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Le guichet unique réservé aux formalités de voyage des pèlerins du gouvernorat de Tunis vers les lieux saints a ouvert, lundi, à la mosquée Malek Ibn Anas à Carthage.
Ce guichet qui restera ouvert jusqu’au 10 août prochain vise à rapprocher les prestations des futurs pèlerins qui pourront, ainsi, effectuer toutes les formalités nécessaires au voyage vers les Lieux saints.
Outre les pèlerins du gouvernorat de Tunis, ce guichet accueillera, aussi, les pèlerins des différents gouvernorats qui n’ont pas pu parachever les formalités de voyage à temps, indique le ministère des Affaires religieuses.
Les ministres des Affaires religieuses, Ahmed Adhoum, et le ministre du Transport, Anis Guedira, ont inspecté les conditions de travail et suivi de près l’accueil réservé aux pèlerins, réaffirmant leur détermination de toutes les parties intervenantes à oeuvrer en vue de développer davantage les prestations fournies aux pèlerins.

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Il avait fait ses premières armes dans le secteur de la verrerie, à Naassan. Khaled Azaiez avait ensuite pris son courage à deux mains pour se lancer, avec succès et l’aide d’un ami et de professionnels, dont des Sicars et des banques de la place qui ont cru en lui, dans l’aventure du verre soufflé.

Après quelques années de galère et de dur labeur, les créations de la Verrerie de Carthage située à Soliman n’ont rien à envier à celles des fameux ateliers de Murano à Venise en Italie. Il faudrait le voir pour le croire et tenir entre ses mains une des créations de ses souffleurs, qui ornent désormais les tables de certains des grands palais de Tunisie.

Autre spécificité de cette entreprise, où le feu torride des fours à plusieurs centaines de degrés est l’environnement «normal» de travail, c’est la présence de femmes souffleurs et créatrices de véritables œuvres d’art en verre soufflé.

Désormais forte de son succès commercial, boosté il est vrai par les «Couscous du vendredi» qu’offre chaque semaine Khaled Azaiez et son équipe aux visiteurs de l’atelier de la Verrerie de Carthage, cette dernière ouvrira très prochainement un «Akam’s Store» à Carthage Byrsa. Didon (nom du premier des sept fours de fusion, en activité depuis trois ans) y présentera les principales créations de ses souffleurs, hommes et femmes, aux Tunisiens et aux expatriés résidants à la banlieue nord.

Ce 1er point de vente aura essentiellement été possible grâce au financement de Mac S.A. de Mourad Ben Chaabane (Nouveau Président de la Bourse de Tunis), mais aussi grâce au soutien d’un autre grand investisseur Badreddine Ouali (par ailleurs fondateur & PDG du groupe Vermeg, Président de Réseau Entreprendre Tunisie & Président de la Fondation Tunisie pour le développement) qui a investi à titre personnel. Forte de la qualité de ses bailleurs de fonds qui ont démontré leur confiance en les jeunes entrepreneurs innovants, la Verrerie de Carthage voit désormais l’avenir autrement et planifie, avec sérénité, le démarrage de l’unité de verre soufflé semi-automatique à l’atelier Eco-Park de la technopole de Borj Cedria.

 

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Les Carthaginois sont à l’honneur ce jeudi 1er juin 2017 à 20H50 (19H50 heure locale) sur France 5, dans la série télévisée “Ils ont changé le monde”. Le documentaire, intitulé “Carthage des richesses”, décortique les mécanismes de leur domination en Méditerranée durant près de mille ans et à quel point ils ont laissé leur empreinte dans l’Histoire grâce à leur brillante civilisation. L’émission revisite leur contribution à l’essor du monde et va nettement au-delà des poncifs de grands commerçants-navigateurs.

