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Tandis que la violence et les déplacements de populations touchent des régions entières à l’Est de la République démocratique du Congo, le manque de fonds entrave la réponse apportée par le HCR.

Lorsqu’en octobre dernier des hommes armés ont attaqué son village situé sur le territoire de Béni, dans la province congolaise du Nord-Kivu, Agnes (42 ans) n’a pensé qu’à une seule chose : mettre ses six enfants en sécurité.

« Les assaillants sont venus dans le village de Kamambia pendant la nuit », se rappelle-t-elle. « Une de mes filles s’était déjà enfuie avec sa sœur ; je me suis enfuie à pied avec mes quatre autres enfants. Nous avons dormi par terre dans la brousse. C’était tellement effrayant. »

Les déplacements de populations continuent d’augmenter dans la région de Béni, au nord-est de la RDC, à la frontière avec l’Ouganda, à la suite d’une série d’attaques meurtrières commises par des groupes armés et contre des civils.

Selon les estimations, plus d’un demi-million de personnes ont fui leur foyer dans la province du Nord-Kivu rien qu’au cours de cette année, ce qui a provoqué la plus forte concentration de personnes déplacées à l’intérieur de ce pays d’Afrique centrale frappé par les conflits et l’épidémie de virus Ebola.

Des dizaines de milliers de personnes dans la région de Béni et dans les zones voisines ont déjà abandonné leur maison pour trouver la sécurité, et leur nombre ne cesse d’augmenter. Dans le même temps, la plupart des personnes déplacées depuis déjà un an – comme Agnes – n’ont toujours pas de lieu adéquat où rester.

« Je ne sais pas comment je vais élever mes enfants en vivant comme cela. »

Étant donné qu’elles ne peuvent pas rentrer chez elles à cause de la violence continuelle, Agnes et ses filles passent chacune de leurs nuits dans une école qu’elles occupent avec des dizaines d’autres familles déplacées dans la ville d’Oicha.

« Nous devons rassembler nos affaires chaque matin et évacuer les lieux quand les cours commencent », explique Agnes. « Nous n’avons pas accès à du bois de chauffage ou à de l’eau potable. Je ne sais pas comment je vais élever mes enfants en vivant comme cela. On ne peut pas vivre ainsi. »

Dans ce vaste pays, le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, fait tout son possible pour aider les familles les plus vulnérables. L’organisation met en place des projets d’abris et des programmes de subventions en espèces à petite échelle, veille au suivi de la protection et apporte son soutien a l’accompagnement des personnes victimes de violations des droits de l’homme. Agnes et sa famille vont bientôt pouvoir se rendre dans un abri collectif mis en place par le HCR, et dont une partie est dédiée aux familles.

Ils font cependant partie des quelques chanceux car les efforts entrepris par le HCR sont sévèrement mis à mal à cause d’une pénurie de fonds. Jusqu’à présent, l’Agence n’a reçu que 31 pour cent des 369 millions de dollars recherchés pour répondre, cette année, aux besoins des personnes déplacées en RDC et à ceux des Congolais réfugiés dans d’autres pays d’accueil africains.

« Le manque de ressources reste notre plus grand défi. »

 De nouveaux chiffres du HCR publiés aujourd’hui démontrent, qu’en raison d’une pénurie de fonds au niveau mondial, la République démocratique du Congo fait partie des six pays où la situation des réfugiés et des personnes déplacées est fortement compromise.

« Travailler en République démocratique du Congo entraîne de nombreux défis », explique Ann Encontre, la Représentante régionale du HCR et Coordonnatrice régionale pour les réfugiés et la situation en RDC, qui est basée dans la capitale congolaise, à Kinshasa. « Nous devons intervenir dans des zones de guerre ou contrôlées par des groupes armés. Dans de nombreuses régions, il n’y a presque pas de routes. Néanmoins, nous trouvons le moyen d’atteindre les personnes qui ont besoin de notre aide. »

« Le manque de ressources reste notre plus grand défi », ajoute-t-elle. « Les membres dévoués de notre personnel qui sont sur le terrain pourraient faire beaucoup plus pour aider ces personnes déplacées par les conflits, si seulement il y avait plus de moyens. »

Par conséquent, le HCR est obligé de faire des choix difficiles, ce qui prive un grand nombre de personnes qui se trouvent en grande difficulté d’obtenir l’aide dont elles ont besoin.

« Je veux simplement que la guerre se termine. »

Selon une analyse de besoins réalisée sur les neuf premiers mois de l’année, seulement une famille vulnérable sur onze bénéficie actuellement d’une aide à l’hébergement. Ceux qui vivent dans des abris de fortune ou auprès des familles d’accueil dans des conditions de promiscuité sont obligés de se débrouiller seuls.

Paluku est l’un de ceux-ci. Il y a cinq mois, cet homme de 38 ans a fui sa maison à Kiharo, dans les environs de la ville de Béni, lorsque les violences ont éclaté en soirée. Il vit aujourd’hui avec 80 personnes sur une parcelle de terrain située dans une autre partie de la ville et qui appartient à une habitante prénommée Jeanne, âgée de 40 ans.

