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Carthage Cement,

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Carthage Cement enregistre une progression en chiffre d’affaires de 25% pour le premier trimestre 2018 et ce malgré l’arrêt de l’activité ciment déclenché le 15/03/2018 suite à l’incident social survenu entre la société sous-traitante NLS et quelques ouvriers et qui s’est poursuivi jusqu’au 15/04/2018. Sur l’activité agrégats, au premier trimestre 2018, elle a connu une nette progression par rapport à la même période de l’exercice précédent, de +34% en production et +36% en chiffre d’affaires passant de 5,054 MTND en 2017 à 6,877 MTND en 2018. Sur l’activité ciment, pour le premier trimestre la production du clinker a enregistré une progression de 126% par rapport au premier trimestre de 2017 et s’est caractérisé par le démarrage de la réalisation du premier contrat d’exportation du clinker (9 navires) qui a généré 16,261 MTND de chiffres d’affaires. Le chiffre d’affaires du ciment sur le marché local a atteint 30,448 MTND contre 33,974 MTND en 2017, soit une baisse de -10% due à l’arrêt des ventes durant les deux dernières semaines du mois de Mars. Carthage Cement achèvera l’exécution du premier contrat d’exportation du clinker avant la fin du premier semestre 2018.

Côté Ready Mix au cours du premier trimestre 2018, l’activité a été partiellement affectée par rapport à la même période de l’exercice précédent, engendrée par les perturbations des transferts du ciment pour la centrale qui ont été interrompus durant la deuxième quinzaine du mois de Mars suite à l’incident survenu à la cimenterie. Les investissements au 31/03/2018 ont atteint 1,991 MTND et l’endettement global au 31/03/2018 s’élève à 535,143 MTND, contre 525,313 au 31/12/2017, soit une hausse de 1,8%.

Communiqué

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Force est de reconnaître que ce qui se passe depuis quelques semaines, entre Noureddine Taboubi et Youssef Chahed, la centrale syndicale UGTT et le GUN (Gouvernement d’Union Nationale), n’est plus un bras de fer, mais désormais une guerre pure et simple qui devient destructive. Cela, d’autant que l’UGTT y utilise désormais les armes de destruction massive, celles de l’économique et des finances pour tenter de le faire tomber. Une guerre qui fait des dégâts de plusieurs millions de dinars.

  • Au début, un différend administratif…

Dernière victime de cette guerre Chahed-Taboubi, la société dont la cotation en bourse est suspendue depuis le 4 avril 2018, Carthage Cement. L’affaire avait commencé le 14 mars, lorsqu’un ouvrier de la société sous-traitante danoise NLS (filiale de Flsmidth Cement qui est l’entreprise qui a la charge de la production de Carthage Cement), s’absente de son poste de travail et, répondant à un questionnaire, affirme que c’est le syndicat qui l’a autorisé à s’absenter.

Sanctionnés et refusant la mesure disciplinaire, les membres du syndicat montent au créneau et prennent en otage l’outil de production, dont ils interdisent l’accès au reste des travailleurs. A la dizaine de squatteurs syndicalistes mécontents, s’ajoutent leurs fans, leurs amis et leurs familles, pour se constituer en groupe qui se prend en photos aux cris de «le syndicat et la plus grande force du pays».

Par mesure de sécurité, la société a arrêté le four et fait sortir son personnel. Les syndicalistes y sont restés sur plus pendant 3 semaines sans quitter. Ils refusent les sanctions. La société exige de traduire en justice les criminels et engage des poursuites judiciaires contre une dizaine de squatteurs. Des bagarres éclatent entre personnels squatteurs de l’usine et ouvriers voulant reprendre le travail. La tension monte et va jusqu’à asperger un directeur d’essence et des violences physiques contre une directrice RH. La violence touche même un directeur danois qui se verra poser une dizaine de points de suture et qui pourrait transformer l’agression en incident diplomatique.

…. le soutien de l’UGTT se transforme en agressions physiques

Appuyés par l’UGTT, ils refusent de quitter l’usine, forts du soutien du syndicat. Le 12 avril 2018, en effet, un communiqué de la centrale syndicale (BE élargi de l’UR de Ben Arous), met les autorités en garde contre toute tentative de lever le squat et invoque, en guise de prétexte, «notre total refus de vendre Carthage Cement et toutes les entreprises publiques».

