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Le Mouvement “Machrou Tounes” a annoncé, jeudi, son retrait du Document de Carthage.
Le parti déclare, en outre, “ne plus soutenir le gouvernement d’union nationale” et demande “le changement du gouvernement”. “Le gouvernement, dans sa composition actuelle, ne peut plus assurer la stabilité”, lit-on dans une déclaration dont la TAP a eu une copie.
D’après le parti, le processus du Document de Carthage est “terminé” et “n’est plus capable de faire appliquer les accords convenus”.
Le parti tient, par ailleurs, à saluer les efforts du président Béji Caïd Essebsi “pour sauver ce processus”.
Machrou Tounes tient, jeudi, à Tunis, une conférence de presse pour expliquer la position du parti et jeter la lumière sur cette question.

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Le président de la République, Béji Caïd Essebsi et les parties signataires du Document de Carthage ont convenu que l’année 2018 sera l’année de la santé et de l’école publiques, a indiqué vendredi le secrétaire général de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), Noureddine Taboubi.
Taboubi s’exprimait à l’issue d’une réunion tenue ce matin au palais de Carthage, sous la présidence de BCE et à laquelle ont pris part les différentes parties signataires du Document de Carthage.
Dans une déclaration aux médias, le secrétaire général de l’UGTT a indiqué que l’amélioration de la situation économique et sociale du pays commence par l’amélioration de ces deux secteurs clés pour la société tunisienne. “Notre dialogue sera focalisé, durant la prochaine période, sur l’aspect économique et social en vue d’identifier une vision claire et globale pour sauver le pays et trouver des solutions concrètes à l’inflation des prix et à la situation des classes sociales les plus démunies“, a ajouté Taboubi.

De son côté, le directeur exécutif de Nidaa Tounes, Hafedh Caïd Essebsi, a déclaré : “Nous nous sommes mis d’accord sur la nécessité de tenir un dialogue social et économique dans la prochaine période en vue de mettre en place une feuille de route à laquelle s’aligneront les différentes parties politiques et sociales“. Une réunion se tiendra la semaine prochaine pour discuter des dates et étapes principales de ce dialogue, a-t-il dit.
Selon lui, d’autres réunions entre les différents signataires du Document de Carthage devraient succéder à la réunion d’aujourd’hui. Plusieurs parties, dont Nidaa Tounes ont appelé à un dialogue national social et économique, a-t-il souligné. Le gouvernement fait de son mieux avec les moyens existants, estime-t-il.

Pour Rached Ghannouchi, président du mouvement Ennahdha, la réunion était positive. Elle a permis de dresser une évaluation objective de l’année dernière. Selon lui, les participants à la réunion ont discuté par la même occasion les perspectives pour l’année prochaine. “Nous nous réunirons davantage pour mieux discuter des grandes lignes pour l’avenir“, a-t-il ajouté. Selon lui, les présents à la réunion ont mis en valeur les acquis et réalisations du gouvernement et ont discuté des points négatifs et positifs de l’action du gouvernement durant l’année passée surtout en ce qui concerne le développement régional.

Le secrétaire général du mouvement Echaab, Zouhair Maghzaoui, a pour sa part, estimé que “l’absence d’une stratégie claire mettant en œuvre les principes du Document de Carthage a conduit le pays à cette situation critique de crise“.
Certes, nous ne sommes pas représentés dans le gouvernement mais nous sommes directement concernés par la situation actuelle du pays“, dit-il.

La présidente de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat, Wided Bouchamaoui a, quant à elle, affirmé que l’UTICA s’est engagée à donner la priorité à l’économie et à préconiser un modèle économique clair. Un groupe restreint se chargera de l’élaboration d’un rapport contenant les différentes propositions des parties signataires, a-t-elle dit.

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Le parti Al-Joumhouri a indiqué avoir décliné une invitation pour participer, vendredi, au Palais de Carthage, à une réunion des signataires du Document de Carthage présidée par le chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi.
Le parti a expliqué, jeudi, dans une déclaration, qu’Al-Joumhouri refuse ce qu’il a qualifié de “redistribution des cartes entre des parties politiques qui ont échoué dans la direction du pays ou dont les symboles sont impliqués dans des affaires de corruption et de blanchiment d’argent”.
Selon Al-Joumhouri, la Tunisie a besoin d’une nouvelle vision qui tranche avec la médiocrité et la mauvaise gestion politique et qui ouvre la voie à un projet national “audacieux” pour mettre en application les grandes réformes de développement.
“Le parti s’est vu contraint de quitter le gouvernement d’union nationale qui n’est désormais plus capable d’avancer dans la réalisation des priorités du Document de Carthage”, souligne la même source.
Al-Joumhouri avait annoncé le 6 novembre dernier son retrait du gouvernement Youssef Chahed, ce qui avait poussé Iyed Dahmani, l’un des dirigeants du parti et membre du gouvernement, à démissionner du parti.

