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Première du genre, après une rencontre du chef de l’Etat, Béji Caïed Essebssi (BCE) avec le «Ider», (pour Leader, dans la bouche d’un député de Nidaa Tounes) du parti Islamiste Ennahdha, Rached Ghannouchi (RG), qui s’était déroulée dans un silence assourdissant.

Pour le Palais de Carthage, c’est comme si cette rencontre n’avait jamais eu lieu. Aucun communiqué, ni officiel, ni officieux, n’avait été publié à ce propos. Une rencontre pourtant qui intervenait après une réunion de la Choura d’Ennahdha qui avait décidé de maintenir son appui au chef du gouvernement et contre BCE et l’UGTT qui demandaient sa tête.

Première, dans le sens où ce n’est pas la présidence de la République qui parle du contenu de cette réunion RG-BCE, mais la porte-parole du parti de son fils Hafedh, la syndicaliste Ons Hattab. Dans un communiqué signé par elle, Ons précisait que la rencontre s’était déroulée «à la demande de RG» qui l’aurait informé des résultats des délibérations du Conseil de la Choura (et donc, de sa décision de maintenir son appui à son rival Youssef Chahed). Façon de dire que BCE, l’autre «Ider» d’un parti qui avait été «Ider» des législatives de 2014, ne reniait pas ce qu’il avait dit d’Ennahdha, qu’il s’en est aussi lavé les mains et ne chercherait pas à la retourner contre Youssef Chahed.

Et Nidaa Tounes d’ajouter, au nom du chef de l’Etat, comme s’il n’avait plus de service de communication ou de porte-parole, que «l’acceptation de la demande d’audience de RG entrait dans le cadre de son ouverture et son accord à rencontrer tous les citoyens». On comprendrait alors que BCE aurait reçu RG, non pas en tant que président de parti politique, mais en tant que simple citoyen. Et la porte-parole de Nidaa qui écoutait manifestement aux portes, d’ajouter que «la position officielle (Ndlr : De Nidaa) par rapport à Ennahdha, reste la fin du consensus tel que déclaré par BCE dans son discours du 24 septembre».

Parlant toujours au non de BCE, la porte-parole de Nidaa Tounes a précisé que «le chef de l’Etat a affirmé que ses relations personnelles avec RG n’ont rien à voir avec la position claire vis-à-vis d’Ennahdha». Fin de citation et fin, répétée au nom du père par le fils, du consensus BCE-RG.

  • L’Ider d’Ennahdha, saint ou simple d’esprit ?

Ne voulant certainement pas laisser le terrain vide au seul Nidaa, le parti Islamiste d’Ennahdha se fendait, lui aussi le lendemain, d’un communiqué sur le même sujet de l’audience BCE-RG. Et c’est un autre contenu, complètement différent, qu’on y retrouve. En effet silence d’abord sur qui a cherché à voir qui. Toujours selon le communiqué d’Ennahdha, «le président du mouvement a réitéré l’intérêt du mouvement pour l’option du consensus et de la consultation sur la scène politique tunisienne, en particulier parmi les institutions exécutives de l’Etat, augmentant ainsi les chances de surmonter les défis et offrant un climat approprié pour que les élections se déroulent dans les meilleures conditions». On comprendrait ainsi qu’Ennahdha tiendrait au consensus, mais à la stabilité gouvernementale aussi et que RG en a informé BCE.

Le communiqué d’Ennahdha n’a rien dit de la réaction de BCE aux propos conciliants de son vieux compagnon des chemins tortueux de la politique. On comprendrait cependant presque que BCE n’a pas rabroué RG, comme l’a fait bien comprendre le communiqué de Nidaa. «Pour sa part, le président a insisté sur son souci d’édifier l’État, de défendre l’intérêt public, de faire respecter la loi, et aussi son refus de tout dérapage. Le chef de l’Etat s’est aussi montré préoccupé par les difficiles conditions économiques et sociales du pays et de la nécessité de conjuguer tous les efforts pour les alléger. Le chef de l’Etat a aussi renouvelé son respect de toutes les composantes de la scène politique, y compris le parti Ennahdha ».

Force est de constater, après cette brève lecture croisée d’un même évènement qui n’en était pas un, que BCE a été présenté par le communiqué de Nidaa comme le chef de parti alors qu’il répète qu’il ne le préoccupe plus. Ennahdha l’a par contre présenté comme le chef de l’Etat qu’il est et en a ainsi parlé. Il y a des jours où l’on se demanderait dans quel parti se trouvent les simples d’esprit !

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Institutions publiques: L'UGTT prête à s'assoir à la table du dialogue avec le gouvernement

L’UGTT est prête à s’assoir à la table du dialogue avec le gouvernement concernant la réforme des institutions publiques sauf que ce dernier est orienté vers des solutions de facilité comme la cession et la vente de ces établissements“, a déclaré, mercredi, le secrétaire général adjoint de l’organisation ouvrière, Bouali M’barki.

L’UGTT demeure opposée catégoriquement à la cession de ces institutions“, a-t-il martelé lors de l’ouverture du conseil sectoriel des syndicats des mines tenu à Gafsa, soulignant que son organisation dispose de propositions pour redresser ces établissements.