Le documentaire met en relief d’autres aspects plus méconnus par le grand public : Les avancées, découvertes, conquêtes et ingéniosité des Carthaginois. Leurs inventions telles que les bateaux qui affrontaient les mers, imités par les Romains, ou leur alphabet basé sur les sons seront épluchés. Il sera également question des grandes villes qu’ils ont édifiées, comme Grenade, Cadix, Malaga, en Espagne, Palerme en Sicile et Cagliari en Sardaigne, en Italie. Enfin gros plan sur le célèbre Hannibal, qui a donné du fil à retordre au puissant empire romain pendant plus de dix ans…

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Le Conseil de sécurité nationale a approuvé, mercredi 15 mars 2017, au Palais de Carthage, deux propositions relatives aux poursuites judiciaires dans les crimes de consommation de drogue, rapporte la TAP.
Le Conseil s’est réuni avec sa nouvelle composition désignée par décret gouvernemental de janvier 2017, en présence du président de la République Béji Caid Essebsi.
La première proposition porte sur la révision immédiate des critères de grâce pour les consommateurs débutants, en direction de la suppression de la peine d’un mois de prison. Une proposition à mettre en application à l’occasion de la fête de l’indépendance, le 20 mars courant.
La commission de grâce n’attendra plus les grandes occasions pour se réunir. Elle se réunira désormais tous les mois, ont, également, convenu les membres du Conseil.
La deuxième proposition concerne la présentation d’un projet d’amendement partiel et exceptionnel de la loi n°52, en attendant de compléter la révision globale de cette loi et son adoption par l’Assemblée des représentants du peuple.
Le président de la République avait promis, lors d’un entretien accordé le 19 février dernier à une chaîne TV privée, qu’il convoquera une réunion du Conseil national de sécurité pour demander l’abandon les poursuites judiciaires à l’encontre des consommateurs de cannabis en attendant une solution juridique radicale à ce type d’affaires.
La situation sécuritaire locale, régionale et internationale ainsi que la stratégie nationale de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme ont été évoquées lors de la réunion du Conseil.

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Le président de la République, Béji Caïd Essebsi, a reçu, ce mardi 31 janvier 2017, au palais de Carthage, l’ancien secrétaire général de l’Union du Maghreb Arabe, Habib Ben Yahya, indique un communiqué de la présidence de la République.

Lors de cette réunion, les deux parties ont souligné le rôle important que joue la Tunisie dans l’impulsion des relations entre les pays du Maghreb à la lumière des défis économiques et sécuritaires auxquels fait face la région.

Il a été également question des opportunités d’affaires offertes par les institutions financières régionales et internationales pour lancer des projets de développement dans les pays du Maghreb arabe.

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Il y a quelques années, tout le monde, opposition planquée à l’extérieur et opposants couchés à l’intérieur, se plaignait de la mainmise du pouvoir en place sur l’information et la communication dans le pays. Une communication alors réglée comme du papier à musique autour du chef d’orchestre qu’était le conseiller à l’information de Carthage, Abdelwaheb Abdallah.

Les instructions étaient tellement fermes, de ne rien donner à la presse dont le Palais n’était pas auparavant au courant, sinon d’accord, que nous avions pu voir des ministres supplier des journalistes de ne pas publier certaines informations avant qu’ils n’en fassent état, eux-mêmes d’abord, au chef de l’Etat. Les dépêches de l’agence officielle d’information, toujours lues in extenso comme disait un ancien DG de Tunis 7, étaient plus sacro-saintes que le Coran.

L’ancien chef de l’Etat tunisien, Zine El Abidine Ben Ali et son équipe de communication, avaient d’ailleurs verrouillé la communication, dès les premières années du «Changement», lorsqu’un ancien secrétaire d’Etat aux télécommunications avait été «viré» pour avoir divulgué l’entrée en exercice du «Télétexte» à la télévision nationale, car l’annonce en devait être faite par le chef de l’Etat lui-même.

Ayant été nous-mêmes journalistes à l’ancienne TV7, les interviews des ministres pour les médias se décidaient à Carthage qui en contrôlait a posteriori le contenu, envoyé sur CD par motard présidentiel pour le cas de la télévision nationale.

Les communiqués de presse de certains ministres devaient d’abord avoir l’aval de Carthage avant d’être transmis à l’Agence de presse officielle, seule habilitée à en faire la diffusion. Dans le cas contraire, c’était à l’agence d’en faire le contrôle avec qui de droit. Les directeurs et les rédacteurs en chef étaient les seuls habilités à interviewer les ministres et l’attaché de presse officiel était le seul habilité à donner l’information, qu’il n’avait d’ailleurs pas puisqu’il devait la puiser sur l’unique ordre du ministre qui devait lui-même prendre ses instructions plus haut.