Le lendemain, 13 avril, ce sont le reste des ouvriers qui publient un communiqué où ils dénoncent la réunion du BE de l’UGTT Ben Arous qui «met en danger leurs emplois et les sources de revenus de 1.300 personnes, consacre la politique de l’impunité et implique Carthage Cement dans un différend qui n’est pas le sien» disaient les dizaines d’ouvriers signataires qui se sentaient floués par le syndicat. Les non «grévistes» iront plus tard manifester, avec des mots durs, contre le SG de l’UGTT l’accusant de soutenir des gens qui font barrage à la liberté du travail.

  • Le laxisme du Gouverneur et du gouvernement pourrissent l’affaire

Les autorités tunisiennes, manifestement en accord avec l’UGTT qui pose ses conditions sur qui pourrait être sorti de l’usine et qui ne le doit pas, ne se décident à intervenir que le 14 avril. La Garde nationale fait alors évacuer tout le monde, sauf le 1er responsable du noyau dur syndical dans cette affaire qui serait un cadre syndicaliste. Le travail reprend, mais ce n’est que pour quelques heures. Voyant que l’UGTT ne le soutient plus, ledit responsable syndical fait appel à quelques sbires de la région. Ils interdisent depuis hier tout accès à l’usine et toute reprise du travail de Carthage Cement.

On notera ici le laxisme du Gouverneur de la région qui disait chaque fois aux responsables de l’usine, attendre les directives de sa hiérarchie et une prétendue autorisation juridique, nominative des personnes à évacuer de l’usine qui est, jusqu’à notre mise en ligne, en arrêt car les Danois de Flsmidth refusent ce qu’ils appellent le «risque opérationnel». Un risque qui demeurait vivace, ce dimanche 15 avril 2018 et qui risque de s’aggraver demain lundi, lorsque les ouvriers tenteront de reprendre le travail face au syndicaliste et ses sbires.

On notera aussi que tout ce qui s’est passé et se passe à Carthage Cement, est loin d’être une grève, mais une affaire politico-économique et le pendant social d’un différend politique entre UGTT et gouvernement autour de la question des entreprises publiques dont Noureddine Taboubi fait le cheval de bataille contre Youssef Chahed. Une bataille qui coûte 800.000 DT de chiffre d’affaires en moins par jour pour Carthage Cement. Qui paiera ces dégâts causés tant à l’Etat qu’aux épargnants qui croyaient en l’avenir d’une entreprise cotée en bourse ? Sûrement pas le syndicaliste. Il jouit de l’immunité syndicale, une nouveauté de ladite révolution !

Khaled Boumiza

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Plusieurs ouvriers à Carthage Cement se sont rassemblés, mardi après-midi, devant l’usine pour protester contre l’arrêt de la production depuis environ 25 jours.

Les protestataires ont affirmé qu’un différend entre NLS (société sous-traitante de l’exploitation de l’usine de ciment) et son personnel est à l’origine de l’arrêt de la production du clinker et d’une suspension partielle de l’activité.

Ils appellent les autorités de tutelle à intervenir pour leur permettre de rependre le travail loin des différends entre l’administration et le personnel de la société sous-traitante, surtout qu’ils sont les premiers qui ont été endommagés à cause du non versement des salaires.

Le gouverneur de Ben Arous Abdellatif Missaoui a souligné que plusieurs réunions de conciliation avaient été organisées au siège du gouvernorat entre NLS et les représentants syndicaux sans aboutir à un accord face au maintien de chaque partie de sa position.

Il a rappelé que le différend entre les deux parties est d’ordre social après que NSL a décidé de limoger 10 ouvriers et de traduire 20 autres devant le conseil de discipline, une mesure rejetée par le syndicat de base.

Le 4 avril 2018, la Direction générale de la société NLS a lancé un préavis de lock-out de deux mois. A cet effet, l’usine de la cimenterie restera fermée pendant 60 jours et les employés ne seront pas rémunérés.

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La société cotée en bourse et proposée à la vente, Carthage Cement, indique dans un communiqué rendu public ce mardi 3 avril 2018 qu’un incident est survenu entre NLS, la société sous-traitante de l’exploitation de l’usine de ciment et son personnel, lequel a provoqué l’arrêt de la production du clinker, ce qui a été à l’origine de l’arrêt partiel de l’activité du secteur (marché local). Le restant de l’activité, soit la production et la commercialisation du béton, la production et la commercialisation des agrégats ainsi que l’exportation du clinker, se déroulent normalement. Une réunion de conciliation entre NLS et les représentants syndicaux se tient actuellement au siège du Gouvernorat. “La société tiendra le public au courant de toute évolution de la situation», lit-on.

