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C’est ce qu’on appelle vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, une entreprise à hauts risques… A moins d’être sûr à 100% qu’on va le tuer cet ours. C’est la réflexion que nous inspire l’attitude péremptoire du président du Rwanda, Paul Kagame, qui crie déjà sur les toits son triomphe au scrutin présidentiel du 8 août 2017, rapporte Africa News. Il est vrai qu’après avoir tripatouillé la Constitution pour faire sauter le verrou de la limite des deux mandats, ce qui lui a valu les foudres des Etats-Unis, rien ne semble pouvoir stopper Kagame dans son élan vers un troisième mandat, le dernier, promet l’homme fort du pays dans un entretien avec Jeune Afrique. Mais les promesses, dit-on, n’engagent que ceux qui y croient, surtout quand la nouvelle Constitution lui permet, théoriquement, de tenir le pays jusqu’en 2034…

Le président sortant, sûr de son fait, a déclaré en direction de ses détracteurs, du reste peu nombreux, hier vendredi 14 juillet à l’occasion de son premier meeting de campagne électorale :  “Vous pouvez choisir de ne pas entendre la vérité, mais vous ne pouvez pas nier ce que vos yeux vous montrent ici aujourd’hui”. Il a ajouté, devant un public acquis à sa cause : “Prétendre ne pas connaître la volonté exprimée par les personnes lors du référendum serait un mensonge, pas une démocratie”.

Il est vrai que le travail colossal abattu par Kagame pour relever le Rwanda, économiquement et socialement, après le terrible génocide, lui a valu une popularité exceptionnelle sur le continent. Et ce ne sont pas ses deux uniques challengers à la présidentielle qui diront le contraire, eux qui sont plus des faire-valoir pour donner le vernis de la démocratie que de vrais candidats avec une assise populaire capables de bousculer le tout-puissant Kagame. Cependant le revers de ce plébiscite c’est que le chef de l’Etat écrase complètement la vie politique du pays et est régulièrement accusé de dérives autoritaires. Mais ça ne l’empêche pas de dormir…

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Le congrès de la Chambre syndicale des concessionnaires et constructeurs automobiles s’est tenu ce mercredi 5 juillet 2017 à Tunis. A l’heure où nous écrivons, un nouveau bureau a été élu, ce qui n’a pas été sans remous ; et le président n’est toujours pas connu, poste pour lequel Mehdi Mahjoub aurait candidaté contre le sortant Mohamed Ben Jomaa, qui s’est retiré. La présidence de la Chambre a été enfin confiée à Brahim Debache

Le nouveau bureau comprenant 13 membres aurait dû intégrer Abderrahim Zouari, représentant de la société concessionnaire de la marque française Peugeot, qui aurait été invité sur la base d’une promesse mais qui ne s’était pas réalisée. Aucun représentant, non plus, des sociétés travaillant pour les deux autres marques françaises, Renault, qui a été écarté et Citroën, qui avait boycotté la réunion, alors que le représentant des marques coréennes du groupe Zouari, élu avec 16 voix, a préféré se retirer du nouveau bureau. On enregistre aussi la montée dans le nouveau bureau du représentant de la marque «tunisienne» Walis

Le nouveau bureau de la Chambre syndicale (CS) des concessionnaires et constructeurs automobile se composerait ainsi de Moez Belkhiria (Groupe Belkhiria), Lassaad Ben Ammar (Groupe Mabrouk), avec 28 voix le premier et 27 pour le second, Khaled Ben Jomaa, Mehdi Mahjoub (Groupe Bouchammaoui), Brahim Debache (Groupe Ennakl), Mohamed Ben Jemaa (Groupe Ben Jemaa Motors), Slim Bayram (Groupe Chaïbi), Moncef Klibi (Groupe Alfa), Zied Guigua (Wali Car), Mourad Hafhouf (Groupe Aroussi Mzabi ), Monaam Bousarasar, Anas Belghith (Icar du groupe Mabrouk) et Mohieddine Belhaj (Groupe Hafedh Zouar), qui s’est retiré, ce qui n’a jusqu’ici pas été accepté. Ceux qui n’ont pas rejoint le nouveau bureau sont Adel Ayed d’Artes, qui  n’a remporté que 12 voix et Abderrahim Zouari, 14 voix.

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La Tunisie a été élue membre de la commission africaine des droits de l’Homme et des peuples de l’Union Africaine pour un mandat de 6 ans (2017 – 2023). Elle sera représentée par Hatem Sayem.
Cette élection a eu lieu au cours de la réunion tenue vendredi à Addis Abeba en marge de la 31e session du conseil exécutif de l’Union Africaine (UA), indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères.
” Cette réussite renforcera la présence de la Tunisie dans les structures et établissements de l’Union Africaine dont notamment la Commission africaine pour le droit international et la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples “, lit-on de même source.
Cette élection affirmera, également, la bonne réputation de la Tunisie dans le domaine des droits de l’Homme auprès de la communauté internationale, surtout après son élection au Conseil des droits de l’homme des Nations unies et au Groupe de travail des Nations unies sur les disparitions forcées ou involontaires (GTDFI).
Hatem Sayem a occupé, auparavant, le poste d’ambassadeur de Tunisie au Caire, à Beirut, aux Emirats Arabes Unis, à Oman, et à Téhéran. Il a également occupé le poste de secrétaire général de l’Afrique et directeur des affaires consulaires au ministère des Affaires étrangères.