« Un soir, des assaillants sont arrivés à Kiharo et ils ont attaqué deux hommes âgés avec leurs machettes », explique Paluku. « Tous les voisins ont fui vers d’autres parties de la ville. J’ai toujours ma maison là-bas mais ce serait trop dangereux d’y retourner. Alors nous restons avec Jeanne, qui a la gentillesse de nous accueillir. »

« Je serai l’homme le plus heureux du monde si la paix revenait », ajoute-t-il. « Nous pouvons résoudre tous les autres problèmes si la paix est là. Je veux simplement que la guerre se termine. »

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Le président du conseil de la Choura du mouvement Ennahdha, Abdelkarim Harouni a indiqué que le mouvement continuera à collaborer avec Youssef Chahed pour préserver la stabilité du gouvernement, ajoutant que cette coopération ne sera pas au détriment d’aucune partie.
Dans une déclaration aux médias à l’issue des travaux du 22ème Conseil de la Choura d’Ennahdha, tenu le weekend à Hammamet, il a souligné que le mouvement va négocier avec le chef du gouvernement plusieurs questions relatives au programme du gouvernement, au remaniement ministériel, au projet de loi des finances et aux élections de 2019.
Harouni a réaffirmé que son parti n’est pas la cause de la crise au sein de Nidaa Tounes ni du conflit qui oppose le président de la République au chef du gouvernement, soulignant qu’Ennahdha œuvre pour élargir la concertation avec toutes les parties, rapprocher les points de vue, chercher la stabilité et maintenir un dialogue positif avec le chef de l’Etat.
Le conseil a insisté, dans sa réunion, sur l’importance du consensus comme choix stratégique pour assurer la stabilité politique et sociale, mener les réformes, lutter contre la corruption et organiser les élections dans les délais prévus et dans les meilleures conditions, a-t-il dit.
Il a dénoncé les allégations proférées par le Front Populaire contre son parti, ajoutant qu’il s’agit de tentatives désespérées pour accuser Ennahdha et l’impliquer dans les assassinats de Belaid et Brahmi.
Harouni a accusé le Front populaire d’œuvrer à travers ce dossier à des fins politiques qui n’ont aucun rapport avec la volonté de dévoiler la vérité de l’assassinat des deux martyrs.
Par ailleurs, il a appelé à réunir les meilleurs facteurs de réussite des conseils municipaux élus en vue de promouvoir la gouvernance locale et améliorer les conditions de vie du citoyen.

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Au Forum tuniso-libyen jeudi 27 septembre 2018, dans ses dossiers ce vendredi, demain ailleurs, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, bouge, s’active, travaille, comme si de rien n’était, comme si le chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi, n’avait pas parlé de lui, ne lui avait pas suggéré de dégager. Chahed, de par son attitude, sans même avoir besoin de commenter ou réagir aux propos de son désormais ex-mentor, répond (il faut rappeler à ceux qui l’auraient oublié, à cause de la violence des coups entre les palais de Carthage et de la Kasbah, que c’est BCE qui a sorti de son chapeau l’actuel chef du gouvernement et a maintenant le plus grand mal à l’y faire retourner). Comme il avait ignoré superbement Hafedh Caïd Essebsi, le directeur exécutif de Nidaa Tounes, qui l’avait sommé de s’expliquer sur ses rapports avec le parti, ce qu’il n’a toujours pas fait jusqu’à ce jour, Chahed snobe le président de la République. Pourtant ce dernier lui a conseillé – ce qui dans la bouche de BCE est une injonction – de se présenter au Parlement pour se refaire une légitimité politique qu’il aurait perdue. Ce n’est pas rien, tout de même, ce qu’a dit Essebsi ! Mais voilà, son ex-poulain a manifestement pris la décision de passer outre et de continuer allègrement son chemin, une posture que lui permet une bonne lecture du contexte politique actuel. BCE rugit encore un peu mais ne peut plus rien contre Chahed, politiquement parlant, et tout le monde semble l’avoir bien compris. Tout le monde sauf le président de la République. Ses collaborateurs, en premier son conseiller politique, Habib Essid, l’ex-chef de gouvernement que BCE avait immolé, auraient oublié de réveiller le chef de l’Etat. Ou auraient peur de ses foudres. En tout cas la lévitation du locataire du palais de Carthage est surréaliste, pathétique et dangereuse.

Faire d’une guerre personnelle une crise politique

Tout le sens des gestes du président de la République en ce moment, c’est de faire croire à l’opinion publique que le chef du gouvernement a embarqué le pays dans une guerre politique qui le mènera à sa perte. C’est ce que BCE a encore tenté de faire dans sa dernière interview, mais la manoeuvre est tombée à plat, complètement ratée. Et les commentateurs qui étaient de sortie après l’étrange discours-entretien ont pointé les incohérences d’un chef de l’Etat qui met sur le même niveau un chef de parti autoproclamé, fût-il son fils et un chef de gouvernement. Ne pas voir que le départ de Essebsi junior ferait un bien fou à Nidaa Tounes, en stoppant d’abord l’hémorragie de militants et de députés, et que celui de Chahed plongerait le pays dans l’incertitude totale à quelques mois des élections est au mieux le signe patent d’une cécité politique qui aurait atteint BCE, au pire une tentative désespérée de dégager la voie pour lui-même ou pour HCE, ce qui de toute façon ne servirait à rien vu leur cote d’amour auprès des citoyens, d’après les sondages.

Quand il s’est agi de fomenter l’exécution de Essid, il y avait du monde autour du président de la République. L’affaire est passée comme une lettre à la Poste, la classe politique, l’opinion publique et surtout une belle majorité parlementaire ayant fait corps pour valider une décapitation qu’on croyait salvatrice pour la nation. Tout le monde y croyait. Mais on s’est réveillé depuis et on s’est rendu compte que l’ex-chef de gouvernement n’avait pas autant de tares que ce que ses bourreaux avaient déballé sur la place publique, et que le contexte social et politique post-révolutionnaire explique en grande partie l’impossibilité à aller plus vite que la musique pour faire le bonheur de tous. D’ailleurs les difficultés de Chahed pour faire tourner la machine économique démontrent, si besoin en était, que Essid ne méritait peut-être pas le sort qu’il a eu. Les citoyens savent tout maintenant, ou presque, il est impossible de les berner une deuxième fois. Mais ça aussi le chef de l’Etat semble ne pas l’avoir compris…

Faire chuter un arbre avec une paille !

