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Enseignement Secondaire

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Le secrétaire général de la Fédération générale de l’enseignement secondaire, Lassaâd Yaâkoubi a démenti l’information portant sur une retenue sur traitement pour les jours de grève observés par les professeurs de l’enseignement secondaire.

Dans une déclaration à Africanmanager, il a indiqué que la Fédération générale de l’enseignement secondaire n’en est pas au courant et qu’aucune décision officielle portant sur cette question ne lui est parvenue . “De plus, les directeurs des établissements de l’enseignement n’ont pas encore délivré es rapports portant sur la présence des professeurs aux services concernés”, a-t-il dit.

Yaâkoubi a d’autre part indiqué que le prélèvement de jours des salaires des professeurs est illégal et que de telles décisions ne pourront que retarder voire compliquer le processus de négociations entre le ministère de tutelle et la partie syndicale.

Il est à rappeler qu’une source bien informée avait annoncé à Mosaïque Fm, que les services des ministères des Finances et de l’Éducation ont entamé les mesures, ce mardi 8 mai, afin de prélever huit jours des salaires de grève des professeurs de l’enseignement secondaire. Le prélèvement s’effectuera, selon la même source, sur le salaire du mois de mai.

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Le gouvernement et la partie syndicale ont décidé de poursuivre, à partir de lundi 7 mai 2018, les négociations sur les revendications des enseignants du secondaire dans le cadre de commissions techniques mixtes.
Dans un communiqué publié par le ministère de l’Education, les principaux points qui seront discutés sont les promotions professionnelles, les enseignants suppléants, les conditions de travail dans certains établissements éducatifs, outre les revendications d’ordre matériel.
S’agissant de l’âge de la retraite, le ministère précise qu’aucun accord n’a été trouvé pour le moment sur cette question qui sera débattue dans le cadre de la commission tripartite mixte, faisant remarquer que tous les points discutés sont inscrits dans un procès d’accord conclu par les deux parties.
A rappeler qu’une réunion de négociation a eu lieu, hier lundi, au siège du ministère de l’Education entre les ministres de l’Education, des Finances et des Affaires sociales d’une part et le secrétaire général de l’UGTT, les membres de la Fédération générale de l’enseignement secondaire et le secrétaire général adjoint de l’UGTT chargé de la fonction publique d’autre part.
Cette réunion était la première après la décision prise par la Fédération générale de l’enseignement secondaire de reprendre les cours et de remettre les notes à l’administration.

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Alors que le problème des enseignants du secondaire est loin d’être réglé, les surveillants des collèges et lycées entrent dans la danse. Dans un communiqué émis lundi 30 avril 2018, leur syndicat de base a décrété une grève nationale le 9 mai 2018, le même jour que les instituteurs…

Les raisons de la grogne ? Le syndicat a mal pris le silence de leur ministre, alors que ses revendications sont posées sur sa table depuis le 27 mars 2018.

A noter que ce mouvement touchera aussi les foyers de collégiens et lycéens ainsi que les lycées pilotes et techniques, indique le communiqué.

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Le ministre de l’Education nationale, Hatem Ben Salem et le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi, ont rendez-vous ce lundi 30 avril 2018 pour plancher sur les revendications de la Fédération générale de l’enseignement secondaire. Dans un communiqué publié dimanche au terme de la réunion des sections régionales de l’éducation secondaire, la Fédération générale a fait savoir qu’elle campe fermement sur ses positions.

Pour ceux qui en doutaient, le fait d’avoir rendu les notes, sous la pression, n’est pas l’épilogue de cette affaire…

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Le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Noureddine Taboubi, en a entendu des vertes et des pas mûres tout au long du bras de fer entre le Syndicat des profs du secondaire et le ministère de l’Education. Et au lendemain de ce que Lassaad Yacoubi a lui-même qualifié, sur sa page Facebook, de capitulation, il fallait bien que quelqu’un paye pour cette ambiance de défaite à l’UGTT – une première depuis 2011 ! Et justement c’est le premier responsable politique qui a parlé publiquement de défaite qui va trinquer : Houcine Jaziri, député du mouvement Ennahdha.

Taboubi, dans un discours au congrès de la Fédération générale de la santé ce samedi 28 avril 2018, a apostrophé l’élu en ces termes : “de quelle victoire tu parles ?“, rapporte Mosaïque FM. Les enseignants ont une place à part à l’UGTT et en Tunisie en général, et les sacrifices qu’ils ont consentis l’ont été dans l’intérêt des citoyens et des élèves, ajouté le leader de la centrale syndicale. Puis, toujours en direction de Jaziri, qu’il qualifie de personnage haineux, il ajoute ceci : c’est une honte qu’il parle ainsi des enseignants, alors qu’il fait partie d’une grande formation politique.
Bienvenue à toi et à ton gouvernement, nous vous donnerons la réponse qu’il faut (…). Tu t’es trompé d’adresse et ce que tu as fait est la preuve d’un manque de maturité politique et de haine envers l’UGTT (…). Celui qui tire sur nos militants en subira les conséquences“, a dit Taboubi.

