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La couche d’ozone est en voie de guérison grâce aux mesures prises dans le cadre du Protocole de Montréal, une bonne nouvelle pour la planète, selon une nouvelle évaluation scientifique publiée lundi.

Des experts mondiaux des sciences de l’atmosphère, en coordination avec l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (ONU), ont pu confirmer que les mesures prises dans le cadre du Protocole de Montréal ont été bénéfiques.

Les preuves présentées par les auteurs de l’évaluation montrent que la couche d’ozone dans certaines parties de la stratosphère s’est rétablie à un rythme de 1 à 3% par décennie depuis 2000. Selon les projections, l’ozone de l’hémisphère nord et des latitudes moyennes devrait se régénérer complètement d’ici 2030, suivi par l’hémisphère sud dans les années 2050 et par les régions polaires d’ici 2060. La couche d’ozone protège la vie sur terre des effets nocifs des rayons ultraviolets du soleil.

Geir Braathen, expert scientifique à l’OMM rappelle, dans un entretien à ONU Info, que le Protocole de Montréal sur la couche d’ozone a été signé en 1987. Il a été renforcé à plusieurs reprises grâce à des amendements et en 2015, 197 pays étaient signataires du protocole de Montréal, lui permettant ainsi d’être le premier protocole environnemental à atteindre la ratification universelle, a-t-il ajouté.

C’est la raison pour laquelle le Protocole de Montréal est l’un des accords multilatéraux les plus réussis de l’histoire – Erik Solheim, Directeur exécutif du PNUE

« C’est la raison pour laquelle le Protocole de Montréal est l’un des accords multilatéraux les plus réussis de l’histoire », a déclaré Erik Solheim, Directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE). « Le mélange judicieux de science faisant autorité et d’action collaborative qui définit le Protocole depuis plus de 30 ans et qui devait guérir notre couche d’ozone est précisément la raison pour laquelle l’amendement de Kigali est si prometteur pour l’action climatique à l’avenir ».
Mettre en oeuvre l’amendement de Kigali

L’amendement de Kigali, qui devrait entrer en vigueur le 1er janvier 2019, prévoit de réduire considérablement l’utilisation future de puissants gaz à effet de serre dans les réfrigérateurs, les climatiseurs et les produits connexes. Les pays qui ont ratifié l’amendement de Kigali se sont engagés à réduire de plus de 80% la production et la consommation projetées de ces gaz, appelés hydrofluorocarbures (HFC). Jusqu’à présent, 58 parties l’ont fait.

Les auteurs de l’évaluation ont estimé que le monde pouvait éviter jusqu’à 0,4 degré Celsius de réchauffement planétaire au cours de ce siècle en mettant en œuvre l’amendement de Kigali, affirmant ainsi qu’il était essentiel de maintenir la hausse de la température mondiale sous la barre des 2 degrés Celsius.

« Ces nouveaux résultats d’évaluation soulignent l’importance d’une surveillance continue à long terme des HFC dans l’atmosphère lorsque l’amendement de Kigali commence à être appliqué », a déclaré David Fahey, co-président du groupe d’évaluation scientifique du Protocole de Montréal. Une conformité totale réduirait le réchauffement climatique futur dû aux HFC d’environ 50% d’ici 2050 par rapport à un scénario sans contrôle des HFC.

« Les gaz qui détruisent la couche d’ozone sont aussi des gaz à effet de serre. Réduire et éliminer les émissions de gaz qui détruisent l’ozone est donc bénéfique aussi pour le climat », a précisé Geir Braathen.

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Près de trois villes sur cinq dans le monde, comptant au moins 500.000 habitants, sont exposées à un risque élevé de catastrophe naturelle, met en garde le Département des affaires économiques et sociales des Nations Unies (DESA) dans son dernier rapport intitulé « Les villes du monde en 2018 ». Ensemble, ces villes abritent 1,4 milliard de personnes, soit environ un tiers de la population urbaine mondiale.

Publié à l’occasion de la Journée mondiale des villes, le 31 octobre, le rapport révèle que 679 des 1.146 villes d’au moins un demi-million d’habitants sont vulnérables aux cyclones, inondations, sécheresses, tremblements de terre, glissements de terrain ou éruptions volcaniques – ou à une combinaison de celles-ci.

Certaines grandes villes sont exposées à quatre ou cinq types de catastrophes naturelles. Cela inclut des grands centres urbains tels que Manille, Tokyo, Santiago et Guatemala-City, respectivement capitales des Philippines, du Japon, du Chili et du Guatemala.

Les mégapoles de plus de 10 millions d’habitants sont plus exposées, et seules trois d’entre elles – Moscou (Fédération de Russie), Le Caire (Égypte) et Kinshasa (République démocratique du Congo) sont considérées comme étant peu ou pas exposées aux six types des catastrophes analysées par l’étude.

« Les zones urbaines produisent environ 70 à 80% de la production économique mondiale et abritent 55% de notre population », a déclaré Danan Gu, principal auteur de l’étude au DESA. « Une telle concentration de population et d’activité économique signifie que les catastrophes naturelles pourraient être potentiellement plus coûteuses et plus meurtrières si elles frappaient les villes ».

« Pourtant, nous n’en savons toujours pas assez sur l’exposition des populations urbaines du monde aux risques naturels, à la dégradation de l’environnement et au changement climatique », a-t-il ajouté. « Avec cette étude, nous avons essayé d’en savoir plus sur la vulnérabilité des villes aux catastrophes naturelles, notamment à la mortalité et aux pertes économiques ».

Cette année, le thème de la Journée mondiale « Construire des villes durables et résilientes » souligne la nécessité pour les villes de pouvoir absorber l’impact des aléas, protéger et préserver la vie humaine et limiter les dommages et la destruction tout en continuant à fournir l’infrastructure et les services après une crise.
1,3 million de personnes tuées en 20 ans

Un rapport récent du Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNISDR) a révélé que les catastrophes naturelles avaient tué 1,3 million de personnes au cours des 20 dernières années et laissé 4,4 milliards de personnes supplémentaires blessées, sans abri ou nécessitant une aide d’urgence.

« Cela met l’accent sur la nécessité de […] veiller à réduire les émissions de gaz à effet de serre », a déclaré Ricardo Mena, responsable du soutien et du suivi de la mise en œuvre du cadre de Sendai à l’UNISDR.

« Une meilleure préparation, une bonne gouvernance et de bonnes infrastructures sont également des étapes cruciales pour réduire le risque de pertes de vies humaines et de pertes économiques dans les villes », a ajouté Danan Gu, de DESA.

Selon le rapport de l’UNISDR, au cours des 20 dernières années, seul un territoire officiellement à revenu élevé – Porto Rico – figurait dans un tableau de classement des 10 principales pertes économiques en pourcentage du produit intérieur brut (PIB).

L’étude du DESA a révélé que, si les villes des pays en développement sont relativement moins exposées aux pertes économiques résultant des catastrophes naturelles, elles sont plus susceptibles d’être situées dans des zones à risque de mortalité élevé.

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Le Gouvernorat de Tozeur sera au centre d’un projet pilote qui vise à en faire un gouvernorat ami de l’environnement, à travers un plan de réduction de la consommation énergétique de plus de 20% dans le secteur de l’habitat.
Le coup d’envoi officiel du projet sera donné vendredi, à Tozeur. La demi-journée de travail qui se tiendra, à cette occasion, accueillera environ 150 représentants des différentes structures centrales et régionales concernées. Elle aura pour objectif de fournir un espace d’information aux différents acteurs du domaine de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables.
Les participants seront informés à propos des mesures que le gouvernement est en train d’adopter au niveau national pour développer l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables. Les plans d’action dans ce domaine et les spécificités du gouvernorat de Tozeur seront mis en évidence, ainsi que les expériences internationales les plus réussies dans la mise en œuvre de plans régionaux pour le développement de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables.

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Près de 93% des enfants âgés de moins de 15 ans dans le monde, soit 1,8 milliard d’enfants, respirent chaque jour un air tellement pollué qu’il menace gravement leur santé et leur développement, selon un nouveau rapport publié lundi à Genève par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

« La pollution de l’air est l’une des principales menaces à la santé des enfants, représentant près d’un décès sur 10 chez les enfants de moins de cinq ans », a déploré l’OMS en marge de sa toute première Conférence mondiale sur la pollution de l’air et la santé.

L’OMS attribue cette menace à l’exposition aux particules fines contenus dans l’air ambiant supérieures aux recommandations de l’OMS concernant la qualité de l’air.

Près de 630 millions d’enfants de moins de 5 ans et 1,8 milliard d’enfants de moins de 15 ans sont exposés à ces particules fines.

L’étude estime également qu’en 2016, 600.000 enfants sont morts d’infections aiguës des voies respiratoires inférieures causées par les effets conjugués de la pollution atmosphérique ambiante et domestique.

Selon l’OMS, la pollution de l’air est l’une des principales menaces à la santé des enfants, représentant près d’un décès sur 10 chez les enfants de moins de cinq ans.

Dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire, la pollution de l’air par les ménages due à la cuisson et celle de l’air ambiant (extérieur) sont, ensemble, à l’origine de plus de 50% des d’infections aiguës des voies respiratoires inférieures chez les enfants de moins de 5 ans.

Pour l’OMS, 98% des enfants de moins de 5 ans sont exposés à des niveaux de particules fines présentes dans l’air ambiant supérieurs aux recommandations de l’OMS concernant la qualité de l’air.

En comparaison, dans les pays à revenu élevé, 52% des enfants de moins de 5 ans sont exposés à des niveaux supérieurs aux recommandations de l’OMS pour la qualité de l’air.
« C’est inexcusable que l’air pollué empoisonne la vie de millions d’enfants », selon Dr. Tedros

Plus de 40% de la population mondiale – ce qui comprend un milliard d’enfants âgés de moins de 15 ans – est exposée à des niveaux élevés de pollution de l’air par les ménages, principalement en cuisinant avec des technologies et des combustibles polluants.

Or, selon l’OMS, les enfants, qui ont été exposés à des niveaux élevés de pollution atmosphérique, risquent davantage de souffrir plus tard dans la vie de maladies chroniques telles que les maladies cardiovasculaires.

« L’air pollué empoisonne la vie de millions d’enfants et ruine leurs vies », a déclaré le Directeur général de l’OMS. « C’est inexcusable. Chaque enfant devrait pouvoir respirer de l’air pur pour pouvoir grandir et s’épanouir pleinement ».

Ce rapport de l’OMS également que lorsque les femmes enceintes sont exposées à un air pollué, elles risquent davantage d’accoucher prématurément et ont de petits enfants de faible poids à la naissance.

La pollution atmosphérique a également un impact sur le développement neurologique et la capacité cognitive infantile et peut déclencher l’asthme et le cancer chez l’enfant.

Selon cette agence onusienne, l’une des raisons pour lesquelles les enfants sont particulièrement vulnérables aux effets de la pollution atmosphérique est qu’ils respirent plus rapidement que les adultes et absorbent ainsi plus de polluants.

« Ils vivent également plus près du sol, où certains polluants atteignent des concentrations maximales – à un moment où leur cerveau et leur corps se développent encore », fait remarquer l’OMS.

En outre, les nouveau-nés et les jeunes enfants sont également plus exposés à la pollution atmosphérique dans les foyers qui utilisent régulièrement des combustibles et des technologies polluantes pour la cuisson, le chauffage et l’éclairage.

« La pollution atmosphérique retarde le développement du cerveau de nos enfants et affecte leur santé de plus de manières que nous ne le pensions », a déclaré Dr Maria Neira, Directrice du Département Santé publique, déterminants sociaux et environnementaux de la santé de l’OMS.
Des choix de vie au niveau individuel à la mise en œuvre de politiques visant à réduire la pollution de l’air

Il existe toutefois plusieurs moyens simples pour réduire les émissions de polluants dangereux, selon l’OMS .

L’OMS recommande que les écoles et les terrains de jeux se situent à l’écart des principales sources de pollution atmosphérique, telles que les routes encombrées, les usines et les centrales électriques.

A cet égard, la Directrice du Département Santé publique de l’OMS soutient la mise en œuvre de mesures de protection sanitaire, telles que l’accélération du passage aux combustibles, technologies de cuisson et de chauffage propres, la promotion de l’utilisation de moyens de transport plus propres, d’un plan d’aménagement urbain et la construction de logements à haut rendement énergétique.

« Nous préparons le terrain pour une production d’électricité à faibles émissions, des technologies industrielles plus propres, plus sûres et une meilleure gestion des déchets municipaux », a ajouté Dr Maria Neira.

Parmi les mesures à prendre pour minimiser l’exposition des enfants à l’air pollué, l’OMS recommande que les écoles et les terrains de jeux se situent à l’écart des principales sources de pollution atmosphérique, telles que les routes encombrées, les usines et les centrales électriques.

L’OMS plaide également pour l’élaboration et la mise en œuvre de politiques visant à réduire la pollution de l’air. « Tous les pays devraient s’efforcer de respecter les directives de l’OMS pour la qualité de l’air dans le monde afin d’améliorer la santé et la sécurité des enfants », souligne l’agence onusienne basée à Genève.

Pour y parvenir, les gouvernements devraient adopter des mesures telles que la réduction de la dépendance excessive à l’égard des combustibles fossiles dans l’offre mondiale d’énergie, l’investissement dans l’amélioration de l’efficacité énergétique et la promotion de l’utilisation des sources d’énergie renouvelables.

Une meilleure gestion des déchets peut réduire la quantité de déchets brûlés au sein des communautés et, partant, réduire la « pollution atmosphérique communautaire ».

L’utilisation exclusive de technologies propres et de combustibles propres pour la cuisine, le chauffage et l’éclairage domestiques peut considérablement améliorer la qualité de l’air à la maison et dans la communauté environnante.

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Les inondations de Nabeul, dont on n’a pas fini d’estimer les terribles dégâts, sont peut-être la preuve qu’attendaient les sceptiques malgré le déluge de rapports ayant établi cette certitude scientifique : la Tunisie figure sur la liste des pays qui seront le plus impactés par le réchauffement climatique. Des efforts sont faits actuellement partout de par le monde, même de la part de pays au départ récalcitrants, pour tenter de limiter la casse, c’est-à-dire contenir le réchauffement en-dessous de 2°C. Mais il semble que ce soit très compliqué et que les carottes soient à moitié cuites, même plus. La chose est maintenant actée, et les dirigeants tunisiens – pour les citoyens on repassera – semblent avoir pris la mesure du problème. De toute façon ils y sont contraints par le premier partenaire du pays, l’Europe, qui elle prend cette affaire très au sérieux et veut que les pays qu’elle soutient en fassent de même, et elle les aide même pour ça. Alors les autorités font mouvement et font ce qu’elles peuvent pour que la question environnementale soit prégnante auprès d’une opinion publique que son difficile quotidien depuis la dite Révolution a complètement désensibilisé,  même pour une affaire aussi importante que les menaces sur son cadre de vie, sur sa vie. La Tunisie, à marche forcée, est de tous les combats internationaux. Depuis le 09 octobre 2018, la Plateforme arabo-africaine sur la réduction des risques de catastrophes se réunit à Tunis. Et le samedi 13 octobre, cette méga rencontre a accouché de la déclaration sur l’accélération de la mise en oeuvre du Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophes et de la stratégie africaine de réduction des risques de catastrophes.

Les ministres et chefs de délégations responsables de la réduction des risques de sinistres en Afrique ont reconnu le risque croissant de ces phénomènes et leurs effets dévastateurs, y compris la pertes de vies humaines et de moyens de substances et les déplacements forcés.
Dans la déclaration de Tunis, les responsables des deux régions arabe et africaine mettent l’accent sur leur engagement à collaborer en vue d’adapter les stratégies de lutte contre les catastrophes naturelles au cadre de Sendai en 2020 (document sur la réduction des risques de catastrophes adopté en 2015 à Sendai, au Japon) . Ils se sont également engagés à accélérer les efforts afin de garantir l’établissement par les pays arabes et africains de bases de données sur les dégâts des sinistres et l’utilisation de système de détection “Sendai” pour l’information sur les risques de catastrophes dans l’élaboration des plans de développement.

Les participants à la plateforme ont également souligné l’importance du renforcement de la participation à la lutte contre les catastrophes et leur attachement aux droits des femmes, des enfants, de la jeunesse, des personnes âgées et des handicapés ainsi que des immigrés qui connaissent des situations fragiles.
Dans leur déclaration, ils ont appelé à consolider la participation de toutes les catégories sociales à la prise de décision, et recommandé l’allocation de fonds pour la mise en oeuvre de politiques de prévention des catastrophes naturelles

Présidant la clôture de la rencontre, le ministre des Affaires locales et de l’Environnement, Riadh Mouakher, a affirmé que les textes adoptés à l’issue de la plateforme ne constituent pas un objectif en soi, mais dénotent d’un engagement politique de toutes les parties en vue de l’élaboration de stratégies nationales et régionales de lutte contre les désastres et de les mettre en oeuvre.
Il a en outre mis l’accent sur l’importance de l’encadrement, de la formation et du transfert des technologies pour doter les pays de système d’alerte, de secours, d’hébergement et de gestion des catastrophes.

Les choses bougent, enfin

Dans la même journée, les agriculteurs et les pêcheurs ont été invités à souscrire un contrat au fonds de dédommagement des catastrophes naturelles, au début de chaque saison agricole ou session de production pour une durée de trois ans renouvelables en payant sa contribution.
Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la concrétisation d’un décret gouvernemental publié au Journal Officiel de la République Tunisienne (JORT) numéro 82 de l’année 2018, relatif à l’organisation du travail du fonds qui couvre les secteurs de l’assurance, les cultures irriguées et l’agriculture pluviale, les animaux d’élevage, outre les produits agricoles et de la pêche.
Le Fonds des catastrophes naturelles a pour objectif d’indemniser les agriculteurs ou les marins-pêcheurs ayant subi des dégâts suite à des catastrophes naturelles ; à savoir les inondations, les tempêtes, les vents, la sécheresse et la grêle.

