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Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé une ligne de crédit de 100 millions d’euros au profit de la Banque centrale populaire du Maroc, rapporte le site d’information marocain Telquel.ma.

Selon la BAD, cette facilité «  va permettre à la BCP de renforcer ses activités de financement des entreprises dans les secteurs de l’agriculture, de l’éducation, de la santé et des infrastructures en Afrique de l’Ouest, principalement en Côte d’Ivoire, en Guinée, au Mali et au Sénégal ».

La ligne de crédit « contribuera concrètement à améliorer la compétitivité économique des pays concernés, à générer des recettes publiques et d’exportation et à créer des opportunités d’emploi, notamment dans les secteurs à forte intensité de main-d’œuvre comme l’agriculture »,  peut-on lire dans le communiqué.

Avant d’ajouter : «  Cette ligne de crédit favorise, en outre, l’intégration régionale et le développement des échanges commerciaux ».

La coopération s’intensifie donc entre la BCP et la BAD. Pour rappel, les deux institutions avait signé, en mai, un accord de participation aux risques d’un montant de 100 millions de dollars. Un accord visant déjà à répondre à la demande croissante des marchés africains en matière de financement du commerce extérieur, note la même source.

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Dans son dernier communiqué du 30 Mai 2018, le FMI déclare que « des mesures décisives sont nécessaires cette année pour lutter contre l’inflation ». En effet, l’inflation a atteint 7,7 % en Mai 2018, un niveau jamais atteint depuis 1991, année où la Tunisie était également sous ajustement structurel du FMI dans le cadre d’un Mécanisme élargi de crédit (1988-1992)“. C’est ce qui ressort de la dernière note de l’Observatoire tunisien de l’économie (OTE) publiée ce jeudi 14 juin 2018 ; elle souligne que le premier tournant de l’inflation se situe autour d’Avril 2016. A cette date, le FMI avait imposé à la Tunisie de faire passer la loi sur l’indépendance de la BCT avec pour mission principale de lutter contre l’inflation (voir notre étude) tout en libéralisant le dinar. Ce changement structurel s’est matérialisé par la publication le 10 Mars 2017, mois où le dinar a subi son plus grand décrochage, d’une circulaire de la BCT instituant la nouvelle politique monétaire de la BCT inspirée de l’idéologie du FMI.

L’OTE a également noté que l’idéologie du FMI veut que l’inflation soit partout et toujours d’origine monétaire, c’est-à-dire qu’elle ne peut provenir que d’une trop grande distribution de crédits. Pour lutter contre cette inflation d’origine monétaire, il faudrait donc augmenter les taux d’intérêt pour réduire l’inflation. Or, la réalité en Tunisie est toute autre. “L’inflation en Tunisie a augmenté principalement avec la libéralisation du dinar en Avril 2016 puis s’est accélérée notamment après le décrochage du dinar de Mars 2017. Nous avons calculé qu’entre Janvier 2013 et Mars 2016, le coefficient de corrélation entre l’inflation et le taux de change TND/EUR était faible (0,25) tandis qu’il est devenu très fort entre Avril 2016 et Mai 2018 (-0,91). Ces chiffres appuient ainsi notre interprétation que l’inflation est due principalement à la libéralisation du dinar puis à la chute de sa valeur qui augmente les prix des biens importés. Pour preuve, l’augmentation du taux directeur de la BCT en Avril et Mai 2017 n’a eu aucun impact sur l’inflation. En réalité, l’inflation n’a jamais été aussi grande que depuis que le FMI a imposé à la BCT de ne se focaliser que sur la lutte contre l’inflation“, lit-on dans cette note.

L’OTE constate aussi que l’échec de la politique monétaire promue par le FMI est donc total. “Non seulement l’inflation n’est pas monétaire, mais elle est issue directement des politiques imposées par le FMI (libéralisation du dinar, augmentation de la TVA et des prix de l’essence). De plus, dans sa deuxième revue, le FMI reconnaît que l’augmentation des taux d’intérêt n’a aucun impact sur la demande de crédit (point 15). En attendant, l’inflation et l’augmentation des taux d’intérêt sont en train d’étouffer financièrement les ménages et les entreprises en Tunisie. Il devient urgent de redéfinir la mission de la BCT en l’adaptant aux besoin de l’économie tunisienne (chômage, croissance, investissement) plutôt qu’à l’idéologie du FMI“, ajoute l’observatoire.

Il est à signaler à ce propos que le Conseil d’Administration de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) a décidé mercredi 13 juin de relever le taux d’intérêt directeur de la Banque de 100 points de base, passant de 5,75% à 6,75% par an, pour faire face à la persistance des tensions inflationnistes. Le conseil a par ailleurs noté que ces tensions “sont susceptibles de s’intensifier au cours de la période à venir, au vu des évolutions prévisibles de l’ensemble des indicateurs conjoncturels avancés, en particulier la hausse attendue des prix internationaux des matières de base, notamment de l’énergie”. Le taux d’inflation s’est établi à un niveau élevé pour le deuxième mois consécutif, portant l’évolution de l’indice des prix à la consommation à la fin du mois de mai 2018 à 7,7% en glissement annuel.

La poursuite des pressions inflationnistes constitue “une menace pour la reprise récente de l’activité économique ainsi que pour le pouvoir d’achat des citoyens, et nécessite, par conséquent, la prise des mesures préventives appropriées pour en réduire les effets négatifs et ce, moyennant la régulation de la politique monétaire via l’instrument du taux d’intérêt”, a-t-il expliqué.

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Une équipe du Fonds monétaire international (FMI) dirigée par Ivohasina Razafimahefa a séjourné au Togo du 27 mars au 10 avril 2018 en vue de conduire les discussions dans le cadre de la deuxième revue du programme soutenu par une Facilité élargie de crédit (FEC) approuvée en mai 2017.

À l’issue de la visite, M. Razafimahefa a fait la déclaration suivante :

« L’activité économique a connu un ralentissement au deuxième semestre de 2017 suite aux troubles sociopolitiques. En conséquence, le taux de croissance de l’économie est estimé à 4,4 % en 2017 contre 5,1 % en 2016. L’inflation est restée modérée, se situant à -0,4 % en glissement annuel à fin février 2018. Le ratio de la dette publique par rapport au PIB a continué à diminuer grâce au vigoureux assainissement budgétaire amorcé par le gouvernement dans le cadre du programme. Malgré un niveau de recouvrement des recettes en deçà des prévisions en raison de la faiblesse de l’activité économique, le gestion budgétaire de l’année 2017 s’est traduite par une nette amélioration par rapport à 2016 grâce à une bonne maîtrise des dépenses. Le solde primaire intérieur, qui mesure l’effort budgétaire des autorités, s’est amélioré, passant d’un déficit d’environ 4 % du PIB en 2016 à un excédent d’environ 1 % du PIB en 2017. La mission note également les efforts réalisés par le gouvernement dans la réduction des arriérés de paiements intérieurs.

