Tags Posts tagged with "élections présidentielles"

élections présidentielles

par -
????????????????????????????????????

«Nous avons traduit les promesses en travaux, beaucoup a été fait ; nous avons enregistré des avancées, et nous devons défendre nos acquis. C’est pour cela que j’ai décidé de poursuivre ensemble, avec le peuple, l’œuvre de redressement et de développement du pays». Ce sont les propos du Président de la République, Hery Rajaonarimampianina, ce 17 août, lorsqu’il a annoncé sa candidature pour un nouveau mandat. C’était à l’hôtel Colbert, là où, il y a cinq ans, il s’était déclaré prêt à relever le défi, à libérer le pays des sanctions, à rompre l’isolement de Madagascar pour réintégrer dignement la communauté internationale, et recouvrer la confiance des bailleurs et des investisseurs.

D’emblée, le Président Rajaonarimampianina a laissé entendre qu’il faut poursuivre l’écriture de l’Histoire, en rappelant d’abord dans quel état était le pays et le peuple malgache, il y a cinq ans. «Nous sommes revenus de très loin, après cinq années de crise : 92% de la population vivaient dans la pauvreté et la misère, image d’un tissu social mis à mal par une situation économique laminée par les sanctions internationales, un pays aux bans de la communauté des nations, d’autant que les relations avec les bailleurs étaient suspendues depuis 2008, suite à la décision du FMI . Mais ces épreuves, nous en avons fait une force pour redresser le pays, pour recouvrer la confiance des bailleurs de fonds et des investisseurs, et remettre Madagascar dans le concert des nations», a déclaré le Président.

Durant cinq décennies, Madagascar a souffert cruellement d’un déficit en infrastructures qui a toujours handicapé son développement. «Nous avons insufflé une nouvelle manière de penser et de concrétiser l’action de développement, tout en engageant la lutte contre les maux qui gangrènent la vie du pays, à savoir la corruption, l’insécurité, et, surtout, la perte des valeurs et des références», a-t-il rappelé ; de même, il a évoqué les mesures jugées impopulaires, mais qui ont été prises dans l’intérêt de tous, pour ne pas tomber dans le piège de la facilité qui écarte la mise en œuvre de véritables solutions durables. Le Président Rajaonarimampianina a réitéré qu’il est toujours à l’écoute du peuple, conscient de ses problèmes, de ses préoccupations quotidiennes, «parce que j’ai, moi-même, vécu ces situations de précarité, et je ne veux plus que les Malgaches les vivent», a-t-il révélé.

Depuis moins, de cinq ans, le pays est sur la voie du redressement et du développement, et ceci grâce à la confiance réciproque entre le peuple et ses dirigeants. Beaucoup a été fait en termes d’infrastructures pour l’éducation, la santé, l’agriculture, ou encore l’industrie, et qui sont autant de sources d’emplois, et porteuses d’espoir. Il a ainsi pris l’exemple du Bas Mangoky où la construction d’infrastructures hydroagricoles et l’aménagement de terres ont permis d’atteindre l’auto-suffisante en riz. « Mais nous avons besoin de temps, tout ne peut se réaliser du jour au lendemain. Mon rôle est d’élaborer, et de mettre en œuvre la stratégie, et c’est la raison d’être du Fisandratana 2030. Nous avons besoin d’une renaissance de la mentalité, pour recouvrer les valeurs malgaches, telles que le respect et la solidarité. Nous avons besoin de vrais patriotes. Dans le même temps, il faut réconcilier le malgache avec sa terre, d’où les réformes qui sont en cours», a déclaré le Président Rajaonarimampianina. Il a mis en relief la nécessité d’avoir une ambition collective, fruit de l’engagement de tout un chacun, et, sur ce point, s’est félicité du dynamisme des femmes et des jeunes. Evoquant particulièrement la situation de l’agriculture, il a indiqué que Madagascar est très en retard, et que tout est mis en œuvre, en termes d’infrastructures, de formations, et d’appuis aux filières agricoles, pour améliorer la productivité et, partant, les conditions de vie des paysans. «C’est l’objet de toutes ces infrastructures que nous avons remises aux populations de différentes régions, et il faudra encore du temps pour inaugurer les autres, et lancer de nouveaux chantiers. Et c’est pour continuer ensemble le redressement et le développement du pays que j’ai décidé de me présenter pour un nouveau mandat présidentiel», a-t-il conclu.

Avant l’intervention du Président Rajaonarimampianina, les représentants des huit contrées de la Grande Île, comme le dit l’expression malgache, étaient au rendez-vous, pour entendre sa décision. Ces représentants, en l’occurrence l’ancienne Ministre Onitiana Realy, la Sénatrice Brigitte Rasamoalina, du parti Ampela Manao Politika, Ny Avoko Rakotoarijaona, de la plate-forme Voromahery, et le Sénateur Mamitiana Fabergé, ont réitéré leur appel pour une candidature de l’actuel président. Ils ont mis en exergue l’humilité, la sagesse et la compétence de Hery Rajaonarimampiania, en dépit des circonstances, où critiques, diffamations, et tentatives de déchéance se sont heurtés à la sagesse et à l’intégrité d’un homme qui a toujours récusé toute forme de violence, qui vit sa Foi chrétienne au service du peuple malgache, pour le « Fisandratana » de Madagascar.

par -

Au terme d’un mandat de cinq années aux performances économiques remarquables, saluées par les plus grandes organisations internationales dont la Banque Mondiale et FMI, le parti Hery Vaovao ho an’i Madagasikara – « Force Vive pour Madagascar » a accordé sa pleine confiance à Hery RAJAONARIMAMPIANINA pour mener la campagne présidentielle de 2018. Les cadres du parti réunis en assises le 17 août ont appelé le Président à se présenter à nouveau et les représenter dans le cadre de la campagne présidentielle 2018. L’actuel Chef de l’État a dévoilé son intention de briguer un second mandat et de poursuivre les progrès engagés depuis cinq ans.

