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 Le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi et le bureau exécutif du parti Nidaa Tounes, présidé par Hafedh Caid Essebsi, se sont réunis, mercredi 20 juin 2018, au siège de la centrale syndicale…
Lors de cette rencontre, les deux hommes ont insisté sur l’obligation de trouver des solutions efficaces afin de mettre fin à la crise politique et ce, en créant une atmosphère sociale, politique et économique plus saine pouvant déboucher sur de meilleures conditions de vie.

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Le secrétaire général de Machrouû Tounes, Mohsen Marzouk, propose ses services pour rabibocher le directeur exécutif de Nidaa Tounes, Hafedh Caïd Essebsi et le chef du gouvernement, Youssef Chahed. Il l’a fait savoir lundi 4 juin 2018 dans la soirée, sur Mosaïque FM.

«Prochainement, nous tenterons de rassembler toutes les parties de Nidaa Tounes, en évitant de mêler le gouvernement à cette querelle. Je suis prêt à m’asseoir avec Hafedh Caïd Essebsi et Youssef Chahed“, a indique l’ex-secrétaire général de Nidaa Tounes, dont le départ avait été causé en grande partie par le fils du président de la République.

Marzouk a fait une confidence : “les pourparlers autour de cette proposition de médiation sont déjà lancés avec l’entourage” de Chahed et de HCE
Il a ajouté qu’il est temps de calmer les esprits, de réunir toutes les forces démocratiques sur la base de nouvelles pratiques. «Laissons toutes les disputes de côté, tournons la page et écartons le gouvernement de ces tensions“,a-t-il conclu…

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La dernière intervention télévisée de Youssef Chahed fait parler aussi en dehors de la Tunisie. Selon le site français « Maghreb Intelligence «c’est donc un Youssef Chahed en pleine confiance et totalement remonté qui a dézingué Hafedh Caïd Essebssi, en direct sur la télévision publique». La même source a indiqué que Chahed aurait eu les «appuis du patron d’Ennahdha, et du ministre de l’intérieur, Lotfi Brahem». La même source estime enfin que cette intervention télévisée «replace le jeune Premier ministre au centre de l’échiquier politique et donne un coup de vieux, et un air Trabelsi, au palais de Carthage et à Nidaa Tounes ».

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Il s’était tu pendant toutes les réunions de Carthage et continué, en silence, son travail de chef de gouvernement, supportant stoïquement mais dignement les coups de griffe et même les coups de couteau de l’héritier de Nidaa Tounes, faisant ainsi honneur à son poste d’homme d’Etat. Sans que l’on s’y attende et en l’absence du chef de l’Etat et père du directeur exécutif de Nidaa, Youssef Chahed décide de sortir de son silence. Il décide, en plus, de s’attaquer directement et nommément à celui qui lui a consacré deux Statuts fb pour descendre son bilan en flammes et demander sa tête sans détours.

L’intervention télévisée de Youssef Chahed, mardi 29 mai 2018, en aura définitivement étonné plus d’un. D’abord et surtout parce qu’elle était directe, frontale et nominative contre l’héritier du parti, au nom duquel il gouverne, quoique pas de manière directe, mais à travers le Document de Carthage. Un parti, qui, comme il le dira, «ne ressemble plus à celui auquel j’ai adhéré en 2013». La remarque aurait d’ailleurs pu être faite par les milliers d’adhérents et de sympathisants qui avaient voté en 2014 et qui s’étaient maintes fois déclarés trahis par le fondateur Béji Caïed Essebssi et l’héritier Hafedh Caïed Essebssi (HCE). «Ceux qui dirigent ce parti, et à leur tête Hafedh Caïed Essebssi et ceux qui l’entourent, ont démoli le parti et poussé grand nombre à le quitter», disait Youssef Chahed dans une attaque frontale à HCE et les deux ou trois politicards qui font partie de son premier cercle d’influence. Un constat que font aussi désormais tous les adhérents de Nidaa et même toute la scène politique et qui a été derrière tous les schismes et les départs qui ont divisé et affaibli ce qui était le parti de la majorité. Un parti que ne ressemble à rien, qui n’a même pas tenu son congrès constitutif. Un parti sans structures claires et précises et dont certains bureaux régionaux n’ont presque jamais ouvert leurs portes. Un parti qui ne mobilise plus à l’extérieur et démobilise même au-dedans.

Cela, toute la Tunisie le savait et Youssef Chahed n’avait à la limite fait que dire en public ce que même le fondateur de Nidaa Tounes connaissait et n’osait pas dire. Mais Youssef Chahed avait-il raison de le dire ? Devait-il quitter son piédestal d’homme d’Etat et de chef de gouvernement et s’abaisser à répondre,utiliser son image et son aura de chef de gouvernement, pour laver le linge sale de son propre parti en public ? Beaucoup, même de ceux qui ont applaudi son intervention, pensent qu’il n’aurait pas dû le faire, sans pour autant lui dénier le droit de le faire.

Youssef Chahed et son gouvernement font, depuis quelques mois, l’objet d’une campagne de dénigrement, de diffamation, d’intox, de pression, aux fins de les déloger de la Kasbah. Derrière la campagne il y a ceux-là mêmes qui l’y avaient nommé au titre d’un organe, le Document de Carthage, complètement anticonstitutionnel. Les causes sont multiples et varient selon les parties qui veulent sa tête. Pour Nidaa, il s’agit principalement de fauteuils voulus et non donnés. Pour l’UGTT, il s’agit d’augmentations salariales que le chef du gouvernement ne pouvait plus donner. Pour l’UTICA, il s’agit de mesures, fiscales et économiques, qui lestent les coûts de production du patronat et affaiblissent son potentiel de compétitivité. C’est en quelque sorte le détail économique et financier de la feuille du «Document de Carthage 1» qui a ligué presque tout le monde contre Chahed, y compris ses frères d’armes à Nidaa Tounes.

