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Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a rappelé jeudi que les migrants étaient un remarquable moteur de croissance pour l’économie mondiale, au moment où l’Assemblée générale des Nations Unies s’apprête à se mettre d’accord sur un Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, avant son adoption formelle en décembre à Marrakech.

Selon le chef de l’ONU, ce pacte « a un immense potentiel pour aider le monde à exploiter les avantages des migrations régulières tout en évitant les mouvements irréguliers qui mettent les gens en danger ».

« Les migrants sont un moteur remarquable de croissance. Les migrants comptent plus de 250 millions de personnes dans le monde. Ils représentent 3% de la population mondiale mais contribuent pour 10% au produit intérieur brut mondial », a rappelé M. Guterres lors d’une conférence de presse au siège de l’ONU à New York.

Malgré ces aspects positifs, il a noté que les migrants et les réfugiés sont souvent diabolisés et attaqués.

Selon le Secrétaire général, le Pacte a trois objectifs importants : premièrement, réorienter les politiques nationales de développement et la coopération internationale pour le développement afin de prendre en compte les migrations et créer des opportunités pour les gens de travailler et de vivre dans la dignité dans leur propre pays ; deuxièmement, renforcer la coopération internationale contre les passeurs et les trafiquants d’êtres humains et protéger leurs victimes ; troisièmement, augmenter les opportunités de migration légale.

Le chef de l’ONU s’est également félicité que les consultations sur un Pacte mondial pour les réfugiés se soient achevées la semaine dernière, pour examen par l’Assemblée générale à la fin de l’année. « Rappelons que la grande majorité des réfugiés dans le monde sont accueillis dans des pays en développement qui sont eux-mêmes confrontés à des contraintes. Cette responsabilité doit être partagée globalement », a-t-il conclu.

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Selon les projections de Bank Al-Maghrib (BAM), la croissance se serait accélérée à 4% en 2017 et devrait ressortir à 3,3% en 2018, avant de s’accélérer à 3,5% en 2019, rapporte l’agence d’information marocaine MAP.

«Au niveau national, la croissance se serait accélérée à 4% en 2017, portée par un rebond de 14,8% de la valeur ajoutée agricole, tandis que la progression de celle des activités non agricoles se serait limitée à 2,7%», indique la Banque centrale à l’issue de la 1ère réunion trimestrielle de son Conseil au titre de 2018.

Pour 2018, les prévisions de Bank Al-Maghrib font ressortir une estimation de la production céréalière autour de 80 millions de quintaux et une hausse de la valeur ajoutée agricole de 2,3%, tandis que les activités non agricoles poursuivraient leur reprise avec un taux de 3,2%, ce qui amènerait la croissance globale à 3,3%.

Selon Bank Al-Maghrib, la croissance accélérerait à 3,5% en 2019, avec une amélioration de la valeur ajoutée agricole de 1,8% sous l’hypothèse d’une production céréalière de 70 millions de quintaux, et une augmentation de celle des activités non agricoles de 3,6%.

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Considérée comme une voie possible vers le développement en Afrique, la notion « d’économie bleue » déterminera l’avenir économique et environnemental de la Tunisie au regard des immenses opportunités qu’elle offre pour la croissance du pays. C’est dans ce contexte que l’institut tunisien des études stratégiques (ITES) a organisé ce mardi 13 mars 2018 une conférence sur «Les assises de la mer : stratégie maritime tunisienne», en présence de plusieurs hauts responsables du secteur de l’agriculture, du transport, de l’énergie.

Dans une déclaration accordée à Africanmanager, le directeur général de l’ITES, Neji Jalloul a affirmé que «la Tunisie est en train de revenir à ses diverses ressources naturelles dans le but de créer de la richesse et développer son industrie. Aujourd’hui nous avons de très grandes réserves, je cite à titre d’exemple l’industrie du plâtre dans le gouvernorat de Tataouine, qui germait depuis des années et a commencé à voir le jour. De même, nous avons la mer qui est une réserve vitale, et le savoir-faire que suppose son exploitation jouera un rôle déterminant pour les générations futures. Il nous revient de mettre au point les solutions à long terme sur lesquelles pourra s’appuyer une croissance saine de ce que l’on nomme économie bleue” a-t-il affirmé.

Et l’ex-ministre de préciser que “la Tunisie dispose de 1300 km de littoral, 7 ports de commerce, 60 îles, plus de 300 sites archéologiques sur le littoral et 10 ports de plaisance qui sont mal exploités. Donc on a besoin de développer davantage l’industrie de la pêche maritime, d’améliorer la sécurité maritime, de renforcer la formation académique et la recherche scientifique… Pour ce faire, l’ITES a lancé une stratégie maritime tunisienne nécessitant ainsi l’implication de plusieurs ministères, dont ceux du Transport, de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, du Tourisme et de l’Artisanat, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, de l’Industrie ainsi que des organismes nationaux, dont l’Utica ou la Conect“.