Le samedi 13 octobre également, une journée décidément très riche en événements, le directeur des productions à l’Institut National de la Météorologie (INM), Farhat Aounallah, nous a annoncé que 5 radars seront installés dans différentes régions de la Tunisie pour l’estimation des pluies instantanément, par télédétection, et ce après l’achèvement de l’étude complémentaire réalisée par l’INM, visant à identifier les zones d’installation de ces appareils.
Ces radars permettront de prédire les quantités de pluies prévues à très courts termes (avant environ deux heures) à travers l’examen de développement des nuages orageuses et l’envoi des données au calculateur de l’INM, a-t-il ajouté dans une déclaration à l’Agence TAP en marge de la célébration de la journée internationale de la prévention des catastrophes naturelles. Un ou deux de ces radars seront installés au cours de la première phase du projet.

Une carte de vigilance météorologique sera mise en place, en décembre 2018, afin de permettre de déterminer la répartition des quantités de pluie, des vents violents, des nuages orageux, de la neige, des vagues de froid et de la canicule dans les différentes régions, a-t-il encore indiqué.
Selon Aounallah, les risques encourus dans tous les gouvernorats seront visualisés à travers les différentes couleurs retenues pour la carte. Ainsi, la dégradation de ces couleurs part de ” violet “( phénomène non dangereux) pour aller jusqu’au rouge qui reflète un phénomène dangereux, en passant par le ” jaune et l’orange” . Cette carte sera mise à jour deux fois par jour, à 7h du matin et 17h.
La fréquence et la puissance des catastrophes naturelles a augmenté de 10%, de 1950 à 2000, selon des statistiques internationales. La Tunisie enregistre d’habitude, de septembre au novembre, des nuages orageux avec de fortes pluies, a-t-il rappelé.

La prise de conscience fait son bonhomme de chemin, et les dispositifs de prévention qui vont avec. La question est de savoir si ce qui est fait sera assez costaud et rapide pour prendre de vitesse Dame nature que nous avons courroucée en dégradant ce qu’elle a nous a généreusement offert, avec nos émissions massives de gaz à effet de serre, le prix de notre développement et de notre confort.

S.L.

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Les pertes économiques dues aux catastrophes naturelles en Tunisie pourraient atteindre 138 millions de dollars par an, selon les prévisions du rapport d’évaluation mondial relatif à la réduction des risques de catastrophes en 2015, en l’absence de stratégies dans ce domaine“, a souligné jeudi Riadh Mouakhar, ministre des Affaires locales et de l’Environnement.
S’exprimant à l’ouverture officielle de la plateforme Afrique-arabe sur la réduction des risques de catastrophe tenue à Tunis du 9 au 13 octobre en cours, le ministre a indiqué que les pertes dues aux catastrophes en Tunisie au cours des trente dernières années dépassent un milliard de dinars. L’emplacement du pays, dans le bassin de la méditerranée, l’expose à la pollution marine, puisque pas de moins 300 millions de tonnes de pétrole transitent par la méditerranée près des côtes tunisiennes.

Les inondations en Tunisie sont la cause de plus de 70% des décès dus aux catastrophes et de plus de 60% de pertes économiques. Elles sont suivies par la sécheresse (18%). En outre, entre 2011 et 2018, la Tunisie a enregistré plus de 2550 incendies qui ont dévasté environ 34 mille hectares de forêts“, a-t-il précisé.
Pour réduire les risques de catastrophes naturelles, la Tunisie a adhéré aux plans régionaux et africains dans ce domaine dont notamment à la stratégie de Sendai, en 2015. En vue d’honorer ses engagements, le ministère a entamé l’élaboration d’une stratégie nationale pour réduire les risques de catastrophe outre la création d’un fonds d’indemnisation des dégâts dus aux catastrophes ainsi que le renforcement des capacités et des équipements pour protéger les villes des catastrophes naturelles“.
Et de rappeler “que des stratégies locales ont été aussi mises en œuvre à Gabes, Mateur, Siliana, Kasserine et Boussalem. Aussi, un programme sur les villes durables a été élaboré et comporte les exigences et les mécanismes de lutte contre les catastrophes“.

Le ministre a signalé que les recommandations de la plateforme Afrique-arabe sur la réduction des risques de catastrophe seront présentées au forum politique de haut niveau sur le développement durable prévu à New York en 2019 et au forum mondial de réduction des risques de catastrophe prévu en mai 2019 à Genève ainsi qu’au sommet des chefs d’Etats arabes et au sommet de l’Union africaine au début de 2019.

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« Si nous devons certainement nous attaquer au changement climatique chez nous, nous ne pouvons pas non plus oublier les pays les plus pauvres qui en sont encore davantage victimes. » C’est le message du Ministre de la Coopération au développement, Alexander De Croo, et du Directeur d’Enabel, Jean Van Wetter. L’Agence belge de développement Enabel a organisé les 9 et 10 octobre 2018 à Bruxelles une conférence internationale consacrée au climat. Plus de 170 participants, venus de Belgique et du reste du monde, y ont débattu de la manière d’intégrer le changement climatique dans les stratégies de développement déployées dans les villes secondaires, entre autres dans les pays partenaires de la Coopération belge au développement.

Vulnérabilité des zones urbaines

Jean Van Wetter : « À l’heure actuelle, plus de la moitié de la population mondiale vit dans des zones urbaines ; en 2050, ce chiffre atteindra quasiment 70 %. Les villes contribuent fortement au changement climatique via l’émission de gaz à effet de serre. Elles sont en même temps particulièrement vulnérables à ses conséquences, comme les vagues de chaleur, les inondations ou les tempêtes violentes. C’est d’autant plus le cas quand elles se situent dans les pays les moins avancés. »

C’est pour cela qu’Enabel organise une conférence internationale consacrée à la manière de faire face au changement climatique dans les villes secondaires d’Afrique. Ces villes sont largement tributaires de l’agriculture et des ressources naturelles provenant de l’arrière-pays. L’attention est notamment allée à la traduction de plans climatiques nationaux en projets locaux, au développement d’une économie verte et de constructions respectueuses de l’environnement. Les discussions ont aussi débouché sur des recommandations pour les nouveaux programmes de coopération avec le Rwanda, le Bénin et la Tanzanie.

100 millions d’euros par an

Alexander De Croo : « La conférence sur le climat organisée par Enabel vient à point nommé. Non seulement le nouveau rapport sur le climat vient d’être publié, mais cette thématique doit aussi s’inscrire dans notre collaboration avec les pays partenaires. Aujourd’hui, notre pays dépense déjà quelque 100 millions d’euros pour aider les pays les plus pauvres à faire face au changement climatique. C’est nécessaire parce que ce sont précisément ces pays qui sont les plus durement touchés, alors que les moyens de se protéger leur font cruellement défaut. »

La conférence a réuni des experts, des représentants d’agences européennes de développement, de la Commission européenne, d’ONG, d’universités, des représentants de pays partenaires mais aussi des bourgmestres de villes secondaires. Ils ont eu l’opportunité de partager leurs expériences et d’étendre leur réseau professionnel. Cette conférence a été organisée par l’agence belge de développement Enabel en collaboration avec le service Climat du SPF Santé publique, la Direction générale Coopération au développement et la Région de Bruxelles-Capitale.

La Ministre de l’Énergie, de l’Environnement et du Développement durable, Marie-Christine Marghem, a inauguré la conférence en soulignant que « le rapport sur le climat publié hier par le groupe d’experts des Nations Unies sur le climat constitue un avertissement lancé à l’échelon planétaire et met chacun d’entre nous face à ses responsabilités. »

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Trente six mille emplois (36 000) seront perdus à l’horizon 2050 en Tunisie, dans les secteurs de l’agriculture et le tourisme, sous l’effet des changements climatiques.
Ces pertes sont le résultat de la vulnérabilité du littoral tunisien. L’élévation du niveau de la mer de 30 à 50 cm conduira certainement à divers impacts socio-économiques directs et indirects“, a souligné le ministre des Affaires Locales et de l’Environnement, Riadh Mouakher, lors d’une rencontre, organisée mardi, par le PNUD, sur la planification et la résilience côtière.
L’une de nos urgences aujourd’hui est de rechercher les moyens les plus efficaces pour remédier à la dégradation des écosystèmes côtiers vulnérables à cause de la pression des changements climatiques“, a déclaré le ministre à cette occasion.

Dans le secteur de l’agriculture, le ministère de l’Environnement prévoit une perte par submersion d’environ 16.000 hectares de terres agricoles dans les zones côtières basses et d’environ 700.000 hectares de zones bâties.
Pour le tourisme, les changements climatiques engendreront la dégradation de l’activité des hôtels front mer, d’une capacité totale d’environ 30000 lits, à cause du retrait des plages et aussi des infrastructures portuaires et littorales.
Les pertes en capital productif engendrées par ces dégâts s’élève à environ 2 milliards US$ (environ 5,6 milliards de dinars tunisiens). Les pertes en production annuelle sont estimées à environ 0,5% du PIB actuel, provenant essentiellement du tourisme (55%) et de l’agriculture (45%).

