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Le Produit Intérieur Brut(PIB) aux prix constants a enregistré

La dette publique de la Tunisie atteint, fin décembre 2017, 69,9% du PIB, contre 61,9%, pour toute l’année 2016, d’après la Brochure mensuelle de la dette publique pour décembre 2017, qui vient d’être publiée par le ministère des Finances, sur son site web.
En valeur, l’encours de la dette publique est passé de 55 921,5 MD (millions de dinars) pour toute l’année 2016, à 68 073,7 MD à fin décembre 2017.
La dette extérieure s’est établie en décembre 2017, à 46 785,1 MD (48,04% du PIB). Elle est composée de 50 % de dettes multilatérales, 14% de dettes bilatérales et 36% de dettes contractées auprès du marché financier international.
La dette intérieure s’est située, quant à elle, à 21 288,6 MD (21,86% du PIB) et elle est essentiellement, constituée de Bons de Trésors Assimilables (59%) et de dépôts à la Trésorerie générale de Tunisie (31%).
Par conséquent, le service de la dette s’est aussi, inscrit en hausse passant de 5 198,3 MD pour toute l’année 2016, à 7003,9 à fin décembre 2017. La loi de finances complémentaire pour l’année écoulée, tablait sur un service de la dette de l’ordre de 7 090 MD.
Suivant la même tendance, l’emprunt extérieur enregistré à fin décembre 2017, est de l’ordre de 8 644,5 MD, soit plus que le double de l’année 2016 (4 013,5 MD). L’emprunt intérieur s’est, toutefois, contracté de 3 888,6 MD, pour toute l’année 2016, à 2680,6 à fin décembre 2017.

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Le ministre des Finances, Mohamed Ridha Chalghoum, a déclaré, mercredi, que “l’endettement n’est pas un choix mais le résultat de politiques cumulées qui ne peuvent pas être résolues, d’un coup, à travers une décision politique ou administrative“.
Et de poursuivre, en réaction aux questions des députés posées lors d’une séance plénière consacrée à l’adoption d’une loi portant approbation de la rétrocession à l’Etat de l’emprunt obligataire émis, le 17 février 2017, par la Banque centrale de Tunisie (BCT), sur le marché financier international pour la mobilisation d’une enveloppe de 850 millions d’euros ( près de 2060 millions de dinars), que “la résolution de la problématique de l’endettement, doit se faire dans le cadre d’un processus de consensus national” faisant remarquer que “le recours du pays à l’endettement vise essentiellement à financer le budget de l’Etat et à soutenir l’économie nationale“.

Le ministre a, par ailleurs, souligné la nécessité de réviser la masse salariale qu’il a qualifiée de lourde, évoquant l’initiative législative relative à l’incitation au départ volontaire des fonctionnaires de l’Etat afin d’alléger le poids de la masse salariale durant les années à venir.
Il a également estimé nécessaire de maitriser l’intervention de l’Etat dans le cadre du système de compensation, en orientant les subventions vers ceux qui en ont besoin.
Il a, en outre, considéré que la compensation des hydrocarbures constitue un autre fardeau pour l’Etat, rappelant qu’une enveloppe de 1500 millions de dinars lui a été consacrée en 2018 pour résoudre cette problématique et se mettre d’accord sur le choix de l’endettement additionnel pour couvrir l’écart de la hausse des prix des hydrocarbures ou partager l’augmentation du coût avec le consommateur.

Chalghoum a encore indiqué qu’une grande partie des dépenses de l’Etat est destinée au remboursement des dettes, estimées pour 2018 à environ 7972 millions de dinars.
Il a relevé l’effort déployé par le gouvernement pour réduire l’endettement à travers la loi des finances pour l’exercice 2018 et l’adoption d’une vision future à même d’être appliquée pour abaisser le déficit du budget à 4,9% contre 6,1% en 2017, ce dernier ne devant pas dépasser 3% à l’horizon de 2020.
Le ministre a mis l’accent sur la nécessité d’attirer les investissements étrangers, d’augmenter les exportations et de promouvoir le produit touristique afin de réduire l’endettement extérieur et par conséquent se doter des ressources nécessaires en devises, compte tenu de la baisse des réserves du pays à 84 jours d’importations, une période qui pourrait régresser à 79 jours au cours de la prochaine période, ce qui nécessiterait le recours à des emprunts additionnels.