Cette stratégie, selon Jalloul, comporte plusieurs principaux axes : le développement et la restauration de la flotte marchande du pays, le développement des ports de commerce, y compris le port en eaux profondes d’Enfidha, des ports de plaisance et des ports de pêche ainsi que des entreprises de manutention portuaire,  le développement de la logistique, du transport international et du commerce maritime et enfin la formation dans les domaines de l’architecture et de la construction navale, des industries nautiques et du droit maritime…

On rappelle que l’ambassadeur de France en Tunisie, Olivier Poivre d’Arvor, a récemment annoncé qu’environ 200 événements auront lieu entre le 15 juin et le 30 septembre 2018 sur la côte tunisienne de Tabarka à Zarzis, dans le cadre d’une opération baptisée “la saison bleue” qui sera organisée à l’initiative de l’ambassade de France en Tunisie.
«La saison bleue vise à développer le concept de l’économie bleue et à dynamiser le commerce portuaire en accompagnant des projets importants comme le port en eau profonde d’Enfidha par exemple», a expliqué Poivre d’Arvor.

Il s’agit, en outre, de promouvoir et de revaloriser le littoral tunisien à travers l’organisation de plusieurs événements touristiques, balnéaires, nautiques mais aussi économiques et scientifiques.

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Selon des données publiées par la Banque d’Algérie et rapportées par APS, l’économie algérienne a réalisé une croissance de  2,2% en 2017 (contre 3,3% en 2016) en dépit d’un recul important de la  cadence de croissance du secteur des hydrocarbures.

Une croissance économique de 2,2% a été enregistrée en 2017 en dépit  d’un fort recul de la cadence de croissance des hydrocarbures.

Le déficit global de la balance des paiements a été quant à lui de 23,3  milliards de dollars (mds USD)  en 2017 contre 26,3 mds USD en 2016.

Les réserves du change du pays ont reculé de 16,8 mds USD en 2017 passant  de 114,4 mds USD à fin 2016 à 97,3 mds USD à la fin 2017.

Les exportations des hydrocarbures ont reculé en volume après une hausse  de 10,8% en 2016 alors que leur valeur a progressé à 31,6 mds USD  à la fin  2017 contre 27,9 mds USD en 2016.

Les exportations hors hydrocarbures ont, de leur côté, reculé à 1,3 md USD  contre 1,4 md USD en 2016.

Le total des exportations a ainsi atteint 32,9 mds USD en 2017 contre 29,3  mds USD en 2016.

Les importations ont de leur côté poursuivi leur baisse passant à 48,7 mds  USD en 2017 contre 49,7 mds USD en 2016.

A la fin septembre 2017, les recettes budgétaires effectives ont été de  4.740 milliards de DA contre 3.606 mds de DA en septembre 2016, soit une  hausse de 21,5%.

Les dépenses budgétaires sont restées quasi-stables à 5.535 mds de DA à  septembre 2017. Ainsi, le déficit budgétaire a fortement reculé à 795 mds  de DA durant les premiers mois de 2017 contre un déficit budgétaire de  1.567 mds de DA à la même période en 2016, détaille la même source.

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On pourrait comprendre de sa Note sur les évolutions économiques et monétaires, publiée en décembre 2017, que la BCT (Banque Centrale de Tunisie) avait une perception plutôt négative des résultats économiques de la Tunisie. Ladite Note intervenait, plus est, après une évaluation plutôt positive faite par le chef du gouvernement, Youssef Chahed, quelques jours auparavant. Le gouverneur Chedli Ayari ne le laissait en tout cas pas voir. «Pour 2017, moi je voudrais m’accrocher au fait qu’on a fait, en matière de croissance économique, le double de ce qu’on avait fait en 2016. C’est de la petite croissance, mais je ne boude pas mon plaisir », a-t-il dit à Africanmanager, en marge de l’interview qu’il nous accordait sur le Blockchain.

Il se fait même défenseur du budget de l’Etat, préparé par le GUN (Gouvernement d’union nationale), lorsqu’en réponse aux critiques de manque de vision du budget et qu’il est déjà dépassé dans les prévisions sur lesquelles il a été fait par les hausses, notamment du prix des devises et du pétrole, Ayari répond que «on lui fait [le budget économique 2018] porter ce qu’il n’est pas censé porter. Le budget économique n’est pas un document de stratégie économique. C’est un simple document comptable de recettes et de dépenses. Aucun budget au monde n’est censé contenir une vision. Au temps T, tu es obligé de confectionner un budget sur la base de l’information disponible à ce temps T et dont personne ne connaissait alors les évolutions». Il se permet cependant de faire lui-même une critique de connaisseur. «Mon seul reproche est qu’il fallait « hedger », utiliser les instruments de couverture financière quand on fait un budget. Mais ça n’existe pas chez nous. Or, il faut le faire pour se couvrir contre les hausses des taux de change, taux d’intérêt etc…».

Entre temps, l’inflation galopait. De 5,7 % en août 2017, elle terminait, en glissement annuel, à 6,4 % quatre mois plus tard. Pronostiquée par le FMI à 4,5 % en 2017, elle est ensuite corrigée à 6,3 %. Pour 2018, le FMI dit qu’elle sera de à 6,1 % et entrerait ainsi dans un trend baissier. Elle est ainsi, selon la même source, prévue à 4,2 pour 2019 et à 3,9 pour 2020. L’inflation, faut-il le rappeler, constitue l’essentiel de la mission de la BCT, comme le stipule l’article 2 de ses statuts.

