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Le ministère des Finances algérien a annoncé que le projet de loi portant amendement de l’ordonnance relative à la monnaie et au crédit en vigueur sera présenté mardi prochain devant la Commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN), relate APS.

Ce projet de loi modifie et complète l’ordonnance de 2003 en introduisant un article 45 bis qui stipule que “la Banque d’Algérie procède, dès l’entrée en vigueur de la présente disposition, à titre exceptionnel et durant une période de cinq années, à l’achat directement auprès du Trésor, de titres émis par celui-ci, à l’effet de participer, notamment à la couverture des besoins de financement du Trésor, au financement de la dette publique interne et au financement du Fonds National d’Investissement (FNI).

En outre, l’article 45 bis note que “ce dispositif est mis en oeuvre pour accompagner la réalisation d’un programme de réformes structurelles économiques et budgétaires devant aboutir, au plus tard, à l’issue de la période susvisée, notamment, au rétablissement des équilibres de la trésorerie de l’Etat et de l’équilibre de la balance des paiements“.

Un mécanisme de suivi de la mise en œuvre de cette disposition, par le Trésor et la Banque d’Algérie, est défini par voie réglementaire.

Dans l’exposé des motifs, les concepteurs de ce projet de loi expliquent tout d’abord que l’Algérie fait face, depuis près de quatre années, à un “choc externe sévère” découlant de la chute des prix sur le marché pétrolier mondial.

Cette situation a eu pour conséquence “une baisse importante de plus de 50% des recettes tirées des exportations d’hydrocarbures“.

Cette baisse a impacté négativement, d’une part, la balance des paiements qui a enregistré dés 2014 un déficit qui s’est aggravé en 2015 et 2016 et, d’autre part, le budget de l’Etat dans un contexte marqué par la poursuite de l’effort de développement.

C’est ainsi que l’épargne publique a été complètement consommée, ce qui a conduit le Trésor à mobiliser des ressources additionnelles“, note le texte portant l’exposé des motifs dont l’APS a obtenu une copie.

Un emprunt obligataire national a été levé. En outre, le Trésor a bénéficié de dividendes substantiels prélevés sur les résultats de la Banque d’Algérie. En dépit de tous ces apports, le besoin de financement du Trésor pour l’année 2017 demeure supérieur à 500 milliards DA“.

Le maintien des prix sur les marchés pétroliers, à leur niveau actuel, “accentuera les tensions sur la trésorerie de l’Etat, à court et à moyen termes“.

Cette perspective “fait donc peser un risque majeur sur la capacité de l’Etat à poursuivre ses efforts de développement économique et social.

D’autant que le marché monétaire et financier interne voit ses capacités se contracter, limitant ainsi les capacités de financement des investissement économiques“, prévient l’exposé des motifs.

Rappelons que les pouvoirs publics “ont judicieusement prohibé le recours à l’emprunt extérieur” pour compenser la crise financière que traverse le pays, le même texte note que le Gouvernement a donc décidé de recourir à un instrument de financement mis en œuvre ces dernières années à travers le monde connu sous la dénomination de “financement non conventionnel” ou ”d’assouplissement quantitatif” , précise la même source.

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L’infatigable expert en économie Ezzedine Saïdane est monté au front, une fois de plus, pour alerter l’opinion publique sur les périls économiques qui guettent la Tunisie. Il a déclaré, sur Shems FM ce mercredi 23 août 2017, que le pays file du mauvais coton depuis des années et que les signes annonciateurs de la dépréciation du dinar sont perceptibles depuis un certain temps…

Saidane a affirmé que l’amoncellement des difficultés économiques a fini par accoucher d’une grave crise économique laquelle pourrait déboucher sur une grosse crise sociale dont on pourra difficilement s’extirper. Il a ajouté que la plongée de la valeur du dinar n’est que le symptôme du naufrage de l’économie nationale à cause de la montée des prix des produits importés et de l’inflation. Ces phénomènes ont conduit à la fonte du pouvoir d’achat et à l’enflement de la dette.

