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L’élection des présidents des commissions parlementaires du bloc de la Coalition nationale et de ses représentants au sein du bureau de l’Assemblée des représentants du peuple se sont déroulées dimanche 07 octobre 2018 à Nabeul.
A l’issue de ces élections, Abderraouf el May a été élu assesseur du président de l’ARP chargé des Tunisiens à l’étranger et Mohamed Lamine Kahloul, assesseur chargé des Relations extérieures.
Les présidents élus des commissions parlementaires sont :
– Karim Hellali, président de la Commission de la législation générale
– Souhaiel Alouini, président de la Commission de la Santé et des Affaires sociales
– Abir Abdelli, présidente de la Commission du développement régional
– Naceur Chennoufi, président de la Commission électorale
Les élections ont eu lieu au cours des travaux des journées parlementaires du bloc de la Coalition nationale, organisées les 6 et 7 octobre, à Nabeul.
Rappelons que le bloc de la Coalition nationale, dont la création a été officiellement annoncée lors de la première plénière de la nouvelle session parlementaire, le 2 octobre courant, est composé de 47 députés. Le bloc est présidé par Mustapha Ben Ahmed.

Un peu plus tôt dans la journée, Ben Ahmed a affirmé que son parti œuvrera à trouver des consensus au sein du parlement pour surmonter les blocages dans le parachèvement de l’installation des instances constitutionnelles.
Dans une déclaration à l’Agence TAP, à l’issue des premières journées parlementaires du groupe organisées les 6 et 7 octobre à Nabeul, il a mis l’accent sur l’engagement à œuvrer pour le parachèvement des réformes législatives dans divers domaines dont en particulier le code fiscal et la loi d’urgence économique.
De son côté, Marouan Felfel, membre du groupe a expliqué que les journées parlementaires se sont focalisées sur les priorités de la Coalition nationale pour la prochaine année parlementaire, le parachèvement de la mise en place de la Cour constitutionnelle en particulier.
Les projets de loi soumis au parlement et la loi de finances 2019 ont été à l’ordre du jour de la séance de samedi, a-t-il indiqué.
Felfel a mis en avant le souci de la Coalition nationale de soutenir la stabilité politique et d’impulser l’action parlementaire, ajoutant que son groupe a contribué à réduire l’éparpillement à l’intérieur du parlement. Selon lui, le paysage parlementaire a besoin davantage de consensus.
Vendredi dernier, Mustapha Ben Ahmed, a déclaré à l’agence TAP avoir été chargé par le président du parlement de mener des concertations avec les députés et les autres groupes en vue de parvenir à un consensus pour parachever l’élection des membres de la Cour constitutionnelle. Il a affirmé avoir perçu auprès des députés une disposition à finaliser cette question et à mettre un terme à tout désaccord.

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Si on a appris une chose dans cette Tunisie de tous les possibles depuis le fameux 14 janvier 2011, c’est qu’il ne faut jamais dire jamais. Rached Ghannouchi, le chef de file des islamistes, sur le fauteuil de Habib Bourguiba en 2019, c’était un scénario ubuesque et surréaliste il y a peu, à cause justement du peu d’appétit des électeurs pour sa personne que presque tous les sondages d’opinions ont attesté. Mais voilà, plus que jamais, ‘Au royaume des aveugles les borgnes sont rois‘. Le combat de l’an prochain pourrait ne pas avoir lieu faute de combattants. Dans un paysage politique sinistré, où aucune alternative sérieuse ne se présente à quelques mois des élections, où aucune personnalité ne sort du lot, où le vieux lion de Carthage, Béji Caïd Essebsi, a bien des envies d’en découdre à la prochaine présidentielle mais à 91 ans il est beaucoup moins fringuant qu’à son dernier triomphe en 2014, Ghannouchi président ce n’est plus un gag ou de la politique-fiction, mais une probabilité qu’il faut regarder en face et analyser. L’écurie islamiste est déjà en branle, après le ballon d’essai lancé par le gendre Rafik Abdessalem Bouchlaka et la sortie d’un “aficionado” de premier plan : Le porte-parole du mouvement Ennahdha. L’affaire est donc sur les rails, dans un contexte incroyablement favorable grâce à l’oeuvre du fils du président de la République, ou plutôt la destruction de l’oeuvre du père, son parti, Nidaa Tounes, par le fils, la seule formation qui peut encore torpiller les plans du leader d’Ennahdha. Tout dépendra de l’issue du tout premier Congrès électif de Nidaa. En attendant Ghannouchi peaufine sa stature internationale, reçoit tous les puissants d’ici et d’ailleurs, édulcore son discours pour ceux, encore très nombreux, que tout relent d’islamisme, même infime, effraie.