Mais ce qui est le plus angoissant, c’est que, après avoir magnifié le combat des enseignants pour des demandes qu’il juge légitimes, il a déclaré qu’ils «finiront par atteindre leurs objectifs». Des propos qui corroborent ceux de Yacoubi, qui a fait savoir dès hier que le Syndicat reste mobilisé et que la lutte reprendra ses droits si leurs requêtes ne sont pas satisfaites. En d’autres termes le répit du chef du gouvernement, et des parents d’élèves, sera de courte durée et les hostilités pourraient reprendre dès la prochaine rentrée scolaire…

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A chaque jour qui passe, on comprend un petit peu mieux ce qui se passe à l’UGTT et à la fronde de Lassaad Yaacoubi. Il y a déjà sa revanche sur l’UGTT qui ne l’a pas accepté au BE du 23ème congrès. Il y a ensuite le fait qu’il prépare déjà, par cette fronde qui le met aux devants de la scène politique et sous le feu de la rampe médiatique, son retour parmi les 9 membres de l’actuel BE de l’UGTT… pour le prochain congrès dans quelques années. Et il y a enfin, comme l’indique une source syndicale qui a requis l’anonymat à Africanmanager, le fait qu’il soit un très proche du Mouvement du peuple (حركة الشعب) et de la mouvance de l’ancien ministre de l’Education Salem Labiadh au cours du court mandat duquel Yaacoubi n’a fait aucune grève, pour les reprendre de plus belle sous Neji Jalloul, jusqu’à avoir sa tête. Il reprend son activité de meneur de grèves avec l’arrivée au ministère de l’Education de Hatem Ben Salem, en profitant d’un processus de contestation qui avait débuté dès décembre 2017, en protestation contre la Loi de Finances 2018.

Selon notre source syndicale, «il [Ndlr : Lassaad Yaacoubi] est allé trop loin et Noureddine n’aimerait pas se mouiller encore plus avec lui, car il risquerait, s’il obtenait gain de cause, de soulever d’autres secteurs, comme notamment l’enseignement primaire et les universitaires». Notre source estime que «la direction qui a remplacé Mastouri Gammoudi est plus responsable. Mais harangués par les bases de Lassaad Yaacoubi et leur propre base, ils risqueraient de faire de la contestation et de l’escalade dans les grèves une méthode de travail».

Notre source rappelle que l’UGTT s’est démarqué de Lassaad, par le communiqué de la dernière Commission Administrative à Hammamet en avril 2018, estimant que «la pique ou la piqure administrée par la CA de l’UGTT est in fine une bonne chose», en parlant de l’appel au retour aux cours et à livrer les notes des élèves.

  • Une rupture Yaacoubi-Taboubi qui fera concession

«Une résistance anti-Yaacoubi commencerait à se former au sein même de l’UGTT», nous indique notre source, qui ajoute que «ce qui a élargi la rupture avec l’UGTT a été l’organisation d’une Commission administrative sectorielle et des décisions qui contredisent celles de la CA nationale, laquelle est l’instance suprême de l’UGTT, ce qui est une erreur grave selon le règlement interne de l’UGTT», indique notre source. En procédant ainsi, le SG de la Fédération de l’enseignement secondaire remettait en cause la suprématie de la CA nationale et frappe de plein fouet le principe de centrale syndicale. «Il rend, par la même occasion, illégale la CA sectorielle», explique notre source syndicale ayant requis l’anonymat. Mobilisant ainsi contre lui la CA nationale et ses supérieurs de l’UGTT, les élèves, les parents d’élèves et même ses pairs (Vidéo de Yaacoubi dégagé de la Place Med Ali, siège de l’UGTT), Lassaad Yaacoubi pourrait être lui-même contraint à changer son fusil d’épaule et revenir, avec moins de conditions, à la table des négociations, selon les observateurs de la scène syndicale.

Possibilité d’un accord, d’ici la fin de la semaine, qui pourrait être porté par Noureddine Taboubi. Selon nos sources syndicales, l’accord ne serait pas de nature financière, dans le sens où le ministère de l’Education ne donnerait pas à Yaacoubi ce qu’il demande en augmentation salariale, mais peut-être en accédant à deux de ses revendications, comme la pénibilité du métier et la retraite anticipée à 55 ans, et Yaacoubi pourrait accepter de monter à 57 ans ou même 58 ans au lieu des 60 ans actuels. La seconde revendication, à laquelle pourrait céder le ministre de l’Education nationale, pourrait être l’augmentation de certaines primes spécifiques qui n’impacteraient pas la masse salariale, comme l’exigent les bailleurs de fonds, telle que celle de la rentrée scolaire.

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 “Les élèves du secondaire passeront les devoirs de synthèse du second semestre du 14 au 26 mai 2018 dans le cadre de deux semaines bloquées avec suspension des cours “, a souligné jeudi Mondher Dhouib, directeur général de l’enseignement secondaire au ministère de l’éducation.

