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Le nouveau président de l’Instance Supérieure Indépendante des Élections (ISIE), aura lieu ce mardi 14 novembre 2017 à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP).

Il est à rappeler que le membre de l’instance, Nabil Baffoun, a déclaré, hier, lundi, que si le président de l’instance n’est pas élu dans un délai de dix jours, les élections municipales ne pourront pas avoir lieu, comme prévu, le 25 mars 2018.

Six candidats se sont, jusque-là présentés à la présidence de l’ISIE. Il s’agit de Farouk Bouasker, Nejla Brahem, Anis Jarboui, Anouar Ben Hassan, Nabil Azizi et Mohamed Tlili Mansri.

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A la reprise vendredi après-midi des travaux de la séance plénière de l’Assemblée des représentants du peuple, le président du Parlement, Mohamed Ennaceur, a annoncé le report de l’élection du président de l’ISIE au lundi 30 octobre 2017.
A l’issue du vote du premier tour ce matin, deux candidats étaient qualifiés au second tour : Najla Brahim et Mohamed Tlili Mansri. Aucun des six candidats n’a obtenu le nombre de voix requis, soit 109 voix.
Plus tôt dans la journée, le président de l’ARP, Mohamed Ennaceur, a annoncé que Nabil Laazizi et Farouk bou Asker ont obtenu chacun 0 voix, Anis Jarboui et Nabil Baffoun ont obtenu 2 voix chacun, Najla Brahim 48 voix et Mohamed Tlili Mansri 95 voix.

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Une séance plénière aura lieu vendredi pour élire un président à la tête de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), a annoncé Ghazi Chaouachi, membre du bureau.
” Cette plénière planchera également sur l’examen des amendements introduits à l’article 33 du projet de loi organique relatif aux dispositions communes entre les instances constitutionnelles “, a-t-il ajouté à l’issue de la réunion mercredi du Bureau de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).
Réunis dans la journée, les présidents des blocs parlementaires ont commencé à aboutir à un consensus autour du président de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE).
Selon le président du bloc du Mouvement Ennahdha, Noureddine Bhiri, les parties prenantes de cette réunion ont recommandé au bureau de l’Assemblée des représentants du peuple de tenir vendredi prochain une séance plénière consacrée à l’élection du président de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) et à l’adoption des amendements introduits à l’article 33 du projet de loi organique relatif aux dispositions communes entre les instances constitutionnelles indépendantes.
” Cette plénière ne devrait aucunement être levée sans aboutir à l’élection d’un président de l’ISIE “, a-t-il lancé.

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Les États-Unis sont très préoccupés de voir l’environnement politique se détériorer au Kenya à l’approche de l’élection présidentielle du 26 octobre. Nous restons engagés en faveur d’un processus électoral libre, équitable et crédible, qui respecte la constitution kenyane, les lois en vigueur et les institutions. Nous ne soutenons aucun parti ni candidat.

Malheureusement, ces dernières semaines, des acteurs de toutes les tendances politiques ont porté atteinte à la commission électorale et attisé les tensions. Nous suivons de près le processus électoral kenyan, ainsi que tous les discours et les actes des politiciens.

Un vote pacifique et transparent, pouvant permettre à tous les Kenyans de s’exprimer pour choisir leur prochain président, implique que la commission électorale dispose de l’indépendance et du soutien public dont elle a besoin pour remplir ses obligations au regard de la Constitution et de la loi. Bien que nous défendions la liberté d’expression, les attaques sans fondement et les doléances déraisonnables adressées à la commission électorale ne font que créer des divisions. Soutenant pleinement les efforts de la commission qui tendent à faire dialoguer les leaders politiques et les partis, nous les incitons tous à y participer avec un esprit d’ouverture, de sérieux et de bonne foi.

Une modification des lois électorales sans large consensus et juste avant une élection n’est pas conforme aux bonnes pratiques internationales, augmente les tensions politiques et entame l’image que le public se fait de l’intégrité du processus électoral.

Les dirigeants et citoyens kenyans ont le devoir de rejeter la violence et d’appeler autrui à faire de même. Quant aux services de sécurité, ils doivent faire preuve de la plus grande retenue lors de la prise en charge des manifestations, chacune de leurs réactions devant être proportionnée et appropriée.

Cette élection offre au Kenya la possibilité d’inspirer et de façonner l’avenir de l’Afrique. Nous nous tenons aux côtés de tous les Kenyans qui aspirent à faire progresser la démocratie et la prospérité ainsi qu’à renforcer la sécurité.

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Un premier tour de scrutin à bulletin secret des 58 membres du Conseil exécutif de l’Unesco, auguste agence onusienne sise à Paris, a départagé lundi 9 octobre les neuf candidats qui briguent la succession de la Bulgare Irina Bokova au poste de directrice générale. Deux autres tours sont prévus d’ici le 13 octobre.