BCE et la tentation du lâchage

On n’a pas entendu le président de la République depuis un moment, et pour cause : Il n’a pas, n’a plus, grand chose à dire. Il ne maitrise plus rien depuis que sa dernière trouvaille, qu’il pensait révolutionnaire, le Pacte de Carthage, s’est crashé sur la demande insistante du secrétaire général de l’UGTT : Le départ du chef du gouvernement, chose que le chef de l’Etat ne peut, ne serait-ce que constitutionnellement en temps d’état d’urgence, concéder. Et puis il y a le fait qu’acter l’échec de son poulain, Youssef Chahed, au point d’offrir sa tête à son fils, Hafedh Caïd Essebsi et au leader de la centrale syndicale, Noureddine Taboubi, revient à acter son propre échec. Ce serait celui de trop, après la disgrâce de Habib Essid. A son âge, et au crépuscule de sa carrière politique, Essebsi a maintenant le souci de son héritage, de la postérité, de ce qu’on dira de lui après qu’il se sera éclipsé, comme tous les hommes et femmes de son rang. Mais le duel à mort ente Chahed et Taboubi est en train d’impacter cette trajectoire. Ahmed Néjib Chebbi a raison de dire, sur sa page Facebook le 25 juin 2018, que BCE rêve de voir Taboubi dégommer Chahed. Non pas que le départ du chef du gouvernement enchanterait son mentor, mais ce serait une façon de mettre un terme à cette crise et ce blocage politique mortifère, surtout pour le sursaut économique déjà amorcé et les réformes dont le pays ne peut plus faire l’économie. Et ça aussi ça conditionne la consistance de l’héritage que laissera le président de la République.

Essebsi ne peut pas raisonner et encore moins stopper l’UGTT, pour ramener le calme dans le pays, alors l’idéal serait que Chahed s’efface, volontairement, sans faire de bruit, sans régler des comptes, sans tirer dans tous les sens, sans déballer ce qu’il sait. Mais manifestement ça restera un voeu pieux, un rêve pour BCE. Chahed n’a montré aucune disposition à être cet agneau de sacrifice qu’a été Essid.

Les vrais vainqueurs c’est eux !

Paradoxalement, le chef du gouvernement n’a jamais été aussi en forme. On est fin juin 2018 et il est encore là, ce qui en soi est déjà un miracle vu la violence de la tempête qu’il a essuyée il y a peu. Et même mieux : l’UGTT, celui par qui tous les dangers sont arrivés, va lui offrir une chance de jouer une fine partie de poker où Chahed pourra abattre ses cartes. Dans ces négociations sociales qui démarrent ce jeudi 28 juin, il lâchera, très probablement, quelques promesses, même vagues, de revalorisation des salaires, sous l’étroite surveillance du FMI qui a tracé quelques lignes rouges. Ces engagements suffiront pour le moment. D’abord ils permettront à Chahed de gagner un précieux temps, et de désarmer Taboubi. En effet ce dernier ne peut pas continuer, très logiquement, à réclamer la tête de celui avec qui il négocie, et encore moins si Chahed dit ce qu’il veut entendre : Les salaires vont monter, même peu. Il ne faut pas oublier, malgré les grandes phrases et les théories savantes sur l’échec du gouvernement, que le combat contre le chef du gouvernement a gagné en intensité quand Chahed a fermé la porte des augmentations salariales. Il a aggravé son cas en opposant une fin de non-recevoir aux demandes exagérées des profs du secondaire. En réalité  c’est cela qui lui a valu la violence des coups portés par l’UGTT. Toute cette agitation est avant tout une affaire de sous. Si Chahed lâche du lest là-dessus, avec les limites que lui a fixées son principal bailleur, ça lui donnera l’assurance d’être tranquille au moins cet été. Et encore plus s’il saupoudre tout cela avec un remaniement ministériel aux petits oignons, même frugal. A la rentrée on parlera d’autre chose, essentiellement des élections générales de 2019…

Au plus fort de la tempête, quand son parti secouait le cocotier pour le faire tomber, seul Ennahdha a défendu la boutique Chahed. Mais les islamistes ne l’ont pas fait pour ses beaux yeux, mais par pur pragmatisme. En effet Chahed traite plutôt bien les ministres nahdhaouis, malgré la pression d’une frange des nidaïstes pour débarquer les poulains de Ghannouchi. Qui sait ce que ferait d’eux un autre chef de gouvernement. Ne dit-on pas ‘Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras’ ? Par ailleurs un soutien affiché à Chahed, jusqu’au bout, quand les siens le lâchent, a l’avantage de se le mettre dans la poche et de s’assurer qu’il s’effacera le moment venu pour dégager la voie du palais de Carthage à Ghannouchi. Une sorte de renvoi d’ascenseur quoi. Quant à Nidaa Tounes, il pourrait très bien, en cas de déroute aux élections de 2019, accepter de jouer les seconds couteaux, exactement comme le fait Ennahdha présentement, avec une cohabitation bis, histoire de garder une main sur le pouvoir. A moins que le prochain Congrès électif de Nidaa Tounes en décide autrement, en éjectant HCE et ce qu’il faut de poison, en permettant à un vrai candidat à la présidentielle d’émerger, et ça aussi c’est pas de la politique-fiction !

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Il est porté à la connaissance du public que l’assemblée générale de l’Ordre des Experts Comptables de Tunisie réunie le 26 mai 2018 à Tunis, a procédé à l’élection de ses nouveaux représentants pour la mandature 2018-2020.