« Les tensions socio-politiques font peser un risque sur les perspectives de croissance économique avec un impact négatif sur l’économie réelle et les recettes fiscales. La croissance économique devrait être légèrement inférieure à 5 % en 2018. À long terme, les investissements réalisés au cours des dernières années pour la modernisation des infrastructures publiques devraient stimuler la productivité et susciter un attrait marqué de l’investissement privé. L’inflation devrait rester dans les limites des critères de convergence de l’UEMOA et le compte courant extérieur devrait s’améliorer à mesure que les importations de biens d’équipement publics diminueront.

« Les services du FMI sont parvenus à un accord avec les autorités sur les politiques économiques et financières qui serviraient de base pour la conclusion de la deuxième revue du programme triennal dans le cadre de la Facilité élargie de crédit. Les performances dans le cadre du programme ont été bonnes. Tous les critères de performance quantitatifs à fin décembre 2017 ont été respectés. Les objectifs quantitatifs budgétaires concernant le solde primaire intérieur et le financement intérieur ont été largement atteints. Les préfinancements qui avaient conduit à une augmentation rapide du stock de la dette au cours des dernières années, ont été arrêtés. En outre, le gouvernement a continué de s’abstenir de contracter ou de garantir des emprunts extérieurs non concessionnels et de fournir des garanties aux fournisseurs et entrepreneurs nationaux. Tous les repères structurels à fin décembre 2017 ont également été réalisés.

« Les autorités ont l’intention de réviser le budget 2018 pour tenir compte du manque à gagner en matière de recettes, qui sera compensé par un programme d’amélioration de l’efficacité de la dépense publique et un certain assouplissement de l’objectif de déficit budgétaire. Les autorités envisagent également d’intensifier les efforts de diversification de la base fiscale et de recouvrement des recettes pour combler le manque à gagner. La mission a encouragé les autorités à poursuivre leurs efforts d’assainissement budgétaire pour réduire le niveau d’endettement de manière significative. Ces efforts contribueront à créer une marge budgétaire pour accroître le niveau des dépenses sociales, qui sont essentielles pour réduire la pauvreté. La mission a également réitéré ses conseils sur la nécessité d’améliorer davantage le climat des affaires et d’encourager fortement les investissements privés. A cet égard, la mission salue les efforts fournis par les autorités dans sa candidature à l’initiative du G20 “Compact with Africa”.

« L’examen par le Conseil d’administration du FMI de la deuxième revue dans le cadre de la FEC est prévu pour juin 2018.

« La mission a rencontré Son Excellence Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé, Président de la République, et a eu des entretiens avec Messieurs Sani Yaya (ministre de l’économie et des finances), Kossi Assimaidou (ministre de la planification du développement), Kossi Ténou (directeur national de la BCEAO pour le Togo), d’autres hauts fonctionnaires de l’Etat, ainsi que des représentants du secteur privé et des partenaires au développement. Des discussions ont également eu lieu au Secrétariat général de la Commission bancaire de l’UMOA à Abidjan avec Madame Séna Elda Kpotsra (Secrétaire général de la Commission Bancaire et ses collaborateurs. L’équipe du FMI exprime sa gratitude aux autorités pour leur hospitalité et à tous leurs interlocuteurs pour l’esprit de collaboration qui a prévalu lors des discussions. »

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L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a rejeté, lors d’une plénière tenue mardi, un projet de loi relatif à l’approbation d’un accord de crédit conclu le 5 octobre 2017, entre la Tunisie et l’Agence française de développement (AFD), d’un montant de 60 millions d’euros pour financer le programme d’impulsion de l’investissement et de modernisation des exploitations agricoles.
Le cout de ce projet est de près de 874 millions de dinars (300,4 millions d’euros) qui sera financé en partie à travers la contribution de l’AFD (crédit et don), à savoir un crédit de 60 millions d’euros et un don de 2 millions d’euros.
Ce projet vise à mettre à niveau et moderniser les exploitations agricoles et les organisations professionnelles agricoles par l’accompagnement d’environ 6000 exploitations par an.

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L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a adopté, mardi, en séance plénière, un projet de loi relatif à l’approbation d’un accord de crédit conclu le 5 octobre 2017, entre la Tunisie et l’Agence française de développement (AFD), d’un montant de 60 millions d’euros pour financer le programme d’impulsion de l’investissement et de modernisation des exploitations agricoles.

Le coût de ce projet est de près de 874 millions de dinars (300,4 millions d’euros) qui sera financé en partie, à travers la contribution de l’AFD (crédit et don), à savoir un crédit de 60 millions d’euros et un don de 2 millions d’euros.

Ce projet vise à mettre à niveau et moderniser les exploitations agricoles et les organisations professionnelles agricoles par l’accompagnement d’environ 6000 exploitations par an.

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Une convention de crédit a été signée, mardi 10 avril 2018, en Jordanie, entre la Tunisie et le Fonds arabe pour le développement économique et social (FADES), lors des Assemblées annuelles des institutions financières arabes qui se dérouleront les 10 et 11 avril courant à Amman. Ce crédit dont la valeur s’élève à 400 millions de dinars, contribuera au financement de la troisième tranche du Programme de développement intégré (PDI). Il est remboursable sur 30 ans, dont 7 ans de grâce et assorti d’un taux d’intérêt de 2,5%.
Le PDI dont le coût global est de l’ordre de 1000 millions de dinars profitera à 100 délégations dans tous les gouvernorats du pays et vise à créer une dynamique économique locale, à renforcer la création d’emploi dans les régions concernées et à y améliorer la qualité de vie.
Il permettra de soutenir la création des projets individuels productifs et de dispenser les formations nécessaires dans les secteurs de l’agriculture et de l’artisanat, outre le soutien des projets d’infrastructures et des équipements collectifs.
A cette occasion, le ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, Zied Ladhari, a souligné que “le FADES constitue l’un des principaux partenaires de la Tunisie dans la concrétisation de ses programmes de développement, dans les domaines des infrastructures, du développement humain et du développement régional “.
De son côté, le directeur général du FADES, Abdellatif Youssef Al-Hamad a réitéré l’engagement du Fonds à poursuivre son soutien à la Tunisie dans la concrétisation de ses projets de développement économique et social.

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L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a adopté, mardi 10 avril 2018 en plénière, un projet d’accord de crédit avec la Banque européenne d’investissement (BEI) d’une valeur de 166 millions d’euros (481 millions de dinars) destiné au financement du premier tronçon de l’autoroute du centre reliant Sbikha (Kairouan) à Jelma (Sidi Bouzid) sur une longueur de 99 kilomètres (km).

Le crédit sera remboursé sur 30 ans, dont 4 années de grâce et un taux d’intérêt variable.