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Nous apprenons, ce jeudi 15 mars 2018, que le Conseil du marché financier a suspendu la cotation de la société Carthage Cement, cotée sur la Bourse de Tunis. Proposée à la vente par la Holding Al Karama, l’entreprise ferait l’objet de spéculation sur la cote. La suspension serait expliquée par le souci du CMF de protéger les actionnaires, en attendant la publication, officielle par Al Karama, d’informations sur l’issue de son appel à manifestation d’intérêts.

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L’appel à manifestation d’intérêt lancé par Al Karama Holding, pour la cession d’un bloc d’actions représentant 50,52% du capital social de la société Carthage Cement, est arrivé à terme depuis vendredi 9 mars 2018. La liste complète des entreprises étrangères intéressées par le rachat de la majorité du plus grand cimentier tunisien devrait être connue ce vendredi 16 février 2018. Nous croyons pourtant savoir, de sources recoupées, que la Holding étatique tunisienne a reçu quelque 6 offres manifestations d’intérêts, dont la dernière serait parvenue hier.  On y trouve, selon nos informations, des Autrichiens, des Russes, les Italiens, deux Espagnols, un Maltais et surtout un Marocain.

On notera surtout que les offres reçues jusque-là ne contiendraient aucune du cimentier allemand Heidelberg. On sait cependant que les principaux techniciens du cimentier allemand et qui ont une profonde connaissance de Carthage Cement ont été depuis un certain temps recrutés par le cimentier marocain Cimat, ce qui aurait encouragé le marocain à s’intéresser, vivement, à la reprise de Carthage Cement (CC). Le cimentier marocain est aussi un des plus importants clients du cimentier tunisien en Clinker, pour leurs usines de ciment en Afrique. Des achats marocains, qui représenteraient presque 50 % de la capacité annuelle de CC avec deux premiers contrats de 350 mille tonnes chacun et des discussions pour un 3ème.  Des achats qui auraient beaucoup contribué à maintenir le prix à un bon niveau et à améliorer la trésorerie de Carthage Cement, qui se permet même d’exiger un paiement Cash et de ne plus faire ainsi des ristournes financières. Une situation qui pourrait, selon les connaisseurs, amener CC à terminer l’exercice 2018 avec un bon bénéfice.

On remarquera aussi que les Français de Lafarge se sont absentés de cette opération de vente de Carthage Cement. Les connaisseurs rappellent que le cimentier français est déjà présent en Algérie et reste focalisé sur les problèmes de sa fusion avec le cimentier suisse Holcimn et qui commencent à se dissiper en 2017 et les accusations qui lui sont lancées pour avoir travaillé avec l’Etat islamique en Syrie.

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Contrairement à ce que rapporte le site français «Africaintelligence», il n’y avait pas eu qu’un seul retrait du cahier des charges pour la manifestation d’intérêt à l’acquisition de la majorité des actions du cimentier tunisien «Carthage Cement », mais 14 et ce n’est pas fini.  Selon le site français qui croit qu’El Karama Holding «peine à se défaire de son principal actif» qu’est le cimentier tunisien, «un seul groupe s’est porté candidat à la reprise du second cimentier du pays : l’allemand HeidelbergCement Group, qui s’est manifesté dès 2017». Contacté par Africanmanager, le DG d’Al Karam, Adel Grar, réaffirme, car il l’avait déjà annoncé lors d’un dernier point de presse, que «il y a eu jusqu’à ce jour 14 retraits du cahier des charges et que la prolongation et non le renvoi de la limite des dépôts des manifestations d’intérêt au 9 mars faisait suite à la demande de plusieurs autres cimentiers étrangers». Grar affirme aussi être plus que sûr, après les contacts pris lors du roadshow organisé par les Cabinets ECC Mazars, IEG et Mrabet Avocats, qu’il y aura dépôt d’au moins cinq gros cimentiers internationaux, dont Heidelberg qui avait été l’un des derniers à retirer le cahier des charges

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La Société Carthage Cement a conclu, récemment, un contrat pour exporter, au cours du premier semestre 2018, 350 mille tonnes de clinker, vers un marché africain”, a annoncé Brahim Sanaa, directeur général de la Société, lors de la communication financière organisée mardi au siège de la Bourse de Tunis. Il a ajouté que le premier cargo chargé de 38 mille tonnes de clinker a quitté la Tunisie, le 1er février, alors que les départs du deuxième et troisième cargos sont prévus pour le 10 et le 25 février 2018.