Le responsable syndical a indiqué que si aucun accord n’est trouvé avec le gouvernement au sujet de la réforme des institutions publiques et des augmentations salariales dans le secteur public et la fonction publique, une grève générale sera observée le 24 octobre courant et le 22 novembre prochain.
Selon lui, la grève n’est pas un objectif en soi, précisant que la centrale syndicale ne souhaite que la stabilité du pays mais demeure attachée à la défense des droits des salariés.

Par ailleurs, M’barki a appelé les syndicats du secteur du phosphate à réfléchir sur son avenir, surtout que la production a régressé ces dernières années, soulignant que l’UGTT a toujours été opposée aux mouvements de protestation anarchiques.

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Dans une déclaration faite aux médias en marge du Forum international sur le partenariat public-privé (PPP), le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a déclaré que son équipe et l’UGTT sont d’accord pour poursuivre le dialogue et trouver une solution aux différents dossiers en suspens.

Il a en outre indiqué que sa rencontre hier avec le secrétaire général de la centrale patronale, Nourredine Taboubi, était positive et que les négociations entre les deux parties se poursuivront dans les jours à venir.

En présence de plus de 1200 personnes dont 250 représentants de groupes internationaux, le Forum international sur le PPP a démarré ses travaux ce mardi 18 septembre 2018, à Tunis,

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de Chahed, de représentants d’organismes internationaux et de bailleurs de fonds ainsi qu’un bon nombre de ministres et de hauts responsables tunisiens.

Le forum, organisé par le ministère de la Coopération internationale, se tient avec le concours de la BERD, de la Société financière internationale (SFI) et de l’Instance générale de Partenariat Public-Privé (IGPPP).

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, et le secrétaire général de l’Union générale du Travail (UGTT), Noureddine Taboubi, vont se voir ce lundi 17 septembre 2018, a-t-on appris sur RTCI ce matin. Pas d’indication précise sur les sujets au menu, ce qu’on sait c’est qu’il est question de renouer les fils du dialogue, très tenus depuis les attaques et menaces de la centrale patronale en direction de Chahed, au motif que le chef du gouvernement chercherait à vendre des entreprises publiques, et pas peu, une information démentie d’ailleurs par le ministre des Finances. Taboubi reproche également à Chahed de trainer les pieds dans les négociations sociales. Les deux hommes devraient certainement évoquer ces dossiers aujourd’hui…

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Le secrétaire général du mouvement Machrou Tounes, Mohsen Marzouk a appelé les différentes parties politiques à “s’assoir autour d’une table pour discuter du rôle de chacun de sauver le pays et sortir de la crise économique et financière”.
S’exprimant mercredi à Sfax en marge d’une conférence sur la “reconstruction du mouvement national” à l’occasion de la commémoration du 65e anniversaire de l’assassinat de Hédi Chaker, Mohsen Marzouk a relevé que “le jeu démocratique est basé sur la différence”. “Le sombre tableau de la situation économique et sociale en Tunisie n’implique pas une seule partie mais toute la coalition gouvernementale”, a-t-il dit.
Pour lui, il faut changer le système électoral et le système de gouvernance durant la prochaine échéance électorale pour que l’exécutif puisse gouverner.

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L’ONU a annoncé avoir obtenu des promesses de dons de plus de deux milliards de dollars pour le Yémen sur un total de trois milliards de l’appel de fonds lancé ce mardi lors d’une conférence des donateurs à Genève.

« C’est un succès remarquable pour la solidarité internationale à l’égard du Yémen », s’est félicité le Secrétaire-général de l’ONU, António Guterres, lors d’un point de presse.

En ouverture de la conférence mardi matin au Palais des Nations, le chef de l’ONU avait insisté sur le fait que le Yémen traversait « actuellement la pire crise humanitaire dans le monde » et que l’ONU avait besoin, pour ses programmes d’urgence dans ce pays, de 2,96 milliards de dollars pour cette année. « Nous pouvons et devons éviter » que cette situation catastrophique « ne devienne une tragédie à long terme », avait-il mis en garde.

Plus de 40 Etats membres et organisations ont fait des promesses de dons,  a précisé le Bureau des Nations Unies pour la Coordination des affaires humanitaires (OCHA) dans un communiqué de presse à l’issue de la conférence. Avant la réunion de Genève, près d’un tiers de l’appel de fonds avait déjà été donné par l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, avec des contributions estimées à 930 millions de dollars.

« Mais l’ampleur de la souffrance que nous voyons au Yémen nécessite un financement rapide et complet pour le plan de réponse de 2018 », a plaidé M. Guterres qui note que le plan a été établi de telle sorte que chaque dollar va où il est urgent.

En 2017, la conférence de donateurs, déjà organisée par la Suisse et la Suède aux côtés de l’ONU, avait permis de récolter 1,1 milliard de dollars.

Le chef de l’ONU appelle les belligérants à ouvrir des négociations

« Nous avons besoin d’un accès sans restriction au Yémen ainsi que d’un accès sans restriction partout à l’intérieur du Yémen », a déclaré M. Guterres devant les donateurs, tout en ajoutant que « par-dessus tout, nous avons besoin d’un processus politique sérieux pour conduire à une solution politique».

