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document de Carthage

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Délétère, nauséabond, affligeant. Il n’y a pas d’autres mots pour qualifier le climat politique du pays actuellement. Toute la science politique du monde ne sert à rien pour tenter de décrypter ce qui se passe en ce moment sur la scène politique. La Tunisie est entrée dans la démocratie par la mauvaise porte : Le régime parlementaire, avec scrutin proportionnel. Non pas que ce système soit mauvais en soi, mais il sied aux citoyens qui en ont la maturité. On est loin, très loin, de pouvoir en dire autant pour les Tunisiens. Le chef de l’Etat, Béji Caid Essebsi, en a rajouté aux problèmes du pays en sortant de sa tête un OVNI politique qui ne pouvait prospérer que dans cette Tunisie post-révolutionnaire de tous les possibles : Le Pacte de Carthage, après le prétendu échec du gouvernement de Habib Essid sur lequel d’ailleurs il y a beaucoup à dire, et surtout nuancer. Mais le plus important pour nous, présentement, c’est ce Document de Carthage, dont la première version n’a pas donné la preuve de son efficacité, sinon on n’aurait pas besoin d’une deuxième, une deuxième d’ailleurs dont on connait par avance l’issue. Qu’est-ce que la Tunisie aura gagné dans cette agitation qui a fait perdre un temps précieux (le Document n’est toujours pas signé d’ailleurs) ? Rien…

Pendant que les citoyens ont la tête ailleurs (les commerçants fraudeurs à la faveur du Ramadan, la montée des prix, la Coupe du Monde…), le microcosme politique local fait ce qu’il sait faire le mieux : De la surenchère, des manoeuvres dilatoires, de la diversion pour faire oublier son incompétence notoire et son absence totale de vision pour le pays, et encore plus de programme alternatif crédible pour nous tirer de ce mauvais pas. Ce tintamarre autour de l’éviction du chef du gouvernement, Youssed Chahed, un mouvement impulsé et alimenté par l’UGTT, et opportunément rejoint par le directeur exécutif de Nidaa Tounes, Hafedh Caïd Essebsi, aurait pu passer si le pays allait mieux. Mais dans ce contexte économique difficile, où la Tunisie est surveillée comme du lait sur le feu par le FMI, où le gouvernement, lesté par le peu d’atouts qu’il a à présenter aux bailleurs, n’ose même pas s’aventurer sur le marché international de la dette, poser des actes qui déstabilisent encore plus le pays est proprement criminel et mérite, je pèse mes mots, le qualificatif de haute trahison.

Ils n’ont pas retenu les leçons du 6 mai

On avait fini par oublier ces derniers jours que la centrale syndicale est l’initiateur du projet de changement du patron du gouvernement, tant le directeur exécutif de Nidaa Tounes est apparu, dans la presse, comme l’activiste majeur de cette affaire. HCE a certes rejoint la fronde anti-Chahed dans le tard, mais il ne faut pas oublier qu’on lui prête ces desseins depuis un bon moment. Mais faire ça maintenant, alors que son papa fait tout pour sauver la tête de Chahed face à l’irréductible SG de l’UGTT, Noureddine Taboubi, c’est à tout le moins mettre en difficulté le président de la République. Mais HCE n’est pas un problème que pour son père, il l’est aussi pour son parti, une machine de guerre qu’il a pratiquement démolie. La déroute des municipales en est la parfaite illustration, après les vagues de démissions au sein du groupe parlementaire et l’érosion massive des militants de la première heure.

Les élections de 2019 pourraient être l’épilogue de cette descente aux enfers. Mais pour le moment personne ne s’est décidé à freiner le fils du chef de l’Etat. D’abord ce dernier, qui s’obstine à garder le silence face aux dégâts provoqués par son fils, qui est entré par effraction dans la politique, par la seule force de son patronyme. Ensuite le silence coupable des membres de la direction du parti, qui font exactement comme l’ex-SG Mohsen Marzouk, qui avait préféré la fuite…

Les électeurs auraient pu régler le problème HCE, mais voilà, il les fuit comme la peste. On avait cru à un moment qu’il allait se jeter dans la mêlée des municipales partielles d’Allemagne, mais après avoir sous-pesé ses chances, il a préféré reculer. Idem pour le Congrès électif de Nidaa Tounes, qu’il repousse sans cesse. Et il a bien raison de craindre ce rendez-vous. Le communiqué qu’il a posté mardi 22 mai 2018 dans la soirée sur sa page Facebook, avec ce qu’il faut en réaffirmation de soutien affiché au chef de l’Etat, laisse penser qu’il a mis beaucoup d’eau dans son jus et qu’il a décidé de ne plus se mettre au travers du chemin de son père. A le lire, entre les lignes, on ne devrait plus entendre HCE réclamer la tête du poulain du président de la République, du moins publiquement. Cela devrait suffire au bonheur de BCE. Cela devrait suffire aussi pour stopper les séances de double langage que Ennahdha a commencées, autour du départ de Chahed. Cela permettra surtout de fermer un épisode politique malheureux et dangereux, et retirer aux partis au pouvoir leurs munitions pour leur laisser le temps de méditer sur les leçons amères des municipales, ce que manifestement ils n’ont pas encore fait.

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Sacrée et consacrée par l’Occident comme étant l’unique démocratie du monde arabe, la Tunisie oublie depuis bientôt huit ans, que sans une économie bancable, la démocratie reste aussi inutile qu’une bague dans le doigt d’un va-nu-pieds. La même Tunisie oublie encore, depuis 2011, que démocratie sans stabilité, n’est que leurre de pouvoir, règne de la médiocrité , lobbycratie et même «corruptocratie».

Cela s’appelle «l’éléphant dans la chambre», ou le sujet dont tout le monde est conscient, mais dont personne ne veut parler. A quelques jours de la réunion des signataires du document de Carthage, sous la menace renouvelée de l’UGTT, d’en sortir, il est espéré que ceux qui s’apprêtent à sceller l’avenir de tout un pays se décideront à parler de cet éléphant, avant qu’il ne fasse du pays un magasin de porcelaine.

Personne n’en parle ni ne veut en parler, mais les 3 piliers de la croissance que tout un pays cherche et dont l’absence ou le peu de présence, peut décider du départ du chef du gouvernement, la croissance étant le générateur de toutes les autres actions de développement, comme l’emploi, l’amélioration du pouvoir d’achat, l’amélioration de la santé du Dinar devant l’Euro et le Dollar, ainsi que de tous les autres radios de l’économie. Ces trois piliers, sans lesquels il est impossible, sinon très difficile, de réaliser une croissance, porteuse de développement, sont :

  • Stabilité sécuritaire.
  • Stabilité sociale
  • Stabilité politique

Il n’est un secret pour personne que le dernier gouvernement en place a réussi à apporter une certaine stabilité sécuritaire. Elle est fragile et nécessite une veille de tous les instants, mais elle est là depuis 2016. Le retour du tourisme reste le meilleur témoin sur cette réussite. Il faut juste rappeler que, théoriquement, on ne change pas une équipe, ou même un ou deux ministres, qui gagnent. Le faire, c’est réintroduire l’instabilité dans un département qui, à l’image du pays, l’autorité et la gouvernance restent d’abord une question d’hommes avant d’être une question de structures.