L’information était ainsi verrouillée dans une sorte de système de poupées russes. Et c’est ce système, dont pâtissait toute la presse, obligée de faire le funambule pour garder un minimum de crédibilité, qui avait abouti au contrôle total de la communication et des médias par l’ancien régime. Un contrôle qui avait, entre autres, isolé toute l’opposition, emprisonné toute l’opinion publique dans l’information officielle qui marginalisait tout ce qui ne sert pas sa propre cause et ses propres intérêts.

  • On l’attendait par devant, il est venu par derrière, disait Larayedh

Qui pouvait croire, après une «révolution» dont le seul bénéfice tangible était la liberté de la presse et la liberté de communication, que ce droit est remis par le chef du gouvernement de la première démocratie arabe, sinon l’unique comme il s’en vantait lui-même il y a quelques jours sur la BBC à Davos ?

Et pourtant. Le 16 janvier 2017, dans la 4ème circulaire interne de l’année, «la présidence du gouvernement invitait les fonctionnaires publics à s’abstenir de fournir aux médias des déclarations, de divulguer le secret professionnel ou de fournir des informations ou documents officiels sur des sujets en lien avec leur fonction ou l’établissement auquel ils appartiennent sans autorisation préalable de leur chef hiérarchique». Comble de l’ironie, la circulaire se gaussait certainement de dire que «cette décision a été prise afin de mieux organiser le travail des médias et des cellules de communication et d’optimiser l’accès des citoyens à l’information». Des mauvais démons semblent vouloir amener Youssef Chahed à user des mêmes moyens et subterfuges pour mieux contrôler une presse désormais libérée et parfois même débridée, mais pas encore aux ordres.

Dix jours plus tard, s’apercevant que cette circulaire interne avait déjà été fuitée, la Primature se permet le luxe de prendre les journalistes pour des … idiots, en affirmant dans un autre communiqué «son attachement au droit d’accès à l’information», précisant que «la circulaire ne doit en aucun cas compromettre la liberté d’opinion et d’expression». Or, sur quoi s’exprimer librement si l’information devient contrôlée ?

Le même second communiqué, se gausse ensuite de toute une profession restée hors-contrôle, en estimant que «la coordination entre les administrations publiques, qui constituent une source de l’information, a pour objectif de fournir une information exacte respectant à la fois l’éthique professionnelle du fonctionnaire public et du journaliste».

 Au chef du gouvernement, à qui on a fait signer ce texte d’une mauvaise et grossière communication, on aurait dû lui rétorquer que chacun fasse son métier et que le droit de réponse, «ce n’est pas fait pour les chiens». Et ne vous laissez pas méprendre Monsieur le Chef du gouvernement, révisez bien votre français, cette locution n’est pas une insulte.

On aurait pu aussi lui rappeler que celui à qui vous fermez la porte trouvera toujours une fenêtre pour s’y glisser. Le journaliste cherchera toujours l’information par tous les moyens, même s’il faut la puiser dans les poubelles de la Kasbah qui en regorgent, ou même l’acheter auprès de tous ceux qui ont déjà infiltré la Primature et Chahed, qui en connaît l’amer goût des «Ikrahet» (Traduction arabe du mot contrainte, utilisé pour la 1ère fois devant la presse par l’ancien chef de gouvernement Hammadi Jbali), en sait quelque chose !

  • «Vade retro Youssefa»

«Vade Retro» Youssef Chahed. Il vous suffit déjà que vous équipes choisissent, à leur guise, ceux à qui vous parlez sans répondre, et les médias chez qui vos ministres palabrent sans donner d’information et sans convaincre. Il vous suffit aussi que certains de vos ministres évitent ceux qui dérangent et fassent attendre des médias que vos équipes mettent sur liste noire. Il vous suffit enfin, que d’autres refusent, sans s’expliquer, de simples chiffres de la douane alors qu’ils devraient être publics.

 L’accès à l’information est un droit constitutionnel que vous ne pouvez pas pourfendre. Alors laissez aux journalistes le droit de chercher ce que vous cachez dans des communiqués laconiques qui ne servent à rien et ne servent pas, de surcroît, vos concitoyens. Laissez-les parlez de ce que vous estimez faux car il vous dévoile ou qu’il emmène vos pensées en dehors des dédales d’une politique devenue banale !