Dans une déclaration à l’agence TAP, le responsable a précisé que le calendrier des devoirs sera établi avant le 08 mai prochain en coordination entre les directeurs des établissements scolaires et les enseignants tout en évitant de passer plus d’un devoir par jour, et en cas de besoin, ne pas passer plus de deux devoirs par jour. Cette mesure concerne, selon Mondher Dhouib, tous les élèves du secondaire à l’exception des candidats au baccalauréat qui passeront les 9, 10, 11, 14, 15 et 16 mai les épreuves du bac blanc.

La même source a indiqué que les élèves de la neuvième année passeront les 21, 22 et 23 mai 2018 des devoirs de synthèse unifiés au niveau national dans cinq matières qui sont l’expression écrite en langue arabe, le français, les mathématiques, l’anglais et sciences de la vie et de la terre.

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Suspendus depuis mardi 17 avril 2018, les cours ont repris, mercredi matin, dans les collèges et lycées des différentes régions du pays à quelques exceptions près, dans la capitale.
Les enfants ont retrouvé le chemin de l’école suite au mot d’ordre donné aux enseignants par la fédération générale de l’enseignement secondaire.
Cependant plusieurs élèves ont exprimé leur refus de suivre des cours de rattrapage pendant les vacances de la semaine prochaine, a constaté, à Tunis, un journaliste de la TAP. La fédération avait, en effet, proposé au gouvernement de dispenser des cours pendant cette semaine pour rattraper le temps perdu mais exigeait en contrepartie le paiement des jours de grève.
Les élèves du lycée Aicha Bellagha à la rue de Marseille à Tunis ont déserté les cours et se sont rassemblés devant leur établissement pour exprimer leur refus de cette suggestion qui les privera de leur droit aux vacances.
Par ailleurs, quelques élèves se sont rassemblés devant le collège Lénine à Jean Jaurès à Tunis, refusant d’entrer en classe alors que leurs camarades ont rejoint les salles de cours.

L’air préoccupé, plusieurs parents, venus accompagner leurs enfants, ont confié à la TAP qu’ils voulaient s’assurer de la reprise effective des cours.
“Les parents et les élèves sont le maillon faible du système éducatif, personne n’accorde d’intérêt à leurs opinions”, s’est indignée une intervenante, ajoutant que le conflit entre le syndicat et le ministère a, largement, affecté la vie des familles tunisiennes”.
La semaine de vacances est un acquis auquel il ne faut pas toucher, selon deux parentes d’élève, soulignant l’attachement des parents à connaître la moyenne scolaire de leurs enfants qualifiant d'”inconcevable” la décision de retenir les notes.

Des élèves du lycée Bourguiba à Tunis se sont prononcés contre les cours de rattrapage qui vont les priver de se reposer pendant les vacances, affirmant que durant toute la semaine écoulée, ils venaient quotidiennement pour s’assurer de la poursuite du mouvement de protestation observé par les professeurs.
Certains élèves du baccalauréat mathématique ont déclaré à la TAP que la récente grève de l’enseignement a empêché le parachèvement du programme, ce qui rend nécessaire, à leur avis, l’organisation de séances de rattrapage pendant les vacances.
Certains parents sont conscients que la crise entre le syndicat et le ministère n’a pas encore été résolue, estimant qu’il est impératif de revenir sur la décision relative à la retenue des notes

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Le secrétaire général de la fédération de l’enseignement secondaire, Lassad Yaacoubi, a présenté mardi, officiellement, ses excuses aux journalistes après les avoir attaqués lors d’une réunion à Hammamet avec un groupe d’enseignants, les qualifiant de “journalistes de la honte“.

Nous n’avons pas porté atteinte aux journalistes mais lors de cette réunion on a évoqué certains journalistes qui ont insulté les enseignants“, a ajouté Yaacoubi avant la tenue de la réunion des représentants régionaux de la fédération générale de l’enseignement secondaire.

Yaacoubi a signalé avoir examiné avec le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) le communiqué publié lundi par le syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), précisant que la fédération générale de l’enseignement secondaire adressera son message au syndicat des journalistes.

Yaacoubi a hautement salué les efforts des journalistes compétents qui ont fait preuve de professionnalisme dans la couverture de la grève des enseignants.

Un journalisme libre, intègre et professionnel sera une des principales garanties pour l’avenir de la Tunisie, a encore affirmé la même source.

Avant la déclaration de Yaacoubi, des enseignants rassemblés à la place Mohamed Ali devant le siège de l’UGTT ont agressé verbalement une journaliste de la chaine El Hiwar Ettounsi, l’appelant à quitter les lieux et accusant la chaine de manque d’objectivité dans la couverture médiatique de la crise de l’enseignement secondaire.

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«Alors maintenant, tu vas me rendre le pognon que tu me dois. Ça y est, bientôt si Dieu le veut. Non, t’inquiète pas, Dieu, il veut, tout le monde veut. Y a que toi qui veux pas.» C’est l’une des plus célèbres répliques du film français sorti en 1997, «La vérité si je mens», qui connut un franc succès et fut joué en deux épisodes.

