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La Chancelière allemande, Angela Merkel, ne sait plus à quel saint se vouer. Certes elle reste aux manettes après son succès aux législatives de septembre 2017, mais sa victoire a été courte, ce qui lui vaut les grosses difficultés qu’elle a présentement pour former l’équipe qui va gouverner avec elle. La crise politique, à un niveau qu’elle n’a jamais connu, persiste encore ce lundi 20 novembre 2017. De nouvelles législatives, pour faire émerger une nette majorité, ne sont pas à écarter… comme aussi une fin de règne pour la «femme la plus puissante au monde», d’après le magazine américain Forbes.

C’est la première fois depuis l’avènement de la République fédérale d’Allemagne en 1949 que le pays est privée d’une majorité pour gouverner. Après un moins d’âpres pourparlers, c’est le constat d’échec dans la nuit de dimanche à lundi. Les conservateurs de Merkel (CDU-CSU), les libéraux (FDP) et les écologistes n’ont pas pu aplanir leurs divergences. Une catastrophe pour la première puissance économique européenne – pour le pays mais également pour le leadership du continent.

Si les choses ne bougent pas très rapidement, on ne pourra pas éviter des élections anticipées, ce d’autant plus que pour la chancelière il n’est pas question de mettre en place un gouvernement minoritaire, avec le lâchage des alliés traditionnels sociaux-démocrates (SPD) qui cette fois refusent d’être conduits par Merkel.
Cette dernière va rencontrer ce lundi le président Frank-Walter Steinmeier, dont dépend la convocation d’un nouveau scrutin, même s’il n’a aucune envie d’y aller. “La chancelière et chef de parti va parler aujourd’hui avec le président fédéral (…) et c’est le président fédéral qui a l’initiative“, a indiqué le secrétaire général de la CDU, Peter Tauber.

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On s’attendait à ce que l’ambassadrice américaine aux Nations unies, Nikki Haley, de passage en République démocratique du Congo, serre la vis au président Joseph Kabila, elle l’a fait hier vendredi 27 octobre 2017. “Les élections doivent être organisées en 2018 [sinon], la RDC ne doit pas compter sur le soutien des États-Unis et de la communauté internationale”, a déclaré Nikki Haley au terme de sa rencontre avec le président de la Commission électorale, Corneille Nangaa.

Pour rappel, la Commission électorale avait dernièrement douché les espoirs de l’opposition, et de la communauté internationale, en déclarant qu’elle était dans l’impossibilité d’organiser les élections présidentielles avant 2019 pour cause de violences dans certaines régions. Mais Haley ne l’entend pas de cette oreille. “Nous n’allons pas appuyer un calendrier qui ne montre pas clairement que les élections seront tenues en 2018 (…). Cela est possible si toutes les parties s’impliquent”, a-t-elle martelé…

Le mandat de Kabila a expiré depuis 2016, et depuis l’opposition le harcèle pour qu’il quitte son fauteuil. Fin 2016, un accord politique, sous la houlette des évêques, avait permis de calmer les tensions en fixant les élections fin 2017. Mais depuis, aucun calendrier électoral n’a été élaboré et les opposants s’en tiennent à leur exigence de départ : Kabila doit déguerpir au plus tard le 31 décembre 2017, pour laisser place à une courte période de transition, mais sans lui…

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Les États-Unis sont très préoccupés de voir l’environnement politique se détériorer au Kenya à l’approche de l’élection présidentielle du 26 octobre. Nous restons engagés en faveur d’un processus électoral libre, équitable et crédible, qui respecte la constitution kenyane, les lois en vigueur et les institutions. Nous ne soutenons aucun parti ni candidat.

Malheureusement, ces dernières semaines, des acteurs de toutes les tendances politiques ont porté atteinte à la commission électorale et attisé les tensions. Nous suivons de près le processus électoral kenyan, ainsi que tous les discours et les actes des politiciens.

Un vote pacifique et transparent, pouvant permettre à tous les Kenyans de s’exprimer pour choisir leur prochain président, implique que la commission électorale dispose de l’indépendance et du soutien public dont elle a besoin pour remplir ses obligations au regard de la Constitution et de la loi. Bien que nous défendions la liberté d’expression, les attaques sans fondement et les doléances déraisonnables adressées à la commission électorale ne font que créer des divisions. Soutenant pleinement les efforts de la commission qui tendent à faire dialoguer les leaders politiques et les partis, nous les incitons tous à y participer avec un esprit d’ouverture, de sérieux et de bonne foi.