À cette occasion, il a rappelé tout l’éventail des projets lancés dans le cadre du plan Fisandratana 2030, dont la vision sert de socle à son programme présidentiel, pour la lutte contre la vie chère, pour la modernisation de l’agriculture, pour la sécurité des transports, la lutte contre la corruption, l’amélioration des services publics, l’industrialisation et la création d’emplois à tous les niveaux. (www.Fisandratana2030.com)

À l’horizon 2023, ce seront plus de 2 millions d’emplois nouveaux que le développement de sept secteurs prioritaires auront permis de créer, et 5 millions à l’horizon 2030. L’agriculture, l’économie de la mer, les produits naturels, les mines, les pierres précieuses, l’industrie et le tourisme, seront les clés d’une croissance accélérée à Madagascar. Avec la création de quatre pôles de croissance destinés à connecter les projets d’infrastructures et les secteurs industriels, Madagascar bénéficiera de tous les atouts nécessaires pour devenir une puissance économique régionale dans la SADC et l’Océan Indien.

Parallèlement, Hery RAJAONARIMAMPIANINA a rappelé les progrès réalisés depuis le début de son premier mandat, et notamment la sortie de plus de 2 millions de Malgaches de la pauvreté. Grâce aux effets d’entraînement sur la consommation, le même résultat pourra être atteint voire dépassé au cours des cinq prochaines années.

Cet objectif est au cœur de son engagement envers la population malagasy, qu’il a décrit comme une exigence sans concession pour l’amélioration constante des conditions de vie.

« Les dirigeants doivent savoir ressentir la même impatience pour le changement que le peuple qui les a portés au pouvoir ! Mais comme je vous l’ai dit, je sais votre impatience, et je la ressens moi-même. J’ai beau accélérer les réformes, accélérer les réalisations, multiplier les projets d’avenir, je veux toujours en faire encore plus. Je suis moi aussi, impatient de pouvoir passer au prochain chapitre de la construction du Madagascar de demain ».

Hery RAJAONARIMAMPIANINA a ainsi évoqué ses projets pour la construction d’une économie moderne à Madagascar, mais il a également pris soin de parler aux valeurs du peuple malgache.

Évoquant la nécessité toujours actuelle de disposer de « repères forts », il en appelé à une « refondation spirituelle » de la nation malgache, appuyée sur les valeurs de la famille, sur les forces vives que sont les jeunes et les femmes, sur le respect de la sagesse des aînés, toutes valeurs qui renforcent la personne et permettent l’épanouissement individuel.

En concluant son discours, il a rappelé les convictions qui l’animent, et de sa croyance en un but collectif auquel il a dédié son action : « Je sais que je peux compter sur vous, sur votre fierté, sur votre détermination, pour bâtir ensemble le Madagascar de vos rêves ! Je sais que pour vous, la vision de cet avenir de prospérité et de développement est tout ce qui vous importe le plus dans les décennies à venir. Je vous appelle à conjuguer nos efforts pour le chemin du futur !», avant d’annoncer sa candidature à l’élection présidentielle pour poursuivre le redressement du pays entamé depuis 2014.

Le premier tour de l’élection présidentielle est prévu pour le 7 novembre 2018.

Le site web du candidat : www.Hery2018.com

par -

Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), 73 ans, repart pour un mandat de 5 ans, après un second tour qu’il a remporté avec une confortable majorité, 67,17% des voix, contre 32,83% pour son challenger Soumaïla Cissé, ancien ministre des Finances, d’après des résultats officiels dévoilés jeudi matin. Mais le camp de Cissé fait savoir d’ores et déjà qu’il va contester ces résultats “par tous les moyens démocratiques“, rapporte l’AFP. Son directeur de campagne affirme que les données “ne reflètent pas la vérité des urnes” et sont le résultat d’un “trucage monstrueux“. Un “jour noir pour le Mali“, a-t-il conclu…

Toutefois, après la large avance d’IBK au premier tour, très peu d’observateurs doutaient de l’issue du scrutin. Les électeurs ont donc préféré adouber le sortant au lieu de se lancer dans l’aventure du changement, face à un péril terroriste plus prégnant que jamais. Il ne faut donc pas voir dans ce vote un brevet de satisfecit pour Keïta, dont le bilan n’est pas du tout probant, et c’est le moins qu’on puisse dire.

Rappelons que la joute électorale de 2013 avait également opposé les deux hommes, mais IBK s’en était nettement mieux sorti avec 77,6%” des suffrages…

par -

Le président Joseph Kabila vient de rompre un des suspense les plus haletants de ces dernières années sur le continent en déclarant forfait pour les élections du 23 décembre 2018. Le ministre Lambert Mende, porte-parole du gouvernement congolais, a fait cette annonce retentissante ce mercredi 8 août 2018 devant la presse, à quelques heures de la clôture du dépôt des dossiers, et a dévoilé dans la foulée celui qui va reprendre le flambeau, pour le compte du camp présidentiel : Emmanuel Ramazani Shadary, selon Jeune Afrique.