 En fait, derrière toute cette mauvaise gesticulation médiatique de l’équipe de communication de Youssef Chahed, il faut chercher une nouvelle tentative de contrôle et de mainmise sur des médias restés jusqu’ici à l’écoute de toutes les voix et à la recherche de tout ce que le gouvernement cacherait ou ne voudrait pas voire publier, en concrétisation du sacro-saint principe de la transparence dans la gestion des affaires publiques. Comme le disait l’autre ancien chef de gouvernement Ali Larayedh, lorsqu’il les attendait par devant et qu’ils lui sont venus par derrière, Chahed semble ainsi prendre le raccourci et contourner la liberté des médias en lui coupant l’herbe, celle de l’information, sous les pieds. Avec tout le respect pour la personne d’A. Abdallah, force est de dire que la circulaire du 16 janvier signe un retour de La Kasbah au système AA !

 

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Le président de la République, Béji Caied Essebsi, a reçu, ce lundi 23 janvier 2017, au palais de Carthage, le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui, indique un communiqué de la présidence de la République.

La réunion a porté sur les résultats de la participation de la Tunisie, fin de la semaine dernière au Caire, à la réunion des pays voisins de la Libye ainsi que les derniers préparatifs de la visite du chef de l’Etat en Italie, les 8 et 9 février prochain.

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Belhassen Trabelsi, beau-frère de l’ex président Ben Ali, a déclaré, lundi 9 janvier 2017, dans une interview accordée à la chaîne télévisée Attessiaâ TV (Skype) , que Ali Seriati, ancien directeur de la sécurité présidentielle avait poussé Ben Ali à quitter la Tunisie en l’informant que des milliers de protestataires souhaitent prendre d’assaut le palais présidentiel.

Il a, sous un autre angle, indiqué qu’il souhaite une intervention du chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi et du président de la République, Béji Caied Essebsi, pour annuler le décret-loi du 13 mars 2011 portant sur la confiscation.

Belhssan Trabelsi a considéré que sa famille a été victime de cette loi et que plusieurs membres ont été privés de foyers, d’argent et de travail.

Le gendre de l’ancien président a par ailleurs refusé de révéler l’endroit ou il vit actuellement. Il a refusé également de répondre aux questions sur un éventuel départ du Canada. “Ma situation est très spéciale et compliquée (…) Je ne peux donner aucune information sur mon statut actuel”, a-t-il dit.

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Le 21 décembre 2016, Béji Caïed Essebssi aura passé deux années jour pour jour à la tête de l’une des deux têtes de l’exécutif, la présidence de la République tunisienne. Le 31 décembre au soir, il profitait de l’allocution de souhaits pour la nouvelle année 2017 pour faire ce qu’on pourrait appeler son bilan. Il l’avouera lui-même dans ce bilan «doux-amer», la Tunisie n’aura «pas réussi à réaliser les résultats économiques attendus. Le chômage, la pauvreté et la marginalisation des régions intérieures demeurent».
C’est un fait, mais BCE préfère ne pas trop s’y attarder. «Nous avons aussi réalisé des choses importantes. En premier lieu, nous avons gagné une bataille contre le terrorisme, celle de Ben Guerdane grâce aux sacrifices des habitants de la région et le courage de nos forces de sécurité. A défaut, nous aurions maintenant un Emirat Salafiste à Ben Guerdane, sur nos terres», dit-il à juste titre, surtout en parlant de bataille et non de guerre.
Il mettra aussi dans «notre» crédit l’accord de Carthage et le GUN qui en est issu, sans oublier à son habitude d’écorcher les partis qui ne reconnaissent pas ce document, en les comparant à une pierre jetée dans la mer. Il mettra aussi dans la case des réussites, la tenue de «Tunisia 2020» et ses promesses de 34 Milliards DT, sans oublier d’écorcher cette fois la presse qui mettait en doute la réalisation de ces promesses, en annonçant que «la moitié [Ndlr : des 34 Milliards DT] sera réalisée (…) et ce n’est pas peu de chose». Attendons quand même de le voir, même si par cela, nous risquons d’être classés parmi «ceux qui hurlent en dehors de la meute», comme il n’a pas manqué de le dire !

⦁ La belle médaille et son revers moins reluisant !