La Tunisie prévoit, entre autres mesures prioritaires d’adaptation aux changements climatiques sur le littoral, la réhabilitation et la lutte contre l’érosion côtière.
D’après un diagnostic réalisé par l’Agence de Protection et de l’Aménagement du Littoral (APAL) sur le littoral Tunisien, il y a environ 100 kilomètres soumis à une érosion nécessitant des interventions. Des projets sont déjà en cours de réalisation
Les risques auxquels sont exposés les littoraux dans les pays arabe et africains sont au cœur des travaux de la plateforme Afrique-Arabe sur la réduction des risques de catastrophes, qui se tient, à Tunis, du 9 au 13 octobre 2018, avec le soutien de l’Organisation des Nations Unies (ONU).

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Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a publié aujourd’hui un rapport détaillant les progrès et voies possibles pour limiter le réchauffement global à 1,5 degré Celsius.

Réagissant au rapport, M. Apollos Nwafor, directeur panafricain chez Oxfam International (https://www.Oxfam.org), a déclaré :

« Les changements climatiques ont « mis le feu » à notre planète, des millions d’individus en ressentent déjà les effets et le GIEC vient juste de montrer que les choses pourraient nettement empirer. Fixer la limite à 2 degrés constituerait une sentence de mort pour les habitants dans de nombreuses régions d’Afrique. Plus vite les gouvernements se rallieront à la révolution des énergies renouvelables et œuvreront à protéger les communautés à risque, plus grand sera le nombre de vies et d’existences épargnées.

« Une Afrique plus chaude est une Afrique qui souffre davantage de la faim. Aujourd’hui, avec seulement 1,1 degré de réchauffement au niveau global, les récoltes et le bétail à travers la région sont touchés et la faim progresse, les cultivatrices pauvres avec des petites surfaces dans les zones rurales faisant partie des populations les plus touchées. À partir de là, les choses ne font qu’empirer.

« Ne rien faire de plus et se contenter de respecter les engagements pris dans le cadre de l’Accord de Paris condamne le monde à un réchauffement de 3 degrés. Les dégâts infligés à notre planète et à l’humanité prendraient une trajectoire exponentielle vers le pire et l’irréparable.

« Rien de cela n’est inévitable. Ce qui nous donne de l’espoir, c’est que certains des pays les plus pauvres et émettant le moins sont dorénavant en tête de la lutte pour la protection du climat. Nous sommes passés d’une époque « vous d’abord » à une époque « suivez mon exemple » – il est temps pour le monde riche de suivre ce chemin-là.

« Oxfam appelle à des financements accrus, responsables et transparents en faveur du climat de la part des pays riches, des financements qui aident les petits exploitants agricoles, en particulier les femmes, à réaliser leurs droits à la sécurité alimentaire et à la justice climatique.

« Alors que le temps nous est compté, il est encore possible de limiter le réchauffement à 1,5 degré. Nous devons rejeter toute fausse solution, comme les investissements fonciers à grande échelle qui impliquent de chasser de leurs terres des petits exploitants agricoles pour laisser la place à la culture du carbone et, au lieu de cela, nous devons travailler à stopper l’utilisation des combustibles fossiles, en commençant par arrêter la construction de nouvelles centrales électriques au charbon partout dans le monde. »

Impacts climatiques en Afrique :

Les catastrophes naturelles comme les sécheresses et les inondations ont empêché le développement du continent africain. Les fluctuations de la production agricole à cause des variations climatiques, ainsi que des systèmes agricoles inefficaces, provoquent une insécurité alimentaire, l’un des plus évidents indicateurs de la pauvreté. Le phénomène El Niño de 2016, qui a été renforcé par les effets du changement climatique, a mis à mal la production agricole pluviale et mis plus de 40 millions d’africains en situation d’insécurité alimentaire. En l’absence d’action urgente pour réduire les émissions mondiales, la fréquence des chocs et stress climatiques en Afrique devrait augmenter fortement.

  • Le 5 juillet dernier, l’Afrique a très probablement enregistré son record de température fiable le plus élevé à Ouargla, dans le Nord de l’Algérie, avec 51,3°C (124,3°F).
  • Un nombre grandissant de preuves montre que des températures plus élevées liées au changement climatique ont aggravé la sécheresse et la catastrophe humanitaire en Afrique de l’Est, dont la sécheresse de l’an dernier qui a amené plus de 13 millions de personnes à se retrouver dans une situation alimentaire dangereuse.
  • Même avec 1,5 degré de réchauffement, les impacts climatiques en Afrique de l’Ouest seraient dévastateurs. Les rendements du blé pourraient chuter de 25 pour cent, et une hausse de 1,5 degré des températures pourrait faire de Lagos, au Nigeria, une nouvelle ville souffrant de stress thermique, comme New Delhi en Inde.
  • En Afrique sub-saharienne, 1,5 degré de réchauffement d’ici les années 2030 pourrait faire qu’environ 40 pour cent des zones actuelles de culture du maïs ne seraient plus adaptées aux variétés actuelles, et des impacts négatifs importants sur la convenance du sorgho sont prévus. Avec un réchauffement inférieur à 2 degrés d’ici les années 2050, la production agricole totale pourrait être réduite de 10 pour cent.
  • À 2 degrés de réchauffement, des chaleurs extrêmes jamais connues auparavant pourraient affecter 15 pour cent de la superficie territoriale de l’Afrique sub-saharienne à la saison chaude[vii], provoquant des décès et compromettant la capacité des agriculteurs à produire des cultures.
  • Si la température globale augmente de plus de 2 degrés avant la fin du siècle, d’ici 2050 les températures diurnes en Afrique du Nord (et au Moyen-Orient) pourraient atteindre 46 degrés les jours les plus chauds, une situation potentiellement mortifère.

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Le projet intégré pour la dépollution du lac de Bizerte qui a besoin d’un financement de 80 millions d’euros (plus de 240 millions de dinars)sera fin prêt à l’horizon 2023, selon des données officielles publiées mardi.
Ce projet, qui porte sur la dépollution industrielle de la société El Fouledh, la société tunisienne des industries de raffinage et la société ciment de Bizerte et l’extension et l’aménagement des réseaux d’assainissement, devrait mobiliser tous les établissements publics pour sa réalisation dans les délais impartis, selon le ministre des Affaires locales et de l’Environnement, Riadh Mouakher qui a présidé mardi la réunion du pilotage de ce projet .
Le projet intégré pour la dépollution du lac de Bizerte lancé en 2016 s’inscrit dans le cadre de l’initiative de l’horizon 2020 qui a été lancée en 2005, à l’occasion de la célébration du 10ème anniversaire du processus de Barcelone.
Le deuxième volet du programme vise à fournir l’appui institutionnel au profit de l’Agence Nationale de la Protection de l’Environnement à travers le financement des projets environnementaux pilotes et des études sur l’adaptation aux changements climatiques.
La réunion du comité du pilotage du projet s’est déroulée en présence des représentants du gouvernement locaux et des institutions financières étrangères, à savoir la Banque Européenne pour l’Investissement (BEI) et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD).

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Le 26 septembre 2018, le One Planet Summit s’est réuni à New York pour une deuxième édition, après son lancement l’année dernière à Paris. Plus de 40 dirigeants, du monde de la politique à celui de l’économie et de la société civile, ont rendu compte de 30 initiatives mondiales innovantes visant à accélérer la mise en oeuvre des Accords de Paris ainsi que la transition mondiale vers une économie bas carbone et résiliente.

Suite aux engagements pris en décembre 2017 qui ont fait l’objet d’un rapport de progrès, plusieurs coalitions ont pris de nouveaux engagements au cours de la deuxième édition du One Planet Sommet:

Partage de solutions

· La Commission européenne a annoncé des programmes pilotes visant à relancer l’industrie à long terme dans les régions minières, avec un soutien sur mesure provenant notamment des 68,8 milliards d’euros de fonds structurels.

. Le Premier ministre Sanchez a annoncé que l’Espagne rejoindrait la Coalition Neutralité Carbone, qui vise à la mise en place de stratégies à long terme afin d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050.

· Google, en collaboration avec Bloomberg Philanthropies et le Global Covenant of Mayors, fournira à près de 10 000 villes du monde de nouvelles données en ligne pour les aider à créer et à mettre en oeuvre d’ambitieux plans d’action. Google développera des outils et des connaissances permettant aux villes d’accéder à des informations sur des domaines tels que les transports, les bâtiments, la qualité de l’air. Le Global Convenant of Mayors établira un programme de recherche et d’innovation pour les villes appelées «Innovate4Cities» visant à développer un soutien local pour engager des actions de lutte contre le réchauffement climatique.