Percée du Qatar avant la France

Selon nos sources, les résultats du premier tour ont créé la surprise, avec une nette avance du candidat du Qatar (19 voix). L’ancien ministre de la culture Hamad Bin Abdelaziz Al-Kawari se distingue, en partie grâce à des fidélités africaines acquises récemment. Un « confidentiel » de l’hebdomadaire Jeune Afrique signale ainsi que les 58 membres du Conseil exécutif de l’Unesco ont été invités au Qatar dans le cadre de la campagne en vue du poste, mais que 10 seulement ont fait le voyage à Doha. En revanche, sur les 12 membres du Conseil exécutif ayant répondu à l’invitation du candidat qatari le 30 septembre à La Terrasse, un restaurant proche du siège de l’Unesco, à Paris, sept représentants de pays africains (Afrique du Sud, Algérie, Cameroun, Kenya, Maurice, Togo et Sénégal) ont répondu présent.

Seconde en lice, l’ancienne ministre française de la culture Audrey Azoulay aurait récolté 13 voix, avant les candidats du Liban (6 voix) et de la Chine (5 voix). Et ce, malgré les critiques sévères que lui a adressées le 20 avril par courrier Jack Lang, actuel président de l’Institut du monde arabe (IMA), qui lui reproche de récupérer pour sa campagne au poste de l’Unesco une initiative franco-émiratie pour la défense du patrimoine qu’elle n’a pas soutenue auparavant. Dans ce courrier, dont Le Monde Diplomatique a obtenu copie, il lui reproche de ne pas avoir eu « la présence d’esprit de l’appeler ou de le convier » pour faire un déplacement à New York et défendre le projet aux Nations unies, alors qu’il avait « initié le projet de résolution au Conseil de sécurité ».

La candidate égyptienne, favorite des Africains ?

Quant à Moushira Khattab, la candidate égyptienne, née en 1944, ancienne diplomate et ex-ministre de la famille et de la population, soutenue par l’Union africaine (UA) et la presse africaine, elle aurait glané 11 voix. Elle reste en lice parmi les favoris, en tant que femme candidate ayant un profil jugé plus « sérieux », à un poste qui n’a jamais été occupé par un ressortissant du monde arabe. C’est pourquoi le candidat de l’Irak au poste, Saleh al-Hasnawi, s’est désisté en faveur de l’Égypte, alors que le Qatar et le Liban ont maintenu leurs propres candidats.

Le suspense reste entier sur le sort de cette militante des droits de l’homme, qui se positionne aussi comme la candidate de l’Afrique. Il dépendra en grande partie des reports de voix, désistements et du choix des membres africains du Conseil exécutif, qui pourraient se désolidariser du Qatar en fin de parcours, pour faire valoir une voix issue du continent.

Depuis le départ d’Amadou Makhtar Mbow, directeur sénégalais de l’Unesco de 1974 à 1987, un Espagnol (Federico Mayor), un Japonais (Koïshiro Matsuraa) et une Bulgare (Irina Bokova) se sont succédés à la tête de l’importante agence onusienne, dotée d’un budget de plus de 650 millions de dollars.

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Aucun consensus n’a été atteint, lors de la réunion des présidents des blocs parlementaires, sur la question du candidat à la présidence de l’Instance supérieure indépendante pour les élections.
C’est ce qu’a déclaré, lundi, à l’Agence TAP, le président du groupe parlementaire d’Ennahdha, Noureddine Bhiri, ajoutant que “la réunion restera ouverte jusqu’à parvenir à un consensus”.
Il a ajouté qu’il a été convenu d’organiser une réunion avec les sept candidats à la présidence du conseil de l’ISIE avant la tenue de la plénière ce lundi à partir de 14h00 et consacrée à l’élection du président de l’ISIE.
“Les présidents des groupes parlementaires sont conscients de l’impératif d’élire le président de l’ISIE ce lundi”, a-t-il dit.
Les candidats à la présidence du conseil de l’ISIE sont Nabil Baffoun, Nabil Laazizi, Mohamed Tlili Mansri, Anouar Ben Hassan, Farouk Bouasker, Adel Brinsi et Anis Jarboui.

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La Tunisie a été élue membre du Conseil de l’Organisation Internationale de la Normalisation (ISO) lors de la 40è Assemblée Générale de l’Organisation Internationale de la Normalisation (ISO) qui s’est déroulée du 18 au 20 septembre 2017 à Berlin, en Allemagne.
Suite à cette décision, Mme Amel BEN FARHAT actuelle Directrice Générale de l’Institut National de la Normalisation et de la Propriété Industrielle (INNORPI) représentera la Tunisie au sein du conseil de l’ISO pendant trois ans à partir de l’année prochaine, a précisé l’INNORPI dans un communiqué publié vendredi.
L’obtention du statut de membre au sein du conseil de l’ISO permettra à l’INNORPI de prendre part aux politiques de normalisation internationale tenant compte des besoins nationaux et des orientations stratégiques de la Tunisie.

En marge de la tenue de ladite Assemblée, l’INNORPI a remporté le Prix de Leadership Lawrence D. Eicher 2017 pour l’excellence de l’élaboration créative et novatrice de normes et ce conjointement avec l’UNE (l’Association Espagnole de Normalisation) pour la performance réalisée dans le secteur du Tourisme et services connexes (le Comité Technique ISO/TC 228).
La Collaboration entre l’INNORPI et l’UNE a abouti à l’élaboration de plus de 20 normes internationales dans le secteur du trelatives à plusieurs domaines: la plongée sous-marine, les espaces naturels protégés, le tourisme d’aventure et les ports de plaisance (les marinas) et la thalassothérapie.