La situation politique du moment est sans appel avec ceux qu’il faut bien qualifier de clan Essebsi – BCE et son fils -, puisqu’ils se comportent comme tel en dépit de tout bon sens. Ils sont les seuls – l’UGTT se fait moins entendre sur la question, braquée sur les négociations sociales – à réclamer avec insistance la tête de Chahed, un cri dans le désert face à des partis politiques qui ont d’autres chats à fouetter, et pas des moindres (d’abord la question de leur structuration avant de se mettre en ordre de bataille pour 2019, si joute électorale il y a). Et que dire des citoyens, complètement désintéressés par cette chasse à l’homme, préoccupés par leur pouvoir d’achat et dont le niveau de culture politique, quoi qu’on en dise, leur permet maintenant de résister aux manoeuvres politiciennes. Quant aux forces politiques au Parlement, là aussi c’est sans appel pour Essebsi père et fils : Ce n’est pas avec 41 élus (86 en 2014) que Nidaa Tounes va faire tomber le chef du gouvernement. Et encore parmi ces 41 beaucoup sont contre la folle aventure de HCE, et le peu qui reste du bloc parlementaire pourrait se fracasser si on le forçait à se prononcer sur le limogeage de Chahed.

Alors qu’en face ce dernier est assis sur l’appui, maintenant assumé publiquement, de la “Coalition nationale”, laquelle affiche présentement 43 députés et pourrait très vite monter en puissance. Sans parler du soutien réaffirmé de Ennahdha au chef du gouvernement, avec ses 68 élus, des islamistes qui découvrent de jour en jour, avec beaucoup de délectation, qu’ils ont eu du flair et ont parié sur le bon cheval, un Chahed très élégant du reste et qui ne fait pas des misères aux ministres nahdhaouis. Bref, les temps ont changé, mais ça aussi un BCE qui n’a pas conscience des limites de son aura et de sa verve héritée de Bouguiba, qui a perdu pied et tout sens de la réalité semble l’ignorer…

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Quelques remarques-repères pour commencer. Beaucoup l’ont dit à Youssef Chahed (YC). Si ses soutiens augmentent, ce n’est pas tant grâce aux résultats économiques de sa politique, qui tarderont de toutes les façons à venir quel que soit le chef du gouvernement en place, mais parce qu’un très grand nombre de citoyens en ont, désormais et même depuis quelques mois, marre de devoir se taper un nouveau chef de gouvernement, toute l’instabilité qui précède son choix et tout le statuquo qui viendra après son installation. Et si le fils du chef de l’Etat et son parti n’ont pas voulu croire en les vertus de la stabilité politique, c’est qu’elle ne leur profite pas pour l’instant.

L’une des choses pour lesquelles BCE (Béji Caïed Essebssi) admirait dernièrement RG (Rached Ghannouchi), c’est qu’il lui aurait dernièrement redit son souci de mettre la Patrie avant les partis. On ne sait pas si lui avait certifié la même chose. Le chef du gouvernement n’a en effet plus de parti, depuis que Nidaa Tounes a gelé son adhésion.

Il ne fait pourtant aucun doute que ni BCE, ni RG n’appliquent ce qu’ils disent ou aimeraient entendre de leurs concurrents. Et même la demande faite à YC de se dessaisir de son droit constitutionnel de candidater n’est pas tant pour l’obliger à mettre la Patrie au-dessus de Nidaa Tounes, qui ne l’accepte plus en son sein, mais juste pour l’éliminer avant terme de la prochaine course aux présidentielles.

On comprendrait que RG le demande à YC, puisque le chef du parti islamiste tunisien a déjà annoncé qu’il sera candidat aux présidentielles de 2019. On comprendrait moins que BCE soit plus appliqué que RG à obtenir le retrait de YC de la course, lorsqu’on sait son âge et qu’on se rappelle les différentes fois où il avait répété que la révolution a été faite par la jeunesse tunisienne et pour elle.

Le ferait-il pour son fils ou pour un autre candidat de son choix ? «Chaque chose en son temps. On en parlera une autre fois», avait déjà répondu BCE, lundi dernier à la journaliste d’El Hiwar Ettounsi, qui ébauchait cette question.

  • Paul Valéry et Karl Marx savaient déjà ce qui se passe en Tunisie

On aurait pu le dire nous-mêmes. Le rapporter tel que dit par un journal étranger, c’est essayer de traduire le ressenti de la situation politico-tunisienne hors nos frontières et chez nos bailleurs de fonds, alors que toute la sphère politicienne semble trouver cela normal.

«Les réformes économiques en Tunisie risquent d’être mises à l’écart par une querelle entre les principaux dirigeants», affirme à juste titre le site de Bloomberg à propos de ce qui se passe depuis quelques mois en Tunisie.

Citant l’analyste politique du cabinet de conseil londonien Energy Aspects Riccardo Fabiani, Bloomberg dit que «le résultat final, est que les manœuvres politiques avant les prochaines élections, auront la priorité sur toute autre chose. Tout espoir de réformes ou de mesures significatives sera anéanti».

Depuis quelques mois en Tunisie, en effet, on ne parle plus économie que dans l’urgence de faire face à une catastrophe, naturelle comme ce fut le cas à Nabeul, ou humaine comme à chaque fois que le FMI risque de fermer les portes de ses crédits à la Tunisie.

