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Le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi, a estimé samedi que « le Document de Carthage n’existe plus », ajoutant que « le cadre le plus approprié pour la gestion du dialogue est le parlement ».

Il a fait cette déclaration à l’issue d’une rencontre avec le président de l’Assemblée des représentants du peuple, Mohamed Ennaceur, affirmant que son organisation « est ouverte au dialogue pour trouver une solution qui ne soit pas aux dépens de la clase démunie », rapporte Mosaïque fm.

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Des sources bien informées ont confié ce jeudi 8 juin 2018 à Mosaïque FM que les signataires du Pacte de Carthage reprendront dans les prochains jours les négociations autour de la deuxième version de l’accord.

On rappelle que le président de la République, Béji Caïed Essebsi, avait annoncé la suspension des concertations depuis le 28 mai dernier, pour une durée indéterminée suite au blocage sur le 64e et dernier point : Le maintien du chef du gouvernement. Reste à savoir si les partisans du départ de Youssef Chahed – le directeur exécutif de Nidaa Tounes et l’UGTT notamment – ont assoupli leur position durant cette pause, pour éviter l’enlisement et un round de pourparlers qui s’éternise…

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La Tunisie vit dans une sorte de lévitation, après l’agitation autour du Document de Carthage 2. Pour les citoyens, le calme est réel, car les exigences du mois de Ramadan (achats frénétiques, veillées interminables, longues prières nocturnes…) ne laissent pas beaucoup de place à autre chose. Après il y aura la Coupe du Monde, qui va faire corps avec la pause estivale forcée. Donc il y a des chances que l’état de léthargie des citoyens-électeurs, par rapport à la chose politique et même économique, dure encore. Mais si tout cela est de nature à consumer les énergies du Tunisien lambda, il en est autrement pour le microcosme politique, lequel tourne à plein régime, en toute circonstance, négocie, tisse des toiles, fomente et pas toujours dans le sens de l’intérêt général. Mais ils sont ainsi faits les politiciens, et pas qu’en Tunisie d’ailleurs. En ce moment, à part l’éjection du ministre de l’Intérieur, pour les raisons que le porte-parole du gouvernement a exposées, le personnel politique n’a pas grand chose à nous mettre sous la dent. Et ça tombe bien car les Tunisiens ont la tête ailleurs. Jusqu’aux prochaines bourrasques que le même porte-parole du gouvernement a annoncées

Cela fait un bail que le chef du gouvernement, Youssef Chahed, parle d’évaluation du rendement de ses ministres et d’un remaniement ministériel en conséquence. Mais jusqu’ici rien n’était venu illustrer ses propos, pas la moindre décision dans ce sens. D’ailleurs il n’avait pas beaucoup de raisons objectives de retoucher son équipe car tout le monde sait, du moins tous ceux qui sont honnêtes intellectuellement parlant, que même les plus brillants esprits ne pourront pas faire grand chose dans cette conjoncture difficile, plombée par des finances publiques très mauvaises, un gros déficit budgétaire et le refus des citoyens de retourner énergiquement au travail. Donc si Chahed en vient à modifier son équipe, il faut en chercher les raisons dans l’obstination de ses adversaires – surtout le secrétaire de l’UGTT et le directeur exécutif de Nidaa Tounes – à avoir sa tête. Le chef du gouvernement se dit qu’en faisant quelques offrandes humaines, il arrivera, peut-être, à dégonfler le front de ses détracteurs. Donc si demain certains de ses collaborateurs se font débarquer, ils le devront moins à la qualité de la copie qu’ils ont rendue qu’à l’urgence politique d’une purge, de sacrifices humains pour calmer la meute. Eh oui, pour ceux qui en doutaient encore, Chahed fait aussi de la politique, comme tous les autres, ou presque !

Il reste fort, le plus fort

Si le locataire du palais de la Kasbah montre cette assurance en ce moment, jusqu’à avoir le culot d’attaquer frontalement et nommément, en direct à la télévision publique, le fils du président de la République, c’est parce qu’il se sait indéboulonnable en ce moment, et très probablement jusqu’aux élections de 2019. La conjoncture actuelle et le temps jouent en sa faveur, et au fond tout le monde le sait, même si on feint de l’ignorer pour les besoins surtout de la mobilisation des troupes en vue des vraies batailles de la rentrée, qui ne baisseront pas d’intensité jusqu’au scrutin de l’année prochaine. Il faut se sentir très fort pour oser se débarrasser de son ministre de l’Intérieur dans un contexte aussi délétère. Limoger un ministre de l’Intérieur, surtout quand il est l’homme de la maison et qu’il est aimé des siens, c’est un gros risque politique, en plus des désajustements sécuritaires que cela peut engendrer par la suite. L’ancien président français Nicolas Sarkozy avait profité de ce poste très en vue pour poser les plus gros problèmes au chef de l’Etat de l’époque, Jacques Chirac. On connait la suite : Sarkozy a eu une ascension fulgurante jusqu’au palais de l’Elysée. Vous me direz que la Tunisie n’est pas la France et que Brahem n’est pas Sarkozy, mais il n’en reste pas moins que pour faire ce qu’il vient de faire, Chahed ne doit pas beaucoup douter de son bon droit et de sa force.

Le chef du gouvernement a lui aussi laissé des plumes, en termes de cote de popularité, dans cette ambiance politique nauséabonde. Mais il reste, à en croire les sondages, celui en qui les citoyens ont le plus confiance en ce moment. Certes il n’a échappé à personne que Chahed n’a fait aucun miracle jusqu’ici et qu’il brille plus par ses envolées au Parlement et à la télévision que par sa capacité à faire bouger le pays, mais le peu de personnes qui nourrissent encore des espoirs sur le personnel politique croient en lui. C’est un fait. Sans doute les vestiges de la gloire qu’il a tirée de son combat contre la corruption. Pour ses adversaires, le fait que le chef du gouvernement pulse encore, malgré tous les coups qu’ils lui ont portés, est une très mauvaise nouvelle. Pour le moment il ne leur laisse que la perche de la médiation qu’a tendue Mohsen Marzouk. Pour Taboubi ce serait l’occasion de panser ses plaies, de se requinquer après ses défaites successives et de redorer le blason du Prix Nobel de la Paix ; et pour Hafedh Caïd Essebsi une façon de s’appliquer le vernis du leader politique qui se dérobe depuis 3 ans, en attendant son face-à-face avec les électeurs au Congrès national, des électeurs qu’il a réussi à éviter jusqu’ici mais qu’il ne pourra pas fuir éternellement…