L’expert recommande au gouvernement de dire la vérité aux citoyens, toute la vérité sur la situation catastrophique de l’économie du pays. Cela ne l’a pas empêché de tirer sur le discours de vérité tenu à l’ARP par le ministre du Développement démissionnaire, Fadhel Abdelkefi…

Enfin il a appelé de ses voeux un diagnostic exhaustif des problèmes du pays, auquel prendront part les signataires du pacte de Carthage. Ce travail pourrait ensuite servir de support à une stratégie économique, avec des décisions fortes pour le développement appuyées par la communauté internationale et le FMI.

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Une autre tuile est tombée sur la tête de la Tunisie hier vendredi 19 août 2017, après la démission-surprise du ministre du Développement et des Finances par intérim, Fadhel Abdelkefi, dans la même journée. En effet l’agence de notation Moody’s a fait savoir, à travers un rapport, qu’elle baisse la note du pays, la faisant passer de Ba3 à B1. Voilà, la Tunisie, mais il fallait s’y attendre, est désormais dans le club des «Highly speculative» (très spéculatif). En d’autres termes l’Etat tunisien, plus précisément sa Banque centrale, est officiellement déclaré incapable de faire face à ses créances à long terme…

Par ailleurs on lit dans le document que le pays paye le prix fort de l’absence de réformes fiscales dignes de ce nom depuis 9 mois, du déséquilibre chronique de la balance commerciale et des retards dans l’activation des réformes promises au FMI (Fond Monétaire International). Bref, d’après Moody’s, le gouvernement pédale dans la semoule depuis des mois…

Le niveau inquiétant des réserves en devises et la dépréciation inexorable de dinar, qui creusent davantage la dette publique, ont également été épinglés par le rapport…

Ce dernier indique, enfin, que les seules portes de sortie sont : un appui franc à l’économie, une vraie paix sociale, une thérapie de choc pour la balance commerciale et une fiscalité plus efficiente. Moody’s souligne aussi qu’une accélération des reformes pourrait être bénéfique à la note du pays…

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“L’élément le plus interpellant à la lecture du budget de l’Etat de 2017 est le niveau d’augmentation des recettes fiscales, soit plus de 15%. Un objectif de collecte ambitieux aidé par de nouvelles mesures fiscales et notamment par la contribution conjoncturelle qui devrait, à elle seule, renflouer les caisses de l’Etat à hauteur de 900 millions de dinars”. C’est ce qui a été indiqué dans une note d’analyse faite par l’intermédiaire en bourse Tunisie Valeurs.

Le deuxième élément à souligner, selon la même source, est l’augmentation des ressources d’emprunt, qui dépasseront en 2017 le cap des 8,5 milliards de dinars. Elles ont été estimées sur la base d’un fort appui des organismes internationaux censés y concourir à hauteur de 4 milliards de DT. Cette contribution est loin d’être acquise. “En effet, à lire le communiqué du FMI publié après sa dernière visite en Tunisie, le soutien financier du Fonds sera désormais «calibré» en fonction de l’avancement des réformes du Gouvernement. Il n’est donc pas étonnant de voir, au fil des prochains mois, la structure de financement (local versus extérieur) se balancer en cas de retard dans le déblocage des ressources externes”.

L’encours de la dette publique dépasse désormais les 60 milliards de dinars, constituée à hauteur de 2/3 par du financement international. En cinq ans, la dette tunisienne a augmenté de quasiment de 20 points en pourcentage du PIB (64 % à fin 2017). L’Etat « vit clairement au-dessus de ses moyens », ses revenus ne couvrent plus ses dépenses courantes, ce qui explique le recours effréné à l’endettement.

Comme expliqué bien souvent, ce n’est pas tant l’encours de la dette dans l’absolu qui doit inquiéter mais plutôt sa rationalité. Nul ne peut s’opposer à un endettement destiné à financer des investissements, à créer des emplois et à générer de la valeur ajoutée.
Il y a bien des économies occidentales, en bonne santé, qui traînent un endettement de plus de 100% du PIB. Mais une dette destinée à payer des salaires – comme cela semble être le cas en Tunisie – ne crée aucune richesse pour ses citoyens et ne fait qu’alourdir le fardeau des remboursements pour les générations futures (surtout avec une dépréciation de la monnaie).