Lors de la première réunion du Conseil tenue le 31 mai 2018, il a été procédé, à la répartition des fonctions comme suit:

Président : Monsieur Slaheddine ZAHAF
1er Vice-Président : Monsieur Imed OUERIEMMI
Secrétaire Général : Monsieur Skander BOUSNINA
Secrétaire Général Adjoint : Monsieur Bacem DAMAK
Trésorière : Madame Cyrine BEN ROMDHANE BEN MLOUKA
Trésorier Adjoint : Monsieur Moez KAANICHE
Vice-Présidents : Monsieur Imed ENNOURI
Membre : Monsieur Maher GAIDA
Membre : Monsieur Chiheb GHANMI
Membre : Monsieur Wassim KHROUF
Membre :Monsieur Mohamed Imed LOUKIL
Membre : Monsieur Jamel SASSI

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Le gouvernement a entamé l’élaboration d’un projet de loi organique portant amendement du mode de scrutin pour l’élection des membres de la Cour constitutionnelle après l’échec de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), mercredi 21 mars 2018, à trouver un compromis pour élire les trois membres restants de la Cour, a annoncé jeudi le Chef du gouvernement, Youssef Chahed, à l’issue d’une rencontre avec le président de la République, Béji Caïd Essebsi.

Selon le chef du gouvernement, cette décision intervient dans la foulée du discours prononcé mardi dernier par le chef de l’Etat, à l’occasion du 62e anniversaire de l’indépendance.

Dans son discours, Caïd Essebsi avait plaidé en faveur de l’accélération du processus d’installation de la Cour constitutionnelle qui, a-t-il dit, représente le principal garant du processus de transition démocratique.

Il avait également évoqué la possibilité d’émettre des projets de loi en vue de l’élection des membres de la Cour constitutionnelle à la majorité absolue au lieu de la majorité requise de 145 voix.

Organisé mercredi en plénière de l’Assemblée des représentants du peuple, le troisième tour des élections des membres de la Cour constitutionnelle n’a pas permis l’élection des membres de la Cour, ce qui implique le lancement à nouveau d’un appel à candidature pour élire les membres de cette institution constitutionnelle.

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“L’électeur devrait choisir son chef de gouvernement dans la mesure où c’est bien lui qui choisit son équipe gouvernementale et trace la politique du pays”, a estimé jeudi 15 mars 2018 l’universitaire Amine Mahfoudh.
“Le dernier mot devrait revenir au peuple le jour du scrutin”, a-t-il affirmé lors d’une conférence sur le thème “le mode de scrutin et la crise de la gouvernance en Tunisie” qui est venue faire état des insuffisances de la Constitution de 2014 et des conséquences de l’adoption par la Tunisie d’un mode de scrutin proportionnel.
“Le recours par la Tunisie au mode de scrutin proportionnel lors des dernières élections législatives a conduit à une situation de non-gouvernance”, a-t-il souligné.
“Cette situation a nui à la classe politique, terni la réputation des partis et affaibli à la fois la coalition au pouvoir et l’opposition”, a-t-il ajouté.
“Pour remédier à cette situation, il faut avoir l’audace d’amender rapidement la loi électorale et le règlement intérieur du parlement avant de s’attaquer au texte de la Constitution”, a-t-il estimé.

Selon l’ancien ministre des Finances Houcine Dimassi, l’actuel régime politique a coûté à la Tunisie au cours de sept dernières années (de 2011 à 2017) 15 milliards de dinars selon le prix courant, en raison du ralentissement du rythme de la croissance.
Il également amplifié le déficit annuel des paiements extérieurs qui a atteint 3147 millions euros au cours de la même période contre un déficit annuel de 785 millions euros avant 2011, a-t-il ajouté.
Pour Dimassi, “la crise en Tunisie n’est ni financière ni économique. Elle est en fait une crise politique, compte tenu de l’absence d’une majoritaire au pouvoir capable de conduire les réformes nécessaires et de réparer les torts causés”.

Présent à cette conférence, l’expert en droit Sadok Belaïd a plaidé en faveur de l’adoption du scrutin uninominal majoritaire à deux tours qui, a-t-il dit, est à la fois un vote simple et facile.
“Ce mode de scrutin porte à l’électeur la responsabilité de ses choix contrairement au mode de scrutin par liste qui s’apparente à un simulacre de démocratie”, a souligné Belaïd.
“Le scrutin uninominal permet l’obtention d’une majorité forte et durable au sein du parlement qui conduit systématiquement à la formation d’un gouvernement solide”, a-t-il expliqué.
“La révision du mode de scrutin en vigueur ne signifie point l’amendement de certains articles de la loi électorale, mais plutôt la mise en place d’un nouveau système électoral de A à Z”, a-t-il ajouté.