«La politique étant l’art d’empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde», comme le disait l’écrivain et philosophe français Paul Valéry, la politique a repris le dessus en Tunisie depuis plusieurs mois et devient même le menu principal, sinon l’unique, de tous les plateaux TV et radio. L’explication réside, à notre sens, dans ce que disait depuis 1818 Karl Marx. «Toute classe qui aspire à la domination, doit conquérir d’abord le pouvoir politique pour représenter à son tour son intérêt propre comme étant l’intérêt général».

C’est le cas actuellement en Tunisie, selon nous, des partis politiques aux différentes organisations syndicales et patronales, et en tête l’UGTT qui voudrait refaire la révolution, sans oublier les différents lobbies à l’intérieur de l’ARP.

  • «Homme politique, c’est une profession où il est plus utile d’avoir des relations que des remords». Dixit : Coluche

Du coût, on oublie allègrement que c’est la banqueroute des caisses sociales qui est derrière les pénuries de médicaments et les retards des retraites. On oublie que c’est le déficit commercial et celui de la balance de paiement qui sont derrière la baisse de la valeur du Dinar tunisien. On oublie que ce sont les innombrables hausses salariales et les grèves interminables dans le bassin minier qui sont derrière le déséquilibre et le déficit budgétaire. On oublie enfin que c’est le manque de production et la disparition de la productivité qui sont derrière l’endettement et l’assèchement des ressources de l’Etat. Personne n’est plus disponible pour aider financièrement l’Etat et chacun utilise des arguments politiques et politiciens, pour expliquer ce refus, comme nous l’ont déjà signalé les Français lorsque le chef du gouvernement était allé à Paris demander leur aide.

Du coup, on oublie aussi toutes les réformes qui devaient redresser tout cela et remettre la croissance sur un bon trend haussier. Les deux pans de l’Exécutif se déchirent à satiété, l’un empêchant l’autre de se concentrer sur ce pourquoi il avait été choisi, pour pouvoir utiliser cette incapacité en argument politique pour le dégager. Les partis politiques, non concernés par ces disputes politiciennes, regardent et laissent faire, car incapables de faire. Les députés de l’ARP se retrouvent dans l’œil du cyclone de la guerre BCE/YC et n’ont plus le temps de se remettre à leur travail législatif, pour étudier et adopter, pour faciliter le travail du gouvernement à remettre l’économie tunisienne sur pied. «Pas moins de 92 projets de loi sont actuellement bloqués à l’ARP, ce qui freine tout projet de réforme. Parmi les projets bloqués, l’un en rapport avec l’inscription de la Tunisie sur la liste Gafi». C’est ce qu’a indiqué le chef du gouvernement, Youssef Chahed, le lundi 10 septembre 2018, en marge d’une réunion sectorielle avec des directeurs de journaux.

فبحيث dans la Tunisie de ladite révolution,، c’est en effet «le Parti avant la Patrie». Si ce n’est pas pour des raisons partisanes ou idéologiques, c’est pour des raisons purement personnelles. «Point à la ligne», comme disait le chef de l’Etat, lundi dernier à la télévision

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Nous croyons savoir que la ministre du Tourisme et membre fondatrice du parti Nidaa Tounes, Salma Elloumi Rekik, a finalement décidé de ne pas démissionner, ni même de geler son adhésion à Nidaa Tounes.

La ministre aurait cependant décidé de rester neutre dans la guerre fratricide que se livrent les deux protagonistes de la crise politique en Tunisie et de n’être dans aucun des deux clans des deux hommes.

La ministre Elloumi Rekik, qui avait déjà publié un Post dans sa page sur les réseaux sociaux, où elle prônait l’unité, aurait décidé de continuer sur cette voie.

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En Somalie, « le sentiment du possible » s’est substitué à celui de « l’impossible », a déclaré, ce matin, M. Nicholas Keating, pour sa dernière intervention devant le Conseil de sécurité en sa qualité de Représentant spécial du Secrétaire général pour ce pays de la Corne de l’Afrique. Selon lui, les problèmes structurels qui ont façonné le paysage politique et sécuritaire de cette nation troublée ne devraient pas occulter certaines réalisations remarquables des trois dernières années.

Au nombre d’entre elles, le haut fonctionnaire a cité une transition pacifique du pouvoir présidentiel, avec un résultat dont la légitimité a été acceptée ; la création d’une Chambre haute représentant les États fédéraux; et la hausse du pourcentage de femmes députées, passé de 14 à 24%, un taux supérieur à la moyenne mondiale et africaine, et dont Mme Phumzile Mlambo-Ngcuka, la Directrice exécutive d’ONU-Femmes, s’est aujourd’hui félicitée.

En outre, pour s’attaquer à l’insécurité chronique qui règne dans le pays, l’architecture nationale de sécurité et la solution globale pour la sécurité ont été pensées dans le cadre du transfert de responsabilités de la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) aux forces de sécurité, lequel est en cours.

Attention toutefois au risque posé par un retrait « prématuré » de cette opération de maintien de la paix, alors que l’organisation terroriste Chabab a, il y a trois jours à peine, perpétré une attaque meurtrière à la voiture piégée contre un bâtiment officiel en plein cœur de Mogadiscio.  Face à ce climat « persistant » de « profonde insécurité », le succès de la mise en œuvre de l’architecture de sécurité nationale et du plan de transition dépendra avant tout de l’application des accords conclus entre leaders somaliens sur la répartition des responsabilités respectives.

Dans son rapport, que M. Keating était venu présenter aux membres du Conseil, le Secrétaire général invite instamment les dirigeants de la Somalie à « procéder à l’intégration des forces régionales dans les rangs de la Police et de l’Armée nationale somaliennes, à définir les rôles et responsabilités des divers services de sécurité fédéraux et régionaux et à préciser davantage les principes gouvernant le commandement et le contrôle, la taille, la répartition et le financement des entités du secteur de la sécurité ».