Côté social, c’est plus l’instabilité que la stabilité et ce depuis 2011. Une instabilité qui empêche toujours, selon le dernier communiqué de l’INS sur les niches de croissance, les secteurs du phosphate et des carburants de réaliser la valeur ajoutée qui était la leur avant 2011.

Et bien que les ressources de l’Etat aient été déjà largement épuisées par les hausses salariales qui n’ont apporté que plus d’inflation, et que ses caisses se tarissent à vue d’œil, les mouvements sociaux, soutenus par tous les partis politiques et toutes les organisations syndicales, ne s’arrêtent toujours pas. En mars 2018, selon le rapport de l’observatoire social tunisien, et à ne considérer que les mouvements de protestation spontanée, ce sont 87 mouvements de nature économique, 133 de nature sociale, 83 de nature politique, 90 dans l’éducation, 198 de nature administrative, 32 de nature sanitaire et 78 de nature sécuritaire, pour ne parler que de cela.

Tous, des mouvements qui ne participent guère à la stabilité sociale nécessaire à l’attrait des investisseurs, locaux et internationaux. Cela, même si tous ces mouvements pourraient aussi être lus comme un bon signe de santé démocratique. Des mouvements aussi, qui sont toujours, à tort ou à raison, soutenus par le principal syndicat ouvrier qui en fait, volontairement ou involontairement, un moyen de maintenir élevée la pression sur un gouvernement qui ne vaut, pour l’UGTT, que par ce qu’il donne, en augmentations et autres privilèges.

L’instabilité est aussi, depuis plus de sept ans, la caractéristique principale de la scène politique tunisienne. Ce sont ainsi 3 chefs d’Etat, 7 gouvernements et leurs chefs, avec une moyenne d’un nouveau tous les 18 mois, et deux assemblées de représentants du peuple. Des assemblées où le tourisme politique a consacré l’instabilité dans les rangs des députés. Instabilité aussi dans les rangs du principal parti du pouvoir qu’est Nidaa Toues qui s’étaient divisé en au moins 4 petites formations. Cela sans compter Ennahdha qui a enfanté Hizb Ettahrir.

Mais le plus dangereux dans cette instabilité restera celui qui secoue toujours La Kasbah où presque personne n’a réussi à gouverner comme il le veut ou comme il se doit et où très peu ont réussi à appliquer les réformes que tout le monde connaît et tout le monde empêche de se mettre en place. Le dernier des coups de pioche qu’on enfonce, depuis 2014 au moins, dans les murs de La Kasbah, est celui qu’assomment depuis quelques les signataires du «Document de Carthage 2.0».

Une instabilité qui, quel que soit le choix de la personnalité, impacte et impactera la capacité de tout chef du gouvernement à mettre à exécution toute feuille de route dont on le charge. Une instabilité aussi, qui rendra difficile à tout chef de gouvernement de se faire obéir par une Administration qui voit changer presque chaque année sa hiérarchie. Une instabilité encore, qui déstabilisera toute négociation avec les bailleurs de fonds et retardera, sinon mettra en danger, les chances d’un rebondissement rapide de la situation économique et financière. Une instabilité enfin, qui risque fort d’emporter les prémices de la reprise qui commencent à se dessiner et qui pourraient se confirmer. «L’inflexion de la courbe du chômage est le vrai marqueur de l’embellie perceptible de l’économie tunisienne (+2.5% de taux croissance au 1er trimestre 2018 en termes de glissement annuel) », disait le statisticien Hassen Zargouni. C’est l’instabilité qui casser tout cela.

Khaled Boumiza

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Une réunion de la commission des experts est prévue, mardi 15 mai 2018, pour convenir de la version finale du projet du Document de Carthage 2, a annoncé, lundi, Saida Garrache, porte-parole de la présidence de la République.

Une autre réunion sera organisée en fin de semaine entre les partis politiques et les organisations signataires du Document de Carthage, sous la présidence du chef de l’Etat, Béji Caid Essebsi, pour trancher sur les différentes questions, a-t-elle ajouté.

Dans une déclaration de presse, à l’issue de la réunion des signataires du Document de Carthage, Garrache a indiqué que la réunion de ce lundi a porté sur l’évaluation du Document de Carthage 2.
Les décisions seront prises lors de la réunion finale prévue durant le week end prochain en présence du président de la République, a-t-elle assuré.

De son côté, le président du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, a déclaré qu’une série de propositions ont été émises de la réunion et seront présentées à la commission des experts.
Les propositions s’articulent, pour l’essentiel, autour du plan de salut national qui sera adopté par le gouvernement et qui comprend, notamment, l’activation du partenariat entre les secteurs public et privé, a-t-il fait savoir.

S’agissant de la position d’Ennahdha du remaniement ministériel, Ghannouchi a déclaré que le plus important réside dans la portée du programme et la compétence de ceux qui seront chargés de l’exécuter. Il a ajouté que son parti soutient le consensus et toute initiative visant à sauver le pays.
Le président de la République avait souligné, lors de l’ouverture de la réunion des signataires du Document de Carthage, l’impératif de s’accorder sur la politique à adopter et sur ceux qui sont les plus aptes à l’appliquer.

Le chef de l’Etat a, aussi, indiqué avoir pris connaissance du Document de Carthage 2 qui comporte une mise à jour du premier document.

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Le chef de l’Etat tunisien a présidé ce matin la dernière réunion des signataires du Document de Carthage qui devrait en mettre en place un 2ème, lequel sera la feuille de route du gouvernement. Au cours de son discours d’introduction, BCE a rappelé les circonstances de la naissance du gouvernement d’union nationale. S’adressant au SG de l’UGTT, le chef de l’Etat a indiqué : «nous tenons à ce que l’UGTT fasse partie de ce Document, mais pas avec tous ses problèmes, car ses problèmes avec le gouvernement ne font pas partie de cette assemblée. La même chose pour Ennahdha, Nidaa et autres». BCE taclait ainsi le tout-puissant syndicat ouvrier, le rappelant presqu’à l’ordre du jour, pour s’en tenir aux clous de la réunion des signataires.

Parlant de cet ordre du jour, le chef de l’Etat tunisien précise : «nous voulons qu’après notre accord sur la feuille de route, à laquelle chacun prendra en partie part, qu’on définisse les priorités», dont il a dit qu’il y a déjà une liste définie, ajoutant que c’est «le gouvernement qui sera chargé de la mettre en application et en sera responsable. Et dans les priorités, il faut qu’il y ait des concessions», précisant que cette liste est très détaillée, mais ne contient pas tout ce que chaque partie demande, laissant la porte ouverte à plus de discussions autour de la liste des priorités.

Evoquant le sujet qui préoccupe tout le monde en Tunisie depuis quelques semaines, Béji Caïed Essebssi a dit : «j’entends par-ci et par- là qu’on doit changer de gouvernement. Ce n’est pas là la question. Il faut d’abord qu’on s’entende sur quelle politique devrons-nous appliquer. On verra après qui est le plus habilité à appliquer cette politique. Chaque chose en son temps». Il mettait ainsi un coup d’arrêt, non sans les habituelles ambiguïtés de ses discours, aux informations disant que ce lundi sera scellé le sort du gouvernement de Youssef Chahed.

