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élections présidentielles

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Le chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi (BCE), 92 ans mais en très grande forme, va-t-il lâcher son fauteuil en 2019? C’est une des grandes interrogations du moment, à quelques encablures des joutes électorales. Le coordinateur général de Nidaa Tounes, Ridha Belhaj, a levé un petit coin du voile, jeudi 15 novembre 2018 sur Jawhara FM. A l’en croire, BCE, fondateur du parti, rappelons-le, n’a pas enterré la présidentielle, et pourrait même très bien porter les couleurs de Nidaa Tounes l’année prochaine…

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Il n’y a pas qu’en Europe où les mouvements d’extrême droite bouleversent le destin des nations, en Amérique du Sud aussi. Au brésil, Jair Bolsonaro, un ex-capitaine de l’armée de 63 ans, a toutes les chances de s’asseoir sur le fauteuil présidentiel après sa confortable avance au premier tour des élections, dimanche 07 octobre 2018, avec 46,06% des voix contre 29,24% pour son rival de gauche, Fernando Haddad. Cette percée historique des idées xénophobes n’est toutefois pas une surprise, en effet presque tous les sondages avaient perçu la dynamique, et même plus. Les partisans de Bolsonaro s’attendaient même à ce qu’il plie le scrutin dès hier…

Bolsonaro, pour bien chauffer ses troupes, parle de “problèmes avec les urnes électroniques” qui l’ont empêché de triompher dès le premier tour. “Je suis certain que si ça n’avait pas eu lieu, nous aurions eu dès ce soir le nom du président de la République”, a-t-il lâché dans une vidéo balancée sur Facebook. “Nous ne pouvons pas rester sans rien dire. Nous allons réclamer au Tribunal supérieur électoral (TSE) des solutions”, a-t-il indiqué.
Ses militants ont même battu le pavé, devant le TSE à Brasilia, pour manifester leur mauvaise humeur : “fraude, fraude!”, criait-ils. Bolsonaro lui, qui est déjà dans la peau du chef de l’Etat, prend de la hauteur : “Nous devons rester mobilisés. Il reste trois semaines avant le second tour”. Rendez-vous le 28 octobre 2018 pour savoir si les Brésiliens vont tourner la page Lula Da Silva, le trublion de gauche qui est dans le coeur des électeurs mais qui est actuellement en prison, pour des faits de corruption…

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Jebali lorgne sérieusement la Présidentielle et reconnaît à Ghannouchi et Chahed le droit d’en faire autant

L’ex chef du gouvernement tunisien, Hamadi Jebali, a annoncé qu’il forme le projet de se porter candidat aux prochaines élections présidentielles, ajoutant qu’il ne pourrait rejoindre le mouvement Ennahda que si un seul scénario se produisait.

« Je n’ai pas engagé des préparations importantes pour les élections présidentielles. Je me limite au u suivi et à l’observation. Je pourrais me lancer dans ma campagne au bon moment, si Dieu le veut. Mon intention de briguer la présidence ne vise pas à faire barrage à quiconque, y compris Rached Ghannouchi », a-t-il dit dans une interview à site « Hakaek online ».

« J’espère que tous les candidats d’Ennahda, Béji Caïd Essebsi et son fils et Youssef Chahed, ainsi que Hamma Hammami, se présenteront et participeront à l’élection présidentielle. Que tous les concurrents agissent comme ils l’entendent », a-t-il ajouté.

Jebali a affirmé que « l’institution présidentielle ne peut pas être sous l’emprise d’un seul parti politique », soulignant qu’il se présentera en tant que candidat indépendant et ne sollicitera ni n’exigera le soutien d’Ennahdha ».

« Ghannouchi a le droit de se porter candidat et Ennahdha a le droit d’avoir son propre candidat. Mon amitié, mon amour et mon respect pour les membres d’Ennahda ne s’en ressentiront point. La participation potentielle de Ghannouchi aux élections ne signifie pas que je doive me retirer de la course ».

S’agissant de la possibilité d’une candidature de Youssef Chahed à l’élection présidentielle, Hamadi Jebali a déclaré qu’ « il est naturel que nous soyons en compétition. Je ne suis pas intimidé par Chahed ou quiconque. Si je choisissais de me présenter aux élections, je me battrais de manière convaincante avec mes compatriotes tunisiens. L’apocryphe public qui soutient Chahed n’est pas le type d’audience sur lequel je compterai pendant les élections. Peut-être y aurait-il des querelles concernant certains points et dans certaines régions, mais que tous les concurrents aient leur mot à dire.

Nous n’avons pas la même base de partisans politiques et populaires, et je n’ai pas peur du soutien d’Ennahdha à Chahed lors des prochaines élections. Cependant, ce qui pourrait m’inquiéter, c’est la possibilité que le mouvement Ennahda réédite le même scénario de 2014 et perde tout en s’accommodant d’un président consensuel qui n’est pas si consensuel en fait. Je ne peux pas voir Ennahdha à la direction de la Tunisie aujourd’hui. Pour le moment, le même régime s’est désintégré et cherche un sauveur.

« Que Chahed soit ce sauveur s’il a les bonnes qualités pour le faire, mais à condition que cela ne se fasse pas au détriment du pays et de ses priorités. Si Chahed est prêt à se présenter aux élections, je ne pense pas qu’il soit utile qu’il continue à occuper son poste actuel de chef du gouvernement. Le gouvernement doit mobiliser tous les efforts pour sauver la Tunisie ou ce qu’il en reste, et cela va à l’encontre de la candidature à des élections », a-t-il ajouté.

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Leila Chettaoui, députée du bloc “Coalition nationale”, a finalement déballé ce dont toute la scène politique locale bruissait ces derniers temps et qui était qualifié par certains de secret de Polichinelle : Le nouveau bloc parlementaire sera bien aux côtés du chef du gouvernement, Youssef Chahed, s’il décide de participer aux joutes électorales de 2019. L’élue, démissionnaire du bloc Nidaa Tounes puis Machrou Tounes, a déclaré ceci sur Mosaïque FM ce vendredi 21 septembre 2019 : «Quand on parle de Youssef Chahed et de son parcours, on constate qu’il a été capable de faire face à plusieurs obstacles. Il a également été capable de bâtir la confiance entre lui et le peuple tunisien. Youssef Chahed est jeune et est idéalement placé pour sauver le pays en 2019. En tant qu’élus du bloc de la coalition nationale, nous apporterons tout notre appui au chef du gouvernement, dans l’intérêt de la Tunisie, s’il décide de se porter candidat à la présidentielle de 2019». C’est on ne peut plus clair !