Avec les deux derniers rebondissements, entre la nuit de lundi et le matin du mardi, de Lassaad Yaacoubi et de Noureddine Taboubi, on se croirait dans «La vérité si je mens 3», tant les deux syndicalistes tenteraient de prendre toute la scène politique pour des… plus idiots qu’ils ne sont !

C’est désormais consommé : les profs d’enseignement secondaire ne reprendront pas les cours et ne livreront pas les notes, sous conditions d’augmentations de 560 MDT, sans compter le coût de leur revendication pour classer l’enseignement comme un métier pénible. C’est pourtant un métier où on est payé entre 1.300 et 1500 DT par mois, hors cours supplémentaires et pour 6 mois de travail, sans compter les jours fériés, les fêtes nationales et autres congés scolaires, d’automne, d’hiver et de printemps.

  • La joie de courte durée de Chahed et des parents

Parents et gouvernement avaient applaudi la décision du CA de l’UGTT hier lundi 23 avril à Hammamet, et le chef du gouvernement s’en était même félicité sur sa page personnelle sur les réseaux sociaux, lorsque le CA de l’UGTT décidait d’appeler à la reprise des cours. Cela, au bout d’une dissertation d’insultes à la presse que l’UGTT accuse de diaboliser des enseignants qui prennent des millions d’élèves en otage, comme autant de boucliers humains, pour quelques Dinars de plus et non sans avoir au passage chargé le gouvernement de tous les maux sociaux et économiques du pays. Les soupirs de soulagement furent de courte durée !

D’apparence contre l’avis de son patron Noureddine Taboubi, Lassaad Yaacoubi, chef de la fédération générale de l’enseignement secondaire, appelle dès la soirée du même jour à la poursuite de la suspension des cours et la retenue des notes dans l’attente des décisions de la rencontre des régions (entre les secrétaires généraux des syndicats régionaux), prévue ce mardi 24 avril 2018, et qui ne devrait pas déroger aux ordres du chef Yaacoubi.

Avec la tournure des choses et l’ardeur qu’ils mettaient, Yaacoubi comme Taboubi, à arriver à leurs fins, financière pour le 1er et politique pour le 2ème, il n’est désormais pas exclu de penser que tout cela n’était qu’un manège réglé par les deux parties. Beaucoup d’observateurs de la scène politique et de connaisseurs de la scène syndicale n’excluent pas que SG de l’Union et SG de la Fédération se seraient répartis les rôles dans une scène qui permettrait à Taboubi de faire bonne figure d’un syndicaliste qui met l’intérêt de l’Etat au-dessus de celui de l’Organisation, sans pour autant condamner les chances de l’autre d’arriver à ses fins salariales.

  • Et si c’était simplement un jeu de rôles ?

Tous les deux en effet connaissent très bien le règlement intérieur de l’UGTT qui fait que «les décisions sectorielles sont indépendantes et émanent des commissions administratives sectorielles», comme l’a précisé Néjib Sellami, secrétaire général adjoint de la fédération à l’agence Tap. Noureddine Taboubi et tout son BE étaient donc à l’aise pour demander le retour aux classes, car ils savaient pertinemment que Lassaad Yaacoubi ne répondra jamais à leur demande.

En attendant, une séance de travail était prévue cet après-midi du mardi 24 avril 2018, au siège du ministère des Finances, entre le secrétaire général de l’UGTT, des membres du bureau exécutif de l’union et des représentants du gouvernement.

Il n’est pas non plus exclu que même cette réunion ait été déjà prévue dans un éventuel plan de résolution de crise où tout le monde garde la face, qui pourrait avoir fait l’objet de la dernière réunion de Noureddine Taboubi avec le chef de l’Etat, Béji Caïed Essebssi. Autrement, on serait en droit de savoir comment le ministère des Finances pourrait-il s’aventurer à négocier des augmentations salariales, seule porte de sortie, même en partie, avec le syndicat des enseignants, que le chef du gouvernement a publiquement refusées ? Comment pourrait-il négocier un compromis financier, alors qu’il connait parfaitement le contenu de l’engagement écrit, donné par le gouvernement, le ministre des Finances Ridha Chalghoum et le Gouverneur de la BCT, à l’unique bailleur de fonds du GUN, qu’est le FMI ?

  • Mastouri Gammoudi. L’homme invisible aux aguets

Tous savent que le Budget est incapable d’ajouter un seul dinar supplémentaire en salaire, au risque de voir le FMI arrêter ses revues économique et mettre fin au programme d’aide financière à la Tunisie. Et que dirait Youssef Chahed, depuis lundi à l’Union Européenne à la recherche de probables garanties pour une sortie pas trop coûteuse sur les marchés internationaux de la dette ?

Qui arrêterait ensuite l’autre alter-ego de Yaacoubi, un certain Mastouri Gammoudi  qui dirige le syndicat des enseignants du Primaire ? On l’avait presqu’oublié depuis 2017. Mais il est toujours aux aguets, dans l’attente des résultats de son idole Yaacoubi et qui menace déjà de deux journées de grève dans les écoles primaires et qui pourrait, lui aussi, décréter la rétention des carnets de note de fin d’année pour les mêmes raisons d’augmentations salariales ? Le 1er qui recule, tombera !