Quant à l’universitaire Haykel Ben Mahfoudh, il s’est prononcé en faveur de l’adoption d’un mode de scrutin mixte qui marie entre le mode de scrutin majoritaire et le mode de scrutin proportionnel.
Selon lui, la révision du système électoral en vigueur doit s’appuyer sur le troisième alinéa du préambule de la Constitution de 2014 qui préconise la mise en place d’un régime républicain démocratique et participatif.
Il a également jugé indispensable de réviser la carte électorale et d’opter pour un nouveau découpage électoral.
Organisée par le collectif “Soumoud”, cette conférence doit aboutir à un ensemble de recommandations qui devront ouvrir la voie à un débat sur le régime électoral et la crise de gouvernance en Tunisie.
Composé de plusieurs associations et personnalités nationales indépendantes, le collectif Soumoud va élaborer un projet de loi électorale qui sera annoncé à l’issue des prochaines élections municipales et présenté aux trois présidents, aux partis politiques et aux organisations nationales dans l’espoir qu’il soit adopté lors des prochaines élections de 2019.

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La Banque de Tunisie (BT) a lancé un appel à candidature pour l’élection d’un administrateur représentant les petits actionnaires. Sont considérés comme petits actionnaires les personnes détenant individuellement au plus 0,5% du capital et les institutionnels détenant individuellement au plus 5% du capital. La date limite de réception des candidatures a été fixée pour le 9 mars 2018 à 16H00. Les candidats retenus seront proposés au vote par les petits actionnaires lors de l’Assemblée Générale Ordinaire qui statuera sur les états financiers de l’exercice 2017.

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L’UIB a lancé un appel à candidature pour l’élection d’un administrateur indépendant et d’un administrateur représentant les actionnaires minoritaires détenant individuellement au plus 0,5% du capital et les institutionnels détenant individuellement au plus 5% du capital. La désignation aura lieu par voie d’élection lors de la tenue de la prochaine Assemblée Générale Ordinaire de la banque qui statuera sur les états financiers de l’exercice 2017. Notons que la date limite pour la réception des candidatures, pour les deux postes, a été fixée pour le 2 mars 2018 à 12H00.

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Le chef de la MINUSMA, la Mission des Nations Unies au Mali, Mahamat Saleh Annadif, se réjouit des concertations entre la classe politique en perspective des élections qui auront lieu cette année. ”Il importe d’aller vers les élections de façon apaisée”, ne cesse-t-il de répéter.

Dans un entretien qu’il a accordé à la radio Mikado FM, le Représentant spécial des Nations Unies et chef de la MINUSMA, revient sur le rôle de la Mission onusienne dans la tenue de ces échéances.

Le 24 janvier dernier, les membres du Conseil de sécurité ont exprimé un sentiment d’impatience face aux retards persistants dans la pleine mise en œuvre des principales dispositions de l’Accord sur la paix et la réconciliation au Mali.

Dans une déclaration à la presse, les membres du Conseil de sécurité ont rappelé qu’ils ont entendu mardi un exposé du Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, sur la situation dans ce pays.

Ils ont souligné « la nécessité urgente d’apporter des dividendes de paix tangibles et visibles à la population du Nord et d’autres parties du Mali afin de préserver la pertinence de l’Accord et d’empêcher que les gains obtenus ne soient éventuellement inversés ».

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Le premier congrès électoral de la Fédération tunisienne du Textile et de l’Habillement (TH) sera organisé le 17 décembre 2017, à Monastir, a indiqué, dans un entretien accordé à l’agence TAP, le directeur général de la fédération, Néjib Karafi.
Et de préciser que ce congrès débouchera sur un conseil national composé de 38 industriels qui sélectionnera son bureau exécutif de 11 membres.
Cette manifestation à laquelle participeront environ 500 entreprises industrielles opérant dans le secteur du TH donnera lieu à la création d’une nouvelle fédération professionnelle indépendante de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA) et qui sera “le représentant légal des industriels du textile et de l’habillement en Tunisie“, a-t-il affirmé.

L’accent sera mis sur la généralisation de la représentativité dans le conseil national par la présence de différentes tailles d’entreprises industrielles (de 10 travailleurs à plus de trois mille travailleurs) et de l’ensemble des régions du pays, ainsi que toutes les branches du secteur (fil, tissus, vêtements, accessoires, finition et le produit final …).
Il a, en outre, rappelé que le congrès constitutionnel de la Fédération tunisienne de TH s’est tenu, le 4 mai 2017, à Sousse, en présence d’environ 400 sociétés industrielles du secteur. Par ailleurs, il a fait remarquer que la relation entre la fédération et l’UTICA se poursuit et qu’elle repose sur le partenariat.
Et de mettre l’accent sur la nécessité pour l’UTICA de reconnaître le poids du secteur dans le tissu économique national, regrettant ce qu’il a considéré comme “un conflit d’intérêts” entre les industriels et les commerçants dans le domaine du TH au sein de la Centrale patronale.
Et d’expliquer que “les commerçants préfèrent annuler les taxes douanières et libéraliser le secteur entier ainsi que l’importation, alors que les industriels s’attachent aux valeurs de transparence et de l’égalité, tout en acceptant l’ouverture, à condition d’appliquer la loi“.

Karafi, qui a occupé le poste de secrétaire d’Etat au ministère du développement régional et local dans le gouvernement de Béji Caid Essebsi en 2011 (après la révolution), a insisté sur la nécessité de lutter contre les déclarations douanières erronées, de protéger le marché local du phénomène de dumping, à l’instar des produits turcs qui ont envahi le marché tunisien dans le secteur TH, précisant que la Turquie accorde une subvention de 10% à ses exportateurs et oeuvre à consolider les transports maritime et aérien, en plus de la fraude dans les certificats d’origine.