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Le président iranien, Hassan Rohani, qui repart pour un second mandat, a promis ce samedi 20 mai 2017 de tenir ses engagements en faveur d’une société plus libre et d’une économie plus résiliente, rapporte l’agence Reuters. Il a fait ces promesses durant la campagne électorale, ce qui lui a probablement valu, assez facilement d’ailleurs, un deuxième ticket des électeurs. Ces derniers, notamment les plus jeunes, se sont sans doute dit qu’avec lui ils avaient peut-être plus de chances de toucher du doigt leur rêve.

L’Iran est un grand pays“, a dit le président sur son compte Twitter. “C’est vous les vrais vainqueurs de l’élection. (…) Je tiendrai les promesses que je vous ai faites.”

A noter que Rohani a été reconduit à la tête du pays dès le premier tour, avec 57% des voix, ce qui conforte l’élan de réformes qu’il a impulsé durant son premier mandat. Son principal challenger, le conservateur Ebrahim Raisi, le poulain de l’ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la Révolution, n’a récolté qu’un plus de 38% des suffrages.

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La Tunisie a été élue à la présidence du Conseil d’Administration de l’Union Panafricaine des Postes, UPAP, à l’occasion des élections organisées le lundi 8 mai 2017 à Nairobi, au Kenya et ce, en marge de la tenue des travaux de la 36ème session ordinaire de l’UPAP.

Cette désignation pour présider cet organisme est une reconnaissance continentale de la Poste tunisienne pour son rôle important et ses efforts déployés dans le sens de la réalisation des projets de l’UPAP en matière de développement des services postaux, financiers et numériques.

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Un communiqué de l’ambassade de France en Tunisie, publié ce lundi 8 mai 2017, nous donne un autre éclairage sur le scrutin historique à bien des égards qui a propulsé le candidat d’En Marche!, Emmanuel Macron, au palais de l’Elysée, dimanche 07 mai 2017. Le texte indique que Macron a été choisi par 7129 électeurs sur 7862, contre 460 voix pour Marine Le Pen, ce qui donne à l’ancien ministre des Finances de François Hollande un score affolant de 93,94% des votes en Tunisie (6.06% des suffrages exprimés pour Le Pen).

A noter qu’il y a eu 54 bulletins nuls et 219 bulletins blancs. Autre indication de taille : il y a 16.834 inscrits sur les listes électorales françaises en Tunisie, ce qui signifie qu’un peu plus de la moitié des électeurs ne se sont pas déplacés. L’abstention a donc été deux fois plus forte que dans l’Hexagone, aux alentours de 25%, un record pour un deuxième tour depuis l’élection de 1969…

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A quelques jours du second tour de la présidentielle, le 07 mai 2017, la tension monte dans les deux états-majors en lice – ceux de Emmanuel Macron, étiqueté centre gauche et Marine Le Pen, à l’extrême de la droite – et la France est dans l’expectative. Car une chose est certaine : Le pays aura de toute façon un chef d’Etat atypique, que ce soit Macron, que tous les sondages déclarent vainqueur mais qui n’a pas un appareil politique derrière lui – un parti – ou Le Pen, dont les idées étaient jusqu’il y a quelques années sur le banc de la société. Les choses ont beaucoup changé depuis. Reste le très improbable projet politique et économique du Front national, lequel d’ailleurs vient de subir un sérieux lifting avec la reculade sur un point phare : La sortie immédiate de la zone euro dès que le FN s’emparera des rênes du pouvoir. Marine Le Pen s’est enfin résolue à se ranger derrière ce que les experts disaient depuis belle lurette : La France ne peut pas se défaire aussi facilement de la monnaie européenne commune, sous peine de faire imploser son économie. Il faut croire que cette prise de conscience, tardive certes, a été appréciée par les citoyens, selon les derniers sondages, rapportés M6infos

D’après ces enquêtes, Macron a toujours les faveurs des électeurs, mais l’écart prédit entre lui et la candidate du FN, déjà moins important qu’en 2002 entre Jacques Chirac et le père de Marine, Jean-Marie Le Pen (Chirac a été réélu avec 82,21 % des voix et 17,79 % pour Le Pen), s’amenuise davantage. Macron est désormais crédité de 59% des voix contre 41% pour Marine Le Pen, d’après un sondage réalisé par Kanter Sofres-OnePoint pour le compte du Figaro et de LCI sorti ce mardi 02 mai 2017. La semaine dernière, on en était à 61% d’intentions de vote pour le candidat d’En Marche et 39% pour la candidate du FN. Que s’est-il passé depuis ? Et bien Macron continue d’intéresser les électeurs de droite et de gauche, avec des ralliements en hausse, sauf dans la niche des déçus de François Fillon et de Jean-Luc Mélenchon. Seuls 49% des électeurs de Fillon devraient se déporter sur lui, certes c’est 5 points de plus que dans l’enquête réalisée juste après le premier tour, précise l’institut, mais c’est loin d’être un raz-de-marée. En tout cas pas suffisamment pour se mettre définitivement à l’abri d’une mauvaise surprise ce 07 mai face à Marine Le Pen. C’est un peu mieux avec les électeurs de Mélenchon, qui seraient 52% à choisir la carte Macron.