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Lionel Zinsou, co-président d’AfricaFrance et président de Terra Nova, assume son tuniso-optimisme, lequel, il l’avoue, lui a valu de l’incompréhension de la part des opérateurs locaux lors de son dernier passage en Tunisie. Zinsou persiste et signe : l’endettement de la Tunisie est tout à fait soutenable, et même faible par rapport à beaucoup de pays. Il a ajouté, lors du panel “Réussir ensemble demain, La Tunisie face aux nouvelles globalisations”, au Forum Tunisie-France, qu’il vient de jeter un oeil sur le service de la dette du pays et qu’il était agréablement surpris de le voir à un taux très bas, à peine 1 milliard de dinars.

L’économiste a affirmé que la Tunisie fait partie des deux ou trois pays du continent qui peuvent s’ériger en modèle en matière de modèle économique et de politique des finances publiques. Mais il a tout de même souligné un élément qui pour le coup doit être un vrai motif d’inquiétude pour les autorités : Le gap entre l’épargne et l’investissement. Il a déclaré que l’épargne nationale pesait entre 20 et 25% dans le PIB il y a quelques années, et arrivait même à couvrir les besoins en investissements de la Tunisie ; les chiffres font état d’une fonte de ce taux, carrément divisé par deux, 10%, dit-il. Il a ajouté que le marasme économique ambiant se traduit par une perte de profitabilité des entreprises, laquelle se répercute mécaniquement sur l’imposition sur les sociétés. De 4% l’apport de l’impôt sur les sociétés a dégringolé à 1%. Il a invité les pouvoirs publics à se pencher sur ces problèmes, qu’on peut du reste aisément corriger en 5 ans, d’après lui…

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La dette publique de la Tunisie atteint, à fin novembre 2017, 69,5% du PIB contre 61,4% en novembre 2016 et 61,9% pour toute l’année 2016, d’après la Brochure de la dette publique, qui vient d’être publiée par le ministère des Finances, sur son site web.
En valeur, l’encours de la dette publique est passé de 55 921,5 MD (millions de dinars) pour toute l’année 2016, à 67 256,5 MD en novembre 2017. La dette extérieure s’est établie en novembre 2017, à 46 803,7 MD (48,35% du PIB). Elle est composée de 50 % de dettes multilatérales, 14% de dettes bilatérales et 36% de dettes contractées auprès du marché financier international.

La dette intérieure s’est située, quant à elle, à 20 452,8 MD (21,13% du PIB) et elle est essentiellement, constituée de Bons de Trésors Assimilables (60%) et de dépôts à la Trésorerie générale de Tunisie (29%).
Partant, la tendance haussière a concerné le service de la dette, qui a nettement augmenté passant de 4 811,3 MD en novembre 2016 et 5 198 MD pour toute l’année 2016, à 6 670,8 MD en novembre 2017. Dans la loi de finances complémentaire pour l’année écoulée, le service de la dette a été fixé a 7 090 MD.
Suivant la même tendance, l’emprunt extérieur enregistré à fin novembre 2017 est de l’ordre de 8 422,6 MD, soit plus que le double de l’année 2016 (4 013,5 MD). L’emprunt intérieur s’est, toutefois, contracté de 3 888,6 MD, pour toute l’année 2016, à 2410,1 MD en novembre 2017.

Commentant le niveau atteint par la dette publique, Ezzedine Saïdane, économiste, estime que “le niveau de la dette publique est l’un des indicateurs essentiels de la situation économique et financière de la Tunisie. En chiffres, la dette publique est passée de 25 000 MD en 2010, à près de 70 000 MD en 2017. La dette publique passerait à 76 000 MD en 2018, selon la loi des finances pour cet exercice. En pourcentage, la dette publique tunisienne passe de 40% du PIB en 2010, à 70% en 2017. La composition de la dette publique tunisienne change aussi, dans l’intervalle. Elle se décomposait en 1/3 sous forme de dette intérieure et 2/3 de dette extérieure. En 2017, la dette intérieure a représenté désormais 30% alors que la dette extérieure a augmenté à 70%“.