· Piloté par le gouvernement français, un groupe consultatif de haut niveau appelé The One Planet Lab réunira des personnalités influentes du monde des affaires, des institutions financières internationales et du monde universitaire afin d’enrichir les futurs One Planet Summits de propositions novatrices pour la coopération internationale. Le Lab fera des recommandations spécifiques sur les défis mondiaux liés au changement climatique (paix / sécurité, environnement, santé, etc.)

Investir dans des économies à faible émission de carbone

· Le Groupe de la Banque mondiale s’est engagé à investir 1 milliard de dollars pour accélérer le déploiement de batteries de stockage de l’énergie dans les pays en développement. L’initiative devrait mobiliser 4 milliards de dollars supplémentaires de financements à taux préférentiels et d’investissements privés et se traduire par une nouvelle capacité de stockage de 17,5 GWh d’ici 2025 – plus du triple des 4-5 GWh actuellement installés dans tous les pays en développement. L’objectif est de catalyser de nouveaux marchés pour le déploiement de batteries destinés à des réseaux énergétiques avancés afin d’aider les pays en développement à élargir leur accès à l’électricité, améliorer la résilience des réseaux et passer à une nouvelle génération de technologie énergétique.

· Le Secrétaire Général des Nations Unies António Guterres a demandé au Président de la République française Emmanuel Macron et au Premier ministre de Jamaïque Andrew Holness d’être chefs de file sur la finance climat au cours de l’année à venir, notamment dans le cadre de la présidence française du G7. Il a également demandé à son Envoyé spécial pour l’action climatique Michael R. Bloomberg de mener une initiative de haut niveau sur la finance climat visant à accélérer les investissements privés d’ici le sommet climat des Nations-Unies de 2019.

· La Commission européenne a proposé de consacrer 25% du prochain budget de l’Union européenne (2021-2027), soit 320 milliards d’euros, aux objectifs climatiques et prévoit un soutien financier dédié aux investissements durables dans les infrastructures grâce au programme «InvestEU» de 150 milliards d’euros.

· Michael Bloomberg a annoncé qu’il contribuerait à réunir un réseau à Wall Street sur la Finance Durable (Wall Street Network on Sustainable Finance) pour encourager l’innovation financière durable et plus respectueuse de l’environnement sur le marché des capitaux américains. Le Wall Street Network est l’ajout le plus récent sur la liste croissante de « Centres Financiers pour le Développement Durable », qui comprend notamment l’initiative Green Finance de la ville de Londres, l’initiative Finance for Tomorrow basée à Paris, et plus de quinze autres initiatives provenant de Chine, d’Allemagne, du Maroc et d’ailleurs.

· Le Climate Finance Partnership (CFP) est une coopération novatrice entre philanthropes, gouvernements et investisseurs privés, qui se sont engagés conjointement à développer un outil d’investissement visant à investir dans les infrastructures climatiques sur les marchés émergents. BlackRock travaillera avec l’Agence française de développement, le Ministère allemand de l’environnement, la Fondation William et Flora Hewlett, la Fondatio  Grantham pour la protection de l’environnement et la Fondation IKEA. Ensemble, ces membres du Partenariat travailleront à concevoir un véhicule d’investissement ciblant un ensemble de secteurs, notamment les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, le stockage de l’énergie et les transports bas carbone et électrifiés dans trois régions, dont l’Amérique latine, l’Asie et l’Afrique.

· Le 6 juillet, le groupe de travail One Planet Sovereign Wealth Funds a lancé le cadre d’investissement et de gestion des risques du One Planet Sovereign Wealth Fund à Paris. Depuis, les membres se sont engagés avec des gestionnaires d’actifs et ont contacté d’autres fonds souverains pour échanger sur les pratiques émergentes liées à la gestion des risques et des opportunités liés au changement climatique. Plus de 120 gestionnaires d’actifs du monde entier avec lesquels les membres du groupe de travail font affaire ont été invités à appliquer, dans la mesure du possible, le cadre SWF One Planet, sous réserve d’investissements rentables et commerciaux et conformément aux mandats institutionnels et aux directives établies, et de rendre compte régulièrement de leur suivi. Le 18 septembre 2018, le Forum international des fonds souverains (IFSWF) a consacré la séance d’ouverture de sa réunion annuelle de 2018 à Marrakech au cadre du SWF du One Planet Summit. De nombreux membres ont indiqué que ce cadre était opportun pour la communauté des fonds souverains.

· La Banque interaméricaine de développement a mis en place un Fonds fiduciaire latino-américain pour la biodiversité, en coopération avec Blue Orange Capital et l’Agence française de développement.

Protéger les populations vulnérables

· L’AfroChampions Initiative a annoncé qu’elle soutenait le lancement du Fonds infra-national sur le climat pour l’Afrique (Subnational Climate Fund for Africa), géré par R20 Regions of Climate Action et BlueOrchard Finance, avec le soutien de la Convention mondiale des maires. Le fonds soutiendra l’identification, le développement et le financement de projets de gestion des déchets résilients au changement climatique, d’énergie renouvelable et d’efficacité énergétique dans les villes, les États et les régions de 15 pays africains.

· Dans le cadre de la stratégie de mise en oeuvre des projets de l’ Alliance Solaire Internationale – une initiative internationale menée par la France et l’Inde -, un cadre réglementaire visant à optimiser les investissements a été lancé en Afrique de l’Ouest par le Togo pour le déploiement de l’énergie solaire dans la région.

· L’Union européenne, la France et la Nouvelle Zélande ont lancé une Initiative conjointe pour la diversité biologique, le changement climatique et la résilience dans le Pacifique, dotée d’un budget initial de 20 millions d’euros.

· Deux dirigeants du Forum sur la vulnérabilité climatique (CVF), le Premier ministre des Fidji (actuel président de la COP 23) et la Présidente des Îles Marshall (présidant la Coalition à niveau élevé d’ambition de CCNUCC) ont lancé un vibrant appel à l’action en vue du premier sommet virtuel CVF qui se tiendra le 22 novembre.

Trois ans après la signature historique des Accords de Paris, après le Sommet mondial sur l’action pour le climat à San Francisco, et sur la chemin vers la COP24 à Katowice et le Sommet climatique des Nations unies en 2019, le One Planet Summit s’affirme comme une plateforme internationale majeure pour mettre en oeuvre des projets et des initiatives qui font la différence dans la lutte contre le changement climatique.

Des détails supplémentaires sur les engagements et les actions du One Planet Summit sont disponibles sur https://www.oneplanetsummit.fr/

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Les promesses du gaz de schiste, 650 milliards de m3... mais il y a un gros hic

Le gouvernement tunisien envisage, dans le cadre de la diversification des sources d’énergie, d’explorer les hydrocarbures non conventionnels, en particulier le gaz de schiste, en dépit de l’opposition de l’opinion publique et des organisations de la société civile.

Les autorités ont déjà donné le feu vert, en 2015, à l’élaboration d’une étude “d’évaluation environnementale et stratégique pour l’exploitation et l’extraction d’hydrocarbures en Tunisie à partir des réservoirs non conventionnels“, moyennant un investissement de l’ordre de 2 millions 75 mille dinars.
C’est la preuve que les gouvernements successifs de l’après-révolution (2011) n’ont pas tranché la question de l’extraction et ne se sont pas déclarés, clairement, pour ou contre l’exploration du gaz de schiste en Tunisie, alors que d’autres pays, dont la France, ont banni par la loi les forages de schiste.
Le ministère de l’Environnement, qui chapeaute cette étude, menée par le bureau d’études tunisien “SCET- Tunisie” et le canadien WSP, estime qu’elle va “aider à la prise de décision” et convaincre l’opinion publique défavorable au recours à cet hydrocarbure non conventionnel, qu’est le gaz de schiste.

Selon plusieurs études, l’Etat tunisien aurait permis à quelques entreprises étrangères d’exercer des fracturations hydrauliques pour l’extraction d’hydrocarbures conventionnels et non conventionnels.
Depuis octobre 2012, des ONG se sont mobilisées et ont organisé un sit-in devant l’ANC (Assemblée nationale constituante), pour dénoncer les intentions d’exploration du gaz de schiste. Ils ont fait part aux députés de leur opposition à la fracturation hydraulique, espérant la constitutionnalisation du droit des générations futures aux richesses naturelles de leur pays. Une attente d’ailleurs satisfaite, puisque la nouvelle Constitution tunisienne a stipulé clairement la garantie de ce droit, dans l’article 13 et 129.
En mai 2015, un “forum méditerranéen contre la fracturation hydraulique et le gaz de schiste”, a vu le jour après les actes de violence et les protestations dans la délégation d’El Faouar à Kébili (sud de la Tunisie), après l’annonce de l’exploitation de nouveaux permis pétroliers dans la région.
Le forum avait appuyé les protestations sociales contre les pratiques de certaines sociétés étrangères actives dans le domaine de l’extraction gazière et pétrolière dans le sud du pays.
L’étude précitée prévoit d’établir des contacts avec les populations dans les régions concernées par l’exploration du gaz de schiste.