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Le Document de Carthage, que le président de la République, Béji Caïd Essebsi, avait sorti de son chapeau suite à l’éviction de Habib Essid, a fait des dégâts, des gros. D’abord dans le pays où il a provoqué un flottement évident en impactant le cap pris, si cap il y avait ; ensuite dans le paysage politique, qu’il a divisé encore plus qu’il ne l’était ; dans le parti sorti majoritaire des législatives de 2014, Nidaa Tounes, avec les déflagrations que l’on sait ; enfin au sein même du gouvernement, avec les incertitudes autour du chef du gouvernement et de son équipe, l’incertitude qui est la meilleure ennemie de tout gouvernement, de toute action publique et de l’économie. Pour le parti que Essebsi a bâti, le soldat Taieb Baccouche, son ancien secrétaire général, a été mobilisé pour tenter de recoller les morceaux. Baccouche, qui a la mission très délicate de réveiller de son coma l’UMA (Union du Maghreb Arabe), devra stopper une hémorragie causée par le chef de l’Etat (en s’alliant avec les islamistes) mais amplifiée par son fils, Hafedh Caïd Essebsi et sa clique. Pour le reste des pépins provoqués par le Pacte de Carthage dans le pays, tout est à faire, et ce ne sera pas une mince affaire. II est déjà question, si on en croit les appels émis par-ci par-là, de revenir à la table des négociations pour vider le contentieux autour du fameux 64e point : Le maintien ou non du commandant du bateau, Chahed. Encore des maux de tête en perspective, pour les citoyens comme pour le principal artisan de cette affaire, BCE. Mais ce à quoi on ne s’attendait pas, c’est que le mouvement Ennahdha, la seule vraie forteresse du microcosme politique, soit à son tour secouée par cette agitation ambiante.

Nous avons été surpris par la tonalité du communiqué du samedi 02 juin 2018, qui invite les dirigeants du mouvement à s’en tenir aux positions officielles. Cette sortie s’adresse directement aux déclarations faites par des leaders du parti sur des positions exprimées vis-à-vis d’organisations, de partis politiques, du gouvernement et du Document de Carthage 2.

La direction d’Ennahdha a précisé que les positions engageant le parti émanent de ses institutions officielles et des parties habilitées à s’exprimer en son nom. “Toute opinion personnelle n’engage que son auteur“, indique le parti.

Reste à savoir si cette mise au point cible surtout le dirigeant d’Ennahdha Abdellatif Mekki. En tout cas le porte-parole du mouvement, Imed Khémiri, martèle que la position officielle du parti au sujet des organisations, partis politiques, du gouvernement ou du Document de Carthage 2 a été exprimée par son président, Rached Ghannouchi, lors de la suspension des concertations sur l’Accord de Carthage.”Le mouvement Ennahdha s’en tient à sa position, appelant à poursuivre le dialogue avec les différents partenaires politiques et sociaux“, a-t-il souligné. Et c’est aussi ce qu’on croyait, compte tenu des habitudes martiales chez les islamistes où la parole du ou des chefs est en général gravée sur le marbre. Une discipline militaire qui explique d’ailleurs, il faut le reconnaitre, les succès du mouvement et de son incroyable faculté à trouver les ressors pour se maintenir au centre de la vie politique, alors qu’il y a trois ans à peine il a éjecté du pouvoir, d’abord par la rue et ensuite par le verdict des urnes.

C’est toujours le même qui met le feu !

Pour rappel, Abellatif Mekki avait dit, vendredi 1er juin 2018, que “proposer une meilleure alternative au chef du gouvernement Youssef Chahed dans le cadre des concertations du Document de Carthage II peut aider à résoudre la crise et dépasser le blocage autour du 64e point relatif au remaniement ministériel“.

Mekki avait souligné l’attachement de son parti à poursuivre des pourparlers et proposer de nouvelles voies de sortie de crise à travers notamment “l’ajout d’un nouveau point dans les clauses du Document de Carthage II qui propose une meilleure alternative à l’actuel chef du gouvernement“. Ce qui heurte de plein fouet la position défendue officiellement par son président, Rached Ghannouchi, qui préconisait plutôt une sorte de changement dans la continuité, au motif que le renversement de la table ne sert pas l’intérêt national. “Le pays qui vit une conjoncture délicate au vu de la situation économique et financière a besoin de réformes et non pas de faire tomber le gouvernement“, avait-il ajouté. Et on croyait que les troupes, comme à leur habitude, allaient se ranger comme un seul homme derrière leur cheikh-professeur. Mais c’était sans compter sur Mekki, qui n’en est pas à sa première bravade.

La faute au double langage

Mais il faut dire aussi que ce sont là les limites du double langage que le mouvement a l’habitude de pratiquer, sur pratiquement tous les sujets importants. Par exemples, ce fut le cas lors de la loi sur le réconciliation nationale portée par Essebsi ; plus récemment on en entendu Ghannouchi défendre le droit de l’UGTT à réclamer la tête du chef du gouvernement et défendre en même temps le maintien de Chahed. Dernièrement, on a vu Ennahdha tanguer, transiger, hésiter sur la même question, pour finir par soutenir qu’il était bon que le locataire du palais de la Kasbah reste, pour le bien du pays, avec les inflexions et corrections qu’il faut. Tous ces revirements, parfois dans le même communiqué, finissent par donner le tournis, même aux professionnels du double langage les plus chevronnés.

Reste que le mouvement a connu d’autres remous internes dans le passé et y a toujours survécu ; en effet l’instinct de survie aiguisé par la crainte d’être bouté hors du cercle du pouvoir finit toujours par créer l’union sacrée quand les autres partis butent. Donc pour les adversaires qui pensent qu’ils pourront exploiter cette mini crise autour du Document de Carthage 2 ce sera un peu court. Il faudra trouver autre chose pour malmener Ghannouchi et compagnie, mais il y a problème : Le mieux placé pour réaliser cet exploit, Nidaa Tounes, est encore plus mal en point que les islamistes. Il faudra tout le talent et la verve de BCE et de Baccouche pour remettre leur parti dans un état qui lui permettra de se présenter, avec de vraies chances, face à Ennahdha aux élections de 2019.

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La dernière intervention télévisée de Youssef Chahed fait parler aussi en dehors de la Tunisie. Selon le site français « Maghreb Intelligence «c’est donc un Youssef Chahed en pleine confiance et totalement remonté qui a dézingué Hafedh Caïd Essebssi, en direct sur la télévision publique». La même source a indiqué que Chahed aurait eu les «appuis du patron d’Ennahdha, et du ministre de l’intérieur, Lotfi Brahem». La même source estime enfin que cette intervention télévisée «replace le jeune Premier ministre au centre de l’échiquier politique et donne un coup de vieux, et un air Trabelsi, au palais de Carthage et à Nidaa Tounes ».

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Il s’était tu pendant toutes les réunions de Carthage et continué, en silence, son travail de chef de gouvernement, supportant stoïquement mais dignement les coups de griffe et même les coups de couteau de l’héritier de Nidaa Tounes, faisant ainsi honneur à son poste d’homme d’Etat. Sans que l’on s’y attende et en l’absence du chef de l’Etat et père du directeur exécutif de Nidaa, Youssef Chahed décide de sortir de son silence. Il décide, en plus, de s’attaquer directement et nommément à celui qui lui a consacré deux Statuts fb pour descendre son bilan en flammes et demander sa tête sans détours.

