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Le projet de loi n°60-2016 relatif aux violences faites aux femmes est en cours de discussion en plénière, ce vendredi, à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP).
A l’ouverture de la séance, le président de l’ARP Mohamed Ennaceur a souligné que ce projet de loi organique, qui suscite un intérêt majeur chez l’opinion publique et la société civile, constitue un nouvel acquis qui viendra renforcer les droits de la femme en Tunisie.
Le projet de loi établit les dispositions permettant d’éradiquer toutes les formes de violence basée sur le genre social afin de réaliser l’égalité homme-femme et de préserver la dignité humaine. Il adopte une approche globale qui va de la prévention aux poursuites pénales, les sanctions ainsi que la protection et l’assistance des victimes.
Il englobe, comme énoncé dans son article 2, toutes les formes de violences faites aux femmes, quels qu’en soient les auteurs et les dimensions, sans qu’aucune distinction ne soit faite sur la base de la couleur de la peau, la race, la religion, l’âge, la nationalité, l’idéologie, les conditions économiques et sociales, l’état civil, l’état de santé, la langue ou le handicap.

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L’Association Tunisienne des Femmes Démocrates (ATFD) a annoncé, mercredi, le démarrage d’un projet intitulé “Pour une meilleure insertion socioprofessionnelle des jeunes et des femmes”.
Porté par l’ATFD et l’Observatoire Asma Fanni pour l’égalité des chances et la citoyenneté des femmes en Tunisie, ce projet vise à promouvoir l’emploi de plus de 750 femmes et jeunes issus des gouvernorats de Ben Arous, de Sousse et de Sfax.
“S’étalant sur une période de 18 mois, ce projet accorde la priorité aux femmes qui ont été accueillies par les centres d’écoute relevant de l’observatoire Asma Fanni pour l’égalité des chances et la citoyenneté des femmes en Tunisie”, a indiqué la chef de section de l’ATFD à Sousse, Fathia Hiza.
“Il ambitionne, également, de faire connaître les mécanismes de travail que propose le gouvernement tunisien pour promouvoir l’employabilité des femmes et des jeunes et favoriser leur insertion socioprofessionnelle”, a-t-elle ajouté.
“Ce projet s’inscrit dans le cadre du programme concerté pluri-acteurs “Soyons actifs/actives” visant à réduire les disparités en matière d’accès aux droits”, a fait savoir la chargée de ce programme à l’ATFD, Youad Ben Rejeb.
Elle a, à cet égard, estimé que l’éradication de la violence exercée contre la femme est tributaire de son autonomisation économique et sociale qui reste, selon elle, l’objectif ultime de ce programme.

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La présentation du programme conjoint pour l’amélioration de la prise en charge des femmes et des filles victimes de violence, a été le thème d’une conférence-débat, tenue mercredi à Tunis, avec la participation des professionnels des institutions publiques et les représentants de la société civile travaillant auprès des femmes et filles victimes de violence.
Signé le 4 mai 2017 par le ministre des Affaires étrangères, Khémais Jhinaoui et Diego Zorrilla, coordinateur résident du système des Nations Unies, le programme conjoint de l’amélioration des conditions de prise en charge des femmes et filles victimes de violence a pour objectif la prise en charge intersectorielle visant à prévenir et répondre aux violences faites aux femmes.
Impliquant les cinq ministères concernés (Justice, Intérieur, Affaires Sociales, Santé, Femme), des associations de la société civile ainsi que plusieurs agences des Nations Unis, le programme vise à l’amélioration de la coordination entre les différents acteurs travaillant auprès des victimes, a fait savoir Delphine Lavaissiere, chargée du programme genre et de la lutte contre la violence fondée sur le genre au Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA).

Financé à hauteur de 870 000 USD par les agences du système des Nations Unis (SNU) et la coopération espagnole, le programme s’étale sur deux ans (2017-2018) et pourra se prolonger en intégrant de nouveaux partenaires, a précisé Lavaissiere en soulignant le caractère “dynamique” et “interactif” du programme.
Le programme conjoint permettra l’amélioration des services apportés aux victimes selon trois axes d’interventions : la prestation de services de qualité pour la prise en charge des victimes, la gouvernance et la coordination entre les différents acteurs intervenants ainsi que la campagne d’information et de sensibilisation auprès du grand public, la société civile, institutions et décideurs sur la violence faites aux femmes et filles, a encore précisé la même source.
Le programme sera axé essentiellement sur la formation des professionnels travaillant auprès des victimes afin de mieux les aider et les accompagner dans leurs démarches de protection et de défense, a-t-elle ajouté.