Concernant l’éventuelle création d’une feuille de route après le congrès du 17 décembre 2017, l’interlocuteur a révélé l’existence d’une stratégie basée sur un plan d’action sur les moyen et long termes, considérant qu’il est impératif de mettre en place un plan de sauvetage du secteur dans les meilleurs délais, indiquant que la dernière stratégie de développement du secteur du TH remonte aux années 90.
Le secteur se compose, actuellement, d’environ 1600 entreprises industrielles résidentes et non résidentes qui fournissent 170 mille postes d’emploi. Il comptait 2000 entreprises avant la révolution.

Les plus importantes problématiques du secteur sont les augmentations salariales de 6% à partir du premier mai 2016 et la hausse de l’endettement du secteur envers les caisses sociales et le fisc, puisque 60% des entreprises du secteur sont endettées auprès de ces derniers.
Karafi a salué, dans ce cadre, le patriotisme de l’UGTT qui a accepté de reporter l’application de la décision signée et relative aux augmentations salariales du premier mai 2017 au premier janvier 2018.
Il a également annoncé qu’il a été convenu d’entamer de nouvelles négociations pour les augmentations salariales à partir du premier janvier 2019.

TAP

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Le nouveau président de l’Instance Supérieure Indépendante des Élections (ISIE), aura lieu ce mardi 14 novembre 2017 à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP).

Il est à rappeler que le membre de l’instance, Nabil Baffoun, a déclaré, hier, lundi, que si le président de l’instance n’est pas élu dans un délai de dix jours, les élections municipales ne pourront pas avoir lieu, comme prévu, le 25 mars 2018.

Six candidats se sont, jusque-là présentés à la présidence de l’ISIE. Il s’agit de Farouk Bouasker, Nejla Brahem, Anis Jarboui, Anouar Ben Hassan, Nabil Azizi et Mohamed Tlili Mansri.

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A la reprise vendredi après-midi des travaux de la séance plénière de l’Assemblée des représentants du peuple, le président du Parlement, Mohamed Ennaceur, a annoncé le report de l’élection du président de l’ISIE au lundi 30 octobre 2017.
A l’issue du vote du premier tour ce matin, deux candidats étaient qualifiés au second tour : Najla Brahim et Mohamed Tlili Mansri. Aucun des six candidats n’a obtenu le nombre de voix requis, soit 109 voix.
Plus tôt dans la journée, le président de l’ARP, Mohamed Ennaceur, a annoncé que Nabil Laazizi et Farouk bou Asker ont obtenu chacun 0 voix, Anis Jarboui et Nabil Baffoun ont obtenu 2 voix chacun, Najla Brahim 48 voix et Mohamed Tlili Mansri 95 voix.

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Une séance plénière aura lieu vendredi pour élire un président à la tête de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), a annoncé Ghazi Chaouachi, membre du bureau.
” Cette plénière planchera également sur l’examen des amendements introduits à l’article 33 du projet de loi organique relatif aux dispositions communes entre les instances constitutionnelles “, a-t-il ajouté à l’issue de la réunion mercredi du Bureau de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).
Réunis dans la journée, les présidents des blocs parlementaires ont commencé à aboutir à un consensus autour du président de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE).
Selon le président du bloc du Mouvement Ennahdha, Noureddine Bhiri, les parties prenantes de cette réunion ont recommandé au bureau de l’Assemblée des représentants du peuple de tenir vendredi prochain une séance plénière consacrée à l’élection du président de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) et à l’adoption des amendements introduits à l’article 33 du projet de loi organique relatif aux dispositions communes entre les instances constitutionnelles indépendantes.
” Cette plénière ne devrait aucunement être levée sans aboutir à l’élection d’un président de l’ISIE “, a-t-il lancé.

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Les États-Unis sont très préoccupés de voir l’environnement politique se détériorer au Kenya à l’approche de l’élection présidentielle du 26 octobre. Nous restons engagés en faveur d’un processus électoral libre, équitable et crédible, qui respecte la constitution kenyane, les lois en vigueur et les institutions. Nous ne soutenons aucun parti ni candidat.

Malheureusement, ces dernières semaines, des acteurs de toutes les tendances politiques ont porté atteinte à la commission électorale et attisé les tensions. Nous suivons de près le processus électoral kenyan, ainsi que tous les discours et les actes des politiciens.

Un vote pacifique et transparent, pouvant permettre à tous les Kenyans de s’exprimer pour choisir leur prochain président, implique que la commission électorale dispose de l’indépendance et du soutien public dont elle a besoin pour remplir ses obligations au regard de la Constitution et de la loi. Bien que nous défendions la liberté d’expression, les attaques sans fondement et les doléances déraisonnables adressées à la commission électorale ne font que créer des divisions. Soutenant pleinement les efforts de la commission qui tendent à faire dialoguer les leaders politiques et les partis, nous les incitons tous à y participer avec un esprit d’ouverture, de sérieux et de bonne foi.