Les interventions de la Tunisie dans les travaux de normalisation dudit comité ont apporté d’importants bénéfices pour le tourisme à l’échelle nationale et internationale, notamment dans le secteur de la thalassothérapie, à la faveur de la mise en œuvre (en 2015) de la norme ISO 17680 qui a été inspirée de la norme tunisienne NT 126.05: “Services touristiques- Bonnes pratiques en Thalassothérapie”, lit-on dans le communiqué.

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L’élection du président de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) aura lieu lundi prochain au cours d’une séance plénière, a annoncé vendredi Mohamed Ennaceur, président du parlement.
La plénière sera précédée par la réunion des présidents des blocs parlementaires pour se concerter à ce sujet, a déclaré à l’agence TAP Nizar Amami, membre du bureau de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).
Le vice-président du parlement, Abdelfatah Mourou, avait annoncé mercredi dernier, lors de la plénière consacrée au comblement des vacances au sein de l’ISIE, l’ouverture de la candidature à la présidence de l’instance électorale, le comblement des vacances des postes de juge administratif et de professeur universitaire ayant été effectué.
L’élection du président de l’ISIE avait initialement été prévue pour le 20 septembre.

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Avec Marine Le Pen à sa tête, le Front national, qui continue de rejeter l’étiquette de parti d’extrême droite, même si ses postures sur l’immigration, l’islam, l’économie, le social disent le contraire, n’a jamais été aussi proche du palais de l’Elysée. La fille du fondateur du parti, Jean-Marie Le Pen, a su “ennoblir” des idées qui sentaient le souffre et effrayaient une frange de la population qui tient aux dorures du politiquement correct. Et la mayonnaise a pris. A tel point que le physicien Serge Galam, qui avait réussi le tour de force de prédire le triomphe de Donald Trump à la présidentielle américaine dès l’été 2016, alors que personne ne pariait un dollar sur le républicain, s’est penché sur le phénomène Le Pen. D’après lui ses chances de remporter le scrutin d’avril-mai 2016 ne sont pas négligeables…

Quand le spécialiste des systèmes désordonnés, qui a intégré le Cevipof (centre de recherches politiques de Sciences Po), parle on l’écoute. Dans un billet publié le 26 mars sur le site de Libération, il a fait savoir que l’”abstention différenciée” pourrait être favorable à la candidate du Front national. Serge Galam a accordé un entretien à franceinfo sur cette trouvaille qui affole les états-majors des concurrents de Marine Le Pen. Interview :

Franceinfo : Le “plafond de verre”, selon vous, est-il toujours efficace pour empêcher Marine Le Pen d’accéder au pouvoir ? 

Serge Galam : Le “plafond de verre”, c’est ce “bouclier” qui empêche le Front national d’accéder au pouvoir. Il explique le fait qu’à chaque fois, ou presque, qu’un candidat du FN franchit le premier tour, dans notre système électoral, il perd au second. Et notamment à la présidentielle. Pourquoi ? Parce que l’ensemble des partis de droite et de gauche refusent toute alliance avec ce parti. Dès qu’un candidat du Front national est en lice, il y a une mobilisation des électeurs pour l’empêcher de passer, ce qu’on a appelé “le front républicain”.

Mais, aujourd’hui, il y a deux facteurs nouveaux. D’une part, s’il n’a jamais franchi la barre des 50% au second tour, le FN a tendance à augmenter ses scores aux élections. D’autre part, une fraction de l’électorat en a assez de se déplacer aux urnes pour voter “contre”. En 2017, l’élection de Marine Le Pen à la présidence de la République reste très improbable. Le sondage le plus favorable que j’ai vu pour elle la créditait de 45% des voix au second tour, contre 55% à François Fillon. Contre Emmanuel Macron, elle obtiendrait 40%. Mais “improbable” ne signifie pas “impossible”, en raison d’une mobilisation qui s’est érodée.

C’est ce que vous appelez “l’abstention différenciée” ?

Oui, c’est à ce moment-là qu’intervient l'”abstention différenciée”. Les électeurs qui ont l’intention de voter Marine Le Pen veulent vraiment voter pour elle, et ils se déplaceront. Dans l’hypothèse d’un second tour où le FN serait présent, une part substantielle des électeurs déclarent qu’ils n’iront pas voter pour François Fillon ou pour Emmanuel Macron, mais uniquement contre Marine Le Pen. Et beaucoup ne le feront pas. Une partie d’entre eux va se dire : “C’est trop dur pour moi de voter pour François Fillon, même contre Marine Le Pen”. L’aversion sera si forte qu’ils n’iront pas.

D’autres, pour d’autres raisons, vont tenir un raisonnement analogue à l’égard d’Emmanuel Macron. Chaque candidat ayant des chances de se qualifier au second tour “désactive” ainsi des électeurs potentiels. On peut donc supposer que l’abstention, par rapport aux intentions de vote, sera moindre pour Marine Le Pen que pour son adversaire au second tour.

Et là, vous sortez votre calculette, avec une formule pour mesurer le taux d'”abstention différenciée”… et les chances de Marine Le Pen de gagner ?