Or, le pays est miné par un « déficit de confiance » entre le Gouvernement central et les États fédérés, a expliqué le Représentant spécial, en faisant part de sa préoccupation par la décision récente des seconds de suspendre leur coopération avec Mogadiscio.  « Comme partout ailleurs, les mésententes, désaccords, différences idéologiques et les débats énergiques ont fini par devenir la base du Gouvernement », a tempéré le représentant de la Somalie.  « Nous entendons bien promouvoir le rapprochement des positions » par la reprise du dialogue, a-t-il assuré.

Le Représentant spécial a lancé un appel aux États fédérés pour qu’ils fassent du prochain Conseil de sécurité national, convoqué par le Président somalien les 17 et 18 septembre prochains, le moyen de se montrer constructifs à cet égard.

Le Chef de la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) et Représentant spécial du Président de la Commission de l’Union africaine pour la Somalie, M. Francisco Madeira, a lui aussi pointé du doigt les dangers posés à la fois par les agissements des Chabab et la « course au pouvoir » des dirigeants somaliens.  Par conséquent, les forces nationales somaliennes doivent être appuyées dans leur lutte contre la menace de l’extrémisme violent dans un contexte global.

En effet, la séance d’aujourd’hui s’est déroulée sur fond « d’avancées significatives » dans la Corne de l’Afrique, a relevé le représentant de l’Éthiopie, suivi en cela par les membres du Conseil.  « Mon Premier Ministre a effectué sa première visite officielle à Mogadiscio en juin dernier, démontrant le ferme engagement de nos deux pays à hisser leurs relations à un autre niveau », s’est-il enorgueilli.

Par la suite, la visite du Président somalien à Asmara a ouvert une nouvelle ère de relations diplomatiques entre l’Érythrée et la Somalie.  Enfin, le Sommet entre ces deux pays et l’Éthiopie qui vient de se tenir à Asmara et la visite de leurs ministres des affaires étrangères à Djibouti ont aussi conduit à l’ouverture d’un « nouveau chapitre des relations entre Djibouti et l’Érythrée », a fait valoir le représentant.

« Le vent du changement qui souffle sur la sous-région a fait naître un nouveau sentiment d’espoir et d’optimisme pour la paix et la stabilité régionales », s’est enthousiasmé le délégué éthiopien, qui émis l’espoir que la manifestation de haut niveau sur la Somalie, que son pays coorganisera, ici même à New York pendant la semaine de haut niveau, contribuera à mobiliser l’appui nécessaire aux initiatives de paix dans ce pays et à progresser vers les élections, prévues en 2020.

C’est que la Somalie s’emploie aussi à son redressement économique, a rappelé son représentant, en soulignant à quel point l’engagement à long terme des partenaires internationaux demeure indispensable pour continuer d’attirer des investissements à la fois publics et privés. Une tâche d’autant plus « difficile », a prévenu M. Keating, que le pays est extrêmement vulnérable aux chocs climatiques : 2,6 millions de personnes sont toujours déplacées, pas simplement par les violences, mais aussi par la sècheresse, les crues soudaines ou encore l’ouragan Sagar, qui a sévi en mai dernier.

Pour surmonter tous ces obstacles, « la volonté politique à elle seule sera insuffisante, des capacités concrètes sont indispensables », a résumé le haut fonctionnaire.

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La présidence de la République a démenti avoir ‎conclu ‎un ‎accord pour sortir de la crise politique qui ‎secoue le ‎pays, ‎contrairement aux informations relayées à ‎ce sujet.‎
‎”Il n’y a aucun accord pour le règlement de ‎la ‎crise ‎politique“, a assuré à l’agence TAP ‎une ‎source ‎responsable à la présidence de la République.‎
Selon des médias qui ont évoqué, ce samedi 08 septembre 2018, la crise politique dans le pays, Youssef Chahed pourrait ‎rester ‎au ‎palais de La kasbah avec le consentement du ‎président ‎de ‎la République et du président du mouvement ‎Ennahdha.‎
En contrepartie, le chef du ‎gouvernement ‎s’engage ‎publiquement à ne pas briguer ‎la présidence ‎de la ‎République en 2019.‎
Le chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi, avait décidé, le 28 mai dernier, de ‎suspendre les concertations sur le Document de Carthage II à “cause ‎des divergences de vues autour du 64e point relatif au remaniement ‎ministériel“.‎
Ce point a divisé les parties prenantes du Document, entre ceux qui ‎appellent à un changement radical du gouvernement incluant Youssef Chahed et ceux qui proposent un remaniement partiel.‎

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«Youssef Chahed est un homme politique jeune et nous n’avons pas le droit de briser sa carrière politique, car nous avons besoin d’enrichir la nouvelle classe politique et nous ne sommes pas prêts à le faire sortir par la petite porte. Nous sommes aussi en situation de consensus avec le président de la République et qui a son propre point de vue dont il faut tenir compte, d’une manière ou d’une autre. Il y a enfin la situation économique, sur la base de laquelle les partenaires sociaux et l’UGTT demandaient, au début, le changement de quelques postes ministériels et par la suite le changement de tout le gouvernement. Ennahdha n‘a pas d’exigences particulières. Pour nous, si Chahed reste, nous lui demanderons de s’occuper des problèmes du pays». C’est ce qu’a affirmé Abdellatif Mekki, membre du Conseil de la Choura du parti islamiste Ennahdha, dans sa déclaration téléphonique à Africanmanager.

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L’ancien Chef du gouvernement et fondateur du parti Albadil Ettounsi Mahdi Jomaâ s’est réunit hier avec un nombre de compétences et co-fondateurs de son parti dont l’économiste Hédi Larbi, l’expert en énergie Kamel Ben Naceur et l’expert en nouvelles technologies Taoufik Jelassi.