Ce dernier, qui occupait jusque-là le poste de secrétaire permanent du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD, principal parti politique de la coalition au pouvoir), aura donc la lourde tâche de porter les couleurs du Front commun pour le Congo (FCC), une alliance montée par Kabila, à la présidentielle. L’opposition est soulagée, croyant plus que jamais en ses chances de renverser enfin les rôles à la tête de la République Démocratique du Congo et la communauté internationale se remet à espérer éteindre prochainement un des foyers de tension en Afrique, du fait surtout des velléités du président de briguer un 3e mandat…

A noter que le poulain de Kabila, Shadary, affublé du surnom «coup sur coup», a été son vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et qu’il est sur la liste des responsables congolais sous le coup de l’Union européenne pour «entraves au processus électoral et violation des droits de l’homme». Donc il ne pourra pas prétendre à l’appui de l’Union européenne, ce qui est, qu’on le dise ou non, un un gros handicap pour lui…

par -

Mystère autour des intentions de l’actuel chef de l’Etat congolais, Joseph kabila, pour la prochaine présidentielle. Enfin pas totalement puisque ce qu’il ne peut pas faire ou dire, ce sont ses partisans zélés qui s’en chargent. Après les pancartes dans la capitale annonçant sa candidature, alors que théoriquement la Constitution le lui interdit après ses deux mandats, place à un autre argument pour faire passer la pilule. Et c’est la même Constitution qui est convoquée pour justifier la manoeuvre.

Papy Pungu, président de la Ligue des jeunes du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), principale formation de la Majorité présidentielle en République Démocratique du Congo (RDC),est en convaincu : Kabila a le droit de briguer un troisième mandat le 23 décembre prochain, sur la base justement du texte fondamental qui a été modifié en 2011. «Nous allons respecter la Constitution telle que modifiée en janvier 2011 (NDLR : passage de deux à un tour pour la présidentielle). La nouvelle donne constitutionnelle depuis cette date est que le président Kabila peut constitutionnellement briguer un deuxième et dernier mandat», a asséné Pungu, droit dans ses bottes, selon Africanews. Comprenez par là que la nouvelle Constitution n’est pas rétroactive et que le décompte des mandats de Kabila commence à partir de 2011, ce qui lui en ferait un seul et l’autoriserait donc à concourir pour un deuxième. Inutile de dire que cet argumentaire mettra le feu dans le pays et ne passera pas devant la communauté internationale, qui presse Kabila de se retirer sans tarder…

par -

Deux faits politiques majeurs sont passés presque inaperçus ce week-end, même du côté des observateurs les plus avisés : Nidaa Tounes aura enfin son congrès électif (quand précisément ? Mystère pour le moment), pour en finir avec le provisoire qui dure et fait de gros dégâts ; Ennahdha jette l’éponge pour l’élection présidentielle. Ces deux annonces auraient sans doute eu plus de résonance si elles ne disputaient pas la partie avec les joies des retrouvailles autour du café, la chicha, les plats très copieux de la journée, etc. De toute façon à moins d’un grand cataclysme, rien ne pouvait détourner les Tunisiens des festivités de l’Aïd. Pourtant ces annonces portent en elles les germes de la reconfiguration de l’avenir politique du pays après le rendez-vous électoral de 2019. Le Congrès électif de Nidaa était attendu, très attendu même depuis la naissance du parti. Mais le contexte actuel, avec le problème HCE, lequel ne date pas d’aujourd’hui, a imposé cette échéance. 3 ans de direction provisoire, c’est plus que ce que peut s’autoriser un grand parti dans une démocratie qui se respecte. Quant au forfait du leader d’Ennahdha, Rached Ghannouchi (il n’a jamais clairement affiché ses intentions pour la présidentielle, mais personne n’est dupe), il était tout aussi attendu. Personne, à part lui peut-être, ne se faisait d’illusion sur ses chances de s’asseoir sur le fauteuil du palais de Carthage. Ses illusions à lui ont volé en éclats à la vue des sondages d’opinions, presque tous, des certitudes qui ont certainement été confirmées par ses propres enquêtes, mais qu’il se gardera bien d’ébruiter.

La fin d’un cycle ?

On a tout dit et écrit sur la capacité du fils du président de la République à faire le vide autour de lui au sein de la formation politique que son papa a bâtie. La débâcle, car c’en est bien une quoi qu’en disent les illuminés de Nidaa Tounes, des dernières municipales a été la dernière illustration du peu de talent de HCE à fédérer autour de lui, à manager ses troupes et encore plus à porter son parti vers la victoire, comme le fit son papa au scrutin de 2014, même si la majorité qui en découla ne fut pas assez confortable pour éviter au pays les déboires qu’il traine encore. Mais le directeur exécutif fait face à d’autres assauts qui sont plus embêtants pour sa personne, et la musique monte crescendo : Les critiques sur sa légitimité à rester encore à la tête du parti en l’absence d’une élection en bonne et due forme. Déjà que HCE est lourdement handicapé pour son absence de vernis politique, du fait qu’il n’a pas surtout un mandat électif, le ciment de toute carrière politique digne de ce nom. Nidaa Tounes ne pouvait pas prétendre raisonnablement défendre ses chances aux élections de 2019 en débarquant avec un tel schéma, un tel état de déliquescence avancée.

Le fils du chef de l’Etat avait lâché le mot sur l’organisation du tout premier congrès électif de son parti le 21 septembre 2017, mais depuis c’est silence de mort sur cette affaire, jusqu’à cette sortie du week-end dernier. Le plus important maintenant est de savoir ce qui va émaner de cette grand-messe. Si les opposants de HCE, nombreux dans le parti, fuient le combat, comme a pris la poudre d’escampette l’ancien secrétaire général Mohsen Marzouk, il y a des chances que l’actuel directeur exécutif ait son quitus pour cette fois un vrai mandat, le premier de sa petite carrière de politicien. Il serait certes mal élu, mais élu quand même, avec tous les dangers que son impopularité fait peser sur la survie du parti, en plus des dégâts déjà causés. HCE écarté, par une figure qu’on ne voit pas se dessiner pour le moment, il y a des chances que des déserteurs tels que Lazhar Akremi reviennent au bercail et que l’hémorragie de militants soit stoppée, ce que ne bouderait pas un Nidaa Tounes très mal en point.