Oui. Si les électeurs de Marine Le Pen se mobilisent fortement, et ceux de son adversaire nettement moins, elle peut gagner. Il faut bien comprendre qu’elle peut gagner, même avec des intentions de vote inférieures à celles de son adversaire, s’il y a un fort écart entre les taux de participation pour l’un et pour l’autre. Pour un taux donné de participation pour Marine Le Pen, on peut calculer le taux d’abstention pour son challenger qui lui permet de gagner. J’ai mis au point une formule mathématique pour le calculer.

Prenons un exemple avec une participation globale de 79% au second tour et 44% d’intentions de vote pour Marine Le Pen. Si 90% des personnes qui indiquent vouloir voter pour elle le font réellement, et que 70% de ceux annonçant qu’ils voteraient pour son concurrent le font réellement, elle obtient une majorité de 50,25%. Autrement dit, il existe un seuil de participation critique pour son challenger. Si celui-ci ne l’atteint pas, Marine Le Pen peut gagner.

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A l’heure où presque tous les sondages donnent la présidente du Front national (FN), Marine Le Pen, en tête du premier tour de l’élection présidentielle, le 23 avril 2017, l’ambassadeur de France au Japon, Thierry Dana, prend clairement ses distances avec l’extrême droite, rapporte l’AFP. Dans une tribune qui sera publiée dans l’édition du journal Le Monde de demain jeudi 09 mars 2017, l’ambassadeur a fait savoir qu’il lui était impossible de “servir” Le Pen si elle gagnait la présidentielle. Thierry Dana pose là un acte qui pourrait faite tache d’huile dans le milieu très réservé et feutré de la diplomatie.

“Si les éléments de la tragédie française qui se mettent en place devaient conduire à son élection, je me placerais en réserve de toute fonction diplomatique”, a écrit l’ambassadeur.  Ce dernier a apostrophé Mme Le Pen en ces termes : “La France est conquérante et vous voulez en faire un pré carré. La France est généreuse et vous voulez en faire une boutique repliée sur elle-même. La France est créative et votre vision sent le rance”.

Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a réagi en affirmant que “ce n’est pas le rôle d’un ambassadeur” de prendre position de la sorte, mais que les fonctionnaires ont la possibilité de faire valoir le “droit de retrait”. Une façon implicite d’appuyer cette sortie et de tacler la présidente du FN, que rien ne semble ne semble pouvoir stopper…
Quant au ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault, il a invité les diplomates à s’astreindre au “devoir de réserve et au principe de neutralité”.
“Dans un contexte de montée du populisme, il convient de garder son sang-froid, sauf à prendre le risque de contribuer à alimenter la démagogie dirigée contre les fonctionnaires (…) En tant que citoyen, chacun pourra peser, selon ses convictions et en exerçant son droit de vote, sur un choix essentiel pour notre pays”, a indiqué Ayrault.

Thierry Dana doit normalement être réaffecté cet été, pour une destination inconnue, mais il a d’ores et déjà fait savoir qu’il ne s’y rendrait pas, “la mort dans l’âme (…), plutôt que de servir la diplomatie du Front national”. Il pourrait faire des émules a en croire la réaction de l’ambassadeur de France à Washington, Gérard Araud, sur Twitter : “Très beau texte de mon homologue à Tokyo”. A ajouter à ce que disent de nombreux diplomates, qui se posent de “vraies questions” et ne sont “pas du tout” certains de pouvoir cohabiter avec un exécutif d’extrême droite…

Finalement c’est le chef de l’Etat guinéen, Alpha Condé, qui va s’asseoir sur le fauteuil de son homologue tchadien, Idriss Déby Itno, qui occupait jusqu’à ce lundi 30 janvier 2017 la présidence tournante de l’Union Africaine (UA). Ainsi en ont décidé les présidents du continent, réunis à Addis-Abeba dans la cadre du 28e sommet des chefs d’État de l’UA. C’est aussi l’épilogue d’un bras de fer à distance entre le Maroc et l’Algérie, car Rabat soutenait la candidature de Condé et Alger était plutôt derrière le challenger du président guinéen, le Nigérien Mahamadou Issoufou. Le Maroc, symboliquement, a donc triomphé…

Reste maintenant à panser les plaies et à éviter les gros écueils diplomatiques qui se profilent. En effet le président guinéen a pris fait et cause pour Rabat au sujet la République arabe sahraouie démocratique (RASD), que les Marocains, même s’ils n’en laissent rien paraitre, rêvent d’éjecter de l’UA. En ralliant Rabat, Condé avait grillé toutes ses chances du côté d’Alger, rangé derrière la RASD. Mais maintenant que le Guinéen est au perchoir, il va bien falloir recoller les morceaux, ne serait-ce que par pur pragmatisme diplomatique et politique. De toute façon tous ces sujets seront sur la table très rapidement vu le retour imminent du Maroc au sein de l’UA. Les talents de rassembleur de Condé, qu’il a laissé entrevoir dans son discours de ce matin, seront très vite mis à l’épreuve…

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On croyait que la République Démocratique du Congo (RDC) en avait fini avec la crise politique, émaillée par des affrontements sanglants, mais c’était sans compter sur les tours de passe-passe et atermoiements du pouvoir en place. Ce dernier vient de remettre en cause l’accord arraché aux forceps par les évêques catholiques et signé par l’opposition et le régime le 31 décembre 2016. Le président Joseph Kabila, par qui la crise est arrivée – du fait de son entêtement à briguer un 3ème mandat, alors que la Constitution les limite à 2 -, a sorti un autre lapin de son chapeau en conditionnant la reconnaissance de cet accord par le renouvellement, par ses soins, du statut accordé aux évêques pour conduire les négociations, rapporte l’AFP.