Le tronçon objet du projet fait partie de l’autoroute du centre dont le réseau couvrira 186 km, moyennant une enveloppe de 1423 millions de dinars (MD) dont 402 MD mobilisés par le FADES (Fonds arabe pour le développement économique et social) pour la réalisation de 87 km de l’autoroute (le tronçon reliant Tunis à Sbikha) et 481 MD accordés par la BEI (99 km reliant Sbikha à Jelma), outre 540 MD provenant du budget de l’Etat.

Les députés ont mis l’accent sur l’importance d’élargir le réseau autoroutier afin de relier les régions côtières et les gouvernorats du centre à Tunis, appelant à garantir le démarrage des travaux dans les délais fixés et à régler tous les problèmes fonciers liés à ce projet.

Dans ce contexte, la députée Souad Zaouali a recommandé la concrétisation de la loi relative à l’expropriation des terres pour l’intérêt public afin de régler les problèmes en rapport avec les terres appartenant aux privés.

Le député Mohamed Ramzi Khamis a, pour sa part, appelé à renforcer le contrôle et la gouvernance en vue de réaliser les projets dans les délais programmés. Pour la députée Meherzia Laabidi, le ministère est appelé à assurer la bonne réalisation des projets d’autoroutes à la lumière des lacunes enregistrées au niveau de la qualité des routes déjà réalisées.

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Robert Blotevogel, représentant du Fonds Monétaire International en Tunisie, est revenu ce matin du lundi 26 mars 2018 sur les modalités de la décision du conseil d’administration du FMI de décaisser la 3ème tranche du prêt accordé à la Tunisie. Il a indiqué ceci : «Ce montant global n’a pas changé, la seule chose qui a changé c’est la fréquence des décaissements. L’avantage de ce nouveau schéma est que le FMI aura la possibilité d’avoir le pouls de l’économie tunisienne dans des délais plus serrés et d’envoyer des signaux positifs à la communauté internationale».

Blotevogel a ensuite fait un petit bilan des réformes déjà entreprises en Tunisie et celles qui doivent l’être: «Le conseil d’administration a constaté que les vulnérabilités macro-économiques se sont accrues l’année dernière. Cependant, on approuve certaines décisions des autorités, notamment la LF 2018 qui amorce la consolidation budgétaire, le respect du mandat de la Banque centrale en respectant la stabilité des prix, outre la bonne communication derrière ces décisions».

Toutefois, «il est clair que la situation économique de la Tunisie n’est pas à la hauteur des aspirations. On citera, entre autres, le chômage, les inégalités entre les générations, entre les hommes et les femmes. Maintenant comment faire ? Les autorités disposent de l’outil de la politique budgétaire : l’idée est d’augmenter les investissements publics afin de préparer le terrain aux investisseurs privés. En Tunisie, il y a certaines contraintes, comme le taux d’endettement élevé qui peut être réduit à travers la réduction des dépenses courantes : les salaires et les subventions pour les dépenses énergétiques. Pour cela, il faut des décisions qui permettront de réduire graduellement ces dépenses puisque les politiques pour le faire sont déjà connues », a déclaré le représentant du FMI.

Enfin il a déclaré que le plus important chantier pour le FMI présentement est de contenir les anticipations inflationnistes et de faire refluer le taux d’inflation d’ici la fin de 2018, voire vers le début de l’année, pour ne pas impacter le pouvoir d’achat du citoyen.

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Un accord tuniso-koweitien a été conclu, mercredi 21 mars 2018, relatif au financement d’un projet d’aménagement et de rénovation de services hospitaliers dans 15 gouvernorats tunisiens, moyennant un crédit estimé à 40 millions de dinars.
Cet accord a été signé par Zied Laadhari, ministre du développement, de l’investissement et de la coopération internationale et Abdelwaheb el Badr, directeur général du Fonds koweïtien pour le développement économique arabe (KFAED), lors d’une cérémonie tenue au siège du ministère de développement.
Les 15 gouvernorats ciblés par ce projet sont Tunis, Ben Arous, Nabeul, Sousse, Monastir, Kairouan, Sfax, Gabès, Médenine, Kébili, Tozeur, Tataouine, Gafsa, Siliana et Jendouba.
Quelque 21 services de santé seront rénovés et équipés, à partir de cette année, dont 17 services d’urgence et 4 services de soins, outre l’équipement de deux hôpitaux régionaux à Kébili et Tataouine.
Selon Sonia Ben Cheikh, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Santé, ce projet vise à réaménager les services des urgences dont le nombre s’élève à 184 et qui assurent annuellement près de six millions de consultations.
De son côté, Zied Laadhari a affirmé que cet accord vient compléter un accord précédent portant sur le financement de la construction de quatre hôpitaux régionaux à Siliana, Jendouba, Kairouan et Sidi Bouzid.
Cet accord s’inscrit, a expliqué Laadhari, dans le cadre d’une convention de partenariat en vertu de laquelle le fonds koweitien accorde à la Tunisie un financement annuel d’une valeur de 250 millions de dinars.
Le directeur général du fonds Koweitien a fait part de l’engagement de cette institution à continuer à appuyer la Tunisie afin de promouvoir le secteur de la santé, annonçant la tenue, au cours des prochaines semaines, de réunions entre les deux parties afin de renforcer la coopération bilatérale.

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Ce lundi 5 mars 2018, la Banque européenne d’investissement (BEI) et Attijariwafa Bank annoncent la signature d’une ligne de crédit de 100 millions d’euros pour renforcer le soutien aux petites et moyennes entreprises (PME) et aux entreprises de taille intermédiaires (ETI)  marocaines. La cérémonie de signature s’est déroulée à Casablanca en présence de M. Mohamed El Kettani, Président Directeur Général du groupe Attijariwafa bank et de Mme Flavia Palanza, Directeur des Opérations de Prêt dans les Pays du Voisinage à la BEI.

Cette nouvelle ligne de crédit octroyée à des conditions favorables grâce à la notation triple A de la BEI permettra à Attijariwafa Bank de renforcer sa capacité d’intervention en faveur des entreprises marocaines, qu’elles soient petites, moyennes ou intermédiaires, facilitant ainsi l’accès de ces dernières à un financement attractif et adapté à leurs besoins, notamment via des maturités plus longues de prêt. Une attention particulière sera portée au secteur industriel notamment manufacturier et aux services, ainsi qu’à l’impact social de la nouvelle ligne de crédit qui devrait soutenir environs 3 500 emplois.