Une modification des lois électorales sans large consensus et juste avant une élection n’est pas conforme aux bonnes pratiques internationales, augmente les tensions politiques et entame l’image que le public se fait de l’intégrité du processus électoral.

Les dirigeants et citoyens kenyans ont le devoir de rejeter la violence et d’appeler autrui à faire de même. Quant aux services de sécurité, ils doivent faire preuve de la plus grande retenue lors de la prise en charge des manifestations, chacune de leurs réactions devant être proportionnée et appropriée.

Cette élection offre au Kenya la possibilité d’inspirer et de façonner l’avenir de l’Afrique. Nous nous tenons aux côtés de tous les Kenyans qui aspirent à faire progresser la démocratie et la prospérité ainsi qu’à renforcer la sécurité.

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Un premier tour de scrutin à bulletin secret des 58 membres du Conseil exécutif de l’Unesco, auguste agence onusienne sise à Paris, a départagé lundi 9 octobre les neuf candidats qui briguent la succession de la Bulgare Irina Bokova au poste de directrice générale. Deux autres tours sont prévus d’ici le 13 octobre.

Percée du Qatar avant la France

Selon nos sources, les résultats du premier tour ont créé la surprise, avec une nette avance du candidat du Qatar (19 voix). L’ancien ministre de la culture Hamad Bin Abdelaziz Al-Kawari se distingue, en partie grâce à des fidélités africaines acquises récemment. Un « confidentiel » de l’hebdomadaire Jeune Afrique signale ainsi que les 58 membres du Conseil exécutif de l’Unesco ont été invités au Qatar dans le cadre de la campagne en vue du poste, mais que 10 seulement ont fait le voyage à Doha. En revanche, sur les 12 membres du Conseil exécutif ayant répondu à l’invitation du candidat qatari le 30 septembre à La Terrasse, un restaurant proche du siège de l’Unesco, à Paris, sept représentants de pays africains (Afrique du Sud, Algérie, Cameroun, Kenya, Maurice, Togo et Sénégal) ont répondu présent.

Seconde en lice, l’ancienne ministre française de la culture Audrey Azoulay aurait récolté 13 voix, avant les candidats du Liban (6 voix) et de la Chine (5 voix). Et ce, malgré les critiques sévères que lui a adressées le 20 avril par courrier Jack Lang, actuel président de l’Institut du monde arabe (IMA), qui lui reproche de récupérer pour sa campagne au poste de l’Unesco une initiative franco-émiratie pour la défense du patrimoine qu’elle n’a pas soutenue auparavant. Dans ce courrier, dont Le Monde Diplomatique a obtenu copie, il lui reproche de ne pas avoir eu « la présence d’esprit de l’appeler ou de le convier » pour faire un déplacement à New York et défendre le projet aux Nations unies, alors qu’il avait « initié le projet de résolution au Conseil de sécurité ».

La candidate égyptienne, favorite des Africains ?

Quant à Moushira Khattab, la candidate égyptienne, née en 1944, ancienne diplomate et ex-ministre de la famille et de la population, soutenue par l’Union africaine (UA) et la presse africaine, elle aurait glané 11 voix. Elle reste en lice parmi les favoris, en tant que femme candidate ayant un profil jugé plus « sérieux », à un poste qui n’a jamais été occupé par un ressortissant du monde arabe. C’est pourquoi le candidat de l’Irak au poste, Saleh al-Hasnawi, s’est désisté en faveur de l’Égypte, alors que le Qatar et le Liban ont maintenu leurs propres candidats.

Le suspense reste entier sur le sort de cette militante des droits de l’homme, qui se positionne aussi comme la candidate de l’Afrique. Il dépendra en grande partie des reports de voix, désistements et du choix des membres africains du Conseil exécutif, qui pourraient se désolidariser du Qatar en fin de parcours, pour faire valoir une voix issue du continent.

Depuis le départ d’Amadou Makhtar Mbow, directeur sénégalais de l’Unesco de 1974 à 1987, un Espagnol (Federico Mayor), un Japonais (Koïshiro Matsuraa) et une Bulgare (Irina Bokova) se sont succédés à la tête de l’importante agence onusienne, dotée d’un budget de plus de 650 millions de dollars.

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Aucun consensus n’a été atteint, lors de la réunion des présidents des blocs parlementaires, sur la question du candidat à la présidence de l’Instance supérieure indépendante pour les élections.
C’est ce qu’a déclaré, lundi, à l’Agence TAP, le président du groupe parlementaire d’Ennahdha, Noureddine Bhiri, ajoutant que “la réunion restera ouverte jusqu’à parvenir à un consensus”.
Il a ajouté qu’il a été convenu d’organiser une réunion avec les sept candidats à la présidence du conseil de l’ISIE avant la tenue de la plénière ce lundi à partir de 14h00 et consacrée à l’élection du président de l’ISIE.
“Les présidents des groupes parlementaires sont conscients de l’impératif d’élire le président de l’ISIE ce lundi”, a-t-il dit.
Les candidats à la présidence du conseil de l’ISIE sont Nabil Baffoun, Nabil Laazizi, Mohamed Tlili Mansri, Anouar Ben Hassan, Farouk Bouasker, Adel Brinsi et Anis Jarboui.