L’intervention télévisée de Youssef Chahed, mardi 29 mai 2018, en aura définitivement étonné plus d’un. D’abord et surtout parce qu’elle était directe, frontale et nominative contre l’héritier du parti, au nom duquel il gouverne, quoique pas de manière directe, mais à travers le Document de Carthage. Un parti, qui, comme il le dira, «ne ressemble plus à celui auquel j’ai adhéré en 2013». La remarque aurait d’ailleurs pu être faite par les milliers d’adhérents et de sympathisants qui avaient voté en 2014 et qui s’étaient maintes fois déclarés trahis par le fondateur Béji Caïed Essebssi et l’héritier Hafedh Caïed Essebssi (HCE). «Ceux qui dirigent ce parti, et à leur tête Hafedh Caïed Essebssi et ceux qui l’entourent, ont démoli le parti et poussé grand nombre à le quitter», disait Youssef Chahed dans une attaque frontale à HCE et les deux ou trois politicards qui font partie de son premier cercle d’influence. Un constat que font aussi désormais tous les adhérents de Nidaa et même toute la scène politique et qui a été derrière tous les schismes et les départs qui ont divisé et affaibli ce qui était le parti de la majorité. Un parti que ne ressemble à rien, qui n’a même pas tenu son congrès constitutif. Un parti sans structures claires et précises et dont certains bureaux régionaux n’ont presque jamais ouvert leurs portes. Un parti qui ne mobilise plus à l’extérieur et démobilise même au-dedans.

Cela, toute la Tunisie le savait et Youssef Chahed n’avait à la limite fait que dire en public ce que même le fondateur de Nidaa Tounes connaissait et n’osait pas dire. Mais Youssef Chahed avait-il raison de le dire ? Devait-il quitter son piédestal d’homme d’Etat et de chef de gouvernement et s’abaisser à répondre,utiliser son image et son aura de chef de gouvernement, pour laver le linge sale de son propre parti en public ? Beaucoup, même de ceux qui ont applaudi son intervention, pensent qu’il n’aurait pas dû le faire, sans pour autant lui dénier le droit de le faire.

Youssef Chahed et son gouvernement font, depuis quelques mois, l’objet d’une campagne de dénigrement, de diffamation, d’intox, de pression, aux fins de les déloger de la Kasbah. Derrière la campagne il y a ceux-là mêmes qui l’y avaient nommé au titre d’un organe, le Document de Carthage, complètement anticonstitutionnel. Les causes sont multiples et varient selon les parties qui veulent sa tête. Pour Nidaa, il s’agit principalement de fauteuils voulus et non donnés. Pour l’UGTT, il s’agit d’augmentations salariales que le chef du gouvernement ne pouvait plus donner. Pour l’UTICA, il s’agit de mesures, fiscales et économiques, qui lestent les coûts de production du patronat et affaiblissent son potentiel de compétitivité. C’est en quelque sorte le détail économique et financier de la feuille du «Document de Carthage 1» qui a ligué presque tout le monde contre Chahed, y compris ses frères d’armes à Nidaa Tounes.

Il était donc normal que le chef du gouvernement se défende, et il n’avait pas complètement tort de le faire ainsi. En effet, s’il est vrai que le linge sale de Nidaa était une affaire, d’abord familiale et ensuite interne, il n’en demeure pas moins vrai que c’est cette crise interne de Nidaa qui n’a jamais pu lui donner assez de pouvoir pour appuyer son candidat, et a obligé le fondateur Béji Caïed Essebssi à lui chercher une ceinture de soutien. Il est vrai aussi que la crise interne de Nidaa, obligé de s’allier à Ennahdha, a été derrière la mise en place de la politique de la concertation, qui a été à son tour derrière l’instabilité politique générale. Nidaa est trop faible pour gouverner seul. Ennahdha est trop vulnérable pour s’y livrer. Aucun d’eux n’a assez de pouvoir pour diriger le pays et la concertation ne permet que de donner des demi-solutions à des problèmes multidimensionnels et urgents. C’est là que la crise interne de Nidaa a fortement impacté la stabilité politique et les capacités du gouvernement à concrétiser son programme d’action économique.

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Pour ceux qui en doutaient encore, l’actuel chef du gouvernement (il le restera très probablement jusqu’aux prochaines élections), Youssef Chahed, n’a rien à voir avec son prédécesseur, Habib Essid. Entendez par là qu’il n’a pas le caractère amorphe – certains diront la docilité – de Essid, qui a accepté de tendre le cou pour une exécution publique, au Parlement. On l’avait même entendu adresser des remerciements à ses bourreaux, une attitude surréaliste pour un chef de gouvernement qui n’avait pourtant pas démérité (on s’en est rendu compte, hélas, bien après). Et bien Chahed ne sera pas cet agneau de sacrifice là. Et c’est une bonne nouvelle pour le pays. Vous imaginez la tête des amis et partenaires de la Tunisie s’ils apprenaient que le pays du jasmin s’est, une fois de plus, payé une crise politique avec la démission du chef du gouvernement, sous la pression de quelques illuminés pas regardants du tout sur l’intérêt national et sur les enjeux du moment. Le discours de Chahed du mardi 29 mai 2018 dans la soirée, très offensif, notamment en direction de son principal adversaire, Hafedh Caïd Essebsi (qui a fini par éclipser, et ce n’est pas en son honneur, le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi), est finalement une bonne annonce pour son mentor, le président de la République, Béji Caïd Essebsi…

Les grands perdants

Comme l’a dit le leader du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, si BCE voulait défaire le gouvernement, il aurait une toute autre attitude. Le fait est qu’il ne voulait et ne pouvait pas vouloir la perte de Youssef Chahed. D’abord pour la simple raison que c’est lui qui l’a personnellement choisi, et même imposé alors que son poids politique en Tunisie et même au sien de son propre parti était loin de lui donner droit à cette fonction suprême. Donc si le chef de l’Etat avait décrété l’échec de son poulain au point d’être l’artisan de son éviction, il ferait le constat par là même de sa propre déroute. Et pour un homme au crépuscule de sa carrière politique (91 ans, tout de même), c’est carrément impensable. Essebsi a joué le jeu de la démocratie en poussant l’affaire du désaccord de Carthage le plus loin possible – trop loin sans doute -, mais in fine il avait la garantie que Chahed sauverait sa tête. Ne serait-ce que parce qu’en situation d’état d’urgence il est, constitutionnellement, impossible de dégommer un chef de gouvernement. Ensuite parce qu’il était clair depuis le début que le directeur exécutif de Nidaa Tounes n’aurait pas de majorité au sein des signataires du Pacte de Carthage pour inscrire Chahed à l’article de la “mort”. Enfin BCE avait l’assurance, de la part de son pote Ghannouchi, que Ennahdha ferait bloc à l’ARP pour s’opposer, le cas échéant, au limogeage de Chahed. Sans parler des députés de Nidaa et de l’opposition qui ont clairement rallié la cause du chef du gouvernement.