A mesure qu’approche ce rendez-vous qui fait déjà couler beaucoup de salive, et qui fait même perdre le Nord à beaucoup, à commencer par le parti – jusqu’à quand ? – de Chahed, Nidaa Tounes, les manifestations de soutien de ce type vont se multiplier, venant de directions très inattendues et qui créeront stupeur et tremblements. Le chef du gouvernement pourra difficilement résister au chant des sirènes, si sa décision de briguer le fauteuil de son mentor, Béji Caïd Essebsi, n’était pas encore prise…

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, leur fait perdre le nord, il les rend tous dingues, ses pseudo-soutiens comme ses ennemis déclarés. Le fait est qu’il est devenu un OVNI politique, sans doute le plus intriguant depuis la dite révolution laquelle a engendré une pagaille monstre dans le pays, presque à tous les niveaux. Obscur – que ce qualificatif nous soit pardonné – secrétaire d’Etat dans le gouvernement Essid, c’est lui que le président de la République, Béji Caïd Essebsi, a sorti de son chapeau, à la surprise générale, pour remplacer un éphémère 6ème chef de gouvernement qui n’a pourtant pas démérité (mais on ne le saura que bien plus tard, hélas). L’appétit venant en mangeant, Chahed, aidé en cela par sa fraicheur, sa jeunesse, son énergie et son volontarisme débordants, s’est découvert des lubies d’homme d’Etat que ses parrains, du moins son camp ou ce qui en reste, lui dénient maintenant au point d’oeuvrer pour sa “disparition”. Au point de lui balancer cet ultimatum surréaliste : Tu dis clairement que t’es avec nous et l’affiche publiquement, ou bien tu déguerpis. Alors que l’intéressé, jusqu’ici, n’a pas dit un mot sur les intentions qu’on lui prête : il fomenterait un putsch, à la tête de la “Coalition nationale” à l’ARP, pour siphonner Nidaa Tounes, enfin le peu qui en reste. On ne connait pas encore l’auteur de cette brillante initiative, mais une chose est sûre : En endossant cette affaire, Hafedh Caïd Essesbsi, le directeur exécutif du parti, rend un grand service à Chahed.

Le contraire du résultat escompté

Les circonstances exceptionnelles créent parfois des vocations. Jusqu’au jour d’aujoud’hui, personne n’est sûr à 100% que Chahed a envie de monter son propre mouvement et de filer vers le fauteuil du palais de Carthage. Personne. Tous ceux qui en parlent – nous en faisons partie, évidemment – ne nourrissent leurs analyses qu’avec des supputations, des conjectures, certes avec quelques indices ou au mieux des confidences lâchées par ses proches, mais tout ça relève de l’interprétation. Et nous pouvons tous nous tromper, in fine. Mais force est de constater que cette terrible animosité entre le chef du gouvernement et son propre parti, du moins ceux qui parlent en son nom, est de nature à réveiller des instincts de combat chez tout homme normalement constitué, encore plus quand on a goutté à l’adrénaline que procure la chose politique. Essebsi junior (le papa, mentor de Chahed, rappelons-le, est aux abonnés absents jusque-là) s’est fendu d’une déclaration pour dire qu’il n’a aucun problème avec Chahed, et moins de 24 heures après il le somme, même s’il s’est soigneusement planqué derrière la bande, de s’expliquer sur ses relations avec son parti et de signer un pacte de non-agression. Il n’a aucun problème avec Chahed, un compte de fée qu’il devrait plutôt raconter aux enfants, quand on sait l’acharnement qu’il a mis à demander sa tête dans toutes les réunions autour du Document de Carthage 2, le fameux 64ème point, lequel a d’ailleurs fait capoter la signature du Pacte, alors qu’il y a eu accord sur les 63 autres axes.

La dernière attaque frontale de HCE est la dernière d’une série de croche-pattes qui ont pourri le mandat de Chahed, l’ont littéralement pollué avec des annonces, des réunions nocturnes pour comploter contre lui, des menaces même pas voilées, des virées chez papa pour obtenir la disgrâce du locataire du palais de la Kasbah, etc. Bref, Essebsi fils n’a rien épargné à Chahed. On peut difficilement croire que tous ces assauts ne donnent pas à Chahed, à un moment ou à un autre, l’envie de rendre les coups, en commençant d’abord par arracher à HCE ce qu’il affectionne le plus, la direction de Nidaa Tounes, au Congrès de janvier prochain ou en taillant la route tout seul, en créant son propre parti, ce qui serait plus probable, mais, on le redit encore, à ce stade ça reste des conjectures…

Même Ennahdha pourrait s’en accommoder

Le moins qu’on puisse dire est que le pays est sinistré politiquement et attend l’homme providentiel. BCE, même s’il garde le mystère sur ses intentions en 2019, est au crépuscule de sa carrière politique, à 91 ans ; Rached Gannouchi, le chef de file des islamistes, a un gros appétit pour le fauteuil de Bourguiba mais c’est le fauteuil qui ne veut pas de lui, à en croire les sondage ; HCE est le dernier que les citoyens voudraient voir à Carthage, là aussi à en croire tous les sondages ; Hamma Hammami est populaire mais il fonctionnerait comme un épouvantail pour les milieux économiques et financiers ; Moncef Marouki a la cote, auprès d’une frange non négligeable de la population, mais ses aspects tranchants et peu diplomates pourraient nous valoir une société divisée, morcelée ; Mehdi Jomaa et Saïd Aïdi sont des valeurs sûres, ils ont montré leur amour pour la patrie en plaquant des postes très juteux à l’étranger et en accourant au chevet de la Tunisie post-révolutionnaire (il faut espérer qu’ils ne le regretteront pas in fine), mais leur mayonnaise ne prend pas pour le moment… Reste Chahed, le plus crédible de la place, même si la rose s’est un peu fanée depuis, selon les enquêtes d’opinions. D’après ces dernières, seuls Samia Abbou et Néji Jalloul pourraient rivaliser, mais il est fort probable que ces derniers optent pour leurs positions actuelles, qui leur offrent notoriété et affection populaire, sans les désagréments que présenterait une aventure sur le devant de la scène politique.

En toute logique, Chahed devrait donner aux dirigeants de Nidaa Tounes les garanties, même sommaires, qu’ils lui exigent. Dire le contraire maintenant signifierait qu’il rompt de fait avec ses parrains, qu’il assume au grand jour ses ambitions présidentielles, ce qui lui enlèverait la légitimité qui l’a amené à la Kasbah. On l’imagine mal affronter une telle tempête à quelques mois de l’adoption de la loi de finances 2019. Trop tôt pour se lancer, si c’est ce qu’il veut réellement. Donc pour le moment HCE et compagnie devraient avoir les assurances qu’ils veulent, en attendant que Chahed sorte vraiment du bois, en 2019. Une affaire qu’attendent beaucoup de ses soutiens, et même Ennahdha, qui pourrait très bien s’accommoder d’une étoile politique qui a été plutôt magnanime avec les ministres nahdhaouis, malgré les tas de reproches qu’on peut leur faire sur leur rendement et leur maitrise des gros dossiers dont ils ont la charge.