Il était donc normal que le chef du gouvernement se défende, et il n’avait pas complètement tort de le faire ainsi. En effet, s’il est vrai que le linge sale de Nidaa était une affaire, d’abord familiale et ensuite interne, il n’en demeure pas moins vrai que c’est cette crise interne de Nidaa qui n’a jamais pu lui donner assez de pouvoir pour appuyer son candidat, et a obligé le fondateur Béji Caïed Essebssi à lui chercher une ceinture de soutien. Il est vrai aussi que la crise interne de Nidaa, obligé de s’allier à Ennahdha, a été derrière la mise en place de la politique de la concertation, qui a été à son tour derrière l’instabilité politique générale. Nidaa est trop faible pour gouverner seul. Ennahdha est trop vulnérable pour s’y livrer. Aucun d’eux n’a assez de pouvoir pour diriger le pays et la concertation ne permet que de donner des demi-solutions à des problèmes multidimensionnels et urgents. C’est là que la crise interne de Nidaa a fortement impacté la stabilité politique et les capacités du gouvernement à concrétiser son programme d’action économique.

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Le bloc parlementaire de Nidaa Tounes a confirmé que les efforts seront déployés afin de trouver une issue favorable à la crise politique actuelle, engendrée par la suspension des concertations du Document de Carthage II.
Un appel à une prochaine réunion du bureau national doit être lancé, selon le bloc, afin de fixer le calendrier des congrès locaux et régionaux et le programme d’action des commissions parlementaires, précise un communiqué publié par le bloc parlementaire à l’issue d’une réunion exceptionnelle tenue, mardi 29 mai 2018, pour examiner les répercussions de la suspension des concertations.

Par contre motus sur le Congrès national qui élira un bureau politique et une direction exécutive. Le directeur exécutif du parti, Hafedh Caïd Essebsi, avait promis le 21 septembre 2017 qu’il l’organiserait avant les municipales. Vous connaissez la suite. Le provisoire qui dure quoi. Une anomalie pour un parti qui est, tout de même, un ténor sur la place, même s’il a perdu beaucoup de plumes depuis son triomphe aux élections de 2014. Un congrès électif fait partie des moeurs, des traditions dans les démocraties qui se respectent, mais manifestement à Nidaa Tounes on ne voit pas les choses de la même façon. Même les dirigeants du parti hostiles au fils du président de la République n’insistent pas pour que ce rendez-vous ait lieu dans les meilleurs délais…

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L’euro remonte face au billet vert lundi, repassant la barre de 1,17 dollar, alors qu’en Italie un ancien du FMI, Carlo Cottarelli, qui plaide en faveur de l’austérité budgétaire, est pressenti pour former un gouvernement après le renoncement de Giuseppe Conte.
Vers 06H00 GMT, la monnaie unique européenne valait 1,1724 dollar, contre 1,1651 dollar, le 25 mai 2018 à 21H00 GMT. La devise européenne était tombée en séance à 1,1647 dollar, son plus bas niveau face au billet vert depuis le 13 novembre dernier, selon Boursorama.

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Que prépare l’actuel président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila ? En effet des affiches fabriquées par ses partisans et le présentant comme “candidat” à la présidentielle du 23 décembre prochain ont commencé à fleurir un peu partout à Kinshasa, selon l’AFP. Il n’en fallait pas plus pour susciter l’ire de la société civile et de l’opposition, qui pointent une “stratégie dangereuse”.

Ces affiches “font partie d’une stratégie politique dangereuse mise en place par le PPRD” afin de “préparer l’opinion à accepter un troisième mandat pour le président Kabila”, a déclaré Georges Kapiamba, président de l’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ).
Nous condamnons cette attitude et nous en appelons au sens de la responsabilité du président Kabila pour qu’il mette fin à ces manœuvres mijotées par ses proches collaborateurs”, a-t-il ajouté.
Même son de cloche chez l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), vieux formation de l’opposition : cet affichage “montre que M. Kabila est en train de tout manigancer pour se maintenir au pouvoir”.
C’est dangereux, nous ne l’accepterons jamais même si les hommes de Kabila sont prêts à tout”, a affirmé Peter Kazadi, directeur du cabinet adjoint du président de l’UDPS.

Pour rappel, pas plus tard que le 7 mai 2018, la présidence congolaise avait tenté de calmer les inquiétudes des opposants et de la communauté internationale en démentant toute intention de Kabila de briguer un troisième mandat, ce que de toute façon la Constitution lui interdit formellement.
Au pouvoir depuis 2001, il était censé déguerpir en décembre 2016, date de l’expiration de son deuxième et dernier mandat. Mais depuis il multiplie les manoeuvres pour se cramponner à son fauteuil, n’hésitant pas à réprimer dans le sang la contestation populaire…

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528 millions de dollars, c’est le montant des promesses de dons recueillies vendredi 13 avril 2018 à Genève, en Suisse, lors d’une conférence internationale pour venir en aide à la République démocratique du Congo. A noter que les autorités du pays ont boycotté la rencontre, au motif qu’elles n’ont pas été associées à son organisation. Cela ne les a pas empêchées de manifester leur satisfaction. Léonard She Okitundu Lundula, vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères et de l’Intégration régionale, a confié ceci au site Actualite.cd : «Nous sommes solidaires avec le monde. Nous avons participé à la solidarité internationale au profit de Haïti, malgré nos problèmes».

Par contre les organisateurs (Nations unies, Union européenne, Pays-Bas) escomptaient un montant beaucoup plus important : Entre 1,7 et 2,2 milliards de dollars pour secourir 13 millions de Congolais dont 4,5 millions de déplacés, d’après les Nations unies (Kinshasa soutient qu’ils ne sont pas plus de 230.000).
L’ONU et les ONG avancent le chiffre de «7,7 millions de personnes touchées par l’insécurité alimentaire et plus de deux millions d’enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère», rapporte Jeune Afrique.
«Nous sommes déçus que trop peu de pays envoient un vrai message d’espoir aux millions de Congolais qui ont désespérément besoin d’aide», a déclaré le secrétaire général d’une ONG norvégienne active en RDC.
Quant au chef du département des Nations unies en charge de l’humanitaire, Marck Lowcock, il se dit «content» des retombées de cette conférence qui a mobilisé 54 pays.