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L’année 2017 a fini sur une note inquiétante pour l’avenir du pays, il faut bien le reconnaitre, quelle que soit notre propension pour la méthode Coué et le besoin impérieux d’entretenir une lueur d’optimisme pour pouvoir continuer à avancer. Pour le coup, nous ferons l’impasse sur la situation économique et ses périls, que les experts ont abondamment dépeints et nous nous bornerons au contexte politique lequel, tout de même, imprime la direction de la Tunisie, à tous les niveaux. Pêle-mêle, l’année a fini avec l’élection du trublion Yassine Ayari, que rien, pas même les recours judiciaires contre le choix d’une poignée d’électeurs, n’empêchera de siéger à l’ARP. Il y a aussi les dissonances au sein de l’UPL, dont le patron, Slim Riahi, a jeté l’éponge, un départ, dit-on, bloqué par les cadres de son parti. Et puis il y a Nidaa Tounes, avec ses bruits autour de l’éviction imminente de Hafedh Caïd Essebsi pour rebondir et regagner une crédibilité qui s’est sérieusement érodée. Enfin il y a le Pacte de Carthage, presque déclaré cliniquement mort, au point que Kamel Morjane et l’UGTT ont proposé leurs services : L’un pour le réanimer l’autre pour le supplanter, s’il le faut. La confusion est telle que le président de la République, Béji Caid Essebsi, encore lui, est obligé de monter au front, à 91 ans, pour tenter de sauver les meubles et tirer d’affaire une classe politique dont l’incompétence est devenue notoire.

D’abord le premier parti politique du pays, selon les résultats des dernières législatives : Nidaa Tounes. Les nombreux détracteurs de HCE, au sein même de la formation ou en dehors, ont exulté quand ils ont appris que celui qui a brillé par sa capacité à faire le vide autour de lui (que ce soit pour la flopée de dirigeants qui sont partis ou les électeurs qui ont boudé les législatives partielles de la circonscription d’Allemagne) allait être éjecté. Mais depuis plus rien. Manifestement la direction du parti, ou plutôt ce qui se présente comme tel (nous rappelons qu’il n’y a toujours pas de date pour le Congrès électif), hésite à mettre fin à la plus grande imposture et au plus grand hold-up politiques de l’après-révolution… parce que justement l’intéressé s’appelle Essebsi et que l’ombre du père continue de planer et tient encore, quoi qu’on en dise, la dragée haute à ses collègues de la scène politique.

Il y a aussi l’UPL (Union patriotique libre), qui est rentré dernièrement au bercail – Pacte de Carthage -, pour mieux l’agiter avec la démission surprise de son chef de file. Le climat politique, auquel rien n’est épargné en ce moment, pouvait se passer de cette énième secousse. Aux dernières nouvelles, Slim Riahi a été empêché par les siens de claquer la porte. Mais on n’en a pas la confirmation depuis, le devoir d’informer les citoyens-électeurs étant le cadet des soucis des états-majors des partis. In fine, Riahi partira, partira pas ? Mystère le plus absolu pour le moment. Un suspense mortifère pour un Pacte de Carthage que BCE se propose de sauver, à défaut de l’élever de plusieurs crans.

Autre curiosité du moment : Afek Tounes. Les compagnons de Yassine Brahim ont, très officiellement, quitté le navire – Pacte de Carthage et gouvernement – le 16 décembre 2017, pour cause de désaccords très profonds avec les orientations économiques de Youssef Chahed (la Loi de finances 2018). Sauf que, patatras, deux jours après, le 18 décembre 2017, des cadres du parti, dont des membres du bureau exécutif, du bureau politique et du conseil national, pondent un communiqué pour dire haut et fort leur attachement au Pacte de Carthage et leur appui au gouvernement. D’ailleurs les quatre ministres d’Afek Tounes, que Brahim et compagnie avaient sommé de quitter l’équipe de Youssef Chahed, y sont encore. Au jour d’aujourd’hui, personne n’est pas capable de dessiner le futur de ce parti de grosses têtes qui était pourtant promis à un bel avenir.