Le Secrétaire général de l’ONU a donc appelé les parties à un règlement politique négocié à travers un dialogue inclusif intra-yéménite. Un dialogue, qui est pour lui, la « seule solution » au conflit au Yémen. « Nous devons avoir une action pour mettre un terme au conflit » qui dure désormais depuis plus de trois ans et a provoqué une situation « catastrophique », a insisté M. Guterres qui note que « cette guerre cause d’énormes souffrances humaines à certaines des populations les plus pauvres et les plus vulnérables du monde ».

« Il n’y a pas de solutions humanitaires aux crises humanitaires », a ajouté le chef de l’ONU. « Je demande à toutes les parties de prendre contact sans attendre avec mon nouvel Envoyé spécial, Martin Griffiths », a-t-il dit.

Concernant l’évolution du conflit, M. Guterres a relevé « des signes positifs permettant de penser qu’un plan d’action menant à un dialogue intra-yéménite peut être préparé afin d’aboutir à une solution politique, avec bien sûr toutes les parties impliquées dans ce conflit ».

Une situation humanitaire toujours préoccupante

S’agissant de la situation humanitaire, le chef de l’ONU a indiqué que les organismes humanitaires ont déjà une base solide sur laquelle travailler, avec des opérations qui se sont considérablement développées.

Au début de l’année dernière, les organismes humanitaires ont fourni des vivres à 3 millions de personnes par mois. Dès le mois d’août dernier, plus de 7 millions de personnes sont atteintes chaque mois. Au plus fort de l’épidémie de choléra, plus de 1.000 centres de réhydratation par voie orale et 234 centres de traitement de la diarrhée fonctionnaient, contre seulement 25 centres plus tôt dans l’année.

Sur le terrain, la situation humanitaire reste toujours préoccupante. Alors que le conflit entre dans sa quatrième année, plus de 22 millions de personnes – trois quarts de la population – ont besoin d’aide humanitaire. Près de 18 millions de personnes souffrent d’insécurité alimentaire dont 8,4 millions ne savent pas comment ils vont obtenir leur prochain repas.

En un an, un million de personnes supplémentaires ont été confrontées à de la malnutrition. Et près de 3 millions d’enfants de moins de 5 ans souffrent de ce problème dans sa dimension aiguë. L’un d’entre eux décède toutes les 10 minutes d’une condition qui aurait pu être empêchée.
Face « à la pire crise humanitaire au monde », Antonio Guterres demande un meilleur accès pour l’assistance aux populations. « Les humanitaires doivent être capables d’atteindre les personnes qui ont le plus besoin d’aide, sans conditions », a-t-il dit. « Tous les ports doivent être ouverts à l’aide humanitaire et au trafic commercial, à l’envoi de médicaments, de vivres et du carburant nécessaire pour les distribuer. L’aéroport de Sanaa est également un lien vital qui doit rester ouvert ».

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Le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Noureddine Taboubi, a annoncé qu’il ne sera pas présent aux travaux de la commission des jeunes, des affaires sociales, de l’éducation et des recherches scientifiques à l’ARP. Taboubi y était très attendu en raison de l’impasse dans laquelle sont les négociations entre le ministre de l’Education et les enseignants du secondaire suite à la confiscation des notes des élèves…

Le leader de la centrale syndicale précisé dans une déclaration accordée ce lundi 2 avril 2018 à Shems fm qu’il va participer aux travaux de la Commission en charge de l’élaboration du document contenant les priorités en rapport avec le Pacte de Carthage.

Il a appelé les différentes parties à éviter de semer le chaos et à ne pas amplifier l’affaire relative à la rétention des notes.

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Le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi, s’est montré très conciliant hier lundi 26 mars 2018 dans la soirée au terme de sa rencontre avec trois ministres de Youssef Chahed, ceux de l’Education nationale, des Finances et des Affaires sociales. Taboubi a annoncé, dans un communiqué émis pas la centrale patronale “une sortie de crise qui redonnera de l’espoir aux familles tunisiennes». Une tonalité qui n’a rien à voir avec la posture belliqueuse de samedi dernier, quand il déclarait littéralement la guerre au chef du gouvernement et rameutait même ses troupes. Alors question : Cette inflexion notable de Taboubi a-t-elle un lien avec la dernière sortie de Houcine Abassi, son prédécesseur, qui après s’être rendu chez le chef de l’Etat avait appelé à la sagesse pour résoudre les problèmes du pays ? Mystère pour le moment…

Par ailleurs Taboubi a fait savoir que les ministres avec qui il a conversé «se réuniront avec le chef du gouvernement” et que des solutions pour beaucoup de dossiers seront sur la table dès ce mardi 27 mars 2018. Reste à savoir si le secrétaire général de l’UGTT va lâcher du lest sur son leitmotiv : Certains ministres, voire leur patron, Chahed, devront être débarqués. Les réunions de la Commission du Pacte de Carthage nous le diront.

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Le ministère de l’Industrie et des PME est appelé à communiquer davantage pour une prise de conscience, quant à l’importance d’encourager le produit tunisien, notamment, industriel“, a affirmé Slim Fériani, ministre de l’industrie et des PME, ajoutant que le message essentiel à retenir est qu’il faut mettre en exergue l’importance de valoriser le travail, préserver l’existant et renforcer les programmes déjà mis en place.