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La fédération générale de l’enseignement secondaire a appelé à la poursuite de la suspension des cours et la retenue des notes dans l’attente des décisions de la rencontre des régions (entre les secrétaires généraux des syndicats régionaux), prévue ce mardi 24 avril 2018, a déclaré à la TAP Néjib Sellami, secrétaire général adjoint de la fédération.

Les décisions sectorielles sont indépendantes et émanent des commissions administratives sectorielles“, a précisé la même source avant le démarrage de la réunion au siège de l’UGTT.

Un appel a été lancé aux enseignants afin de poursuivre l’arrêt des cours dans l’attente des décisions issues des concertations avec les secrétaires généraux des syndicats régionaux, a-t-il dit.
La fédération générale de l’enseignement secondaire s’attache aux négociations sérieuses pour répondre aux revendications des enseignants, a-t-il encore souligné.

Une séance de travail est prévue cet après-midi au siège du ministère des Finances entre le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi, des membres du bureau exécutif de l’union et des représentants du gouvernement, a rappelé Sellami.

Le conflit entre la fédération générale de l’enseignement secondaire et le bureau exécutif de la commission administrative nationale de l’union est interne et sera examiné dans le cadre du régime interne de la centrale syndicale, a-t-il noté.

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Le secrétaire général de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), Noureddine Tabboubi, a souligné lundi 23 avril 2018 que les réformes ne seront pas réalisées au détriment de la classe ouvrière.

La centrale syndicale est disposée à poursuivre son militantisme malgré l’intensité de la crise, a notamment affirmé Tabboubi à l’ouverture des travaux de la commission administrative tenue à Hammamet.

L’UGTT est consciente des difficultés à surmonter, a encore dit la même source dans une déclaration aux médias.

Un peu plus tôt dans la matinée, le porte-parole de l’UGTT, Sami Tahri, avait indiqué avant le démarrage des travaux de la commission que les efforts seront déployés pour instaurer le dialogue et trouver une issue favorable à la crise dont celle de l’enseignement secondaire. “La commission administrative de l’Union générale tunisienne du travail sera probablement décisive. Elle pourra ouvrir les portes du dialogue mais n’accentuera pas la crise comme le pensent certains“, a-t-il affirmé.

La commission examinera plusieurs dossiers importants et aboutira à la mise en place d’un plan clair et un discours cohérent, a-t-il encore signalé.

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Le secrétaire général de l’union générale tunisienne du travail (UGTT), Nourredine Taboubi, a présidé, jeudi, l’ouverture du 24e congrès ordinaire de l’union régionale du travail à Gabès qui se tient sous le signe “Unité syndicale, justice sociale” en présence de membres du bureau exécutif de l’organisation syndicale et d’un grand nombre de syndicalistes de la région de Gabès et autres gouvernorats.

Taboubi a évoqué, dans l’allocution qu’il a prononcée à cette occasion le dossier de l’éducation et les efforts que l’UGTT déploie pour trouver une solution à la crise que connait le secteur de l’enseignement secondaire, affirmant qu’il n’y aura pas d’année blanche et que l’UGTT s’engage à faire réussir l’année scolaire “coûte que coûte“.

Il a ajouté que l’organisation syndicale fait confiance aux éducateurs et se tiendra toujours à leurs côtés, affirmant son engagement à trouver des solutions radicales qui préservent leur dignité et son refus de toutes les tentatives visant à diaboliser l’éducateur et à monter les élèves et le peuple tunisien contre lui.
Le responsable syndical a ajouté que l’Union représente une “force constructive et une dynamique positive et non pas une force destructrice comme s’attèlent certains à le faire croire“.

Il existe, a-t-il dit, “de grandes divergences sur les orientations fondamentales du pays“, soulignant que l’Union était claire dans sa position lorsqu’il s’est avéré nécessaire d’injecter du sang neuf dans l’équipe gouvernementale.

Taboubi a, d’autre part, déclaré que le pays a, aujourd’hui, besoin de nouveaux responsables qui sont capables de dire la vérité au peuple, estimant que les salariés et les travailleurs manuels subissent les conséquences des décisions douloureuses prises par le gouvernement, estimant qu’il était plus judicieux de prendre des mesures pour renforcer la lutte contre la contrebande.

Il a exprimé la volonté de l’UGTT de réformer les entreprises publiques et d’accroître leur compétitivité, soulignant que la cession du secteur public est une ligne rouge, appelant à la nécessité d’examiner la situation de ces institutions au cas par cas pour trouver des solutions efficaces à même de résoudre les problèmes auxquels elles sont confrontées.