Mais, on ne le répétera jamais assez : Ce sondage reste une photographie du moment, d’ici dimanche prochain les choses peuvent muter, notamment après le débat de demain mercredi 03 mai 2017 dans la soirée, en direct, entre les deux candidats, une joute qui en a fait trébucher plus d’un dans l’histoire de la vie politique française…

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C’est bien l’Institut russe des études stratégiques (RISS), piloté en personne par le président Vladimir Poutine, qui a mis au point une stratégie pour orienter le cours de l’élection présidentielle américaine, en faveur de Donald Trump. L’agence Reuters tient ça de 7 responsables américains, dont trois sont encore en place.

Les sources ajoutent que les suspicions des agences de renseignement américaines sur la main de la Russie dans la présidentielle du 8 novembre 2016 s’expliquent en fait par des documents élaborés par cet institut.
Le premier document, qui est passé entre les mains des plus hautes autorités russes dès juin, suggère au Kremlin de diligenter une campagne de propagande sur les réseaux sociaux pour inciter les Américains à opter pour un président acquis à la cause de Moscou, ce que de toute façon n’est pas la démocrate Hillary Clinton…

Le deuxième document, qui a été élaboré en octobre et a été consulté par les membres éminents du gouvernement russe, met le doigt sur toutes les retombées négatives d’un probable triomphe de Mme Clinton. En conséquence il recommande de mettre le paquet sur des rumeurs de fraude électorale pour discréditer le système américain et entacher l’image de la démocrate, une technique jugée plus efficace que la propagande frontale en faveur de Trump…

Les agences de renseignement américaines n’ont jamais confirmé ou infirmé ces éléments. Quant à Poutine, il a toujours nié, catégoriquement, avoir manipulé l’élection américaine. Pas plus tard que ce jeudi, la présidence russe a redit que ces révélations n’étaient pas crédibles.  “Je ne sais rien de tout cela. Tout ce que je puis dire c’est que sept sources anonymes ne valent pas une vraie source”, a affirmé le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.
Quant au directeur du RISS, Mikhaïl Fradkov, il a botté en touche en parlant de “conspirationnistes” qui, selon lui, “ignorent la réalité au profit de leurs fantasmes préférés”…

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Avec Marine Le Pen à sa tête, le Front national, qui continue de rejeter l’étiquette de parti d’extrême droite, même si ses postures sur l’immigration, l’islam, l’économie, le social disent le contraire, n’a jamais été aussi proche du palais de l’Elysée. La fille du fondateur du parti, Jean-Marie Le Pen, a su “ennoblir” des idées qui sentaient le souffre et effrayaient une frange de la population qui tient aux dorures du politiquement correct. Et la mayonnaise a pris. A tel point que le physicien Serge Galam, qui avait réussi le tour de force de prédire le triomphe de Donald Trump à la présidentielle américaine dès l’été 2016, alors que personne ne pariait un dollar sur le républicain, s’est penché sur le phénomène Le Pen. D’après lui ses chances de remporter le scrutin d’avril-mai 2016 ne sont pas négligeables…

Quand le spécialiste des systèmes désordonnés, qui a intégré le Cevipof (centre de recherches politiques de Sciences Po), parle on l’écoute. Dans un billet publié le 26 mars sur le site de Libération, il a fait savoir que l’”abstention différenciée” pourrait être favorable à la candidate du Front national. Serge Galam a accordé un entretien à franceinfo sur cette trouvaille qui affole les états-majors des concurrents de Marine Le Pen. Interview :

Franceinfo : Le “plafond de verre”, selon vous, est-il toujours efficace pour empêcher Marine Le Pen d’accéder au pouvoir ? 

Serge Galam : Le “plafond de verre”, c’est ce “bouclier” qui empêche le Front national d’accéder au pouvoir. Il explique le fait qu’à chaque fois, ou presque, qu’un candidat du FN franchit le premier tour, dans notre système électoral, il perd au second. Et notamment à la présidentielle. Pourquoi ? Parce que l’ensemble des partis de droite et de gauche refusent toute alliance avec ce parti. Dès qu’un candidat du Front national est en lice, il y a une mobilisation des électeurs pour l’empêcher de passer, ce qu’on a appelé “le front républicain”.

Mais, aujourd’hui, il y a deux facteurs nouveaux. D’une part, s’il n’a jamais franchi la barre des 50% au second tour, le FN a tendance à augmenter ses scores aux élections. D’autre part, une fraction de l’électorat en a assez de se déplacer aux urnes pour voter “contre”. En 2017, l’élection de Marine Le Pen à la présidence de la République reste très improbable. Le sondage le plus favorable que j’ai vu pour elle la créditait de 45% des voix au second tour, contre 55% à François Fillon. Contre Emmanuel Macron, elle obtiendrait 40%. Mais “improbable” ne signifie pas “impossible”, en raison d’une mobilisation qui s’est érodée.

C’est ce que vous appelez “l’abstention différenciée” ?

Oui, c’est à ce moment-là qu’intervient l'”abstention différenciée”. Les électeurs qui ont l’intention de voter Marine Le Pen veulent vraiment voter pour elle, et ils se déplaceront. Dans l’hypothèse d’un second tour où le FN serait présent, une part substantielle des électeurs déclarent qu’ils n’iront pas voter pour François Fillon ou pour Emmanuel Macron, mais uniquement contre Marine Le Pen. Et beaucoup ne le feront pas. Une partie d’entre eux va se dire : “C’est trop dur pour moi de voter pour François Fillon, même contre Marine Le Pen”. L’aversion sera si forte qu’ils n’iront pas.