Pour l’Institut d’émission, «tout montre aujourd’hui que l’inflation est appelée à augmenter. Les drivers qui tirent l’inflation vers le haut sont là et déjà acquis. C’est la hausse de la TVA, de la taxe à la consommation, des droits de douane, la hausse des salaires et la dépréciation de la valeur du Dinar. Tous tirent vers le haut, car il y a une demande qui reste stable qui rencontrera forcément une offre qui, même si elle sera abondante, sera tout de même coûteuse avec des prix qui vont monter», explique le Gouverneur de la BCT. Et d’ajouter que «la demande est localement, celle des secteurs publics et privé et internationalement, celle de l’exportation. Une possible augmentation des salaires en 2018 va avoir un effet sur la demande par l’effet de richesse qui poussera à une anticipation par la hausse de la consommation qui pèsera lourdement sur la demande. La demande extérieure pèsera, de son côté, sur l’exportation. Avec l’arsenal de mesures dont nous disposons, nous serons amenés à peser sur la demande intérieure, en rendant le crédit plus cher, d’où l’ajustement du taux directeur».

Comment le lui ordonnent ses statut, la BCT ne compte pas rester les bras croisés devant cette évolution annoncée. Interrogé sur un possible ajustement vers le haut du taux directeur de la BCT comme semblent en être déjà au courant divers acteurs économiques et financiers qu’Africanmanager a rencontrés, Chedli Ayari se borne certes à un «probablement» qui lui évite de verser dans un détail qui engendrerait une probable anticipation. Et lorsqu’on insiste, il ajoute que «la BCT est engagée dans une politique, celle de veiller à la stabilité des prix. Stabilité qui a pour ennemi principal l’inflation. La BCT va donc utiliser les instruments à disposition pour maîtriser l’inflation. Un crédit plus cher, c’est moins de circulation de cash, moins de pouvoir d’achat et moins de pression sur la demande. L’autre élément est le coût du refinancement».

L’effet de tous ces ajustements sur les prix ne devrait pas être perceptible avant le 2ème et même le 3ème trimestre 2018 et sera très partiel. «Implicitement, nous nous sommes donnés une inflation de 4 % comme objectif d’une inflation socialement soutenable et pour que la croissance bouge et marche, car nous estimons qu’une inflation nulle, cela ramène à la déflation. Nous considérons que l’ère d’une inflation de 3 % comme on en connaissait avant la révolution, est révolue». Wait and See, dirait l’expression anglaise !

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La Chine a vu sa croissance accélérer à 6,9% en 2017, un sursaut après avoir enregistré l’année précédente sa pire performance depuis plus d’un quart de siècle (6,7%), rapporte France 24.

La croissance économique chinoise a également bien résisté au quatrième trimestre, à 6,8% malgré une vaste campagne anti-pollution pénalisant l’activité.

La performance du produit intérieur brut (PIB) de la deuxième économie mondiale en 2017 est ainsi supérieure de 0,1 point à la prévision médiane de 11 analystes sondés par l’AFP.

Le gouvernement chinois peut s’estimer satisfait. Il tablait pour l’ensemble de l’année 2017 sur une croissance plus faible, “d’environ 6,5%”.

En dépit d’une fiabilité très contestée, le chiffre du PIB chinois est scruté de près: la Chine représente près d’un tiers de la croissance mondiale.

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La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé que la croissance du PIB réel du Maroc devrait s’établir à 3,1% en 2018, contre 4,1% en 2017, une année où la saison agricole a “été exceptionnellement bonne”, rapporte le site marocain Yabiladi.

Une grande partie de la croissance réalisée en 2017 “serait portée par la hausse de la valeur ajoutée de l’agriculture qui a progressé de 16,1% en 2017”, indique un rapport de la Banque sur “les perspectives économiques en Afrique – 2018”, présenté mercredi dans la métropole économique ivoirienne, Abidjan.

Concernant la valeur ajoutée non agricole, “elle a progressé plus doucement (3,1%), mais sa croissance a été supérieure à celle de 2016 (2,2%), tirée principalement par les services et les activités extractives”, selon la même source.

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La croissance est repartie, mais peu, en tout cas loin de ce qui indispensable pour remettre en marche la machine économique. En progressant d’à peu près 1% par rapport à ce qu’il était l’année dernière, son taux pour les 9 premiers mois 2017, c’est-à-dire 1,9%, marque une avancée qui jure avec les chiffres dérisoires voire lamentables des deux années précédentes. Fin novembre, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, assurait que la Tunisie finira l’année sur une croissance entre 2,2 et 2,3%. Un pari qui serait tenu pour être en conformité avec les estimations à la fois du Fonds monétaire internationale et de la Banque mondiale, et déteindre sur l’exercice 2018 pour lequel il est prévu un taux de 3%.

Au contraire de ce que l’on attendait, la croissance n’a pas eu pour locomotive le secteur agricole et la production du phosphate, mais essentiellement les industries manufacturières et les services marchands qui y ont concouru respectivement à hauteur de 2,1% et 1,3%. Pourtant, il y avait de quoi espérer que la production du phosphate devrait amorcer une reprise à la faveur des mesures décrétées au bénéfice du bassin minier. Mais la réalité était tout autre. La production a même baissé et continuait de dégringoler à cause de son arrêt dans la région de Metlaoui toujours aux prises avec des mouvements de protestation et des revendications sociales.