Dans une interview, accordée à l’Agence TAP, il a précisé que le ministère assume, en outre, un rôle de régulateur et de facilitateur. Concernant la privatisation des entreprises industrielles, le ministre a estimé que “cette question est secondaire et la priorité, aujourd’hui, est de relancer le dialogue avec toutes les parties pour aider ces fleurons de l’économie nationale à redresser leur situation“, a-t-il assuré.

Le ministre n’a pas écarté le scénario du partenaire stratégique qui peut accroître la capacité de production et aider des entreprises publiques comme EL Fouledh (société Tunisienne de Sidérurgie) ou la STIP (Société tunisienne des industries pneumatiques), à faire face à leurs difficultés structurelles.
S’agissant de la stratégie de son département, Fériani a évoqué l’amélioration du climat des affaires, la simplification des procédures administratives, la promotion des technopoles et le renforcement de la mise en place de programmes de coopération avec les bailleurs de fonds et les institutions internationales notamment la GIZ (Agence allemande de coopération internationale) et l’AFD (Agence française de développement).

Quelle évaluation faîtes-vous du paysage industriel tunisien ?
Fériani

: Il y a des indicateurs positifs et nous travaillons de manière participative à les maintenir et les améliorer. Les premiers chiffres de 2018 sont encourageants. Les exportations des industries manufacturières ont progressé de plus de 31% en janvier 2018 et les exportations du secteur textile ont enregistré une hausse de plus de 25%.

Au niveau du ministère, notre approche vise à développer les industries traditionnellement présentes en Tunisie, comme le textile/habillement, l’agroalimentaire, en plus des secteurs innovants et à haute valeur ajoutée comme les industries mécaniques et aéronautiques, les composants automobiles et les industries pharmaceutiques. Pour atteindre cet objectif, le ministère a mis en place un plan d’action axé sur cinq points, à savoir le renforcement de la compétitivité, de l’innovation et le développement des nouvelles technologies, des investissements et l’appui aux entreprises.

Quelles sont les principales entraves au développement des PME tunisiennes ?

Le financement reste la principale entrave au développement des PME tunisiennes qui jouent un rôle très important dans l’économie nationale.

Aujourd’hui, les banques sont les principales pourvoyeuses de financements pour le secteur industriel et les PME. Il y a une réelle volonté de changer cette situation en adoptant une approche créative et proactive qui permettra de mobiliser tout le potentiel de croissance des unités industrielles.

Notre conviction aujourd’hui, c’est qu’il faut laisser faire les entreprises, tout en assumant au niveau du gouvernement et de notre ministère, notre rôle de régulateur et facilitateur.

Je rappelle, dans ce cadre, que plusieurs dispositions législatives et fiscales qui ont été prises dans le cadre de la loi de finances 2018, visent justement à appuyer et accompagner les PME. Notre politique se base, également, sur l’encouragement des produits de financement alternatif. Sur ce point, je peux vous confirmer que nous sommes proches de la finalisation d’un projet de loi sur le Crowdfunding (financement participatif), qui peut apporter d’importantes sources de financement adaptées aux besoins des PME tunisiennes. Je suis très persuadé que le Private funding va instaurer la même dynamique créée par la microfinance, même pour les PME.

A propos du financement, vous avez déjà annoncé qu’au cours des trois prochaines années, 400 millions de dinars seront alloués au soutien et à la restructuration des PME tunisiennes. Est-ce que vous avez élaboré une stratégie à cet effet et peut-on en connaitre les grandes lignes ?

Au niveau du gouvernement, nous sommes persuadés qu’avant de créer de nouvelles entreprises, il faut protéger et aider celles qui existent déjà, à se développer et à s’adapter aux changements. Et cette nouvelle ligne de crédit qui couvre la période 2018/2020 sera consacrée à la restructuration financière, l’appui et la relance des PME en difficulté conjoncturelle.

D’ailleurs, nous sommes actuellement en phase de finalisation du décret d’application et à partir du mois d’avril, des dizaines de PME tunisiennes pourront bénéficier d’une enveloppe de 100 millions de dinars (MD) prévue pour cette année. 150 MD seront mobilisés en 2019 et 150 MD en 2020. L’autre axe sur lequel nous sommes en train de travailler, porte sur le renforcement des programmes de coopération avec les bailleurs de fonds internationaux comme la GIZ et l’AFD.

D’ailleurs, nous avons récemment signé avec la GIZ, trois conventions qui s’inscrivent dans le cadre de la 2ème phase du programme “ISECO” (Initiative pour la stabilisation économique et l’emploi des jeunes).

Ce programme qui se poursuivra jusqu’à 2021, apportera l’appui technique à près de 500 jeunes entrepreneurs, outre l’accompagnement des PME durant la phase post-création et l’entrée en production de 150 nouvelles entreprises avant la fin 2021.

Il faut rappeler que la 1ère phase du programme (2015/2017), a permis de garantir un appui technique et financier au profit de 308 entrepreneurs dans 14 gouvernorats de l’intérieur, la création de 828 postes d’emploi et l’entrée en production de plus de 90 entreprises.