D’autres, pour d’autres raisons, vont tenir un raisonnement analogue à l’égard d’Emmanuel Macron. Chaque candidat ayant des chances de se qualifier au second tour “désactive” ainsi des électeurs potentiels. On peut donc supposer que l’abstention, par rapport aux intentions de vote, sera moindre pour Marine Le Pen que pour son adversaire au second tour.

Et là, vous sortez votre calculette, avec une formule pour mesurer le taux d'”abstention différenciée”… et les chances de Marine Le Pen de gagner ?

Oui. Si les électeurs de Marine Le Pen se mobilisent fortement, et ceux de son adversaire nettement moins, elle peut gagner. Il faut bien comprendre qu’elle peut gagner, même avec des intentions de vote inférieures à celles de son adversaire, s’il y a un fort écart entre les taux de participation pour l’un et pour l’autre. Pour un taux donné de participation pour Marine Le Pen, on peut calculer le taux d’abstention pour son challenger qui lui permet de gagner. J’ai mis au point une formule mathématique pour le calculer.

Prenons un exemple avec une participation globale de 79% au second tour et 44% d’intentions de vote pour Marine Le Pen. Si 90% des personnes qui indiquent vouloir voter pour elle le font réellement, et que 70% de ceux annonçant qu’ils voteraient pour son concurrent le font réellement, elle obtient une majorité de 50,25%. Autrement dit, il existe un seuil de participation critique pour son challenger. Si celui-ci ne l’atteint pas, Marine Le Pen peut gagner.

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A l’heure où presque tous les sondages donnent la présidente du Front national (FN), Marine Le Pen, en tête du premier tour de l’élection présidentielle, le 23 avril 2017, l’ambassadeur de France au Japon, Thierry Dana, prend clairement ses distances avec l’extrême droite, rapporte l’AFP. Dans une tribune qui sera publiée dans l’édition du journal Le Monde de demain jeudi 09 mars 2017, l’ambassadeur a fait savoir qu’il lui était impossible de “servir” Le Pen si elle gagnait la présidentielle. Thierry Dana pose là un acte qui pourrait faite tache d’huile dans le milieu très réservé et feutré de la diplomatie.

“Si les éléments de la tragédie française qui se mettent en place devaient conduire à son élection, je me placerais en réserve de toute fonction diplomatique”, a écrit l’ambassadeur.  Ce dernier a apostrophé Mme Le Pen en ces termes : “La France est conquérante et vous voulez en faire un pré carré. La France est généreuse et vous voulez en faire une boutique repliée sur elle-même. La France est créative et votre vision sent le rance”.

Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a réagi en affirmant que “ce n’est pas le rôle d’un ambassadeur” de prendre position de la sorte, mais que les fonctionnaires ont la possibilité de faire valoir le “droit de retrait”. Une façon implicite d’appuyer cette sortie et de tacler la présidente du FN, que rien ne semble ne semble pouvoir stopper…
Quant au ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault, il a invité les diplomates à s’astreindre au “devoir de réserve et au principe de neutralité”.
“Dans un contexte de montée du populisme, il convient de garder son sang-froid, sauf à prendre le risque de contribuer à alimenter la démagogie dirigée contre les fonctionnaires (…) En tant que citoyen, chacun pourra peser, selon ses convictions et en exerçant son droit de vote, sur un choix essentiel pour notre pays”, a indiqué Ayrault.

Thierry Dana doit normalement être réaffecté cet été, pour une destination inconnue, mais il a d’ores et déjà fait savoir qu’il ne s’y rendrait pas, “la mort dans l’âme (…), plutôt que de servir la diplomatie du Front national”. Il pourrait faire des émules a en croire la réaction de l’ambassadeur de France à Washington, Gérard Araud, sur Twitter : “Très beau texte de mon homologue à Tokyo”. A ajouter à ce que disent de nombreux diplomates, qui se posent de “vraies questions” et ne sont “pas du tout” certains de pouvoir cohabiter avec un exécutif d’extrême droite…

Finalement c’est le chef de l’Etat guinéen, Alpha Condé, qui va s’asseoir sur le fauteuil de son homologue tchadien, Idriss Déby Itno, qui occupait jusqu’à ce lundi 30 janvier 2017 la présidence tournante de l’Union Africaine (UA). Ainsi en ont décidé les présidents du continent, réunis à Addis-Abeba dans la cadre du 28e sommet des chefs d’État de l’UA. C’est aussi l’épilogue d’un bras de fer à distance entre le Maroc et l’Algérie, car Rabat soutenait la candidature de Condé et Alger était plutôt derrière le challenger du président guinéen, le Nigérien Mahamadou Issoufou. Le Maroc, symboliquement, a donc triomphé…