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La seule chose dont on est à peu près sûr à ce jour, c’est que le chef du gouvernement, Youssef Chahed, va garder sa place, au moins dans les mois qui viennent, et probablement jusqu’aux prochaines élections générales de 2019. Non pas parce qu’il soit le meilleur Premier ministre – ça colle mieux avec ses vraies prérogatives – que la Tunisie post-révolutionnaire ait jamais eu, mais parce que tout simplement le pays n’a plus les moyens et le temps de se payer la crise politique qu’engendrerait un énième changement de chef de gouvernement (il serait le 8ème en 7 ans). La Tunisie a déjà plus qu’usé les nerfs de ses amis et soutiens, avec des bifurcations intempestives qui ne lui ont amené ni sursaut économique ni salut politique, à peine des bribes de programme pour relever le pays, et lesquels d’ailleurs attendent d’être concrétisés. Chahed est conscient du fait que cette situation délétère est son meilleur ennemi mais en même temps, paradoxalement, son meilleur ami. C’est ce qui explique son assurance quand il a fait face aux députés le 23 mars 2018. La scène politique aussi le sait, ce qui explique qu’ils soient de moins de moins à demander sa tête, même les irréductibles du Front populaire se sont calmés sur la question. Quant à l’UGTT, de départ du chef du gouvernement on est passé à une simple exigence de sang neuf pour donner du tonus à l’équipe de Chahed. Et les autres protagonistes de la scène politique ? Et bien chacun fait ses petits calculs, sa petite cuisine où très souvent la patrie et l’intérêt général n’ont que peu de place.

On peut faire le pari que si le poulain du chef de l’Etat met la veilleuse sur les privatisations, la centrale patronale n’ira plus lui chercher des noises. Ou très peu, à part les revendications habituelles – du genre négociations sociales… pour gonfler les salaires. Et oui, les demandes autour du remaniement sont devenues une arme que l’UGTT agite en fonction de l’intensité des incursions des ministres sur le terrain de la privatisation de certaines entreprises publiques. Et pour le moment ça fonctionne plutôt bien puisque le chef du gouvernement et ses ministres en parlent de moins en moins, et même n’en parlent plus. Mais il n’y a pas que Noureddine Taboubi et les siens qui tirent sur la corde du remaniement, Rached Ghannouchi aussi. Le président du mouvement Ennahdha, véritable maitre du jeu au Parlement depuis que Hafedh Caïd Essebsi a eu la bonne idée de faire le vide autour de Nidaa Tounes, joue aussi à merveille sa partition. Il a redit dimanche 8 avril 2018 qu’il n’y aura pas de remaniement ministériel avant les municipales du 6 mai prochain. En voilà un qui au moins est fidèle à sa ligne car cela fait un bail qu’il soutient ça, et il y a une bonne raison derrière.

La foire aux stratégies

Ghannouchi et les siens tablent sur de bons résultats aux municipales, et ils peuvent se l’autoriser vu presque les conclusions de tous les sondages. Bon, tout cela est relativiser car son score et celui de Nidaa Tounes seront à priori très faibles, jetant l’opprobre sur leur représentativité, voire leur légitimité, mais que voulez-vous il faut bien qu’on déclare un ou des vainqueurs au terme du scrutin. Il faut bien qu’il y ait des gens pour tenir les municipalités. Et les islamistes attendant cette échéance pour exiger une réévaluation des forces politiques et par conséquent une reconfiguration des rapports de force dans le gouvernement. Cela fait belle lurette que Ghannouchi et compagnie crient sur tous les toits que leur poids dans l’équipe de Chahed ne reflète pas leur envergure à l’ARP et sur la scène politique. Jusqu’ici leur allié de circonstance, Nidaa Tounes, a pu repousser les velléités d’Ennahdha en arguant que la composition du gouvernement doit avant tout être calquée sur les résultats des élections législatives de 2014. La formation pilotée par le fils du président de la République pourra difficilement tenir cette position si les islamistes brillent le 6 mai 2018.

L’autre qu’on a entendu hier dimanche, c’est le président du parti Al-Moubadara, Kamel Morjane. Il nous a ressorti son plan de salut national lequel, enfin, permettra à l’intérêt général de prendre le dessus sur les calculs partisans, de requinquer le moral des Tunisiens et de faire repartir l’économie du pays. Morjane a lui aussi au moins le mérite d’être constant dans ce qu’il professe, ils ne sont pas nombreux sur la cène politique à pouvoir en dire autant. Sauf que les lumières de l’ancien patron de la diplomatie tunisienne, très respecté et un des rares rescapés de l’ère Ben Ali, ne pourront pas masquer ses calculs – et oui, même lui ! – et sa tragédie plus personnelle, on va dire. Voilà un personnage à qui on présidait le plus brillant des destins, dans les sondages aux dernières élections, mais in fine la mayonnaise n’a pas pris. Le missile Morjane a même explosé en plein vol, et a été supplanté par Abir Moussi, qui à défaut de provoquer une lame de fond occupe au moins le terrain, médiatiquement, notamment avec ses propositions sur une nouvelle Constitution, une musique que les partisans de Morjane, et bien d’autres, peuvent entendre. Bref, le numéro 1 du président d’Al-Moubadara, c’est avant tout Abir Moussi.

C’est à peu près tout ce qu’on retient pour ce lundi 9 avril. Du bruit, mais pas tant que ça en fait, à l’image d’une société et de ses citoyens qui attendent des choses qui tardent à venir. Certaines, hélas, ne viendront jamais, pas de sitôt en tout cas. La démobilisation est palpable et le pessimisme n’a jamais été aussi prégnant, nourri par le piètre spectacle servi par nos représentants, au Parlement et ailleurs. La Tunisie a du vague à l’âme. Même l’imminence des municipales n’arrive pas à sortir les Tunisiens de leur torpeur. Peut-être que la coupe du Monde y arrivera. On en revient aux fondamentaux de toujours : Le sport comme opium d’un peuple que 7 chefs de gouvernement n’ont pas pu emballer. Révolution vous avez dit ? Pour le moment on en reste au stade de la révolte, du soulèvement populaire. Pour le reste, on verra…

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Se disant profondément préoccupé par la lenteur du dialogue inter-burundais et « l’immobilisme » du gouvernement, le Conseil de sécurité a exhorté les autorités du Burundi à s’engager en faveur de ce dialogue afin d’aboutir à un accord avant les élections de 2020.

