Israël-Palestine : Un dangereux statu quo, l’ONU alerte

Israël-Palestine : Un dangereux statu quo, l’ONU alerte

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Lors d’une réunion du Conseil de sécurité consacrée à la situation au Moyen-Orient, une responsable du Secrétariat des Nations Unies a prévenu les Etats membres que le conflit entre Israéliens et Palestiniens ne pouvait pas être « géré » éternellement et que le statu quo ne conduirait qu’à davantage de radicalisation et de souffrances.

« Sous la pression de la violence, de l’expansion des colonies de peuplement, des mesures unilatérales, des divisions intra-palestiniennes et de la méfiance mutuelle grandissante, les perspectives d’une paix juste et durable demeurent de plus en plus incertaines », a dit la Secrétaire générale adjointe des Nations Unies aux affaires politiques, Rosemary DiCarlo, lors de cette réunion.

« L’espoir d’une solution à deux États continue d’être remplacé par les craintes grandissantes d’une future annexion. La possibilité d’établir un État palestinien viable et contigu continue d’être érodée par les faits sur le terrain », a-t-elle ajouté. « Les Nations Unies ont à plusieurs reprises averti que le conflit ne pouvait pas être géré à perpétuité. Le statu quo ne fera qu’aggraver la détérioration de la situation, augmentera la radicalisation de chaque côté, et entraînera davantage de souffrances et de conflits ».

La Secrétaire générale adjointe a précisé que les Nations Unies poursuivaient leurs efforts pour remédier à la crise humanitaire, économique et politique dans le Territoire palestinien occupé mais que l’absence de solution politique au conflit fragilise ces efforts.

Revenant sur les récents développements sur le terrain, Mme DiCarlo a félicité le Premier ministre palestinien Mohammad Shtayyeh pour la formation d’un nouveau gouvernement. Elle a également félicité le peuple israélien pour les élections générales démocratiques du 9 avril et a noté que le Président Reuven Rivlin avait demandé le 17 avril au Premier ministre sortant Benjamin Netanyahu de former un nouveau gouvernement.

Mais la Secrétaire générale adjointe a noté que « l’absence prolongée de solution politique au conflit coïncide avec la poursuite de la détérioration de la situation dans le Territoire palestinien occupé ».

« Au cours de la période considérée, les autorités israéliennes ont programmé au moins 2.100 logements dans les colonies de la zone C et lancé des appels d’offres pour quelque 950 unités supplémentaires », a-t-elle relevé, rappelant que les colonies constituaient une violation du droit international.

« Les démolitions et les saisies de structures appartenant à Palestiniens ont également continué en Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est », a-t-elle ajouté.

Mme DiCarlo a également noté que la violence continuait sur le terrain et que la crise financière palestinien s’était aggravée, dans un contexte où la crise humanitaire et économique à Gaza se poursuit.

« Comme nous le répétons constamment, la crise à Gaza est essentiellement politique. Des progrès significatifs concernant la levée du blocus et la réconciliation intra-palestinienne restent essentiels », a-t-elle déclaré.

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