Plusieurs autres compétences nationales indépendantes comme Hakim Ben Hammouda, Najla Harrouche, Mourad Sakli et Saber Bouatiya ont participé à cette réunion pour débattre de la crise politique, économique et sociale à laquelle fait face le pays. La réunion était l’occasion pour procéder à une analyse approfondie de cette crise et de présenter les voies de sortie pour sauver le pays.

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L’ex-ministre de l’Education nationale et actuellement à la tête de l’ITES, Néji Jalloul, s’est évertué ces derniers mois à ne pas piper mot sur son parti, Nidaa Tounes et ses nombreux déboires. Et on le comprend, car aborder les questions qui fâchent pourrait lui valoir les foudres du directeur exécutif du parti, Hafedh Caïd Essebsi, qui a la colère facile et destructrice. Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, en sait quelque chose. Donc quand Jalloul se décide enfin à parler du parti, c’est, comme on peut l’imaginer, pour en dire du bien…

Il a déclaré ce lundi 06 août 2018, sur Mosaïque FM, que les compétences de son parti sont capables de faire le boulot. «A Nidaa Tounes, nous avons des solutions pour faire sortir le pays de sa crise en 6 mois !». Chiche est-on tenté de rétorquer à celui qui, d’après un sondage, figure dans le trio des personnalités politiques en qui les Tunisiens ont le plus confiance…

 

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Le chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi, qui a certainement très mal pris les remontrances de Zohra Driss et d’une partie de l’opinion publique pour son silence sur les manoeuvres de son fils, est sorti du bois mardi 31 juillet 2018. Il a profité de la clôture de la Conférence annuelle des chefs de missions diplomatiques et des consulats pour montrer ses muscles, histoire de tenir en respect ses détracteurs, qui se cachent de moins en moins.

Après les félicitations d’usage en direction de la diplomatie tunisienne pour les actes posés, surtout dans le sens de la promotion de l’image du pays en tant que destination touristique et d’investissement de choix, BCE attaque sec. «En 2020, personne ne sait s’il sera encore dans ce bas monde. Nul ne sait s’il sera encore au pouvoir ou simple spectateur. Mais comme je l’ai déjà dit, un homme politique est préoccupé par les prochaines élections, alors qu’un homme d’Etat se soucie des générations futures. Nous, nous sommes un Etat qui se préoccupe des générations futures, et nous tiendrons notre engagement», assène le président de la République.

Reste à savoir si ce “nous” englobe le chef du gouvernement, Youssef Chahed, qui écoutait attentivement le discours de l’homme qui l’a installé à la Kasbah. D’ailleurs Chahed dit à peu près la même chose quand la meute conduite par Essebsi junior l’assaille…

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Mystère autour des intentions de l’actuel chef de l’Etat congolais, Joseph kabila, pour la prochaine présidentielle. Enfin pas totalement puisque ce qu’il ne peut pas faire ou dire, ce sont ses partisans zélés qui s’en chargent. Après les pancartes dans la capitale annonçant sa candidature, alors que théoriquement la Constitution le lui interdit après ses deux mandats, place à un autre argument pour faire passer la pilule. Et c’est la même Constitution qui est convoquée pour justifier la manoeuvre.

Papy Pungu, président de la Ligue des jeunes du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), principale formation de la Majorité présidentielle en République Démocratique du Congo (RDC),est en convaincu : Kabila a le droit de briguer un troisième mandat le 23 décembre prochain, sur la base justement du texte fondamental qui a été modifié en 2011. «Nous allons respecter la Constitution telle que modifiée en janvier 2011 (NDLR : passage de deux à un tour pour la présidentielle). La nouvelle donne constitutionnelle depuis cette date est que le président Kabila peut constitutionnellement briguer un deuxième et dernier mandat», a asséné Pungu, droit dans ses bottes, selon Africanews. Comprenez par là que la nouvelle Constitution n’est pas rétroactive et que le décompte des mandats de Kabila commence à partir de 2011, ce qui lui en ferait un seul et l’autoriserait donc à concourir pour un deuxième. Inutile de dire que cet argumentaire mettra le feu dans le pays et ne passera pas devant la communauté internationale, qui presse Kabila de se retirer sans tarder…

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Le député de Nidaa Tounes Mongi Harbaoui a indiqué qu’une rencontre se tiendra mardi en fin de matinée au palais de Carthage entre le président de la République et les députés du groupe parlementaire de Nidaa Tounes. Selon lui, la rencontre sera l’occasion de “clarifier certaines questions liées à la crise que traverse le pays“.

Dans une déclaration lundi à l’agence TAP, Harbaoui a ajouté que cette rencontre qui se tient à la demande du bloc parlementaire du parti sera consacrée à l’examen de la situation générale du pays au niveau politique et économique et aux solutions à préconiser pour sortir de la crise actuelle. Il s’agit, a-t-il dit, de définir une position commune du groupe parlementaire concernant toutes ces questions.
Les questions internes de Nidaa Tounes ne seront pas évoquées avec le président de la République, a-t-il, toutefois, affirmé.

Il a relevé, d’autre part, que les membres du groupe parlementaire de Nidaa Tounes ont des positions différentes vis-à-vis du gouvernement, du maintien ou du départ du chef du gouvernement. Certains membres du bloc sont favorables au maintien de Youssef Chahed et appellent uniquement à opérer un remaniement ministériel, précise-t-il.

La rencontre avec le président de la République intervient à un moment où l’on tente de créer une confusion autour de la position de Béji Caïd Essebsi, surtout après sa dernière interview sur Nessma TV, explique-t-il. Le président de la République dispose de la légitimité électorale. Il constitue une référence pour le parti en sa qualité de fondateur du mouvement et garant de l’équilibre politique, souligne Harbaoui.