Le premier responsable de Carthage Cement, qui présentait l’état financier de la société, a indiqué que bien qu’elle ait doublé ses capacités de production, la société souffre toujours d’un problème de commercialisation de ces produits, en raison d’une stagnation de la consommation sur le marché local et de la chute des exportations.

“Nous nous sommes privés de nos deux principaux marchés: la Libye et l’Algérie “, a-t-il dit, rappelant que l’exportation de ciment vers l’Algérie a chuté de 1,8 million de tonnes en 2015 à seulement 100 mille tonnes en 2017.
Ceci a eu un impact sur le chiffre d’affaires global de la société, lequel a baissé de 12% pour s’établir à 172,9 MD contre 196,1 MD, une année auparavant. Ce repli est dû à la régression des revenus de 2% sur le marché local à 125,2 MD et à la chute de 80% des exportations à 4,44 MD.

“Le volume d’endettement de la société auprès des établissements financiers s’élève à 513 MD, à fin 2017”, a encore indiqué le responsable, sans néanmoins perdre son optimisme quant à une reprise très prochaine, “surtout avec la conquête de nouveaux marchés africains”.

Sanaa a indiqué, sur un autre plan, que la société se penche actuellement sur l’installation d’une nouvelle unité de fardelisation, qui assurera l’emballage du ciment par l’emploi de palettes, ce qui facilitera l’exportation de cette matière.
“Quatre autres projets sont actuellement en instance, en attendant le financement, dont la construction d’une grande usine de sacherie, et le lancement de production de béton coloré”, a-t-il ajouté.

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La société Al Karama Holding vient de proroger de trois semaines le dernier délai de dépôt des dossiers de manifestations d’intérêt lancé dans le cadre de l’opération de cession d’un bloc d’actions représentant 50,52% du capital social de la société Carthage Cement. Le nouveau délai de dépôt des dossiers est fixé au vendredi 09 mars 2018 à 17H au lieu du vendredi 16 février 2018 à 17H.

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Un nouveau pas important vient d’être franchi par la société. Le premier cargo acheminant le clinker du cimentier devrait quitter la Tunisie ce vendredi soir vers l’Afrique subsaharienne.
Cette opération s’inscrit dans le cadre du marché décroché par la compagnie en décembre dernier pour l’exportation de 350.000 tonnes de clinker vers l’Afrique subsaharienne pour l’exercice 2018. Carthage Cement va ainsi pénétrer pour la première fois le marché de cette région qui représentera un point de départ pour un développement des exportations, surtout après la chute vertigineuse en 2017 des exportations tunisiennes du ciment vers l’Algérie estimée à -79%.
Par conséquent, le chiffre d’affaires Export du cimentier a chuté de 80% en 2017 sur un an pour se situer à 4,4 millions de dinars seulement. Il est à rappeler que la société tiendra une communication financière mardi 06 février qui sera animée par son Directeur Général et son Président du Conseil d’administration et portera notamment sur les réalisations de l’exercice 2017 et les perspectives de l’année en cours.

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Nous croyons savoir, de sources proches du dossier de la vente des participations de l’Etat tunisien dans le capital de Carthage Cement, que les cinq gros cimentiers étrangers déjà présents en Tunisie ont déjà retiré les dossiers de pré-qualification. Plus intéressant encore, si l’on considère que les cimentiers déjà installés en Tunisie pourraient être surtout intéressés par l’accès à des informations plus détaillées sur leur concurrent, les deux plus grands cimentiers internationaux ont aussi retiré les dossiers. En effet, selon nos informations, Lafarge et Heidelberg Cément lorgneraient sérieusement Carthage Cement.

On rappelle que L’Etat tunisien et Bina Corp S.A, actionnaires majoritaires de la société Carthage Cement S.A, ont décidé de procéder à la cession d’un bloc d’actions représentant 50,52% du capital social de Carthage Cement, par voie d’Appel d’Offres International, à un investisseur stratégique et /ou financier qui aura la capacité de gérer et de développer le Société. On rappelle aussi que le Consortium ECC Mazars / IEG Tunisia – Corporate Advisory / Cabinet Mrabet Avocats avait déjà été retenu par Al Karama Holding comme conseiller exclusif pour l’assister dans la réalisation de l’opération de cession.

