Messaoud n’en oublie pas pour autant la cible tunisienne, en hommes d’affaires et opérateurs économiques, qui viennent au Niger. «Ils sont bien accueillis et bien financés, comme s’ils étaient à la STB», nous dit-il, avant de préciser que sa «banque finance actuellement des opérateurs tunisiens en Afrique, dans le secteur des BTP, de la santé, les services avec de grands bureaux d’études tunisiens installés au Niger et financés par la Sonibank ainsi que d’autres groupes tunisiens de renommée», que Messaoud ne citera pas pour ne pas éveiller la concurrence.

Le DGA tunisien de la Sonibank, au nom de la STB, se laisse pourtant aller un peu à la confidence, pour nous indiquer : «nous avons actuellement un groupe tunisien qui réalise une route de 127 kilomètres. Un projet qui requiert une caution de marché, des avances sur le marché et tous les besoins de trésorerie, sont accordés par notre banque».

Et lorsque nous lui demandons si la STB-Sonibank serait prête à financer des hommes d’affaires tunisien, en amont, pour des affaires en Afrique, Ben Messaoud assure aussi que «la banque est prête à financer toutes les opportunités commerciales, réelles et effectives», une affirmation qui donne la preuve qu’il existe bien, et depuis de longues années, un véhicule financier proprement tunisien, capable d’accompagner toute présence tunisienne en Afrique. Un véhicule cependant peu médiatisé auprès des milieux d’affaires tunisiens désireux de commercer ou d’investir en Afrique, et qui a jeté nombre d’entre eux dans les bras de la concurrence marocaine.

Rencontré au Bénin, l’un d’eux et pas des moindres nous a d’ailleurs affirmé ne pas connaitre l’existence de la STB en Afrique et s’est montré disposé à y délocaliser toutes ses affaires africaines !

Reste à la STB de mieux communiquer à propos de cette présence financière africaine, à l’heure où commence à prendre forme la stratégie commerciale tunisienne sur l’Afrique. Reste aussi, aux hommes d’affaires, de se doter d’un peu de nationalisme, pour suivre l’exemple de l’homme d’affaires tunisien dont nous parlions et qui a décidé de transférer toutes ses affaires africaines vers la STB-Sonibank.

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C’est en présence de la DG du Cepex, Aziza Htira et du DGA commercial de Tunisair notamment que Slim Hfaiedh, représentant de la compagnie tunisienne spécialisée en conseil et courtage d’assurances, AON Tunisie, a signé une convention de partenariat avec Edmond Dossou Bossou, DG de NSIA Assurances.

Dans une brève déclaration à Africanmanager, Edmon Dossou Bossou a indiqué avoir signé «un partenariat Win-Win avec “Aon Tunis», avec un fructueux échange d’affaires, des primes d’assurance et de réassurance».

Plus précis, Slim Hfaiedh a indiqué que «cette convention apportera des devises pour la Tunisie. Il y a ici plusieurs risques que les assurances béninoises ne sont pas capables d’assurer toutes seules et qui nécessitent donc une réassurance et c’est notre rôle à travers des actions de placement de réassurance, facultatives ou traitées. Nous leur fournissons aussi de l’assistance et de la formation en assurance et réassurance. Avec la nouvelle ligne directe Tunis-Cotonou, il devient ainsi possible de se déplacer dans les deux sens pour les besoins de cette formation. La convention portera aussi sur l’assurance médicale internationale, à travers notamment la caisse de sécurité sociale béninoise dont nous assurerons aussi la mise à niveau à travers les compétences dont nous disposons à Tunis en matière d’actuariat».

L’optimisme de Hfaiedh, sur les perspectives de ce nouveau partenariat avec la branche ivoirienne de NSIA qui officie aussi au Bénin, s’explique surtout par les opportunités qu’offrent l’assurance des activités portuaires et les services connexes. Il s’agit notamment du transport routier, le projet de chemin de fer qui sera lancé dans ce pays, les 1400 kilomètres d’autoroutes en projet ou encore le projet d’eau potable que voudraient lancer les autorités béninoises, ainsi que dans l’énergie, tous des projets qui nécessiteront assurance et réassurance. A travers sa convention avec l’un des Big africains en matière d’assurance, AON Tunis se place en première ligne pour en profiter.