Une modification des lois électorales sans large consensus et juste avant une élection n’est pas conforme aux bonnes pratiques internationales, augmente les tensions politiques et entame l’image que le public se fait de l’intégrité du processus électoral.

Les dirigeants et citoyens kenyans ont le devoir de rejeter la violence et d’appeler autrui à faire de même. Quant aux services de sécurité, ils doivent faire preuve de la plus grande retenue lors de la prise en charge des manifestations, chacune de leurs réactions devant être proportionnée et appropriée.

Cette élection offre au Kenya la possibilité d’inspirer et de façonner l’avenir de l’Afrique. Nous nous tenons aux côtés de tous les Kenyans qui aspirent à faire progresser la démocratie et la prospérité ainsi qu’à renforcer la sécurité.

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Le moins qu’on puisse dire est que les avis et résolutions du Parlement européen en direction du Gabon, en lien avec l’agitation politique depuis la réélection contestée d’Ali Bongo, ne sont pas du tout du goût du régime. Ce dernier a dénoncé hier vendredi 22 septembre un “acharnement” en réaction de la résolution du Parlement européen appelant Libreville à arrêter “harceler, intimider et persécuter” les opposants, rapporte l’AFP.

Le Gouvernement de la République joint sa voix à celle du Sénat gabonais pour dénoncer cet acharnement que rien ne justifie”, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Alain-Claude Bilie-By-Nze, indiquant que cette résolution “induit de manière insidieuse, qu’il y aurait des souverainetés au-dessus des autres”.

L’affaire a commencé à monter dès mercredi, avec la sortie de la présidente d’un groupe en charge des affaires européennes du Sénat qui dénonçait la “prétention des euro-députés à s‘ériger en permanence en donneurs de leçons”.

Le billet d’humeur “Makaya” du journal gabonais l’Union, acquise à la cause de la présidence de la République, à lui tapé plus fort, jeudi dernier, en qualifiant les euro-députés de “ramassis” de “racistes”, de “députés de seconde zone par rapport aux vrais du palais Bourbon ou (du) Bundestag”, les Parlements français.

Autre son de cloche du côté de l’opposition. Dans une conférence de presse organisée hier vendredi à Libreville, Zacharie Myboto, président de l’Union nationale (UN), qui a fédéré les poids lourds de l’opposition autour de la candidature de Jean Ping, s’est réjoui de la résolution “dans laquelle (son parti) se reconnaît globalement”.
L’idée de lire la page Gabon, avant de la tourner, semble désormais habiter l’ensemble de la communauté internationale”, a ajouté Myboto.

Dans une résolution adoptée à Strasbourg, le 14 septembre 2017, les députés européens avaient invité les autorités gabonaises à “libérer immédiatement toutes les personnes encore détenues illégalement”. C’est la suite d’un long bras de fer entre le Parlement européen et l’exécutif gabonais. Déjà en décembre dernier, une Mission d’observation électorale (MOE) de l’Union européenne avait tiré la conclusion que l’élection présidentielle d’août 2016, gagnée, officiellement, par Bongo face à l’opposant Jean Ping, avait été émaillée “d’anomalies” lesquelles “mettent en question l’intégrité du processus de consolidation des résultats et du résultat final de l‘élection”. Le 31 août 2017, le président de la délégation du Parlement européen au sein de la MOE, Jo Leinen, avait appelé à des sanctions contre le clan présidentiel suite à l’expédition sanglante au quartier général de Ping lors de la présidentielle…

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Le Sénégal hausse le ton et montre les muscles face à un président gambien, Yahya Jammeh, battu à la régulière à la présidentielle de décembre 2016 mais qui s’accroche à son fauteuil, en prétendant qu’il y a eu des irrégularités et qu’il faut organiser un autre scrutin, une attitude dénoncée par la communauté internationale. Augustin Tine, le ministre sénégalais des Forces armées, a déclaré dimanche 25 décembre 2016 sur la RFM, lors d’un déplacement à Fandème, dont il est le maire, que son pays fera ce qu’il faut pour que Adama Barrow, qui a déboulonné Jammeh, prenne officiellement les rênes du pays le 19 janvier 2016. Il a ajouté que le Sénégal est prêt à piloter une intervention militaire, avec l’aval de la Cedeao, pour aller en Gambie veiller sur le passage de témoin à Barrow.