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Alors que toute la scène politique tunisienne grouillait de nouveau de palabres au sujet du sort du gouvernement de Youssef Chahed, ce dernier terminait la semaine en audience avec le chef de l’Etat, parlant de «la situation générale dans le pays et les derniers préparatifs pour le mois du Ramadan et la saison estivale touristique», selon le laconique communiqué du palais de Carthage.

Il faut dire que le mauvais résultat de Nidaa Tounes, le parti du chef du gouvernement tunisien, n’a pas contribué à faire taire les critiques quant à sa gestion et à ses résultats, bien au contraire. Ceci, même si les électeurs des Municipales 2018 ont mélangé les enjeux entre législatives et municipales et ont sanctionné tout le monde dans un «ni-ni» résonnant d’abstention.

Toujours est-il que la question du sort de Youssef Chahed et de son gouvernement revient au devant de l’actualité. Dada de Noureddine Taboubi qui n’avait arrêté sa campagne anti-GUN (gouvernement d’union national) que le temps de constater l’amer échec de son bras de fer avec Chahed sur la question des enseignants du secondaire, cette question redevient d’actualité, après les municipales et à une année des législatives et des présidentielles.

  • BCE ferait-il d’une pierre deux coups ?

Il semblerait, croit-on savoir, que le chef de l’Etat entre les mains de qui se trouverait désormais le sort du chef du gouvernement, pourrait être tenté de faire d’une pierre deux coups et même plus. D’abord donner le coup d’envoi à la restructuration du parti politique qui l’a propulsé à Carthage. Une restructuration qui devient plus que nécessaire, vitale pour Nidaa Tounes afin de préserver ses chances de résistance à la prochaine vague d’élections, celle des législatives et celle de la présidentielle. Une restructuration qui devrait commencer par le retour en son sein de tous les enfants prodiges qui l’avaient quitté, depuis que Nidaa Tounes a été confié à BCE Jr. L’éloignement de ce dernier pourrait se faire, selon nos sources, à travers la nomination de Youssef Chahed à la tête de Nidaa, d’autant que l’actuel chef de gouvernement aurait gardé de bonnes relations avec tous les enfants prodiges et pourrait les convaincre de retourner au bercail, afin d’éviter que ne sombre le parti-mère, dont les fameuses fissures n’avaient pu donner naissance qu’à des formations politiques sans perspectives, tels qu’en font foi les résultats des municipales 2018.

Faisant ainsi, BCE pourrait contenter tous ceux qui avaient quitté Nidaa, à cause de leurs désaccords avec Hafedh Caïed Essebssi ou BCE Jr dont l’échec aux municipales a démontré le grave déficit de charisme et l’incapacité à rendre à Nidaa le pouvoir fédérateur de tous ceux qui sont contre les visées expansionnistes d’Ennahdha et lui redonner l’éclat des années d’après la révolution de 2011.

Avec Chahed à la tête de Nidaa en lieu et place de BCE Jr, le patriarche de Nidaa et chef de l’Etat qu’il est, contentera aussi tous, chez les partenaires sociaux et les partis politiques de l’opposition notamment, qui demandent le départ de Youssef Chahed et revendiquent un nouveau chef de gouvernement pour le nouveau Pacte, ou Document de Carthage, censé être la nouvelle feuille de route pour tout gouvernement.

  • Chahed, entre élagage de son gouvernement et délestage

Un second scénario de sortie de crise politique serait aussi en voie de maturation chez le locataire de Carthage. C’est un scénario qui pourrait assurer la stabilité politique, quoiqu’aléatoire, dont a nécessairement besoin toute la scène politique pour se reconstruire après le tsunami des municipales qui a fait naître la nouvelle force politique des indépendants.

Un scénario aussi, qui pourrait lui permettre de caresser son actuel partenaire politique qu’est Ennahdha, en évitant d’évincer un Youssef Chahed contre le départ duquel s’est récemment prononcé le leader d’Ennahdha. Cela, tout en amadouant le courroux de l’UGTT contre lui, en lui accordant le minimum, c’est-à-dire un remaniement qui pourrait emporter un certain nombre d’actuels ministres, conseillers et secrétaires d’Etat.

L’exercice de délestage, couplé à un élagage, pourrait aussi être de nature à calmer certaines ardeurs et éviter de déstabiliser les relations du pays avec ses bailleurs de fonds et perturber le programme de réformes structurelles, qui reste une nécessité absolue, quels que soient le gouvernement ou le chef du gouvernement.

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Le secrétaire général de l’union générale tunisienne du travail (UGTT), Nourredine Taboubi a déclaré, jeudi à Mahdia, que le citoyen tunisien a commencé à perdre espoir d’une vie meilleure en bénéficiant d’un accès équitable aux services de santé, aux prestations administratives et aux commodités de la vie, ce qui constitue, selon lui, une menace pour le processus politique et démocratique dans le pays.
Taboubi a ajouté, dans une déclaration aux médias, en marge de l’ouverture du 11e congrès ordinaire de l’union régionale du travail à Mahdia, que les résultats des élections municipales du 6 mai 2018 sont un message clair du peuple tunisien à la classe dirigeante.
Le Secrétaire général de l’UGTT a indiqué que la bataille de l’organisation ouvrière est une bataille sociale et économique face aux grandes questions épineuses de l’heure.
Après la dernière lecture du document de Carthage 2 par les présidents des partis et des organisations nationales, il ne reste plus qu’à déterminer le profil de l’équipe gouvernementale capable de mener la phase restante“, a-t-il dit.
Taboubi, qui était accompagné des membres de la commission administrative de l’UGTT, a souligné que le pays ne peut plus attendre et il est nécessaire d’envoyer des messages positifs aux gens.
De son côté, le secrétaire général adjoint de l’UGTT, Sami Tahri, a souligné que le document de Carthage doit porter sur la stabilité politique et sociale et non pas sur la cession des entreprises publiques.

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La Commission des experts du Document de Carthage a abouti à l’élaboration d’un document de plus de 100 points à caractère politique, économique et social, a déclaré samedi à l’agence TAP Noureddine Arbaoui, membre de la Commission.
Une fois adopté, ce document devrait définir le programme d’action du gouvernement, que ce soit avec la présente composition gouvernementale ou après son remaniement“, a-t-il souligné.
D’après Arbaoui, le travail de la commission demeure inachevé jusqu’à l’examen des points litigieux par la Commission des présidents (Présidents des partis politiques et des organisations signataires du Document de Carthage).
Selon lui, les signataires du Document de Carthage ont validé 95% des points prévus par ce document et plus particulièrement les points à caractère économique et social.
“Ce document a envisagé certains points politiques relatifs notamment aux Instances constitutionnelles, à la Cour constitutionnelle et à la loi électorale”, a-t-il ajouté, faisant remarquer que d’autres points, notamment la restructuration du gouvernement, ont été confiés à la Commission des présidents.
Réunis le 3 mars 2018 sous la présidence de la République, Béji Caïd Essebsi, les signataires du Document de Carthage avaient décidé la création d’une Commission qui aura pour mission de définir les priorités de l’économie nationale et de proposer les réformes y afférentes.
La commission est composée de deux représentants de chaque parti et de chaque organisation signataires du Document de Carthage.