La durée moyenne de la dette publique tunisienne a également, sensiblement, baissé, puisque la plupart des crédits extérieurs contractés depuis 2011 ont une durée de 5 à 7 ans. De ce fait, et suite également à la baisse importante de la valeur du Dinar, le service de la dette (la somme des échéances de l’année en principal et intérêts) a beaucoup augmenté pour représenter maintenant un véritable fardeau pour le budget de l’Etat et par conséquent pour l’économie tunisienne. La loi des finances 2018 prévoit, à cet effet, un service de la dette de 8 500 MD et un besoin de financements (crédits nouveaux) de 9 500 MD. La Tunisie est, ainsi, arrivée à une situation où elle emprunte pour rembourser les dettes anciennes et non pas pour investir“, regrette-t-il.
Tout cela influe évidemment sur le rating (la note souveraine) de la Tunisie et rend les possibilités de sauvetage de l’économie nationale de plus en plus limitées“, conclut-il.

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Une année très rude, à tous les niveaux, va bientôt s’achever. Mais celle qui pointe le bout de son nez, hélas pour le chef du gouvernement, Youssef Chahed, risque d’être encore plus difficile à négocier. Certes il s’est tiré avec des dégâts mineurs des griffes des parlementaires, alors qu’ils promettaient l’enfer à sa Loi de finances, mais c’est loin d’être la fin des mauvaises nouvelles, malgré la bonne humeur apparente de la délégation du FMI. La mobilisation des ressources pour financer le budget 2018 sera un véritable casse-tête, alors que selon toute vraisemblance les hypothèses sur lesquelles est bâtie la Loi de finances seront explosées par des facteurs endogènes et exogènes, dont le premier sera sans doute sans nul doute l’envolée des dépenses publiques à cause, notamment, des cours internationaux du pétrole lesquels sont, déjà, à plus de 60 dollars le baril, autant dire à mille lieues des prévisions de Chahed. C’est la dernière chose dont ce dernier voulait entendre parler en cette fin d’année, mais on y est. Et il a très peu de temps pour réagir.

Le gouvernement est appelé à préparer un “Plan B” pour faire face à la crise qui va s’aggraver et qui ne sera pas résolue par la loi de finances 2018 (LF2018) approuvée par l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), soulignent des chefs d’entreprises et des experts comptables.
Intervenant vendredi 22 décembre 2017 à Sfax, lors d’une rencontre-débat organisée à l’initiative de la Section régionale de l’IACE (Institut Arabe des Chefs d’Entreprises), ils ont souligné que ce “Plan B” nécessite la mise en place d’une panoplie de mesures courageuses engageant, entre autres, le processus de privatisation d’un nombre d’entreprises publiques, la révision du système de compensation, la réforme du système administratif jugé très en retard par rapport aux aspirations des investisseurs et une vraie lutte contre le commerce parallèle, la contrebande et la corruption.

Le budget de l’Etat est “sans vision stratégique, sans qualification politique et il a été élaboré sur la base d’hypothèses non confirmées et des réalisations incertaines…“, a estimé l’expert comptable Walid Ben Salah, qui a présenté une analyse critique du budget de l’Etat et de la loi de finances 2018.
Et d’ajouter que ce budget qui a été préparé et approuvé “sous tensions politique, connaîtra des difficultés de levée de fonds, avec une pression fiscale et une dette publique trop élevées”.

Ben Salah, qui intervenait en présence du Conseiller du Chef du gouvernement chargé des réformes fiscales, Fayçal Derbal et de la consultante Habiba Louati, a fait savoir que les objectifs ambitieux de la LF 2018 n’auront pas de chances de réalisation – à l’image du taux de croissance de 3% – tant que les entreprises publiques continuent à peser lourdement sur le budget de l’Etat alors qu’elles étaient une source considérable pour l’Etat et la mobilisation des fonds propres..
Le budget de compensation qui s’élève à 3,3 % du PIB, l’évolution des dépenses et des rémunérations publiques qui ont évolué de 65% et l’augmentation de l’endettement de 25 points en 5 ans, en plus du déficit des caisses sociales, sont autant de facteurs qui ne peuvent permettre un redressement de la situation économique du pays et une vraie réforme du système que prévoit le budget de 2018“, a mis en garde M. Ben Salah..