Nous ferons l’impasse sur Ennahdha qui, pour le moment, parvient à mettre le couvert sur ses dissensions à la faveur de sa discipline militaire qui tient à la personne de Rached Ghannouchi. Mais quid après sa disparition de la scène politique ? Les islamistes n’ont pas anticipé et mettent la tête dans le sable pour tenter de conjurer ce qui va sans doute sonner le glas de la légendaire unité du mouvement. Nidaa Tounes est a été laminé par la même affaire, quand BCE s’en est, formellement du moins, lavé les mains. Ennahdha ne sera pas épargné…

La Tunisie n’a que l’ombre tutélaire du chef de l’Etat à se mettre sous la dent. Même Chahed, sur qui pourtant tous les regards sont tournés, lui cédera la priorité et même l’appuiera, dit-il, si BCE décide de rempiler au scrutin de 2019. Même le chef du gouvernement est obligé de se ranger derrière le vieux briscard de 91 ans, comme si la Tunisie n’avait pas droit à son ‘Emmanuel Macron’. Assurément Chahed n’a pas rendu service à la nation en confortant l’idée qu’après le président de la République ce sera le déluge, alors qu’il se doit, lui, le plus populaire des dirigeants de la place, de bâtir ici et maintenant son avenir et celui du pays…

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Le secrétaire général de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), Noureddine Tabboubi, a déclaré vendredi que dans le cas où certaines parties ne prennent plus en considération les principaux axes du document de Carthage, les structures de l’Union prendront la décision adéquate pour servir l’intérêt du pays.
Intervenant à l’ouverture du congrès de la fédération générale des surveillants et des surveillants généraux à Hammamet, Tabboubi a affirmé le rôle patriotique de la centrale syndicale dans une conjoncture politique et économique actuelle délicate.
Le secrétaire général de la centrale syndicale a souligné à cette occasion la contribution de l’union à trouver des solutions et des alternatives réelles pour des questions importantes.
L’Union n’appuie pas le gouvernement mais plutôt la stabilité politique et tous ceux qui ont le pouvoir d’assurer le développement de la Tunisie vers un avenir meilleur, a encore ajouté Tabboubi estimant qu’il n’est pas possible d’évoquer le succès d’une démocratie sans appliquer la loi et sans une justice fiscale.

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Le président du parti Al-Moubadara, Kamel Morjane, a appelé jeudi à la tenue d’une conférence nationale regroupant les signataires du Document de Carthage, l’objectif étant d’examiner les moyens de lever les obstacles de communication entre les parties prenantes de ce Document et de sceller un pacte national à même de permettre d’instaurer un climat d’entente entre elles.
Lors d’une conférence de presse, Morjane a réaffirmé le soutien de son parti au gouvernement d’union nationale et son engagement à respecter le Document de Carthage, soulignant la nécessité de régler les conflits entre les signataires de ce Document.
” Le parti Al-Moubadara refuse l’exclusion et croit au dialogue ouvert entre toutes les parties, y compris avec le mouvement Ennahdha “, a-t-il affirmé.
Par ailleurs, Morjane a rappelé les concertations qui ont eu lieu récemment entre 10 partis politiques, y compris Al-Moubadara, faisant remarquer que ces concertations s’inscrivent dans le cadre des préparatifs des prochaines élections municipales et visent à examiner les options et les mécanismes de participation à cette échéance électorale.
Réuni mercredi dernier, le bureau national du parti Al-Moubadara a adopté la nouvelle structure du parti.
En vertu de cette nouvelle structure, le parti sera désormais composé d’un bureau politique, d’un bureau national, d’un bureau exécutif et d’un conseil national.

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Le SG de l’UGTT et le ministre des Finances à sa droite, le patronat à sa gauche et autour de la table le reste des partis politiques, signataires de l’accord de Carthage, le chef du gouvernement tunisien entame la consultation autour du projet de loi de finances (LF) pour l’exercice 2018. Un projet de loi que peu des présents à cette réunion n’ont pas critiqué, jusqu’à parfois le descendre en flamme. A ce document, que le chef du gouvernement expose ce jeudi 5 octobre 2017 à ses partenaires, s’ajoute le Programme économique et social du gouvernement dans l’horizon 2020. L’objet de la réunion, qui se tient sous la supervision du Premier ministre Youssef Chahed, avec les parties et les organisations nationales et un groupe d’experts, devrait être l’occasion d’abord de prendre connaissance du dernier Draft de la LF et dégager un consensus sur les mesures à prendre.