Le dialogue est le seul processus viable en vue d’un règlement politique durable au Burundi, a insisté le Conseil dans une déclaration de sa Présidence adoptée jeudi après-midi. Il a exprimé par ailleurs l’espoir que les élections de 2020 soient « libres, régulières, transparentes, pacifiques et pleinement ouvertes à tous ».

Dans cette déclaration, les membres du Conseil de sécurité condamnent « fermement » les violations des droits de l’homme commises dans le pays, y compris les exécutions extrajudiciaires, les actes de torture et les « actes de harcèlement et d’intimidation » visant la société civile et les journalistes.

Ils exhortent le gouvernement burundais à protéger les droits de l’homme et les libertés fondamentales, « conformément à la Constitution du pays et à ses obligations internationales ». Tous les responsables de violations, « y compris les membres des forces de sécurité et de partis politiques », doivent être traduits en justice, demande le Conseil de sécurité.

Par ailleurs, il exhorte le gouvernement à renouer les liens avec les partenaires internationaux, en particulier l’ONU, « d’une manière constructive et dans un esprit de confiance mutuelle ». Le Conseil regrette en particulier que le gouvernement ait suspendu toute coopération avec le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH).

Le gouvernement burundais s’était pourtant engagé devant le Conseil des droits de l’homme à rétablir la pleine coopération mutuelle avec le HCDH et à accepter la visite d’une équipe de trois experts en vue de collecter des informations sur la situation des droits de l’homme.

Le Haut-Commissariat et le gouvernement doivent dialoguer afin de trouver « rapidement » une solution permettant au premier de reprendre pleinement ses activités, insiste le Conseil dans sa déclaration.

Enfin, constatant la suspension de l’aide par un certain nombre de partenaires, le Conseil appelle le gouvernement à créer des « conditions propices à la reprise de l’assistance » afin de faire face à la dégradation « persistante » de la situation humanitaire. Le Burundi compte près de 180.000 personnes déplacées et 3,6 millions de personnes dans le besoin.

Journaliste, anciennement à RTCI et à la télévision, du temps où elle diffusait un journal télévisé en langue française, Séjir Chbil a mis en ligne sur sa page officielle un Post qui débute, heureusement, par «je persiste dans ma naïveté, en espérant que le pays ne sombre pas, et sera sauvé par ses propres enfants, les vrais». Mais en attendant…

– le pays croule, et Sihem insiste pour nous informer que notre indépendance est tronquée…

-Le pays croule et le “syndicat» de l’enseignement revendique des…augmentations

-Le pays croule et le joufflu Imed Daimi exige le départ de Med Ennaceur

-Le pays croule, et les partis politiques se déchirent à mort pour…recueillir des voix, qu’ils n’auront jamais

-Le pays croule, et certains ministres, se la coulent…douce.

-Le pays croule, et les haineux, les coincés des orifices, les pernicieux, les jaloux, pataugent comme des scatophiles refoulés, dans la merde ambiante

-Et si on faisait notre catharsis…

-Et si on faisait, comme en Corée du sud au lendemain de la 2e guerre mondiale : main dans la main tous unis pour décoller, ce qui a fait de ce pays, en quelques décennies, le second tigre asiatique.

-Et si, et si, et si….

Et dire que cette révolution qui fleurait le jasmin, sent de plus en plus le souffre, à cause de ceux qui l’ont prise en otage.

Mais trêve d’élucubrations,  je rêve ou quoi ?

Alors laissons-nous crouler en paix, car on n’a pas encore atteint le fond, le pire est à venir mes frères, sauf si…

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Le Président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, se félicite de la déclaration commune publiée le 9 mars 2018 par le Président Uhuru Kenyatta et M. Raila Odinga, par laquelle ils se sont engagés à mettre de côté leurs divergences politiques et à relever ensemble les défis auquel leur pays est confronté.

Je loue le leadership dont ont fait preuve le Président Kenyatta et M. Odinga. La déclaration conjointe constitue un pas très encourageant vers la réconciliation nationale. J’invite tous les dirigeants kenyans à s’appuyer sur ce développement pour renforcer l’unité de leur pays, consolider ses institutions démocratiques et répondre aux aspirations de leur peuple. Un Kenya stable et prospère représente un atout pour la région et l’ensemble du continent“, a déclaré le Président Faki.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, n’est pas le seul à trinquer cette fois. Face à l’intransigeance de Chahed, qui a dit et fait dire à ses ministres qu’il n’est pas question de céder aux requêtes de la centrale syndicale, il semble que Noureddine Taboubi et compagnie se soient fait une raison et qu’ils aient décidé d’orienter leurs flèches sur toute la classe politique et les hauts responsables au sein de l’appareil d’Etat en général. Pourquoi ? D’abord parce qu’exiger la tête de certains ministres, dans cette situation délicate, est plus une position de principe, pour rassurer les troupes sur la pugnacité et la combativité des leaders, qu’une demande sociale réaliste, intelligible et audible. Ensuite parce qu’ils auront besoin de ce même Chahed pour entamer, assez rapidement d’ailleurs, les négociations sociales – comprenez négocier des hausses de salaire. Alors il est peut-être temps de mettre un peu en veilleuse les tirs nourris en direction du chef du gouvernement. Ne dit-on pas qui veut aller loin ménage sa monture ?

Dans les dernières sorties de l’UGTT (Union générale tunisienne du travail), il y avait une constante : l’échec de l’équipe de Chahed et la nécessité de la remanier. On a même eu droit ce lundi 12 mars 2018 à une intervention de son secrétaire général adjoint, Hfaiedh Hfaiedh, qui a demandé le départ de certains ministres. Mais, étrangement, dans le communiqué de la Commission administrative nationale de la centrale syndicale, publié au terme de sa réunion d’hier dimanche, pas de trace de cette requête. Ce qui conforte l’idée qu’elle n’est pas vraiment une priorité. Ce qui l’est c’est, d’après le texte, la crise politique due à l’ambiguïté dans les visions, au retour aux tiraillements avec l’approche du nouveau rendez-vous électoral, au manque de coordination entre les décideurs, à l’absence de programmes et au non-respect des priorités.