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Les ministres du Transport de la Tunisie et du Bénin ont signé hier à la capitale béninoise un accord permettant à la compagnie aérienne Tunisair d’ouvrir sa première ligne de transport aérien deux fois par semaine sur Cotonou et à des tarifs préférentiels. Cette signature a été faite à l’occasion du 1er vol inaugural de cette nouvelle desserte, copieusement baptisée par les jets d’eau de la protection civile à son arrivée mercredi 13 décembre 2017 à l’aéroport «Cadjehoun», avec à son bord une délégation de 65 hommes d’affaires conduits par le président de la TABC, Bassam Loukil, qui accompagnaient le PDG de Tunisair, Elyes Mnakbi, lui-même accompagné du ministre du Transport, Radhouane Ayara et de Hatem Ferjani, SE de la diplomatie économique.
«La gazelle pose un pas de plus dans l’Afrique de l’Ouest et inaugure sa 8ème desserte dans l’Afrique subsaharienne», s’est ainsi réjoui le PDG de la compagnie Tunisair qui confirme la «décision stratégique de la compagnie nationale de transport aérien de s’orienter plein sud avec une flotte de nouvelle génération». De son côté, Radhouane Ayara parlera d’un «jour historique» avec cette nouvelle ligne «faite en Kiss landing» dira-t-il dans le langage des transporteurs aériens et pour signifier que cette ligne tant attendue s’est enfin réalisée. Droit au but, Ayara parlera des retombées économiques de la nouvelle ligne Tunis-Cotonou, qui va permettre d’accentuer la coopération commerciale entre les deux pays et ouvrir de nouveaux horizons pour les secteurs tunisiens, de l’enseignement privé et des services de santé.
D’ailleurs Ali Miaoui, DGA commercial de Tunisair, confirmera que cette nouvelle desserte sera outillée pour le transport des malades en civières. Karim Ben Becher complètera la joie des Béninois lorsqu’il annoncera quelques instants plus tard que le gouvernement tunisien a décidé de supprimer le visa pour les Béninois, quel que soit l’objectif de leur séjour en Tunisie. Une annonce qui a été carrément accueillie par les applaudissements des personnalités et des professionnels béninois présents.
Le problème du visa et son utilité économique pour une Tunisie qui s’apprête à intégrer les deux principales communautés économiques d’Etats africains devrait de nouveau se poser lorsque Tunisair lancera en avril 2018 sa nouvelle desserte pour la capitale économique camerounaise, Douala, après l’ouverture de la ligne Tunis-Khartoum annoncée par Ali Miaoui pour le 1er trimestre 2018 aussi. 2019 pour Accra, au Ghana et Lagos, au Nigeria, 2020 pour Libreville au Gabon.
Un problème de visa que la Tunisie devra aussi régler avec un certain nombre de pays africains pour lesquels l’ancien gouvernement de la Troïka avait supprimé les visas et qui n’ont pas encore accordé le même privilège aux Tunisiens…

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Au Bénin, le gouvernement prévoit d’injecter plus de 470,1 milliards FCFA (environ 845 millions $) dans 277 projets socio-économiques. Selon les données dévoilées par l’agence d’information économique africaine, les fonds seront débloqués dans le cadre du Programme d’investissement public (PIP) de 2018.

A cet effet, les ressources nécessaires à la réalisation de ces projets proviendront essentiellement du budget national qui y contribuera à hauteur de 244,4 milliards FCFA soit 52%, pour le financement de 129 projets. Le reste est constitué de ressources extérieures d’une valeur de 225,7 milliards FCFA qui devraient permettre de financer 98 projets, dont 76 projets cofinancés et 22 sur ressources extérieures exclusivement.

L’objectif visé par le gouvernement béninois, à travers ce Programme d’investissement public, est de poursuivre la mise en œuvre des politiques et stratégies de renforcement du capital humain, d’assurer la poursuite et l’achèvement des chantiers en cours (Routes et BTP), d’accélérer et de renforcer le développement local et l’autonomie énergétique, détaille la même source .

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La République du Bénin (le Bénin) est devenue le 17e état membre de l’Africa Finance Corporation (AFC – Société financière africaine), la première institution de financement du développement des infrastructures en Afrique.

L’hon. Romuald Wadagni, Ministre de l’économie et des finances, a officiellement adhéré à l’AFC en signant la Lettre d’adhésion le 7 novembre 2017. Le Bénin s’ajoute ainsi à la liste des États africains francophones actuellement membres de l’AFC. Ceux-ci comprennent : le Tchad, la Côte d’Ivoire, Djibouti, le Gabon, la Guinée-Bissau et la Guinée-Conakry.