Le 24ème congrès de l’union régionale du Travail à Gabès se tient dans une conjoncture marquée selon les syndicalistes de la région par une multiplicité des dossiers brûlants dans la région qui nécessitent une intervention rapide. Il s’agit, notamment, des dossiers de l’environnement, de la santé, de l’infrastructure, du chômage et du manque flagrant de médecins spécialistes, outre les projets non réalisés.

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Troisième jour de grève ouverte dans l’enseignement secondaire, et c’est toujours le silence de mort du côté du chef du gouvernement, Youssef Chahed. Pas un mot sur cette affaire qui engage, qu’il me pardonne de le lui rappeler, l’avenir de toute une nation. Pas un mot pour tenter de secouer des syndicats enivrés par leurs victoires du passé – autant de défaites pour les finances du pays, pour la transition économique en cours – et la place démesurée de leur centrale, l’UGTT, sur l’échiquier politique, au point de parler plus fort, et même de menacer ouvertement, les deux têtes de l’exécutif. Pas un mot pour tenter de consoler des parents d’élèves déboussolés, que cette ambiance de vacances avant l’heure à la maison et dans les rues désarçonne et terrorise. Des élèves à qui on ne peut même plus imposer la moindre petite corvée scolaire puisque dans leurs têtes, et on les comprend, l’année scolaire est morte et enterrée par leurs professeurs. Le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi, nous avait parlé de l’année blanche comme d’une ligne rouge – encore une ! – qu’il ne tolérerait pas et qu’il va sauver l’année scolaire. Au train où vont les choses, il nous est impossible de croire aux promesses d’un Taboubi qui lui-même a l’air complètement largué, dépassé par les événements et incapable de tenir ses troupes. A moins que tout cela finisse par une capitulation du gouvernement. Ce ne serait pas la première fois…

La politique du “donner, sacrifier, pour s’acheter une paix sociale“, c’est la mère de tous les pépins de la Tunisie post-révolutionnaire. Cette étrange maxime, laquelle d’ailleurs n’a jamais fait ses preuves, n’est pas le fait de Chahed, elle a commencé du temps où son mentor, le président de la République, Béji Caïd Essebsi, avait la charge de chef de gouvernement en 2011, dans un pays fortement bringuebalé par le brusque départ du dictateur. En 2016 BCE a invité à sa table la centrale syndicale pour dessiner l’avenir du pays après Habib Essid – le fameux Pacte de Carthage -, elle ne l’a jamais quittée. Et l’actuel chef du gouvernement est en train de se farcir cette situation ubuesque et unique à l’échelle de la planète. Encore une spécificité tunisienne qui coûte très cher !

Mauvais réflexes et pédagogie mortifère

Bon, il faut aussi admettre que Chahed a forcé le trait, dans le sens acheter la paix sociale. Après tout rien ne l’obligeait à sacrifier son brillant et sémillant ministre de l’Education, Néji Jalloul, dont le seul tort a été de bousculer et tenter de réformer un secteur auquel personne n’a osé s’attaquer ces dernières années. Et quand Jalloul a commencé à donner le tournis aux enseignants avec des décisions qu’ils ont vécues dans leur chair (interdiction des cours sups dans les garages et les arrière-cours, exigence d’assiduité, des activités parascolaires pour faire autre chose qu’assommer les élèves avec des cours, etc.), ils ont oublié toutes leurs doléances pour se focaliser sur une seule : La tête de Jalloul. Et si Hatem Ben Salem ne bouge pas une oreille en ce moment, c’est justement pour s’éviter le sort de son éphémère prédécesseur.

S’il suffisait de donner pour avoir la paix, les instituteurs n’auraient pas l’outrecuidance de revenir avec une liste de demandes longue comme le bras et une grève de deux jours, après tout ce qu’ils ont obtenu ! Des avantages d’ailleurs qui nous valent le coup de sang et la fuite en avant de leurs collègues du secondaire. Et oui, les compères de Lassaad Yacoubi veulent les mêmes choses que les instits, exactement (départ à la retraite à 55 balais, primes et autres joyeusetés), pour commencer, car on est au moins sûr de deux choses : Ils auront tout ou partie de ce qu’ils demandent, puis reviendront dans quelques mois, quelques années tout au plus, pour d’autres requêtes encore plus farfelues… encore et encore. Comme les autres, tous les autres. Et de l’autre côté les bailleurs de fonds, le FMI en tête, ahuris face aux déficits et dépenses publics exponentiels, s’impatientent et appellent à la raison, la dernière étape avant les vérités crues qui se paient cher sur le marché de la dette, avant un lâchage en rase campagne qui sonnerait le glas d’une Tunisie pour laquelle aucune des thérapies de ces 7 dernières années ne fonctionne jusqu’ici. Mais ça l’UGTT s’en moque éperdument…

Quant au tableau en termes de pédagogie pour des élèves qui sont en train de voir leurs profs, leurs modèles supposés, se livrer à cet odieux chantage, il est tout simplement mortifère pour un pays qui ne manque pas d’ennuis. Les élèves sont en train d’absorber tout ça, d’en apprendre, d’admirer même. Eux aussi vont prendre tout ça comme exemple, comme la voie royale pour arracher quelque chose à un Etat obtus et qui sabre les droits de ses enfants. Eux aussi reviendront dans quelques années pour poser les mêmes problèmes au pays, voire plus. Qui ose encore dire que Yacoubi et sa bande ne sont pas en train de commettre un crime contre la nation ?! Qu’ils ne sont pas en train de tuer l’avenir du pays ?!