« Le Sénégal est un pays de dialogue, pays de paix. Le message est celui de la Cedeao, celui de l’Union africaine et celui des Nations-Unies. Aujourd’hui que Yaya Jammeh a perdu les élections, et M. Barrow est le président élu, je crois comprendre que le président Jammeh entendra raison et le 19 janvier, il laissera la place au nouveau président élu. C’est la volonté de la Cedeao et c’est la volonté du monde entier. Il doit accepter qu’il a perdu. Naturellement, que l’on fasse pour qu’il puisse se retrouver quelque part et vivre tranquillement sa vie. En tout cas, pour la Cedeao, pour le Sénégal, le président Jammeh a fini son mandat et le 19, il devra partir. Le Sénégal assumera ses responsabilités conformément aux décisions de la Cedeao », a affirmé le ministre des Forces armées.

Jammeh, qui tient le pays d’une main de fer depuis 22 ans, avait agréablement surpris les Gambiens en reconnaissant publiquement sa défaite, et même en félicitant en direct à la télévision son challenger. Puis il a fait volte face en prétextant des fraudes massives qui auraient permis à Barrow de faire la différence. Mardi dernier, il avait réitéré, à la télévision publique, la Grts, sa volonté de garder son fauteuil à la fin de son mandat, le 18 janvier prochain. Son recours est toujours entre les mains de la Cour suprême et sera tranché le 10 janvier prochain, 8 jours avant l’expiration de son mandat. Le timing est donc très serré et la tension à son paroxysme.

On peut aussi penser que pour le Sénégal, envoyer des troupes faire déguerpir Jammeh est une manière de neutraliser une bombe à retardement car personne n’ignore les relations exécrables entre le président sortant et le président sénégalais, Macky Sall, depuis que des Sénégalais ont été violentés et emprisonnés, arbitairement, en Gambie. D’ailleurs Jammeh avait déclaré récemment qu’il n’a aucun problème avec le peuple sénégalais, mais plutôt avec son président, qui gouverne mal ce pays ami et frère. Vous pouvez imaginer la tête qu’a faite Macky Sall en entendant cette critique au vitriol du dictateur de Banjul…

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L’Union africaine (UA) a décidé d’envoyer une délégation au Gabon, en vue de résoudre la crise politique dans ce pays, a annoncé le président tchadien, Idriss Déby Itno, président en exercice de l’UA.

Selon la BBC Afrique, la délégation de l’UA se rendra à Libreville et sera composée de chefs d’Etat africains, de hauts responsables de la Commission de l’organisation continentale et de représentants des Nations unies.

 

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Les deux  dirigeants du Front populaire Mongi_rahoui_et  zied_lakhdar ont reçu des menaces de mort et le ministère de l'Intérieur est au courant

Dans une interview exclusive accordée ce mercredi 13 juin à Africanmanager, le député du Front populaire Mongi Rahoui a déclaré que la résolution de la crise qui secoue le pays passe par la mise en place d’un gouvernement révolutionnaire qui prendrait en considération les objectifs de la révolution.

D’après lui, une personnalité de l’opposition sera le meilleur choix pour gagner ce challenge.

L’opposant a par ailleurs mis en garde contre la crise politique qui ne cesse de s’aggraver, surtout qu’elle est en train de jouer un rôle négatif sur le plan économique et social. Interview :

Avec l’intensification des concertations pour la formation d’un nouveau gouvernement d’union nationale, où va la Tunisie dans ce nouveau marathon politique ?

La situation a été presque examinée par plusieurs acteurs et observateurs. Une certaine responsabilité est partagée par l’ensemble des parties dans certains secteurs, mais cela n’empêche que la Tunisie fait face à une crise économique et sociale très grave. Cette dernière est due à des choix inefficaces, incapables d’assurer le développement et de réaliser les grands équilibres économiques.

Mais comment expliquer tout cela ?

C’est simple. On n’a pas une vision claire permettant de mettre en place les bases ou encore les mécanismes et les lois économiques de manière à booster l’investissement et par la suite la relance économique.

C’est le même constat pour le volet social. On souffre déjà de l’absence de programmes sociaux qui permettraient de résoudre les grands dossiers dont notamment la pauvreté et le chômage.

Sur le plan politique, on considère que le pays fait face à une crise politique et par la suite une crise du pouvoir. Cela s’explique également par l’incapacité du premier parti au pouvoir à soutenir le gouvernement en place ou encore à présenter des programmes adéquats pour résoudre la crise actuelle et répondre aux besoins du peuple. Ajoutons à cela le conflit qu’a vécu Nidaa Tounes, ce qui a provoqué un climat de méfiance entre ce parti et l’ensemble des Tunisiens.