Ce développement est de bon augure pour la nation côtière pacifique qui sert de passerelle économique vers plusieurs autres économies ouest-africaines. Le Bénin est un pays économiquement stable qui a maintenu le taux de croissance moyen de son PIB à 5% au cours des cinq dernières années. Ces éléments fondamentaux créent un système de soutien naturel à un investissement viable dans les infrastructures.

Andrew Alli, Président et CEO de l’AFC a commenté : « Nous sommes heureux d’accueillir la République du Bénin parmi les membres de l’AFC. Le Bénin bénéficie d’une situation stratégique. Grâce à ce partenariat, nous pensons que le Bénin va être en mesure de réaliser pleinement le potentiel qui est le sien, en tant qu’important couloir propice aux activités économiques en Afrique occidentale. Compte tenu des flux économiques régionaux, une fois pourvu d’une infrastructure adéquate, le pays est bien placé pour desservir tous les pays voisins de manière significative. En tant que membre de l’AFC, le Bénin aura accès à l’expertise technique et aux ressources financières de l’AFC, en matière de développement, de financement et d’exécution de projets d’infrastructure, dans les secteurs du transport, de l’alimentation électrique, des télécommunications, des ressources naturelles et des industries lourdes. »

L’hon. Romuald Wadagni a également commenté l’annonce : « Nous sommes enthousiasmés par les perspectives de partenariat avec l’AFC, qui vont nous permettre de piloter le développement des infrastructures au Bénin et en Afrique occidentale. Comme chacun le sait, il existe un lien direct entre les investissements dans les infrastructures et le développement économique. Notre appartenance à l’AFC laisse présager un avenir prometteur pour le pays, et pour l’ensemble de l’Afrique occidentale. »

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Le ministre du Transport, Radhouane Ayara, a annoncé, mardi, le lancement d’une ligne aérienne directe entre la Tunisie et le Bénin (Est du continent africain) à partir du 14 novembre 2017.
Il a indiqué, en marge d’une rencontre sur le thème “les formateurs techniques des compagnies aériennes africaines” qu’abrite la Tunisie pour la première fois du 31 octobre au 1er novembre 2017, “que Tunisair organisera le premier vol sur cette ligne le 14 novembre sans préciser le nombre des vols par semaine”.
La compagnie nationale aspire, à travers cette nouvelle ligne, à renforcer ses activités sur le continent africain, selon le PDG de la société, Ilyes Mnekbi, indiquant que le transporteur national prévoit de lancer 7 nouvelles lignes vers les pays africains, outre les sept lignes lancées récemment.
Il a souligné que “Tunisair a enregistré une amélioration des indicateurs du mouvement des passagers à bord de sa flotte au cours des neuf premiers mois de 2017 par rapport à la même période en 2016 malgré les difficultés”.
Le mouvement des voyageurs à bord des avions de Tunisair a évolué de 23,1% en septembre 2017 par rapport à la même période de 2016. Le mouvement commercial de la compagnie a progressé de 295140 voyageurs en 2016 à 363297 voyageurs au cours de 2017 tandis que le mouvement commercial régulier a augmenté de 8% (de 270943 voyageurs à 292689) et les vols charter ont évolué de 4325 voyageurs à 18031 voyageurs.
Les activités de TUNISAIR vers les pays africains (14,3% du mouvement commercial global) ont augmenté de 15,5%, outre ses activités vers l’Arabie Saoudite, la Turquie, le Liban et l’Egypte estimées à un taux de 16,8%.

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Tunisair lancera le 14 Décembre 2017 son vol inaugural sur la ligne Tunis-Cotonou, au Bénin. Les vols se font chaque mercredi et samedi. Le tarif est à 2025 DT. Ce vol passera via Abidjan, le Togo ou Niamey, au Niger. Sachant que le Bénin vient de supprimer le visa d’entrée pour les Tunisiens, dans l’attente que la Tunisie le fasse à son tour. Une autre ligne est en cours de préparation sur le Soudan via Ndjamena, au Tchad.