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L’association Tunisienne des Parents et des Elèves (ATUPE) appelle lundi, dans un communiqué, tous les parents à se mobiliser et à accompagner leurs enfants à leurs collèges et lycées le mardi 17 Avril 2018 à partir de 8h du matin pour manifester leur mécontentement et leur colère au cas où la fédération de l’enseignement secondaire relevant de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) maintient sa décision d’observer, à partir de cette date, une grève ouverte et d’interrompre les cours.
L’association appelle également les parents à s’impliquer davantage pour sauver l’école publique qui agonise, selon le communiqué signé par le président de l’association Ridha Zahrouni.

D’après la même source, l’association informe l’opinion publique qu’elle compte poursuivre en justice tous ceux qui ont causé la perturbation des cours et qui sont à l’origine des préjudices subis à cause de la privation des élèves de leurs droits à une éducation stable et de qualité, et ce conformément au statut de l’Association et des dispositions de la Constitution tunisienne, de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant.

L’association Tunisienne des Parents et des Elèves exprime ses vives appréhensions de la façon dont les acteurs concernés traitent la crise que vit l’école depuis des mois et à plusieurs reprises.
Une situation caractérisée par la prise en otage de nos enfants et de leurs parents et de la société toute entière une fois de plus, dans un conflit qui ne les concerne ni de près ni de loin alors que nous sommes à peu de semaines des examens de la fin de l’année, notamment le baccalauréat et la fin de la phase des études préparatoires (le neuvième)“, ajoute le communiqué.

L’Association se dit consternée devant la poursuite de l’inaction non expliquée des garants des droits de l’enfant en Tunisie et des décideurs ainsi que de l’indifférence des parties influentes.
Une situation que l’Association considère catastrophique compte tenu de ses conséquences graves sur le moral de nos enfants et de leurs parents, sur les résultats scolaires et sur l’intérêt national, et qui contrairement à ce qui est affirmé, est loin de servir la cause de l’école publique, de plus en plus désertée par les familles et la société tunisienne“, souligne l’association.

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A la veille du gel des cours dans tous les collèges et lycées du pays, décrété par le Syndicat de l’enseignement secondaire, son secrétaire général adjoint, Morched Driss, est passé sur Express Fm ce matin du lundi 16 avril 2018 pour faire le point sur la situation.

«Le gouvernement et le ministère de l’Education cherchent à compliquer davantage les choses et à gagner du temps. Ils restent sourds aux revendications légitimes du secteur et puisque nous refusons d’en arriver à une année blanche, nous avons pris cette décision» a indiqué Driss, qui réfute l’argument selon lequel les enseignants n’ont que des demandes financières. «Nos revendications sont avant tout financières, certes. Avec l’affaissement du pouvoir d’achat des Tunisiens, il est normal d’exiger une rémunération décente mais nous ne nous limitons pas à ça. Nous exigeons aussi de revoir l’âge du départ à la retraite dans la mesure où le métier que nous faisons est épuisant et enfin nous demandons que la situation générale du secteur et de l’école tunisienne soit passée à la loupe» a-t-il indiqué.

«Nous sommes des parents avant tout et nous allons tout faire pour que l’année scolaire et les examens nationaux aillent à leur terme, quoique ça nous coûte. C’est le gouvernement qui oeuvre pour une année blanche, ce gouvernement qui est prêt à tout cramer pour les beaux yeux de Christine Lagarde qui contrôle réellement la situation économique du pays. Nous avons pris la décision de suspendre les cours à partir de demain pour forcer le gouvernement à entamer des pourparlers sérieux, ce qu’il refuse jusqu’ici. Que voulez-vous qu’on fasse ? Qu’on arbore un brassard rouge par exemple, pourquoi ? Nous sommes au Japon ? » a asséné le secrétaire général adjoint du Syndicat de l’enseignement secondaire.

«Il est évident, et l’explosion des écoles privées le démontre, que les gouvernements qui se sont relayés ont une réelle volonté d’en finir avec le secteur public, dans la droite ligne des recommandations du FMI. Le ministre, qui a menacé de suspendre les salaires de 61.000 enseignants, va affamer 61.000 familles alors que ces professeurs font leurs cours, leurs examens et les corrigent, et rendent leurs notes aux élèves» a conclu Driss.

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Le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Noureddine Taboubi, a annoncé qu’il ne sera pas présent aux travaux de la commission des jeunes, des affaires sociales, de l’éducation et des recherches scientifiques à l’ARP. Taboubi y était très attendu en raison de l’impasse dans laquelle sont les négociations entre le ministre de l’Education et les enseignants du secondaire suite à la confiscation des notes des élèves…

Le leader de la centrale syndicale précisé dans une déclaration accordée ce lundi 2 avril 2018 à Shems fm qu’il va participer aux travaux de la Commission en charge de l’élaboration du document contenant les priorités en rapport avec le Pacte de Carthage.