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Sauver la Tunisie, son économie, une nécessité absolue, doublée d’une urgence, tout le monde en convient, même les esprits les plus retors. Le problème c’est comment, par quels voies et moyens. A ce niveau la cacophonie est de sortie, les désaccords profonds. Et c’est justement ce qui prive le gouvernement de la mobilisation de toutes les énergies vers le sursaut qui va tirer la Tunisie de ce mauvais pas. A en croire les bruits émanant de la rue, la potion proposée – la Loi de finances 2018 – par le chef d’orchestre, Youssef Chahed, adoubé par le principal bailleur de la Tunisie, le FMI, est trop amère. Si on se tourne du côté des partis politiques, le mécontentement, certes dicté par des calculs électoralistes et des intérêts partisans, est aussi criant. Les défections autour du Document de Carthage l’illustrent à merveille. Si on prend le pouls des organisations nationales phares, signataires du Pacte de Carthage auquel le chef du gouvernement doit sa légitimité, la discordance est de mise. Les sons de cloche entre l’UTICA, l’UGTT et l’UTAP sont tellement différents que la seule chose qu’on retient est la défense des intérêts des parties, exactement comme le font les partis politiques.

Majoul plus coriace que Bouchamaoui !

L’ex-présidente de l’UTICA, Wided Bouchamaoui, que ses soutiens ont suppliée de rester à la tête de la centrale patronale, disent-ils, a bataillé jusqu’au bout contre la Loi de finances 2018 et ce, dans tous les déplacements qu’elle faisait dans le pays. Elle s’est retirée certes, pour panser ses plaies et se recentrer sur son business, mais elle a laissé une empreinte et surtout des dernières volontés, un héritage prégnant. Dans son discours lors du Congrès électif, elle a demandé aux patrons de ne pas s’accoquiner avec le personnel politique, ce qui en dit long sur la cote d’amour des politiciens chez les entrepreneurs, mais elle a aussi demandé à ses collègues de ne pas brader leurs intérêts et de se défendre énergiquement. Choses que manifestement le successeur de Bouchamaoui, Samir Majoul, a l’intention de faire. Il l’a dit haut et fort dans une radio privée de la place, Shems FM et un de ses collaborateurs, Khaled Sallemi, l’a martelé à Africanmanager. Mieux, le nouveau patron des patrons va tenter de faire graver sur le marbre les préoccupations de son organisation, en demandant qu’un volet économique soit inséré dans le Document de Carthage. Nous ne sommes pas sûrs, à ce stade, que l’UTICA obtiendra gain de cause, mais on peut être certain qu’elle va tirer dans les pattes de Chahed, exactement comme l’a demandé Bouchamaoui. Mais peut-on reprocher à la centrale patronale de demander la lune, alors que médecins, enseignants, ouvriers des chantiers, juges et tous ceux qui s’activent dans ce pays le font ?!

Taboubi ne lâchera rien

Le secrétaire général de l’UGT T,  Noureddine Taboubi, est revenu samedi 27 janvier 2018 sur un de ses exercices favoris en ce moment : Tirer sur la classe politique et lui donner des cours magistraux. En a-t-il le droit, la légiitmité, la compétence ? C’est aux principaux intéressés, les politiciens, de le dire. Ce qu’on constate en tout cas c’est qu’ils ne mouftent pas face aux sorties au vitriol, répétées, du leader de la centrale syndicale. “La Tunisie fait face à des difficultés socioéconomiques qui imposent la conjugaison des efforts de tous“. Les partis politiques sont appelés à prendre leurs responsabilités pour offrir au pays un climat démocratique sain, respirable. C’est la dernière leçon administrée par Taboubi et rapportée par la TAP. C’était lors du neuvième congrès ordinaire de l’Union régionale du travail à Ben Arous. On ne prend pas beaucoup de risques en affirmant que là encore, comme les fois précédentes, les partis politiques ne piperont pas mot, ne répliqueront pas. Taboubi a peut-être raison, finalement, de dire ce qu’il dit. Mais il n’a pas dit que ça, il a aussi fait savoir que l’UGTT entend jouer son rôle national et politique, notamment pour imprimer sa marque dans les politiques ayant trait à la justice fiscale, la réforme des systèmes éducatifs et sanitaires et la mise en place d’un autre modèle de développement. Autre engagement de Taboubi, lequel assurément terrorise Chahed, à la tête d’un Etat qui dépense déjà trop pour ses fonctionnaires : l’UGTT ne lâchera rien sur les échéances fixées pour les négociations sociales. Comprenez par là les discussions autour des hausses de salaire. Au moins le chef du gouvernement est averti !

Zrar a des demandes, comme les autres 

L’UTAP était également de sortie samedi 27 janvier 2018. Décidément c’était une journée faste ! “L’agriculture est un secteur qui peut résoudre les problèmes de la Tunisie“, a déclaré le chef de file des agriculteurs et des pêcheurs, Abdelmajid Zar, lors de l’ouverture du 12ème congrès de l’Union régionale de l’agriculture et de la pêche de Nabeul. Il n’a pas tort quand il dit que son secteur “offre plusieurs solutions réelles qui pourront résoudre les problèmes du secteur, tels que l’exploitation des terres domaniales abandonnées, alors que des milliers de jeunes sont au chômage“. Entre autres doléances, il a demandé – lui aussi, comme tout le monde ! – que le gouvernement mette le paquet sur la stratégie de dessalement de l’eau de mer pour résoudre les problèmes cycliques de sécheresse, qui vont monter crescendo avec le réchauffement climatique. C’est justement l’objet du déplacement du ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Samir Taieb, à Djerba, dit-il, un voyage qui lui a valu bien des déboires à l’ARP, où il devait se présenter face à des députés très remontés et qui avaient une tonne de reproches à lui faire. Les élus n’ont pas du tout apprécié le fait que Taieb leur pose un gros lapin, et l’ont fait vertement savoir en boycottant la séance plénière à laquelle pourtant assistait le secrétaire d’Etat qui sans doute maitrise les dossiers aussi bien que son patron, voire plus. Une séance plénière ajournée, une de plus. C’est toute la Tunisie qui perd dans cette affaire un temps précieux, un luxe que pourtant elle ne peut plus se payer…

Le pays ne manque pas de projets, en dépit des lenteurs administratives et autres grains de sables – litiges fonciers surtout – dans la machine. Pas plus tard que le samedi 27 janvier 2018, on a appris que le gouvernement va se pencher, le 02 février 2018, sur le projet du port en eaux profondes d’Enfidha et que les études géotechniques pour la construction du barrage de Boulaâba, dans la délégation de Kasserine-nord, ont démarré. Donc des choses intéressantes pour l’économie du pays il s’en passe, ce qui fait défaut c’est une vraie unité nationale et une convergence de vues autour des intérêts supérieurs de la nation. La classe politique et les organisations nationales ont tort de minorer la capacité de nuisance de cette désunion.