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En ces temps de brouillard politique, les ténors de la place, à défaut d’avoir des solutions utilisables tout de suite, y vont de leurs explications sur les sources du climat délétère actuel. Le premier vice-président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et vice-président d’Ennahdha, Abdelfattah Mourou, a livré son analyse de la situation dimanche 22 juillet 2018. Il a déclaré, sur Shems FM, que «la politique n’est pas l’affaire de personnes mais de partis. Limoger Youssef Chahed et son équipe est un droit constitutionnel, mais les politiques à mener ne sont pas du ressort d’un seul citoyen tunisien». Vise-t-il le chef de l’Etat, à qui beaucoup ont reproché sa tiédeur lors de sa dernière interview, voire même, selon certains, son soutien tacite à son fils ? Vise-t-il ce dernier, dont personne n’ignore l’activisme pour se débarrasser du chef du gouvernement ? Fait-il allusion au leader de l’UGTT, animé par les mêmes sentiments ?

Le vice-président de l’ARP a ajouté que la politique d’une nation ne dépend pas d’une personne et que le gouvernement d’union nationale est le fruit d’un consensus entre des partis.
«Qu’ils dévoilent leurs programmes ! Qu’ils s’accordent sur ces projets et qu’ils les soumettent aux citoyens ! Qu’ils disent voilà nous avons 20 ou 30 points consensuels sur lesquels nous allons travailler mais cela n’a pas été affirmé et je pense que c’était ça qu’il fallait dire», a-t-il asséné.

Mourou a déclaré que la Tunisie fait face à “une crise d’institutions», en plus de la crise sociale et économique.
«Tous les protagonistes devront, ensemble, faire l’effort de produire un bilan objectif et de corriger ce qui, de toute évidence, ne fonctionne pas. Bon nombre de lois engendrées par la Constitution se sont avérées inapplicables, comme si notre Constitution est exagérément idéaliste et génératrice de crise, notamment du fait de l’existence de deux patrons dans l’exécutif. Je ne comprends d’ailleurs pas pourquoi nous avons fait ce choix. Je ne dis pas cela pour dénigrer la Constitution mais pour inviter les compétences nationales à trouver des remèdes au blocage dans lequel nous sommes actuellement. Nous n’avons aucune instance de dialogue, mais un Parlement où on vient avec des positions radicales. Nous ne dialoguons pas dans notre pays car nous n’avons pas les institutions taillées pour cela», a-t-il conclu.

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 Le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi et le bureau exécutif du parti Nidaa Tounes, présidé par Hafedh Caid Essebsi, se sont réunis, mercredi 20 juin 2018, au siège de la centrale syndicale…
Lors de cette rencontre, les deux hommes ont insisté sur l’obligation de trouver des solutions efficaces afin de mettre fin à la crise politique et ce, en créant une atmosphère sociale, politique et économique plus saine pouvant déboucher sur de meilleures conditions de vie.

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Le secrétaire général de Machrouû Tounes, Mohsen Marzouk, propose ses services pour rabibocher le directeur exécutif de Nidaa Tounes, Hafedh Caïd Essebsi et le chef du gouvernement, Youssef Chahed. Il l’a fait savoir lundi 4 juin 2018 dans la soirée, sur Mosaïque FM.

«Prochainement, nous tenterons de rassembler toutes les parties de Nidaa Tounes, en évitant de mêler le gouvernement à cette querelle. Je suis prêt à m’asseoir avec Hafedh Caïd Essebsi et Youssef Chahed“, a indique l’ex-secrétaire général de Nidaa Tounes, dont le départ avait été causé en grande partie par le fils du président de la République.

Marzouk a fait une confidence : “les pourparlers autour de cette proposition de médiation sont déjà lancés avec l’entourage” de Chahed et de HCE
Il a ajouté qu’il est temps de calmer les esprits, de réunir toutes les forces démocratiques sur la base de nouvelles pratiques. «Laissons toutes les disputes de côté, tournons la page et écartons le gouvernement de ces tensions“,a-t-il conclu…

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La dernière intervention télévisée de Youssef Chahed fait parler aussi en dehors de la Tunisie. Selon le site français « Maghreb Intelligence «c’est donc un Youssef Chahed en pleine confiance et totalement remonté qui a dézingué Hafedh Caïd Essebssi, en direct sur la télévision publique». La même source a indiqué que Chahed aurait eu les «appuis du patron d’Ennahdha, et du ministre de l’intérieur, Lotfi Brahem». La même source estime enfin que cette intervention télévisée «replace le jeune Premier ministre au centre de l’échiquier politique et donne un coup de vieux, et un air Trabelsi, au palais de Carthage et à Nidaa Tounes ».

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Il s’était tu pendant toutes les réunions de Carthage et continué, en silence, son travail de chef de gouvernement, supportant stoïquement mais dignement les coups de griffe et même les coups de couteau de l’héritier de Nidaa Tounes, faisant ainsi honneur à son poste d’homme d’Etat. Sans que l’on s’y attende et en l’absence du chef de l’Etat et père du directeur exécutif de Nidaa, Youssef Chahed décide de sortir de son silence. Il décide, en plus, de s’attaquer directement et nommément à celui qui lui a consacré deux Statuts fb pour descendre son bilan en flammes et demander sa tête sans détours.