Reste maintenant à panser les plaies et à éviter les gros écueils diplomatiques qui se profilent. En effet le président guinéen a pris fait et cause pour Rabat au sujet la République arabe sahraouie démocratique (RASD), que les Marocains, même s’ils n’en laissent rien paraitre, rêvent d’éjecter de l’UA. En ralliant Rabat, Condé avait grillé toutes ses chances du côté d’Alger, rangé derrière la RASD. Mais maintenant que le Guinéen est au perchoir, il va bien falloir recoller les morceaux, ne serait-ce que par pur pragmatisme diplomatique et politique. De toute façon tous ces sujets seront sur la table très rapidement vu le retour imminent du Maroc au sein de l’UA. Les talents de rassembleur de Condé, qu’il a laissé entrevoir dans son discours de ce matin, seront très vite mis à l’épreuve…

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On croyait que la République Démocratique du Congo (RDC) en avait fini avec la crise politique, émaillée par des affrontements sanglants, mais c’était sans compter sur les tours de passe-passe et atermoiements du pouvoir en place. Ce dernier vient de remettre en cause l’accord arraché aux forceps par les évêques catholiques et signé par l’opposition et le régime le 31 décembre 2016. Le président Joseph Kabila, par qui la crise est arrivée – du fait de son entêtement à briguer un 3ème mandat, alors que la Constitution les limite à 2 -, a sorti un autre lapin de son chapeau en conditionnant la reconnaissance de cet accord par le renouvellement, par ses soins, du statut accordé aux évêques pour conduire les négociations, rapporte l’AFP.

Alors que les évêques catholiques avaient bouclé leur mission et ont invité hier mardi 03 janvier 2017 le pouvoir et l’opposition à soumettre aujourd’hui les critères pour nommer le Premier ministre, des membres du Conseil national de suivi de l’accord et du processus électoral (CNSA), la taille de la formation gouvernementale et la répartition des tâches durant la transition, patatras, Aubin Minaku, secrétaire général de la Majorité présidentielle et président de l’Assemblée nationale, déclare ceci : « Les évêques doivent d’abord présenter le rapport (au sujet de l’accord, ndlr) au président de la République et celui-ci devra reconfirmer dans son pouvoir discrétionnaire le mandat des évêques et le préciser pour la suite ». Une belle pirouette, aux conséquences potentiellement dangereuses pour un pays au bord du précipice.

Minaku est formel : Pas question pour l’actuelle majorité d’avaliser l’application d’un quelconque accord sans le feu vert formel de Kabila. « C’est le moment de respecter les prérogatives du président de la République, la Constitution et les institutions de la RDC », a-t-il martelé.

L’homme d’affaires Moïse Katumbi, un des plus farouches opposants de Kabila, actuellement en exil, est immédiatement monté au front pour dénoncer des manoeuvres visant à torpiller l’accord qui stipule que le président Kabila peut garder son fauteuil jusqu’à l’élection, à laquelle il ne prendra pas part, à la fin de cette année. « Nul retard volontaire, nul subterfuge, nul blocage ne seront tolérés dans l’application de l’accord », a dit Katumbi dans un communiqué.

L’Organisation internationale de la Francophonie a mis son grain de sel dans cette agitation qui porte tous les germes de la déstabilisation de toute la région. La Secrétaire générale de l’OIF, Michaëlle Jean, dans un communiqué, invite « tous les acteurs congolais (…) à tout mettre en œuvre pour sauvegarder les acquis de cet accord et s’engager résolument en faveur d’une transition politique pacifique et démocratique ».

Pour rappel, cet accord, qui a nécessité deux semaines d’intenses pourparlers, a permis d’éloigner le spectre d’affrontements meurtriers suite à la décision de Kabila de rester au pouvoir après l’expiration de son mandat, le 20 décembre 2016, alors que l’opposition a battu le pavé pour exiger qu’il déguerpisse. Le subterfuge de l’actuel président, qu’on redoutait, est en passe de faire exploser le fragile accord…

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Jean Ping, challenger du président sortant, Ali Bongo, officiellement réélu à la présidentielle d’août 2016, n’a pas enterré la hache de guerre. Non seulement Ping continue de contester la réélection de Bongo, au terme d’un scrutin émaillé d’irrégularités, de l’avis même des observateurs européens, mais il a promis de prêter serment « bientôt ». C’était hier vendredi 23 décembre lors d’un meeting avec des membres de l’opposition et de la société civile. Il a même appelé la police et l’armée gabonaise à se joindre à lui dans son bras de fer contre Bongo. Le pays risque très gros…

Les choses ne sont guère plus réjouissantes du côté de l’assemblée parlementaire UE-ACP (les pays de l’Union Européenne et de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique). Aucun accord sur une résolution concernant le déroulement des élections gabonaises n’a pu sortir des débats. La mission d’observation de l’UE avait qualifié le processus électoral gabonais de « non transparent » et les résultats de « très douteux », mais rien de tangible et surtout permettant de démêler la crise politique n’a été obtenu depuis.

Jean Ping quant à lui est plus actif que jamais sur la scène politique locale et internationale. Dernièrement, il avait même déposé une plainte à la Cour Pénale Internationale, accusant le pouvoir gabonais de « crimes contre l’humanité »…

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Mais qu’est-ce qui fait encore courir le président zimbabwéen, Robert Mugabe, 92 ans ? C’est la question qui nous est venue à l’esprit en apprenant que l’homme qui tient le pays d’une main de fer depuis 36 ans a été adoubé par le parti au pouvoir, la ZANU-PF, samedi dernier, pour participer à la compétition présidentielle de 2018. Ne nous leurrons pas cependant : Ce scrutin va se dérouler exactement comme les précédents, Mugabe, qui a un punch bluffant pour son âge, va encore écraser ses challengers, du moins d’après les canons officiels, qu’il écrase également…

Le président a tout même mis la forme en marquant son investiture à grand renfort de festivités dans le cadre d’un meeting organisé par son parti à Masvingo, à 300 km au sud-est de la capitale zimbabwéenne, Harare. « Président, vous êtes le principal acteur et tant que vous serez en vie, vous restez l’acteur majeur de l’histoire du Zimbabwe », a solennellement déclaré à l’occasion le leader de la branche des jeunes de la ZANU-PF.