L’UGTT a mis en garde contre les répercussions négatives de cette ambiguïté et des politiques libérales.

La commission administrative nationale a également mis l’accent sur l’importance d’engager de nouveaux responsables dans tous les corps de l’Etat pour garantir l’efficacité attendue et sauver le pays des dangers qui le guettent.

La centrale syndicale a, en outre, appelé tous les travailleurs à participer massivement aux prochaines élections municipales et à voter pour des personnes compétentes et intègres, capables de servir la population, soulignant la nécessité de garantir la transparence des élections et l’égalité des chances à travers le contrôle indépendant et la neutralité de l’administration, des mosquées et de tous les services publics.

L’UGTT a aussi appelé au respect de la date de démarrage des négociations sociales générales dans la fonction public, le secteur public et des négociations sectorielles dans le secteur privé soulignant la nécessité d’augmenter le salaire minimum garanti au titre de 2017 vu la hausse record du taux d’inflation. Il ne faut pas se fier à la classification des sujets. En effet le fait de voir cette demande apparaître à la 4ème position des doléances de l’UGTT peut pousser à penser qu’elle n’est pas la première de ses priorités. Erreur ! La preuve en est que c’est la seule qui demain pourra faire descendre les troupes dans la rue si Chahed n’est pas au rendez-vous, et pas une affaire de crise politique ou de mobilisation aux municipales, fussent-elles importantes…

Le communiqué a aussi invité le gouvernement à prendre les mesures nécessaires pour stopper la hausse des prix et du taux d’inflation auquel s’est ajoutée la hausse du taux d’intérêt qui alourdira les charges des travailleurs et à mettre en œuvre les conventions conclues aux niveaux sectoriel, régional et dans le cadre de la commission 5+5 et ce à travers la publication des textes d’application y afférents et l’achèvement des négociations au sujet des dossiers sectoriels en suspens.

Par ailleurs, l’UGTT a appelé à dévoiler toute la vérité sur les conventions signées par l’Etat tunisien sur les richesses souterraines et les conventions commerciales qui portent préjudice à la souveraineté nationale et à préserver les richesses nationales. Par contre ça c’est un point plutôt nouveau. La centrale syndicale a-t-elle eu vent de certaines irrégularités dans certains contrats ? Mystère pour le moment. Mais on en saura plus très vite, s’il y a anguille sous roche…

La centrale syndicale a estimé, dans son communiqué, que le secteur des médias est menacé par la domination de l’argent politique appelant à défendre les médias publics, lesquels sont, d’après l’UGTT, le garant d’une information libre et indépendante.

Elle a, en outre, appelé à l’application des conventions signées relatives à la promotion du secteur des médias et aux conditions de cession des institutions médiatiques confisquées et à retirer le projet de loi relatif aux médias audiovisuels pour le discuter avec les structures professionnelles concernées et la société civile.

S.L. et Communiqué

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Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) s’est dit préoccupé vendredi à Genève par la poursuite de la suspension de trois chaînes de télévision au Kenya.

Selon le HCDH, cette décision a été prise il y a trois jours quand le gouvernement a accusé ces médias de « complicité » pour avoir diffusé des images de la « cérémonie d’inauguration » ou de « prestation de serment » du leader de l’opposition, Raila Odinga.

« Nous comprenons que cette suspension reste toujours en vigueur en dépit d’une ordonnance provisoire rendue par une Haute Cour du Kenya, demandant au gouvernement d’autoriser les stations de télévision à reprendre leur transmission », a déclaré le porte-parole du HCDH, Rupert Colville, lors d’un point de presse à Genève.

« Nous appelons les autorités kenyanes à respecter et à appliquer la décision judiciaire. Nous sommes également préoccupés par les tentatives du gouvernement d’interférer sur le droit à la liberté d’expression en avertissant que la participation à la ‘cérémonie d’inauguration’ de Raila Odinga entraînerait la révocation des licences des télévisions. Les médias qui ont ignoré cet avis ont été fermées », a-t-il ajouté.

Dans ces conditions, le Haut-Commissariat « exhorte le gouvernement et l’opposition à œuvrer à la résolution de la situation actuelle par le dialogue, dans le respect de l’Etat de droit et des droits fondamentaux tels que la liberté d’expression, d’association, de réunion et de la participation politique ».

Mardi dernier les partisans de l’opposant kényan s’étaient réunis au parc Uhuru au centre de Nairobi pour la prestation de « serment » du leader de l’opposition Raila Odinga. L’Autorité des communications kényane a ensuite bloqué la diffusion de trois chaînes de télévision privées – Citizen TV, NTV, et KTN News qui assuraient la transmission de la cérémonie du chef de l’opposition. Mais jeudi après-midi, la Haute Cour de Nairobi a ordonné que ces chaînes soient autorisées à reprendre l’antenne dans l’attente d’un jugement sur le fond.

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Dans une rare conférence de presse vendredi, le président Joseph Kabila a tenu des propos qui signalent que la crise politique en République démocratique du Congo est loin d’être résolue et qu’on peut s’attendre à de nouvelles répressions et restrictions aux libertés d’expression et de réunion dans le pays.

Alors que les inquiétudes se sont accrues concernant les conséquences mortelles des efforts de Kabila pour se maintenir au pouvoir au-delà de la limite des deux mandats que lui autorisait la constitution, limite qui a été atteinte en décembre 2016, les appels se sont multipliés, tant à l’échelon national qu’à l’international, pour que Kabila déclare explicitement qu’il ne sera pas candidat aux élections qui ont été fixées pour décembre 2018, qu’il ne cherchera pas à amender la constitution et qu’il quittera ses fonctions avant la fin de 2018. Parmi les intervenants, figure un groupe bipartite de sénateurs américains, qui a envoyé une lettre en ce sens à Kabila la semaine dernière.