Hormis ce léger rebond de la croissance, tous les autres indicateurs de l’économie tunisienne se sont détériorés qu’il s’agisse de l’inflation, du déficit commercial, ou de l’endettement. La hausse des prix a été celle qui a fait le plus de mal au pouvoir d’achat du Tunisien. Le taux d’inflation a explosé pour atteindre 6,3% en novembre de cette année contre 5,8% un mois plus tôt. Et ce sont les prix libres qui se sont enflammés le plus pour grimper à 7,2%. En cause, ceux des produits alimentaires (+10,2% en novembre, en glissement annuel contre +8,4% en octobre), surtout pour leur composante transformée (11,5% en novembre contre 10,8% en octobre 2017 et seulement 3,1% en novembre 2016).

Des déficits exponentiels

Toujours aussi exponentiel, le déficit de la balance commerciale a atteint un niveau inédit et historique, 14,362 milliards de dinars contre 11, 628 MDT, une année auparavant. C’est que les importations totales se sont accrues à un rythme plus accentué que celui des exportations, soit 19,2% et 17,3%, respectivement, se traduisant par une détérioration du taux de couverture (68,3 points de pourcentage contre 69,4 points à fin novembre 2016). Le déficit commercial record porte la marque, essentiellement, du maintien des déficits de la balance énergétique et celui de la balance alimentaire à des niveaux élevés, soit -3,829MDT et -1,338MDT respectivement », explique la Banque centrale. C’est d’autant plus insupportable que ce déficit est « payé » en devises.

Le déficit courant est à l’avenant. Il est monté à 10% du PIB et s’oriente vers les 11%, alors que la norme internationale est de 3%. C’est ce qui fait dire à l’Institut d’émission que l’ampleur de ce déficit met de la pression sur le marché des changes qui souffre d’un déficit structurel de ressources en devises, induisant davantage de pressions sur le taux de change du dinar et sur la liquidité bancaire.

Encore un « niveau historique » !

Troisième écueil sérieux, la dette dont le service a atteint, lui aussi, le niveau historique de 6,349 milliards de dinars au terme des 10 premiers mois de 2017, contre 3.990 MDT à fin octobre 2016, en augmentation de 59,1%. Mais ce qui attend la Tunisie est beaucoup plus dévastateur avec les besoins croissants d’emprunts à l’étranger alors que le pays figure sur la liste des paradis fiscaux de l’Union européenne, et que la 3ème tranche du prêt du Fonds monétaire international ne sera déboursée, dans la meilleure des hypothèses, qu’en février 2018. Autant dire que le risque à court terme le plus pressant tient à la viabilité de la dette, étant donné que la solution de référence pour une dette déjà élevée suppose un assainissement des finances publiques, une demande comminatoire du FMI aux côtés d’autres « réformes » que le gouvernement est en grande peine de conduire.

Certes, comme l’atteste la Banque mondiale, le gouvernement déploie des ressources pour améliorer la sécurité, mais le niveau élevé du chômage des jeunes, notamment dans les régions à la traîne, peut induire des tensions sociales, qui restent l’un des principaux risques dans le pays depuis la révolution. Le gouvernement est également confronté à la difficulté à trouver un équilibre entre la stabilité sociale et la nécessité d’assainir les finances publiques, notamment dans la fonction publique, les pensions, les subventions, les entreprises publiques et les réformes en faveur de la concurrence. En outre, la mise en œuvre des réformes pour stimuler la création d’emplois et l’esprit d’entreprise est essentielle pour débrider le dynamisme du secteur privé et relancer la croissance.

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Le gouvernement angolais a revu à la hausse sa prévision de croissance pour le pays en 2018 selon le projet de budget de l’Etat. Il table désormais sur une croissance de 4,9%, rapporte le site Africanews.

Le budget, qui doit encore être approuvé par le parlement, prévoit un déficit budgétaire de 2,9% du PIB en 2018 avec des recettes et dépenses gouvernementales de 9,6 billions de kwanzas (58 milliards de dollars), selon un rapport publié vendredi par l’agence de presse Angop.

Les nouvelles prévisions du gouvernement angolais dépassent celles du Fond monétaire international. Cette prévision de croissance de 4,9% est bien au-dessus de la croissance de 1,6% attendue l’institution de bretton woods.

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La croissance de l‘Australie a ralenti à 0,6% au troisième trimestre mais elle a atteint son niveau le plus élevé depuis plus d‘un an en rythme annuel, grâce à un rebond de l‘investissement des entreprises.

Selon les données dévoilées par Reuters, la hausse de 0,6% du produit intérieur brut d‘un trimestre à l‘autre fait suite à une croissance de 0,9% au deuxième trimestre.

Les économistes attendaient en moyenne une progression de 0,7%.

Sur un an, le taux de croissance a accéléré à 2,8% contre 1,9% au deuxième trimestre.

L‘investissement privé a augmenté de 4,5% sur le trimestre, sa plus forte hausse en quatre ans, avec un redressement bienvenu des investissements non miniers.

La consommation des ménages, qui représente 55% du PIB australien de 1.700 milliards de dollars (1.400 milliards d‘euros) n‘a progressé en revanche que de 0,1%, sa plus maigre prestation depuis la fin 2012, en dépit d‘un taux d’épargne de seulement 3,2%.