L’intervention télévisée de Youssef Chahed, mardi 29 mai 2018, en aura définitivement étonné plus d’un. D’abord et surtout parce qu’elle était directe, frontale et nominative contre l’héritier du parti, au nom duquel il gouverne, quoique pas de manière directe, mais à travers le Document de Carthage. Un parti, qui, comme il le dira, «ne ressemble plus à celui auquel j’ai adhéré en 2013». La remarque aurait d’ailleurs pu être faite par les milliers d’adhérents et de sympathisants qui avaient voté en 2014 et qui s’étaient maintes fois déclarés trahis par le fondateur Béji Caïed Essebssi et l’héritier Hafedh Caïed Essebssi (HCE). «Ceux qui dirigent ce parti, et à leur tête Hafedh Caïed Essebssi et ceux qui l’entourent, ont démoli le parti et poussé grand nombre à le quitter», disait Youssef Chahed dans une attaque frontale à HCE et les deux ou trois politicards qui font partie de son premier cercle d’influence. Un constat que font aussi désormais tous les adhérents de Nidaa et même toute la scène politique et qui a été derrière tous les schismes et les départs qui ont divisé et affaibli ce qui était le parti de la majorité. Un parti que ne ressemble à rien, qui n’a même pas tenu son congrès constitutif. Un parti sans structures claires et précises et dont certains bureaux régionaux n’ont presque jamais ouvert leurs portes. Un parti qui ne mobilise plus à l’extérieur et démobilise même au-dedans.

Cela, toute la Tunisie le savait et Youssef Chahed n’avait à la limite fait que dire en public ce que même le fondateur de Nidaa Tounes connaissait et n’osait pas dire. Mais Youssef Chahed avait-il raison de le dire ? Devait-il quitter son piédestal d’homme d’Etat et de chef de gouvernement et s’abaisser à répondre,utiliser son image et son aura de chef de gouvernement, pour laver le linge sale de son propre parti en public ? Beaucoup, même de ceux qui ont applaudi son intervention, pensent qu’il n’aurait pas dû le faire, sans pour autant lui dénier le droit de le faire.

Youssef Chahed et son gouvernement font, depuis quelques mois, l’objet d’une campagne de dénigrement, de diffamation, d’intox, de pression, aux fins de les déloger de la Kasbah. Derrière la campagne il y a ceux-là mêmes qui l’y avaient nommé au titre d’un organe, le Document de Carthage, complètement anticonstitutionnel. Les causes sont multiples et varient selon les parties qui veulent sa tête. Pour Nidaa, il s’agit principalement de fauteuils voulus et non donnés. Pour l’UGTT, il s’agit d’augmentations salariales que le chef du gouvernement ne pouvait plus donner. Pour l’UTICA, il s’agit de mesures, fiscales et économiques, qui lestent les coûts de production du patronat et affaiblissent son potentiel de compétitivité. C’est en quelque sorte le détail économique et financier de la feuille du «Document de Carthage 1» qui a ligué presque tout le monde contre Chahed, y compris ses frères d’armes à Nidaa Tounes.

Il était donc normal que le chef du gouvernement se défende, et il n’avait pas complètement tort de le faire ainsi. En effet, s’il est vrai que le linge sale de Nidaa était une affaire, d’abord familiale et ensuite interne, il n’en demeure pas moins vrai que c’est cette crise interne de Nidaa qui n’a jamais pu lui donner assez de pouvoir pour appuyer son candidat, et a obligé le fondateur Béji Caïed Essebssi à lui chercher une ceinture de soutien. Il est vrai aussi que la crise interne de Nidaa, obligé de s’allier à Ennahdha, a été derrière la mise en place de la politique de la concertation, qui a été à son tour derrière l’instabilité politique générale. Nidaa est trop faible pour gouverner seul. Ennahdha est trop vulnérable pour s’y livrer. Aucun d’eux n’a assez de pouvoir pour diriger le pays et la concertation ne permet que de donner des demi-solutions à des problèmes multidimensionnels et urgents. C’est là que la crise interne de Nidaa a fortement impacté la stabilité politique et les capacités du gouvernement à concrétiser son programme d’action économique.

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Le bloc parlementaire de Nidaa Tounes a confirmé que les efforts seront déployés afin de trouver une issue favorable à la crise politique actuelle, engendrée par la suspension des concertations du Document de Carthage II.
Un appel à une prochaine réunion du bureau national doit être lancé, selon le bloc, afin de fixer le calendrier des congrès locaux et régionaux et le programme d’action des commissions parlementaires, précise un communiqué publié par le bloc parlementaire à l’issue d’une réunion exceptionnelle tenue, mardi 29 mai 2018, pour examiner les répercussions de la suspension des concertations.

Par contre motus sur le Congrès national qui élira un bureau politique et une direction exécutive. Le directeur exécutif du parti, Hafedh Caïd Essebsi, avait promis le 21 septembre 2017 qu’il l’organiserait avant les municipales. Vous connaissez la suite. Le provisoire qui dure quoi. Une anomalie pour un parti qui est, tout de même, un ténor sur la place, même s’il a perdu beaucoup de plumes depuis son triomphe aux élections de 2014. Un congrès électif fait partie des moeurs, des traditions dans les démocraties qui se respectent, mais manifestement à Nidaa Tounes on ne voit pas les choses de la même façon. Même les dirigeants du parti hostiles au fils du président de la République n’insistent pas pour que ce rendez-vous ait lieu dans les meilleurs délais…

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L’euro remonte face au billet vert lundi, repassant la barre de 1,17 dollar, alors qu’en Italie un ancien du FMI, Carlo Cottarelli, qui plaide en faveur de l’austérité budgétaire, est pressenti pour former un gouvernement après le renoncement de Giuseppe Conte.
Vers 06H00 GMT, la monnaie unique européenne valait 1,1724 dollar, contre 1,1651 dollar, le 25 mai 2018 à 21H00 GMT. La devise européenne était tombée en séance à 1,1647 dollar, son plus bas niveau face au billet vert depuis le 13 novembre dernier, selon Boursorama.

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