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La Tunisie a été élue membre du Conseil de l’Organisation Internationale de la Normalisation (ISO) lors de la 40è Assemblée Générale de l’Organisation Internationale de la Normalisation (ISO) qui s’est déroulée du 18 au 20 septembre 2017 à Berlin, en Allemagne.
Suite à cette décision, Mme Amel BEN FARHAT actuelle Directrice Générale de l’Institut National de la Normalisation et de la Propriété Industrielle (INNORPI) représentera la Tunisie au sein du conseil de l’ISO pendant trois ans à partir de l’année prochaine, a précisé l’INNORPI dans un communiqué publié vendredi.
L’obtention du statut de membre au sein du conseil de l’ISO permettra à l’INNORPI de prendre part aux politiques de normalisation internationale tenant compte des besoins nationaux et des orientations stratégiques de la Tunisie.

En marge de la tenue de ladite Assemblée, l’INNORPI a remporté le Prix de Leadership Lawrence D. Eicher 2017 pour l’excellence de l’élaboration créative et novatrice de normes et ce conjointement avec l’UNE (l’Association Espagnole de Normalisation) pour la performance réalisée dans le secteur du Tourisme et services connexes (le Comité Technique ISO/TC 228).
La Collaboration entre l’INNORPI et l’UNE a abouti à l’élaboration de plus de 20 normes internationales dans le secteur du trelatives à plusieurs domaines: la plongée sous-marine, les espaces naturels protégés, le tourisme d’aventure et les ports de plaisance (les marinas) et la thalassothérapie.

Les interventions de la Tunisie dans les travaux de normalisation dudit comité ont apporté d’importants bénéfices pour le tourisme à l’échelle nationale et internationale, notamment dans le secteur de la thalassothérapie, à la faveur de la mise en œuvre (en 2015) de la norme ISO 17680 qui a été inspirée de la norme tunisienne NT 126.05: “Services touristiques- Bonnes pratiques en Thalassothérapie”, lit-on dans le communiqué.

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L’élection du président de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) aura lieu lundi prochain au cours d’une séance plénière, a annoncé vendredi Mohamed Ennaceur, président du parlement.
La plénière sera précédée par la réunion des présidents des blocs parlementaires pour se concerter à ce sujet, a déclaré à l’agence TAP Nizar Amami, membre du bureau de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).
Le vice-président du parlement, Abdelfatah Mourou, avait annoncé mercredi dernier, lors de la plénière consacrée au comblement des vacances au sein de l’ISIE, l’ouverture de la candidature à la présidence de l’instance électorale, le comblement des vacances des postes de juge administratif et de professeur universitaire ayant été effectué.
L’élection du président de l’ISIE avait initialement été prévue pour le 20 septembre.

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Avec Marine Le Pen à sa tête, le Front national, qui continue de rejeter l’étiquette de parti d’extrême droite, même si ses postures sur l’immigration, l’islam, l’économie, le social disent le contraire, n’a jamais été aussi proche du palais de l’Elysée. La fille du fondateur du parti, Jean-Marie Le Pen, a su “ennoblir” des idées qui sentaient le souffre et effrayaient une frange de la population qui tient aux dorures du politiquement correct. Et la mayonnaise a pris. A tel point que le physicien Serge Galam, qui avait réussi le tour de force de prédire le triomphe de Donald Trump à la présidentielle américaine dès l’été 2016, alors que personne ne pariait un dollar sur le républicain, s’est penché sur le phénomène Le Pen. D’après lui ses chances de remporter le scrutin d’avril-mai 2016 ne sont pas négligeables…

Quand le spécialiste des systèmes désordonnés, qui a intégré le Cevipof (centre de recherches politiques de Sciences Po), parle on l’écoute. Dans un billet publié le 26 mars sur le site de Libération, il a fait savoir que l’”abstention différenciée” pourrait être favorable à la candidate du Front national. Serge Galam a accordé un entretien à franceinfo sur cette trouvaille qui affole les états-majors des concurrents de Marine Le Pen. Interview :

Franceinfo : Le “plafond de verre”, selon vous, est-il toujours efficace pour empêcher Marine Le Pen d’accéder au pouvoir ? 

Serge Galam : Le “plafond de verre”, c’est ce “bouclier” qui empêche le Front national d’accéder au pouvoir. Il explique le fait qu’à chaque fois, ou presque, qu’un candidat du FN franchit le premier tour, dans notre système électoral, il perd au second. Et notamment à la présidentielle. Pourquoi ? Parce que l’ensemble des partis de droite et de gauche refusent toute alliance avec ce parti. Dès qu’un candidat du Front national est en lice, il y a une mobilisation des électeurs pour l’empêcher de passer, ce qu’on a appelé “le front républicain”.