 

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, rencontre demain jeudi à Dar Dhiafa, à Carthage, à partir de 16H30, les partis et les organisations signataires du Document de Carthage, a indiqué mercredi à l’agence TAP le secrétaire général d’Al Joumhouri, Issam Chebbi.
La réunion, a-t-il ajouté, sera l’occasion de débattre du programme économique et social du gouvernement pour la période 2017/2020 et en particulier le projet de la loi de finances 2018.
Les secrétaires généraux des partis, les organisations nationales et les experts économiques qui prennent part à la réunion présenteront leurs observations sur ces deux questions, a-t-il précisé, notant que cette réunion était initialement prévue le 25 septembre mais a été reportée pour le 5 octobre.
Les premières orientations du projet de loi de finances prévoyant de nouvelles mesures fiscales ont suscité une polémique. Elles ont été rejetées par certaines composantes de la société civile et des partis, en ce qui concerne notamment les volets relatifs à l’augmentation des impôts et des taxes.

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Presque 48 heures après le remaniement ministériel, les choix opérés par le chef du gouvernement, Youssef Chahed (in fine c’est lui qui va assumer, en dépit de l’attelage des signataires du Pacte de Carthage qui a pesé lourd), nous paraissent toujours aussi étranges, incompréhensibles, illisibles. Pourtant on s’est bien creusé les méninges depuis ! Du vieux avec du neuf ? Un changement ? Un changement dans la continuité ? On s’y perd… et on y perd son latin, son arabe, tout ce que vous voulez. Mais s’il y a une chose qu’on a comprise et qui saute aux yeux : Tout le monde, du moins les instigateurs du fameux Document de Carthage, a été servi. Mais le pays, qui est censé être la motivation de toute cette affaire, a-t-il été servi ? C’est une question à laquelle, très objectivement, il nous est impossible de répondre pour le moment, par l’affirmative ou la négative. Alors, par honnêteté intellectuelle, nous ne verserons pas dans les anathèmes, les jugements de valeur, les procès à priori, même si c’est très tentant au vu du plat présenté par Chahed et au regard de ce qu’on en attendait. Nous éviterons les sentiers de la prospective pour nous borner à l’état des lieux de ce qu’on a sous les yeux. La scène présente suffisamment d’éléments, pas très rassurants du reste…

Ces Messieurs et Dames du pacte de Carthage avaient tous fixé à Chahed des lignes rouges, lui avaient adressé des consignes, avaient formulé des doléances et parfois même agité des menaces. Alors le chef du gouvernement s’est dépatouillé comme il a pu, pour opérer une tambouille politicienne dont seuls les initiés ont la recette. Mais nous, vu d’ici, ce qu’on a compris c’est que l’UGTT et l’UTICA, et un peu le président de la République, Béji Caid Essebsi, ont obtenu un morceau de ce qu’ils demandaient : Un gouvernement de compétences. Les organisations nationales devront se contenter de Touafik Rajhi, propulsé aux Grandes réformes, aux côtés de Chahed, et de quelques autres secrétaires d’Etat qu’on peut vaguement qualifier de technocrates. Nidaa Tounes réclamait les têtes des ministres de l’Intérieur et de la Défense, pour d’obscures raisons, Chahed s’est plié, contre toute logique. En effet le pays n’a jamais été aussi sûr ces dernières années, avec zéro pépin sécuritaire majeur depuis les carnages du Bardo et Sousse, en 2015. Alors pourquoi avoir fait sauter Hédi Majdoub et Farhat Horchani ?? Mystère. Ennahdha s’est agité pour imposer un mini remaniement, de crainte que ses poulains, qui n’ont pas brillé par leurs résultats, soient emportés par la vague. Au final Rached Ghannouchi et les siens ont eu ce qu’ils voulaient, et même mieux ! En effet les portefeuilles très stratégiques et décisifs pour la Tunisie de l’Investissement, de la Coopération internationale et du Développement dans l’escarcelle de Zied Ladhari, c’est une sacrée promotion. Idem pour Imed Hammami, qui hérite du ministère de l’Industrie, qu’occupait Ladhari. Pourtant si Chahed a estimé nécessaire de les faire bouger, c’est parce que, du moins logiquement, ils n’ont pas apporté satisfaction là où ils étaient. Là aussi la logique voulait qu’ils soient éjectés du gouvernement. Mais voilà, il y a l’épouvantail du vote sanction d’Ennadha qui attendait au tournant. Alors Chahed a flanché, mangeant par là même blanc…