Carthage Cement est une société anonyme cotée sur la bourse des valeurs mobilières de Tunis, spécialisée dans la production du ciment, d’agrégats et de béton. La cimenterie, équipée par le leader mondial des constructeurs de cimenteries, est située à une trentaine de kilomètres au sud-est de Tunis, au pied de Djebel Ressas. La société exploite une carrière en propriété juxtaposée à l’usine pour s’approvisionner en matière première. Le processus de cession comprend une phase de pré-qualification des candidats suivie d’une phase d’offres financières ouverte à tous les candidats pré-qualifiés.

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L’Etat tunisien et Bina Corp S.A (les « Cédants »), actionnaires majoritaires de la société Carthage Cement S.A ont décidé de procéder à la cession d’un bloc d’actions représentant 50,52% du capital social de Carthage Cement S.A (les « Participations ») et ont, le 15 décembre 2017, publié l’Appel à manifestation d’intérêt International à la recherche d’un investisseur stratégique et /ou financier qui aura la capacité de gérer et de développer le Société. Le Consortium ECC Mazars / IEG Tunisia – Corporate Advisory / Cabinet Mrabet Avocats a été retenu par Al Karama Holding comme conseiller exclusif pour l’assister dans la réalisation de l’opération de cession.
Carthage Cement, société anonyme cotée sur la bourse des valeurs mobilières de Tunis, est spécialisée dans la production du ciment, d’agrégats et de béton. La cimenterie, équipée par le leader mondial des constructeurs de cimenteries, est située à une trentaine de kilomètres au sud-est de Tunis, au pied de Djebel Ressas, un affleurement de calcaire de la période jurassique. La société exploite une carrière en propriété juxtaposée à l’usine pour s’approvisionner en matière première. Une présentation plus détaillée de la société est disponible dans le dossier de pré-qualification.
Le processus de cession comprend une phase de pré-qualification des candidats suivie d’une phase d’offres financières ouverte à tous les candidats pré-qualifiés.

Les investisseurs intéressés sont invités à retirer, depuis le mardi 19 décembre 2017 à 10h00 au siège de Al Karama Holding, sis à la Rue du Lac d’Annecy, passage du Lac Malawi – Les Berges du Lac, Tunis, un dossier de pré-qualification, relatif à la Société, qui définit le processus et les critères de pré-qualification.
Le retrait est conditionné par la signature, par un représentant légal du candidat, d’un engagement de confidentialité téléchargeable sur le site de Al Karama Holding et par le paiement d’un montant non restituable de quatre mille cinq cent dinars tunisiens (4 500 DT) payable en espèces, par virement bancaire ou par chèque certifié libellé au nom de la société Al Karama Holding.
L’investisseur de nationalité Tunisienne ou Etrangère désirant participer à ce processus devra être (i) une personne morale ou (ii) un consortium dirigé par un chef de file qui devra être une personne morale. Al Karama Holding se réserve le droit, à tout moment du processus, de ne pas retenir un ou plusieurs investisseurs pour participer au processus de cession, en cas de non-respect par le/les Investisseur(s) intéressé(s) des dispositions du dossier de pré-qualification, de la règlementation en vigueur ou des règles d’ordre public.

Les investisseurs intéressés devront faire parvenir leurs dossiers de Manifestation d’Intérêt directement par porteur contre décharge ou par courrier express (le cachet du bureau d’ordre ou celui de la poste faisant foi) et ce au plus tard le Vendredi 16 février 2018 à 17h à Al Karama. Les candidats pré-qualifiés seront notifiés au plus tard le 2 mars 2018 et pourront alors retirer un dossier d’appel d’offres composé du règlement de l’appel d’offres, d’un mémorandum d’information et (iii) de projets d’actes de cession. Les Candidats pré-qualifiés auront accès à une Data Room pour effectuer les travaux de Due Diligence. Ils pourront visiter les locaux de la société, rencontrer son management, poser leurs questions par écrit et proposer des amendements aux projets d’actes de cession selon un calendrier et des modalités définies dans le dossier d’Appel d’Offres.