Si la main du chef de l’Etat a tremblé, alors qu’il aurait pu et dû dès le vendredi 25 mai 2018 en finir définitivement avec ce dossier, c’est parce que, disons-le clairement, son fils animait le groupe des anti-Chahed. Et cette hésitation coutera cher à Essebsi, pour la postérité. Quand on sait le traumatisme vécu, très récemment, par les Tunisiens à cause des ‘fils de’, ‘filles de’, ‘neveux de’, etc., (des familles Ben Ali et Trabelsi), on se dit que l’histoire lui pardonnera très difficilement ce flottement, ces 72 heures de trop, après plus de 10 jours d’atermoiements pour signer le Document de Carthage 2, dans un contexte politique et économique aussi dégradé.

L’autre grand perdant de cette affaire est, bien entendu, le fils du chef de l’Etat. Il vient de subir là son troisième revers politique, et pas des moindres, après son incapacité à décrocher l’investiture de Nidaa Tounes aux législatives de 2014 et son forfait aux législatives partielles en Allemagne. A ajouter à ses talents pour faire le vide autour de lui, avec pour conséquence cette hémorragie de militants et de députés – à peine 56 élus au Parlement, 30 de moins qu’en 2014 – que son papa, même dans sa tour dorée de Carthage, n’a pas pu ignorer et qu’il s’est enfin décidé à stopper, selon les déclarations. Essebsi junior pourrait faire l’amère expérience de son impopularité au Congrès national électif de son parti, qu’il s’ingénie à retarder depuis 3 ans, une éternité pour un parti de ce calibre.

Le Grand gagnant

C’est, évidemment, Ennahdha. Les islamistes qui, comme ils l’ont fait en se contentant de rester assis et de regarder le bloc parlementaire Nidaa se vider de son sang pour ensuite le supplanter, vont encore ramasser les lauriers de cette agitation mortifère. En effet dans ce chaos indescriptible, ils ont très stratégiquement adopté la posture de la raison, de la défense de l’intérêt suprême de la nation, en appelant à la préservation de la stabilité, enfin le peu qu’il y a, et donc au maintien de Chahed. Pourtant, comme à leur habitude, Ghannouchi & Co ont tangué, hésité, et même entamé leur exercice favori : Le double langage. Mais voilà, eux au moins ont encore cette capacité à sentir de quel côté allait tourner le vent, à écouter les voix, mêmes dissonantes, de la rue. Et on ne peut pas les blâmer pour ça, c’est aussi cela la politique, c’est aussi cela traduire les aspirations, même confuses et parfois contradictoires, des citoyens qu’on prétend représenter et défendre. Nidaa Tounes a perdu tout cela, et bien plus, depuis que HCE s’est imposé à sa tête, par la seule force de son nom. L’élection de 2019 pourrait départager les islamistes et la formation bâtie de ses mains par le locataire du palais de Carthage, mais peut-être pas à l’avantage de ce dernier…

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Le bloc parlementaire de Nidaa Tounes a confirmé que les efforts seront déployés afin de trouver une issue favorable à la crise politique actuelle, engendrée par la suspension des concertations du Document de Carthage II.
Un appel à une prochaine réunion du bureau national doit être lancé, selon le bloc, afin de fixer le calendrier des congrès locaux et régionaux et le programme d’action des commissions parlementaires, précise un communiqué publié par le bloc parlementaire à l’issue d’une réunion exceptionnelle tenue, mardi 29 mai 2018, pour examiner les répercussions de la suspension des concertations.

Par contre motus sur le Congrès national qui élira un bureau politique et une direction exécutive. Le directeur exécutif du parti, Hafedh Caïd Essebsi, avait promis le 21 septembre 2017 qu’il l’organiserait avant les municipales. Vous connaissez la suite. Le provisoire qui dure quoi. Une anomalie pour un parti qui est, tout de même, un ténor sur la place, même s’il a perdu beaucoup de plumes depuis son triomphe aux élections de 2014. Un congrès électif fait partie des moeurs, des traditions dans les démocraties qui se respectent, mais manifestement à Nidaa Tounes on ne voit pas les choses de la même façon. Même les dirigeants du parti hostiles au fils du président de la République n’insistent pas pour que ce rendez-vous ait lieu dans les meilleurs délais…

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Ne tenant manifestement pas à être l’outil qu’utiliseront ses détracteurs pour renvoyer Youssef Chahed de la Kasbah, le locataire de Carthage a, le lundi 28 mai 2018, suspendu le «Document de Carthage» ou DC, et renvoyé sine die les concertations qui devaient aboutir à une nouvelle feuille de route pour le chef du gouvernement. Les mots étant importants, Saïda Garrach a parlé d’une suspension et non d’un arrêt. Auquel cas Youssef Chahed devrait partir, le DC étant le document fondateur de son gouvernement d’union nationale. Il n’en demeure pas moins que le gouvernement de Youssef Chahed n’en est plus un.

De suite, le Taboubi de l’UGTT annonce son retrait de cette structure de gouvernance virtuelle de la Tunisie de la seconde République. Un retrait dont la seule explication est l’incapacité de la toute-puissante et omnipotente centrale syndicale ouvrière à faire plier le président du conseil d’administration de l’entreprise Tunisie, Béji Caïed Essebssi, et le reste des membres du conseil d’administration et renvoyer le DG de l’entreprise, Youssef Chahed.

De fait, l’UGTT perd le deuxième round de son bras de fer avec le chef du gouvernement, le second à lui tenir tête après Mehdi Jomaa, quoique pour une plus longue période, et Hafedh Caïed Essebssi (HCE) en perd un round. De fait aussi, Youssef Chahed reste à la Kasbah et on ne parle même plus de remaniement ministériel. Une claque magistrale pour l’UGTT et pour HCE. Ce dernier se met ainsi, depuis le 9 mai 2018, date de son communiqué, à flirter avec l’UGTT. Comme s’il séchait les larmes de dépit de Noureddine Taboubi, HCE affirmait dans le même communiqué que «l’UGTT [est] l’un des piliers du consensus social». L’alliance a changé de bord.

  • Retour au point de départ. «نرجعوا فين كنا» avait un jour dit Bourguiba

Cela aura tout simplement coûté quelques mois de la vie d’un pays au bord de la banqueroute et plusieurs mois de retard dans la mise en œuvre des réformes par lesquelles l’économie donnait déjà en avril les premiers signes d’une légère reprise. Nous en voulons pour preuve le changement de qualité de la petite croissance de 2,5 %, qui n’est plus issue de la consommation, mais de secteurs productifs. Cela aura quand même coûté une confirmation par Fitch Rating de la notation négative de Moody’s. Cela a encore coûté un € désormais à plus de 3 DT, une thésaurisation plus accélérée qui aggravera la crise de liquidité, une inflation à 7,7 % liée à la hausse des prix et l’envolée du coût de l’argent, et des réserves en devises en baisse. Le tout du à l’attentisme créé par les appels au changement de gouvernement. Des effets de l’instabilité politique que niait le fils du chef de l’Etat lorsqu’il demandait la 1ère fois la tête du candidat de son propre parti au poste de chef de gouvernement en 2016.

Ceux qui connaissent l’UGTT savent cependant pertinemment que l’organisation a la tête dure et n’a pas encore dit son dernier mot. Il devient plus que probable qu’elle relance sa campagne anti-Chahed, directement ou indirectement et qu’elle s’oppose de façon plus véhémente à son programme de réformes économiques. Il n’est donc pas exclu qu’elle mette au point un programme de mouvements sociaux, grèves, sit-in notamment, pour enrayer l’action d’une «persona non grata».