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L’économie japonaise a connu au troisième trimestre une croissance plus forte qu‘attendu, à la faveur notamment de la bonne tenue des exportations du pays, qui, avec un septième trimestre de suite de hausse du PIB, enregistre sa plus longue période d‘expansion depuis plus de dix ans.

Selon les données publiées mercredi par le gouvernement japonais et rapportées par Reuters, le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 1,4% en rythme annualisé sur la période juillet-septembre, alors que les économistes interrogés par Reuters avaient anticipé une progression de 1,3%.

Au trimestre précédent, la croissance était ressortie à 2,6% (chiffre révisé), toujours en rythme annualisé.

Les dépenses de consommation ont chuté pour la première fois en sept trimestres mais ce repli est vu comme étant temporaire au vu d‘une situation de plein emploi qui devrait doper la consommation des ménages dans un avenir proche.

Toujours selon Reuters, la hausse des dépenses d‘investissement et des exportations devraient également continuer à soutenir la croissance de la troisième économie mondiale, ce qui devrait contribuer à dissiper les doutes concernant la faiblesse de l‘inflation.

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Selon les estimations du Haut commissariat au plan (HCP) citées par le site Le360, le taux de croissance de l’économie nationale aurait atteint 3,8% durant le troisième trimestre de cette année.

 Dans sa dernière note de conjoncture, le HCP souligne que l’économie nationale a fait mieux que durant le troisième trimestre de l’année dernière (1,3%), grâce notamment à l’amélioration de 14,7% de la valeur ajoutée agricole, au lieu d’une baisse de 13,6% au cours de la même période de 2016.

 La valeur ajoutée des activités hors agriculture aurait affiché, pour sa part, un accroissement de 2,6%, porté par le secteur tertiaire et les mines.Au quatrième trimestre 2017, la croissance des activités non-agricoles se poursuivrait au rythme de +2,7%. Avec une hausse de 13,5% de la valeur ajoutée agricole, l’économie nationale s’améliorerait de 3,9%, au lieu de +1% une année plus tôt.

 Dans la même note, on apprend qu’en ligne avec l’évolution du commerce mondial, la demande étrangère adressée au Maroc se serait affermie de 6,2%, en glissement annuel, durant le troisième trimestre de 2017.L’économie nationale aurait également réussi à alléger le déficit commercial grâce à une évolution plus importante des exportations comparativement aux importations.

Toujours selon le HCP, l’allègement du déficit commercial aurait été de 6,4%, en variation annuelle, au troisième trimestre 2017, et le taux de couverture aurait gagné 4,3 points, pour se situer à 53,9%.

 Par ailleurs, la note du HCP confirme la reprise de la demande locale amorcée depuis 2016. La consommation domestique aurait en effet bénéficié d’une détente des prix à la consommation et aurait profité, en grande partie, aux produits locaux. Les importations de biens de consommation ont ainsi régressé d’environ 11%, en glissement annuel.

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Dans un statut posté ce vendredi sur sa page Facebook, l’expert économique, Ezzedine Saidane a dressé un tableau noir de la situation économique en Tunisie : Un taux de croissance économique réalisée au deuxième trimestre de 0,1% et un déficit de la balance commerciale dépassant les 10 milliards de Dinars (10,068) au terme des huit premiers mois de l’année, soit une aggravation de plus de 22% par rapport à la même période de 2016.

Le déficit de la balance des paiements courants a atteint 6,6% du PIB au terme des huit premiers mois de cette année (5,8% pendant la même période en 2016). À ce rythme il devrait atteindre 10% du PIB à la fin de l’année. Un record absolu pour la Tunisie. La norme maximum admise au niveau international est de 3%.

Les réserves de change de la Tunisie baissent encore gravement malgré les multiples crédits extérieurs (et intérieurs en Euros) obtenus récemment. Nous sommes à 95 jours d’importation. Nous nous approchons de nouveau de la ligne rouge de 90 jours.

La planche à billets se déchaîne de nouveau et le refinancement des banques par la Banque Centrale atteint un nouveau record : 10,543 milliards de Dinars le 5 octobre 2017.

“Je suis souvent accusé de présenter un tableau noir. Malgré tous ces indicateurs (chiffres officiels) certains nous présentent un tableau rose en prétendant indûment (chiffres relatifs aux investissements directs étrangers, au tourisme, aux phosphates, etc. exprimés en Dinars au lieu d’être exprimés en devise pour tenir compte de la baisse du Dinar) que la situation s’améliore et que la reprise de l’économie est là devant nous. Si nous refusons de voir notre réalité en face, nous ne pourrons jamais faire le vrai diagnostic et engager de manière responsable le vrai sauvetage de notre économie, et par conséquent de notre expérience de transition démocratique”, a ajouté Saîdane.

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Le bureau des statistiques au Ghana a annoncé que la croissance du produit intérieur brut (PIB) a atteint 9% au deuxième trimestre de 2017, contre 6,6% au cours des trois premiers mois de l’année, relate l’Agence Ecofin.