A cette occasion, M. Mohamed EL KETTANI, Président Directeur Général du groupe Attijariwafa bank a déclaré : « Notre satisfaction est grande quant à la signature de cette nouvelle ligne de 100 millions d’euros avec la BEI et ce, pour plusieurs raisons. En premier lieu, je tiens à souligner la convergence de nos visions en matière de soutien et d’accompagnement des entreprises, qu’elles soient très petites, petites, moyennes ou de taille intermédiaire. A cet égard, cette ligne vient élargir le spectre de nos engagements déjà pris en direction des PME et des ETI ; cœur battant de l’économie marocaine. En second lieu, il faut retenir l’orientation à fort impact social qui sera donnée à l’utilisation de cette ligne et ce, par le financement de projets industriels et de services qui contribueront à créer des emplois notamment pour nos jeunes. Enfin, j’ai l’intime conviction que cette ligne répondra aux besoins de financement d’activités offshore orientées à l’export comme l’écosystème automobile. »  

Pour sa part, Mme Flavia PALANZA, Directeur des Opérations de Prêt dans les Pays du Voisinage à la BEI, a affirmé : « C’est un financement important pour l’économie marocaine. Les entreprises sont un vecteur de croissance et d’emploi, c’est pourquoi il est de notre responsabilité de créer des conditions optimales de financement et d’accès au crédit. Avec cette nouvelle ligne de crédit avec Attijariwafa Bank, nous contribuons au dynamisme et à la compétitivité de l’économie marocaine. Nous offrons des perspectives d’emploi aux jeunes. »

En tant qu’un des principaux bailleurs de fond de la région, la BEI a consacré 1,9 milliard d’euros d’investissements en 2017, dont un quart de ces nouveaux financements à l’appui de projets concrets dans les secteurs clefs de l’économie marocaine tels que le soutien aux entreprises et au secteur de l’innovation, l’énergie, l’industrie, les transports, l’eau et l’assainissement, l’éducation, la santé ou encore le logement social.

De son côté, le groupe Attijariwafa bank consolide, à travers ce nouvel instrument de financement, sa position de premier financeur de l’économie marocaine et des TPME/ETI en particulier.

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Un accord de financement d’une valeur estimée à 166 Millions d’euros (482 Millions de dinars) pour soutenir le projet de l’autoroute du centre Sbikha/Jelma a été conclu, ce jeudi 14 décembre 2017, entre la Banque Européenne de l’Investissement (BEI) et le ministère du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale. Ont procédé à la signature de ce contrat Zied Laâdhari et Ulrich H. Brunnhuber, chef de la représentation diplomatique de la BEI en Tunisie et en la présence du ministre de l’Équipement et de l’Aménagement du territoire, Mohamed Salah Arfaoui et Sophie Vanhaeverbeke, chef de la coopération de l’Union européenne en Tunisie.

Le projet porte sur la construction d’un axe routier de deux voies reliant les villes de Sbikha et Jelma sur 99 Km. Il s’agit plutôt de la deuxième tranche d’un projet d’autoroute Tunis/Jelma s’étalant dans sa globalité sur 186 Km et nécessitant des investissements de l’ordre de 1423 Millions de dinars. Ce projet vise en effet à développer le secteur du transport public, renforcer le réseau des autoroutes, relancer l’investissement et créer un dynamisme économique dans les régions de l’intérieur.

Ulrich H. Brunnhuber s’est lors de cette rencontre réjoui de la signature de ce contrat qui dénote, selon lui, de la confiance qu’accorde la BEI à la Tunisie et de son engagement à accompagner la transition et le développement économique dans le pays. ” C’est un financement d’envergure qui reflète notre forte mobilisation en faveur de la Tunisie et des Tunisiens conformément à notre engagement lors de la conférence “Tunisia 2020″… Je suis d’autant plus qu’heureux de signer ce nouveau financement avec la Tunisie avec qui nous sommes liés par un partenariat de confiance et de grande qualité“, a-t-il dit.

Il a fait par ailleurs remarquer que ce projet, qui a été soutenu par la BEI depuis 2011, aura un impact réel sur le quotidien des habitants de ces gouvernorats en termes notamment de transport et de qualité de vie. De plus, il permettra, selon lui, la création de 140 emplois directs et près de 10 mille emplois indirects durant la période du chantier.

Le soutien de la BEI à ce projet date en effet de l’année 2011, avec des dons de 4,7 millions d’euros de l’UE et ses États membres, tout en finançant des études préparatoires (techniques, économiques, environnementales et sociales) nécessaires au démarrage des travaux relatifs à ce projet routier. En effet, la BEI s’est engagée, en novembre 2016, à soutenir à hauteur de 2,5 Milliards d’euros d’ici 2020 la Tunisie dans la mise en oeuvre de ses programmes prioritaires de développement. Pour le secteur immobilier, la BEI a appuyé 11 projets pour 2,5 Milliards de dinars.

Les travaux avant la fin de 2018

De son côté, le ministre de l’Équipement a tenu à préciser que la BEI a accompagné son ministère, depuis l’année 2011, dans toutes les étapes, depuis les études préliminaires jusqu’à l’établissement des dossiers d’appel d’offres relatifs à la réalisation du projet de l’autoroute du centre.

Deux bailleurs de fonds vont participer au financement du tronçon prioritaire entre Tunis et Jelma : le Fonds Arabe de Développement Économique et Social (FADES) pour la section liant Tunis à Sbikha, de 87 Km de long et la Banque Européenne d’Investissement (BEI) pour la section liant Sbikha à Jelma, de 99 Km de long. Ce dernier est composé de 4 lots de travaux comprenant 5 échangeurs , 5 grands ouvrages hydrauliques, 38 passages supérieurs et inférieurs ,130 ouvrages hydrauliques et 2 aires de repos. Les travaux du tronçon prioritaire Tunis-Jelma vont commencer à la fin de l’année 2018 sur une durée de 3 ans.

Un symbole important et des avantages

De son côté, Zied Laâdhari a fait savoir que ce financement est un grand message de la part de nos amis européens, notamment dans cette période où la Tunisie se prépare à fêter l’anniversaire de sa Révolution. C’est aussi, selon lui, un message très fort de confiance et de la détermination de l’Europe à renforcer encore davantage la coopération entre les deux pays.

Il a indiqué que ce projet va renforcer l’infrastructure dans les régions de l’intérieur et renforcer le tissu productif du développement économique : ” sans infrastructure, on ne peut pas monter des projets productifs“, a-t-il précisé.

Selon ses déclarations, ce crédit sera remboursable sur 30 ans, avec 4 années de grâce. Les fonds relatifs à ce projet seront disponibles à partir de la date de signature de l’accord en question.

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En marge des Rencontres Africa se déroulant à Tunis les 5 et 6 octobre 2017, l’Agence Française de Développement (AFD) et l’Union Internationale de Banques (UIB) ont signé une ligne de crédit de 15 M€ dans le cadre du projet SUNREF Tunisie.

SUNREF, le label « Finance verte » de l’AFD pour une approche intégrée : les banques UIB et UBCI, partenaires du secteur privé pour financer une croissance verte

Le programme SUNREF, le label « Finance verte » de l’AFD, a pour objectif de faciliter l’accès à une énergie durable et abordable, garante du développement d’une économie sobre en carbone et contribuant à l’atténuation des causes du changement climatique.