Commentant cette analyse, le conseiller du Chef du gouvernement chargé des réformes fiscales, Fayçal Derbal a fait savoir que même si les analyses et données présentées par Ben Salah sont dans l’ensemble véridiques, le tableau n’est pas aussi sombre qu’il a été présenté.
Faisant illusion aux plateaux télévisés et aux hommes politiques qui se sont attaqués à la nouvelle loi de finances, Derbal a affirmé que “la politique pollue l’économique “, qualifiant la LF 2018 ” d’audacieuse et ambitieuse…“.
Pour lui, elle ne doit pas être examinée de manière déconnectée du programme économique du gouvernement 2018/ 2020 qui trace un véritable chemin de sortie de crise de la Tunisie. Ce programme, a-t-il encore indiqué, prévoit à l’horizon 2020 un taux de croissance de 5% (augmentation d’un point par an), un déficit budgétaire de 3% maximum et un taux d’endettement plafonné à 70%.
La nouvelle loi comporte 56 articles qui traitent de la fiscalité, répartis presqu’à parts égales entre les dispositions destinées à mobiliser plus de ressources fiscales, celles visant la lutte contre la fraude et le renforcement de l’équité et enfin celles visant le soutien de l’investissement et l’encouragement, a-t-il expliqué. “C’est vrai que 13 dispositions vont augmenter la pression fiscale mais elles vont permettre d’améliorer la contribution de l’impôt“, reconnaît-il.

Le Conseiller du Chef du gouvernement n’a pas manqué de rappeler les conditions contraignantes de préparation de la loi de finances en disant: “c‘est vrai la situation est très critique, mais c’est à cause de la lourdeur de l’héritage et de la pression du FMI qui exige une capacité de mobilisation des ressources propres“. “Le FMI reste quand même la locomotive des autres bailleurs de fonds et la mission des ses experts du 28 novembre au 13 décembre en Tunisie, était une des plus lourdes“, a-t-il encore expliqué, estimant qu’il faut “rester optimiste”.

Cet optimisme n’était pas partagé par le reste des intervenants. Le Président de la Section régionale de Sfax de l’IACE Ahmed Masmoudi a considéré que la LF 2018 propose “des mesures fortement contestées et surtout douloureuses pour les contribuables, des mesures enveloppées dans un projet de texte qui ne plait qu’à son auteur…et encore“.
Pour lui, “nul n’était satisfait du projet, les patrons comme les salariés, les entreprises comme les ménages“.

L’ancien ministre et membre fondateur de l’IACE Hedi Zeghal a, pour sa part, tiré la sonnette d’alarme quant à la situation économique du pays.
Les ressources sont chez les voleurs et les contrebandiers qui sont toujours là alors que les chefs d’entreprises et les employés souffrent“, a affirmé le responsable, ajoutant que “malgré la bonne volonté du Chef de l’Etat, la corruption est toujours de mise“.
Faisant illusion à la non-approbation par la commission des finances relevant de l’ARP de la disposition relative à la révision du système forfaitaire dans le cadre de la réforme fiscale , Zeghal a appelé le gouvernement à dénoncer le comportement des députés qui s’opposent aux initiatives de réformes visant à permettre au pays d’éviter la dérive et le chaos..
Pour qu’il y ait une vraie réforme et équité fiscales, il est impérativement d’instaurer des terminaux de paiement chez les commerçants et les professions libérales“, a recommandé l’un des intervenants.

Notons que la consultante Habiba Louati a analysé nombre de dispositions de la LF 2018 de point de vue technique et fiscaliste. Ses éclairages ont touché particulièrement la question de l’extension du champ d’application de l’Impôt sur les sociétés de 25 à 35%, l’augmentation du taux de la retenue à la source libératoire sur les dividendes distribués, l’institution d’une contribution sociale de solidarité (art 53) visant à atténuer le déficit des caisses sociales, la révision du régime forfaitaire, (art 16), la révision des taux de la TVA, et des taux du droit de consommation (art 45), visant à faire face au marché parallèle et à la contrebande.