L’économie ghanéenne, qui a progressé annuellement de 8% en moyenne pendant plusieurs années, a connu un ralentissement depuis 2014 en raison de la chute des prix mondiaux des matières premières, et d’une crise financière qui a obligé le gouvernement à signer une facilité élargie de crédit de 918 millions $ avec le FMI.

Bien que l’institut des statistiques estime que cette performance pourrait être révisée, elle projette les voyants d’une reprise définitive de la dynamique économique de la nation de l’Afrique de l’Ouest, en accord avec les derniers développements du FMI.

D’après la même source, l’augmentation de la production pétrolière, la baisse de l’inflation combinée à la discipline budgétaire, ainsi que la bonne mise en œuvre des politiques, ont été décisives pour atteindre ce niveau d’activité. Toutefois le Ghana doit faire face à un ratio d’endettement qui a dépassé la barre des 70%, et qui attise les inquiétudes.

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La Banque de France a annoncé ce lundi 25 septembre 2017, que la croissance de l’économie française pourrait atteindre 1,7% en 2017.

Selon les données rapportées par Reuters, la Banque en question  avait déjà relevé sa prévision de croissance du produit intérieur brut (PIB) de la France début juillet, estimant alors qu’elle pourrait atteindre 1,6% cette année, contre 1,4% dans sa prévision de début juin.

Le gouvernement a révisé à la hausse sa prévision de croissance de l’économie française à 1,7% le 19 septembre.

D’après la même source, ces chiffres sont conformes aux prévisions des grandes institutions internationales, qui ont également revu en hausse ce mois-ci leurs prévisions de croissance de l’économie française en 2017. Le FMI table sur une croissance de 1,6% et l’OCDE de 1,7%.

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Selon la troisième estimation publiée vendredi par l’Insee, l’économie française a bien enregistré une croissance de 0,5% au deuxième trimestre, relate l’AFP.

La hausse de 0,5% du produit intérieur brut (PIB) au printemps a été notamment soutenue par une consommation des ménages dynamique (+0,3%) et un net rebond des exportations (+2,4%).

Seule ombre au tableau, les investissements des entreprises affichent une progression de 1%, après une hausse de 2,1% au premier trimestre. C’est tout de même mieux que le taux de 0,5%, puis 0,7%, des deux premières estimations de l’Insee.

Ce tassement était attendu, en raison de la disparition programmée en avril du dispositif de “suramortissement” fiscal des investissements productifs, mise en place par François Hollande pour inciter les industriels à investir.

Toujours selon la même source, la France peut désormais compter sur un acquis de croissance de 1,4% en cas de stagnation du PIB au second semestre. Un chiffre révisé par l’Insee, qui tablait fin août sur 1,3%, et qui conforte la prévision du gouvernement, elle aussi revue en hausse récemment à 1,7%.

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Mettre en place un véritable Etat de droit, capable de veiller sur la bonne application de la loi et sur l’équilibre entre les pouvoirs et de favoriser la lutte contre le népotisme et la corruption, serait la voie pour renforcer la croissance économique et réaliser le développement social intégré, a souligné l’économiste et chercheur en sciences politiques américain Francis Fukuyama.
Présidant une conférence intitulée ” Renforcer la croissance économique de la Tunisie grâce à la bonne gouvernance : Exemples du monde entier “, organisée conjointement par le Centre international pour l’entreprise privée (CIPE) et l’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE), à la Maison de l’entreprise, Fukuyama a aussi souligné que la transition vers un Etat moderne devrait être menée par un leadership politique capable d’opérer le changement et convaincu de la séparation nécessaire entre les intérêts publics et individuels, mais également par des institutions qui veillent à l’application des règles de la transparence et une société civile qui défend et favorise cette orientation.

L’économiste américain a, à ce titre, évoqué les expériences ukrainienne et géorgienne, au sein desquelles la lutte contre la corruption était un facteur déclencheur de révolutions sociales, soulignant qu’au-delà de ses aspects techniques qui ont une grande importance, la lutte contre la corruption est essentiellement politique. Laquelle lutte ne pourrait, toujours selon lui, aboutir, qu’en présence d’une force politique interne et réelle, œuvrant dans ce sens.
Pour avancer sur cette voie et mener à bien sa transition économique, la Tunisie pourrait, selon lui, s’inspirer des expériences des autres pays et recevoir des conseils techniques de la part de ses partenaires, mais elle a besoin d’une modélisation intérieure et d’une vision interne du changement.

Adhérant aux propos de l’économiste américain estimant que les transitions ne réussissent qu’a travers la construction d’un Etat moderne et fort, l’application de la loi et la mise en place d’une justice performante, offrant au secteur privé et l’investissement privé les conditions d’action, de création d’emploi, de richesses, et de croissance, l’ancien ministre de l’Equipement Hedi Larbi a souligné que ” la transition politique en Tunisie semble évoluer dans la bonne voie, mais les conditions de la construction d’un Etat moderne et de l’application de la loi sont toujours loin d’être réunies “.
Larbi a, par ailleurs, considéré que ” la transition tunisienne doit, de ce fait, se concentrer sur ces éléments et se retourner parallèlement vers les réformes économiques profondes et d’ordre institutionnel, loin de la logique des petites réformes qui semble prévaloir “.
L’ancien ministre a indiqué aussi que ” la lutte contre la corruption n’est qu’un élément de la réforme et ne doit donc pas être traitée à part. Le jour où la loi sera appliquée, la corruption disparaitra d’elle-même. A défaut, elle restera toujours plus forte que le système lui-même “.
Exhortant la société civile à contribuer à la définition d’une politique économique efficace et à identifier les réformes à engager, à l’instar de sa contribution à la transition politique, Larbi pense que la Tunisie a toutes les chances de réussir, étant donné qu’elle possède toujours des fondamentaux solides qui ont pu jusque-là lui garantir une certaine résilience.