Echec et mat

Ghannouchi candidat à la présidence de la République, on l’a vu venir avec le ravalement de façade (une dentition refaite de fond en comble, pour un sourire étincelant ; la cravate, même la couleur rose et surtout une nouvelle posture plus universaliste, plus moderniste, beaucoup moins axée sur le logiciel religieux). Ces changements ou virages, même feints, sont loin d’être anecdotiques, c’est au contraire une forte symbolique qui fait parfois la différence dans un rendez-vous où de toute façon il est impossible de mesurer la sincérité des uns et des autres, encore moins évaluer leur capacité réelle à tenir les promesses électorales. Alors c’est le paraître, l’impression qu’on dégage qui l’emportent. Et de ce point de vue Ghannouchi n’était pas mal, à coups de concessions que certains de ses amis, les durs, n’ont certainement pas appréciées. Mais pour le président d’Ennahdha l’essentiel était ailleurs : Il était dans cette mayonnaise qui pouvait donner corps à son rêve de s’asseoir sur le fauteuil de Habib Bourguiba. Mais voilà, la mayonnaise n’a jamais pris, pourtant ce n’est pas faute d’essayer, de se tordre le bras pour des compromis et même compromissions. Le dernier espoir était une entente avec Nidaa Tounes pour briguer la fonction suprême, mais il y a deux hics, qui freinent net : D’abord l’actuel locataire du palais de Carthage a des envies de rempiler en 2019 , en tout cas il ne dit pas clairement Non ; ensuite Abdelaziz Kotti, dirigeant de Nidaa Tounes, a fermé la porte à toute collusion pour installer Ghannouchi à Carthage.

Ennahdha n’a jamais eu de présidentiable, ni hier ni aujourd’hui. L’ancien chef de gouvernement Hamadi Jebali est sorti des bois il y a quelques mois pour tenter de vendre une candidature indépendante, en dehors de son mouvement qu’il sait repoussant pour une bonne partie des citoyens. Mais la ficelle était trop grosse, donc Jebali est vite rentré dans les bois. Alors les islamistes n’auront d’autre choix que d’adouber un autre candidat, vraisemblablement celui de l’allié de circonstance, Nidaa, même du bout des lèvres, cela suffira à faire d’eux des soutiens du futur président tout en étant des partenaires critiques, dans le sens du vent. Cette posture d’équilibriste est très payante pour les islamistes, l’essentiel étant de demeurer au coeur du pouvoir, que ce soit à l’ARP, au gouvernement et dans l’exécutif…

par -

Que prépare l’actuel président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila ? En effet des affiches fabriquées par ses partisans et le présentant comme “candidat” à la présidentielle du 23 décembre prochain ont commencé à fleurir un peu partout à Kinshasa, selon l’AFP. Il n’en fallait pas plus pour susciter l’ire de la société civile et de l’opposition, qui pointent une “stratégie dangereuse”.

Ces affiches “font partie d’une stratégie politique dangereuse mise en place par le PPRD” afin de “préparer l’opinion à accepter un troisième mandat pour le président Kabila”, a déclaré Georges Kapiamba, président de l’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ).
Nous condamnons cette attitude et nous en appelons au sens de la responsabilité du président Kabila pour qu’il mette fin à ces manœuvres mijotées par ses proches collaborateurs”, a-t-il ajouté.
Même son de cloche chez l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), vieux formation de l’opposition : cet affichage “montre que M. Kabila est en train de tout manigancer pour se maintenir au pouvoir”.
C’est dangereux, nous ne l’accepterons jamais même si les hommes de Kabila sont prêts à tout”, a affirmé Peter Kazadi, directeur du cabinet adjoint du président de l’UDPS.

Pour rappel, pas plus tard que le 7 mai 2018, la présidence congolaise avait tenté de calmer les inquiétudes des opposants et de la communauté internationale en démentant toute intention de Kabila de briguer un troisième mandat, ce que de toute façon la Constitution lui interdit formellement.
Au pouvoir depuis 2001, il était censé déguerpir en décembre 2016, date de l’expiration de son deuxième et dernier mandat. Mais depuis il multiplie les manoeuvres pour se cramponner à son fauteuil, n’hésitant pas à réprimer dans le sang la contestation populaire…

par -

Les résultats des premières municipales vraiment libres de l’histoire de la Tunisie ont été consommés, mais pas encore digérés. Et ils ne le seront probablement jamais par les ténors politiques de la place – Nidaa Tounes et Ennahdha. Ils tentent de donner le change sur les rares micros et caméras qui leur sont tendus, mais il faut bien prendre les résultats pour ce qu’ils sont : Une sacrée raclée administrée par les listes indépendantes, qu’on a vu venir mais certainement pas à ce niveau. Pour Nidaa d’abord, la déroute des municipales confirme et amplifie une érosion qui a été amorcée après les législatives de 2014, un bon paquet de militants n’ayant jamais pardonné au parti bâti par le président de la République ses accointances, compromis et compromissions avec les islamistes. Le phénomène s’est formidablement accéléré sous le magistère du fils du chef de l’Etat, Hafedh Caïd Essebsi, qui a démontré sa capacité à faire le vide autour de lui, mais pas dans ses poches – c’est pas moi qui le dis, c’est son ex-compagnon Lazhar Akremi. Quant à Ennahdha, il est arrivé à limiter la casse avec son armada de militants irréductibles, qui votent comme un seul homme, quoi qu’ils entendent, rangés derrière leur cheikh, pardon professeur (la dernière facétie de Rached Ghannouchi pour tenter de ratisser plus large, après la cravate). Mais j’ai bien peur que le scrutin du dimanche 06 mai ait démontré que le 1er parti à l’ARP a touché son plafond de verre. Et il y a une autre mauvaise nouvelle pour le tandem Nidaa-Ennahdha : Les élections de 2019 pourraient être pires pour eux.