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La présidence de la République a démenti avoir ‎conclu ‎un ‎accord pour sortir de la crise politique qui ‎secoue le ‎pays, ‎contrairement aux informations relayées à ‎ce sujet.‎
‎”Il n’y a aucun accord pour le règlement de ‎la ‎crise ‎politique“, a assuré à l’agence TAP ‎une ‎source ‎responsable à la présidence de la République.‎
Selon des médias qui ont évoqué, ce samedi 08 septembre 2018, la crise politique dans le pays, Youssef Chahed pourrait ‎rester ‎au ‎palais de La kasbah avec le consentement du ‎président ‎de ‎la République et du président du mouvement ‎Ennahdha.‎
En contrepartie, le chef du ‎gouvernement ‎s’engage ‎publiquement à ne pas briguer ‎la présidence ‎de la ‎République en 2019.‎
Le chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi, avait décidé, le 28 mai dernier, de ‎suspendre les concertations sur le Document de Carthage II à “cause ‎des divergences de vues autour du 64e point relatif au remaniement ‎ministériel“.‎
Ce point a divisé les parties prenantes du Document, entre ceux qui ‎appellent à un changement radical du gouvernement incluant Youssef Chahed et ceux qui proposent un remaniement partiel.‎

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Des élus à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) ont annoncé, lundi 27 août 2018, la naissance du bloc parlementaire la “Coalition nationale”. Le bloc a coopté des indépendants et aspiré les députés de l’Union patriotique libre, mais pas que, il a également chassé sur les terres des groupes parlementaires de Machrou Tounes et Nidaa Tounes, avec même quelques belles prises, parmi les députés démissionnaires. Cela suffit au bonheur des artisans de la nouvelle force parlementaire, pour le moment, en attendant les coups qu’ils vont porter, au quotidien, aux partis qui faisaient la loi jusqu’ici au Parlement. Cette nouvelle formation fait tellement peur au personnel politique que certains y voient la main du chef du gouvernement, Youssef Chahed, comme un moyen de peser sur le cours des choses à l’ARP (il ne bouderait pas son plaisir, lui qui y est régulièrement malmené, sans parler de ses projets que les élus se font un malin plaisir de freiner !) mais également de faire un tour de chauffe pour la prochaine présidentielle. En tout cas Mustapha Ben Ahmed, député et porte-parole du bloc de la Coalition nationale, lui dément, catégoriquement. Pour une fois y aurait-il fumée sans feu ?

On n’a aucune date pour les élections de 2019, on ne sait même pas si elles auront effectivement lieu l’an prochain, tant la trajectoire politique du pays est illisible avec des appels, jusqu’à ce 27 août 2018, surtout de la part d’Ennahdha, à un renversement de la table – remaniement ministériel, très large, disent-ils maintenant. A ce chaos politique ambiant s’ajoute la question de l’élection présidentielle  (qui y sera ? Qui a le droit d’y être ? Qui n’a pas le droit ?…), laquelle devient quasiment obsessionnelle… pour les islamistes. Ces derniers sont même en train, littéralement, de perdre leur flegme légendaire et leur assurance de force tranquille à la seule évocation de la joute pour se disputer le fauteuil de Béji Caïd Essebsi. Ils ont beau seriner que leur conclave de deux jours à Hammamet a mis sur la table des sujets divers d’intérêt général, national et pas exclusivement politique, les communiqués issus de cette rencontre laissent penser le contraire. Notamment la perspective de voir Chahed participer à la course présidentielle…

L’épouvantail des islamistes

Sur cette affaire c’est carrément une levée de boucliers chez les islamistes. Exit leurs nuances, compromis et ronds de jambe habituels, c’est carrément non. Chahed au palais de Carthage, c’est non. Deux communiqués en 24 heures pour le dire, c’est on ne peut plus clair. Alors que l’intéressé lui-même n’a pas dit un mot sur cette affaire, sauf pour démentir les bruits sur ses intentions supposées, pour marteler qu’il ne se préoccupe que des dossiers dont il a la charge et pour jurer, ou presque, qu’il se rangera derrière BCE s’il décide de rempiler en 2019. Et qui parle de la présidentielle en ce moment ? Sofiene Toubel, le chef du bloc parlementaire de Nidaa Tounes et un des lieutenants du principal ennemi de Chahed, Hafedh Caïd Essebsi, directeur exécutif du parti. Pour dire quoi ? Pour dire, dans Assabah News, que Ennahdha n’a pas le droit de barrer la route de la présidentielle au chef du gouvernement, pour rappeler que Chahed est le poulain de Nidaa Tounes – ça fait longtemps qu’on n’a pas entendu ça ! – et que seul son parti a le droit de se prononcer sur son avenir. Cette sortie signifie plusieurs choses : D’abord qu’il n’y a pas que les islamistes qui sont travaillés par la problématique de la présidentielle, ensuite que Chahed n’est plus forcément l’ennemi à abattre et que Nidaa Tounes pourrait, de manière très opportuniste, surfer sur la popularité de son “poulain” et en faire son candidat en 2019, si BCE n’y va pas, ce qui est fort probable. Alors qu’il y a à peine quelques semaines cette perspective donnait des boutons aux dirigeants de Nidaa…

Chahed au palais de la Kasbah, du moins jusqu’en 2019 (et après un des leurs à sa place, pourquoi pas), ça passait encore pour les islamistes, car après tout il a plutôt été un bon partenaire ; il n’a pas cherché des noises aux poulains d’Ennahdha dans le gouvernement, malgré une pluie d’attaques, pour incompétence, surtout le ministre de la Santé, Imed Hammami. Qu’aurait fait un autre nidaïste pur jus à la place de Chahed ? Sans doute pire. Mais de là à envoyer l’actuel chef du gouvernement sur le fauteuil présidentiel, ou tout au moins lui dégager la voie, c’est un pas qu’Ennahdha n’est pas prêt à franchir. Non pas pour les raisons avancées par la Choura – l’intérêt de la nation, celui de Chahed, et que sais-je encore -, mais parce qu’ils ne sont pas absolument sûrs de pouvoir s’accommoder du jeune, énergique et obstiné poulain du chef de l’Etat, comme ce fut le cas avec le mentor, même si les coups de canif de ces derniers mois – mariage entre une Tunisienne et un non-musulman, et maintenant la question explosive de l’héritage – ont malmené le contrat moral de Paris entre les deux protagonistes des élections de 2014.

On a beau expliquer à ce beau monde que le chef de l’Etat n’a pas de réel pouvoir sur la direction des affaires intérieures, que c’est acté par la Constitution et avéré par son incapacité à avancer sur de grands dossiers, tel que le changement du régime politique, on court quand même après son fauteuil. Les hommes providentiels, forts, trop forts qui ont occupé le palais de Carthage ont laissé des traces, et pas que dans la tête des citoyens. Le pouvoir, le vrai, est à Bardo, et pourtant tout le monde ne parle que de Carthage, hanté par les souvenirs de Bourguiba et de Ben Ali, même si peu le reconnaissent sous les projecteurs. Pour les citoyens il s’agit de retrouver, même à minima, des types capables de mener avec autorité la barque, si possible sans la main de fer qui écrase tout et tout le monde ; et pour les politiques il s’agit d’incarner cet homme dont rêvent les Tunisiens. Et pour les islamistes il s’agit de se donner toutes les garanties que celui qui s’assoira sur ce fauteuil (pourquoi pas Rached Ghannouchi, mais comme il est complètement cramé, à en croire tous les sondages…) n’exhumera pas les tourments que Bourguiba mais surtout Ben Ali leur ont infligé. Un même pays, des visions et intérêts divergents. Et c’est pas près de s’arranger !