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Les sondages de Sigma Conseil dévoilés le samedi 20 janvier 2018 le démontrent : Nidaa Tounes et Ennahdha, en instance de divorce, un hameçon factice auquel personne n’a vraiment mordu, tiennent encore le pays, mais de façon très ténue. Avec des scores très faibles en termes d’intentions de vote pour les prochaines municipales et législatives, ils pulsent encore mais sur un champ de ruines que le désenchantement de leurs électeurs a ravagé davantage. Et avec la masse d’abstentionnistes et d’indécis parmi les citoyens que les collaborateurs de Hassan Zargouni ont sondés, les deux ténors de la scène politique locale, dont la popularité s’est sérieusement érodée, ont du souci à se faire. Mais tout ce bouillonnement a une autre conséquence, encore plus grave car impactant la trajectoire du pays : Le socle du gouvernement d’Union nationale fond comme neige au soleil. L’équipe de Youssef Chahed n’est maintenant composée que d’éléments du mouvement Ennahdha, de Nidaa Tounes et du parti Al-Massar. Quant au Document de Carthage, qui est à l’origine de l’installation de Chahed à la Kasbah, de moins en moins de formations politiques lui sont fidèles. Le chef du gouvernement compte désormais ses soutiens sur les doigts d’une main : Ennahdha, Nidaa Tounes, Al Massar, Al Moubadara et de l’Union patriotique libre (UPL). Les difficultés du pays ne seront pas qu’économiques en 2018…

Après le mouvement Echaâb, le parti Al-Jomhouri et le parti Afek Tounes, Machrou Tounes vient de se joindre aux partis qui se sont retirés du Pacte de Carthage et du gouvernement piloté par Youssef Chahed. Pour le parti conduit par Mohsen Marzouk, le gouvernement actuel ne peut être qualifié de gouvernement d’union nationale dans la mesure où il est dominé par Ennahdha et Nidaa.
Il a, dans ce sens, appelé à réviser “le processus du Document de Carthage” et à former un gouvernement de compétences nationales. Le Document de Carthage est “dépassé“. Il ne peut plus représenter un cadre idoine pour l’application des accords convenus, d’après Machrou Tounes.
Selon lui, le gouvernement de coalition Ennahdha-Nidaa est désormais incapable d’apporter des solutions pour sortir le pays de la crise.

Début novembre dernier, “Al-Joumhouri” avait critiqué le Document de Carthage et quitté le navire de Chahed après avoir accepté la démission d’Iyed Dahmani, seul représentant du parti au gouvernement. Pour le parti, le gouvernement d’union nationale est désormais incapable de réaliser les priorités du Document de Carthage en l’absence d’une approche réformatrice cohérente.
Quant au mouvement Echaâb, il a estimé que le Document de Carthage a dévié de ses véritables objectifs. “La Tunisie a aujourd’hui besoin de nouveaux horizons pour jeter les jalons d’un projet national audacieux qui vient rompre avec la médiocrité et la mauvaise gouvernance et engager de grandes réformes de développement“, a-t-il affirmé. “Bien que nous ne soyons pas représentés dans le gouvernement, nous sommes directement concernés par la situation actuelle du pays“, a souligné le mouvement Echaâb.

Yassine Brahim, chef de file du parti Afek Tounes a estimé, quant à lui, que l’alliance entre Ennahdha et Nidaa a considérablement fragilisé l’unité nationale. La politique de consensus entre Ennahdha et Nidaa Tounes a échoué et vidé le Document de Carthage de tout sens, a-t-il affirmé.
Le 19 décembre 2017, le conseil national d’Afek Tounes avait pris la décision de se retirer du gouvernement. Les représentants du parti, deux ministres et deux secrétaires d’Etat ont choisi de démissionner du parti, mais ont été maintenus à leurs postes ministériels.

Après son retrait fin 2016 du gouvernement et du Document de Carthage, l’Union patriotique libre (UPL) avait rejoint le 13 novembre 2017 le Document de Carthage. Bien qu’il ne détienne plus de portefeuilles ministériels, l’UPL a annoncé son retour au Document de Carthage et son soutien au gouvernement d’union nationale. L’annonce a été faite à l’issue d’une réunion de concertation regroupant Nidaa Tounes, Ennahdha et l’UPL.

Le président de la République Béji Caïd Essebsi avait proposé, le 2 juin 2016, la formation d’un gouvernement d’union nationale qui bénéficie de l’appui de la majorité des sensibilités politiques et sociales.
Les concertations autour de l’initiative présidentielle avaient abouti, le 13 juillet 2016, à la signature du “Document de Carthage”, un document de synthèse qui définit les priorités du gouvernement d’union nationale.
Le document de Carthage a été signé par les partis de Nidaa Tounes, Ennahdha, l’UPL, Afek Tounes, Machrou Tounes, le mouvement Echaab, l’Initiative Destourienne, le Parti Républicain (Al-Joumhouri) et la Voie Démocratique et Sociale (Al-Massar) et l’Union générale tunisienne du Travail (UGTT), l’Union tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTICA) et l’Union tunisienne de l’Agriculture et de la Pêche (UTAP).

Faut-il écouter Morjane ?

Le président du parti Al Moubadara, Kamel Morjane a déclaré le samedi 20 janvier 2018 à Nabeul que la Tunisie traverse une situation difficile. “Je n’aimerais pas être à la place du chef du gouvernement“, a-t-il lancé, soulignant que son parti s’attache aux objectifs du Document de Carthage et défend l’idée d’unité nationale et de consensus dont le pays a “fortement besoin“.
Présidant cet après-midi la commémoration du 66e anniversaire de la révolution du 18 janvier 1952, Morjane a estimé que la Tunisie a plus que jamais besoin d’une évaluation objective de la situation, en particulier de la part des parties qui veulent aider le pays et interagir positivement avec ce qui se passe.
Al Moubadara, a-t-il insisté, continue de soutenir le gouvernement et appelle toutes les parties à faire prévaloir l’intérêt national et à privilégier le travail consensuel. Le parti n’appuie pas non plus l’idée de changer le gouvernement tous les six mois ou tous les deux ans, d’autant, a-t-il dit, que la Tunisie n’a pas besoin de vivre des crises politiques successives.

Concernant le fait de confier à des membres du gouvernement la coordination des activités de leur parti lors des élections municipales, Kamel Morjane a estimé qu’une telle décision “est quelque peu difficile dans la mesure où le processus démocratique en Tunisie n’en est qu’à ses débuts“.
Si le chef du gouvernement est d’accord et juge que cela n’a pas de conséquences sur son gouvernement, c’est son droit. Mais il doit en assumer la responsabilité“, a ajouté Morjane.
Rappelons que Nidaa Tounes avait annoncé le 8 janvier 2018 la création d’un Conseil national en charge du suivi des élections municipales et de l’accompagnement des listes électorales du parti et la désignation de 29 délégués au sein des différentes coordinations régionales du parti pour assurer le suivi des élections municipales. Ce Conseil est composé, entre autres, de ministres et de secrétaires d’Etat en exercice, des conseillers à la présidence de la République ainsi que des députés à l’ARP. L’affaire a fait grand bruit et continue d’en faire, jusqu’à ce que l’ISIE (Instance Supérieure Indépendante pour les élections), en s’appuyant sur la législation en la matière, sorte du bois pour clamer haut et fort le bon droit de Nidaa Tounes à procéder de la sorte. Pas sûr que sa voix, même drapée avec la loi, aide à dépassionner le débat, surtout pour un organisme dont l’élection du président a été incroyablement compliquée, entre calculs, tambouille politicienne et psychodrames à l’ARP, jusqu’à jeter l’opprobre sur sa neutralité…

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Le Mouvement “Machrou Tounes” a annoncé, jeudi, son retrait du Document de Carthage.
Le parti déclare, en outre, “ne plus soutenir le gouvernement d’union nationale” et demande “le changement du gouvernement”. “Le gouvernement, dans sa composition actuelle, ne peut plus assurer la stabilité”, lit-on dans une déclaration dont la TAP a eu une copie.
D’après le parti, le processus du Document de Carthage est “terminé” et “n’est plus capable de faire appliquer les accords convenus”.
Le parti tient, par ailleurs, à saluer les efforts du président Béji Caïd Essebsi “pour sauver ce processus”.
Machrou Tounes tient, jeudi, à Tunis, une conférence de presse pour expliquer la position du parti et jeter la lumière sur cette question.