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Selon l’agence Reuters, la croissance économique de l’Allemagne a gagné un peu en dynamisme au quatrième trimestre, remontant à 0,4%, a indiqué mardi l’Office fédéral des statistiques Destatis, confirmant par ailleurs la croissance de 1,9% pour l’ensemble de l’année.

Mi-janvier, Destatis avait estimé à environ 0,5%, en données corrigées, la progression du Produit intérieur brut (PIB) de la première économie européenne au quatrième trimestre, après un ralentissement à l’été, avec une croissance limitée à 0,1% au troisième trimestre, faisant suite à 0,5% au deuxième trimestre et 0,7% au premier.

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«Croissance faible du PIB au cours du troisième trimestre (0,2% en V.T. et 1,3% en G.A.), indiquant un niveau de croissance ne dépassant pas au meilleur des cas 1,4% pour 2016 contre 1% en 2015 aux prix constants de l’année 2010. Légère baisse du taux de chômage qui est passée de 15,6% au 2ème trimestre 2016 à 15,5% au 3ème Trimestre. Malgré une progression soutenue de l’IPC en V.M. en octobre, l’inflation a connu un léger repli pour atteindre 3,9% en G.A. après 4,2% le mois précédent, portant la marque d’un effet de base favorable. Egalement, une légère atténuation de l’inflation sous-jacente « hors administrés et frais» a été observée en octobre. L’inflation devrait poursuivre son trend haussier pour clôturer l’année 2016 à 4,6% en G.A. soit une moyenne de 3,8% sur l’ensemble de l’année en cours et atteindre 5% en 2017. Après l’amélioration relevée au cours des 9 premiers mois de 2016 (avec 6,4% du PIB contre 6,9% une année auparavant), le déficit courant s’est nettement détérioré en octobre, pour atteindre 7,5% du PIB, soit le même niveau de l’année précédente, maintenant ainsi les pressions sur les réserves en devises et le taux de change. Evolution modérée de la masse monétaire en 2016 (10 mois). Cependant, une légère reprise a été enregistrée et a concerné aussi bien les créances nettes sur l’Etat que les crédits à l’économie. Léger apaisement des tensions sur la liquidité bancaire en octobre 2016, soutenu essentiellement par l’atténuation de l’effet restrictif des BMC». C’est par cet instantané, au jour J du 2 décembre 2016, que le conseil d’administration de la BCT (Banque Centrale de Tunisie) brosse le tableau de bord de l’économie tunisienne en cette fin 2016 !

La note de conjoncture de la BCT trace ensuite les perspectives économiques du pays pour le moyen terme, c’est-à-dire pour les exercices 2017 et 2018. Ainsi, côté croissance économique, le CA de la BCT, par ailleurs formé de compétences, d’hommes d’affaires et d’économistes de renom, estime que «les récentes projections tablent sur une progression du PIB, aux prix constants de 2010, de 1,4% en 2016, 2,2% en 2017 et 2,8% en 2018». Une prévision, déjà en rupture avec les documents officiels du budget 2017 qui table de 1,6% en 2016, puis progressivement monter à 2,5% en 2017

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Cet optimisme modéré, le CA de la BCT l’explique par «la baisse de la récolte des olives en 2017 (…), le redressement de la production minière et chimique[qui] serait modéré et fortement tributaire de l’apaisement des troubles sociaux dans le bassin minier. Le redressement des activités dans le secteur des services marchands plus lent qu’attendu précédemment en raison, notamment, de la faiblesse de la demande de consommation» et une «contribution de l’administration publique à la croissance (0,2% entre 2017 et 2018) du PIB [qui] devrait baisser sur l’horizon de prévision, vu l’orientation du Gouvernement vers plus de maîtrise de son équilibre budgétaire à travers, notamment, la compression des dépenses de fonctionnement ».

Optimisme modéré, disions-nous, car le document de la BCT évoque un «renforcement graduel de l’activité touristique [qui] devrait contribuer à un rétablissement progressif des activités de services d’hôtellerie et des activités connexes».

Un manque d’optimisme général, que le CA de la BCT explique par l’existence de «risques adverses pouvant affecter négativement les prévisions [qui] semblent s’intensifier, tant au niveau international que national. Au rang des risques extérieurs, la dégradation du contexte géopolitique, le ralentissement de l’économie de la Zone Euro font peser énormément d’incertitudes sur la croissance des exportations tunisiennes, une détérioration qui pourrait avoir des effets de contagion sur notre production industrielle».

A l’échelle nationale, les facteurs de risques sont :

  • La persistance du risque sécuritaire et terroriste et la crise libyenne.
  • Les retards accusés dans la mise en place des réformes administratives et fiscales.
  • La récurrence des grèves et troubles sociaux dans les zones de production.
  • La baisse de la pluviométrie et le creusement du déficit hydrique.
  • Les pressions sur la balance des paiements et sur le taux de change du dinar.
  • L’affaiblissement du potentiel de la croissance économique dû au prolongement de la période de désinvestissement.
  • La détérioration de la situation des finances publiques.