Les efforts consentis par le Gouvernement pour juguler la hausse des salaires sont clairement perceptibles sur le budget : +4 % en 2017 contre une moyenne de 11 % sur le quinquennat précédent. Cela était une condition imposée par le FMI pour poursuivre son soutien financier au pays.

Le deuxième «effort» s’illustre par des dépenses d’investissement franchissant le cap des 6 milliards de dinars (+15%). C’est la plus forte progression de ce poste depuis 2009 et qui signale la volonté du gouvernement de relancer, enfin, la machine économique.

Mais la lacune au niveau des dépenses de l’Etat se trouve au niveau du service de la dette qui affiche un montant proche de celui de l’investissement. Il aurait même pu le dépasser n’eut été le report d’échéance de l’emprunt Qatari pour 1 milliard de dinars (emprunt contracté en 2012 et dont le remboursement était prévu pour cette année). Le déficit budgétaire devrait ainsi s’élever en 2017 à 5.3 milliards de dinars (5.4% du PIB).

Rapport de Tunisie Valeurs

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“Tous les ingrédients sont réunis pour que la dette publique dépasse 70% du PIB avant la fin de 2017 et aille au-delà en 2018”, c’est ce qu’a assuré l’expert économique, Radhi Meddeb dans son interview accordée au journal “La Presse” et parue dans son édition de ce mercredi 15 février 2017.

Il a par ailleurs indiqué qu’il est nécessaire de préparer sereinement, mais sans plus tarder, les conditions d’inversion de ce processus qui nous appauvrit et nous asservit, selon ses dires. “Seule une croissance forte pourrait nous y aider. Or, la croissance ne pourra s’installer et s’accélérer sans de multiples réformes structurelles et profondes. Nous n’y échapperons pas”, a-t-il expliqué.

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Fathi Chamkhi, député du Front populaire à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a déclaré lors d’un point de presse tenu ce mercredi 22 juin 2016 que l’Etat tunisien est incapable de rembourser ses dettes.

Il a rappelé que le FP a proposé un projet de loi sur l’audit de la dette publique de la Tunisie.  Cette initiative, selon ses dires, a bénéficié du soutien unanime des députés, à l’exception du bloc du mouvement Ennahdha et a recueilli 73 signatures chez les parlementaires.

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Zouhair Maghzaoui

Lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi 22 juin 2016 à Tunis, Jilani Hammami, député du Front populaire, a présenté les grands axes d’un projet de loi élaboré par le groupe parlementaire du FP. Son objectif : Auditer la dette de la Tunisie et celle des entreprises publiques.

Le député du FP a affirmé que la dette demeure un obstacle qui freine le développement du pays, dans une économie nationale fragilisée et précaire.

Il a ajouté que le projet loi sur l’audit de la dette publique a été déposé depuis le début du mois de juin au bureau d’ordre de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).

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Skander Bouallègue

Le Front populaire organisera ce mercredi 22 juin 2016 une conférence de presse au sein de l’Assemblée des représentants du peuple ( ARP).

Cette conférence sera consacrée au projet de loi portant l’audit de la dette publique.

Faut-il rappeler que ce projet de loi sera présenté le 14 juin courant à l’ARP, sachant qu’il s’agit d’une proposition signée par 73 députés.

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L’ancien ministre des Finances

Dans une déclaration ce vendredi 10 juin 2016 à Africanmanager, l’expert économique et ancien ministre des Finances Houcine Dimassi a mis en garde contre l’alourdissement de la charge budgétaire destinée au remboursement de la dette publique, et ce suite à la dépréciation de la monnaie nationale face au dollar américain.
Il a dans le même contexte ajouté que la dépréciation du dinar tunisien face à la monnaie étrangère accentue l’inflation et réduira les réserves en devises du pays.
Houcine Dimassi a toutefois assuré que la dépréciation de la monnaie nationale pourrait aider, même si c’est un peu difficile, à la relance des exportations et des transferts d’argent des Tunisiens Résidents à l’Etranger (TRE).

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