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Le président de la République, Béji Caïd Essebsi et les parties signataires du Document de Carthage ont convenu que l’année 2018 sera l’année de la santé et de l’école publiques, a indiqué vendredi le secrétaire général de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), Noureddine Taboubi.
Taboubi s’exprimait à l’issue d’une réunion tenue ce matin au palais de Carthage, sous la présidence de BCE et à laquelle ont pris part les différentes parties signataires du Document de Carthage.
Dans une déclaration aux médias, le secrétaire général de l’UGTT a indiqué que l’amélioration de la situation économique et sociale du pays commence par l’amélioration de ces deux secteurs clés pour la société tunisienne. “Notre dialogue sera focalisé, durant la prochaine période, sur l’aspect économique et social en vue d’identifier une vision claire et globale pour sauver le pays et trouver des solutions concrètes à l’inflation des prix et à la situation des classes sociales les plus démunies“, a ajouté Taboubi.

De son côté, le directeur exécutif de Nidaa Tounes, Hafedh Caïd Essebsi, a déclaré : “Nous nous sommes mis d’accord sur la nécessité de tenir un dialogue social et économique dans la prochaine période en vue de mettre en place une feuille de route à laquelle s’aligneront les différentes parties politiques et sociales“. Une réunion se tiendra la semaine prochaine pour discuter des dates et étapes principales de ce dialogue, a-t-il dit.
Selon lui, d’autres réunions entre les différents signataires du Document de Carthage devraient succéder à la réunion d’aujourd’hui. Plusieurs parties, dont Nidaa Tounes ont appelé à un dialogue national social et économique, a-t-il souligné. Le gouvernement fait de son mieux avec les moyens existants, estime-t-il.

Pour Rached Ghannouchi, président du mouvement Ennahdha, la réunion était positive. Elle a permis de dresser une évaluation objective de l’année dernière. Selon lui, les participants à la réunion ont discuté par la même occasion les perspectives pour l’année prochaine. “Nous nous réunirons davantage pour mieux discuter des grandes lignes pour l’avenir“, a-t-il ajouté. Selon lui, les présents à la réunion ont mis en valeur les acquis et réalisations du gouvernement et ont discuté des points négatifs et positifs de l’action du gouvernement durant l’année passée surtout en ce qui concerne le développement régional.

Le secrétaire général du mouvement Echaab, Zouhair Maghzaoui, a pour sa part, estimé que “l’absence d’une stratégie claire mettant en œuvre les principes du Document de Carthage a conduit le pays à cette situation critique de crise“.
Certes, nous ne sommes pas représentés dans le gouvernement mais nous sommes directement concernés par la situation actuelle du pays“, dit-il.

La présidente de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat, Wided Bouchamaoui a, quant à elle, affirmé que l’UTICA s’est engagée à donner la priorité à l’économie et à préconiser un modèle économique clair. Un groupe restreint se chargera de l’élaboration d’un rapport contenant les différentes propositions des parties signataires, a-t-elle dit.

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Le parti Al-Joumhouri a indiqué avoir décliné une invitation pour participer, vendredi, au Palais de Carthage, à une réunion des signataires du Document de Carthage présidée par le chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi.
Le parti a expliqué, jeudi, dans une déclaration, qu’Al-Joumhouri refuse ce qu’il a qualifié de “redistribution des cartes entre des parties politiques qui ont échoué dans la direction du pays ou dont les symboles sont impliqués dans des affaires de corruption et de blanchiment d’argent”.
Selon Al-Joumhouri, la Tunisie a besoin d’une nouvelle vision qui tranche avec la médiocrité et la mauvaise gestion politique et qui ouvre la voie à un projet national “audacieux” pour mettre en application les grandes réformes de développement.
“Le parti s’est vu contraint de quitter le gouvernement d’union nationale qui n’est désormais plus capable d’avancer dans la réalisation des priorités du Document de Carthage”, souligne la même source.
Al-Joumhouri avait annoncé le 6 novembre dernier son retrait du gouvernement Youssef Chahed, ce qui avait poussé Iyed Dahmani, l’un des dirigeants du parti et membre du gouvernement, à démissionner du parti.

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L’année 2017 a fini sur une note inquiétante pour l’avenir du pays, il faut bien le reconnaitre, quelle que soit notre propension pour la méthode Coué et le besoin impérieux d’entretenir une lueur d’optimisme pour pouvoir continuer à avancer. Pour le coup, nous ferons l’impasse sur la situation économique et ses périls, que les experts ont abondamment dépeints et nous nous bornerons au contexte politique lequel, tout de même, imprime la direction de la Tunisie, à tous les niveaux. Pêle-mêle, l’année a fini avec l’élection du trublion Yassine Ayari, que rien, pas même les recours judiciaires contre le choix d’une poignée d’électeurs, n’empêchera de siéger à l’ARP. Il y a aussi les dissonances au sein de l’UPL, dont le patron, Slim Riahi, a jeté l’éponge, un départ, dit-on, bloqué par les cadres de son parti. Et puis il y a Nidaa Tounes, avec ses bruits autour de l’éviction imminente de Hafedh Caïd Essebsi pour rebondir et regagner une crédibilité qui s’est sérieusement érodée. Enfin il y a le Pacte de Carthage, presque déclaré cliniquement mort, au point que Kamel Morjane et l’UGTT ont proposé leurs services : L’un pour le réanimer l’autre pour le supplanter, s’il le faut. La confusion est telle que le président de la République, Béji Caid Essebsi, encore lui, est obligé de monter au front, à 91 ans, pour tenter de sauver les meubles et tirer d’affaire une classe politique dont l’incompétence est devenue notoire.

D’abord le premier parti politique du pays, selon les résultats des dernières législatives : Nidaa Tounes. Les nombreux détracteurs de HCE, au sein même de la formation ou en dehors, ont exulté quand ils ont appris que celui qui a brillé par sa capacité à faire le vide autour de lui (que ce soit pour la flopée de dirigeants qui sont partis ou les électeurs qui ont boudé les législatives partielles de la circonscription d’Allemagne) allait être éjecté. Mais depuis plus rien. Manifestement la direction du parti, ou plutôt ce qui se présente comme tel (nous rappelons qu’il n’y a toujours pas de date pour le Congrès électif), hésite à mettre fin à la plus grande imposture et au plus grand hold-up politiques de l’après-révolution… parce que justement l’intéressé s’appelle Essebsi et que l’ombre du père continue de planer et tient encore, quoi qu’on en dise, la dragée haute à ses collègues de la scène politique.