La fête a tourné court

De manière absolue, les Tunisiens ne se sont pas beaucoup mobilisés pour le rendez-vous du 06 mai 2018, mais in fine les résultats ont été meilleurs que les chiffres incroyablement bas de la participation avancés dans la matinée. Ce sursaut on le doit à ces abstentionnistes qui se sont ravisés au dernier moment pour aller voter. Et ce que les grands partis ne s’imaginaient pas s’est produit : Cette masse de voix s’est portée sur les listes indépendantes. C’est peut-être une grosse déconvenue pour les poids lourds d’une arène politique plus sinistrée que jamais, mais c’est une bonne nouvelle pour la Tunisie, sa démocratie, son devenir politique. Les citoyens commencent à comprendre la force de la mobilisation, la puissance de la carte d’électeur, les effets dévastateurs des urnes. 7 ans à peine après qu’on a décrété l’ère de la démocratie, c’est pas mal tout de même ! D’habitude les raz-de-marrée des indépendants se produisent dans les démocraties éprouvées, qui ont quelques décennies, voire des siècles, au compteur, avec des citoyens lassés par les promesses non tenues et les rendez-vous manqués de leur classe politique. Mais là en Tunisie on a sacrément brûlé les étapes, car les politiciens ont fait plus fort – en matière de défaillances – que leurs homologues occidentaux, par exemple. Et les bruits sur les députés corrompus, confirmés par le porte-parole de l’institution judiciaire, n’arrangent pas les choses…

Dans la matinée du dimanche 06 mai, on a entendu Borhen Bsaies, encarté à Nidaa Tounes, pavoiser sur Mosaïque FM avec les résultats préliminaires de son parti, qu’il annonçait deuxième derrière Ennahdha – cette position de second ne semblait pas le déranger le moins du monde ! -, et très loin derrière les autres (entendez par là les partis des “zéro virgule” et autres listes indépendantes). Le lendemain, le lundi 7 mai, on a vu des partisans de Ennahdha crier victoire dans certaines rues de la capitale, à bord de voitures imposantes. Mais cette exubérance, dont d’ailleurs ils devaient se garder, par décence, au regard de la situation du pays, a vite disparu, pour laisser place à la réalité, très crue et cruelle : Les citoyens se détournent, déjà, des partis au pouvoir.

De bonnes raisons de perdre le sommeil

Les électeurs ont fait mal aux candidats de Nidaa et Ennahdha, mais pas qu’eux, les listes soutenues par des personnalités telles que Mehdi Jomaa, Saïd Aydi, Kamel Morjane, etc., ont également morflé. Cette fois les citoyens ont rasé net, ils n’ont pas fait dans le détail. Et les choses pourraient empirer pour les formations politiques classiques aux prochaines échéances électorales. Elles n’ont que quelques mois pour corriger le tir, et ça risque d’être très court au vu de l’ampleur des dégâts provoqués dans la tête des Tunisiens. A Nidaa vous avez – même s’il se défend d’être toujours le patron – un homme de 91 ans bien tassés (le président de la République) qui ne veut toujours pas dévoiler ses vraies intentions à quelques mois des élections générales, et encore moins adouber un successeur. La tentation des années de trop, comme un certain Bourguiba, qui nous avaient valu Ben Ali. BCE terrorise même le mieux placé pour le remplacer, son poulain, le chef du gouvernement, qui en est réduit à dire et à redire qu’il appuiera la candidature de son mentor s’il décidait de rempiler en 2019. Youssef Chahed attend toujours sagement dans son coin la bénédiction de son parrain pour la prochaine présidentielle, qui pourrait ne jamais venir. Chahed que l’idée de ‘tuer le père’, comme l’a fait l’actuel président français, Emmanuel Macron, avec François Hollande, démange sans doute, mais manifestement il en restera là…

En face, ou à côté, chez Ennahdha, on a un type de 76 ans, Ghannouchi, qui gesticule jusqu’au ridicule, ravale la façade, multiplie les acrobaties pour créer une passion et un intérêt que les électeurs lui refusent toujours, selon tous les sondages. A côté de ces deux compères il y a de la place, beaucoup de place, pour d’autres personnalités politiques, et même pour des indépendants, au rythme où va le désenchantement des masses.

par -

Est-ce parce que les autorités algériennes ne veulent réellement pas envisager l’avenir du pays sans le président Abdelaziz Bouteflika ou ont-elles peur d’évoquer publiquement la succession de celui qui inspire encore la crainte, même malade et perclus sur un fauteuil ? Mystère pour le moment. En attendant nous sommes bien obligés de nous en tenir aux faits : Le Premier ministre algérien, Ahmed Ouyahia, appelle Bouteflika à rempiler pour un 5e mandat en 2019, rapporte jeune Afrique. Son invitation fait suite à la sortie du même type du secrétaire général du parti au pouvoir, le Front de libération national (FLN), le 07 avril 2018 ; il n’avait pas hésité à parler du «souhait» et du «désir des militants de le voir poursuivre son œuvre» après 2019.