Il a appelé les différentes parties à éviter de semer le chaos et à ne pas amplifier l’affaire relative à la rétention des notes.

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Le président de l’Instance nationale de protection des données personnelles (INPDP), Chawki Gaddes, a déclaré, jeudi à la TAP, que l’ordre du jour de la réunion du conseil de l’instance prévue, demain, comporte l’examen de la légalité de la mesure de blocage des notes décidée par la fédération générale de l’enseignement secondaire.

Gaddes a précisé que l’examen de cette question s’inscrit dans le cadre des prérogatives de l’INPDP qui veille sur la protection des données personnelles, faisant savoir que les notes des examens sont considérées comme étant des données personnelles et sont, de ce fait, soumises à l’article 24 de la Constitution qui oblige l’Etat à les protéger.

Gaddes a ajouté que la loi numéro 63 de l’année 2004 relative à la protection des données personnelles stipule la garantie de l’accès aux données personnelles, estimant que la moyenne des notes est une donnée personnelle qui ne peut être calculée et remise aux élèves que par l’intermédiaire de l’administration des établissements éducatifs.

Il a rappelé que l’INPDP a rejeté plusieurs procédures, dont la dernière en date celle du projet de loi relatif à la mise en place d’une carte d’identité biométrique présenté par le ministère de l’Intérieur.

L’orateur a fait savoir que l’instance a reçu, aujourd’hui, la première plainte déposée par un parent d’élève contre la décision relative au blocage des notes, indiquant que l’INPDP transmettra un dossier au ministère public en cas de réception de plaintes supplémentaires.

Interprétant l’article 93 de la loi n° 63 de 2004 relative à la protection des données personnelles, le président de l’INPDP a déclaré que toute personne qui restreint ou refuse le droit d’accès à l’information est punie de trois mois d’emprisonnement et d’une amende de trois mille dinars.

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Quand le ministre de l’Education nationale, Hatem Ben Salem, déclare que «la confiscation des notes est inadmissible !” que “c’est une ligne rouge” et” que c’est une chose impossible“, peut-on en déduire que le gouvernement et son chef, comme cela a été annoncé pour le phosphate, sont prêts à utiliser la manière forte ? Rien à ce stade ne permet d’en donner l’assurance, au regard surtout de l’ampleur de la tâche (des milliers d’enseignants récalcitrants, contre une poignée de protestataires à la CPG) et surtout de la partie qui fait ferraille contre Ben Salem et Youssef Chahed : l’UGTT.

Le ministre de l’Education nationale a ajouté, dans l’émission «Café turc» dimanche 4 mars 2018 dans la soirée à la Télévision nationale : “Je répète, le refus de rendre les notes est un acte inacceptable. Les notes ont été communiquées aux élèves, me dit-on. Ce n’est pas possible ! Les notes doivent-être remises à l’administration, un conseil de classe doit se réunir, et des bulletins de notes doivent être édités. On négocie avec tout, sauf avec l’intérêt des élèves». Sauf qu’aux dernières nouvelles, dans la même journée de dimanche, le secrétaire général de la Fédération de l’enseignement secondaire, Lassâad Yaâcoubi, a martelé sur Mosaïque FM que les enseignants persistent dans le blocage des notes, que la grève de ce 28 mars est maintenue et qu’ils sont prêts à envisager d’autres formes de protestation si les désaccords avec le ministère de tutelle demeurent. Alors, qui a dit au ministre que les élèves ont pris connaissance de leurs notes ?

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La crise entre le ministère de l’Education et la fédération générale de l’enseignement secondaire est en passe d’être résolue et les élèves pourront recevoir leurs bulletins de notes, ont souligné, vendredi, Mohamed Ben Ali Oueslati, chef de cabinet du ministre de l’éducation et Sami Tahri, secrétaire général adjoint de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) chargé de l’information.
Joints au téléphone par la TAP, les deux responsables ont assuré que le spectre de l’année blanche a été écarté.
Le chef de cabinet du ministre de l’éducation a souligné que les négociations se poursuivent pour résoudre les questions en suspens.
Pour sa part, le secrétaire général adjoint de l’UGTT a fait part de son souhait de voir les négociations avec le ministère aboutir à des résultats concrets, indiquant que l’absence de réactivité de la part du ministère aux revendications des enseignants est à l’origine du retard accusé dans l’envoi des bulletins aux élèves.
A noter que la commission administrative de l’enseignement secondaire a décidé le 27 février dernier de poursuivre son mouvement de protestation et de ne pas remettre les notes du second semestre à l’administration.
Elle a, également, décidé d’organiser un rassemblement le 22 mars en cours devant le ministère de l’éducation et d’observer une grève générale le 28 mars 2018.
Ces décisions ont été fortement dénoncées par des associations de la société civile représentant les parents et les élèves.

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