A la fin de ce programme, nos prévisions tablent sur la garantie d’un appui à 800 jeunes entrepreneurs, tout en favorisant l’entrée en production de plus de 240 entreprises et la création 2300 emplois à l’horizon 2021.

Vous avez parlé d’une amélioration des indicateurs du secteur textile. Pouvez-vous confirmer cette reprise ? Et quelles en sont les raisons ?

Effectivement, le secteur qui a traversé une crise très grave, au cours des sept dernières années, retrouve le chemin de la croissance et on peut même dire que la crise est dernière nous. En 2017, les investissements ont progressé de 60% et les exportations affichent une hausse de plus de 25%.
La compétitivité du site tunisien s’est nettement améliorée pour plusieurs raisons, en partie, après la régression de la valeur du dinar, mais surtout grâce à la qualité de notre produit et donc il faut veiller à renforcer davantage les exportations de ce secteur.

Au niveau du ministère, nous nous employons à renforcer la capacité du secteur du textile qui emploie 140 mille personnes mais la problématique posée est l’absence de main d’œuvre en raison du manque d’adaptation de la formation aux besoins de ce marché.

Pour ce faire, nous travaillons de concert avec le ministère de la formation professionnelle et de l’emploi à répondre à cette demande et à lever les obstacles qu’affrontent les professionnels en matière de recrutement de main d’œuvre répondant à leurs besoins.

Quels sont les secteurs les plus attractifs actuellement et est-ce qu’il y a une stratégie pour assurer plus de visibilité à des créneaux qui peuvent garantir une valeur ajoutée à l’économie nationale ?

Outre les secteurs traditionnels, tels que le textile/habillement, le cuir et chaussures et l’agroalimentaire, notre objectif est de booster les secteurs des composants automobiles, l’aéronautique, les industries pharmaceutiques et l’industrie militaire.

La Tunisie s’est imposée, aujourd’hui, en tant que site fidèle en termes de qualité, compétitivité et en termes de prix attractifs à part bien sûr le capital humain et c’est pour cette raison que je dis toujours que les investisseurs étrangers déjà présents en Tunisie constituent la meilleure publicité pour promouvoir l’image du pays en tant que site attractif, notamment dans les secteurs industriels de pointe

Au niveau du secteur des composants automobiles, nous sommes le 2ème exportateur vers l’Europe et nous avons encore un important potentiel dans ce secteur. Rien qu’en 2018, les sociétés Léoni et Draxlmaier par exemple, comptent recruter entre mille et deux mille personnes.

Ces deux sociétés prévoient de continuer sur cette lancée au cours des prochaines années car la croissance économique reprend en Europe.
Le montage automobile est un autre secteur prometteur pour la Tunisie où 45 marques internationales sont déjà vendues. Si 10 d’entre elles investissent dans des projets de montage en Tunisie c’est une vrai dynamique qui va se créer.

Qu’envisagez-vous de faire pour redresser la situation des entreprises publiques sous la tutelle de votre département ?

La situation de ces entreprises est problématique, puisqu’elles font face à des conflits qui freinent leur production. Dans les jours et les semaines à venir, le gouvernement dévoilera un programme visant la restructuration de la situation financière de ces entreprises afin de garantir leur pérennité, parce qu’en les lâchant c’est le commerce parallèle qu’on encourage ainsi que l’importation officielle qui nous coûte des milliards en devises.

Donc, la question de la privatisation de ces sociétés n’est pas envisageable actuellement ?

Je dirais que la privatisation de ces sociétés est une question secondaire, il faut relancer le dialogue avec l’appui du syndicat des travailleurs et de la centrale patronale sur l’éventualité de trouver un partenaire stratégique qui peut les aider à redresser leur situation.

D’ailleurs, la politique du dialogue entre notre département, celui des affaires sociales, l’UGTT et l’UTICA a permis la reprise des activités de la Société tuniso-andalouse de ciment blanc (SOTACIB), qui a le monopole de la production en Tunisie et de la STIP (Société tunisienne des industries pneumatiques).
La question d’attirer un investisseur stratégique se pose avec El Fouledh et nous allons l’examiner une deuxième fois avec l’UGTT pour trouver une solution structurelle à cette entreprise.

TAP

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Le président du parti Al-Moubadara, Kamel Morjane, a appelé jeudi à la tenue d’une conférence nationale regroupant les signataires du Document de Carthage, l’objectif étant d’examiner les moyens de lever les obstacles de communication entre les parties prenantes de ce Document et de sceller un pacte national à même de permettre d’instaurer un climat d’entente entre elles.
Lors d’une conférence de presse, Morjane a réaffirmé le soutien de son parti au gouvernement d’union nationale et son engagement à respecter le Document de Carthage, soulignant la nécessité de régler les conflits entre les signataires de ce Document.
” Le parti Al-Moubadara refuse l’exclusion et croit au dialogue ouvert entre toutes les parties, y compris avec le mouvement Ennahdha “, a-t-il affirmé.
Par ailleurs, Morjane a rappelé les concertations qui ont eu lieu récemment entre 10 partis politiques, y compris Al-Moubadara, faisant remarquer que ces concertations s’inscrivent dans le cadre des préparatifs des prochaines élections municipales et visent à examiner les options et les mécanismes de participation à cette échéance électorale.
Réuni mercredi dernier, le bureau national du parti Al-Moubadara a adopté la nouvelle structure du parti.
En vertu de cette nouvelle structure, le parti sera désormais composé d’un bureau politique, d’un bureau national, d’un bureau exécutif et d’un conseil national.