«Nous ne pourrions être que ravis que le président poursuive ses fonctions à la tête de l’Etat», a affirmé Ouyahia lors d’une conférence de presse, un message repris hier dimanche 15 avril 2018 par la presse algérienne. Il parle, tout de même, d’un homme de 81 ans, au pouvoir depuis 1999 et que tout le monde sait très en-dessous de ses capacités depuis un foudroyant accident vasculaire cérébral (AVC) il y a 5 ans. Mais comme Bouteflika est réapparu publiquement il y a quelques jours, à l’occasion de l’inauguration d’une mosquée historique réhabilitée et deux nouvelles stations de métro, Ouyahia y voit – ou veut faire croire – un regain de vitalité du leader. Cette apparition «a été pour le peuple algérien l’occasion de voir son président et l’image ne ment pas», s’est réjoui le Premier ministre, martelant que « le président n’est pas une « poupée » ». Il fait allusion aux bruits persistants qui prêtent au frère du président la mainmise sur tous les leviers du pouvoir, et que Bouteflika serait devenu un simple président d’apparat qu’on exhibe de temps en temps pour tenir en respect ceux qui rongent leurs freins.

En tout cas une chose est sûre : Il en faudra beaucoup plus que les envolées lyriques de Ouyahia pour calmer les inquiétudes de tout un peuple quant à son futur une fois que l’invalidité de l’actuel président sera enfin officiellement reconnue…

par -

Ce ne sera pas 90 ou 92% des voix, mais bien 97,08 %, selon les résultats officiels dévoilés ce lundi 02 avril 2018  et rapportés par Le Monde. Le sortant Abdel Fattah Al-Sissi repart donc pour 4 ans à la tête de l’Egypte au bout d’une élection où il n’y avait pas une once de suspense et qui n’a pas passionné les citoyens ; l’objectif des autorités, un taux de participation de 47%, comme en 2014, n’a même pas été atteint. Al-Sissi devra se contenter de 41,5 %.

Son rival, ou plutôt son faire-valoir, Moussa Mostafa Moussa, s’est fait écraser, comme du reste le laissaient entrevoir les résultats préliminaires. L’actuel président est plus que jamais ‘prophète chez lui’, conforté en cela par de brillants résultats économiques qui ne pourront pas masquer le retour de la chape de plomb et faire taire ses opposants, dans le pays et ailleurs…

par -

Le président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi, n’a pas encore dévoilé ses intentions pour les élections de mars 2018, même s’il y a très peu de doute sur le fait que l’homme fort du pays tienne à le rester pour un bon bout de temps encore, après avoir écrasé toute forme de concurrence à sa mesure, ou démesure plutôt. En tout cas une chose est sûre : Le Parlement est totalement acquis à sa cause. En effet mercredi dernier, plus de 500 députés, sur 596, ont formellement demandé à Al-Sissi de bien vouloir rempiler pour un second mandat, rapporte Africanews.

A noter que d’après la Constitution égyptienne, pour être candidat au scrutin présidentiel, il faut être adoubé par au moins 20 parlementaires, ou recueillir 25 000 parrainages d‘électeurs, avec un minimum de 1 000 dans chacune des 15 provinces, sur les 29 que compte le pays des pharaons.
A regarder l’agitation dans le Caire, la capitale égyptienne, avec tous ces panneaux publicitaires flanqués de la photo du président sortant et l’appelant à participer à la course électorale, on se dit que les jeux sont déjà faits… Enfin presque, puisque le général Sami Anan, ancien chef d‘état-major des forces armées, a décidé d’être le grain dans la machine parfaitement huilée en se présentant face à Al-Sissi. Au moins le scrutin aura les apparences d’un vrai joug démocratique. L’Honneur est sauf !

par -

Le Président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a rencontré, hier, le Président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de la République démocratique du Congo (RDC), Corneille Nangaa. Cette rencontre fait suite à l’entretien qu’ils avaient eu lors de la visite du  Président de la Commission à Kinshasa, du 28 septembre au 1er octobre 2017.

Au cours de leur rencontre, le Président de la CENI a informé le Président de la Commission de l’évolution du processus électoral. A cet égard, il a souligné la détermination de la CENI à faire tout ce qui est en son pouvoir pour faciliter l’organisation, le plus rapidement possible, d’élections crédibles et transparentes. Il a sollicité l’appui du Président de la Commission pour aider à surmonter les nombreux défis qui se présentent, en vue de la réussite du processus électoral en RDC.

Le Président de la Commission a salué les efforts de la CENI et souligné l’importance que revêt la publication rapide d’un calendrier électoral crédible et aussi consensuel que possible, de manière à créer la confiance requise parmi les acteurs politiques congolais et à aider à l’apaisement du climat politique actuel en RDC.

Le Président de la Commission a réitéré la disponibilité de l’Union africaine à accompagner et à soutenir le processus électoral, y compris à travers la mise à disposition d’une expertise technique et l’appui à la mobilisation des ressources  financières et logistiques requises, tant auprès des États membres de l’Union africaine que des partenaires internationaux.

par -

On s’attendait à ce que l’ambassadrice américaine aux Nations unies, Nikki Haley, de passage en République démocratique du Congo, serre la vis au président Joseph Kabila, elle l’a fait hier vendredi 27 octobre 2017. “Les élections doivent être organisées en 2018 [sinon], la RDC ne doit pas compter sur le soutien des États-Unis et de la communauté internationale”, a déclaré Nikki Haley au terme de sa rencontre avec le président de la Commission électorale, Corneille Nangaa.