Les secteurs prioritaires retenus en Tunisie sont l’industrie et les services. Cette offre innovante permet aux banques de financer les investissements des entreprises privées dans l’efficacité énergétique, les énergies renouvelables, la valorisation des déchets et la réduction des pollutions atmosphériques, hydriques et solides.
Dans le cadre de ce projet SUNREF, la ligne de crédit mise à disposition des banques partenaires tunisiennes est accompagnée d’un appui technique, financée par l’Union européenne, d’un montant total de 13,2 M€.
A travers cet appui financier, l’AFD encourage les banques locales à soutenir les investissements verts des entreprises qui bénéficieront de prêts sur cette ligne de crédit à des conditions favorables (des incitations financières dont le montant sera modulé en fonction de la nature de l’investissement réalisé).
L’appui technique vise à renforcer les capacités des différents acteurs du programme (banques, entreprises, et les deux agences techniques l’Agence Nationale de Maîtrise de l’Energie et l’Agence Nationale de Protection de l’Environnement).

Après l’UBCI, l’offre SUNREF en Tunisie s’élargit à l’UIB

Avec l’UBCI, signataire d’une première ligne de crédit de 15 M€ en février 2017, l’UIB s’engage aussi aujourd’hui à soutenir les investisseurs soucieux de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et leur dépendance énergétique. La ligne de crédit permettra aux banques d’offrir des conditions incitatives (durée, taux, prime à l’investissement).

Pour Gilles Chausse, Directeur de l’AFD en Tunisie, « ce prêt s’inscrit dans le cadre des engagements pris par le Groupe AFD de consacrer 250 millions d’euros de soutien de la Tunisie et d’accompagner l’ensemble des acteurs privés et publics vers une transition écologique. » Le prêt participe au soutien financier de l’AFD à l’axe « Economie verte, pilier du développement durable », promu par le nouveau plan quinquennal tunisien.

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L’expert en immobilier, Faouzi Ayadi a accordé à Africanmanager une interview exclusive où il évoqué plusieurs sujets dont la situation actuelle du secteur, les prix et la tendance pour les années prochaines. Il a également passé en revue le programme du “premier logement”, l’initiative récemment annoncée par le chef du gouvernement, Youssef Chahed. Interview:

Quel état des lieux dressez-vous du  secteur de l’immobilier en Tunisie?

C’est le statu quo. Il y a une stagnation au niveau des prix et des ventes. Pas de vente importante en termes de volume. La baisse des prix attendue par tout le monde n’a pas eu lieu, et si elle existait, elle est partielle et ne concerne que quelques zones.
Avez-vous des chiffres sur les ventes qui ont eu lieu?
A vrai dire, il n’y a pas beaucoup de ventes presque partout dans le pays. Bien qu’il n’y ait pas d’estimations scientifiques des ventes, on peut noter que les ventes du secteur durant l’année 2016 ont chuté de moitié par rapport à l’année 2015. Mais la différence entre les deux années, c’est qu’en 2016, le prix catalogue est devenu négociable et par rapport à l’année 2015, les prix n’ont pas changé sauf quelques ajustements dans certains endroits.
Une baisse des prix a été toutefois remarquée depuis la fin de l’année 2015 à Sfax. Cette baisse a été également constatée dans certaines régions de Sousse à Hergla et Mrezgua.
À quoi est due cette baisse alors ?
À Sfax, la baisse s’explique par le fait que l’offre est plus importante que la demande, et ce suite au grand nombre de promoteurs immobiliers actifs dans ce gouvernorat. Pour Hergla, c’est une zone touristique caractérisée par une demande importante de la part des expatriés tunisiens ou des étrangers.
Contrairement à ce gouvernorat, d’autres zones ont vu les prix se gonflerpar rapport à l’année 2015, notamment le Lac, Soukra et Choutrana.
Quelle sera la tendance des prix pour les deux prochaines années?
Cela dépend de la situation économique du pays. Si la situation économique s’améliore, les prix vont certainement baisser sinon la tendance du marché va vers l’économique et le social. Il est fort probable aussi de trouver des constructions écologiques, créneau qui doit avoir prochainement du poids sur le marché.
Actuellement, on peut parler de constructions économiques?
Oui, mais la demande est encore plus grande que l’offre. Mais cela n’empêche qu’il existe pas mal de projets économiques lancés par la SPROLS et la SNIT et les projets achevés se vendent en un temps record. Les promoteurs immobiliers sont appelés à lancer des projets qui correspondent au pouvoir d’achat du Tunisien qui ne dépasse pas généralement les 200 mille dinars.
Nombreux sont ceux qui reprochent aux promoteurs immobiliers de ne pas présenter des solutions pour les acheteurs potentiels. Et même le projet du “premier logement”, il servira, selon eux, l’intérêt du promoteur plus que le client, qu’est ce que vous en pensez?
On veut que tout le monde soit satisfait, le client et le promoteur. Le promoteur immobilier est un acteur économique et son opération doit être rentable et l’inverse pour le client. On est à la recherche de cette équilibre promoteur-client.
Et c’est vrai que ce projet va vers l’intérêt du promoteur?
Historiquement, cette initiative du “premier logement” est venue des promoteurs immobiliers, mais cela ne veut pas forcément dire qu’elle est contre le client. Cette action est certes pour le promoteur autant que pour le client. Moi personnellement,  je ne vois pas de contradiction même si je savais que cette initiative provient de la chambre syndicale des promoteurs, mais ce n’est pas un problème.
Il faut comprendre aussi que le promoteur immobilier construit  pour le client,  et sans lui il ne peut rien faire, et même les clients s’il n y a pas de promoteurs,  il ne trouve pas  où acheter. C’est un mariage positif. On ne doit pas anticiper les événements. il faut tout d’abord vivre l’expérience et laisser le jugement pour plus tard. Actuellement, il a près de mille logements disponibles pour les budgets de moins de 200 mille dinars. Ces logements sont concentrés dans la capitale, ou à 20 ou 25 kilomètres.
Quel rôle pour les banques?
Les banques sont toujours trop prudentes à l’exception de deux ou trois banques bien engagées dans le secteur immobilier. Aujourd’hui, pour avoir un crédit bancaire, ce n’est pas facile, il y a beaucoup de conditions à remplir et même le produit offert par la banque demeure encore classique. La marge qu’elle prend est très grande. Si tu prendra 100 mille dinars,  tu payera 150 mille dinars. C’est énorme. Et malgré le coût élevé exigé par les banques, elles demeurent réticentes. De plus,  l’assurance qui pourra jouer le rôle d’un bailleur de fonds n’est pas encore intégrée.
Y-a-il de solutions ou de propositions dans ce sens?
Dans le monde entier, on ne peut pas parler de solutions et d’alternatives dans une crise immobilière.