Une affaire qui pèse lourd

Les ressources en gaz de schiste ont été évaluées en Tunisie à 114 000 milliards de pieds cubiques et celles techniquement récupérables sont évaluées, en 2011, à 18 000 milliards de pieds cubes (soit environ 510 milliards de m3).
– 23 000 milliards de pieds cubes, soit environ 650 milliards de m3, de réserves de gaz de schiste revues à la hausse par l’Administration américaine de l’Information sur l’énergie de (EIA).
– Comparé à d’autres pays, ce potentiel reste modeste mais demeure néanmoins dix fois supérieur à celui des réserves prouvées de gaz dit “conventionnel”, selon la même source.
– Les réserves techniquement exploitables en huiles ou pétrole de schiste sont estimées à 1,5 milliards de barils.
– Les ressources en hydrocarbures non conventionnels sont regroupées dans le bassin de Ghadamès, que la Tunisie partage avec l’Algérie et la Lybie, et dans le bassin pélagien qui borde la côte Est du pays. Les formations schisteuses sont le Silurien Tannezuft et le Dévonien Frasnien, pour le bassin de Ghadamès, et le Jurassic Nara, le Crétacé Fahdane, le Crétacé Bahloul et l’Eocène Boudabous, pour le bassin pélagien.

Dans un entretien accordé à l’agence TAP, le directeur de l’environnement industriel au ministère de l’Environnement, Youssef Zidi, a précisé qu'”un comité spécial va assurer l’évaluation et le suivi de ses résultats. Ensuite, les associations, les représentants et les experts dans les régions concernées, seront invités par les bureaux d’études, à des contacts de vulgarisation, dans l’espoir de les convaincre et finir avec des recommandations qui aident le gouvernement à décider“.
Et d’ajouter : “le gouvernement tunisien ne va pas se contenter des études menées sur les réserves de gaz de schiste, par l’AIE et la compagnie Shell ou d’autres études. Il a opté pour une étude nationale menée par des experts tunisiens pour confirmer ou infirmer les informations déjà publiées“.

Les lois actuelles ne régissent pas les hydrocarbures non conventionnels !

L’Etat tunisien semble aller de l’avant dans le choix de l’exploration des hydrocarbures non conventionnels bien que l’actuel Code des hydrocarbures, tel que promulgué en 1999, ne régisse pas les hydrocarbures de roche-mère, selon une analyse accessible sur Internet, de la spécialiste du droit de l’environnement et d’urbanisme Afef Hammami. https://tn.boell.org/sites/default/files/afef_marrakchi_-_modification_du_code_des_hydrocarbures.pdf
Le code dans sa version actuelle est “lacunaire” et incapable d’encadrer l’exploitation du gaz de schiste en Tunisie. Donc, toute activité déjà entreprise dans le domaine du non conventionnel est illégale, laisse entendre l’analyse.
Elle est même lacunaire s’agissant de l’exploitation des gaz conventionnels. “Les obligations incombant aux sociétés pétrolières sont jugées insuffisantes, trop générales et pas assez contraignantes. Un tel vide juridique laisse la possibilité aux entreprises de proposer des offres ambigües, ne précisant même pas quel type de gaz elles cherchent à exploiter et encore moins la technique qui sera utilisée. Les missions et services de l’ETAP se concurrencent, se neutralisent et affectent selon nous, sa neutralité dans le suivi technique des permis“, lit-on aussi dans ce document.

Un membre de l’Alliance Tunisienne pour la Transparence dans l’Energie et les Mines, qui regroupe 13 ONG environnementales et de la société civile, a confirmé ceci, en déclarant qu’il “devient ainsi difficile de demander des comptes aux exploitants, quand il s’agit d’autres risques méconnus et non maîtrisables dont ceux engendrés par la fracturation hydraulique (activités sismiques, pollution de la nappe phréatique)”.
La même source, qui a requis l’anonymat, a estimé que “l’exploration du gaz de schiste en Tunisie n’est pas un choix. Des lobbies et des sociétés pétrolières l’ont imposé au pays“, ajoutant que “des responsables du secteur de l’énergie ont fait exprès, d’associer des compétences de l’ATTEM, à l’étude d’impact environnemental pour justifier après l’autorisation qui sera donnée aux sociétés étrangères, d’extraire le gaz de schiste“.

La fracturation hydraulique a-t-elle vraiment eu lieu en Tunisie ?

Selon une étude et des données collectées par la Fondation allemande Heinrich Boel, qui défend l’environnement, l’Etat tunisien a déjà permis, à travers l’ETAP, à des entreprises étrangères d’exercer des fracturations hydrauliques, soit pour l’extraction d’hydrocarbures non conventionnels ou conventionnels. http://tn.boell.org/sites/default/files/gaz_de_schist_final_version_2.pdf
Les détails des opérations et des activités pétrolières n’ont jamais été communiqués au grand public. Ce qui laisse libre cours à la polémique et aux interprétations concernant le gaz de schiste.
En dépit des controverses et du démenti des officiels, plusieurs études et rapports montrent que des compagnies pétrolières et gazières semblent avoir déjà eu recours à la fracturation hydraulique en Tunisie.

Parmi ces compagnies, la société franco-britannique PERENCO, elle a annoncé sur son site électronique, en février 2014, le succès d’une opération de fracturation hydraulique en Tunisie.
L’opération de PERENCO a été aussi, évoquée dans une étude publiée par la société internationale de services pétroliers “Schlumberger”, intitulée “tant de schistes, si peu de forage“, en tant qu’unique opération d’exploration du gaz de schiste en Tunisie.

Une recherche par imagerie satellitaire, reprise par HB, indique que Perenco exploite des puits au sud de Chott El Djerid, à Kébili avec des installations caractéristiques de l’exploitation d’hydrocarbures par fracturation hydraulique.

Compte tenu de l’implication de l’ETAP dans cette concession (participation à hauteur de 50%), le gouvernement doit nécessairement être informé de l’évolution de ce projet“, commentent les auteurs de l’étude.

L’observation d’une coupe géologique de la région révèle que les puits Franig-1, Franig-2 et Franig-3 (exploités par Perenco) surplombent la formation schisteuse du Silurien ” hot shale “.
La même étude a indiqué que le gouvernement tunisien négociait, à cette époque (2014), avec des compagnies pétrolières, dont la compagnie britannique Shell, qui avait l’intention de mener plusieurs forages dans le pays.

Elle évoque, dans une “note importante“, que des informations publiquement disponibles indiquent que Cygam Energy Inc a effectué 47 opérations de fracturation hydraulique sur 11 puits dans la concession de Bir Ben Tartar entre mai 2011 et janvier 2013.
La Tunisie figure aussi sur la liste des pays arabes ayant eu recours à la fracturation hydraulique, laquelle comprend le Maroc, l’Algérie, le Yémen, la Jordanie, l’Arabie Saoudite, alors que cette technique est interdite dans plusieurs autres pays, dont la France, l’Allemagne, la Bulgarie, quelques Etats américains, le Québec et dans certaines régions d’Australie et de la Grande Bretagne, selon le site .

En dépit de ces données, le directeur à l’administration des études d’impact à l’Agence Nationale de la Protection de l’Environnement (ANPE), Baccar Tarmiz, a déclaré à l’agence TAP qu’aucune opération n’a été menée en Tunisie, pour l’extraction du gaz de schiste. “L’ANPE n’a approuvé aucune étude d’impact pour le compte de compagnies étrangères actives dans ce domaine“.

Tarmiz, également connaisseur du domaine de la géologie, a avancé “nous ne savons pas encore si nous avons ou pas de gaz de schiste en Tunisie“. Il a admis toutefois qu’on peut avoir recours à la fracturation hydraulique, même dans l’extraction des hydrocarbures conventionnels.

Pourtant, dans le document de la Fondation Heinrich Boel, les auteurs ont indiqué qu’en janvier 2014, l’ANPE a admis la réalisation d‘opérations de fracturation hydraulique effectuées sans autorisation dans des forages sur le territoire national.

Ces révélations n’ont pourtant pas empêché l’Agence d’attribuer au même moment deux autorisations de fracturation hydraulique aux sociétés pétrolières Perenco et Storm et une autre, en août 2014, à la compagnie Winstar/Serinus“, lit-on dans la même étude.

TAP

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Une plateforme interactive intitulée “le forum vert pour le climat” (Green Climate Forum), qui jouera le rôle d’observatoire de l’environnement en Tunisie et le contrôle du degré de l’engagement de l’Etat quant à l’application des accords internationaux en matière de préservation de l’environnement et du climat, a été lancée mercredi, à Tunis, par le Réseau alternatif des jeunes (RAJ) Tunisie, a annoncé son directeur exécutif Zied Zaraï.