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C’est un Abdellatif Mekki acerbe et très offensif qu’on a vu et entendu sur Shems FM ce mardi 14 novembre 2017. Le député et dirigeant d’Ennahdha a déclaré au sujet de la stratégie de relance économique et de développement que les choses n’ont pas beaucoup bougé, alors que l’agenda politique si. Comprenez par là que les politiques ont tout compris, font ce qu’il faut pour porter et animer le débat d’idées, mais que c’est l’exécutif qui peine à suivre. Suivez son regard…

Sur le même ton, Mekki lâche ceci : «Il aurait fallu engager un dialogue approfondi avec l’opinion publique et avec les partenaires sociaux pour se mettre d’accord sur les réformes et la façon de les appliquer». Il conclut en ces termes : «Je veux toujours être optimiste, mais jusque là nous sommes confrontés à beaucoup de blocages». Et c’est quoi, qui, la solution ? Là aussi suivez son regard…

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Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Zied Laâdhari, a appelé la Chambre syndicale des propriétaires de boulangeries à faire preuve de responsabilité et à renoncer à la grève afin de défendre l’intérêt public et de protéger le consommateur, vu l’importance du secteur.

D’après un communiqué publié samedi par le ministère, le ministre a réitéré son appel au dialogue et a invité la Chambre à tenir une réunion d’urgence pour examiner les problématiques en suspens, réaffirmant son engagement à apporter les solutions aux problèmes dont souffre le secteur, et à envisager une réforme générale du système.
La même source a fait savoir que les préoccupations du secteur des boulangeries, ont été au cœur d’une réunion, qui a eu lieu, samedi, entre le ministre de l’Industrie et du Commerce, Zied Ladhari et Samir Majoul, vice-président de l’Utica.
Cette réunion a aussi porté sur les moyens susceptibles de promouvoir le secteur et sur les travaux de la commission mixte entre le ministère et la chambre, récemment créée.
Il est à rappeler que le président de la Chambre syndicale des propriétaires de boulangeries, avait déclaré à l’agence TAP, que la Chambre envisage d’observer une grève ouverte à parti du lundi 6 mars 2017, réclamant de mettre fin aux activités des boulangeries anarchiques

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La protestation contre les résultats du concours de la société de l’environnement

La coordination des partis démocratiques et progressistes a appelé l’ensemble des signataires du document de Carthage à revenir au dialogue afin de rechercher les solutions adéquates de manière à éviter l’aggravation de la crise qui secoue la Tunisie.
Dans un communiqué publié suite à la tenue d’une réunion d’urgence, la coordination, qui comprend la Voie démocratique et sociale (Al-Massar), le Parti républicain (Al-Joumhouri), le Mouvement Echaab et la coalition Mithaak, a considéré la stabilité sociale comme un facteur déterminant pour chaque opération de sauvetage. Chose qui oblige tous les acteurs intervenants à mettre à l’avant l’intérêt national, selon le même texte.
La coordination s’est par ailleurs dit préoccupée par la situation qui risque d’échapper à tout contrôle si cette fièvre contestataire n’est pas maîtrisée.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a déclaré que la porte du dialogue avec l’UGTT est ouverte et le restera.
Dans une déclaration accordée à Mosaique fm, il a cependant signalé que la décision de la commission administrative de l’UGTT de décréter le 8 décembre 2016 une grève générale est un droit constitutionnel.
Chahed a par ailleurs indiqué que les efforts de son gouvernement se concentrent actuellement sur la réussite de la Conférence internationale sur l’investissement, prévue ces 29 et 30 novembre.

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La sortie de la crise qui secoue actuellement la Tunisie est toujours probable, si on reste attaché au dialogue en tant que processus consensuel, a déclaré la présidente de l’UTICA, Wided Bouchamaoui, à l’occasion de la conférence tripartite pour l’adoption du plan d’action pour la mise en œuvre du contrat social, qui se tient actuellement à Gammarth.

Pour ce faire, Bouchamaoui a souligné la nécessité de traduire cette volonté par l’adoption d’un programme de travail fixant les priorités principales selon les urgences, à commencer par la stratégie nationale de l’emploi, la réforme du régime de retraire. Pour la présidente de la centrale patronale, la réussite dans l’exécution de ces objectifs passera certainement par le respect de l’approche participative, qui se distingue déjà par le contrat social, signé le 14 janvier 2014.

Sur un autre plan, la responsable a mis l’accent sur cet événement qui vient dans une conjoncture difficile marquée également par un déséquilibre financier des caisses sociales, l’évolution du chômage sans oublier les défis auxquels fait face le secteur privé.

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Le ministère des Affaires sociales reprendra le dialogue avec le Syndicat des pharmaciens d’officine de Tunisie (SPOT) afin de trouver les solutions appropriées à la crise qui secoue actuellement le secteur, a appris Africanmanager auprès du directeur général de la sécurité sociale au ministère des Affaires sociales, Kamel Maddouri.