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L’Etat vient de lancer, via Al Karama Holding, l’opération de cession de 50,24 % de la société Carthage Cement. Or, à lui seul, l’Etat tunisien, qui ne possède que  41,6 %, sera minoritaire sans Lazhar Sta, qui possède golden-share ou la part en or qui permettrait de faire une vente capable d’attirer les gros investisseurs en quête normalement d’une majorité de contrôle de la société à acquérir. C’est ainsi, comme nous le rapportions depuis mars dernier,  que Sta a décidé de s’allier à l’Etat, tout en gardant le reste de ses parts dans Carthage Cement après la vente.

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La société Carthage Cement a annoncé qu’elle a réussi à décrocher un marché pour l’exportation de 350 000 tonnes de Clinker vers l’Afrique subsaharienne pour l’exercice 2018.

Dans un communiqué publié mardi 12 décembre 2017, la société a tenu à préciser que cette opération permettra à Carthage Cement de pénétrer pour la première fois le marché africain subsaharien, et représentera un point de départ pour le développement de ses exportations.

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Le 14 avril 2010, une assemblée générale extraordinaire de la société «Carthage Cement » décidait l’ouverture du capital de la société et l’introduction de ses titres sur le marché alternatif de la cote de la bourse des valeurs mobilières de Tunis. L’introduction était une première dans les annales de la bourse de Tunis, dans la mesure où elle n’était même pas alors entrée en production. Mais cette introduction intervenait aussi moins d’une année avant un changement de régime politique qui allait réinventer la confiscation et mettre l’entreprise entre les mains d’un nouvel Etat qui ne savait presque pas quoi en faire.

  • Un début jalonné de difficultés exogènes

Depuis, la société Carthage Cement connaît des difficultés de tous genres et surtout de trésorerie qui, comme l’expliquent ses Commissaires aux comptes, «sont dues à un cumul d’éléments dont le retard dans l’entrée en production de la cimenterie qui a fait que la société commence le règlement des échéances en principal des crédits d’investissement avant l’entrée en production de la cimenterie. Mais aussi, un surcoût enregistré par rapport au coût de l’investissement initial prévu pour la cimenterie ayant entraîné le recours à des crédits supplémentaires à court terme ainsi que des concours bancaires pour boucler le schéma de financement». Cela, sans oublier la conjoncture économique difficile qu’a connue la Tunisie au cours des sept dernières années qui ont surtout engendré une surcapacité de production de ciment en Tunisie et entraîné une baisse significative des prix de vente sur le marché local. L’impact de la conjoncture régionale, notamment en Libye, a aussi engendré une significative baisse des exports de Carthage Cement, surtout en 2016.

Au final, ce sont des pertes cumulées enregistrées par «Carthage Cement» de 184,8 millions de DT au 31 décembre 2016, dont la perte de l’exercice 2016 s’élevant à 46 millions de DT. «La société affiche aussi un besoin de fonds de roulement significatif vu que les passifs courants excèdent largement les actifs courants de la société », affirment ses commissaires aux comptes.

Ces derniers assurent que «courant 2015, la société a déjà procédé à la restructuration de ses emprunts bancaires. Toutefois, étant donné que les difficultés d’exploitation et de trésorerie se sont poursuives en 2016 et 2017, la société n’a pas pu honorer la totalité de ses engagements. Pour faire face à cette situation difficile, la société a engagé, courant 2017, de nouvelles discussions avec le pool bancaire pour conclure un nouvel accord de rééchelonnement des dettes bancaires. Par ailleurs, la société a aussi engagé des discussions avec le principal actionnaire (l’Etat) afin de soutenir financièrement la société en attendant l’amélioration des conditions de marché. En parallèle, le mangement a engagé des réflexions pour promouvoir les ventes à l’export ».

  • Et pourtant, «elle reste une bonne affaire »

Et le rapport des mêmes sources de constater que «à la date de la publication de ces états financiers pour l’exercice 2016, Carthage Cement n’a pas encore obtenu l’approbation formelle de la demande de restructuration des emprunts bancaires».

A tout cela, il faudra ajouter les différentes taxations d’office à laquelle est soumise, depuis sa confiscation par l’Etat tunisien, Carthage Cement. «Des accords sont en cours, selon ses Commissaires aux comptes, avec l’administration fiscale et la Caisse de sécurité sociale pour le rééchelonnement des dettes de la société. Compte tenu de ces indices positifs notés, le management estime que la société serait en mesure d’honorer ses engagements après leur restructuration », tempèrent les Commissaires aux comptes.