  • Un train peut en cacher un autre  

Reste à deviner ce qui s’est passé dans la tête du président nonagénaire pour qu’il lâche celle dont il disait que rien ne se faisait sans elle. Aurait-il décidé de battre en retraite face à la campagne anti-Document de Carthage, de plus en plus considéré comme anticonstitutionnel et un véritable «Shadow Cabinet» ? Aurait-il été finalement irrité par les deux dernières campagnes, menées par son fils sur les réseaux sociaux, pour obtenir le départ de l’actuel chef de gouvernement alors qu’il avait signifié qu’il n’était pas question de le changer ?

Dans un cas comme dans l’autre, ce qui reste du magistère de Youssef Chahed jusqu’aux prochaines d’octobre 2019 ne sera pas facile, ni pour lui, ni pour l’économie, encore moins pour la société tunisienne. Maintenu bon gré mal gré à la tête du gouvernement, Chahed reste lié par les engagements donnés aux bailleurs de fonds avec à leur tête le FMI et par les réformes promises.

Or, s’il a gagné ses bras de fer avec l’UGTT et le fils du fondateur du parti Nidaa Tounes, Youssef Chahed perd une large part de la marge de manœuvre dont il devrait disposer pour faire passer ses réformes, en face de formations politiques qui s’étaient finalement déclarées incapables, lundi 28 mai 2018, de s’entendre sur les mesures à adopter pour faire face à la crise économique aiguë dans laquelle s’englue le pays.

  • Que peut-il désormais se passer ?

Il y a d’abord lieu de remarquer que sitôt l’annonce faite par Saïda Garrach de la suspension du DC, le conseiller Noureddine Ben Ticha s’empresse de préciser que cette décision de BCE est provisoire. On comprendrait alors que la décision de BCE de le suspendre n’était qu’un coup de tête et que, retrouvant ses esprits, le nonagénaire chef de l’Etat tunisien aurait envoyé son conseiller entrebâiller de nouveau la porte des négociations, peut-être par une autre composition du DC ou avec de nouvelles conditions.

En attendant, il se murmure que le fils préparerait quand même un nouveau coup de force contre son père. A deux reprises, Hafedh Caïed Essebssi aurait réuni les ministres de Nidaa après la rupture du jeûne. A l’un des menus, un coup à la Yassine Brahim. HCE penserait en effet à demander aux ministres de Nidaa Tounes de démissionner en bloc du gouvernement, ce qui obligerait Chahed à repasser par la case ARP pour un éventuel vote de confiance qu’il pourrait retourner contre lui. Coup bas et combines pour faire tomber le gouvernement auraient ainsi déjà repris. “Business as usual” !

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Abdessatar Messaoudi, avocat et ancien membre de Nidaa Tounes, a relaté, lundi 28 mai 2018 dans la soirée sur sa page Facebook, sa rencontre avec le chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi, en pleine tempête autour du Document de Carthage 2, qu’il a fallu d’ailleurs sursoir. Me Messaoudi a indiqué qu’il a eu une discussion très franche et sans tabous avec Essebsi.

«Le président de la République était déçu par la crise politique, et par la situation dégradée de Nidaa Tounes. L’entretien était franc, sans protocole et sans tabous. Nous avons évoqué la famille, le «fils de papa», les nouveaux mercenaires qui ont démoli Nidaa“, a confié l’avocat.

Il m’a écouté dans un moment de clairvoyance et je lui ai dit ce qu’il fallait faire. J’ai, également, écouté sa réponse et son analyse sur la situation politique. Il a promis de corriger ce qui peut l’être et tout ce qui a été détruit par la bande, dans le sens large du terme“, a-t-il ajouté.

La dernière fois qu’on a entendu publiquement l’avocat s’exprimer sur un grand dossier c’était le 11 septembre 2017. Il était alors monté au front pour défendre une idée qui trottait dans la tête de BCE : Le changement du système politique. De l’eau a coulé sous les ponts depuis…

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Maintenant que le Pacte de Carthage a été gelé, on va pouvoir retourner au travail. C’est certainement ce que se dit le chef du gouvernement, Youssef Chahed, et la grande majorité des citoyens après avoir appris ce qui aurait dû être fait depuis belle lurette, vu que – on se répète, volontairement – ce Document cher au chef de l’Etat n’a jamais apporté la preuve de son efficacité. L’Accord de Carthage 1 était, au mieux, une sorte de catalogue de voeux pieux pour un gouvernement qui de toute façon est lesté par les réalités économiques du pays, par les clous fixés par le FMI et surtout par l’état des finances publiques. Autant de corsets qui ne permettent aucune folie. Alors un Pacte de Carthage pour quoi faire ? Rien, à part pour le décorum et le sentiment vaguement confortable que la Tunisie a une direction, un cap. Si ce n’était que ça, on aurait pu s’accommoder de ce Document très encombrant. Le souci c’est que la deuxième mouture de la trouvaille de Béji Caid Essebsi était devenue un lieu de surenchère, de conciliabules dangereux pour l’équilibre et la stabilité de la nation, avec des dirigeants inconscients de la délicatesse du moment que traverse la Tunisie et des contrecoups d’un renversement de la table. Mais voilà, le directeur exécutif de Nidaa Tounes, Hafedh Caïd Essebsi, et le leader de la centrale syndicale, Noureddine Taboubi, puisqu’il s’agit d’eux principalement, se sont obstinés, jusqu’au bout. Et là BCE aurait dû prendre ses responsabilités…

L’affaire aurait dû être pliée depuis le 25 mai 2018, quand le président de la République a dit qu’il fallait une majorité au sein des signataires du Pacte de Carthage pour avoir la tête de Youssef Chahed. Il avait ajouté que même cela ne suffisait pas et qu’il fallait de toute façon aller devant la représentation nationale (l’ARP) pour voter l’éviction de Chahed. D’abord le premier point : Le fils du chef de l’Etat, HCE et Taboubi crient dans le désert, ou presque (l’UPL et l’UNFT partagent leur position), pour obtenir le départ de Chahed. En face 5 signataires du Pacte (Ennahdha, Al Massar, Al Moubadara, l’UTICA et l’UTAP) soutiennent le maintien du chef du gouvernement. 4 contre 5, ce n’est pas ce qu’on peut appeler une majorité. Alors BCE aurait dû tirer les conséquences de ce qu’il avait lui-même dit et stopper net cette affaire, et obliger tout le monde à signer sur les 63 points lesquels à défaut de régler les problèmes du pays gravaient au moins sur le marbre les priorités du moment. Le président de la République a-t-il voulu épargner à son fils une claque publique magistrale ? Mystère…

Ensuite si on prend le deuxième point, une majorité au Parlement pour avoir la peau de Chahed, là aussi c’était foutu d’avance vu que Ennahdha, qui dicte sa loi à l’ARP depuis que Nidaa Tounes a eu la bonne idée de lui céder la première place, a jusqu’au bout affirmé qu’il est pour le maintien de Chahed. Et même au sein des élus de Nidaa Tounes, beaucoup ont donné de la voix ce week-end pour dire haut et fort qu’ils soutenaient le chef du gouvernement, et qu’ils désapprouvaient le jusqu’au boutisme suicidaire, politiquement, de HCE. Là aussi BCE aurait dû en tirer les conséquences en arrêtant cette sinistre farce très dommageable pour le pays.