S.L.

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«Nous avons traduit les promesses en travaux, beaucoup a été fait ; nous avons enregistré des avancées, et nous devons défendre nos acquis. C’est pour cela que j’ai décidé de poursuivre ensemble, avec le peuple, l’œuvre de redressement et de développement du pays». Ce sont les propos du Président de la République, Hery Rajaonarimampianina, ce 17 août, lorsqu’il a annoncé sa candidature pour un nouveau mandat. C’était à l’hôtel Colbert, là où, il y a cinq ans, il s’était déclaré prêt à relever le défi, à libérer le pays des sanctions, à rompre l’isolement de Madagascar pour réintégrer dignement la communauté internationale, et recouvrer la confiance des bailleurs et des investisseurs.

D’emblée, le Président Rajaonarimampianina a laissé entendre qu’il faut poursuivre l’écriture de l’Histoire, en rappelant d’abord dans quel état était le pays et le peuple malgache, il y a cinq ans. «Nous sommes revenus de très loin, après cinq années de crise : 92% de la population vivaient dans la pauvreté et la misère, image d’un tissu social mis à mal par une situation économique laminée par les sanctions internationales, un pays aux bans de la communauté des nations, d’autant que les relations avec les bailleurs étaient suspendues depuis 2008, suite à la décision du FMI . Mais ces épreuves, nous en avons fait une force pour redresser le pays, pour recouvrer la confiance des bailleurs de fonds et des investisseurs, et remettre Madagascar dans le concert des nations», a déclaré le Président.

Durant cinq décennies, Madagascar a souffert cruellement d’un déficit en infrastructures qui a toujours handicapé son développement. «Nous avons insufflé une nouvelle manière de penser et de concrétiser l’action de développement, tout en engageant la lutte contre les maux qui gangrènent la vie du pays, à savoir la corruption, l’insécurité, et, surtout, la perte des valeurs et des références», a-t-il rappelé ; de même, il a évoqué les mesures jugées impopulaires, mais qui ont été prises dans l’intérêt de tous, pour ne pas tomber dans le piège de la facilité qui écarte la mise en œuvre de véritables solutions durables. Le Président Rajaonarimampianina a réitéré qu’il est toujours à l’écoute du peuple, conscient de ses problèmes, de ses préoccupations quotidiennes, «parce que j’ai, moi-même, vécu ces situations de précarité, et je ne veux plus que les Malgaches les vivent», a-t-il révélé.

Depuis moins, de cinq ans, le pays est sur la voie du redressement et du développement, et ceci grâce à la confiance réciproque entre le peuple et ses dirigeants. Beaucoup a été fait en termes d’infrastructures pour l’éducation, la santé, l’agriculture, ou encore l’industrie, et qui sont autant de sources d’emplois, et porteuses d’espoir. Il a ainsi pris l’exemple du Bas Mangoky où la construction d’infrastructures hydroagricoles et l’aménagement de terres ont permis d’atteindre l’auto-suffisante en riz. « Mais nous avons besoin de temps, tout ne peut se réaliser du jour au lendemain. Mon rôle est d’élaborer, et de mettre en œuvre la stratégie, et c’est la raison d’être du Fisandratana 2030. Nous avons besoin d’une renaissance de la mentalité, pour recouvrer les valeurs malgaches, telles que le respect et la solidarité. Nous avons besoin de vrais patriotes. Dans le même temps, il faut réconcilier le malgache avec sa terre, d’où les réformes qui sont en cours», a déclaré le Président Rajaonarimampianina. Il a mis en relief la nécessité d’avoir une ambition collective, fruit de l’engagement de tout un chacun, et, sur ce point, s’est félicité du dynamisme des femmes et des jeunes. Evoquant particulièrement la situation de l’agriculture, il a indiqué que Madagascar est très en retard, et que tout est mis en œuvre, en termes d’infrastructures, de formations, et d’appuis aux filières agricoles, pour améliorer la productivité et, partant, les conditions de vie des paysans. «C’est l’objet de toutes ces infrastructures que nous avons remises aux populations de différentes régions, et il faudra encore du temps pour inaugurer les autres, et lancer de nouveaux chantiers. Et c’est pour continuer ensemble le redressement et le développement du pays que j’ai décidé de me présenter pour un nouveau mandat présidentiel», a-t-il conclu.

Avant l’intervention du Président Rajaonarimampianina, les représentants des huit contrées de la Grande Île, comme le dit l’expression malgache, étaient au rendez-vous, pour entendre sa décision. Ces représentants, en l’occurrence l’ancienne Ministre Onitiana Realy, la Sénatrice Brigitte Rasamoalina, du parti Ampela Manao Politika, Ny Avoko Rakotoarijaona, de la plate-forme Voromahery, et le Sénateur Mamitiana Fabergé, ont réitéré leur appel pour une candidature de l’actuel président. Ils ont mis en exergue l’humilité, la sagesse et la compétence de Hery Rajaonarimampiania, en dépit des circonstances, où critiques, diffamations, et tentatives de déchéance se sont heurtés à la sagesse et à l’intégrité d’un homme qui a toujours récusé toute forme de violence, qui vit sa Foi chrétienne au service du peuple malgache, pour le « Fisandratana » de Madagascar.

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Au terme d’un mandat de cinq années aux performances économiques remarquables, saluées par les plus grandes organisations internationales dont la Banque Mondiale et FMI, le parti Hery Vaovao ho an’i Madagasikara – « Force Vive pour Madagascar » a accordé sa pleine confiance à Hery RAJAONARIMAMPIANINA pour mener la campagne présidentielle de 2018. Les cadres du parti réunis en assises le 17 août ont appelé le Président à se présenter à nouveau et les représenter dans le cadre de la campagne présidentielle 2018. L’actuel Chef de l’État a dévoilé son intention de briguer un second mandat et de poursuivre les progrès engagés depuis cinq ans.

À cette occasion, il a rappelé tout l’éventail des projets lancés dans le cadre du plan Fisandratana 2030, dont la vision sert de socle à son programme présidentiel, pour la lutte contre la vie chère, pour la modernisation de l’agriculture, pour la sécurité des transports, la lutte contre la corruption, l’amélioration des services publics, l’industrialisation et la création d’emplois à tous les niveaux. (www.Fisandratana2030.com)

À l’horizon 2023, ce seront plus de 2 millions d’emplois nouveaux que le développement de sept secteurs prioritaires auront permis de créer, et 5 millions à l’horizon 2030. L’agriculture, l’économie de la mer, les produits naturels, les mines, les pierres précieuses, l’industrie et le tourisme, seront les clés d’une croissance accélérée à Madagascar. Avec la création de quatre pôles de croissance destinés à connecter les projets d’infrastructures et les secteurs industriels, Madagascar bénéficiera de tous les atouts nécessaires pour devenir une puissance économique régionale dans la SADC et l’Océan Indien.