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Le ministère des Finances algérien a annoncé que le projet de loi portant amendement de l’ordonnance relative à la monnaie et au crédit en vigueur sera présenté mardi prochain devant la Commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN), relate APS.

Ce projet de loi modifie et complète l’ordonnance de 2003 en introduisant un article 45 bis qui stipule que “la Banque d’Algérie procède, dès l’entrée en vigueur de la présente disposition, à titre exceptionnel et durant une période de cinq années, à l’achat directement auprès du Trésor, de titres émis par celui-ci, à l’effet de participer, notamment à la couverture des besoins de financement du Trésor, au financement de la dette publique interne et au financement du Fonds National d’Investissement (FNI).

En outre, l’article 45 bis note que “ce dispositif est mis en oeuvre pour accompagner la réalisation d’un programme de réformes structurelles économiques et budgétaires devant aboutir, au plus tard, à l’issue de la période susvisée, notamment, au rétablissement des équilibres de la trésorerie de l’Etat et de l’équilibre de la balance des paiements“.

Un mécanisme de suivi de la mise en œuvre de cette disposition, par le Trésor et la Banque d’Algérie, est défini par voie réglementaire.

Dans l’exposé des motifs, les concepteurs de ce projet de loi expliquent tout d’abord que l’Algérie fait face, depuis près de quatre années, à un “choc externe sévère” découlant de la chute des prix sur le marché pétrolier mondial.

Cette situation a eu pour conséquence “une baisse importante de plus de 50% des recettes tirées des exportations d’hydrocarbures“.

Cette baisse a impacté négativement, d’une part, la balance des paiements qui a enregistré dés 2014 un déficit qui s’est aggravé en 2015 et 2016 et, d’autre part, le budget de l’Etat dans un contexte marqué par la poursuite de l’effort de développement.

C’est ainsi que l’épargne publique a été complètement consommée, ce qui a conduit le Trésor à mobiliser des ressources additionnelles“, note le texte portant l’exposé des motifs dont l’APS a obtenu une copie.

Un emprunt obligataire national a été levé. En outre, le Trésor a bénéficié de dividendes substantiels prélevés sur les résultats de la Banque d’Algérie. En dépit de tous ces apports, le besoin de financement du Trésor pour l’année 2017 demeure supérieur à 500 milliards DA“.

Le maintien des prix sur les marchés pétroliers, à leur niveau actuel, “accentuera les tensions sur la trésorerie de l’Etat, à court et à moyen termes“.

Cette perspective “fait donc peser un risque majeur sur la capacité de l’Etat à poursuivre ses efforts de développement économique et social.

D’autant que le marché monétaire et financier interne voit ses capacités se contracter, limitant ainsi les capacités de financement des investissement économiques“, prévient l’exposé des motifs.

Rappelons que les pouvoirs publics “ont judicieusement prohibé le recours à l’emprunt extérieur” pour compenser la crise financière que traverse le pays, le même texte note que le Gouvernement a donc décidé de recourir à un instrument de financement mis en œuvre ces dernières années à travers le monde connu sous la dénomination de “financement non conventionnel” ou ”d’assouplissement quantitatif” , précise la même source.

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L’infatigable expert en économie Ezzedine Saïdane est monté au front, une fois de plus, pour alerter l’opinion publique sur les périls économiques qui guettent la Tunisie. Il a déclaré, sur Shems FM ce mercredi 23 août 2017, que le pays file du mauvais coton depuis des années et que les signes annonciateurs de la dépréciation du dinar sont perceptibles depuis un certain temps…

Saidane a affirmé que l’amoncellement des difficultés économiques a fini par accoucher d’une grave crise économique laquelle pourrait déboucher sur une grosse crise sociale dont on pourra difficilement s’extirper. Il a ajouté que la plongée de la valeur du dinar n’est que le symptôme du naufrage de l’économie nationale à cause de la montée des prix des produits importés et de l’inflation. Ces phénomènes ont conduit à la fonte du pouvoir d’achat et à l’enflement de la dette.