Maintenant que cette affaire s’est arrêtée d’elle-même, en tout cas provisoirement, on va pouvoir apporter l’éclatante démonstration que le gouvernement n’a pas besoin du Pacte de Carthage pour conduire les affaires du pays. Le chef de l’Etat nous avait vendu cette histoire pour donner la preuve de son brio politique et pour, peut-être, laisser une empreinte dans l’histoire, comme il espère le faire avec la légalisation du mariage entre une Tunisienne musulmane et un non musulman ou avec l’égalité homme-femme dans l’héritage. Le moins qu’on puisse dire est que cette entreprise de sauvetage national par le Pacte de Carthage est un véritable fiasco, du moins jusqu’ici. Essebsi ne sera pas décoré pour le 1er Document, il ne le sera pas non plus pour le second, à cause surtout du fait qu’il n’ait pas compris qu’il était grand temps d’arrêter définitivement cette affaire qui parasite le gouvernement dont la gestion des affaires du pays est pourtant le métier et qui, en principe, n’a besoin de rien ou personne pour l’y aider…

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Le président de la République, Béji Caïd Essebssi, a décidé de suspendre les concertations engagées dans le cadre du Document de Carthage II et de les reporter à une date ultérieure, a indiqué, lundi, le porte-parole de la présidence de la République, Saïda Garrache.

Vendredi dernier, à l’ouverture des travaux de la commission des présidents et secrétaires généraux des partis politiques et des organisations nationales, Caïd Essebssi a soulevé le différend qui persiste autour du 64 e point relatif au remaniement ministériel. Ce point évoque la question de savoir s’il touchera ou non le chef du gouvernement.

Le chef de l’Etat avait alors affirmé vouloir éviter d’évoquer le remaniement ministériel dans la mesure où le plus urgent consiste, avant tout, à mettre au point un plan de réforme. En cas de non accord, Caïd Essebssi avait proposé le report des concertations après le mois de ramadan.

Caïd Essebssi a tenu à préciser ne pas avoir de rôle, en tant que président de la République, dans le changement du chef du gouvernement, ni l’intention d’empiéter sur les prérogatives du parlement, tel que rapporté par certaines parties. “La question doit passer par le parlement conformément à la Constitution”, a soutenu le président de la République.

En mars dernier, les signataires du Document de Carthage ont décidé la création d’une Commission avec pour mission de définir les priorités de l’économie nationale et de proposer les réformes y afférentes.
Cette commission est composée de deux représentants de chaque parti et de chaque organisation signataires du Document de Carthage.

“Tout remaniement ministériel doit être opéré sur la base d’une feuille de route claire”, ont-ils assuré, ajoutant que le changement de l’équipe gouvernementale est toujours possible à la lumière d’un programme de réformes cohérent.

Les concertations autour du Document de Carthage II ont démarré en janvier 2018.
Au départ, le Document de Carthage regroupait neuf partis politiques avant le retrait de “Afek Tounes” et “Machrou Tounes”. Les partis “al-Chaab” et “al-Joumhouri” n’ont plus assisté aux réunions depuis mars dernier.

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Faute d’accord sur le 64ème point – le maintien ou non du chef du gouvernement -, le Document de Carthage 2 a été rangé dans un tiroir, rapporte Mosaïque FM ce lundi 28 mai 2018. Combien de temps va durer cette suspension ? Mystère pour le moment…

Pour rappel, les signataires du Pacte de Carthage, des leaders de partis et secrétaires généraux des organisations nationales étaient en conclave pour justement tenter de sortir du blocage et parapher enfin, après deux semaines de retard, le document cher au président de la République. Manifestement ce dernier, et toute la nation, devront encore attendre…

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La crise politique actuelle, provoquée par les tiraillements autour du maintien ou non du chef du gouvernement, fait des dégâts collatéraux au parti Al Massar, signataire du Pacte de Carthage. Après des pourparlers agités dimanche 27 mai 2018 dans la soirée, le ministre de l’Agriculture, de la Pêche et des Ressources hydrauliques, Samir Taeib, a finalement eu l’aval des siens pour prendre part à la réunion des présidents et secrétaires généraux des partis politiques et organisations nationales qui devraient parapher le Document de Carthage 2. Mais il le fera à titre personnel, en tant que membre de l’équipe de Chahed, et pas au nom d’Al Massar, souligne une source au sein du parti à Mosaïque FM ce lundi 28 mai 2018.

La même source a affirmé que la formation a décidé de ne pas rempiler dans le prochain gouvernement, ce qui en rajoute à la confusion ambiante et retire à Chahed un soutien de poids, lui qui en manque tant au sein de son propre parti, Nidaa Tounes…

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Les signataires du Document de Carthage 2 se réuniront, aujourd’hui, vendredi 25 mai 2018, pour trancher sur le sort du gouvernement et de celui de Youssef Chahed.

Il est à signaler à ce propos que l’UGTT, Nidaa Tounes, l’Union des femmes et l’ULP s’accordent sur la nécessité de changer le gouvernement de Youssef Chahed alors que l’UTICA, Al Massar, Ennahdha, l’UTAP et Al Moubadara rejettent toujours le changement.
Il serait également question, lors de cette réunion, de l’examen du document en question par la Commission des présidents (présidents des partis et des organisations signataires du Document de Carthage) pour adoption.

Rappelons que la Commission des experts du Document de Carthage avait abouti, le 5 mai dernier, à l’élaboration d’un document de plus de 100 points à caractère politique, économique et social. Ce document devrait définir le programme d’action du gouvernement que ce soit avec la présente composition gouvernementale ou après son remaniement.

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En pleine effervescence autour du Document de Carthage 2 et du remaniement ministériel, les deux têtes de l’exécutif, Béji Caid Essebsi et Youssef Chahed, se sont rencontrés ce jeudi 24 mai 2018. D’après les échos qu’on en a eus, à travers un communiqué de la présidence de la République, les deux hommes ont parlé de tout, ou presque, en évitant soigneusement les deux sujets brûlants cités plus haut. A la place on a vu de larges sourires, comme à chaque fois qu’il a été question de débarquer le chef du gouvernement…

D’après le texte laconique du palais de Carthage, Essebsi et Chahed ont évoqué, comme chaque semaine, comme si de rien n’était, la situation générale du pays et les données économiques actuelles, avec cette fois un focus sur celles du tourisme, qu’on annonce très bonnes cette saison…