Alors que les évêques catholiques avaient bouclé leur mission et ont invité hier mardi 03 janvier 2017 le pouvoir et l’opposition à soumettre aujourd’hui les critères pour nommer le Premier ministre, des membres du Conseil national de suivi de l’accord et du processus électoral (CNSA), la taille de la formation gouvernementale et la répartition des tâches durant la transition, patatras, Aubin Minaku, secrétaire général de la Majorité présidentielle et président de l’Assemblée nationale, déclare ceci : « Les évêques doivent d’abord présenter le rapport (au sujet de l’accord, ndlr) au président de la République et celui-ci devra reconfirmer dans son pouvoir discrétionnaire le mandat des évêques et le préciser pour la suite ». Une belle pirouette, aux conséquences potentiellement dangereuses pour un pays au bord du précipice.

Minaku est formel : Pas question pour l’actuelle majorité d’avaliser l’application d’un quelconque accord sans le feu vert formel de Kabila. « C’est le moment de respecter les prérogatives du président de la République, la Constitution et les institutions de la RDC », a-t-il martelé.

L’homme d’affaires Moïse Katumbi, un des plus farouches opposants de Kabila, actuellement en exil, est immédiatement monté au front pour dénoncer des manoeuvres visant à torpiller l’accord qui stipule que le président Kabila peut garder son fauteuil jusqu’à l’élection, à laquelle il ne prendra pas part, à la fin de cette année. « Nul retard volontaire, nul subterfuge, nul blocage ne seront tolérés dans l’application de l’accord », a dit Katumbi dans un communiqué.

L’Organisation internationale de la Francophonie a mis son grain de sel dans cette agitation qui porte tous les germes de la déstabilisation de toute la région. La Secrétaire générale de l’OIF, Michaëlle Jean, dans un communiqué, invite « tous les acteurs congolais (…) à tout mettre en œuvre pour sauvegarder les acquis de cet accord et s’engager résolument en faveur d’une transition politique pacifique et démocratique ».

Pour rappel, cet accord, qui a nécessité deux semaines d’intenses pourparlers, a permis d’éloigner le spectre d’affrontements meurtriers suite à la décision de Kabila de rester au pouvoir après l’expiration de son mandat, le 20 décembre 2016, alors que l’opposition a battu le pavé pour exiger qu’il déguerpisse. Le subterfuge de l’actuel président, qu’on redoutait, est en passe de faire exploser le fragile accord…

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Jean Ping, challenger du président sortant, Ali Bongo, officiellement réélu à la présidentielle d’août 2016, n’a pas enterré la hache de guerre. Non seulement Ping continue de contester la réélection de Bongo, au terme d’un scrutin émaillé d’irrégularités, de l’avis même des observateurs européens, mais il a promis de prêter serment « bientôt ». C’était hier vendredi 23 décembre lors d’un meeting avec des membres de l’opposition et de la société civile. Il a même appelé la police et l’armée gabonaise à se joindre à lui dans son bras de fer contre Bongo. Le pays risque très gros…

Les choses ne sont guère plus réjouissantes du côté de l’assemblée parlementaire UE-ACP (les pays de l’Union Européenne et de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique). Aucun accord sur une résolution concernant le déroulement des élections gabonaises n’a pu sortir des débats. La mission d’observation de l’UE avait qualifié le processus électoral gabonais de « non transparent » et les résultats de « très douteux », mais rien de tangible et surtout permettant de démêler la crise politique n’a été obtenu depuis.

Jean Ping quant à lui est plus actif que jamais sur la scène politique locale et internationale. Dernièrement, il avait même déposé une plainte à la Cour Pénale Internationale, accusant le pouvoir gabonais de « crimes contre l’humanité »…

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Mais qu’est-ce qui fait encore courir le président zimbabwéen, Robert Mugabe, 92 ans ? C’est la question qui nous est venue à l’esprit en apprenant que l’homme qui tient le pays d’une main de fer depuis 36 ans a été adoubé par le parti au pouvoir, la ZANU-PF, samedi dernier, pour participer à la compétition présidentielle de 2018. Ne nous leurrons pas cependant : Ce scrutin va se dérouler exactement comme les précédents, Mugabe, qui a un punch bluffant pour son âge, va encore écraser ses challengers, du moins d’après les canons officiels, qu’il écrase également…

Le président a tout même mis la forme en marquant son investiture à grand renfort de festivités dans le cadre d’un meeting organisé par son parti à Masvingo, à 300 km au sud-est de la capitale zimbabwéenne, Harare. « Président, vous êtes le principal acteur et tant que vous serez en vie, vous restez l’acteur majeur de l’histoire du Zimbabwe », a solennellement déclaré à l’occasion le leader de la branche des jeunes de la ZANU-PF.