L’expert recommande au gouvernement de dire la vérité aux citoyens, toute la vérité sur la situation catastrophique de l’économie du pays. Cela ne l’a pas empêché de tirer sur le discours de vérité tenu à l’ARP par le ministre du Développement démissionnaire, Fadhel Abdelkefi…

Enfin il a appelé de ses voeux un diagnostic exhaustif des problèmes du pays, auquel prendront part les signataires du pacte de Carthage. Ce travail pourrait ensuite servir de support à une stratégie économique, avec des décisions fortes pour le développement appuyées par la communauté internationale et le FMI.

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Une autre tuile est tombée sur la tête de la Tunisie hier vendredi 19 août 2017, après la démission-surprise du ministre du Développement et des Finances par intérim, Fadhel Abdelkefi, dans la même journée. En effet l’agence de notation Moody’s a fait savoir, à travers un rapport, qu’elle baisse la note du pays, la faisant passer de Ba3 à B1. Voilà, la Tunisie, mais il fallait s’y attendre, est désormais dans le club des «Highly speculative» (très spéculatif). En d’autres termes l’Etat tunisien, plus précisément sa Banque centrale, est officiellement déclaré incapable de faire face à ses créances à long terme…

Par ailleurs on lit dans le document que le pays paye le prix fort de l’absence de réformes fiscales dignes de ce nom depuis 9 mois, du déséquilibre chronique de la balance commerciale et des retards dans l’activation des réformes promises au FMI (Fond Monétaire International). Bref, d’après Moody’s, le gouvernement pédale dans la semoule depuis des mois…

Le niveau inquiétant des réserves en devises et la dépréciation inexorable de dinar, qui creusent davantage la dette publique, ont également été épinglés par le rapport…

Ce dernier indique, enfin, que les seules portes de sortie sont : un appui franc à l’économie, une vraie paix sociale, une thérapie de choc pour la balance commerciale et une fiscalité plus efficiente. Moody’s souligne aussi qu’une accélération des reformes pourrait être bénéfique à la note du pays…

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“L’élément le plus interpellant à la lecture du budget de l’Etat de 2017 est le niveau d’augmentation des recettes fiscales, soit plus de 15%. Un objectif de collecte ambitieux aidé par de nouvelles mesures fiscales et notamment par la contribution conjoncturelle qui devrait, à elle seule, renflouer les caisses de l’Etat à hauteur de 900 millions de dinars”. C’est ce qui a été indiqué dans une note d’analyse faite par l’intermédiaire en bourse Tunisie Valeurs.

Le deuxième élément à souligner, selon la même source, est l’augmentation des ressources d’emprunt, qui dépasseront en 2017 le cap des 8,5 milliards de dinars. Elles ont été estimées sur la base d’un fort appui des organismes internationaux censés y concourir à hauteur de 4 milliards de DT. Cette contribution est loin d’être acquise. “En effet, à lire le communiqué du FMI publié après sa dernière visite en Tunisie, le soutien financier du Fonds sera désormais «calibré» en fonction de l’avancement des réformes du Gouvernement. Il n’est donc pas étonnant de voir, au fil des prochains mois, la structure de financement (local versus extérieur) se balancer en cas de retard dans le déblocage des ressources externes”.

L’encours de la dette publique dépasse désormais les 60 milliards de dinars, constituée à hauteur de 2/3 par du financement international. En cinq ans, la dette tunisienne a augmenté de quasiment de 20 points en pourcentage du PIB (64 % à fin 2017). L’Etat « vit clairement au-dessus de ses moyens », ses revenus ne couvrent plus ses dépenses courantes, ce qui explique le recours effréné à l’endettement.

Comme expliqué bien souvent, ce n’est pas tant l’encours de la dette dans l’absolu qui doit inquiéter mais plutôt sa rationalité. Nul ne peut s’opposer à un endettement destiné à financer des investissements, à créer des emplois et à générer de la valeur ajoutée.
Il y a bien des économies occidentales, en bonne santé, qui traînent un endettement de plus de 100% du PIB. Mais une dette destinée à payer des salaires – comme cela semble être le cas en Tunisie – ne crée aucune richesse pour ses citoyens et ne fait qu’alourdir le fardeau des remboursements pour les générations futures (surtout avec une dépréciation de la monnaie).