Maintenant que Mugabe a eu les déclarations et les bénédictions d’usage, à sa démesure et que personne n’osait lui refuser, place à une interminable campagne électorale à laquelle les citoyens n’ont aucun moyen d’échapper…

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La main du président russe, Vladimir Poutine, derrière le piratage des e-mails du parti démocrate et de l’équipe de campagne d’Hillary Clinton. Et même mieux, ou pire : Il aurait personnellement supervisé l’opération, qui est partie d’une « vendetta » contre Mme Clinton et a fini par une farouche volonté de propulser Donald Trump à la Maison Blanche. Poutine n’aurait jamais pardonné à la démocrate d’avoir émis des réserves sur la transparence de l’élection russe en 2011. Pour le moment les accusations n’ont pas été formalisées officiellement, mais des responsables du renseignement américain, cités anonymement par NBC News, soutiennent cette thèse, mordicus.

D’après la chaine NBC News, Poutine cherchait aussi à « exposer la corruption » du système américain et « diviser le pays » pour casser son leadership dans le monde. Par la suite Moscou a voulu installer  Trump à la tête des Etats-Unis, affirme la CIA.
Ce sont des espions au service des alliés des USA et des sources diplomatiques qui ont lâché le morceau, plutôt gros quand on connait son impact dans la direction des affaires du monde, indique NBC, avant d’ajouter que les services de renseignement ont « un niveau élevé de certitude » sur la fiabilité de leurs indices.

Pour le moment on ne sait pas si l’équipe Trump, gros bénéficiaire de la probable manip russe, était au parfum. Les services de renseignement se refusent pour le moment à tout commentaire dans ce sens, en attendant la conclusion des investigations. Ce qu’on sait par contre c’est que quelques jours avant la sortie des premiers emails par WikiLeaks, un ancien conseiller de Trump, Roger Stone, avait balancé sur Twitter : « Mercredi, Hillary Clinton est finie #WikiLeaks ». Questionné sur cette phrase énigmatique, Stone a argué qu’il a eu vent du contenu de ces mails « en coulisses », par le canal du boss de WikiLeaks, Julian Assange, via « un ami en commun ». Il affirme, la main sur le coeur, que son tweet n’avait aucun lien avec les e-mails de Podesta, qu’il n’a jamais eu sous la main avant leur publication, dit-il.

Reste maintenant à déterminer si ces fuites ont été assez explosives pour impacter le cours de l’élection et peser sur les résultats. Là il est plus difficile d’établir des certitudes, pour l’instant. Ce qui est sûr par contre c’est que ces fameux courriels ne contenaient pas d’éléments très nocifs pour Mme Clinton, mais ils sont parvenus à instiller le poison du soupçon, suffisamment pour polluer la fin de sa campagne, donnant d’elle l’image d’une candidate obscure, peu . Désastreux pour un prétendant à la magistrature suprême.
Le statisticien Nate Silver est d’avis que l’irruption controversée du directeur du FBI, qui a déclenché l’enquête contre Clinton à quelques jours du vote, a été catastrophique pour la démocrate. Pour rappel le scrutin s’est joué dans un mouchoir de poche, moins de 100.000 voix au total dans les trois Etats clés (Pennsylvanie, Michigan et Wisconsin) ; d’après Silver, Mme Clinton aurait « à coup sûr gagné » sans ces deux épisodes malheureux des mails…

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Rien n’y a fait. Malgré une campagne musclée, dure, avec des angles sur l’immigration, l’islam, le terrorisme et la sécurité que ne renient pas l’extrême droite, l’ex-président de la République, Nicolas Sarkozy, a été évincé de la course à la présidentielle. Lors du vote d’hier dimanche 20 novembre, dans le cadre de la primaire à droite, les électeurs et sympathisants lui ont préféré son ancien Premier ministre, François Fillon et l’actuel maire de Bordeaux, Alain Juppé, également ancien Premier ministre, tous deux réputés plus modérés. Hier à 23h30, au terme du dépouillement de quasiment tous les bureaux de vote, Fillon a obtenu 44,1% des voix, devant Juppé, 28,4% ; Sarkozy n’a pas pu faire mieux que 20,7%. Il est donc éliminé. La droite française n’aura pas “son” Donald Trump…

Pourtant Fillon vient de très loin ; très peu de gens ont parié sur lui il y a peu, les observateurs et militants n’ayant d’yeux que pour Juppé, étiqueté au centre de la droite et qui prêche une “identité heureuse” de tous les Français, sans distinction, là où Sarkozy défendait énergiquement le principe de la séparation du bon grain de l’ivraie, entendez par là les “mauvais” Français de seconde ou troisième génération moins bien intégrés que leurs parents immigrés. Les électeurs de droite, manifestement, n’ont pas voulu manger de ce pain là. Mais ce qui a surtout pénalisé l’ex-président, ce sont les nombreuses affaires judiciaires qui l’entourent et son manque de crédibilité car son bilan en tant que président est plus que discutable, même si Fillon, en tant qu’artisan de cette politique, doit aussi en assumer la responsabilité. Il semble que les votants d’hier dimanche ne lui en tiennent pas rigueur…