C’est tout cela, la «Carthage Cement» qui est enfin proposée à la vente par Al Karama Holding. Le président de la Bourse de Tunis affirme pourtant que «c’est une bonne affaire». En effet, interrogé par Africanmanager sur cette prochaine cession, Mourad Ben Chaabane souligne qu’elle est «en cours de préparation» et que «les responsables [Ndlr : Al Karama Holding] nous ont promis un cahier des charges autour du 15 novembre 2017 et j’espère qu’il attirera quelques multinationales ». Ben Chaabane précise ensuite que «cette société doit en effet être vendue et même recapitalisée. L’investisseur qui va l’acheter devra y injecter au moins 200 millions de dinars pour la remettre sur pieds et c’est faisable vu les atouts dont elle dispose (outils de production, carrière, qualité de produits, capacité de production…)».

Et lorsqu’on lui pose la question, surtout qu’il en a été l’introducteur sur le marché alternatif de la bourse de Tunis, si Carthage Cement est une bonne affaire, il répond que «cela dépend de quel côté on se place. La société est dans une situation tellement difficile que l’Etat a intérêt à la céder même en faisant une concession sur le prix de vente : la société, avec un excellent outil de production et possédant sa propre carrière n’arrive pas à exporter malgré une excellente qualité de produit. J’espère que le futur acquéreur sera une multinationale du secteur, qui lui trouvera l’opportunité de l’export».

Et lorsqu’on lui rappelle que «Carthage Cement» est déficitaire, il minimalise et rectifie. «Ce n’est pas grave. Aujourd’hui, elle est seulement en déficit d’image. Bien avant elle, la banque du Sud était déficitaire. Aujourd’hui, Attijari Bank paye 45 milliard d’impôt à l’Etat. L’exemple de l’UIB aussi, privatisée, c’est désormais une banque qui gagne de l’argent, qui paye de l’impôt et qui recrute. La STAR aussi !», dit-il à Africanmanager.

  • «Je conseillerai mes clients de garder leurs actions», dit Mourad Ben Chaabane

Mac SA qu’il gère, étant un intermédiaire en bourse et même le 1er de la classe, on va plus loin et on lui demande si les épargnants locaux vont suivre l’Etat dans la vente. A cela, il n’hésite point pour dire que «personnellement je conseillerai mes clients de ne pas vendre et de garder leurs actions». Il est vrai que l’intermédiaire qu’il est, parle aussi à partir d’un historique. «Je me souviens que l’action de la Banque de Sud était à 3 DT, regardez où elle est actuellement. Regardez aussi l’action du Magasin Général : Si mes souvenirs sont bons, elle était à seulement 6 DT et est à 100 maintenant. Pour Carthage Cement, cela dépendra beaucoup du choix de l’éventuel acquéreur. Si c’est une multinationale, elle sera capable de redresser la situation. Je tiens personnellement au fait de la céder à un partenaire technique de premier ordre, exiger de lui un programme de développement et surtout ne pas l’autoriser à s’adresser aux banques de la place pour l’apport d’argent

 

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Carthage Cement, qui fait partie des boîtes que contrôlaient le frère de l’épouse de Ben Ali, ne va pas bien du tout, et le mot est faible. En effet ses résultats financiers intermédiaires, bouclés au 30 juin 2017 et qui viennent d’être publiés, font état de pertes semestrielles multipliées par 3 en comparaison avec les chiffres de l’an dernier à la même période.

Le déficit de la société a déjà presque atteint les 2/3 de la totalité de l’année 2016 (64,32%). De 8,69 millions de dinars (MD) fin juin 2016 on est passé à 27,99 MD fin juin cette année. A la fin de 2016, le trou était de 45,99 MD.

S’agissant des capitaux propres, ils affichent +79 MD au 1er semestre 2016, en y greffant la perte de la période.

Par ailleurs Carthage Cement a fait l’objet de plusieurs contrôles fiscaux, lui valant un passif d’une vingtaine de millions de dinars à verser à l’Etat…

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Le chiffre d’affaires total de la société au 31 mars 2014 s’est élevé à 41.945 MDT HTVA

Suite à notre information exclusive, relative à la conclusion d’un accord d’une valeur d’un Milliard de Dinars, entre la société Carthage Cement et un opérateur ivoirien, la société nous a contactés pour confirmer l’information, et pour dire, de manière diplomatique, qu’elle «n’est pas totalement fausse». La source officielle à Carthage Cement qui nous a contactés ne remet en cause en rien le contenu de notre information et le montant de la transaction qui est l’équivalent en devises d’un Milliard DT. Elle précise seulement qu’il s’agit pour l’instant d’un contrat cadre, mais que les détails financiers, de quantité et de prix définitif qui restera lié aux fluctuations de change de la devise exprimée qui est le dollar américain, sont encore en négociation avec l’opérateur ivoirien. Ce dernier, dont l’identité est encore maintenu secrète, serait un important groupe de Trading en Côte d’Ivoire et qui achètera du Ciment et du Clinker chez Carthage Cement.