TABC (Tunisia Africa Business Council) a été très active et ce en militant pour la suppression des visas pour plusieurs pays africains vers la Tunisie. Cette dernière demeure l’un des rares pays du continent à imposer des visas pour la majorité des ressortissants africains et à ne pas délivrer un visa par internet, ce qui bloque le commerce et les échanges entre la Tunisie et les pays subsahariens. Seule la suppression des visas côté Tunisie et le lancement de nouvelles linges aériennes peuvent booster les échanges et développer l’exportation des services et des marchandises. Sachant que l’un des concurrents de la Tunisie, le Maroc, a supprimé les visas pour tous les pays africains à quelques exceptions près.

 

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Le rapport qui est à sa 17ème édition couvre au total 187 pays dans le monde, y compris les Etats-Unis, et il évalue les efforts des gouvernements dans la lutte contre la traite des personnes sur les plans de la poursuite des trafiquants, de la protection des victimes et de la prévention de la traite.

L’évaluation des pays repose sur les normes édictées dans la Loi de 2000 des Etats-Unis sur la Protection des Victimes de la Traite (TVPA) et les normes énoncées dans le Protocole additionnel à la Convention des Nations-Unies contre le crime organisé transnational visant à prévenir, réprimer et punir la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants, dit « Protocole de Palerme ». Le Bénin a ratifié ce protocole en 2004. La TVPA exige du Secrétaire d’Etat qu’il soumette chaque année au Congrès, un rapport annuel sur la traite des personnes dans le monde. Le but de ce rapport est d’inciter à l’action et de forger des partenariats de par le monde en faveur de la lutte contre les formes modernes d’esclavage.

Dans le classement, les pays sont répartis en trois catégories principales par mérite, selon les efforts fournis pour combattre la traite des personnes : catégorie 1, catégorie 2 et catégorie 3. Il existe une quatrième catégorie qui est la liste de surveillance de la catégorie 2.

Le Bénin a été maintenu sur la liste des pays sous surveillance de la catégorie 2 pour la deuxième année consécutive car (a) il n’a pas fourni de preuves d’accroissement des efforts de lutte contre la traite des personnes par rapport à l’année précédente, (b) il n’a pas encore fait les réformes nécessaires dans le domaine de la traite des personnes.

Le Bénin risque d’être classé dans la catégorie 3 l’année prochaine, s’il ne réalise pas des progrès suffisants pour justifier un surclassement. Les pays classés dans la catégorie 3 peuvent faire l’objet de restrictions en vertu de la loi en matière d’aide étrangère non-humanitaire et non liée au commerce.

L’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique se réjouit que les autorités béninoises aient pris conscience de la mesure du défi posé. L’Ambassade des États-Unis d’Amérique soutient pleinement les efforts déployés par le gouvernement du Bénin, l’Assemblée Nationale du Bénin, la communauté des ONGs et d’autres acteurs importants au Bénin, afin que le pays prenne des mesures pour lutter contre la traite des êtres humains et éviter ainsi  d’être reversé au niveau 3 dans la prochaine édition du rapport du Département d’Etat américain sur la traite des personnes.

L’Ambassade des États-Unis d’Amérique se réjouit de pouvoir poursuivre la collaboration continue avec les autorités béninoises dans l’avancement de notre objectif commun de lutter contre la terrible pratique de l’esclavage moderne, autrement dit la traite des personnes.

Le lien vers le rapport sur le Bénin peut être trouvé ici : http://APO.af/ucvSvg.

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Dans ce continent où les chefs d’Etat rivalisent d’ardeur pour battre des records mondiaux de longévité, sur leurs fauteuils, l’exemple, une fois de plus, viendra du Bénin. Très loin des tristement célèbres Robert Mugabe (président du Zimbabwe), Eduardo Dos Santos (Angola), Idris Deby Itno (Tchad), Teodoro Obiang Nguema Mbasogo (Guinée Equatoriale), etc., le président béninois, Patrice Talon, richissime homme d’affaires, s’est engagé à rendre son tablier après un seul mandat de 5 ans. Qui dit mieux ? Pas grand monde, pour ne pas dire personne, dans une Afrique où l’appétit pour le pouvoir est, hélas, une maladie incurable….