Parallèlement, Hery RAJAONARIMAMPIANINA a rappelé les progrès réalisés depuis le début de son premier mandat, et notamment la sortie de plus de 2 millions de Malgaches de la pauvreté. Grâce aux effets d’entraînement sur la consommation, le même résultat pourra être atteint voire dépassé au cours des cinq prochaines années.

Cet objectif est au cœur de son engagement envers la population malagasy, qu’il a décrit comme une exigence sans concession pour l’amélioration constante des conditions de vie.

« Les dirigeants doivent savoir ressentir la même impatience pour le changement que le peuple qui les a portés au pouvoir ! Mais comme je vous l’ai dit, je sais votre impatience, et je la ressens moi-même. J’ai beau accélérer les réformes, accélérer les réalisations, multiplier les projets d’avenir, je veux toujours en faire encore plus. Je suis moi aussi, impatient de pouvoir passer au prochain chapitre de la construction du Madagascar de demain ».

Hery RAJAONARIMAMPIANINA a ainsi évoqué ses projets pour la construction d’une économie moderne à Madagascar, mais il a également pris soin de parler aux valeurs du peuple malgache.

Évoquant la nécessité toujours actuelle de disposer de « repères forts », il en appelé à une « refondation spirituelle » de la nation malgache, appuyée sur les valeurs de la famille, sur les forces vives que sont les jeunes et les femmes, sur le respect de la sagesse des aînés, toutes valeurs qui renforcent la personne et permettent l’épanouissement individuel.

En concluant son discours, il a rappelé les convictions qui l’animent, et de sa croyance en un but collectif auquel il a dédié son action : « Je sais que je peux compter sur vous, sur votre fierté, sur votre détermination, pour bâtir ensemble le Madagascar de vos rêves ! Je sais que pour vous, la vision de cet avenir de prospérité et de développement est tout ce qui vous importe le plus dans les décennies à venir. Je vous appelle à conjuguer nos efforts pour le chemin du futur !», avant d’annoncer sa candidature à l’élection présidentielle pour poursuivre le redressement du pays entamé depuis 2014.

Le premier tour de l’élection présidentielle est prévu pour le 7 novembre 2018.

Le site web du candidat : www.Hery2018.com

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Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), 73 ans, repart pour un mandat de 5 ans, après un second tour qu’il a remporté avec une confortable majorité, 67,17% des voix, contre 32,83% pour son challenger Soumaïla Cissé, ancien ministre des Finances, d’après des résultats officiels dévoilés jeudi matin. Mais le camp de Cissé fait savoir d’ores et déjà qu’il va contester ces résultats “par tous les moyens démocratiques“, rapporte l’AFP. Son directeur de campagne affirme que les données “ne reflètent pas la vérité des urnes” et sont le résultat d’un “trucage monstrueux“. Un “jour noir pour le Mali“, a-t-il conclu…

Toutefois, après la large avance d’IBK au premier tour, très peu d’observateurs doutaient de l’issue du scrutin. Les électeurs ont donc préféré adouber le sortant au lieu de se lancer dans l’aventure du changement, face à un péril terroriste plus prégnant que jamais. Il ne faut donc pas voir dans ce vote un brevet de satisfecit pour Keïta, dont le bilan n’est pas du tout probant, et c’est le moins qu’on puisse dire.

Rappelons que la joute électorale de 2013 avait également opposé les deux hommes, mais IBK s’en était nettement mieux sorti avec 77,6%” des suffrages…

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Le président Joseph Kabila vient de rompre un des suspense les plus haletants de ces dernières années sur le continent en déclarant forfait pour les élections du 23 décembre 2018. Le ministre Lambert Mende, porte-parole du gouvernement congolais, a fait cette annonce retentissante ce mercredi 8 août 2018 devant la presse, à quelques heures de la clôture du dépôt des dossiers, et a dévoilé dans la foulée celui qui va reprendre le flambeau, pour le compte du camp présidentiel : Emmanuel Ramazani Shadary, selon Jeune Afrique.

Ce dernier, qui occupait jusque-là le poste de secrétaire permanent du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD, principal parti politique de la coalition au pouvoir), aura donc la lourde tâche de porter les couleurs du Front commun pour le Congo (FCC), une alliance montée par Kabila, à la présidentielle. L’opposition est soulagée, croyant plus que jamais en ses chances de renverser enfin les rôles à la tête de la République Démocratique du Congo et la communauté internationale se remet à espérer éteindre prochainement un des foyers de tension en Afrique, du fait surtout des velléités du président de briguer un 3e mandat…

A noter que le poulain de Kabila, Shadary, affublé du surnom «coup sur coup», a été son vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et qu’il est sur la liste des responsables congolais sous le coup de l’Union européenne pour «entraves au processus électoral et violation des droits de l’homme». Donc il ne pourra pas prétendre à l’appui de l’Union européenne, ce qui est, qu’on le dise ou non, un un gros handicap pour lui…

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Mystère autour des intentions de l’actuel chef de l’Etat congolais, Joseph kabila, pour la prochaine présidentielle. Enfin pas totalement puisque ce qu’il ne peut pas faire ou dire, ce sont ses partisans zélés qui s’en chargent. Après les pancartes dans la capitale annonçant sa candidature, alors que théoriquement la Constitution le lui interdit après ses deux mandats, place à un autre argument pour faire passer la pilule. Et c’est la même Constitution qui est convoquée pour justifier la manoeuvre.

Papy Pungu, président de la Ligue des jeunes du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), principale formation de la Majorité présidentielle en République Démocratique du Congo (RDC),est en convaincu : Kabila a le droit de briguer un troisième mandat le 23 décembre prochain, sur la base justement du texte fondamental qui a été modifié en 2011. «Nous allons respecter la Constitution telle que modifiée en janvier 2011 (NDLR : passage de deux à un tour pour la présidentielle). La nouvelle donne constitutionnelle depuis cette date est que le président Kabila peut constitutionnellement briguer un deuxième et dernier mandat», a asséné Pungu, droit dans ses bottes, selon Africanews. Comprenez par là que la nouvelle Constitution n’est pas rétroactive et que le décompte des mandats de Kabila commence à partir de 2011, ce qui lui en ferait un seul et l’autoriserait donc à concourir pour un deuxième. Inutile de dire que cet argumentaire mettra le feu dans le pays et ne passera pas devant la communauté internationale, qui presse Kabila de se retirer sans tarder…