BCE reste tout de même «optimiste, malgré les difficultés». Il en veut pour preuve «le retour à la production» et donne le secteur du phosphate en exemple. Il serait certainement le seul et les chiffres de l’INS sur l’indice de production le confirment. BCE donne aussi l’exemple du tourisme qui aurait repris, sans oublier de dire «et même en provenance d’Allemagne», comme s’il voulait répondre aux cassandres qui prédisent un reflux des touristes allemands en réponse à l’attentat de Berlin. Le chef de l’Etat se félicite enfin de l’aide divine apportée à la Tunisie, par des pluies dans toutes les régions. Dieu aurait-il, sans qu’on le sache, voté BCE ?

Toujours est-il que le bilan de ces deux années de présidence BCE, c’est aussi et d’abord un ancien candidat qui a trahi ses électeurs. Arrivé à Carthage par un «vote utile» sous l’enseigne du parti anti-Ennahdha et avant le «Pacte de Carthage», il débute son mandat par le «Pacte de Paris». Une rencontre avec le chef des Islamistes tunisiens qui marquera le début d’un règne à deux, alors que Nidaa devait être le parti gouvernant, comme il est d’usage dans les démocraties les plus anciennes.
Deux années à Carthage, c’est aussi deux gouvernements et une instabilité politique dont BCE était à l’origine, puisqu’il était le 1er à appeler à la démission du gouvernement Habib Essid. Une instabilité politique qui est certainement derrière le peu ou prou de résultats économiques et sociaux.
Deux années où BCE s’était senti à l’étroit dans ses habits d’un chef de l’Etat qui n’avait presque pas de prérogatives et qui n’avait de cesse d’essayer de se faire de se faire plus de place dans cette chaise à deux qu’est constitutionnellement l’exécutif tunisien.

⦁ BCE-Médias : «Je t’aime, moi non plus» !

Mais le bilan de 2 années BCE doit aussi être dressé sur le plan de la communication. En effet, les relations du chef de l’Etat avec la presse tunisienne n’ont jamais été au beau fixe, mais plutôt du genre «je t’aime … moi non plus», avec un zeste d’aversion, presque du dédain.
Déjà Premier ministre du second gouvernement de l’après révolution, il s’en prenait à une journaliste de la télévision qui lui faisait remarquer que «la séance de questions au gouvernement s’était transformée en un procès », en lui demandant, moqueur, sans en avoir l’air et sous le rire brouillant d’Iyadh Ben Achour, «quel âge as-tu» ?. Une remarque qui pouvait sembler désobligeante pour une Dame, qui ne manque pas de le lui faire élégamment remarquer. Et BCE de lui rétorquer avec un «Dieu te vienne en aide. Il faut que tu grandisses … et il serait mieux que tu changes de politique», en référence à la nature de sa question qui semble l’avoir fortement dérangé.

En novembre 2014, devenu président, c’est par une réaction qui rappellerait presque le fameux «Bonté divine» d’un certain Moncef Marzouki que BCE s’illustre. Dans une réaction de colère manifeste, devant une journaliste qui interrompait sa citation d’un verset du Coran en l’interpellant sur la nomination du chef du gouvernement, il se retourne avec un regard révolver et tonne en arabe dialectal «Rouh Rahhiz», un mot presqu’une insulte, qui pourrait signifier «va te faire …[Ndlr : Voir chez les Grecs]». Retrouvant ses esprits, il s’explique par un reproche. «De quel chef de gouvernement parles-tu. Tu ne vois pas que je récite le coran ? Tu n’as pas honte ?».
A un autre journaliste il rétorquait «Qui es-tu ? Un journaliste toi ?». Et de poursuivre, devant le journaliste qui déclinait son identité professionnelle, «qu’ils soient maudits s’ils sont comme toi» les journalistes.
Une autre fois, face à un journaliste de l’émission télévisée «Merci de votre présence », il lui jette carrément ses notes au visage, lorsque l’animateur lui dit que «Rached Ghannouchi dit que vous vous présentez souvent comme étant aux premières loges» du pouvoir.
La dernière sortie de ses gonds face aux journalistes, du chef de l’Etat tunisien, a eu lieu lorsque ce dernier rendait visite aux blessés de l’accident routier entre un train et un véhicule de transport. Et lorsque le journaliste d’Attassia (Chaîne TV La 9) lui demande quelles mesures comptait-il prendre, il réagit d’abord, en protégeant ses yeux des torches des caméras, en demandant «qui m’a posé une question ?». Et devant le journaliste qui déclinait le nom de sa chaîne, il lui répond dans un sarcasme colérique et sous les rires de Noureddine Bhiri : «Tu ne devrais pas être ici … ni 9ème, ni 8ème, ni 5ème ».