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Nous croyons savoir, d’une source proche de l’affaire, que la société Carthage Cement aurait décroché un grand contrat d’export avec une société ivoirienne, une affaire qui s’élèverait à un milliard de dinars sur six ans.

Le Directeur Général de Carthage Cement, Mr. Ibrahim Sanaa, serait actuellement au Luxembourg avec son équipe afin de finaliser la signature du contrat en question. Nous y reviendrons avec plus de détails.

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Alors que des informations circulent de nouveau sur une possible vente, par l’Etat tunisien, de ses parts dans la société Carthage Cement, l’entreprise publie ce vendredi ses indicateurs pour les 9 mois de l’exercice 2016, des indicateurs plutôt positifs. En effet, au 30 Septembre 2016, le chiffre d’affaire de Carthage Cement affiche une croissance de 17% par rapport à la même période de l’année précédente. En effet, les revenus sont passés de 127,497 MDT contre 149,045 MDT par rapport à la même période de 2015.

Pour l’activité Ciment, au 30 septembre 2016, la production du ciment a enregistré une évolution positive de 16% par rapport à la même période de l’année précédente. Le chiffre d’affaires sur le marché local a atteint 95,123 MDT, contre 78,493 MDT en 2015, soit une progression de 21%. Cette croissance a permis à Carthage Cement de relever sa part de marché sur le marché local à 19 % en 2016 (co-leader avec un confrère) contre 15,47% en 2015, enregistrant ainsi la plus forte croissance de part de marché (3,5 points) dans un secteur qui a régressé de -3.3 % entre 2016 et 2015.

Le chiffre d’affaires Export a atteint 18,765 MDT au 30 septembre 2016 contre 19,081 MDT en 2015 soit une régression de-2% due à la très forte baisse de la demande du marché algérien. Carthage Cement occupe la deuxième place en part de marché Export dans un secteur qui a régressé de -23,24% entre 2016 et 2015.

Pour l’activité Agrégats, au terme du troisième trimestre 2016, la production a augmenté de 8% par rapport à la même période de l’année précédente et le chiffre d’affaires a évolué de 23% passant de 4,679 MDT à 5,944 MDT.

Dans l’activité Ready Mix, le chiffre d’affaires a régressé de -9% par rapport à la même période de l’exercice précédent ; c’est du aux périodes creuses de l’Aïd El Fitr au mois de Juillet et l’Aïd El Idha au mois de Septembre, ainsi que la baisse considérable du secteur immobilier tout au long de 2016. Les Investissements : Les investissements ont atteint au 30 septembre 2016 15,077 MDT, en progression de 43% par rapport à la même période en 2015. L’Endettement de la société de situe au 30 septembre 2016 à 502 MDT, soit une amélioration de 4% par rapport à 2015.

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La société Carthage Cement va un peu mieux, à en croire les états financiers intermédiaires, clôturés au 30 juin 2016. Le bilan semestriel fait état d’un résultat net de la période déficitaire de 8,686 millions de dinars (MD), alors que l’an dernier au premier semestre, la société avait enregistré une perte nette de 25,687 MD.

Les revenus semestriels du cimentier sont en hausse, 109,7 MD contre 90,6 MD en 2015, soit une évolution de 21%.

Par contre c’est pas brillant au niveau des charges d’exploitation, qui se sont établies à 113,3 MD au terme des six premiers mois de 2016, contre 101 MD à fin juin de l’an dernier. C’est une hausse de 12,2% sur ce poste de dépense qui impacte directement le résultat de la société.

Le résultat d’exploitation semestriel affiche un excédent de 6,9 MD contre un trou de 3,9 MD à fin juin 2015.

A signaler que Carthage Cement a eu une bonne surprise cette année : Une économie de 8,229 MD du fait du renoncement des constructeurs de la cimenterie (groupement FLSMIDTH, EKON et PROKON) à une partie de leurs prêts…

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