Maintenant que Mugabe a eu les déclarations et les bénédictions d’usage, à sa démesure et que personne n’osait lui refuser, place à une interminable campagne électorale à laquelle les citoyens n’ont aucun moyen d’échapper…

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La main du président russe, Vladimir Poutine, derrière le piratage des e-mails du parti démocrate et de l’équipe de campagne d’Hillary Clinton. Et même mieux, ou pire : Il aurait personnellement supervisé l’opération, qui est partie d’une « vendetta » contre Mme Clinton et a fini par une farouche volonté de propulser Donald Trump à la Maison Blanche. Poutine n’aurait jamais pardonné à la démocrate d’avoir émis des réserves sur la transparence de l’élection russe en 2011. Pour le moment les accusations n’ont pas été formalisées officiellement, mais des responsables du renseignement américain, cités anonymement par NBC News, soutiennent cette thèse, mordicus.

D’après la chaine NBC News, Poutine cherchait aussi à « exposer la corruption » du système américain et « diviser le pays » pour casser son leadership dans le monde. Par la suite Moscou a voulu installer  Trump à la tête des Etats-Unis, affirme la CIA.
Ce sont des espions au service des alliés des USA et des sources diplomatiques qui ont lâché le morceau, plutôt gros quand on connait son impact dans la direction des affaires du monde, indique NBC, avant d’ajouter que les services de renseignement ont « un niveau élevé de certitude » sur la fiabilité de leurs indices.

Pour le moment on ne sait pas si l’équipe Trump, gros bénéficiaire de la probable manip russe, était au parfum. Les services de renseignement se refusent pour le moment à tout commentaire dans ce sens, en attendant la conclusion des investigations. Ce qu’on sait par contre c’est que quelques jours avant la sortie des premiers emails par WikiLeaks, un ancien conseiller de Trump, Roger Stone, avait balancé sur Twitter : « Mercredi, Hillary Clinton est finie #WikiLeaks ». Questionné sur cette phrase énigmatique, Stone a argué qu’il a eu vent du contenu de ces mails « en coulisses », par le canal du boss de WikiLeaks, Julian Assange, via « un ami en commun ». Il affirme, la main sur le coeur, que son tweet n’avait aucun lien avec les e-mails de Podesta, qu’il n’a jamais eu sous la main avant leur publication, dit-il.

Reste maintenant à déterminer si ces fuites ont été assez explosives pour impacter le cours de l’élection et peser sur les résultats. Là il est plus difficile d’établir des certitudes, pour l’instant. Ce qui est sûr par contre c’est que ces fameux courriels ne contenaient pas d’éléments très nocifs pour Mme Clinton, mais ils sont parvenus à instiller le poison du soupçon, suffisamment pour polluer la fin de sa campagne, donnant d’elle l’image d’une candidate obscure, peu . Désastreux pour un prétendant à la magistrature suprême.
Le statisticien Nate Silver est d’avis que l’irruption controversée du directeur du FBI, qui a déclenché l’enquête contre Clinton à quelques jours du vote, a été catastrophique pour la démocrate. Pour rappel le scrutin s’est joué dans un mouchoir de poche, moins de 100.000 voix au total dans les trois Etats clés (Pennsylvanie, Michigan et Wisconsin) ; d’après Silver, Mme Clinton aurait « à coup sûr gagné » sans ces deux épisodes malheureux des mails…

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Rien n’y a fait. Malgré une campagne musclée, dure, avec des angles sur l’immigration, l’islam, le terrorisme et la sécurité que ne renient pas l’extrême droite, l’ex-président de la République, Nicolas Sarkozy, a été évincé de la course à la présidentielle. Lors du vote d’hier dimanche 20 novembre, dans le cadre de la primaire à droite, les électeurs et sympathisants lui ont préféré son ancien Premier ministre, François Fillon et l’actuel maire de Bordeaux, Alain Juppé, également ancien Premier ministre, tous deux réputés plus modérés. Hier à 23h30, au terme du dépouillement de quasiment tous les bureaux de vote, Fillon a obtenu 44,1% des voix, devant Juppé, 28,4% ; Sarkozy n’a pas pu faire mieux que 20,7%. Il est donc éliminé. La droite française n’aura pas “son” Donald Trump…

Pourtant Fillon vient de très loin ; très peu de gens ont parié sur lui il y a peu, les observateurs et militants n’ayant d’yeux que pour Juppé, étiqueté au centre de la droite et qui prêche une “identité heureuse” de tous les Français, sans distinction, là où Sarkozy défendait énergiquement le principe de la séparation du bon grain de l’ivraie, entendez par là les “mauvais” Français de seconde ou troisième génération moins bien intégrés que leurs parents immigrés. Les électeurs de droite, manifestement, n’ont pas voulu manger de ce pain là. Mais ce qui a surtout pénalisé l’ex-président, ce sont les nombreuses affaires judiciaires qui l’entourent et son manque de crédibilité car son bilan en tant que président est plus que discutable, même si Fillon, en tant qu’artisan de cette politique, doit aussi en assumer la responsabilité. Il semble que les votants d’hier dimanche ne lui en tiennent pas rigueur…