⦁ «Foutez-nous la paix quand même !»

Et lorsque un second journaliste insistant lui repose la question sur les décisions à prendre pour endiguer le fléau des accidents de la route, il répond tout aussi sarcastique «vous ne m’avez donc pas compris. Ou est-ce que vous êtes là pour que je vous le redise… si vous n’avez pas compris, ce n’est pas la peine [Ndlr : que je le dise]», avant de s’en prendre carrément à toute la presse en l’interpellant par un «Honte à vous. Dès que vous parlez, vous perturbez l’opinion publique».
Avant cela, c’est cet écart présidentiel devant un journaliste français qui tentait de s’approcher de François Hollande venu à Tunis en mars 2015 à l’occasion de l’attentat du Bardo. Remarquant le journaliste, BCE lui propose d’abord ironiquement : «Vous voulez venir avec nous ?», avant d’enchaîner avec un «Foutez-nous la paix quand même, merde», ce qui amusera le chef de l’Etat français et Bertrand Delanoë, présents à côté de lui
Manifestement, le chef de l’Etat qui n’arrive pas à être le président de tous les journalistes, n’aime pas trop la presse, ou n’en aimerait qu’un certain genre, et n’arrive pas encore à se faire au ton libéré de cette presse issue de l’après révolution et qu’il n’avait pas connue ainsi lorsqu’il n’était encore que ministre de Bourguiba. Dans son entourage en tout cas, ne pivote qu’un nombre, restreint et choisis, de journalistes et de médias.
Côté communication, l’ancien candidat de Nidaa Tounes pour les présidentielles ne semble plus aimer les meetings populaires et leurs discours enflammés. Mais peut-être n’y a-t-il plus rien qui l’enflamme lui-même après avoir pris la citadelle de Carthage. Devenu chef d’Etat, BCE se fait aussi rare sur les plateaux TV. Mais peut-être ne voudrait-il plus prendre le risque du direct pour éviter de se mettre en rogne, ou peut-être s’en prendre encore à la presse. BCE préfère désormais, au moins avec la presse locale, les interviews «arrangées» pour éviter ses coups de tête ou «montées» comme ce fut le cas de son allocution de fin d’année.
En deux ans à Carthage, BCE n’arrive toujours pas à endosser tout l’habit de son premier locataire, Habib Bourguiba, et à s’inspirer de son véritable don et art de la communication !

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Le président de la République, Béji Caïd Essebsi a reçu, ce mercredi 14 décembre 2016, au palais de Carthage, le chef du gouvernement Youssef Chahed, indique un communiqué de la présidence de la République.

La réunion a porté sur la situation sécuritaire et sociale dans le pays ainsi que sur les dossiers relatifs aux réformes économiques entamées, et ce dans l’objectif d’instaurer un environnement adéquat en vue d’appliquer le programme du gouvernement d’union nationale après l’adoption de la Loi de finances pour l’exercice 2017.

Il a été également question des dernières initiatives prises pour suivre les retombées de la Conférence internationale de l’investissement, “Tunisia 2020”, afin de faciliter le démarrage des grands projets dans les régions de l’Intérieur.

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Le président de la République, Béji Caied Essebsi a reçu, ce mardi 6 décembre 2016, au palais de Carthage, le vice-président de la Conférence consultative politique du Peuple chinois, Wang Jiarui, en visite en Tunisie, du 3 au 6 décembre 2016.

Lors de cette rencontre, le chef de l’État a salué la visite du responsable chinois en Tunisie et de la délégation qu’il a accompagné, soulignant l’importance des relations  entre la Tunisie et la République populaire de Chine et espère renforcer davantage les relations amicales et la coopération entre les deux pays, en particulier dans le domaine économique.

Lors de cette rencontre, Essebsi a également incité les entreprises chinoises à lancer des projets d’investissement et de partenariat en Tunisie.

Pour sa part, Wang Jiarui a transmis les salutations des dirigeants chinois au président tunisien et a souligné que sa visite en Tunisie s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations politiques et encourager l’échange de visites entre les responsables des deux pays.

Il a ajouté que cette visite a permis d’identifier les opportunités et les possibilités prometteuses pour la poursuite du développement de la coopération entre les deux pays, en particulier dans les domaines de l’investissement et du tourisme.