Une telle situation a bien servi le parti islamiste, Ennahdha, qui demeure le parti qui dirige le pays. Ce dernier a bien profité de l’effondrement de Nidaa Tounes et on a par conséquent constaté le transfert du pouvoir du premier parti au deuxième, sans pour autant annoncer ça officiellement.

Outre cette crise, on se trouve aussi face à une crise au sein du pouvoir exécutif.

Cela veut dire quoi ?

On fait face à un conflit entre le président de la République, Beji Caied Essebssi et le chef du gouvernement, Habib Essid. Ce conflit continue de prendre de l’ampleur puisque le président de la République veut réaliser des mutations à la présidence du gouvernement alors qu’Ennahdha s’est dit attaché à Habib Essid.

D’ailleurs, l’initiative lancée par Beji Caied Essebssi afin de former un gouvernement d’union nationale vient prouver l’échec du gouvernement en place.

Quelles sont les répercussions d’un tel conflit sur la situation générale du pays ?

Avec tout cela, on se trouve face à un gouvernement de gestion des affaires courantes. Et par conséquent, l’équipe ministérielle d’Essid a perdu ses pouvoirs, ce qui a provoqué un certain blocage au niveau des services administratifs.

A mon avis, cette équipe demeure incapable de s’adapter aux mutations que connait le pays et la situation est de plus en plus en difficile, surtout dans cette phase marquée par la prolifération des tiraillements politiques entre les partis de la coalition.

On a bien voulu voir des partis travaillant en synergie et en harmonie pour sortir de l’ornière, mais voilà, la réalité est différente, surtout que chacun d’entre eux est en train de chercher la bonne occasion pour servir ses propres intérêts. Donc, on est au cœur d’une crise économique, sociale et politique très grave. Et la crise politique sera aggravée, surtout qu’elle est en train de jouer un rôle négatif au niveau économique et social.

Les craintes de l’opposition par rapport à cette situation ?

La situation est au bord de l’explosion. Tous les indicateurs viennent confirmer mon hypothèse, surtout avec la montée de la grogne sociale, la marginalisation des régions intérieures et l’exclusion régionale.

Quel regard portez-vous sur la prochaine étape ?

La prochaine étape exige une forte volonté politique, tout en se basant sur une vision claire pour pouvoir dépasser la crise. Cela reste tributaire de deux conditions essentielles. Il s’agit de la justice sociale et de l’égalité devant la loi.

L’initiative lancée par le président de la République sera-t-elle un nouveau départ pour entamer les réformes nécessaires ou bien un nouveau facteur pour le déclenchement d’une nouvelle crise politique ?

Cet avis est personnel. On pourrait sauver la Tunisie, s’il y a réellement une volonté de réaliser cet objectif. Mais, si on veut aussi généraliser l’échec à travers les concertations que les partis au pouvoir mènent actuellement, la situation sera catastrophique.

Faites attention, les ingrédients sont là pour un nouveau déclenchement populaire.

Quels sont les critères pour un gouvernement qui serait capable de diriger le pays dans pareille situation ?

La résolution des problèmes rencontrés exige la désignation d’un gouvernement révolutionnaire qui prendra en considération les objectifs fixés par la révolution.

Bien évidemment, on parle de la lutte contre la corruption, l’absorption de l’épineux problème du chômage et la promotion des régions défavorisées.

Quel serait le meilleur profil pour accomplir cette mission ?

Sans citer un nom précis, une personnalité de l’opposition sera à mon avis le meilleur choix pour relever ce défi… L’opposition est la bonne partie capable de résoudre les problèmes du moment.

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Le secrétaire général du Courant démocratique, Ghazi Chaouachi, a estimé que la proposition du président de la République, Béji Caïd Essebsi, portant sur la formation d’un gouvernement d’Union nationale a provoqué une crise politique dans le pays.

Lors de son intervention ce mercredi 15 juin 2016 sur les ondes d’Express Fm, il a expliqué que l’annonce d’une telle initiative a semé la confusion au sein des partis au pouvoir, souligant que les avis sont mitigés quant au maintien ou l’écartement de Habib Essid.

Concernant la réunion prévue aujourd’hui entre le président de la République et les partis de l’opposition représentés au parlement, Chaouachi a exprimé sa surprise au sujet de sa non invitation à la réunion en critiquant la “politique d’exclusion,” adoptée par Essebsi selon ses dires.

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Malgré l’impasse dans laquelle est plongée la Tunisie

Malgré l’impasse dans laquelle est plongée la Tunisie, depuis le meurtre de Mohamed Brahmi, tué par balles devant son domicile, le 25 juillet dernier, des signes d’entente commencent à se manifester après la rencontre qui a réuni, à Paris, le chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi et Béji Caied Essbessi, président du parti Nidaa Tounes.