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Délétère, nauséabond, affligeant. Il n’y a pas d’autres mots pour qualifier le climat politique du pays actuellement. Toute la science politique du monde ne sert à rien pour tenter de décrypter ce qui se passe en ce moment sur la scène politique. La Tunisie est entrée dans la démocratie par la mauvaise porte : Le régime parlementaire, avec scrutin proportionnel. Non pas que ce système soit mauvais en soi, mais il sied aux citoyens qui en ont la maturité. On est loin, très loin, de pouvoir en dire autant pour les Tunisiens. Le chef de l’Etat, Béji Caid Essebsi, en a rajouté aux problèmes du pays en sortant de sa tête un OVNI politique qui ne pouvait prospérer que dans cette Tunisie post-révolutionnaire de tous les possibles : Le Pacte de Carthage, après le prétendu échec du gouvernement de Habib Essid sur lequel d’ailleurs il y a beaucoup à dire, et surtout nuancer. Mais le plus important pour nous, présentement, c’est ce Document de Carthage, dont la première version n’a pas donné la preuve de son efficacité, sinon on n’aurait pas besoin d’une deuxième, une deuxième d’ailleurs dont on connait par avance l’issue. Qu’est-ce que la Tunisie aura gagné dans cette agitation qui a fait perdre un temps précieux (le Document n’est toujours pas signé d’ailleurs) ? Rien…

Pendant que les citoyens ont la tête ailleurs (les commerçants fraudeurs à la faveur du Ramadan, la montée des prix, la Coupe du Monde…), le microcosme politique local fait ce qu’il sait faire le mieux : De la surenchère, des manoeuvres dilatoires, de la diversion pour faire oublier son incompétence notoire et son absence totale de vision pour le pays, et encore plus de programme alternatif crédible pour nous tirer de ce mauvais pas. Ce tintamarre autour de l’éviction du chef du gouvernement, Youssed Chahed, un mouvement impulsé et alimenté par l’UGTT, et opportunément rejoint par le directeur exécutif de Nidaa Tounes, Hafedh Caïd Essebsi, aurait pu passer si le pays allait mieux. Mais dans ce contexte économique difficile, où la Tunisie est surveillée comme du lait sur le feu par le FMI, où le gouvernement, lesté par le peu d’atouts qu’il a à présenter aux bailleurs, n’ose même pas s’aventurer sur le marché international de la dette, poser des actes qui déstabilisent encore plus le pays est proprement criminel et mérite, je pèse mes mots, le qualificatif de haute trahison.

Ils n’ont pas retenu les leçons du 6 mai

On avait fini par oublier ces derniers jours que la centrale syndicale est l’initiatrice du projet de changement du patron du gouvernement, tant le directeur exécutif de Nidaa Tounes est apparu, dans la presse, comme l’activiste majeur de cette affaire. HCE a certes rejoint la fronde anti-Chahed dans le tard, mais il ne faut pas oublier qu’on lui prête ces desseins depuis un bon moment. Mais faire ça maintenant, alors que son papa fait tout pour sauver la tête de Chahed face à l’irréductible SG de l’UGTT, Noureddine Taboubi, c’est à tout le moins mettre en difficulté le président de la République. Mais HCE n’est pas un problème que pour son père, il l’est aussi pour son parti, une machine de guerre qu’il a pratiquement démolie. La déroute des municipales en est la parfaite illustration, après les vagues de démissions au sein du groupe parlementaire et l’érosion massive des militants de la première heure.

Les élections de 2019 pourraient être l’épilogue de cette descente aux enfers. Mais pour le moment personne ne s’est décidé à freiner le fils du chef de l’Etat. D’abord ce dernier, qui s’obstine à garder le silence face aux dégâts provoqués par son fils, qui est entré par effraction dans la politique, par la seule force de son patronyme. Ensuite le silence coupable des membres de la direction du parti, qui font exactement comme l’ex-SG Mohsen Marzouk, qui avait préféré la fuite…

Les électeurs auraient pu régler le problème HCE, mais voilà, il les fuit comme la peste. On avait cru à un moment qu’il allait se jeter dans la mêlée des municipales partielles d’Allemagne, mais après avoir sous-pesé ses chances, il a préféré reculer. Idem pour le Congrès électif de Nidaa Tounes, qu’il repousse sans cesse. Et il a bien raison de craindre ce rendez-vous. Le communiqué qu’il a posté mardi 22 mai 2018 dans la soirée sur sa page Facebook, avec ce qu’il faut en réaffirmation de soutien affiché au chef de l’Etat, laisse penser qu’il a mis beaucoup d’eau dans son jus et qu’il a décidé de ne plus se mettre au travers du chemin de son père. A le lire, entre les lignes, on ne devrait plus entendre HCE réclamer la tête du poulain du président de la République, du moins publiquement. Cela devrait suffire au bonheur de BCE. Cela devrait suffire aussi pour stopper les séances de double langage que Ennahdha a commencées, autour du départ de Chahed. Cela permettra surtout de fermer un épisode politique malheureux et dangereux, et retirer aux partis au pouvoir leurs munitions pour leur laisser le temps de méditer sur les leçons amères des municipales, ce que manifestement ils n’ont pas encore fait.

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Sacrée et consacrée par l’Occident comme étant l’unique démocratie du monde arabe, la Tunisie oublie depuis bientôt huit ans, que sans une économie bancable, la démocratie reste aussi inutile qu’une bague dans le doigt d’un va-nu-pieds. La même Tunisie oublie encore, depuis 2011, que démocratie sans stabilité, n’est que leurre de pouvoir, règne de la médiocrité , lobbycratie et même «corruptocratie».

Cela s’appelle «l’éléphant dans la chambre», ou le sujet dont tout le monde est conscient, mais dont personne ne veut parler. A quelques jours de la réunion des signataires du document de Carthage, sous la menace renouvelée de l’UGTT, d’en sortir, il est espéré que ceux qui s’apprêtent à sceller l’avenir de tout un pays se décideront à parler de cet éléphant, avant qu’il ne fasse du pays un magasin de porcelaine.

Personne n’en parle ni ne veut en parler, mais les 3 piliers de la croissance que tout un pays cherche et dont l’absence ou le peu de présence, peut décider du départ du chef du gouvernement, la croissance étant le générateur de toutes les autres actions de développement, comme l’emploi, l’amélioration du pouvoir d’achat, l’amélioration de la santé du Dinar devant l’Euro et le Dollar, ainsi que de tous les autres radios de l’économie. Ces trois piliers, sans lesquels il est impossible, sinon très difficile, de réaliser une croissance, porteuse de développement, sont :

  • Stabilité sécuritaire.
  • Stabilité sociale
  • Stabilité politique

Il n’est un secret pour personne que le dernier gouvernement en place a réussi à apporter une certaine stabilité sécuritaire. Elle est fragile et nécessite une veille de tous les instants, mais elle est là depuis 2016. Le retour du tourisme reste le meilleur témoin sur cette réussite. Il faut juste rappeler que, théoriquement, on ne change pas une équipe, ou même un ou deux ministres, qui gagnent. Le faire, c’est réintroduire l’instabilité dans un département qui, à l’image du pays, l’autorité et la gouvernance restent d’abord une question d’hommes avant d’être une question de structures.