Lors de sa conférence de presse – sa première depuis cinq ans – Kabila n’a pris aucun de ces engagements. Tout en affirmant que le processus électoral était « résolument engagé », il a déclaré que seule la commission électorale nationale (CENI) était habilitée à décider de la date exacte des élections. Quand une journaliste a demandé à Kabila s’il se représenterait, il n’a pas dit non mais a demandé qu’une copie de la constitution soit remise à la journaliste.

En dépit du fait que le droit des Congolais de manifester pacifiquement est reconnu par la constitution du pays et par le droit international, Kabila a affirmé qu’une nouvelle loi était nécessaire pour « recadrer » la légalité de telles manifestations, soulignant que « la démocratie, ce n’est pas la foire. » Il a déclaré qu’il « s’éclatait » quand il voyait ceux qui « prétendent défendre la constitution aujourd’hui. » Malheureusement, ce que Kabila considère comme prêtant à rire, c’est le spectacle des forces de sécurité tuant par balles, blessant et emprisonnant des centaines de personnes qui appellent pacifiquement au respect de la constitution.

Kabila a également mis en cause le coût du processus électoral qui, selon lui, peut peser au détriment du développement du pays : « Est-ce qu’il faut qu’on soit cité comme le pays le plus démocratique dans le monde ou bien c’est le développement qui compte ? », a-t-il demandé. « [A]u moment venu », a-t-il ajouté, il faudra « prendre des décisions courageuses ». S’agissait-il là d’une allusion voilée à un prochain referendum ou à un changement du processus électoral qui permettrait à Kabila de se maintenir au pouvoir ?

Les propos de Kabila ont été tenus deux jours après que le bureau des droits de l’homme des Nations Unies en RD Congo eut annoncé dans un rapport que 1 176 personnes avaient été exécutées de manière extrajudiciaire par des « agents de l’État » congolais en 2017, ce qui représente un triplement sur une période de deux ans.

Le 21 janvier, des milliers de fidèles catholiques et d’autres citoyens congolais ont manifesté dans plusieurs villes, appelant Kabila à quitter le pouvoir et à permettre l’organisation d’élections. Les forces de sécurité ont répondu en faisant usage d’une force injustifiée ou excessive, tirant des gaz lacrymogènes ou ouvrant le feu à balles réelles pour disperser les attroupements. Au moins sept personnes ont été tuées, selon des recherches effectuées par Human Rights Watch, dont une femme de 24 ans qui aspirait à la vie religieuse, tuée par balles devant son église. La répression du 21 janvier a fait suite à des manifestations similaires auxquelles avaient appelé des responsables laïcs de l’Église catholique de la RD Congo après la messe dominicale du 31 décembre, lorsque les forces de sécurité ont tué au moins huit personnes et blessé ou arrêté de nombreuses autres, dont plusieurs prêtres catholiques.

Au cours des trois dernières années, Kabila et son entourage ont recouru à des manœuvres dilatoires, l’une à la suite de l’autre, pour retarder les élections et enraciner leur pouvoir, par une répression brutale, des violences et des violations des droits humains à grande échelle, et en s’appuyant sur une corruption systémique. Un accord de partage du pouvoir négocié par l’Église catholique et signé le 31 décembre 2016 a accordé à Kabila une nouvelle année au pouvoir – après l’expiration de ses deux mandats constitutionnels – pour mettre en œuvre une série de mesures de décrispation et organiser des élections avant la fin de 2017. Mais ces engagements ont été bafouésdans une large mesure. En dépit de la publication le 5 novembre par la CENI d’un calendrier électoral – qui fixe au 23 décembre 2018 la nouvelle date des élections, avec l’avertissement que de nombreuses « contraintes » pourraient justifier que cette date soit encore repoussée – Kabila n’a donné aucun signe qu’il se préparait à quitter le pouvoir, ni créé un climat propice à l’organisation d’élections libres, équitables et crédibles.

Même si certains partenaires internationaux de la RD Congo ont accru leurs pressions sur le gouvernement de Kabila, davantage d’efforts sont nécessaires pour lui montrer qu’il y aura de vraies conséquences s’il tente de nouveau de retarder les élections et d’enraciner sa présidence par la répression. La Belgique a récemment annoncé qu’elle suspendait toute son aide bilatérale directe au gouvernement congolais et qu’elle réorientait cette aide vers les organisations humanitaires et de la société civile. D’autres bailleurs de fonds devraient suivre cette voie. En décembre, les États-Unis ont pris des sanctions à l’encontre du milliardaire israélien Dan Gertler, un proche ami et associé financier de Kabila qui « a amassé sa fortune grâce à des accords miniers et pétroliers opaques et teintés de corruption représentant des centaines de millions de dollars » en RD Congo, ainsi qu’à l’encontre d’un certain nombre d’individus et de compagnies associés à Gertler. Et pourtant, l’impact de ces décisions serait beaucoup plus grand si le Conseil de sécurité de l’ONU, l’Union européenne et les États-Unis travaillaient ensemble pour élargir ces sanctions ciblées aux individus les plus responsables des graves violations des droits humains commises en RD Congo et à ceux qui apportent un appui financier ou politique à ces tactiques répressives.

En fin de compte, les partenaires de la RD Congo devront décider s’il est dans leur intérêt de soutenir un gouvernement dictatorial qui commet des abus ou de respecter et favoriser les droits du peuple congolais – et ce que cela implique en termes d’actes concrets.

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L’Espagne risque très gros pour sa gestion de la crise catalane. En effet elle a été épinglée par le rapport d’un centre de réflexion britannique très respecté et pourrait être cataloguée “démocratie imparfaite” pour avoir tenté “d’empêcher par la force le référendum illégal sur l’indépendance de la Catalogne le 1er octobre et son traitement répressif des personnalités politiques indépendantistes“, d’après l’AFP. Pourtant il y a quelques jours au Forum économique mondial de Davos, le roi Felipe VI vantait le modèle démocratique espagnol en citant justement le classement “The Economist Intelligence Unit” (EIU). Mais le fait est que la note de son pays est passée de 8,30 à 8,08.