Il y a aussi l’UPL (Union patriotique libre), qui est rentré dernièrement au bercail – Pacte de Carthage -, pour mieux l’agiter avec la démission surprise de son chef de file. Le climat politique, auquel rien n’est épargné en ce moment, pouvait se passer de cette énième secousse. Aux dernières nouvelles, Slim Riahi a été empêché par les siens de claquer la porte. Mais on n’en a pas la confirmation depuis, le devoir d’informer les citoyens-électeurs étant le cadet des soucis des états-majors des partis. In fine, Riahi partira, partira pas ? Mystère le plus absolu pour le moment. Un suspense mortifère pour un Pacte de Carthage que BCE se propose de sauver, à défaut de l’élever de plusieurs crans.

Autre curiosité du moment : Afek Tounes. Les compagnons de Yassine Brahim ont, très officiellement, quitté le navire – Pacte de Carthage et gouvernement – le 16 décembre 2017, pour cause de désaccords très profonds avec les orientations économiques de Youssef Chahed (la Loi de finances 2018). Sauf que, patatras, deux jours après, le 18 décembre 2017, des cadres du parti, dont des membres du bureau exécutif, du bureau politique et du conseil national, pondent un communiqué pour dire haut et fort leur attachement au Pacte de Carthage et leur appui au gouvernement. D’ailleurs les quatre ministres d’Afek Tounes, que Brahim et compagnie avaient sommé de quitter l’équipe de Youssef Chahed, y sont encore. Au jour d’aujourd’hui, personne n’est pas capable de dessiner le futur de ce parti de grosses têtes qui était pourtant promis à un bel avenir.

Nous ferons l’impasse sur Ennahdha qui, pour le moment, parvient à mettre le couvert sur ses dissensions à la faveur de sa discipline militaire qui tient à la personne de Rached Ghannouchi. Mais quid après sa disparition de la scène politique ? Les islamistes n’ont pas anticipé et mettent la tête dans le sable pour tenter de conjurer ce qui va sans doute sonner le glas de la légendaire unité du mouvement. Nidaa Tounes est a été laminé par la même affaire, quand BCE s’en est, formellement du moins, lavé les mains. Ennahdha ne sera pas épargné…

La Tunisie n’a que l’ombre tutélaire du chef de l’Etat à se mettre sous la dent. Même Chahed, sur qui pourtant tous les regards sont tournés, lui cédera la priorité et même l’appuiera, dit-il, si BCE décide de rempiler au scrutin de 2019. Même le chef du gouvernement est obligé de se ranger derrière le vieux briscard de 91 ans, comme si la Tunisie n’avait pas droit à son ‘Emmanuel Macron’. Assurément Chahed n’a pas rendu service à la nation en confortant l’idée qu’après le président de la République ce sera le déluge, alors qu’il se doit, lui, le plus populaire des dirigeants de la place, de bâtir ici et maintenant son avenir et celui du pays…

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Le secrétaire général de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), Noureddine Tabboubi, a déclaré vendredi que dans le cas où certaines parties ne prennent plus en considération les principaux axes du document de Carthage, les structures de l’Union prendront la décision adéquate pour servir l’intérêt du pays.
Intervenant à l’ouverture du congrès de la fédération générale des surveillants et des surveillants généraux à Hammamet, Tabboubi a affirmé le rôle patriotique de la centrale syndicale dans une conjoncture politique et économique actuelle délicate.
Le secrétaire général de la centrale syndicale a souligné à cette occasion la contribution de l’union à trouver des solutions et des alternatives réelles pour des questions importantes.
L’Union n’appuie pas le gouvernement mais plutôt la stabilité politique et tous ceux qui ont le pouvoir d’assurer le développement de la Tunisie vers un avenir meilleur, a encore ajouté Tabboubi estimant qu’il n’est pas possible d’évoquer le succès d’une démocratie sans appliquer la loi et sans une justice fiscale.

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Le président du parti Al-Moubadara, Kamel Morjane, a appelé jeudi à la tenue d’une conférence nationale regroupant les signataires du Document de Carthage, l’objectif étant d’examiner les moyens de lever les obstacles de communication entre les parties prenantes de ce Document et de sceller un pacte national à même de permettre d’instaurer un climat d’entente entre elles.
Lors d’une conférence de presse, Morjane a réaffirmé le soutien de son parti au gouvernement d’union nationale et son engagement à respecter le Document de Carthage, soulignant la nécessité de régler les conflits entre les signataires de ce Document.
” Le parti Al-Moubadara refuse l’exclusion et croit au dialogue ouvert entre toutes les parties, y compris avec le mouvement Ennahdha “, a-t-il affirmé.
Par ailleurs, Morjane a rappelé les concertations qui ont eu lieu récemment entre 10 partis politiques, y compris Al-Moubadara, faisant remarquer que ces concertations s’inscrivent dans le cadre des préparatifs des prochaines élections municipales et visent à examiner les options et les mécanismes de participation à cette échéance électorale.
Réuni mercredi dernier, le bureau national du parti Al-Moubadara a adopté la nouvelle structure du parti.
En vertu de cette nouvelle structure, le parti sera désormais composé d’un bureau politique, d’un bureau national, d’un bureau exécutif et d’un conseil national.

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Le SG de l’UGTT et le ministre des Finances à sa droite, le patronat à sa gauche et autour de la table le reste des partis politiques, signataires de l’accord de Carthage, le chef du gouvernement tunisien entame la consultation autour du projet de loi de finances (LF) pour l’exercice 2018. Un projet de loi que peu des présents à cette réunion n’ont pas critiqué, jusqu’à parfois le descendre en flamme. A ce document, que le chef du gouvernement expose ce jeudi 5 octobre 2017 à ses partenaires, s’ajoute le Programme économique et social du gouvernement dans l’horizon 2020. L’objet de la réunion, qui se tient sous la supervision du Premier ministre Youssef Chahed, avec les parties et les organisations nationales et un groupe d’experts, devrait être l’occasion d’abord de prendre connaissance du dernier Draft de la LF et dégager un consensus sur les mesures à prendre.

 

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, rencontre demain jeudi à Dar Dhiafa, à Carthage, à partir de 16H30, les partis et les organisations signataires du Document de Carthage, a indiqué mercredi à l’agence TAP le secrétaire général d’Al Joumhouri, Issam Chebbi.
La réunion, a-t-il ajouté, sera l’occasion de débattre du programme économique et social du gouvernement pour la période 2017/2020 et en particulier le projet de la loi de finances 2018.
Les secrétaires généraux des partis, les organisations nationales et les experts économiques qui prennent part à la réunion présenteront leurs observations sur ces deux questions, a-t-il précisé, notant que cette réunion était initialement prévue le 25 septembre mais a été reportée pour le 5 octobre.
Les premières orientations du projet de loi de finances prévoyant de nouvelles mesures fiscales ont suscité une polémique. Elles ont été rejetées par certaines composantes de la société civile et des partis, en ce qui concerne notamment les volets relatifs à l’augmentation des impôts et des taxes.