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Deux faits politiques majeurs sont passés presque inaperçus ce week-end, même du côté des observateurs les plus avisés : Nidaa Tounes aura enfin son congrès électif (quand précisément ? Mystère pour le moment), pour en finir avec le provisoire qui dure et fait de gros dégâts ; Ennahdha jette l’éponge pour l’élection présidentielle. Ces deux annonces auraient sans doute eu plus de résonance si elles ne disputaient pas la partie avec les joies des retrouvailles autour du café, la chicha, les plats très copieux de la journée, etc. De toute façon à moins d’un grand cataclysme, rien ne pouvait détourner les Tunisiens des festivités de l’Aïd. Pourtant ces annonces portent en elles les germes de la reconfiguration de l’avenir politique du pays après le rendez-vous électoral de 2019. Le Congrès électif de Nidaa était attendu, très attendu même depuis la naissance du parti. Mais le contexte actuel, avec le problème HCE, lequel ne date pas d’aujourd’hui, a imposé cette échéance. 3 ans de direction provisoire, c’est plus que ce que peut s’autoriser un grand parti dans une démocratie qui se respecte. Quant au forfait du leader d’Ennahdha, Rached Ghannouchi (il n’a jamais clairement affiché ses intentions pour la présidentielle, mais personne n’est dupe), il était tout aussi attendu. Personne, à part lui peut-être, ne se faisait d’illusion sur ses chances de s’asseoir sur le fauteuil du palais de Carthage. Ses illusions à lui ont volé en éclats à la vue des sondages d’opinions, presque tous, des certitudes qui ont certainement été confirmées par ses propres enquêtes, mais qu’il se gardera bien d’ébruiter.

La fin d’un cycle ?

On a tout dit et écrit sur la capacité du fils du président de la République à faire le vide autour de lui au sein de la formation politique que son papa a bâtie. La débâcle, car c’en est bien une quoi qu’en disent les illuminés de Nidaa Tounes, des dernières municipales a été la dernière illustration du peu de talent de HCE à fédérer autour de lui, à manager ses troupes et encore plus à porter son parti vers la victoire, comme le fit son papa au scrutin de 2014, même si la majorité qui en découla ne fut pas assez confortable pour éviter au pays les déboires qu’il traine encore. Mais le directeur exécutif fait face à d’autres assauts qui sont plus embêtants pour sa personne, et la musique monte crescendo : Les critiques sur sa légitimité à rester encore à la tête du parti en l’absence d’une élection en bonne et due forme. Déjà que HCE est lourdement handicapé pour son absence de vernis politique, du fait qu’il n’a pas surtout un mandat électif, le ciment de toute carrière politique digne de ce nom. Nidaa Tounes ne pouvait pas prétendre raisonnablement défendre ses chances aux élections de 2019 en débarquant avec un tel schéma, un tel état de déliquescence avancée.

Le fils du chef de l’Etat avait lâché le mot sur l’organisation du tout premier congrès électif de son parti le 21 septembre 2017, mais depuis c’est silence de mort sur cette affaire, jusqu’à cette sortie du week-end dernier. Le plus important maintenant est de savoir ce qui va émaner de cette grand-messe. Si les opposants de HCE, nombreux dans le parti, fuient le combat, comme a pris la poudre d’escampette l’ancien secrétaire général Mohsen Marzouk, il y a des chances que l’actuel directeur exécutif ait son quitus pour cette fois un vrai mandat, le premier de sa petite carrière de politicien. Il serait certes mal élu, mais élu quand même, avec tous les dangers que son impopularité fait peser sur la survie du parti, en plus des dégâts déjà causés. HCE écarté, par une figure qu’on ne voit pas se dessiner pour le moment, il y a des chances que des déserteurs tels que Lazhar Akremi reviennent au bercail et que l’hémorragie de militants soit stoppée, ce que ne bouderait pas un Nidaa Tounes très mal en point.

Echec et mat

Ghannouchi candidat à la présidence de la République, on l’a vu venir avec le ravalement de façade (une dentition refaite de fond en comble, pour un sourire étincelant ; la cravate, même la couleur rose et surtout une nouvelle posture plus universaliste, plus moderniste, beaucoup moins axée sur le logiciel religieux). Ces changements ou virages, même feints, sont loin d’être anecdotiques, c’est au contraire une forte symbolique qui fait parfois la différence dans un rendez-vous où de toute façon il est impossible de mesurer la sincérité des uns et des autres, encore moins évaluer leur capacité réelle à tenir les promesses électorales. Alors c’est le paraître, l’impression qu’on dégage qui l’emportent. Et de ce point de vue Ghannouchi n’était pas mal, à coups de concessions que certains de ses amis, les durs, n’ont certainement pas appréciées. Mais pour le président d’Ennahdha l’essentiel était ailleurs : Il était dans cette mayonnaise qui pouvait donner corps à son rêve de s’asseoir sur le fauteuil de Habib Bourguiba. Mais voilà, la mayonnaise n’a jamais pris, pourtant ce n’est pas faute d’essayer, de se tordre le bras pour des compromis et même compromissions. Le dernier espoir était une entente avec Nidaa Tounes pour briguer la fonction suprême, mais il y a deux hics, qui freinent net : D’abord l’actuel locataire du palais de Carthage a des envies de rempiler en 2019 , en tout cas il ne dit pas clairement Non ; ensuite Abdelaziz Kotti, dirigeant de Nidaa Tounes, a fermé la porte à toute collusion pour installer Ghannouchi à Carthage.

Ennahdha n’a jamais eu de présidentiable, ni hier ni aujourd’hui. L’ancien chef de gouvernement Hamadi Jebali est sorti des bois il y a quelques mois pour tenter de vendre une candidature indépendante, en dehors de son mouvement qu’il sait repoussant pour une bonne partie des citoyens. Mais la ficelle était trop grosse, donc Jebali est vite rentré dans les bois. Alors les islamistes n’auront d’autre choix que d’adouber un autre candidat, vraisemblablement celui de l’allié de circonstance, Nidaa, même du bout des lèvres, cela suffira à faire d’eux des soutiens du futur président tout en étant des partenaires critiques, dans le sens du vent. Cette posture d’équilibriste est très payante pour les islamistes, l’essentiel étant de demeurer au coeur du pouvoir, que ce soit à l’ARP, au gouvernement et dans l’exécutif…

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Que prépare l’actuel président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila ? En effet des affiches fabriquées par ses partisans et le présentant comme “candidat” à la présidentielle du 23 décembre prochain ont commencé à fleurir un peu partout à Kinshasa, selon l’AFP. Il n’en fallait pas plus pour susciter l’ire de la société civile et de l’opposition, qui pointent une “stratégie dangereuse”.

Ces affiches “font partie d’une stratégie politique dangereuse mise en place par le PPRD” afin de “préparer l’opinion à accepter un troisième mandat pour le président Kabila”, a déclaré Georges Kapiamba, président de l’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ).
Nous condamnons cette attitude et nous en appelons au sens de la responsabilité du président Kabila pour qu’il mette fin à ces manœuvres mijotées par ses proches collaborateurs”, a-t-il ajouté.
Même son de cloche chez l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), vieux formation de l’opposition : cet affichage “montre que M. Kabila est en train de tout manigancer pour se maintenir au pouvoir”.
C’est dangereux, nous ne l’accepterons jamais même si les hommes de Kabila sont prêts à tout”, a affirmé Peter Kazadi, directeur du cabinet adjoint du président de l’UDPS.