Rappelons, à ce propos, que moins de croissance, c’est moins de richesses à créer par les entreprises, moins de fiscalité dans les caisses de l’Etat, moins d’investissement de l’Etat, moins d’emploi à créer et plus de chômage.

Le plus dur dans cette analyse de l’état des lieux par l’institut d’émission, c’est que les risques évoqués sont réels et leurs perspectives d’amélioration ou de disparition sont faibles. Cela, d’autant que la Tunisie, est depuis quelques années, une économie malade, complètement désordonnée, incontrôlable et endettée, en mal de ressources et qui ne se remet toujours pas au travail !

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Et il n’y a malheureusement pas que cela. Les mauvaises nouvelles, celles que le citoyen tunisien prendra certainement plus au sérieux, concernent son niveau de vie qui sera menacé par une inflation qui repartirait à la hausse et les prix aussi. Beaucoup de Tunisiens se le cachant, mais hausse des salaires = hausse des charges pour les entreprises = hausse des prix à la distribution. C’est aussi mécaniquement simple que ça !

  • L’inflation en hausse et des augmentations de prix en perspective !

La note de conjoncture à moyen terme de la BCT en parle et pas que peu. L’incidence directe de cette conjoncture sur le consommateur se fera par les prix et l’inflation qui érode le pouvoir d’achat. «Les nouvelles prévisions tablent sur une poursuite de la tendance haussière de l’inflation pour atteindre une moyenne annuelle de 5,0% en 2017, avant de revenir à 4,2% en 2018. Les nouveaux facteurs de risques inflationnistes proviendraient essentiellement des prix à l’import et des prix administrés. En effet, la hausse des prix à l’import, du fait de la persistance des pressions sur le taux de change et/ou d’une hausse des prix mondiaux, devrait se transmettre directement et rapidement à l’indice des prix à la consommation (pour les produits finis), et indirectement à travers le processus de production (pour les matières premières)». C’est ce que prédisent les professionnels de la BCT et les chiffres ont la tête dure !

Et le communiqué d’expliquer que «les plus importantes pressions sur les prix administrés (26,3% du panier) proviendraient des hausses attendues des prix de l’électricité et du carburant». Le projet de la loi de finances de 2017 comporte en effet un ajustement des prix de l’électricité et du gaz pour couvrir un besoin de financement de la STEG de 175 MDT. «De même, et au vu des hypothèses retenues dans ledit projet (cours annuel du baril de Brent à 50 dollars américains et un taux de change du dinar contre le dollar de 2,25), la possibilité d’une révision à la hausse des prix à la pompe sur l’horizon de prévision, à travers le mécanisme d’ajustement automatique, n’est pas exclue» dit encore la note.

S’agissant de l’inflation des produits alimentaires frais, qui représentent 13,9% du panier de la ménagère, la BCT souligne qu’ «elle devrait se maintenir sur une tendance haussière durant l’année 2017, compte tenu d’un effet de base défavorable en premier lieu, et vu les perspectives d’une production en baisse par rapport à son niveau de 20166 et d’une hausse des coûts de production en deuxième lieu».

On ne parlera pas de l’inflation sous-jacente, cet autre indice qui détermine la tendance des prix, sur lequel tous ne sont pas d’accord chez les politiciens notamment, et qui a aussi été revue à la hausse. On rappellera surtout que ce que vient de coucher sur papier la BCT, la semaine dernière, à propos de 2017, a été déjà dit et redit, par la BCT comme par d’autres experts. Les chiffres de 2016 le confirment désormais.

Une des promesses, ou priorités, du gouvernement Chahed était de «préserver le pouvoir d’achat à travers les négociations sociales et le renforcement de la productivité de l’entreprise». Pour l’instant, l’UGTT ne prête attention qu’à l’augmentation des salaires, ce qui augmentera immanquablement les prix et entraînera le pays vers la spirale inflationniste qu’évoquait justement la note de la BCT

 

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Le président de la République, Béji Caied Essebsi, a donné, aujourd’hui mardi 29 novembre 2016, le coup d’envoi de la Conférence internationale sur l’investissement, “Tunisia 2020”, qui vient de démarrer au palais des congrès et se poursuivra demain, mercredi 30 novembre 2016. Des chefs d’États de plusieurs pays, des décideurs politiques internationaux, des investisseurs et des partenaires de la Tunisie prennent part à cet événement visant en premier lieu à booster l’investissement et relancer la croissance et la dynamique économique en Tunisie.

Une cérémonie de signature de plusieurs projets va avoir lieu le même jour à Tunis, en la présence de Fadhel Abdelkefi, ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération Internationale. Ces accords seront signés avec plusieurs institutions internationales.

Deuxième évènement d’envergure qu’abrite la Tunisie depuis la révolution de 2011, la Conférence internationale sur l’investissement devient la Conférence internationale d’appui au développement économique, social et durable de la Tunisie, «TUNISIA 2020», en allusion à la période d’exécution du plan de développement 2016-2020.

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