“Le gouvernement de la dernière chance”

Le chef de l’Etat, Béji Caid Essebsi, a dit beaucoup de choses dans son entretien avec Assahafa Al Yawm et La Presse, paru le mercredi 06 septembre 2017. Beaucoup trop peut-être, prenant des risques politiques certains, notamment en flinguant son allié Ennahdha et en pariant sur le retour au bercail des électeurs, surtout les électrices, qui l’ont lâché pendant la traversée, courroucés par son alliance avec les islamistes. Stratégie payante ? Rendez-vous aux prochaines municipales, mais plus encore aux élections générales de 2019. Pour le moment ce qui retient surtout notre attention dans ce qu’a dit BCE, c’est le fait que la nouvelle équipe de Chahed est “le gouvernement de la dernière chance”. Il ne croit pas si bien dire…

Le chef du gouvernement, pour la grande majorité des citoyens, a gagné son premier galon d’homme d’Etat en croisant le fer avec les gros poissons de la contrebande et des réseaux de la corruption. Il devait entamer la charme vers son deuxième galon avec ce remaniement, mais au vu de l’accueil froid réservé par les citoyens à ses nouveaux collaborateurs, la manoeuvre est un peu ratée. Bon, cela ne présage nullement des défaites sur les fronts qu’il a mis en avant – terrorisme, corruption, chômage et disparités régionales -, mais reconnaissons tout de même qu’il est mal embarqué. L’adhésion populaire, dès le départ, ça compte énormément car c’est ce qui bâtit le capital de confiance permettant d’entrainer les énergies, toutes les énergies, et de soulever les montagnes que la Tunisie a devant elle. Alors oui : Pour Chahed cette fois ça passe ou ça casse. Il n’y aura pas d’autre fenêtre de tir. Mais pas que pour lui, pour celui qui l’a mis en selle également : le président de la République. Chahed joue certes son avenir politique dans cette affaire, mais son Premier mentor joue son héritage politique, son legs pour la postérité, un sujet de la plus haute importance pour le locataire du palais de Carthage…

Enfin le pays aussi joue gros, très gros même. Quand tout ce beau était en train de festoyer autour des maroquins ministériels, il a perdu de vue, un instant, la situation de la Tunisie, qui d’ailleurs lui a valu la sévère sanction de l’agence Moody’s. Mais cette âpre réalité se rappellera très vite au bon souvenir de notre désormais élite dirigeante. Les chiffres de l’inflation, les plus mauvais depuis 2015, frappent à la porte. Il y a également l’endettement du pays, qui est monté à 66,9% du PIB, contre 60,3% du PIB en juin 2016, plus de 6 points en à peine une année. Un sujet de préoccupation majeur pour le chef du gouvernement, le Fonds monétaire international, l’Union européenne, la Banque Mondiale et tous les bailleurs qui portent à bout de bras le pays depuis ce fameux 14 janvier 2011. Cette fois Chahed n’a pas intérêt à se louper. Il devra agir vite pour conjurer les autres mauvaises notes des agences qui nous pendent au nez, autrement c’est toute la machine qui va s’enrayer…

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La protestation contre les résultats du concours de la société de l’environnement

La coordination des partis démocratiques et progressistes a appelé l’ensemble des signataires du document de Carthage à revenir au dialogue afin de rechercher les solutions adéquates de manière à éviter l’aggravation de la crise qui secoue la Tunisie.
Dans un communiqué publié suite à la tenue d’une réunion d’urgence, la coordination, qui comprend la Voie démocratique et sociale (Al-Massar), le Parti républicain (Al-Joumhouri), le Mouvement Echaab et la coalition Mithaak, a considéré la stabilité sociale comme un facteur déterminant pour chaque opération de sauvetage. Chose qui oblige tous les acteurs intervenants à mettre à l’avant l’intérêt national, selon le même texte.
La coordination s’est par ailleurs dit préoccupée par la situation qui risque d’échapper à tout contrôle si cette fièvre contestataire n’est pas maîtrisée.

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