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L'Arabie saoudite a procédé au déploiement de 30 000 soldats le long de sa frontière avec l'Irak après le départ de plusieurs milliers de militaires irakiens de cette

La promesse faite hier par l’Arabie Saoudite à la Tunisie vient d’être concrétisée. Les deux pays ont procédé, ce mercredi 30 novembre 2016, à la signature d’un accord de financement de 800 millions de dollars. La signature a eu lieu en marge de la Conférence internationale sur l’Investissement “Tunisia 2020”, en présence du chef du gouvernement, Youssef Chahed.

L’Arabie saoudite a décaissé un montant d’une valeur de 500 millions de dollars (1100 millions de dinars) sous forme de crédit à des conditions avantageuses, au profit des projets de développement en Tunisie. Cet accord sera remboursé sur 20 ans et à un taux d’intérêt fixé à 2%.
200 millions de dollars, soit 440 millions de dinars, seront consacrés à l’impulsion des exportations tunisiennes alors que 100 millions de dollars ont été accordés sous forme de don.

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La Banque européenne d’investissement (BEI) vient de signer avec la compagnie nationale de télécommunication, Tunisie Telecom, un contrat de financement de 100 millions d’euros pour soutenir le développement de ses réseaux. C’est lors d’une rencontre qui a eu lieu ce lundi 28 novembre 2016 au siège de TT que le contrat en question a été signé. L’accord a été paraphé par le président de la BEI, Werner Hoyer et M. Nizar Bouguila, PDG de Tunisie Telecom, en la présence de l’ambassadeur de la Suède en Tunisie, des représentants de la BEI et de la Banque centrale de Tunisie (BCT)

La signature s’est faite en marge de la participation de la BEI à la Conférence internationale d’appui au développement économique, social et durable de la Tunisie , “Tunisia 2020”, qui démarrera demain mardi 29 novembre 2016 à Tunis.

TT prévoit d’utiliser le financement de la BEI pour le développement des réseaux très haut débit fixe et mobile, par la mise en place de 1500 sites sur l’ensemble du pays, ainsi que le déploiement de 2000 Km de fibre optique. Ces montants seront alloués également à la modernisation du réseau dont le réseau national de transport par la mise en place de liaisons 100 Gbps et 400 Gps ainsi que le réseau métropolitain de collecte par la mise en place pour la première fois de la technologie WDM, permettant de faire face à l’augmentation de la demande de capacité des réseaux très haut débit.

Lors de la signature, le président de la BEI a déclaré que le financement de ce projet porté par TT entre dans le cadre du programme Cadre InnovFin, programme réservé aux Etats membres de l’UE et aux pays associés (dont la Tunisie, seul pays associé du continent africain). Ce financement est le premier du genre effectué hors Union européenne. La Tunisie, au travers de TT, fait preuve d’exemple pour toute la région et bien au-dèla, en matière de réactivité et de dynamisme.

Il a en outre réaffirmé l’engagement de la BEI à poursuivre son soutien : “Nous soutenons le tournant amorcé par ce groupe ces derniers mois quant à son image et à son dynamisme, et renforcerons davantage la concurrence dans le secteur des tics en Tunisie pour un meilleur accès à Internet sur l’ensemble du territoire tunisien, en particulier dans les régions intérieures”.

Quant à lui, le PDG de TT a indiqué que sa compagnie s’est réjouie de cet accord : “Nous sommes très fiers d’établir ce partenariat avec la BEI et nous considérons ce financement comme un gage de confiance dans les compétences techniques et financières de TT”, a-t-il dit.

Et Nizar Bouguila de rajouter que ce crédit accordé par le BEI est très avantageux, avec des conditions de financement très étudiées et adaptées aux projets d’infrastructure.

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L’ancien gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), Mstapha Kamel Nabli, a accordé une interview exclusive à Africanmanager dans laquelle il a parlé de la loi bancaire, de la nouvelle loi régissant le statut de la banque Centrale et du crédit de 2,9 milliards de dollars du FMI qui vient d’être approuvé par son Conseil d’administration.

Mstapha Kamel Nabli a également évoqué les problèmes posés au niveau de la finance islamique. Interview:

Quelle est votre opinion à propos de la loi régissant la Banque centrale de Tunisie ?

La nouvelle loi sur le statut de la BCT a été nécessaire pour clarifier le rôle et la réglementation au niveau de la banque et consolider son indépendance, mais elle pose quand même un problème essentiel au niveau de la composition du conseil d’administration de la BCT puisque cette loi, d’un côté, instaure l’indépendance de la banque et , d’un autre côté, surcharge le conseil de représentants de l’État et de l’administration, ce qui est en contradiction avec l’indépendance de l’institut d’émission.

Cette loi réduit l’independance de la BCT et attribue un rôle prépondérant au gouvernement dans la BCT, ce qui n’est pas souhaitable voire incompatible avec l’indépendance de la BCT.

Le conseil d’administration de la banque centrale est dominé par des membres du gouvernement, soit entre 3 ou 4 réprésentants de l’État.

S’agissant du projet de loi bancaire, qu’est ce que vous en pensez ? Avez-vous des réserves ?

La mise en plae d’une nouvelle loi bancaire est certes nécessaire pour réformer les système bancaire tunisien et le moderniser. Cette loi cultive plusieurs aspects positifs, mais il faut dire quand même qu’il s’agit d’une loi plutôt défensive qu’offensive dans la mesure où elle ne reflète pas une vision de réforme du système bancaire outre le fait qu’elle n’a pas clarifié comment elle va contribuer au financement de l’économie et répondre aux défis de la prochaine période. Il n ‘y a pas de vision là-dessus sur la manière d’agir ni une politique claire sur la restructuration du secteur bancaire et comment il fera face à la concurrence.

Peut-on parler de points forts dans cette loi ?

Oui, il y a plusieurs réformes portant sur la solidité du système bancaire pour améliorer son efficacité comme l’assurance sur les depôts, la nouvelle législation sur la réglementation des problèmes des banques en difficultés et la gestion des banques en faillite. Ce sont des aspects très importants pour la réforme du secteur bancaire tunisien.

L’introduction de la finance islamique dans la nouvelle loi bancaire a suscité plusieurs critiques, pouvez-vous nous expliquer pourquoi ?

Sur cette question, il faut dire que l’introduction de la finance islamique dans cette loi bancaire a été faite comme une introduction politique et non économique. La législation actuelle autorise la finance islamique et n’a pas besoin de régles prudentielles et de réglementation.
La finance islamique n’a pas besoin d’être introduite comme une activité parallèle au système bancaire classique et crée une distinction entre deux systèmes de financement, l’un islamique et l’autre classique. C’est une erreur.

Le FMI vient d’approuver l’accord permettant à la Tunisie de bénéficier d’un crédit de 2,9 milliards de dollars. Que représente ce crédit pour la Tunisie ?

Le crédit du Fonds Monétaire Nternational (FMI) qui vient d’être accordé à la Tunisie est un calmant.

De tels financements ne pourraient qu’apporter des réponses à une crise aigue de liquidités et ne pourront nullement résoudre le problème de la crise économique.