Il y a même des bruits sur le probable successeur de Talon à la tête du pays. Olivier Boko, qui a aussi fait fortune dans les affaires et fait partie depuis belle lurette de la garde rapprochée de l’actuel président, a confié à plusieurs de ses proches qu’il est sur les starting-blocks pour participer au prochain scrutin, rapporte Jeune Afrique. Certes Boko n’a aucune fonction officielle dans le cabinet de Talon, mais il pilote certains gros dossiers et est souvent aux côtés du chef de l’Etat dans ses déplacements à l’étranger. Cela lui donne une connaissance très fine des affaires du pays et le place dans une position idéale pour succéder à Talon, si toutefois le bilan de ce dernier est jugé satisfaisant par des citoyens rodés à l’exercice démocratique…

Si Talon va au bout de son projet de mandat unique, il administrerait une belle leçon au reste du continent, ce qui ne serait pas une première. En effet depuis la présidentielle du 24 mars 1991, où le Premier ministre Nicéphore Soglo a battu à la régulière l’indéboulonnable Mathieu Kérékou (il avait pris le pouvoir, par les armes, en 1972), le Bénin séduit l’Afrique et le monde par ses alternances politiques sans grabuge. Patrice Talon appartient donc à une longue lignée de présidents exemplaires à bien des égards, même s’il n’est pas du tout certain que son idée de mandat unique fasse tache d’huile…

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Les gouverneurs africains de la Banque mondiale et du FMI, qui viennent de boucler leur conclave à Cotonou, au Bénin, n’y sont pas allés par quatre chemins. Dans un texte commun, qu’ils ont intitulé la « Déclaration de Cotonou », ils disent que le continent a besoin d’un soutien financier massif et à des taux préférentiels pour soutenir les efforts de développement. Et c’est ce qu’ils ont demandé à leurs institutions.

Les ministres en charge du Développement et/ou des Finances des 54 nations africaines ainsi que les gouverneurs des banques centrales du continent étaient réunis depuis le 04 août au Palais des congrès de la capitale béninoise pour le « Caucus africain Banque mondiale-FMI 2016 ». La rencontre s’est terminée hier vendredi par l’adoption de ce document

Ce que l’Afrique attend de ses dirigeants et des institutions

« Nous ne pouvons plus rester en marge du développement. L’époque où l’Afrique était le continent où on faisait juste le strict minimum pour le développement est révolu. Nous nous sommes entendus pour prendre des engagements clairs de bonne gouvernance et de transparence. Aux institutions de Bretton Woods de nous accompagner par des financements massifs et des taux préférentiels », a dit en marge de la clôture des séances de travail Romuald Wadagni, le ministre des Finances du Bénin. C’est la teneur du texte adopté, par acclamation, par les gouverneurs africains de la Banque mondiale et du FMI.

Les participants ont mis le doigt sur les tares du continent, qu’on peut résumer à des défaillances relatives à la bonne gouvernance et au principe transparence dans la gestion des ressources. Ce sont les obstacles majeurs aux investissement en Afrique, a souligné l’économiste bissau-guinéen Carlos Lopes. Le secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique a piloté un panel sur le « renforcement des politiques des institutions et de la coopération internationale pour répondre au défi de la mobilisation des ressources internes ».

D’après le Rwandais Donald Kaberuka, ancien président de la Banque africaine de développement (BAD), qui a conduit un panel sur les changements structurels, le soutien des institutions de Bretton Woods dans les domaines prioritaires de croissance est la voie indiquée pour accompagner le continent.

Dans la « Déclaration de Cotonou », les gouverneurs africains attendant de la Banque mondiale et du FMI « un appui technique adapté pour rendre les économies africaines plus résilientes aux chocs notamment exogènes ».

Les leaders africains ont profité de l’occasion pour rappeler à ces institutions leurs promesses en matière de diversité et de représentativité du continent africain dans les organes de décision. Ils ont demandé à la Banque mondiale et au FMI de « rendre effectifs » leurs engagements dans ce sens.

Le prochain Caucus africain est programmé au Bostwana en juillet 2017.

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L’ESS vient de renforcer son équipe fanion de basket-ball par le joueur du club Athletique Bizertin Mehdi

La sélection tunisienne de basket-ball (U18 garçons) a dominé son homologue du Bénin (86-33), pour le compte de la 3e journée du championnat d’Afrique des nations de basket-ball (groupe B), disputée dimanche à Kigali.
Lors des deux premières journées du tournoi, la Tunisie a concédé la défaite face à l’Angola (56-66) avant de s’imposer face à la RD Congo (70-67). Le sept national affrontera mardi l’Egypte et clôturera le premier tour face à l’Ouganda.
Les quatre premiers seront qualifiés pour les quarts de finale.
Groupe B :
Ouganda – Angola 59-105
Tunisie – Bénin 86-33
RD Congo – Egypte 68-95
Classement : Pts J
1. Egypte 6 3
. Angola 6 3
3. Tunisie 5 3
4. RD Congo 4 3
5. Ouganda 3 3
. Bénin 3 3
Groupe A :
Mali – Rwanda 61-40
Côte d’Ivoire – Algérie 45-58
Exempt : Gabon
Classement : Pts J
1. Rwanda 5 3
2. Algérie 4 2
. Mali 4 2
4. Côte d’Ivoire 3 3
5. Gabon 2 2