Cette plateforme électronique, première du genre en Tunisie et en Afrique, est destinée aux différentes parties concernées notamment la société civile, les médias, et les chercheurs pour présenter leurs propositions et avis sur les problèmes environnementaux ainsi que les moyens d’améliorer la situation environnementale, a ajouté Zaraï lors d’un point de presse.
La plateforme trilingue (arabe, français et anglais) comporte plusieurs programmes et projets environnementaux en Tunisie et dans le monde, dont le projet ” baromètre vert ” qui est axé sur quatre activités principales relatives à la diffusion de courts documentaires sur les problèmes de l’environnement en Tunisie ainsi que l’animation de débats et rencontres avec des représentants du pouvoir exécutif.

Selon Zaraï, la Tunisie devra s’engager à réduire les impacts des changements climatiques et à garantir le droit des générations futures à vivre dans un environnement sain, notamment après l’adoption de l’accord de Paris, premier accord international sur les changements climatiques. L’article 45 de la constitution tunisienne garantit le droit à un environnement sain et équilibré, la contribution à la sécurité du climat et la mise en place des moyens aptes à lutter contre la pollution dans les différentes régions du pays, a-t-il dit, affirmant que les politiques tunisiennes dans le domaine de l’environnement ont échoué, eu égard à la pénurie d’eau, à la multiplication des incendies et de la désertification.
Et de poursuivre que ces politiques n’ont pas permis de former des militants dans le domaine de l’environnement, appelant les partis politiques à accorder davantage d’attention aux questions environnementales.

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Le ministère de la Santé a appelé, jeudi, les citoyens à ne pas jeter les ordures liées à l’abattage, lors de la fête de Aïd Al Idha (fête du sacrifice), de façon anarchique afin de contribuer à lutter contre la prolifération des chiens et chats errants qui sont la source de la contamination par le kyste hydatique et la rage mortelle.
Dans un document de la direction des soins de santé de base comportant une série de recommandations, le ministère a souligné la nécessité de s’assurer de l’inexistence de kystes dans les intestins, le foie ou les poumons de l’agneau.
Les intestins infectés ne doivent être jetés qu’après les avoir mis dans une eau bouillante pendant au moins 15mns pour détruire les microbes et éviter toute éventuelle contamination de l’homme à travers les chiens errants qui pourraient consommer ces intestins “, a ajouté la même source.
Le ministère de la Santé rappelle aux citoyens qu’elle met à leur disposition les numéros de médecins vétérinaires affichés sur les sites électroniques et pages officielles du conseil de l’Ordre des médecins vétérinaires de Tunis et de l’Institut national Zouheir Kallel de nutrition et des technologies alimentaires pour les contacter en cas de besoin.

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1/ Genèse

A l’initiative de la société civile tunisienne, l’Institut tunisien d’études stratégiques (ITES) a fait émerger, début 2018, une réflexion sur le besoin de doter la Tunisie d’une stratégie maritime nationale, afin de mieux maîtriser son espace marin et de renforcer sa présence dans ce domaine au niveau régional et international. Partant du constat que l’économie bleue au sens large ne représente encore que 12% du PIB tunisien, les marges de progression au niveau de la croissance et de la création de nouveaux types d’emplois sont apparues comme évidentes.

Mais au-delà de la Tunisie, la mer Méditerranée est au centre de nombreuses réflexions quant à la manière d’équilibrer la nécessité d’une croissance économique s’appuyant sur les ressources maritimes et l’impératif de plus en plus pressant de préservation de l’environnement et du littoral. Ces problématiques recoupent donc à la fois les préoccupations européennes comme celles de la rive sud, portées notamment par l’Union pour la Méditerranée (UpM) ou à travers des initiatives lancées ces dernières années (WestMed, BlueMed), ainsi que les objectifs de développement durable de l’agenda 2030 des Nations Unies.

2/ Un rendez-vous annuel et récurrent inscrit dans un cadre euro-méditerranéen

La première édition du Forum de la Mer – Bizerte 2018 s’inscrit dans le cadre de La Saison Bleue, projet ambitieux rassemblant près de 150 évènements dans tous les domaines mettant en valeur le littoral tunisien sur une période de quatre mois, du 15 juin au 30 octobre.

Par sa position stratégique d’une part, et ses relations avec le bassin méditerranéen d’autre part, la Tunisie s’impose comme le lieu privilégié pour installer un grand rendez-vous annuel consacré à la mer dans tous ses aspects, et plus particulièrement à Bizerte, ville la plus septentrionale de l’Afrique, dotée d’un patrimoine écologique, culturel et maritime exceptionnel et en plein développement.

Faire de ce Forum un rendez-vous annuel et récurrent remplit un objectif double :

– Inscrire les questions essentielles de la préservation de l’environnement, de la conservation et l’exploitation durable des océans et des mers, de la lutte contre les changements climatiques et une approche durable de l’économie bleue en haut de l’agenda et dans un cadre euro-méditerranéen partagé et solidaire.

– Mettre en réseau des acteurs euro-méditerranéens (experts, politiques, société civile) dont les initiatives, en lien avec la mer, demeurent trop souvent cloisonnées voire isolées, pour favoriser leur bon développement, leur partage d’expertise et de bonnes pratiques.

3/ Déroulé

Le Forum de la Mer – Bizerte 2018, rencontres euro-méditerranéennes de l’environnement et de l’économie bleue, se tiendra du 20 au 22 octobre au Palais des Congrès de Bizerte. Ce Forum s’articulera autour de trois journées d’échanges entre experts et de rencontres avec le grand public :

– Deux journées, les 20 et 21 octobre, dédiées à des ateliers thématiques et des conférences, autour d’experts et d’intervenants de haut niveau venant de l’ensemble du bassin méditerranée, devant permettre la mise en commun d’expertise et l’émergence d’un certain nombre de préconisations sur les thématiques mises en avant (notamment             problématiques environnementales, érosion côtière, aménagement du littoral, aquaculture, pêche, construction navale, transport maritime, tourisme, métiers de la mer mais également perspectives liées au numérique, à la sûreté et l’immigration dans le bassin méditerranéen) ;

– une troisième journée, le 22 octobre, organisée autour d’une plénière, rassemblant de hautes personnalités politiques, des grands témoins et figures emblématiques dans le domaine de l’environnement et du monde de la mer, au cours de laquelle sera dévoilée une étude stratégique approfondie sur l’économie bleue de la Tunisie. Certaines collectivités territoriales du bassin méditerranéen, dont celles de la Tunisie et de la France, pourraient également intervenir dans ce cadre pour partager leurs expériences de villes et régions côtières;

Pendant ces trois journées, les premières Fêtes de la mer de Bizerte seront organisées autour d’un village de la mer qui proposera, dans le vieux port, de nombreuses activités culturelles et interventions urbaines (spectacles, concerts, expositions, gastronomie, animations nautiques, escales de bateaux, …), ouvertes à un très large public.

4/ Comité d’organisation

Institut tunisien des études stratégiques (ITES), avec l’Union pour la Méditerranée (UpM) et La Saison Bleue. Manifestation placée sous le haut patronage du Président de la République tunisienne. En partenariat avec la FAO (Nations Unies), l’Union européenne, l’Ambassade de France en Tunisie. Mise en œuvre et communication: Gouvernorat de Bizerte, Alliance française Tunisie, Business&Décision.

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Dans le cadre de son 19ème rapport sur le développement durable, Ford Motor Company déclare, aujourd’hui, avoir atteint son objectif de réduction des émissions provenant de la fabrication huit ans plus tôt que prévu.

En 2010, le Bureau de Ford chargé de la qualité environnementale a annoncé un objectif – réduire les émissions de dioxyde de carbone de l’entreprise provenant des opérations de fabrication de 30% par véhicule produit d’ici 2025.

 Ford a atteint son objectif deux fois plus vite que prévu

 Les résultats sont spectaculaires, avec une réduction globale des émissions de CO2  provenant de la fabrication de plus de 3.400 kg entre 2010 et 2017 – soit l’équivalent des émissions de gaz à effet de serre de plus de 728.000 véhicules particuliers conduits pendant un an.

 « Nous sommes fiers du travail que nous avons accompli pour atteindre cet objectif” a déclaré Bruce Hettle, Vice-Président Manufacturing and Labour Affairs . « Nous avons apporté plusieurs améliorations à nos opérations de fabrication – de l’éclairage que nous utilisons à la consolidation des usines – qui ont toutes contribué à réduire considérablement notre empreinte CO2 ».

Ford a réduit l’empreinte de ses émissions grâce à des économies d’énergie et à des changements efficaces dans ses usines de fabrication, notamment en installant plus de 100.000 appareils d’éclairage LED et en modernisant les opérations de peinture.

« Les opérations de peinture utilisent une grande quantité d’énergie » a déclaré Andy Hobbs, Directeur du Bureau de la qualité environnementale. « L’introduction d’une technologie qui permet l’application de la peinture «wet on wet» et élimine le four de séchage dans un plus grand nombre d’usines a considérablement réduit la consommation d’énergie tout en maintenant la qualité ».

La lubrification en quantité minimale est une autre technologie qui réduit la consommation d’énergie. Avec cette technologie, un outil d’usinage est lubrifié avec une très petite quantité d’huile qui est pulvérisée avec un brouillard finement atomisé directement sur le bout de l’outil, au lieu d’une grande quantité d’un mélange d’eau/liquide de refroidissement.