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Dans une interview exclusive accordée à Africanmanager, le ministre des Finances, Slim Chaker a déclaré que la nouvelle loi sur les banques prévoit la  création d’un fonds de garantie qui permettra à la Banque Centrale et le ministère des Finances de protéger les citoyens.

Le ministre a d’autre part passé en revue les grandes lignes des business plan de trois banques publiques.

Il a par ailleurs appelé la communauté internationale à consacrer plus de temps aux problèmes confrontés par la Tunisie notamment dans cette phase exceptionnelle. Interview :

Quelles sont les caractéristiques de la nouvelle loi bancaire  actuellement en examen à l’ARP ?

La nouvelle loi sur les banques apporte à mon avis une nouveauté majeure. C’est le fonds de garantie qui permettra à la Banque Centrale et le ministère des Finances de protéger les citoyens qui déposent leur agent dans les établissements bancaires.

Ce fonds de garantie revêt une importance particulière et chaque banque qui ne respecte pas cette loi s’exposera à des sanctions. Parmi les sanctions figure  la fermeture de la banque quitte à la laisser faire faillite.

Mais cette nouvelle loi comportera, pour la première fois en Tunisie, un chapitre consacré à la finance islamique. Ce dernier a provoqué une  polémique. Qu’en  pensez-vous ?

La finance islamique est un produit bancaire comme tout autre produit. Ce n’est pas à mon avis un handicap étant donné que ce produit existe dans plusieurs pays y compris ceux non musulmans comme l’Afrique de Sud et la Grande-Bretagne.

Qu’en est-il de la réforme de trois banques publiques ?

On vient de recapitaliser ces trois banques et on a préparé leurs business plans.

Les grandes lignes de ces business plans tournent autour de la restructuration de chaque banque de façon à être financièrement solide. Nous œuvrons pour l’ouverture de nouvelles agences au niveau de chaque banque notamment dans les régions qui représentent des marchés intéressants pour ces institutions.

Notre but est de ramener aussi des compétences humaines pour ces trois instituions tout en mobilisant les nouvelles technologies pour instaurer l’e-banking.

Outre ces points, un intérêt sera porté à  la mise en place d’un nouveau système d’information pour que les banques puissent analyser les risques sans oublier le renforcement de la gouvernance à travers le contrôle interne et le renforcement du rôle des administrateurs.

Y a-t-il des nouveautés en ce qui concerne l’accord de garantie de prêt de 500 millions de dollars qui sera accordé par les États-Unis d’Amérique à la Tunisie ?

En effet, la loi des finances pour l’exercice 2016 prévoit des financements de l’ordre de 6600 millions de dinars. Ces financements seront opérés par une dette intérieure égale à 2000 millions de dinars et une autre extérieure de l’ordre de 4600 millions de dinars.

Les négociations sont en cours pour l’octroi de ce prêt avec la garantie du gouvernement américain. Ceci est déjà prévu dans la loi des finances 2016.

La seule nouveauté est qu’on va sortir sur le marché américain pour obtenir ce crédit avec un taux d’intérêt de l’ordre de 2% au lieu de sortir seul pour l’avoir avec un taux  variant entre 6 et 7%.

C’est raisonnable puisque le risque lié à la Tunisie est couvert par le gouvernement américain

Et pour les négociations avec le FMI sur un plan d’aide de 2,8 milliards de dollars?

Les négociations relatives à un nouvel accord avec le FMI pour appuyer le programme de réformes économiques du gouvernement sont à un stade avancé.. On a eu l’accord de principe  et il reste à le concrétiser lors de la réunion du conseil d’administration prévue en mai ou juin prochain..

Ceci dépendrait toujours de la fixation de la date d’examen du dossier de la Tunisie par le conseil d’administration du FMI. Si le conseil d’administration donne son feu vert, l’accord sera aussitôt signé et l’on commencera à mettre en place le second programme.

Mais des réformes économiques ont été exigées pour l’octroi de cette aide ?

On est en train d’avancer en ce qui concerne la mise en place des réformes économiques majeures. Lorsqu’on est parti vers la réunion annuelle du FMI, sa directrice générale avait déclaré que le second programme venait  d’être signé. Cela veut dire que notre pays est sur la bonne voie.

Vous reprochez à la communauté internationale son incompréhension de la situation actuelle de la Tunisie. Pouvez-vous préciser vos propos ?

Les partenaires internationaux ont mal compris la situation actuelle de la Tunisie. A mon avis, la communauté internationale n’a pas consacré beaucoup du temps à la Tunisie ; et c’est compréhensible puisqu’elle a d’autres priorités.

Ceci aura certainement un coût surtout que la communauté internationale apporte  des solutions toutes faites dans une boîte à outils, mais qui ne sont pas applicables à la Tunisie qui a déjà des besoins différents.

A maintes reprises, j’ai dit à la Banque mondiale ou même au Fonds monétaire international que la Tunisie n’est pas un laboratoire pour créer des outils qui seront par la suite appliqués en Irak, en Syrie ou en Libye. De plus, cette boîte à outils ne pourra jamais s’appliquer à la Tunisie,  et c’est pour cette raison qu’il faut bien comprendre les défis de notre pays.

Comment faire ?

La communauté internationale est appelée à consacrer plus de temps aux problèmes confrontés par la Tunisie notamment dans cette phase exceptionnelle.

Cette démarche est  cruciale  pour que la communauté internationale puisse comprendre les véritables enjeux de la Tunisie et  apporter les solutions appropriées et les plus adaptées aux   grands défis auxquels fait face la Tunisie tant sur le plan sécuritaire qu’économique et social.

Pour nous, on est en train de travailler, d’avancer et de mettre en œuvre les réformes nécessaires, mais si on trouvait  ce coup de pouce de la part de la communauté internationale, la probabilité de succès augmenterait.

Je pense qu’il s’agit d’une étape importante pour réussir à stabiliser le pays, éviter tout dérapage et sortir de l’impasse.

Qu’en est-il de la création d’une agence en charge de  la gestion de la dette ?

La préparation du  dossier y afférent est en cours en coordination avec la Banque mondiale. Notre but est clair. Il s’agit  tout simplement d’assurer le passage d’une gestion passive de la dette à une gestion active et dynamique et ce, à travers une feuille de route actualisée.

Cette nouvelle agence sera gérée par des compétences spécialisées au sein du ministère des Finances.

Quelle serait la date de sa création ?

D’ici fin  2016, l’agence en charge de  la gestion de la dette sera créée.

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Selon le dernier rapport du FMI

La Tunisie est en train de négocier une nouvelle ligne de crédit de 2.8 milliards de dollars avec le Fonds Monétaire International, annonce le conseiller du chef du gouvernement chargé des Grandes Réformes Economiques, Taoufik Rajhi, ajoutant que les pourparlers sont à un stade avancé pour la mobilisation de financements nécessaires pour l’exécution du plan de développement 2016-2020 sachant que le prêt sera assorti d’un taux d’intérêt de 2%.