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Presque 48 heures après le remaniement ministériel, les choix opérés par le chef du gouvernement, Youssef Chahed (in fine c’est lui qui va assumer, en dépit de l’attelage des signataires du Pacte de Carthage qui a pesé lourd), nous paraissent toujours aussi étranges, incompréhensibles, illisibles. Pourtant on s’est bien creusé les méninges depuis ! Du vieux avec du neuf ? Un changement ? Un changement dans la continuité ? On s’y perd… et on y perd son latin, son arabe, tout ce que vous voulez. Mais s’il y a une chose qu’on a comprise et qui saute aux yeux : Tout le monde, du moins les instigateurs du fameux Document de Carthage, a été servi. Mais le pays, qui est censé être la motivation de toute cette affaire, a-t-il été servi ? C’est une question à laquelle, très objectivement, il nous est impossible de répondre pour le moment, par l’affirmative ou la négative. Alors, par honnêteté intellectuelle, nous ne verserons pas dans les anathèmes, les jugements de valeur, les procès à priori, même si c’est très tentant au vu du plat présenté par Chahed et au regard de ce qu’on en attendait. Nous éviterons les sentiers de la prospective pour nous borner à l’état des lieux de ce qu’on a sous les yeux. La scène présente suffisamment d’éléments, pas très rassurants du reste…

Ces Messieurs et Dames du pacte de Carthage avaient tous fixé à Chahed des lignes rouges, lui avaient adressé des consignes, avaient formulé des doléances et parfois même agité des menaces. Alors le chef du gouvernement s’est dépatouillé comme il a pu, pour opérer une tambouille politicienne dont seuls les initiés ont la recette. Mais nous, vu d’ici, ce qu’on a compris c’est que l’UGTT et l’UTICA, et un peu le président de la République, Béji Caid Essebsi, ont obtenu un morceau de ce qu’ils demandaient : Un gouvernement de compétences. Les organisations nationales devront se contenter de Touafik Rajhi, propulsé aux Grandes réformes, aux côtés de Chahed, et de quelques autres secrétaires d’Etat qu’on peut vaguement qualifier de technocrates. Nidaa Tounes réclamait les têtes des ministres de l’Intérieur et de la Défense, pour d’obscures raisons, Chahed s’est plié, contre toute logique. En effet le pays n’a jamais été aussi sûr ces dernières années, avec zéro pépin sécuritaire majeur depuis les carnages du Bardo et Sousse, en 2015. Alors pourquoi avoir fait sauter Hédi Majdoub et Farhat Horchani ?? Mystère. Ennahdha s’est agité pour imposer un mini remaniement, de crainte que ses poulains, qui n’ont pas brillé par leurs résultats, soient emportés par la vague. Au final Rached Ghannouchi et les siens ont eu ce qu’ils voulaient, et même mieux ! En effet les portefeuilles très stratégiques et décisifs pour la Tunisie de l’Investissement, de la Coopération internationale et du Développement dans l’escarcelle de Zied Ladhari, c’est une sacrée promotion. Idem pour Imed Hammami, qui hérite du ministère de l’Industrie, qu’occupait Ladhari. Pourtant si Chahed a estimé nécessaire de les faire bouger, c’est parce que, du moins logiquement, ils n’ont pas apporté satisfaction là où ils étaient. Là aussi la logique voulait qu’ils soient éjectés du gouvernement. Mais voilà, il y a l’épouvantail du vote sanction d’Ennadha qui attendait au tournant. Alors Chahed a flanché, mangeant par là même blanc…

“Le gouvernement de la dernière chance”

Le chef de l’Etat, Béji Caid Essebsi, a dit beaucoup de choses dans son entretien avec Assahafa Al Yawm et La Presse, paru le mercredi 06 septembre 2017. Beaucoup trop peut-être, prenant des risques politiques certains, notamment en flinguant son allié Ennahdha et en pariant sur le retour au bercail des électeurs, surtout les électrices, qui l’ont lâché pendant la traversée, courroucés par son alliance avec les islamistes. Stratégie payante ? Rendez-vous aux prochaines municipales, mais plus encore aux élections générales de 2019. Pour le moment ce qui retient surtout notre attention dans ce qu’a dit BCE, c’est le fait que la nouvelle équipe de Chahed est “le gouvernement de la dernière chance”. Il ne croit pas si bien dire…

Le chef du gouvernement, pour la grande majorité des citoyens, a gagné son premier galon d’homme d’Etat en croisant le fer avec les gros poissons de la contrebande et des réseaux de la corruption. Il devait entamer la charme vers son deuxième galon avec ce remaniement, mais au vu de l’accueil froid réservé par les citoyens à ses nouveaux collaborateurs, la manoeuvre est un peu ratée. Bon, cela ne présage nullement des défaites sur les fronts qu’il a mis en avant – terrorisme, corruption, chômage et disparités régionales -, mais reconnaissons tout de même qu’il est mal embarqué. L’adhésion populaire, dès le départ, ça compte énormément car c’est ce qui bâtit le capital de confiance permettant d’entrainer les énergies, toutes les énergies, et de soulever les montagnes que la Tunisie a devant elle. Alors oui : Pour Chahed cette fois ça passe ou ça casse. Il n’y aura pas d’autre fenêtre de tir. Mais pas que pour lui, pour celui qui l’a mis en selle également : le président de la République. Chahed joue certes son avenir politique dans cette affaire, mais son Premier mentor joue son héritage politique, son legs pour la postérité, un sujet de la plus haute importance pour le locataire du palais de Carthage…

Enfin le pays aussi joue gros, très gros même. Quand tout ce beau était en train de festoyer autour des maroquins ministériels, il a perdu de vue, un instant, la situation de la Tunisie, qui d’ailleurs lui a valu la sévère sanction de l’agence Moody’s. Mais cette âpre réalité se rappellera très vite au bon souvenir de notre désormais élite dirigeante. Les chiffres de l’inflation, les plus mauvais depuis 2015, frappent à la porte. Il y a également l’endettement du pays, qui est monté à 66,9% du PIB, contre 60,3% du PIB en juin 2016, plus de 6 points en à peine une année. Un sujet de préoccupation majeur pour le chef du gouvernement, le Fonds monétaire international, l’Union européenne, la Banque Mondiale et tous les bailleurs qui portent à bout de bras le pays depuis ce fameux 14 janvier 2011. Cette fois Chahed n’a pas intérêt à se louper. Il devra agir vite pour conjurer les autres mauvaises notes des agences qui nous pendent au nez, autrement c’est toute la machine qui va s’enrayer…

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La protestation contre les résultats du concours de la société de l’environnement

La coordination des partis démocratiques et progressistes a appelé l’ensemble des signataires du document de Carthage à revenir au dialogue afin de rechercher les solutions adéquates de manière à éviter l’aggravation de la crise qui secoue la Tunisie.
Dans un communiqué publié suite à la tenue d’une réunion d’urgence, la coordination, qui comprend la Voie démocratique et sociale (Al-Massar), le Parti républicain (Al-Joumhouri), le Mouvement Echaab et la coalition Mithaak, a considéré la stabilité sociale comme un facteur déterminant pour chaque opération de sauvetage. Chose qui oblige tous les acteurs intervenants à mettre à l’avant l’intérêt national, selon le même texte.
La coordination s’est par ailleurs dit préoccupée par la situation qui risque d’échapper à tout contrôle si cette fièvre contestataire n’est pas maîtrisée.

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