Côté social, c’est plus l’instabilité que la stabilité et ce depuis 2011. Une instabilité qui empêche toujours, selon le dernier communiqué de l’INS sur les niches de croissance, les secteurs du phosphate et des carburants de réaliser la valeur ajoutée qui était la leur avant 2011.

Et bien que les ressources de l’Etat aient été déjà largement épuisées par les hausses salariales qui n’ont apporté que plus d’inflation, et que ses caisses se tarissent à vue d’œil, les mouvements sociaux, soutenus par tous les partis politiques et toutes les organisations syndicales, ne s’arrêtent toujours pas. En mars 2018, selon le rapport de l’observatoire social tunisien, et à ne considérer que les mouvements de protestation spontanée, ce sont 87 mouvements de nature économique, 133 de nature sociale, 83 de nature politique, 90 dans l’éducation, 198 de nature administrative, 32 de nature sanitaire et 78 de nature sécuritaire, pour ne parler que de cela.

Tous, des mouvements qui ne participent guère à la stabilité sociale nécessaire à l’attrait des investisseurs, locaux et internationaux. Cela, même si tous ces mouvements pourraient aussi être lus comme un bon signe de santé démocratique. Des mouvements aussi, qui sont toujours, à tort ou à raison, soutenus par le principal syndicat ouvrier qui en fait, volontairement ou involontairement, un moyen de maintenir élevée la pression sur un gouvernement qui ne vaut, pour l’UGTT, que par ce qu’il donne, en augmentations et autres privilèges.

L’instabilité est aussi, depuis plus de sept ans, la caractéristique principale de la scène politique tunisienne. Ce sont ainsi 3 chefs d’Etat, 7 gouvernements et leurs chefs, avec une moyenne d’un nouveau tous les 18 mois, et deux assemblées de représentants du peuple. Des assemblées où le tourisme politique a consacré l’instabilité dans les rangs des députés. Instabilité aussi dans les rangs du principal parti du pouvoir qu’est Nidaa Toues qui s’étaient divisé en au moins 4 petites formations. Cela sans compter Ennahdha qui a enfanté Hizb Ettahrir.

Mais le plus dangereux dans cette instabilité restera celui qui secoue toujours La Kasbah où presque personne n’a réussi à gouverner comme il le veut ou comme il se doit et où très peu ont réussi à appliquer les réformes que tout le monde connaît et tout le monde empêche de se mettre en place. Le dernier des coups de pioche qu’on enfonce, depuis 2014 au moins, dans les murs de La Kasbah, est celui qu’assomment depuis quelques les signataires du «Document de Carthage 2.0».

Une instabilité qui, quel que soit le choix de la personnalité, impacte et impactera la capacité de tout chef du gouvernement à mettre à exécution toute feuille de route dont on le charge. Une instabilité aussi, qui rendra difficile à tout chef de gouvernement de se faire obéir par une Administration qui voit changer presque chaque année sa hiérarchie. Une instabilité encore, qui déstabilisera toute négociation avec les bailleurs de fonds et retardera, sinon mettra en danger, les chances d’un rebondissement rapide de la situation économique et financière. Une instabilité enfin, qui risque fort d’emporter les prémices de la reprise qui commencent à se dessiner et qui pourraient se confirmer. «L’inflexion de la courbe du chômage est le vrai marqueur de l’embellie perceptible de l’économie tunisienne (+2.5% de taux croissance au 1er trimestre 2018 en termes de glissement annuel) », disait le statisticien Hassen Zargouni. C’est l’instabilité qui casser tout cela.

Khaled Boumiza

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Une réunion de la commission des experts est prévue, mardi 15 mai 2018, pour convenir de la version finale du projet du Document de Carthage 2, a annoncé, lundi, Saida Garrache, porte-parole de la présidence de la République.

Une autre réunion sera organisée en fin de semaine entre les partis politiques et les organisations signataires du Document de Carthage, sous la présidence du chef de l’Etat, Béji Caid Essebsi, pour trancher sur les différentes questions, a-t-elle ajouté.

Dans une déclaration de presse, à l’issue de la réunion des signataires du Document de Carthage, Garrache a indiqué que la réunion de ce lundi a porté sur l’évaluation du Document de Carthage 2.
Les décisions seront prises lors de la réunion finale prévue durant le week end prochain en présence du président de la République, a-t-elle assuré.

De son côté, le président du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, a déclaré qu’une série de propositions ont été émises de la réunion et seront présentées à la commission des experts.
Les propositions s’articulent, pour l’essentiel, autour du plan de salut national qui sera adopté par le gouvernement et qui comprend, notamment, l’activation du partenariat entre les secteurs public et privé, a-t-il fait savoir.

S’agissant de la position d’Ennahdha du remaniement ministériel, Ghannouchi a déclaré que le plus important réside dans la portée du programme et la compétence de ceux qui seront chargés de l’exécuter. Il a ajouté que son parti soutient le consensus et toute initiative visant à sauver le pays.
Le président de la République avait souligné, lors de l’ouverture de la réunion des signataires du Document de Carthage, l’impératif de s’accorder sur la politique à adopter et sur ceux qui sont les plus aptes à l’appliquer.

Le chef de l’Etat a, aussi, indiqué avoir pris connaissance du Document de Carthage 2 qui comporte une mise à jour du premier document.

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Le chef de l’Etat tunisien a présidé ce matin la dernière réunion des signataires du Document de Carthage qui devrait en mettre en place un 2ème, lequel sera la feuille de route du gouvernement. Au cours de son discours d’introduction, BCE a rappelé les circonstances de la naissance du gouvernement d’union nationale. S’adressant au SG de l’UGTT, le chef de l’Etat a indiqué : «nous tenons à ce que l’UGTT fasse partie de ce Document, mais pas avec tous ses problèmes, car ses problèmes avec le gouvernement ne font pas partie de cette assemblée. La même chose pour Ennahdha, Nidaa et autres». BCE taclait ainsi le tout-puissant syndicat ouvrier, le rappelant presqu’à l’ordre du jour, pour s’en tenir aux clous de la réunion des signataires.

Parlant de cet ordre du jour, le chef de l’Etat tunisien précise : «nous voulons qu’après notre accord sur la feuille de route, à laquelle chacun prendra en partie part, qu’on définisse les priorités», dont il a dit qu’il y a déjà une liste définie, ajoutant que c’est «le gouvernement qui sera chargé de la mettre en application et en sera responsable. Et dans les priorités, il faut qu’il y ait des concessions», précisant que cette liste est très détaillée, mais ne contient pas tout ce que chaque partie demande, laissant la porte ouverte à plus de discussions autour de la liste des priorités.

Evoquant le sujet qui préoccupe tout le monde en Tunisie depuis quelques semaines, Béji Caïed Essebssi a dit : «j’entends par-ci et par- là qu’on doit changer de gouvernement. Ce n’est pas là la question. Il faut d’abord qu’on s’entende sur quelle politique devrons-nous appliquer. On verra après qui est le plus habilité à appliquer cette politique. Chaque chose en son temps». Il mettait ainsi un coup d’arrêt, non sans les habituelles ambiguïtés de ses discours, aux informations disant que ce lundi sera scellé le sort du gouvernement de Youssef Chahed.

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