L’annonce faite par Taoufik Rajhi continue de susciter la polémique notamment parmi plusieurs experts en économie..

Africanmanager a contacté quelques députés pour mieux s’informer sur l’utilité de ce concours financier  et surtout ses effets pour la prochaine période.

L’économie a toujours besoin d’un soutien…

Pour le membre de la commission des finances et de la planification et du développement à l’ARP, Slim Besbess, « le recours au FMI est raisonnable puisque notre économie a toujours besoin d’un soutien ».

« On a plus que jamais besoin de crédibiliser notre économie vis-à-vis  des investisseurs étrangers d’autant plus que la phase suivante consiste à appliquer le plan des réformes majeures qui nécessite, à mon avis,  un investissement conséquent . D’où l’importance d’une composante du financement provenant de l’étranger », a expliqué le député.

Slim Besbess a encore souligné  qu’on ne dispose  pas des ressources nécessaires qui nous permettent de  réaliser les ambitions du plan de développement. « Le schéma de croissance élaboré par la note d’orientation est clair : on ne peut pas réaliser cette ambition pour la mobilisation d’une enveloppe d’investissement de 125 millions de dinars sans avoir une composante provenant de l’étranger », a-t-il expliqué affirmant que « le défi consiste à réaliser la croissance, mais aussi les objectifs d’une normalisation macroéconomique pour pouvoir réussir la transition économique »

Un avis  partagé par Mohamed Ben Salem qui a reconnu l’existence d’une diabolisation en ce qui concerne les liens entretenus avec le Fonds Monétaire International.  « Certaines personnes sont en train de diaboliser nos relations avec cette institution financière», a remarqué le député nahdhaoui tout en appelant «  à comparer le taux d’intérêt imposé par le FMI avec celui imposé par la Banque Mondiale  pour mieux comprendre la situation. C’est une chose incomparable puisque le taux d’intérêt est cinq fois moins ».

Comme justification, il a cité le crédit de 1.2 milliard de dollars octroyé par la Banque Mondiale à la Tunisie en 2013 tout en rappelant que le taux d’intérêt était de 5.75%.

Une ligne de crédit toxique…

Le Front Populaire par la voix de Mongi Rahoui, s’est dit opposé à cette nouvelle ligne de  crédit surtout qu’elle sera utilisée pour financer des dépenses courantes, au détriment de l’investissement et de la création de richesses.

« On est sûr que tous les crédits contractés par la Tunisie de l’après Ben Ali étaient destinés à couvrir le déficit budgétaire et n’étaient pas destinés à l’investissement public et ceci souligne  la mauvaise politique  menée par les  autorités en place qui n’ont pas pris en considération les retombées négatives de ces crédits sur la balance des paiements et surtout sur la souveraineté de notre décision nationale », a asséné Rahoui remarquant que le gouvernement d’ Essid se trouve incapable de trouver des solutions adéquates pour gérer la crise économique.

Le député de Nidaa Tounes, Moncef Sallami a, pour sa part,  appelé le gouvernement à vendre les grandes quantités d’or saisies et stockées dans les dépôts de la douane, au lieu de recourir à l’endettement.

« Il faut exploiter nos sources et la vente de  grandes quantités d’or existantes dans les dépôts de la douane, estimées à 4 tonnes  pourraient rapporter une importante somme d’argent aux caisses de l’État  », a t-il estimé.

Vers l’effondrement de l’économie

De son côté l’expert en risques financiers, Mourad Hattab n’a pas manqué de s’attaquer au gouvernement Essid estimant que la Tunisie se dirige à grand pas vers l‘effondrement.

 « La Tunisie ne cesse de recourir à des institutions financières internationales alors qu’elle peine à relancer l’appareil de production » », a martelé l’expert notant que « le recours au FMI ne peut que créer des problèmes macroéconomiques sachant que les crédits qui ont été contractés au cours de ces dernières années avec des échéances énormes sont destinés principalement à la consommation ».

D’après lui « c’est en soi un crime économique et financier ».

Interrogé sur les répercussions de  la nouvelle ligne de crédit, objet d’un examen avec le FMI, l’économiste l’a qualifiée de « toxique » étant donné qu’elle  n’a aucun rapport avec la productivité ou le développement.

Mourad Hattab a par ailleurs mis en garde contre l’aggravation du taux de l’endettement extérieur qui devrait atteindre 70% durant les deux prochaines années contre 52% actuellement.

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Au 4éme trimestre 2015, le secteur bancaire a pu se rattraper au niveau de la collecte pour finir l’année 2015 en croissance faible de 3,2% à 46 968 mDT.

Bien évidemment la BIAT reste indétrônable et préserve sa position de leader avec une part de marché de 17,2% suite à une croissance de près de 7,7%, soit un effort de collecte de 578 mDT le niveau le plus élevé du secteur. ( soit près de 40% de l’effort de collecte au niveau du secteur).

La grande surprise vient de Amen Bank qui affiche une baisse de 7,1% de ses dépôts soit plus de 391 mDT en valeur et perd ainsi 120 pb au niveau de sa part de marché (10,9% en 2015 contre 12,2% à fin 2014). Ceci étant, l’AB reste la deuxième banque privée en termes de dépôts. Une baisse qui est essentiellement due au repli de 18% des placements à termes qui lui coûtaient chers.

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En 2015, les encours de crédits ont enregistré une hausse de 4,8% à 47 724 mDT, une croissance molle qui témoigne d’un climat d’investissement encore fragile.

Avec une croissance de 2,2%, la BNA confirme sa position de leader pour les crédits, soit une part de marché de 14,8%. Un montant additionnel important (531 mDT) qui vient s’ajouter à un portefeuille dont la qualité est altérée (un taux de CDL de 18,15% et un taux de couverture de 58,47%, en 2014). Contrairement aux deux autres banques publiques, la BNA n’a pas encore fait l’objet d’un plan de restructuration même si le montant a été estimé à 270 mDT. Le nouveau management de la BNA devrait dévoiler sa nouvelle stratégie commerciale mais surtout sa nouvelle stratégie de gestion du risque, un des points faibles de la banque.

Suite à un repli de 2,2%, l’Amen Bank cède sa place de première banque privée en termes de crédits à la BIAT qui détient désormais une part de marché sur les crédits de 13,8% contre 12,5% pour Amen Bank.

Hormis la BTE, BH signe la plus forte progression des crédits de la place, avec une hausse de 11,1% à 5 297 mDT. D’ailleurs la BH ne fait que confirmer son nouveau dynamisme pour reconquérir sa position antérieure d’avant la révolution. Avec une baisse de 4,4% de ses crédits, la STB continue de perdre des parts de marché : 11,2% à fin 2015 contre 12,3% une année auparavant.

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