Cette rencontre, malgré la polémique qu’elle a suscitée, vient confirmer la récente déclaration du secrétaire général de la centrale ouvrière selon laquelle, «la position d’Ennahdha a relativement changé. D’ailleurs, quelques nouvelles propositions faites par Rached Ghannouchi rejoignent l’initiative de l’UGTT ». Pour rappel, l’initiative de l’UGTT qui prône la formation d’un gouvernement apolitique, est déjà soutenue par plusieurs partis politiques, à savoir la coalition démocratique qui le considère comme une initiative équilibrée et qui pourrait être une issue de sortie à la crise actuelle.

Pour de nombreux observateurs, ces propositions marquent encore une évolution par rapport aux déclarations faites par plusieurs dirigeants du parti au pouvoir, ces derniers temps, avec une avancée concernant le rapprochement des points de vue.

Selon les premières indiscrétions, les propositions avancées par le parti au pouvoir envisagent trois scénarios possibles. Il s’agit de la formation d’un gouvernement national regroupant l’ensemble des partis politiques. La deuxième proposition tourne autour de la formation d’un gouvernement de compétences présidé par l’actuel chef du gouvernement, Ali Laarayedh, alors que la dernière a trait à la mise en place d’un gouvernement apolitique après le 23 octobre.

Des propositions qui viennent à un moment assez délicat où l’opposition maintient encore sa pression sur le mouvement islamiste. Cette dernière reste attachée à la dissolution du gouvernement et de l’ANC.

Plusieurs propositions en vue de l’issue de crise

La sortie de l’ornière est-elle possible ? Probablement oui. Des partis politiques, d’anciens ministres et même des personnalités dites indépendantes ou encore des organisations syndicales tentent trouver la meilleure solution pour mieux faire face à la crise surtout qu’on a perdu énormément de temps dans les tiraillements et l’échange d’accusations.

Plusieurs types d’initiatives ont vu le jour à l’instar de celle du comité indépendant de médiation, crée par Abderzzak Kilani, ancien bâtonnier, en collaboration avec le militant Mokthar Yahyaoui et l’ancien diplomate Taoufik Ouanès. Ledit comité qui regroupe de nombreuses personnalités, appelle à établir des contacts avec les différents partis politiques.

Une autre initiative a été lancée par Ahmed Rahmouni, président de l’observatoire de l’indépendance de la justice, l’avocat Farhat Rajhi, Sihem Ben Sedrine, présidente du conseil des libertés ainsi que Zouheir Makhlouf, président de l’association de réhabilitation des prisonniers et l’artiste Raouf Ben Yaghlene. Il s’agit de la protection du processus démocratique appelant à une démocratie consensuelle.

Statu quo malgré les pourparlers

En dépit la poursuite des pourparlers, les responsables de différentes organisations nationales syndicales et patronales de la société civile (UGTT, UTT, UTICA, FTAV, CONNECT, Ordre des Experts Comptables de Tunisie etc…) ont plaidé pour des mesures sérieuses face à une situation alarmante. D’ailleurs, la présidente de la centrale patronale, à l’issue de sa rencontre , ce mercredi,avec Houcine Abassi, secrétaire général de l’UGTT, a tiré la sonnette d’alarme quant à la situation économique actuelle, insistant sur la nécessité de trouver des solutions urgentes à cette situation.

Comme solution, Elyès Jouini, vice-président de l’université Paris-Dauphine, a demandé la démission immédiate du gouvernement Larayedh avec l’engagement de rester en poste jusqu’à la dissolution, d’un commun accord (au plus tard le 23 octobre), du cabinet tout en marquant l’engagement à lutter efficacement contre le terrorisme et la violence y compris celle des LPR.

L’ANC reprendra ses travaux, ce samedi

Sur un autre plan, l’élu d’Attakatol, Jamel Ettouir, a déclaré au nom de Mustapha Ben Jaafar, président de l’assemblée nationale constituante, que l’ANC reprendra ses travaux, samedi prochain et que le dialogue entre les acteurs politiques démarrera au milieu de cette semaine. Cette décision intervient suite à l’appel lancé par nombreux députés qui ne se sont pas retirés de l’ANC. Rappelons que Mustapaha Ben Jaafar a décidé la suspension des travaux de l’ANC et ce dans le but d’éviter la réédition du scénario égyptien.

Wiem Thebti

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