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Eaux usées

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Si nous pensons aux ressources en eau en tant que compte bancaire, celui de la région MENA est maintenant sérieusement épuisé “, a déclaré Hafez Ghanem, vice-président de la Banque mondiale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, cité dans le nouveau rapport de la BM intitulé “Au-dela de la pénurie : la sécurité de l’eau au Moyen-Orient et en Afrique du nord “.
L’extraction de l’eau des rivières et des aquifères plus rapidement qu’ils ne peuvent être reconstitués équivaut à vivre au-dessus de ses moyens, et elle nuit au capital naturel d’un pays, affectant la richesse et la résilience à plus long terme, laisse entendre les experts de la BM dans ce rapport lancé, mardi 29 août, lors d’une session spéciale axée sur la région MENA tenue à Stockholm, en Suède, en marge de la conférence de la Semaine mondiale de l’eau.

Ce rapport, qui offre une analyse complète de l’un des défis les plus importants de la région, se veut, toutefois, optimiste, indiquant qu’une solution existe pour pallier les déficits hydriques et atteindre la sécurité en matière d’approvisionnement en eau. Cette solution réside dans la bonne gestion des ressources moyennant les technologies et le recyclage des eaux usées collectées, dont plus de la moitié des quantités dans la région MENA, est renvoyée dans l’environnement sans traitement.

La Tunisie citée en exemple!

La Tunisie et la Jordanie sont citées en bons exemples dans le domaine du traitement des eaux usées. “Des expériences positives en Jordanie et en Tunisie montrent que les eaux usées peuvent être recyclées en toute sécurité pour l’irrigation et la recharge d’aquifères gérés“, lit-on dans le rapport.
En plus d’une meilleure gestion de l’eau, il est possible d’accroître l’offre grâce à des méthodes non conventionnelles telles que le dessalement et le recyclage“, a déclaré Guangzhe Chen, directeur principal de Global Water Practice de la Banque mondiale.
Heureusement, de nombreux pays ont démontré leur succès dans la mise en œuvre de programmes novateurs visant à réduire la quantité d’eau traitée perdue dans les fuites avant d’atteindre le client, ainsi que la production d’eau non conventionnelle. La rentabilité des technologies utilisées dans ces solutions s’améliore rapidement et offre davantage d’options en matière de gestion de l’eau pour les prochaines générations.

Dans la région MENA, plus de 60 pour cent de la population vit dans des zones où le stress hydrique superficiel est élevé ou très élevé, par rapport à une moyenne mondiale d’environ 35 pour cent. Malgré la pénurie d’eau, la région détient les tarifs les plus bas au monde et détient, à 2%, la plus forte proportion du produit intérieur brut consacrée aux subventions publiques de l’eau alors que les tarifs peu coûteux découragent l’utilisation efficace de l’eau.
L’augmentation des tarifs des services d’eau donnerait un signal sur l’impact matériel de la diminution des ressources et encouragerait l’économie d’eau, selon le rapport.
Ce pas est vraisemblablement sur le point d’être franchi en Tunisie, pays où la situation des ressources en eau devient de plus en plus alarmante avec des stocks dans les barrages inférieurs de 41%, à la moyenne et où les appels à l’augmentation de la facture de l’eau se poursuivent.

L’insuffisance de l’approvisionnement en eau et l’assainissement coûte environ 21 milliards de dollars américains (environ 50,8 milliards de dinars) à la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) en pertes économiques, selon le nouveau rapport de la Banque mondiale. Les mesures visant à améliorer la gestion et la répartition des ressources en eau limitées sont maintenant essentielles pour la croissance et la stabilité de la région.

TAP

En France

Morched Garbouj, président de l’association SOS Environnement, a déclaré, lors d’une conférence de presse, ce jeudi 11 août à Tunis, que des études effectuées à Kasserine et Sidi Hssine Sijoumi ont prouvé qu’il existe des problèmes dangereux relatifs au traitement des eaux usées et aux ordures.

Le président de ladite association a par ailleurs estimé nécessaire d’accorder aux municipalités les prérogatives nécessaires pour traiter ces dossiers.

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La pollution par les rejets des eaux usées industrielles n’est pas une fatalité, ont laissé entendre, jeudi, des chercheurs à un atelier organisé à l’UTICA, sur le thème “Eau: innovation et valorisation des résultats de la recherche”. Ils ont présenté, à cet atelier auquel ont assisté des industriels, plusieurs recherches dans le domaine de l’eau, réalisées par le CERTE, dans le but de trouver des solutions de gestion propres des eaux usées. Il s’agit, notamment, de l’utilisation de produits naturels et non coûteux pour le traitement des eaux usées industrielles. Parmi ces produits, la CERTE a déjà testé les déchets de poudre de marbre modifiés, les marcs de café, les écorces d’oranges et la sciure de bois.
Selon Ammar Mlayah, Maître de conférence en géochimie au CERTE, les résultats des tests ont confirmé que ces produits naturels sont des absorbants et peuvent être considérés comme des produits prometteurs pour l’élimination des polluants industriels. D’autres chercheurs et intervenants ont évoqué des alternatives de traitement des eaux moins polluantes, dont le recyclage et la valorisation des eaux usées de l’industrie textile par voie électronique (oxydation anodique moyennant des électrodes) ou encore la valorisation du lactosérum issu de l’industrie fromagère. Atsushi Asano, représentant résident de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) en Tunisie, partenaire d’organismes tunisiens dans des projets de traitement des eaux usées, a déclaré que “les entreprises tunisiennes sont désormais appelées à mieux gérer et à mieux traiter les ressources en eau utilisées dans leurs activités pour empêcher toute forme de pollution”. Le responsable japonais a confirmé que les techniques adaptées et durables de gestion de cette ressource, devenue de plus en plus rare et coûteuse, renforcent, à moyen et à long termes, la compétitivité de l’entreprise tunisienne.
D’après lui, cet atelier, organisé par le Centre de recherches et des technologies des eaux (CERTE)et la JICA et en collaboration avec l’UTICA, ne manquera pas de raffermir les liens de coopération et de partenariat entre les chercheurs et les industriels intéressés Ces derniers (les industriels) peuvent tirer meilleur profit des outils de la recherche et d’une expertise de haut niveau pour mieux gérer l’eau à travers le recours à plusieurs techniques (mobilisation, traitement, recyclage, dessalement, dépollution..).
Présent à cette rencontre, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Chihab Bouden a mis l’accent sur la nécessité d’apporter des solutions innovantes pour le traitement et la gestion des rejets d’eau et partant contribuer à l’économie de l’eau en général.
Le directeur général de CERTE, Ahmed Gharbi, a plaidé pour la mise en place d’un programme de partenariat en matière de valorisation des résultats de recherche entre les établissements tunisiens de recherche et les professionnels et industriels.

TAP

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