Mais, aujourd’hui, il y a deux facteurs nouveaux. D’une part, s’il n’a jamais franchi la barre des 50% au second tour, le FN a tendance à augmenter ses scores aux élections. D’autre part, une fraction de l’électorat en a assez de se déplacer aux urnes pour voter “contre”. En 2017, l’élection de Marine Le Pen à la présidence de la République reste très improbable. Le sondage le plus favorable que j’ai vu pour elle la créditait de 45% des voix au second tour, contre 55% à François Fillon. Contre Emmanuel Macron, elle obtiendrait 40%. Mais “improbable” ne signifie pas “impossible”, en raison d’une mobilisation qui s’est érodée.

C’est ce que vous appelez “l’abstention différenciée” ?

Oui, c’est à ce moment-là qu’intervient l'”abstention différenciée”. Les électeurs qui ont l’intention de voter Marine Le Pen veulent vraiment voter pour elle, et ils se déplaceront. Dans l’hypothèse d’un second tour où le FN serait présent, une part substantielle des électeurs déclarent qu’ils n’iront pas voter pour François Fillon ou pour Emmanuel Macron, mais uniquement contre Marine Le Pen. Et beaucoup ne le feront pas. Une partie d’entre eux va se dire : “C’est trop dur pour moi de voter pour François Fillon, même contre Marine Le Pen”. L’aversion sera si forte qu’ils n’iront pas.

D’autres, pour d’autres raisons, vont tenir un raisonnement analogue à l’égard d’Emmanuel Macron. Chaque candidat ayant des chances de se qualifier au second tour “désactive” ainsi des électeurs potentiels. On peut donc supposer que l’abstention, par rapport aux intentions de vote, sera moindre pour Marine Le Pen que pour son adversaire au second tour.

Et là, vous sortez votre calculette, avec une formule pour mesurer le taux d'”abstention différenciée”… et les chances de Marine Le Pen de gagner ?

Oui. Si les électeurs de Marine Le Pen se mobilisent fortement, et ceux de son adversaire nettement moins, elle peut gagner. Il faut bien comprendre qu’elle peut gagner, même avec des intentions de vote inférieures à celles de son adversaire, s’il y a un fort écart entre les taux de participation pour l’un et pour l’autre. Pour un taux donné de participation pour Marine Le Pen, on peut calculer le taux d’abstention pour son challenger qui lui permet de gagner. J’ai mis au point une formule mathématique pour le calculer.

Prenons un exemple avec une participation globale de 79% au second tour et 44% d’intentions de vote pour Marine Le Pen. Si 90% des personnes qui indiquent vouloir voter pour elle le font réellement, et que 70% de ceux annonçant qu’ils voteraient pour son concurrent le font réellement, elle obtient une majorité de 50,25%. Autrement dit, il existe un seuil de participation critique pour son challenger. Si celui-ci ne l’atteint pas, Marine Le Pen peut gagner.

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A l’heure où presque tous les sondages donnent la présidente du Front national (FN), Marine Le Pen, en tête du premier tour de l’élection présidentielle, le 23 avril 2017, l’ambassadeur de France au Japon, Thierry Dana, prend clairement ses distances avec l’extrême droite, rapporte l’AFP. Dans une tribune qui sera publiée dans l’édition du journal Le Monde de demain jeudi 09 mars 2017, l’ambassadeur a fait savoir qu’il lui était impossible de “servir” Le Pen si elle gagnait la présidentielle. Thierry Dana pose là un acte qui pourrait faite tache d’huile dans le milieu très réservé et feutré de la diplomatie.

“Si les éléments de la tragédie française qui se mettent en place devaient conduire à son élection, je me placerais en réserve de toute fonction diplomatique”, a écrit l’ambassadeur.  Ce dernier a apostrophé Mme Le Pen en ces termes : “La France est conquérante et vous voulez en faire un pré carré. La France est généreuse et vous voulez en faire une boutique repliée sur elle-même. La France est créative et votre vision sent le rance”.

Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a réagi en affirmant que “ce n’est pas le rôle d’un ambassadeur” de prendre position de la sorte, mais que les fonctionnaires ont la possibilité de faire valoir le “droit de retrait”. Une façon implicite d’appuyer cette sortie et de tacler la présidente du FN, que rien ne semble ne semble pouvoir stopper…
Quant au ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault, il a invité les diplomates à s’astreindre au “devoir de réserve et au principe de neutralité”.
“Dans un contexte de montée du populisme, il convient de garder son sang-froid, sauf à prendre le risque de contribuer à alimenter la démagogie dirigée contre les fonctionnaires (…) En tant que citoyen, chacun pourra peser, selon ses convictions et en exerçant son droit de vote, sur un choix essentiel pour notre pays”, a indiqué Ayrault.

Thierry Dana doit normalement être réaffecté cet été, pour une destination inconnue, mais il a d’ores et déjà fait savoir qu’il ne s’y rendrait pas, “la mort dans l’âme (…), plutôt que de servir la diplomatie du Front national”. Il pourrait faire des émules a en croire la réaction de l’ambassadeur de France à Washington, Gérard Araud, sur Twitter : “Très beau texte de mon homologue à Tokyo”. A ajouter à ce que disent de nombreux diplomates, qui se posent de “vraies questions” et ne sont “pas du tout” certains de pouvoir cohabiter avec un exécutif d’extrême droite…

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