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Le président de la République, Béji Caied Essebsi a reçu, ce jeudi 17 novembre 2016, au palais de Carthage, le président de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), Mohamed Ennaceur.

À l’issue de cette rencontre, le président de l’ARP a déclaré que la réunion a porté sur la situation générale du pays et les préparatifs de l’Assemblée pour entamer les négociations sur le projet de la loi de finances 2017, qui vont démarrer demain, vendredi, 18 novembre 2016.

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Le chef de l’État, Béji Caied Essebsi a reçu ce lundi, 14 novembre 2016 à Carthage, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, indique un communiqué de la présidence de la République. La réunion a porté sur la situation sécuritaire générale du pays.

Lors de cette réunion, le chef du gouvernement a fait un exposé sur la visite qu’il a effectué récemment en France et les préparatifs relatifs à la conférence internationale sur l’investissement qui se tiendra à Tunis, à la fin de ce mois.

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Le ministère de la Culture a annoncé, dans un communiqué rendu public, ce lundi 14 novembre 2016, qu’il a mis fin à la mission du directeur de la 27è édition des Journées Cinématographiques de Carthage (JCC), Ibrahim Ltaief.
Le ministère appelle ainsi le comité directeur des JCC à présenter un rapport financier et un compte rendu de cette édition, dans les plus brefs délais.

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Le président de la République, Béji Caïd Essebsi, a décoré, ce jeudi 10 novembre 2016, au palais de Carthage, des représentants de la scène cinématographique tunisienne, qui n’ont pas pu assister à la cérémonie du 5 novembre pour recevoir leurs insignes de l’Ordre national du mérite dans le secteur de la culture, indique un communiqué de la présidence de la République.

Il s’agit de Ridha El Béhi (1ère catégorie), Moncef Charfeddine (2ème catégorie), Khemaies Khayati (3ème catégorie) et Dorra Zarrouk (3ème catégorie).

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Le chef de l’État, Béji Caïd Essebsi, a reçu, ce mardi, 8 novembre 2016, au palais de Carthage, le ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance, Abid Briki, indique un communiqué de la présidence de la République.

A l’issue de cette rencontre, Abid Briki a déclaré que la réunion a porté sur la nécessité de trouver des solutions pour dépasser les défis économiques et financiers du pays.

Il a été également question des consensus nécessaires pour dépasser les difficultés actuelles, notamment celles conjoncturelles.

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Le président de la République, Béji Caied Essebsi a reçu, ce jeudi 3 novembre 2016, au Palais de Carthage, le chef du gouvernement, Youssef Chahed.

Le porte-parole de la présidence de la République, Ridha Bouguezzi a annoncé, dans un communiqué, que la réunion a porté sur la situation sécuritaire dans le pays et les préparatifs pour la conférence internationale sur l’investissement ”Tunisia2020” prévue à Tunis les 29 et 30 novembre 2016.

Lors de cette rencontre, le chef du gouvernement a présenté au président de la République le programme de la visite officielle qu’il effectuera prochainement en France ainsi que sa participation à la 22ème conférence des parties (COP22) de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques qui sera organisée à Marrakech au Maroc à partir du 7 décembre courant.

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Le président de la République, Béji Caied Essebsi  a reçu ce lundi 24 octobre 2016, à Carthage, le ministre de la Défense, Farhat Horchani, indique un communiqué de la présidence de la République.

À l’issue de cette rencontre, le ministre de la Défense a indiqué que l’entrevue a porté sur la situation sécuritaire au niveau des frontières et des zones montagneuses, qui a connu une nette amélioration, selon ses dires.

Farhat Horchani a présenté au président de la République un état des lieux de la coopération avec un certain nombre de pays, ainsi qu’un compte-rendu de sa participation au Sommet de l’Union africaine, consacré à la sécurité maritime, tenu au Togo au cours du mois d’octobre.

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Le président de la République, Béji Caïd Essebsi, a reçu ce jeudi 13 octobre 2016, le chef du gouvernement d’union nationale, Youssef Chahed, au palais de Carthage.

La réunion a porté sur les préparatifs de la Conférence internationale de l’investissement qui se tiendra à Tunis les 29 et 30 novembre 2016.

Il a été également question de la situation sécuritaire et sociale dans le pays.

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«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

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