Toutefois tout cela ne préjuge pas de l’issue de la présidentielle en avril 2017, car Fillon, on le sait, même s’il n’est pas exactement sur les mêmes positions que Sarkozy, est sur une ligne plus dure – droite décomplexée, économie de marché, autorité de l’Etat, etc. – que Juppé. D’ailleurs Sarkozy l’a confirmé hier soir : “Les choix politiques de François Fillon sont plus proches (…). Je voterai François Fillon”. Et puis il y a la candidate de l’extrême droite, Marine Lepen, qui est à des niveaux de popularité sans précédent pour le type d’idées qu’elle défend . Les dés ne sont pas jetés…

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Encore un président africain qui va être la risée du monde entier, au moment où les principes de la démocratie gagnent du terrain, même dans cette Afrique qui a longtemps fait de la résistance. Cette fois c’est le président de la Gambie, un petit pays anglophone niché dans le ventre du Sénégal, qui fait l’actualité. Tristement. En effet le fantasque Yahya Jammeh, qui fait fréquemment les gros titres pour ses débordements récurrents, parfois sanglants, s’est mis en tête de rempiler pour la course à la présidentielle, dont le top départ sera donné le 16 novembre 2016, pour une élection à un seul tour calée pour le 1er décembre 2016 et que Jammeh, une fois de plus, va à coup sûr remporter. Pour la cinquième fois !

Malgré le tolet, les critiques, les quolibets, le président sortant, presque comme un candidat lambda, a déposé son dossier de candidature, a rapporté l’AFP. “Peu importe ce que les gens disent de moi, je n’en suis pas touché”, a lâché un Jammeh sûr de son fait, après avoir sacrifié au rituel à la Commission électorale indépendante.
Il en a profité pour dévoiler un bout de son programme de campagne électorale, dont les promesses phares sont une éducation et des soins de santé gratuits pour tous. Bon, ça reste des promesses, auxquelles peu de gens croient mais qu’il faut écouter religieusement. On ne mégote pas sur les paroles du dictateur, c’est dangereux…

“Je n‘écoute personne parce que je sais ce qui est important. C’est entre moi et Dieu. On veut écouter tout le monde, et satisfaire tout le monde, et on finit par satisfaire des méchants. Faites ce qui est juste, assurez-vous de ne satisfaire que Dieu le Tout-Puissant”, a ajouté le président sortant devant un public acquis à sa cause, forcément…

A signaler que l’homme fort du pays va se présenter au scrutin sous la bannière de l’Alliance pour la réorientation et la construction patriotique. Deux autres candidats lui feront face : Adama Barrow, adoubé par une coalition de l’opposition et Mama Kandeh, ex-membre de l’APRC, pour le compte du Congrès démocratique de Gambie, un parti qui a vu le jour il y a peu. Mais ils feront de la figuration, tout au plus amuseront la galerie, Jammeh tenant le pays d’une main de fer et écrasant complètement la vie politique depuis son accession au pouvoir en 1994, par un coup d’Etat. Sa première élection, officiellement, date de 1996. Depuis il est réélu très confortablement. Et il y a des chances que ça dure encore longtemps…

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On ne peut nullement disconvenir que ce 23 octobre 2013 sera marqué d’une pierre blanche dans l’histoire souvent mouvementée de la justice en Tunisie. Il s’y consacre l’indépendance et l’impartialité, piliers de tout système judiciaire , en ce sens qu’elles viennent enfin garantir aux justiciables que l’acte de juger sera seulement déterminé par les arguments du débat judiciaire, en dehors de toute pression ou de tout préjugé. L’élection du Conseil supérieur de la magistrature, ce dimanche, prend rang à cet égard d’étape d’autant plus essentielle qu’elle attribue au magistrat tunisien un statut pratiquement unique dans le monde arabe.

C’est que le Conseil supérieur de la magistrature est une institution  constitutionnelle, ayant vocation à être le garant, dans le cadre de ses attributions, de la bonne administration de la justice et de l’indépendance de l’autorité judiciaire, conformément aux dispositions de la Constitution et des conventions internationales ratifiées.  Ces prérogatives s’adossent, plus est, à une autonomie administrative et financière  et à une auto-gouvernance qui lui permettent de vaquer à la plénitude de ses missions tout en disposant d’un pouvoir réglementaire dans son domaine de compétence.

Une conquête majeure mais à laquelle il pourrait être fait grief d’être quelque part incomplète au regard des revendications initiales des magistrats dont les instances représentatives n’ont jamais baissé les bras pour faire aboutir leurs demandes qu’ils jugeaient légitimes et indispensables pour une bonne administration de la justice. Et ceci leur a valu bien des déboires et des vicissitudes pour avoir notamment rejeté sans autre forme de procès tous les projets de texte concoctés par le ministère de la Justice et les différents  gouvernements qui se sont succédé depuis la promulgation de la Constitution. De reports en épreuves de force appuyées par de déterminés mouvements de protestation et de grèves dans les prétoires et ailleurs, le projet de loi organique relatif au Conseil supérieur de la magistrature a donné lieu à un combat sans répit pour la reconnaissance non seulement par le pouvoir exécutif  et par certains partis qui se reconnaîtront, de l’indépendance des juges.