Pour rappel, la Commission électorale avait dernièrement douché les espoirs de l’opposition, et de la communauté internationale, en déclarant qu’elle était dans l’impossibilité d’organiser les élections présidentielles avant 2019 pour cause de violences dans certaines régions. Mais Haley ne l’entend pas de cette oreille. “Nous n’allons pas appuyer un calendrier qui ne montre pas clairement que les élections seront tenues en 2018 (…). Cela est possible si toutes les parties s’impliquent”, a-t-elle martelé…

Le mandat de Kabila a expiré depuis 2016, et depuis l’opposition le harcèle pour qu’il quitte son fauteuil. Fin 2016, un accord politique, sous la houlette des évêques, avait permis de calmer les tensions en fixant les élections fin 2017. Mais depuis, aucun calendrier électoral n’a été élaboré et les opposants s’en tiennent à leur exigence de départ : Kabila doit déguerpir au plus tard le 31 décembre 2017, pour laisser place à une courte période de transition, mais sans lui…

par -

Le président du parti “Mouvance de la Tunisie volonté” (Al-Irada), Moncef Marzouki, a fait part de ses craintes que la prochaine élection présidentielle ne se tienne pas en 2019, ou que ses résultats soient frauduleux, affirmant l’existence d’indicateurs qui alimentent ses craintes.
“Le non examen des pourvois que j’avais formés lors de la dernière élection présidentielle et le classement du dossier par la justice, ainsi que les tiraillements au sein de l’ISIE et les tentatives de mainmise pesant sur cette instance, sont autant d’indicateurs corroborant mes propos”, a déclaré Marzouki à l’agence TAP.
Le président du parti Al-Irada, qui s’exprimait dimanche à l’occasion d’un meeting populaire à Kairouan, a souligné que parmi les preuves attestant de l’existence d’une intention de “fausser les élections”, figurent le retard pris dans la création de la cour constitutionnelle, les sondages d’opinion commandités et la nomination de plusieurs délégués partisans du régime en place.
Marzouki a indiqué que la Tunisie connaît une grande division au plan politique et que l’idée du consensus n’est autre qu’un gros mensonge, déplorant, également, le rôle joué par certains médias au service de certains “lobbies corrompus”.
“La crise politique et économique s’est amplifiée en Tunisie”, a-t-il encore regretté, rappelant que “la Troïka a réalisé un taux de croissance de 3 pc et a injecté 4 milliards de dinars pour impulser le développement”. Un résultat, a-t-il dit, “qui n’a pas été fait aujourd’hui vu que l’Etat n’a ni une vision ni un programme cohérent”.

par -

Affaires mondiales Canada a publié aujourd’hui la déclaration suivante :

« En tant que militant pour la démocratie, le Canada demande aux dirigeants du Kenya et à l’ensemble de ses citoyens de veiller à ce que le peuple kényan puisse exercer avec succès ses droits démocratiques en participant à des élections présidentielles libres, équitables et pacifiques. »

« Le Canada exhorte les Kényans à collaborer pour s’assurer que les nouvelles élections respectent la Constitution du Kenya et les lois en vigueur. »

« Le Canada s’inquiète de la montée des tensions et des manifestations au Kenya et du fait que le contexte politique négatif crée des conditions qui nuisent aux préparatifs indispensables en vue des élections présidentielles du 26 octobre. »

« Le Canada insiste auprès de tous les dirigeants et citoyens du Kenya pour qu’ils rejettent la violence et les discours haineux. De tels actes risquent de compromettre la Constitution du Kenya, l’état de droit, ainsi que la paix et la sécurité. Nul ne devrait jamais être menacé de violence pour avoir exprimé ses idées et ses opinions. La liberté d’expression et une société civile libre et dynamique sont les fondements de toute démocratie. »

« Le Canada salue les efforts que déploie l’Independent Electoral and Boundaries Commission (IEBC) [Commission indépendante chargée des élections et du découpage électoral] pour amener les dirigeants et les parties à amorcer un dialogue sur les processus et les procédures, et nous pressons les parties d’y participer pleinement et concrètement. »

« Le Canada espère sincèrement que les élections imminentes serviront d’exemple à l’Afrique et au monde entier. »

par -

Les Kényans font la queue depuis ce matin pour accomplir leur devoir citoyen. Raila Odinga, l’opposant historique, se présente pour la quatrième fois à l’élection présidentielle, face au le chef de l’État Uhuru Kenyatta, relate Africanews.

Le président Uhuru Kenyatta accompagné de son épouse, a accompli ce matin son devoir civique à l‘école primaire de Mutomo Primary School à Nairobi, la capitale du pays.

Il est resté optimiste. Pour lui, les Kenyans ont la possibilité de choisir “une bonne direction” pour que le pays progresse.

par -

Ce qui fait du bruit en ce moment sur les réseaux sociaux, c’est une conversation téléphonique dans laquelle Nabil Karoui, propriétaire de la chaîne Nessma Tv, aurait révélé que Hafedh Caïd Essebsi, le patron auto-proclamé de Nidaa Tounes, l’aurait sollicité pour attaquer un leader du parti.

Par ailleurs Karoui aurait affirmé qu’il a joué un rôle très important dans l’accession de Béji Caïd Essebsi au pouvoir en 2014. Et d’ajouter que son fils, Hafedh Caïd Essebsi, aurait revendiqué le droit de piloter Nidaa Tounes à sa guise du seul fait que son père est le président de la République.

A noter que cette vidéo a été publiée une heure après la diffusion de l’interview de BCE sur la chaîne Nessma Tv…

par -

Les forces de sécurité gabonaises ont arrêté plus de mille personnes durant la deuxième journée de violence suite aux élections présidentielles. Trois personnes auraient trouvé la mort à Libreville, rapporte la chaîne BBC.

Des manifestants soutenant le camp de l’opposition ont envahi les rues de la capitale gabonaise peu après l’annonce de la victoire d’Ali Bongo Ondimba aux élections présidentielles.