Ford travaille actuellement à se fixer un nouvel objectif qui met l’accent sur les énergies renouvelables

 « Nous continuerons à viser des objectifs ambitieux et travaillerons à créer des pratiques innovantes afin de les atteindre » a déclaré Hettle. « Notre prochaine stratégie visera à accroitre l’utilisation des énergies renouvelables tout en maintenant notre efficacité énergétique ».

Ford continuera également à mettre l’accent sur la réduction des émissions des véhicules en respectant ses engagements en matière de réduction de CO2 conformément à l’Accord de Paris sur le climat. L’entreprise trace sa route pour l’avenir en investissant 11 milliards de dollar pour mettre en circulation 40 modèles de véhicules hybrides ainsi que des véhicules entièrement électriques d’ici 2022.

La mobilité au service des communautés

En 2018,  en partenariat avec L’Université Effat de Jeddah, Ford a lancé son programme Driving Skills for Life « pour Elle’ ». Ce programme unique en son genre est axé sur la formation des femmes à la conduite, suite au Décret royal de lever l’interdiction aux femmes d’obtenir un permis de conduire dans le pays.

Plus de 250 étudiantes ont profité de conseils d’experts pour une meilleure compréhension des pratiques de conduite sécuritaires. Cette version sur mesure du programme primé de Ford, Driving Skills for Life, permet aux femmes d’accéder à une plus grande mobilité.

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L’AHK Tunisie, en partenariat avec Afrika-Verein (l’association de l’économie allemande pour l’Afrique), a organisé un voyage sur le thème de la gestion des déchets et du recyclage du 25 au 29 juin 2018 à Tunis. Cette initiative était soutenue par le Ministère fédéral allemand de l’Economie et de l’Energie. Plusieurs rencontres bilatérales B2B et avec des institutions nationales (Agence Nationale de Protection de l’Environnement Tunisienne, Centre international des Technologies de l’Environnement de Tunis, Municipalité de Tunis) ainsi que des visites de sites, tels que la décharge de Borj Chakir à Tunis, ont eu lieu au cours de ce séjour.

La problématique de la gestion des déchets est en effet au cœur des préoccupations des autorités tunisiennes. Chaque année, 2,2 millions de tonnes de déchets ménagers et 2,5 millions de mètres cubes de déchets de construction sont générés en Tunisie. Certaines initiatives gouvernementales telles que la filière ECO-LEF, lancée en avril 2001 et ayant pour objectif de maîtriser davantage la pollution engendrée par les déchets plastiques, sont à saluer.

Néanmoins, le système de collecte et de recyclage étant loin d’être efficient, des quantités importantes de déchets jonchent la voie publique ou s’entassent dans des décharges sauvages. Désormais, la lutte contre cette pollution quotidienne est l’un des défis prioritaires que le ministre des affaires locales et de l’environnement ainsi que les municipalités vont devoir relever.

Comme l’a souligné Madame Ben Aïssa d’Afrika-Verein, le but de ce voyage était de permettre une prise de contact individuelle entre entrepreneurs tunisiens et spécialistes allemands, dont l’expertise et le savoir-faire en la matière pourrait permettre la modernisation rapide des infrastructures du pays. «Forte de l’expérience allemande, la Tunisie pourrait envisager d’adopter des techniques plus sophistiquées pour recycler ses déchets » a poursuivi Monsieur Debache, le président de l’AHK Tunisie, avant de citer quelques exemples de techniques applicables dans les décharges et usines tunisiennes, telles que le traitement mécano-biologique, au cours duquel les déchets ménagères sont séparées en différentes fractions afin de recycler de manière plus adaptée chaque catégorie de résidus (plastiques, papiers, cartons, métaux, déchets organiques…).

Enfin, il a été rappelé que la sensibilisation du public à cette problématique était capitale si l’on souhaitait qu’un changement de paradigme ait lieu rapidement. Monsieur Debache a de ce fait conclu en expliquant qu’il ne tient qu’aux citoyens et entrepreneurs tunisiens de s’emparer de la gestion et du recyclage des déchets, s’ils veulent assurer le bon fonctionnement de ce service d’utilité publique dans le pays.

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Le développement du géant chinois a un prix : Une urbanisation et une industrialisation massives qui ont fait des grandes villes du pays des endroits infréquentables, irrespirables. Mais Pékin serait décidé à freiner sa course folle, et même à amorcer une véritable révolution au prix de très gros sacrifices. En effet on a appris que les autorités ont l’intention de protéger un quart des terres de toute activité humaine, de tout développement, rapporte Reuters ce lundi 25 juin 2018. Cette grosse affaire devrait commencer d’ici 2020, et permettre à terme de préserver plus de 23% de l’étendue forestière du pays,

Au moins 25% de la superficie totale de la Chine intégrera le programme “ligne rouge écologique“, a indiqué le gouvernement. D’ailleurs les documents ayant trait à la surveillance, au renforcement des contrôles et au durcissement des normes industrielles sont diffusés depuis quelques mois, preuve que la volonté politique est bien là. De toute façon le gouvernement n’a pas le choix : C’est soit ça, soit continuer avec la pollution et la déforestation, avec les risques que l’on sait pour la santé publique, l’attractivité du pays, son économie…

Le pouvoir central a mis le curseur sur les provinces et leur a exigé des plans détaillés pour faire baisser le smog dans les grandes villes industrielles, puis ce sera le tour des grandes provinces connues pour l’exploitation intensive du charbon, très polluant.
Le mois dernier, le président chinois, Xi Jinping, avait donné le ton en s’engageant à entamer la bataille de la dépollution et offrir à l’environnement une “amélioration fondamentale” d’ici 2035. Il est question de favoriser l’émergence d’une “Chine magnifique” d’ici 2035 à travers la mutation de ses “structures industrielles“, de ses techniques de production et même de son mode de vie, a embrayé le gouvernement.

Après la révolution sur le marché financier, un des plus fermés au monde, voilà la révolution écologique. Après ça le président américain, Donald Trump, ne pourra plus dire que Pékin est l’ennemi numéro un du progrès, lui dont le pays a tourné le dos à l’Accord de Paris sur le climat que son prédécesseur, Barack Obama, avait pourtant signé..

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Le ministre des Affaires locales et de l’Environnement, Riadh Mouakher, a déclaré lundi 4 juin 2018 qu’un arrêté gouvernemental interdisant l’utilisation du plastique a été officiellement signé et sera mis en pratique d’une manière progressive puisque l’utilisation des sacs en plastique sera complètement interdite en janvier 2020.

Selon Express fm, le ministre a, également, ajouté que le ministère a mené toutes les études en collaboration avec la Chambre nationale des fabricants de plastique pour recycler les usines de fabrication de plastique afin de produire, plutôt, des sacs à décomposition naturelle avec l’importation de matières premières, devant être exonérées de taxes douanières dans le but d’encourager les industriels a investir dans les produits amis de la nature.

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Produit lancé depuis 2011 par El Mazraa, OVITA est un œuf riche en vitamines, en OMEGA 3 et en minéraux. Et bonne nouvelle, l’œuf OVITA a obtenu le premier certificat en Tunisie “PRODUIT DE HAUTE QUALITE”, une haute distinction délivrée par le bureau international de certification SGS.

Adaptée à tous les âges, Ovita aide à la croissance, à renforcer le système immunitaire et à réguler le taux de cholestérol.

Les œufs Ovita sont plus riches que tous les autres œufs existants sur le marché, en termes de vitamines, de minéraux et d’Oméga 3.

Après des années de recherche agronomique et vétérinaire, Poulina Group Holding est fier de proposer aux Tunisiens un œuf d’exception, un produit révolutionnaire, plus performant que ce que Dame Nature offrait déjà depuis des millénaires. Cet œuf, Ovita, commercialisé sous le label El Mazraa, contient beaucoup plus de vitamines, sels minéraux et Oméga 3 qu’un œuf ordinaire et permet à chacun, en fonction de son âge et de ses besoins spécifiques, d’y trouver tous les nutriments nécessaires pour maintenir son organisme en parfait état de santé.

Cet œuf de nouvelle génération est obtenu selon le processus naturel suivant : Les poules pondeuses sont nourries à partir de céréales et d’un complexe alimentaire spécifique, Nutrivita, permettant ainsi d’obtenir des œufs naturellement enrichis en vitamines, minéraux et Oméga 3.

Ovita innove et s’engage dans une démarche citoyenne écoresponsable   pour la préservation de l’environnement en offrant avec chaque plateau de 30 œufs, un sac écologique pour contribuer à l’effort national d’éradiquer l’utilisation des sacs en plastique.

Ovita permet ainsi de répondre à l’une des plus vieilles questions que l’homme s’est toujours posée, à savoir qui est venu en premier l’œuf ou la poule. Clairement, depuis Ovita, c’est l’œuf qui vient après la poule…nourrie aux céréales et au Nutrivita.

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