Les efforts consentis par le Gouvernement pour juguler la hausse des salaires sont clairement perceptibles sur le budget : +4 % en 2017 contre une moyenne de 11 % sur le quinquennat précédent. Cela était une condition imposée par le FMI pour poursuivre son soutien financier au pays.

Le deuxième «effort» s’illustre par des dépenses d’investissement franchissant le cap des 6 milliards de dinars (+15%). C’est la plus forte progression de ce poste depuis 2009 et qui signale la volonté du gouvernement de relancer, enfin, la machine économique.

Mais la lacune au niveau des dépenses de l’Etat se trouve au niveau du service de la dette qui affiche un montant proche de celui de l’investissement. Il aurait même pu le dépasser n’eut été le report d’échéance de l’emprunt Qatari pour 1 milliard de dinars (emprunt contracté en 2012 et dont le remboursement était prévu pour cette année). Le déficit budgétaire devrait ainsi s’élever en 2017 à 5.3 milliards de dinars (5.4% du PIB).

Rapport de Tunisie Valeurs

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“Tous les ingrédients sont réunis pour que la dette publique dépasse 70% du PIB avant la fin de 2017 et aille au-delà en 2018”, c’est ce qu’a assuré l’expert économique, Radhi Meddeb dans son interview accordée au journal “La Presse” et parue dans son édition de ce mercredi 15 février 2017.

Il a par ailleurs indiqué qu’il est nécessaire de préparer sereinement, mais sans plus tarder, les conditions d’inversion de ce processus qui nous appauvrit et nous asservit, selon ses dires. “Seule une croissance forte pourrait nous y aider. Or, la croissance ne pourra s’installer et s’accélérer sans de multiples réformes structurelles et profondes. Nous n’y échapperons pas”, a-t-il expliqué.

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Fathi Chamkhi, député du Front populaire à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a déclaré lors d’un point de presse tenu ce mercredi 22 juin 2016 que l’Etat tunisien est incapable de rembourser ses dettes.

Il a rappelé que le FP a proposé un projet de loi sur l’audit de la dette publique de la Tunisie.  Cette initiative, selon ses dires, a bénéficié du soutien unanime des députés, à l’exception du bloc du mouvement Ennahdha et a recueilli 73 signatures chez les parlementaires.

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Zouhair Maghzaoui

Lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi 22 juin 2016 à Tunis, Jilani Hammami, député du Front populaire, a présenté les grands axes d’un projet de loi élaboré par le groupe parlementaire du FP. Son objectif : Auditer la dette de la Tunisie et celle des entreprises publiques.

Le député du FP a affirmé que la dette demeure un obstacle qui freine le développement du pays, dans une économie nationale fragilisée et précaire.

Il a ajouté que le projet loi sur l’audit de la dette publique a été déposé depuis le début du mois de juin au bureau d’ordre de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).

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Skander Bouallègue

Le Front populaire organisera ce mercredi 22 juin 2016 une conférence de presse au sein de l’Assemblée des représentants du peuple ( ARP).

Cette conférence sera consacrée au projet de loi portant l’audit de la dette publique.

Faut-il rappeler que ce projet de loi sera présenté le 14 juin courant à l’ARP, sachant qu’il s’agit d’une proposition signée par 73 députés.

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L’ancien ministre des Finances

Dans une déclaration ce vendredi 10 juin 2016 à Africanmanager, l’expert économique et ancien ministre des Finances Houcine Dimassi a mis en garde contre l’alourdissement de la charge budgétaire destinée au remboursement de la dette publique, et ce suite à la dépréciation de la monnaie nationale face au dollar américain.
Il a dans le même contexte ajouté que la dépréciation du dinar tunisien face à la monnaie étrangère accentue l’inflation et réduira les réserves en devises du pays.
Houcine Dimassi a toutefois assuré que la dépréciation de la monnaie nationale pourrait aider, même si c’est un peu difficile, à la relance des exportations et des transferts d’argent des Tunisiens Résidents à l’Etranger (TRE).

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