L’ONU, l’Union Européenne, Washington et la France appellent à une meilleure transparence autour des résultats. Le ministre de l’Intérieur Pacome Moubelet Boubeya a déclaré que ce jeudi, 800 personnes ont été arrêté à Libreville et 400 autres dans les autres provinces, a ajouté la même source.

 

par -

Le président tchadien, Idriss Déby Itno, président en exercice de l’Union africaine, sera investi ce lundi 08 août pour un cinquième mandat, chose qui ne passe pas aux yeux d’une frange de la population. D’ailleurs hier dimanche, l’opposition a battu le pavé pour contester, encore un fois, les résultats de la présidentielle, une manifestation violemment réprimée par les forces de l’ordre. Un jeune, qui a déchiré le drapeau du MPS, parti au pouvoir, a été abattu, a confié à l’AFP un officier de police sous couvert d’anonymat. Les autorités n’ont pas confirmé le décès pour le moment.

D’après le chef de file de l’opposition, Saleh Kebzabo, un autre manifestant a également été « touché par une balle au thorax ». Il aurait été acheminé vers l’hôpital pour y subir une opération. Mais aucune autre source n’a confirmé cette information.

La marche des opposants avait d’abord été interrompue par les policiers à coups de gaz lacrymogènes, mais plusieurs militants avaient décidé d’en découdre avec les policiers et sont revenus leur faire face. Et là la situation « a dégénéré », a ajouté Kebzabo.

Idem la veille, un meeting avait été dispersé par la police anti-émeute, l’opposition, qui ne l’entendait pas ainsi, en avait décidé autrement et maintenu sa « marche pacifique », en bravant l’interdiction formelle des autorités.

Ce lundi, les dirigeants de l’opposition ont appelé à une « Ville morte sur l’ensemble du territoire » pour plomber la cérémonie d’investiture d’Idriss Déby Itno. Les festivités doivent avoir lieu dans un grand hôtel de la capitale, N’Djamena ; une quinzaine de chefs d’État africains (le Rwandais Paul Kagame, l’Ougandais Yoweri Museveni, le Soudanais Omar el-Béchir, le Guinéen Alpha Condé, le Malien Ibrahim Boubacar Keïta, le Burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, le Béninois Patrice Talon et le nigérian Muhammadu Buhari) et d’autres invités sont annoncés. Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a débarqué hier soir pour assister à l’événement.

Le lourd passif de Déby

Il a pris le pouvoir en 1990, par un coup d’Etat. Et depuis il dirige d’une main de fer le pays. A chaque élection il est réélu très confortablement, avec des scores dont le continent africain a le secret. A la dernière élection, en avril dernier, il a été un peu plus clément en raflant certes la présidentielle dès le premier tour mais avec près de 60% des voix. Le second, Saleh Kebzabo, est très loin derrière, 12,77% des voix.

Mais l’opposition n’a cessé de contester les résultats de ce scrutin qualifié de « hold-up électoral ». Depuis des semaines, elle organise la résistance. Vingt-neuf partis politiques se sont ainsi coalisés fin juillet autour de six candidats malheureux à la présidentielle pour mettre sur pied le Front de l’opposition nouvelle pour l’alternance et le changement (Fonac). Certes les intimidations du régime ont eu raison de trois partis de ce front, qui l’ont quitté finalement, mais le reste des troupes tient à aller jusqu’au bout.

Vendredi dernier, des opposants avaient fait savoir qu’ils avaient dépôsé devant la Haute cour de justice une plainte pour « haute trahison » contre le président Déby. Parmi les motifs de la plainte : « prise illégale du pouvoir par la violence », « violation grave des droits de l’homme » ou encore « détournement de fonds public et corruption ».

Les opposants ne s’arrêtent pas là, ils demandent à la communauté internationale de classer le régime d’Idriss Déby comme une dictature. Ils accusent surtout la France de passer sous silence les « violations des droits de l’homme » au Tchad, un précieux soutien des Occidentaux dans leur croisade contre la secte islamiste nigériane Boko Haram. A souligner que la capitale du Tchad, N’Djamena, abrite le QG de l’opération militaire française Barkhane contre les cellules jihadistes au Sahel.

par -
L'Union Tunisienne des Jeunes Travailleurs (UTJT) a exprimé ce lundi 17 novembre

L’avocat tunisien et ancien candidat indépendant aux élections présidentielles, Samir Abdelli se prépare actuellement pour lancer un nouveau parti politique, rapporte le journal Assarih dans son édition de ce mardi 24 mai 2016. Des négociations ont eu lieu récemment entre Samir Abdelli et plusieurs personnalités politiques connues à l’instar de Mondher Zneydi.

Selon la même source, Abdelli avait également contacté des dirigeants du mouvement Ennahdha lors de son dernier congrès qui a eu lieu récemment à Hammamet.

FOCUS 🔍

L’Union Internationale de Banques (UIB) vient de franchir le cap symbolique d’un Milliard de Dinars de Capitalisation boursière, soit l’équivalent de 1% du PIB...

Le meilleur des RS

Des appels au civisme fusent de partout en ce moment, pour des villes propres et des canalisations dégagées, notamment dans la perspective des débordements...

INTERVIEW

Walid Ben Salah, expert comptable, a accordé à Africanmanager une interview exclusive où il a évoqué plusieurs points dont l'augmentation et à plusieurs reprises...

AFRIQUE

«Nous avons traduit les promesses en travaux, beaucoup a été fait ; nous avons enregistré des avancées, et nous devons défendre nos acquis. C’est...

Reseaux Sociaux

SPORT

 Le Serbe Novak Djokovic, grâce à sa première victoire au Masters 1000 de Cincinnati dimanche aux dépens de Roger Federer, s'est un peu plus rapproché des...