La reprise des négociations vient à la suite d’une demande officielle lancée par les pharmaciens, qui continuent de suspendre l’application du système du tiers payant au motif d’un retard dans le paiement des sommes dues, depuis plusieurs mois. Pour rappel, cette décision a été prise par l’assemblée générale du Syndicat tunisien des propriétaires des pharmacies privées (STPPP), suite à l’échec de la réunion qui a eu lieu le 7 octobre dernier entre des représentants de la CNAM, du syndicat et du ministère des Affaires sociales. Aucune suggestion positive à même de rassurer les pharmaciens n’a été avancée pour les encourager à continuer de travailler sur la base du système du tiers payant.

A ce niveau, le responsable a ajouté que le retour au dialogue vient à un moment où la CNAM a procédé au paiement de l’ensemble des sommes dues aux prestataires de soins.

Entre le 10 octobre et le 3 novembre courant, la caisse a versé 31 millions de dinars, a avancé Kamel Maddouri, assurant que le versement de ces dus se poursuit d’autant plus que la caisse s’est engagée à continuer à couvrir les frais de soins à ses affiliés, se disant prête à poursuivre le dialogue pour garantir tous les droits des affiliés sociaux.

Une bonne nouvelle pour les 580 mille abonnés du système du médecin familial à la CNAM, qui risquent de ne plus être assurés, ce qui est une problématique majeure dans une Tunisie en pleine débâcle économique.

Pour plusieurs observateurs, cette affaire est dure pour une grande partie de la population, considérant que les autorités ont perdu la face en cédant trop facilement aux exigences des syndicats.

Le dialogue est indispensable pour la réforme du régime d’assurance

Pourtant, d’un côté comme de l’autre, beaucoup s’accordent sur la nécessité d’aller au-delà du bras de fer et d’entamer un dialogue approfondi et responsable pour pouvoir réformer le régime d’assurance maladie de manière à garantir sa soutenabilité et sa pérennité financière.

Ce dialogue s’inscrivant dans une démarche de partenariat et d’implication de l’ensemble des acteurs concernés devrait aboutir à la mise en place des préalables techniques et institutionnels pour certaines questions, a dit Kamel Maddouri, mettant l’accent sur la diversification des sources financières du nouveau régime, la maitrise des couts à travers une redéfinition de la responsabilité du médecin de famille.

Parmi les autres questions, il s’est dit intéressé par l’instauration des préalables thérapeutiques pour la prise en charge des soins prédiqués, la révision des conventions sectorielles dans un esprit de véritable partenariat et plus d’équilibre ainsi que le renforcement de la prévention et de la rationalisation de l’offre de soins, sans oublier la révision du rôle du conseil national de l’assurance maladie en tant qu’instance nationale de suivi, d’évaluation et de régulation du régime d’assurance maladie.

Outre cette action, il est important de consolider la composante de la gouvernance et du contrôle médical, tout en instaurant un véritable système d’information du régime d’assurance maladie.

Kamel Maddouri a souligné aussi la nécessité de mettre en œuvre des mécanismes de coordination avec les régimes complémentaires d’assurance maladie pour une meilleure prise en charge des soins de santé.

C’était d’ailleurs le sens du contrat social conclu le 14 janvier 2013 entre le gouvernement, l’UGTT et l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica).

Ce contrat prévoyant la création d’un conseil national du dialogue social scelle en cinq grands chapitres, sur la base d’une vision qui se veut avant-gardiste et partagée, des engagements concrets. Il s’agit de la croissance économique et le développement régional, les politiques de l’emploi et de la formation professionnelle, les relations professionnelles et le travail convenable, la protection sociale et l’institutionnalisation du dialogue social.

Or, ce contrat n’était pas respecté depuis la date de sa signature, ce qui pourrait porter préjudice à la crédibilité du gouvernement actuel et ses prédécesseurs.

C’est pour cette raison que le département des Affaires sociales a choisi pour ce vendredi 11 novembre 2016 l’organisation d’une rencontre tripartite afin d’adopter un plan du travail pour l’exécution de ce contrat.

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Le SG de l'UGTT Houcine Abbassi a déclaré

Le secrétaire général de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) Houcine Abbassi a plaidé en faveur du retour d’un dialogue “sérieux”, “responsable” et “cartes sur table” avec le gouvernement, pour faire face à la situation “grave” et “incertaine” que connaît le pays.

Dans une déclaration à la presse, samedi, à Médenine, où il a présidé une conférence régionale sur les caisses sociales, Abbassi a prévenu que l’UGTT ne cédera pas sur les majorations salariales.
“Il n’est pas question de reporter les majorations salariales. Cela est totalement contraire aux accords et aux résultats des négociations. Un Etat qui se respecte doit respecter ses engagements”, a-t-il lancé.

Les faibles ressources de l’Etat, a-t-il encore estimé, peuvent être comblées par la lutte contre la contrebande, la restructuration de l’économie, la poursuite des évadés fiscaux et la révision de la législation fiscale vers plus d’équité. “Il faut une vision logique et judicieuse permettant de trouver des solutions qui ne soient pas au détriment de certaines personnes et pas d’autres”, a souligné le responsable syndical.