Le CSM autrement

Le résultat est désormais là qui justifie la persévérance voire  l’intransigeance du pouvoir judiciaire pour remporter de haute lutte une croisade qu’il estimait nécessaire pour éviter que soit rééditée la funeste condition qui était la sienne depuis l’Indépendance du pays et plus encore sous le régime renversé par la Révolution. Une situation où la justice répondait rarement à son essence et à sa vocation avec des magistrats sous les ordres de l’exécutif,  parce que sans doute passibles de toutes les exactions, particulièrement des sanctions disciplinaires et autres, des mutations arbitraires, le plus souvent décidées par le Conseil supérieur de la magistrature, réuni une fois l’an par le chef de l’Etat.

Avec la nouvelle architecture désormais  en place, il en sera sans doute autrement, si bien que  le CSM sera souverain s’agissant du fonctionnement de la magistrature, sans nulle intervention de l’autorité de tutelle. Et ceci ne va pas sans  le mettre enfin à l’abri des doutes insistants que son mode de fonctionnement actuel, à tort ou à raison, peut générer. Ce n’est donc pas là une entreprise anodine, et elle revêt même pour la Tunisie  une importance tout à fait considérable.

Gare au corporatisme !

Il n’en demeure pas moins essentiel que les magistrats se dotent de toutes les parades pour pouvoir se protéger des pressions  et des ingérences de nature forcément politiques, dussent-elles être le fait de certains de ses membres, ce qui n’est pas raisonnablement exclu. Car si le système judiciaire  n’évolue pas ou si par commodité ou calcul politique, il lui arrivait que son  évolution soit entachée, ceci  l’exposerait  de manière inéluctable à des épreuves aux effets incalculables, de nature à menacer jusqu’à l’équilibre du dispositif judiciaire dans son intégralité. Aucun responsable soucieux de l’intérêt général ne saurait s’accommoder d’une telle prise de risque.

L’autre aléa qu’il va falloir conjurer, c’est cette velléité de corporatisme qui risque de s’emparer des juges pour en faire une « République » à part entière, qui fonctionne au gré de ses intérêts, auréolée d’une toute-puissance qui jette fatalement  le discrédit sur son office et partant l’affaiblit, et d’abord aux yeux des justiciables.

Enfin, on ne finira pas de célébrer les vertus du système de l’élection des juges, un système réel et déjà pratiqué dans de grandes démocraties comme la Suisse ou les États-Unis. Il est à espérer que le même dogme et les mêmes convictions feront bon ménage dans les prétoires de la Tunisie et bien plus au cœur des métiers du droit, particulièrement, de la magistrature, qu’elle soit du siège ou debout.

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Et de trois. Les Espagnols, manifestement, vont se rendre aux urnes pour la troisième fois en un an. La faute… aux Espagnols qui n’ont pas voulu donner une majorité nette au Premier ministre, Mariano Rajoy, pour composer à sa guise son gouvernement, ce qui l’a obligé à des tractations âpres avec des partis aux positions parfois radicales. Résultat des courses : Hier vendredi, pour la deuxième fois consécutive, les députés ont rejeté la mouture gouvernementale présentée par Rajoy. Une troisième élection législative semble inéluctable.

Pourtant au Congrès, composé de 350 sièges, Rajoy ne demandait qu’une simple majorité pour aller au bout de son projet. Mais voilà, comme mercredi dernier, il n’a pu s’adosser que sur 170 votes en sa faveur – 137 votes des élus de son Partido Popular (PP, à droite), plus les 32 votes de la formation du centre-droit, Ciudadanos, et un vote de la Coalition Canarias. Il a été contré par tous les autres partis du Congrès, surtout les socialistes du PSOE, Podemos et les partis nationalistes basque et catalan. Cela fait tout même 180 votes contre. Insurmontable pour Rajoy…

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les listes des électeurs du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a été publiée lundi sur le site de l’instance électorale, parallelement à l’ouverture des accréditations pour les observateurs, les journalistes et les invités.
Il s’agit des premières étapes du processus d’élection du CSM qui a démarré aujourd’hui.
S’exprimant en conférence de presse à Tunis, le président de l’Instance supérieure indépendante pour les élections Chafik Sarsar a indiqué que la liste comporte 13 mille 122 électeurs appartenant à 12 catégories. Il a ajouté que l’ISIE réceptionne les oppositions sur ces listes entre le 20 juin et le 1er aout 2016.
Le président de l’Instance électorale a annoncé dans ce sens que le dépôt des demandes de changement des centres de scrutin été prorogé au 3 octobre 2016.
Chafik Sarsar a appelé toutes les parties à fournir à l’instance les dernières mises à jour des listes des électeurs avant le 27 juillet prochain. En particulier les listes des nouveaux électeurs pour toutes les catégories et celle des promotions pour les magistrats et les professeurs universitaires.
Il a rappelé que le vote aura lieu le 23 octobre 2016 dans 13 centres de scrutin et 108 bureaux de vote. Les résultats préliminaires seront proclamés le 25 du même mois.

INTERVIEW

«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

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