Toutefois tout cela ne préjuge pas de l’issue de la présidentielle en avril 2017, car Fillon, on le sait, même s’il n’est pas exactement sur les mêmes positions que Sarkozy, est sur une ligne plus dure – droite décomplexée, économie de marché, autorité de l’Etat, etc. – que Juppé. D’ailleurs Sarkozy l’a confirmé hier soir : “Les choix politiques de François Fillon sont plus proches (…). Je voterai François Fillon”. Et puis il y a la candidate de l’extrême droite, Marine Lepen, qui est à des niveaux de popularité sans précédent pour le type d’idées qu’elle défend . Les dés ne sont pas jetés…

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Encore un président africain qui va être la risée du monde entier, au moment où les principes de la démocratie gagnent du terrain, même dans cette Afrique qui a longtemps fait de la résistance. Cette fois c’est le président de la Gambie, un petit pays anglophone niché dans le ventre du Sénégal, qui fait l’actualité. Tristement. En effet le fantasque Yahya Jammeh, qui fait fréquemment les gros titres pour ses débordements récurrents, parfois sanglants, s’est mis en tête de rempiler pour la course à la présidentielle, dont le top départ sera donné le 16 novembre 2016, pour une élection à un seul tour calée pour le 1er décembre 2016 et que Jammeh, une fois de plus, va à coup sûr remporter. Pour la cinquième fois !

Malgré le tolet, les critiques, les quolibets, le président sortant, presque comme un candidat lambda, a déposé son dossier de candidature, a rapporté l’AFP. “Peu importe ce que les gens disent de moi, je n’en suis pas touché”, a lâché un Jammeh sûr de son fait, après avoir sacrifié au rituel à la Commission électorale indépendante.
Il en a profité pour dévoiler un bout de son programme de campagne électorale, dont les promesses phares sont une éducation et des soins de santé gratuits pour tous. Bon, ça reste des promesses, auxquelles peu de gens croient mais qu’il faut écouter religieusement. On ne mégote pas sur les paroles du dictateur, c’est dangereux…

“Je n‘écoute personne parce que je sais ce qui est important. C’est entre moi et Dieu. On veut écouter tout le monde, et satisfaire tout le monde, et on finit par satisfaire des méchants. Faites ce qui est juste, assurez-vous de ne satisfaire que Dieu le Tout-Puissant”, a ajouté le président sortant devant un public acquis à sa cause, forcément…

A signaler que l’homme fort du pays va se présenter au scrutin sous la bannière de l’Alliance pour la réorientation et la construction patriotique. Deux autres candidats lui feront face : Adama Barrow, adoubé par une coalition de l’opposition et Mama Kandeh, ex-membre de l’APRC, pour le compte du Congrès démocratique de Gambie, un parti qui a vu le jour il y a peu. Mais ils feront de la figuration, tout au plus amuseront la galerie, Jammeh tenant le pays d’une main de fer et écrasant complètement la vie politique depuis son accession au pouvoir en 1994, par un coup d’Etat. Sa première élection, officiellement, date de 1996. Depuis il est réélu très confortablement. Et il y a des chances que ça dure encore longtemps…

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On ne peut nullement disconvenir que ce 23 octobre 2013 sera marqué d’une pierre blanche dans l’histoire souvent mouvementée de la justice en Tunisie. Il s’y consacre l’indépendance et l’impartialité, piliers de tout système judiciaire , en ce sens qu’elles viennent enfin garantir aux justiciables que l’acte de juger sera seulement déterminé par les arguments du débat judiciaire, en dehors de toute pression ou de tout préjugé. L’élection du Conseil supérieur de la magistrature, ce dimanche, prend rang à cet égard d’étape d’autant plus essentielle qu’elle attribue au magistrat tunisien un statut pratiquement unique dans le monde arabe.

C’est que le Conseil supérieur de la magistrature est une institution  constitutionnelle, ayant vocation à être le garant, dans le cadre de ses attributions, de la bonne administration de la justice et de l’indépendance de l’autorité judiciaire, conformément aux dispositions de la Constitution et des conventions internationales ratifiées.  Ces prérogatives s’adossent, plus est, à une autonomie administrative et financière  et à une auto-gouvernance qui lui permettent de vaquer à la plénitude de ses missions tout en disposant d’un pouvoir réglementaire dans son domaine de compétence.

Une conquête majeure mais à laquelle il pourrait être fait grief d’être quelque part incomplète au regard des revendications initiales des magistrats dont les instances représentatives n’ont jamais baissé les bras pour faire aboutir leurs demandes qu’ils jugeaient légitimes et indispensables pour une bonne administration de la justice. Et ceci leur a valu bien des déboires et des vicissitudes pour avoir notamment rejeté sans autre forme de procès tous les projets de texte concoctés par le ministère de la Justice et les différents  gouvernements qui se sont succédé depuis la promulgation de la Constitution. De reports en épreuves de force appuyées par de déterminés mouvements de protestation et de grèves dans les prétoires et ailleurs, le projet de loi organique relatif au Conseil supérieur de la magistrature a donné lieu à un combat sans répit pour la reconnaissance non seulement par le pouvoir exécutif  et par certains partis qui se reconnaîtront, de l’indépendance des juges.