S’agissant des caisses sociales, Abbassi a rappelé que l’UGTT a mis en garde contre les problèmes majeurs de ces structures depuis 2006. “Des solutions radicales doivent être trouvées. Elles doivent être concrètes et durables, et non pas de simples mesures provisoires”, a-t-il insisté.

Le secrétaire général adjoint de l’UGTT, Abdelkarim Jrad a présenté, lors de la conférence, une étude effectuée par la centrale syndicale sur la situation des caisses sociales, et comprenant des recommandations à la présidence du gouvernement, au ministère de tutelle et aux directions des caisses, pour les sortir de la crise.

Selon cette étude, les caisses sociales connaissent un déficit permanent qui a atteint, pour la CNRPS (Caisse Nationale de Retraite et de Prévoyance Sociale), quelque 345.8 millions de dinars en 2015, contre 83 millions de dinars en 2010. Les prévisions estiment que le déficit grimpera à 603 millions de dinars en 2016.

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Alors que les besoins en services publics sont plus que nécessaires en ce mois de Ramadan, La Poste tunisienne a fait le choix d’observer une nouvelle grève de trois jours à partir d’hier mardi, mettant ainsi sérieusement à mal la population déjà suffisamment fragilisée.

Dans ce contexte et pour ne pas priver les citoyens des prestations de services de la Poste, le syndicat des agents de La Poste Tunisienne a annoncé, sur sa page officielle Facebook, la reprise du travail dès ce mercredi 22 juin 2016, mais il a décidé de traduire son mouvement de protestation par une demi-heure d’arrêt de travail.

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Le chef de l’État a réussi un incroyable tour de force pour tenter de sortir le pays de la crise, mais il va être difficile à trouver un accord avec le Front Populaire…

Dans une interview accordée jeudi soir à la télévision nationale, le chef de l’État, Béji Caïd Essebsi a réussi un incroyable tour de force qui a fait jaillir la première étincelle qui a rassemblé quasiment toutes les forces autour de sa vision « d’un gouvernement d’union nationale ».

Cependant, l’accord va être difficile à trouver avec le Front Populaire qui considère la proposition du président de la République comme « un aveu de l’existence d’une crise au sein de l’actuel gouvernement qui a échoué sur tous les plans. »

À cet égard, le député du Front Populaire au sein de l’ARP, Jilani Hammami, s’exprimant vendrediau cours d’une émission télévisée à Al Watania, persiste et signe sur la nécessité de « faire d’abord un diagnostic des crises qui secouent le pays, élaborer un plan de sauvetage ensuite, et enfin, suivre les vrais responsables de cette situation désastreuse !

Par ailleurs, le dirigeant du Front populaire Jilani Hammami a précisé à ce propos que « la Tunisie ne peut sortir de sa crise qu’à la faveur de nouveaux choix et programmes nationaux, démocratiques et sociaux », affirmant que l’initiative de son parti « revendique une nouvelle base de discussion.

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Décidément rien ne réconciliera l’Iran et l’Arabie saoudite, pas même le sacro-saint pèlerinage à la Mecque. En effet les émissaires iraniens, dépêchés au royaume des Saoud pour trouver des points de convergence à même de permettre aux Iraniens de sacrifier au rituel du “hadj” ont fait chou blanc, Riyad étant resté intraible sur le différent qui oppose les deux pays, rapporte la presse saoudienne.

“Vendredi à l’aube, la mission iranienne a exprimé le souhait de rentrer dans son pays sans signer les minutes des arrangements”, a dit l’agence de presse saoudienne SPA, bien sûr avec un parti pris qui se voit comme le nez au milieu de la figure. Abdoulmohsen Alias, secrétaire d’Etat saoudien à l’information, en a rajouté une louche en critiquant ce qu’il considère comme un “manque de sérieux” des représentants iraniens. Il a déclaré, lors d’un entretien avec l’agence Reuters : “Il s’agit d’une nouvelle tentative de leur part pour politiser le hadj”.

Les autorités des deux pays butent toujours sur des garanties après le carnage de la dernière édition du “hadj” où plus de 2.000 pèlerins, dont 464 Iraniens, avaient trouvé la mort, écrasés dans une monumentale bousculade. Une tragédie, vous l’imagiez bien, qui n’a pas soigné les relations entre les deux pays, déjà très abimées. En effet les deux puissances régionales ne cherchent même plus à mettre sous le tapis leur animosité et ne se font aucun cadeau quand il s’agit de disputer la suprématie dans la région. En Syrie, au Yémen et au Liban, Téhéran et Riyad mènent une guerre interposée, au risque de faire sauter l’équilibre précaire de toute la région.

Depuis janvier 2016, les liens diplomatiques entre les deux nations sont complètement rompus suite à l’exécution d’un dignitaire chiite en Arabie saoudite. Mais comme elles sont obligées de se parler, vu les choses qui les lient de fait, alors elles ont fait appel à la Suisse pour servir d’émissaire. L’histoire ne nous dit combien les Suisses sont rémunérés pour jouer les bons offices.

En tout cas ce qu’on retient pour le moment c’est que c’est le deuxième échec cuisant des négociations en 15 jours. Rien pour le moment pour calmer l’inquiétude des autorités iraniennes, qui en restent à leur position de ne pas envoyer de pèlerin cette année.

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