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Le nouveau président du Bénin, Patrice Talon, continue d’imprimer sa marque dans la direction des affaires du pays. Après avoir étonné son monde en supprimant le poste de Premier ministre, une façon de signifier qu’il mettra  la main dans le cambouis, il a tenu à passer un grand coup de balais dès son premier Conseil des ministres en annulant une vingtaine de décrets signés par son prédécesseur, Thomas Boni Yayi.

Le nouvel homme fort du pays s’était engagé à ne pas mener une « chasse aux sorcières » contre l’équipe sortante. Pour le moment, il s’y tient, mais il n’ pas hésité à saper l’héritage de Boni Yayi en abrogeant environ vingt décrets signés entre le 11 février et le 5 avril 2016. En fait à quelques mois de la fin de son second et dernier mandat, l’ex-président s’est hâté de soigner les intérêts de sa garde rapprochée, une façon sans doute de les remercier pour leurs bons et loyaux et services. Ainsi des primes ont été accordées aux directeurs de cabinet des ministères, aux secrétaires généraux et adjoints, mais également à des personnels des forces de sécurité intérieure, aux agents de la douane, etc. Le souci c’est que tout cela coûte cher à un pays qui se débat dans les affres du sous-développement. Alors Talon a effacé tous ces décrets d’un trait. Il a dû en faire des mécontents, notamment parmi ces forces de sécurité qu’il n’est jamais bon de braquer contre soi, mais pour lui l’essentiel est ailleurs. Il a été élu pour assainir les finances publiques, et il sait que les citoyens de ce pays pionnier de la démocratie en Afrique ne lui pardonneraient aucun tâtonnement, encore moins des promesses électorales non tenues.

Des décisions courageuses

Ce n’est pas tout, la nouvelle équipe à la tête du pays a pris la décision « de suspendre la procédure d’engagement dans la fonction publique, des agents recrutés à l’occasion des concours organisés depuis le 1er janvier 2015 dans tous les corps de l’État », dit le communiqué du Conseil des ministres. Le texte ajoute : « Il a en outre décidé du gel de tous les recrutements dont le processus est en cours ».
Il est vrai que des suspicions de fraude avaient émaillé de nombreux concours. Comme on pouvait s’y attendre, la mesure n’a pas du tout été du goût des admis à ces concours, qui se sont de suite rendus devant la présidence pour manifester leur mauvaise humeur.

Le nettoyage ne s’arrête pas là, le gouvernement a gelé également les nominations et les affectations décrétées dans les fonctions diplomatiques depuis le 31 mars 2016, que ce soit pour le personnel civil ou militaire. Idem pour la nomination à la Cour de Justice de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), décidée au Conseil des ministres du 26 mars 2016.

On a aussi appris qu’« Une mission de contrôle et de vérification sera dépêchée les prochains jours dans les postes diplomatiques de Paris et Washington. Par ailleurs, un audit du personnel civil de la présidence de la République sera effectué par un cabinet indépendant spécialisé »,

Par ailleurs « dans le cadre de la déclaration des biens et du patrimoine des membres du gouvernement, le président de la République a instruit tous les ministres pour qu’ils s’acquittent de cette obligation constitutionnelle dans les plus brefs délais », ajoute le communiqué du gouvernement.

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Le nouveau président du Bénin, l’homme d’affaires Patrice Talon, frappe fort dès son entrée en fonction. En effet quelques heures après son investiture à Porto-Novo, Talon a fait sensation en annonçant une équipe gouvernementale où on ne aucune trace de Premier ministre. Disparu ce poste très convoité. Le signal est clair : Le président sera offensif, au front, en même temps que ses ministres, peu nombreux d’ailleurs, 21 dont 3 femmes.