L’Espagne a sauvé in extremis sa place dans la catégorie des “démocraties pleines“, ou figurent les nations qui ont décroché une note supérieure à 8, mais elle pourrait dès 2018 basculer dans le rang des “démocraties imparfaites” (note entre 6 et 8), avertit Joan Hoey, éditrice de la publication.

L’Espagne traverse en ce moment sa pire crise politique depuis 40 ans, en fait depuis que le pays est reconnu comme une démocratie. Le gouvernement central a été durement éprouvé par les leaders indépendantistes de la Catalogne, qui ont bravé une interdiction de la justice en organisant un référendum d’autodétermination. Il y a eu des interventions policières musclées relayées par les télés du monde entier, des actes qu’on n’a pas l’habitude de voir dans une grande démocratie. Le Premier ministre Mariano Rajoy, un conservateur, s’est toujours drapé avec le respect de la loi et de la Constitution pour justifier la main de fer, mais ça risque de lui couter cher. Ce “légalisme exacerbé pour répondre à ce qui est essentiellement une question démocratique ou pour refuser un vote démocratique” n’est “pas vraiment la marque d’un gouvernement qui chérit pour de bon la démocratie et veut l’étendre“, a déclaré Joan Hoey.

Le rapport pointe également les inculpations pour “rébellion” et “sédition” des dirigeants indépendantistes dont quatre ont été placés en détention provisoire.
À notre époque, dans une démocratie moderne, voir des élus être poursuivis pour des chefs d’accusation qui semblent pour le moins archaïques (…) ne semble pas aller dans le sens de classer l’Espagne comme démocratie pleine“, indique Joan Hoey.

A noter que l’indice se base sur cinq facteurs : “processus électoraux et pluralisme, libertés civiles, fonctionnement de l’État, participation politique, et culture politique“.
Le classement des pays, dans les catégories “démocratie pleine“, “démocratie imparfaite“, “régime hybride” ou “régime autoritaire“, est déterminé par leurs notes dans ces cinq domaines.
Enfin sachez que la Norvège est le leader mondial et la Corée du Nord bonne dernière…

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Nous condamnons avec la plus grande fermeté les violences perpétrées par les forces de sécurité congolaises le 21 janvier contre des manifestations pacifiques initiées par l’Église, qui ont abouti à au moins six morts confirmées, à des dizaines de blessés et à de nombreuses arrestations arbitraires.

Nous sommes horrifiés de constater que les pouvoirs publics de la RDC, y compris le président Kabila, ont recours à des tactiques répressives et à un usage disproportionné de la force meurtrière contre des civils (y compris des ecclésiastiques et des enfants) qui exerçaient leur droit démocratique pour réclamer des élections crédibles et inclusives.

Nous sommes profondément troublés par le fait que ces violences et cette répression, exercées par le gouvernement congolais le 21 janvier contre ses citoyens, aient lieu seulement quelques semaines après les agressions qu’il a commises envers des manifestants pacifiques le 31 décembre dernier – des faits que les États-Unis et les membres du Conseil de sécurité des Nations unies avaient condamnés et pour lesquels ils avaient demandé que des comptes soient rendus.

Le recours à la force meurtrière contre les citoyens congolais, ainsi que la coupure des services Internet et de SMS, portent atteinte au processus démocratique, entravent la mise en œuvre de l’Accord de la Saint-Sylvestre et transgressent les normes internationales en matière de droits de l’homme.

Nous demandons au président Kabila d’établir les responsabilités parmi les membres des forces de sécurité qui ont tiré sur des civils ou ordonné l’utilisation de la force meurtrière. Nous l’exhortons, ainsi que son gouvernement, à assurer un processus électoral pacifique et ouvert pour que des élections crédibles aient lieu à la date prévue, en décembre 2018.

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L’ancien ministre Saïd Aïdi, qui a quitté Nidaa Tounes pour tailler la route tout seul, avec sa formation Beni Watani, a donné son sentiment sur la crise sociale larvée accentuée par les effets de la Loi de finances 2018. Il a posté ceci sur sa page Facebook hier dimanche 07 janvier 2018 dans la soirée :”La situation économique et sociale du pays est très critique. Nous nous endormons sur un volcan. Pour la première fois depuis 2011, un sentiment d’instabilité, ce sentiment précurseur des révoltes existe à un degré très grave dans le pays (…) Oui la Tunisie se relèvera et avancera malgré, mais certainement pas grâce à, l’esprit de ce gouvernement“.

A propos du rendement de l’équipe de Youssef Chahed, Saïd Aïdi dit : “Ce gouvernement fait preuve de beaucoup de légèreté et ce n’est pas une politique basée principalement sur la propagande qui éliminera ce risque d’explosion sociale. Un gouvernement sans vision et à court d’idées, un gouvernement qui, jour après jour, se contente des effets d’annonce sans suite, un gouvernement incapable de négocier et de constituer une force de proposition et d’équilibre face à ses interlocuteurs nationaux et internationaux, un gouvernement dont la constitution est le fruit de petits compromis et de grandes compromissions, un gouvernement qui est chaque jour un peu plus déconnecté de la dure réalité du citoyen. Ce gouvernement s’acharne à continuer sa politique de l’autruche et de fuite en avant alors que le pays est en ébullition“.

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L’année 2017 a fini sur une note inquiétante pour l’avenir du pays, il faut bien le reconnaitre, quelle que soit notre propension pour la méthode Coué et le besoin impérieux d’entretenir une lueur d’optimisme pour pouvoir continuer à avancer. Pour le coup, nous ferons l’impasse sur la situation économique et ses périls, que les experts ont abondamment dépeints et nous nous bornerons au contexte politique lequel, tout de même, imprime la direction de la Tunisie, à tous les niveaux. Pêle-mêle, l’année a fini avec l’élection du trublion Yassine Ayari, que rien, pas même les recours judiciaires contre le choix d’une poignée d’électeurs, n’empêchera de siéger à l’ARP. Il y a aussi les dissonances au sein de l’UPL, dont le patron, Slim Riahi, a jeté l’éponge, un départ, dit-on, bloqué par les cadres de son parti. Et puis il y a Nidaa Tounes, avec ses bruits autour de l’éviction imminente de Hafedh Caïd Essebsi pour rebondir et regagner une crédibilité qui s’est sérieusement érodée. Enfin il y a le Pacte de Carthage, presque déclaré cliniquement mort, au point que Kamel Morjane et l’UGTT ont proposé leurs services : L’un pour le réanimer l’autre pour le supplanter, s’il le faut. La confusion est telle que le président de la République, Béji Caid Essebsi, encore lui, est obligé de monter au front, à 91 ans, pour tenter de sauver les meubles et tirer d’affaire une classe politique dont l’incompétence est devenue notoire.