Le CSM autrement

Le résultat est désormais là qui justifie la persévérance voire  l’intransigeance du pouvoir judiciaire pour remporter de haute lutte une croisade qu’il estimait nécessaire pour éviter que soit rééditée la funeste condition qui était la sienne depuis l’Indépendance du pays et plus encore sous le régime renversé par la Révolution. Une situation où la justice répondait rarement à son essence et à sa vocation avec des magistrats sous les ordres de l’exécutif,  parce que sans doute passibles de toutes les exactions, particulièrement des sanctions disciplinaires et autres, des mutations arbitraires, le plus souvent décidées par le Conseil supérieur de la magistrature, réuni une fois l’an par le chef de l’Etat.

Avec la nouvelle architecture désormais  en place, il en sera sans doute autrement, si bien que  le CSM sera souverain s’agissant du fonctionnement de la magistrature, sans nulle intervention de l’autorité de tutelle. Et ceci ne va pas sans  le mettre enfin à l’abri des doutes insistants que son mode de fonctionnement actuel, à tort ou à raison, peut générer. Ce n’est donc pas là une entreprise anodine, et elle revêt même pour la Tunisie  une importance tout à fait considérable.

Gare au corporatisme !

Il n’en demeure pas moins essentiel que les magistrats se dotent de toutes les parades pour pouvoir se protéger des pressions  et des ingérences de nature forcément politiques, dussent-elles être le fait de certains de ses membres, ce qui n’est pas raisonnablement exclu. Car si le système judiciaire  n’évolue pas ou si par commodité ou calcul politique, il lui arrivait que son  évolution soit entachée, ceci  l’exposerait  de manière inéluctable à des épreuves aux effets incalculables, de nature à menacer jusqu’à l’équilibre du dispositif judiciaire dans son intégralité. Aucun responsable soucieux de l’intérêt général ne saurait s’accommoder d’une telle prise de risque.

L’autre aléa qu’il va falloir conjurer, c’est cette velléité de corporatisme qui risque de s’emparer des juges pour en faire une « République » à part entière, qui fonctionne au gré de ses intérêts, auréolée d’une toute-puissance qui jette fatalement  le discrédit sur son office et partant l’affaiblit, et d’abord aux yeux des justiciables.

Enfin, on ne finira pas de célébrer les vertus du système de l’élection des juges, un système réel et déjà pratiqué dans de grandes démocraties comme la Suisse ou les États-Unis. Il est à espérer que le même dogme et les mêmes convictions feront bon ménage dans les prétoires de la Tunisie et bien plus au cœur des métiers du droit, particulièrement, de la magistrature, qu’elle soit du siège ou debout.

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Et de trois. Les Espagnols, manifestement, vont se rendre aux urnes pour la troisième fois en un an. La faute… aux Espagnols qui n’ont pas voulu donner une majorité nette au Premier ministre, Mariano Rajoy, pour composer à sa guise son gouvernement, ce qui l’a obligé à des tractations âpres avec des partis aux positions parfois radicales. Résultat des courses : Hier vendredi, pour la deuxième fois consécutive, les députés ont rejeté la mouture gouvernementale présentée par Rajoy. Une troisième élection législative semble inéluctable.

Pourtant au Congrès, composé de 350 sièges, Rajoy ne demandait qu’une simple majorité pour aller au bout de son projet. Mais voilà, comme mercredi dernier, il n’a pu s’adosser que sur 170 votes en sa faveur – 137 votes des élus de son Partido Popular (PP, à droite), plus les 32 votes de la formation du centre-droit, Ciudadanos, et un vote de la Coalition Canarias. Il a été contré par tous les autres partis du Congrès, surtout les socialistes du PSOE, Podemos et les partis nationalistes basque et catalan. Cela fait tout même 180 votes contre. Insurmontable pour Rajoy…

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les listes des électeurs du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a été publiée lundi sur le site de l’instance électorale, parallelement à l’ouverture des accréditations pour les observateurs, les journalistes et les invités.
Il s’agit des premières étapes du processus d’élection du CSM qui a démarré aujourd’hui.
S’exprimant en conférence de presse à Tunis, le président de l’Instance supérieure indépendante pour les élections Chafik Sarsar a indiqué que la liste comporte 13 mille 122 électeurs appartenant à 12 catégories. Il a ajouté que l’ISIE réceptionne les oppositions sur ces listes entre le 20 juin et le 1er aout 2016.
Le président de l’Instance électorale a annoncé dans ce sens que le dépôt des demandes de changement des centres de scrutin été prorogé au 3 octobre 2016.
Chafik Sarsar a appelé toutes les parties à fournir à l’instance les dernières mises à jour des listes des électeurs avant le 27 juillet prochain. En particulier les listes des nouveaux électeurs pour toutes les catégories et celle des promotions pour les magistrats et les professeurs universitaires.
Il a rappelé que le vote aura lieu le 23 octobre 2016 dans 13 centres de scrutin et 108 bureaux de vote. Les résultats préliminaires seront proclamés le 25 du même mois.

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