Le nouvel fort du Bénin, qui veut sans doute mener le pays comme il conduit son florissant business – notamment le coton -, veut mettre la main à la pâte, être aux avant-postes. Ce choix, qui a des aspects très séduisants, notamment dans un pays où les citoyens ont sanctionné le pouvoir pour cause d’inaction, est en même temps risqué. En effet si Talon n’est pas au rendez-vous, il ne pourra même pas se réfugier derrière un Premier ministre qu’on a l’habitude de faire sauter dès que la situation se tend. Un fusible quoi. Là rien de tout ça, le président de la République sera seul face à la nation, seul face à son destin, en sachant d’emblée que les Béninois ne lui accorderont aucune période de grâce.

Sa garde rapprochée à la manoeuvre

Ce qu’on peut dire sur son équipe gouvernementale, c’est que Pascal Iréné Koupaki et Abdoulaye Bio-Tchané sont propulsés ministres d’État – le premier est nommé secrétaire général de la présidence, le second chapeaute le Plan et de Développement – sans doute pour bons et loyaux services au second tour de la présidentielle. Deux éléments du cercle des intimes de Patrice Talon figurent dans ce gouvernement : L’avocat Joseph Djogbenou, en tant que ministre de la Justice et le tonitruant député Candide Azannai, comme ministre délégué auprès de la présidence de la République, en charge de la Défense nationale.

Sacca Lafia, un autre élu du Parlement, ancien ministre de l’Énergie de l’ex-président Boni Yayi mais qui a appuyé le nouveau chef de l’État à la présidentielle, devient le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Les Affaires étrangères tombent dans l’escarcelle d’Aurélien Agbenonci, qui était en mission aux Nations unies. Il était dernièrement représentant du Pnud en Centrafrique.

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Le Bénin vient de conforter son statut de pays où une alternance politique est possible, en toute transparence et dans le calme absolu, comme cela se fait dans toutes les grandes démocraties du monde. Dans ce continent qui polarise toutes les attentions des businessmen de la planète et dont on dit qu’il sera parmi les grand acteurs de l’économie mondialisée dans le futur, le fait est assez rare pour être souligné.

Le second tour de la présidentielle opposait hier dimanche 20 mars 2016 le Premier ministre sortant, Lionel Zinsou, à Patrice Talon, un richissime homme d’affaires surnommé le “roi du coton” ; et c’est ce dernier, d’après les résultats préliminaires, qui a remporté la mise. Le plus remarquable dans cette histoire c’est que Zinsou, un ex-banquier d’affaires franco-béninois chevronné et qui avait l’appui du très populaire président Yayi Boni, n’a pas attendu la publication des résultats officiels ce lundi. « J’ai appelé Patrice Talon ce soir pour le féliciter de sa victoire et lui souhaiter bonne chance », a écrit le candidat malheureux sur sa page Facebook. Un geste que les amis de l’Afrique adorent, mais qui hélas est rarissime dans ce continent où ce sont plutôt les coups de force et les tripatouillages de Constitution qui font légion.

Zinsou a déclaré à l’AFP : « Les résultats provisoires font apparaître une victoire très nette de Patrice Talon », avant d’ajouter : « L’écart est significatif, la victoire électorale (de M. Talon) est certaine ». Quant à Talon, il a pris la parole sur Sikka TV, une télévision appartenant à son soutien Sébastien Ajavon. « J’ai le sentiment d’être un soldat en train de faire son paquetage pour aller au front, a-t-il dit. Ce n’est pas un jour de gloire. Les félicitations devront attendre, car lorsqu’un soldat va au front, on ne le félicite pas, on l’encourage. La tâche ne sera pas facile. Mais nous sommes contents et ravis que notre pays tourne la page ! », a dit Talon sans triomphalisme, conscient de ce qui se joue à partir de ce dimanche. Là aussi c’est une attitude que les partenaires de l’Afrique aiment voir, qui les rassurent.

Tout est bien qui finit bien

On attend les chiffres de la Commission électorale (Cena) « probablement dans la journée de lundi », a précisé le Premier ministre sortant, mais il a tenu à saluer « une campagne exceptionnellement sereine et calme, sans trouble ni tension » dans cette petite nation ouest-africaine laquelle est, soulignons-le, la première de l’Afrique francophone à avoir expérimenté une transition démocratique en douceur au début des années 1990.

Le général Mathieu Boni, un des responsables d’un organisme de la société civile qui avait dépêché des milliers d’observateurs pour ce scrutin, a déclaré à l’AFP que « tout s’est bien passé, rien de grave à signaler » en dehors de quelques « tentatives de bourrages d’urnes » que les autorités scrutent en ce moment…

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