D’abord le premier parti politique du pays, selon les résultats des dernières législatives : Nidaa Tounes. Les nombreux détracteurs de HCE, au sein même de la formation ou en dehors, ont exulté quand ils ont appris que celui qui a brillé par sa capacité à faire le vide autour de lui (que ce soit pour la flopée de dirigeants qui sont partis ou les électeurs qui ont boudé les législatives partielles de la circonscription d’Allemagne) allait être éjecté. Mais depuis plus rien. Manifestement la direction du parti, ou plutôt ce qui se présente comme tel (nous rappelons qu’il n’y a toujours pas de date pour le Congrès électif), hésite à mettre fin à la plus grande imposture et au plus grand hold-up politiques de l’après-révolution… parce que justement l’intéressé s’appelle Essebsi et que l’ombre du père continue de planer et tient encore, quoi qu’on en dise, la dragée haute à ses collègues de la scène politique.

Il y a aussi l’UPL (Union patriotique libre), qui est rentré dernièrement au bercail – Pacte de Carthage -, pour mieux l’agiter avec la démission surprise de son chef de file. Le climat politique, auquel rien n’est épargné en ce moment, pouvait se passer de cette énième secousse. Aux dernières nouvelles, Slim Riahi a été empêché par les siens de claquer la porte. Mais on n’en a pas la confirmation depuis, le devoir d’informer les citoyens-électeurs étant le cadet des soucis des états-majors des partis. In fine, Riahi partira, partira pas ? Mystère le plus absolu pour le moment. Un suspense mortifère pour un Pacte de Carthage que BCE se propose de sauver, à défaut de l’élever de plusieurs crans.

Autre curiosité du moment : Afek Tounes. Les compagnons de Yassine Brahim ont, très officiellement, quitté le navire – Pacte de Carthage et gouvernement – le 16 décembre 2017, pour cause de désaccords très profonds avec les orientations économiques de Youssef Chahed (la Loi de finances 2018). Sauf que, patatras, deux jours après, le 18 décembre 2017, des cadres du parti, dont des membres du bureau exécutif, du bureau politique et du conseil national, pondent un communiqué pour dire haut et fort leur attachement au Pacte de Carthage et leur appui au gouvernement. D’ailleurs les quatre ministres d’Afek Tounes, que Brahim et compagnie avaient sommé de quitter l’équipe de Youssef Chahed, y sont encore. Au jour d’aujourd’hui, personne n’est pas capable de dessiner le futur de ce parti de grosses têtes qui était pourtant promis à un bel avenir.

Nous ferons l’impasse sur Ennahdha qui, pour le moment, parvient à mettre le couvert sur ses dissensions à la faveur de sa discipline militaire qui tient à la personne de Rached Ghannouchi. Mais quid après sa disparition de la scène politique ? Les islamistes n’ont pas anticipé et mettent la tête dans le sable pour tenter de conjurer ce qui va sans doute sonner le glas de la légendaire unité du mouvement. Nidaa Tounes est a été laminé par la même affaire, quand BCE s’en est, formellement du moins, lavé les mains. Ennahdha ne sera pas épargné…

La Tunisie n’a que l’ombre tutélaire du chef de l’Etat à se mettre sous la dent. Même Chahed, sur qui pourtant tous les regards sont tournés, lui cédera la priorité et même l’appuiera, dit-il, si BCE décide de rempiler au scrutin de 2019. Même le chef du gouvernement est obligé de se ranger derrière le vieux briscard de 91 ans, comme si la Tunisie n’avait pas droit à son ‘Emmanuel Macron’. Assurément Chahed n’a pas rendu service à la nation en confortant l’idée qu’après le président de la République ce sera le déluge, alors qu’il se doit, lui, le plus populaire des dirigeants de la place, de bâtir ici et maintenant son avenir et celui du pays…

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La Chancelière allemande, Angela Merkel, ne sait plus à quel saint se vouer. Certes elle reste aux manettes après son succès aux législatives de septembre 2017, mais sa victoire a été courte, ce qui lui vaut les grosses difficultés qu’elle a présentement pour former l’équipe qui va gouverner avec elle. La crise politique, à un niveau qu’elle n’a jamais connu, persiste encore ce lundi 20 novembre 2017. De nouvelles législatives, pour faire émerger une nette majorité, ne sont pas à écarter… comme aussi une fin de règne pour la «femme la plus puissante au monde», d’après le magazine américain Forbes.

C’est la première fois depuis l’avènement de la République fédérale d’Allemagne en 1949 que le pays est privée d’une majorité pour gouverner. Après un moins d’âpres pourparlers, c’est le constat d’échec dans la nuit de dimanche à lundi. Les conservateurs de Merkel (CDU-CSU), les libéraux (FDP) et les écologistes n’ont pas pu aplanir leurs divergences. Une catastrophe pour la première puissance économique européenne – pour le pays mais également pour le leadership du continent.

Si les choses ne bougent pas très rapidement, on ne pourra pas éviter des élections anticipées, ce d’autant plus que pour la chancelière il n’est pas question de mettre en place un gouvernement minoritaire, avec le lâchage des alliés traditionnels sociaux-démocrates (SPD) qui cette fois refusent d’être conduits par Merkel.
Cette dernière va rencontrer ce lundi le président Frank-Walter Steinmeier, dont dépend la convocation d’un nouveau scrutin, même s’il n’a aucune envie d’y aller. “La chancelière et chef de parti va parler aujourd’hui avec le président fédéral (…) et c’est le président fédéral qui a l’initiative“, a indiqué le secrétaire général de la CDU, Peter Tauber.

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