Pour rappel, pas plus tard que le 7 mai 2018, la présidence congolaise avait tenté de calmer les inquiétudes des opposants et de la communauté internationale en démentant toute intention de Kabila de briguer un troisième mandat, ce que de toute façon la Constitution lui interdit formellement.
Au pouvoir depuis 2001, il était censé déguerpir en décembre 2016, date de l’expiration de son deuxième et dernier mandat. Mais depuis il multiplie les manoeuvres pour se cramponner à son fauteuil, n’hésitant pas à réprimer dans le sang la contestation populaire…

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Les résultats des premières municipales vraiment libres de l’histoire de la Tunisie ont été consommés, mais pas encore digérés. Et ils ne le seront probablement jamais par les ténors politiques de la place – Nidaa Tounes et Ennahdha. Ils tentent de donner le change sur les rares micros et caméras qui leur sont tendus, mais il faut bien prendre les résultats pour ce qu’ils sont : Une sacrée raclée administrée par les listes indépendantes, qu’on a vu venir mais certainement pas à ce niveau. Pour Nidaa d’abord, la déroute des municipales confirme et amplifie une érosion qui a été amorcée après les législatives de 2014, un bon paquet de militants n’ayant jamais pardonné au parti bâti par le président de la République ses accointances, compromis et compromissions avec les islamistes. Le phénomène s’est formidablement accéléré sous le magistère du fils du chef de l’Etat, Hafedh Caïd Essebsi, qui a démontré sa capacité à faire le vide autour de lui, mais pas dans ses poches – c’est pas moi qui le dis, c’est son ex-compagnon Lazhar Akremi. Quant à Ennahdha, il est arrivé à limiter la casse avec son armada de militants irréductibles, qui votent comme un seul homme, quoi qu’ils entendent, rangés derrière leur cheikh, pardon professeur (la dernière facétie de Rached Ghannouchi pour tenter de ratisser plus large, après la cravate). Mais j’ai bien peur que le scrutin du dimanche 06 mai ait démontré que le 1er parti à l’ARP a touché son plafond de verre. Et il y a une autre mauvaise nouvelle pour le tandem Nidaa-Ennahdha : Les élections de 2019 pourraient être pires pour eux.

La fête a tourné court

De manière absolue, les Tunisiens ne se sont pas beaucoup mobilisés pour le rendez-vous du 06 mai 2018, mais in fine les résultats ont été meilleurs que les chiffres incroyablement bas de la participation avancés dans la matinée. Ce sursaut on le doit à ces abstentionnistes qui se sont ravisés au dernier moment pour aller voter. Et ce que les grands partis ne s’imaginaient pas s’est produit : Cette masse de voix s’est portée sur les listes indépendantes. C’est peut-être une grosse déconvenue pour les poids lourds d’une arène politique plus sinistrée que jamais, mais c’est une bonne nouvelle pour la Tunisie, sa démocratie, son devenir politique. Les citoyens commencent à comprendre la force de la mobilisation, la puissance de la carte d’électeur, les effets dévastateurs des urnes. 7 ans à peine après qu’on a décrété l’ère de la démocratie, c’est pas mal tout de même ! D’habitude les raz-de-marrée des indépendants se produisent dans les démocraties éprouvées, qui ont quelques décennies, voire des siècles, au compteur, avec des citoyens lassés par les promesses non tenues et les rendez-vous manqués de leur classe politique. Mais là en Tunisie on a sacrément brûlé les étapes, car les politiciens ont fait plus fort – en matière de défaillances – que leurs homologues occidentaux, par exemple. Et les bruits sur les députés corrompus, confirmés par le porte-parole de l’institution judiciaire, n’arrangent pas les choses…

Dans la matinée du dimanche 06 mai, on a entendu Borhen Bsaies, encarté à Nidaa Tounes, pavoiser sur Mosaïque FM avec les résultats préliminaires de son parti, qu’il annonçait deuxième derrière Ennahdha – cette position de second ne semblait pas le déranger le moins du monde ! -, et très loin derrière les autres (entendez par là les partis des “zéro virgule” et autres listes indépendantes). Le lendemain, le lundi 7 mai, on a vu des partisans de Ennahdha crier victoire dans certaines rues de la capitale, à bord de voitures imposantes. Mais cette exubérance, dont d’ailleurs ils devaient se garder, par décence, au regard de la situation du pays, a vite disparu, pour laisser place à la réalité, très crue et cruelle : Les citoyens se détournent, déjà, des partis au pouvoir.

De bonnes raisons de perdre le sommeil

Les électeurs ont fait mal aux candidats de Nidaa et Ennahdha, mais pas qu’eux, les listes soutenues par des personnalités telles que Mehdi Jomaa, Saïd Aydi, Kamel Morjane, etc., ont également morflé. Cette fois les citoyens ont rasé net, ils n’ont pas fait dans le détail. Et les choses pourraient empirer pour les formations politiques classiques aux prochaines échéances électorales. Elles n’ont que quelques mois pour corriger le tir, et ça risque d’être très court au vu de l’ampleur des dégâts provoqués dans la tête des Tunisiens. A Nidaa vous avez – même s’il se défend d’être toujours le patron – un homme de 91 ans bien tassés (le président de la République) qui ne veut toujours pas dévoiler ses vraies intentions à quelques mois des élections générales, et encore moins adouber un successeur. La tentation des années de trop, comme un certain Bourguiba, qui nous avaient valu Ben Ali. BCE terrorise même le mieux placé pour le remplacer, son poulain, le chef du gouvernement, qui en est réduit à dire et à redire qu’il appuiera la candidature de son mentor s’il décidait de rempiler en 2019. Youssef Chahed attend toujours sagement dans son coin la bénédiction de son parrain pour la prochaine présidentielle, qui pourrait ne jamais venir. Chahed que l’idée de ‘tuer le père’, comme l’a fait l’actuel président français, Emmanuel Macron, avec François Hollande, démange sans doute, mais manifestement il en restera là…

En face, ou à côté, chez Ennahdha, on a un type de 76 ans, Ghannouchi, qui gesticule jusqu’au ridicule, ravale la façade, multiplie les acrobaties pour créer une passion et un intérêt que les électeurs lui refusent toujours, selon tous les sondages. A côté de ces deux compères il y a de la place, beaucoup de place, pour d’autres personnalités politiques, et même pour des indépendants, au rythme où va le désenchantement des masses.

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Est-ce parce que les autorités algériennes ne veulent réellement pas envisager l’avenir du pays sans le président Abdelaziz Bouteflika ou ont-elles peur d’évoquer publiquement la succession de celui qui inspire encore la crainte, même malade et perclus sur un fauteuil ? Mystère pour le moment. En attendant nous sommes bien obligés de nous en tenir aux faits : Le Premier ministre algérien, Ahmed Ouyahia, appelle Bouteflika à rempiler pour un 5e mandat en 2019, rapporte jeune Afrique. Son invitation fait suite à la sortie du même type du secrétaire général du parti au pouvoir, le Front de libération national (FLN), le 07 avril 2018 ; il n’avait pas hésité à parler du «souhait» et du «désir des militants de le voir poursuivre son œuvre» après 2019.

«Nous ne pourrions être que ravis que le président poursuive ses fonctions à la tête de l’Etat», a affirmé Ouyahia lors d’une conférence de presse, un message repris hier dimanche 15 avril 2018 par la presse algérienne. Il parle, tout de même, d’un homme de 81 ans, au pouvoir depuis 1999 et que tout le monde sait très en-dessous de ses capacités depuis un foudroyant accident vasculaire cérébral (AVC) il y a 5 ans. Mais comme Bouteflika est réapparu publiquement il y a quelques jours, à l’occasion de l’inauguration d’une mosquée historique réhabilitée et deux nouvelles stations de métro, Ouyahia y voit – ou veut faire croire – un regain de vitalité du leader. Cette apparition «a été pour le peuple algérien l’occasion de voir son président et l’image ne ment pas», s’est réjoui le Premier ministre, martelant que « le président n’est pas une « poupée » ». Il fait allusion aux bruits persistants qui prêtent au frère du président la mainmise sur tous les leviers du pouvoir, et que Bouteflika serait devenu un simple président d’apparat qu’on exhibe de temps en temps pour tenir en respect ceux qui rongent leurs freins.

En tout cas une chose est sûre : Il en faudra beaucoup plus que les envolées lyriques de Ouyahia pour calmer les inquiétudes de tout un peuple quant à son futur une fois que l’invalidité de l’actuel président sera enfin officiellement reconnue…

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Ce ne sera pas 90 ou 92% des voix, mais bien 97,08 %, selon les résultats officiels dévoilés ce lundi 02 avril 2018  et rapportés par Le Monde. Le sortant Abdel Fattah Al-Sissi repart donc pour 4 ans à la tête de l’Egypte au bout d’une élection où il n’y avait pas une once de suspense et qui n’a pas passionné les citoyens ; l’objectif des autorités, un taux de participation de 47%, comme en 2014, n’a même pas été atteint. Al-Sissi devra se contenter de 41,5 %.

Son rival, ou plutôt son faire-valoir, Moussa Mostafa Moussa, s’est fait écraser, comme du reste le laissaient entrevoir les résultats préliminaires. L’actuel président est plus que jamais ‘prophète chez lui’, conforté en cela par de brillants résultats économiques qui ne pourront pas masquer le retour de la chape de plomb et faire taire ses opposants, dans le pays et ailleurs…

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Le président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi, n’a pas encore dévoilé ses intentions pour les élections de mars 2018, même s’il y a très peu de doute sur le fait que l’homme fort du pays tienne à le rester pour un bon bout de temps encore, après avoir écrasé toute forme de concurrence à sa mesure, ou démesure plutôt. En tout cas une chose est sûre : Le Parlement est totalement acquis à sa cause. En effet mercredi dernier, plus de 500 députés, sur 596, ont formellement demandé à Al-Sissi de bien vouloir rempiler pour un second mandat, rapporte Africanews.

A noter que d’après la Constitution égyptienne, pour être candidat au scrutin présidentiel, il faut être adoubé par au moins 20 parlementaires, ou recueillir 25 000 parrainages d‘électeurs, avec un minimum de 1 000 dans chacune des 15 provinces, sur les 29 que compte le pays des pharaons.
A regarder l’agitation dans le Caire, la capitale égyptienne, avec tous ces panneaux publicitaires flanqués de la photo du président sortant et l’appelant à participer à la course électorale, on se dit que les jeux sont déjà faits… Enfin presque, puisque le général Sami Anan, ancien chef d‘état-major des forces armées, a décidé d’être le grain dans la machine parfaitement huilée en se présentant face à Al-Sissi. Au moins le scrutin aura les apparences d’un vrai joug démocratique. L’Honneur est sauf !

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Le Président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a rencontré, hier, le Président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de la République démocratique du Congo (RDC), Corneille Nangaa. Cette rencontre fait suite à l’entretien qu’ils avaient eu lors de la visite du  Président de la Commission à Kinshasa, du 28 septembre au 1er octobre 2017.

Au cours de leur rencontre, le Président de la CENI a informé le Président de la Commission de l’évolution du processus électoral. A cet égard, il a souligné la détermination de la CENI à faire tout ce qui est en son pouvoir pour faciliter l’organisation, le plus rapidement possible, d’élections crédibles et transparentes. Il a sollicité l’appui du Président de la Commission pour aider à surmonter les nombreux défis qui se présentent, en vue de la réussite du processus électoral en RDC.

Le Président de la Commission a salué les efforts de la CENI et souligné l’importance que revêt la publication rapide d’un calendrier électoral crédible et aussi consensuel que possible, de manière à créer la confiance requise parmi les acteurs politiques congolais et à aider à l’apaisement du climat politique actuel en RDC.

Le Président de la Commission a réitéré la disponibilité de l’Union africaine à accompagner et à soutenir le processus électoral, y compris à travers la mise à disposition d’une expertise technique et l’appui à la mobilisation des ressources  financières et logistiques requises, tant auprès des États membres de l’Union africaine que des partenaires internationaux.

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On s’attendait à ce que l’ambassadrice américaine aux Nations unies, Nikki Haley, de passage en République démocratique du Congo, serre la vis au président Joseph Kabila, elle l’a fait hier vendredi 27 octobre 2017. “Les élections doivent être organisées en 2018 [sinon], la RDC ne doit pas compter sur le soutien des États-Unis et de la communauté internationale”, a déclaré Nikki Haley au terme de sa rencontre avec le président de la Commission électorale, Corneille Nangaa.

Pour rappel, la Commission électorale avait dernièrement douché les espoirs de l’opposition, et de la communauté internationale, en déclarant qu’elle était dans l’impossibilité d’organiser les élections présidentielles avant 2019 pour cause de violences dans certaines régions. Mais Haley ne l’entend pas de cette oreille. “Nous n’allons pas appuyer un calendrier qui ne montre pas clairement que les élections seront tenues en 2018 (…). Cela est possible si toutes les parties s’impliquent”, a-t-elle martelé…

Le mandat de Kabila a expiré depuis 2016, et depuis l’opposition le harcèle pour qu’il quitte son fauteuil. Fin 2016, un accord politique, sous la houlette des évêques, avait permis de calmer les tensions en fixant les élections fin 2017. Mais depuis, aucun calendrier électoral n’a été élaboré et les opposants s’en tiennent à leur exigence de départ : Kabila doit déguerpir au plus tard le 31 décembre 2017, pour laisser place à une courte période de transition, mais sans lui…

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