Rappelons que selon une étude réalisée par l’Office National pour la Famille et de la Population (ONFP) en 2010, 47,6% des femmes tunisiennes âgées de 18 à 64 ans déclarent avoir subi une ou plusieurs formes de violence au cours de leur vie; et 73% des femmes victimes affirment ne pas savoir à qui s’adresser quand elles sont victimes de violence.

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Le ministre des Affaires Etrangères, Khemaies Jhinaoui et le coordonnateur résident du système des Nations Unies enTunisie, Diego Zorrilla, ont signé, jeudi au siège du ministère, un programme multidisciplinaire pour améliorer la prise en charge des femmes et des jeunes filles victimes de violence.
S’étalant sur deux ans (2017-2018), ce programme a pour objectif d’améliorer la prise en charge des femmes et des jeunes filles victimes de violence en assurant l’accès aux prestations médicales, sociales et judiciaires et renforcer ainsi leur sécurité.
Participent à ce programme, qui s’inscrit dans le cadre des efforts du ministère des Affaires Etrangères pour promouvoir la coopération internationale en matière de consolidation et de protection des droits de l’Homme, 9 ministères tunisiens,6 bureaux des Nations Unies ainsi que des organisations de la société civile.
Jhinaoui a, à cette occasion, souligné l’attachement du ministère à réaliser ce programme et à contribuer à la consolidation des droits de l’Homme en Tunisie.
Il a également mis l’accent sur l’importance de déployer davantage d’efforts et d’assurer une meilleure coordination entre les différents acteurs concernés afin de lutter contre les violences faites aux femmes. Jhinaoui a signalé, à ce propos, l’importance du rôle des organisations internationales et de la société civile pour s’associer dans l’effort national visant la sensibilisation des différentes catégories sociales quant au danger de ce phénomène et l’impératif de le combattre.
De son côté, le coordonnateur résident des Nations Unies à Tunis a salué la femme tunisienne et ses efforts continus pour renforcer les mécanismes judiciaires visant à la protéger. Ce programme a pour but d’appuyer les efforts de la Tunisie en matière de lutte contre les violences faites aux femmes, a-t-il souligné.

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La ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, Néziha Abidi, a annoncé, vendredi, la mise en service dans les prochains jours d’un numéro vert accessible 24H/24 et 7J/7 à toutes les femmes victimes de violence afin de leur apporter le soutien nécessaire.
“Le ministère entend par ailleurs engager des travaux d’extension des centres de prise en charge des femmes victimes de violence”, a-t-elle ajouté lors d’une table ronde nationale tenue à Tunis sur “les conclusions ministérielles à l’élaboration des politiques d’égalité de genre en Tunisie”.

Lors de cette table ronde organisée à l’initiative de l’Association des Femmes Tunisiennes pour la Recherche sur le Développement (AFTURD), Raoudha Bayoudh, commissaire principal de police a appelé à la nécessité de renforcer le rôle préventif de structures sécuritaires en matière de lutte contre la violence fondée sur le genre.
Elle a ainsi suggéré la mise en place d’une stratégie de communication visant à sensibiliser à cette forme de violence et le renforcement du taux de recrutement des femmes au sein des services de sécurité nationale.
Bayoudh a également jugé impératif de généraliser les unités chargées de lutte contre la violence faite aux femmes qui relèvent du ministère de l’intérieur.

Lamia Dridi, Députée à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), a souligné, pour sa part, que la violence exercée à l’égard de la femme touche également l’enfant dans la mesure où ce dernier partage avec sa mère ses souffrances.
Cela, a-t-elle dit, influe négativement sur son état psychologique et sur son éducation, appelant à cet égard, à la nécessité de mobiliser tous les moyens (législatifs, financiers et médiatiques) pour faire face à ce fléau.

Cette table ronde fait suite à une série de rencontres et consultations régionales et nationales dans les pays de la région MENA organisées en partenariat avec les associations et membres de l’initiative Féministe Euro-med (EFI-IFE).
Ce processus d’un an a rassemblé plus de 600 parties prenantes et a finalisé la Plate-forme régionale de genre (GRP) avec des recommandations politiques visant à renforcer le statut des droits des femmes et l’égalité de genre.

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Les femmes, à Béja, sont plus nombreuses à quitter la région pour l’exode ou l’émigration, selon une analyse genre effectuée au niveau régional par l’INS (Institut national de la statistique), à partir des résultats du recensement général de la population de 2014. Ainsi, 4 mille femmes ont quitté la région contre 3 mille hommes.
L’analyse, présentée mercredi, à Béja, montre également que le taux de chômage des femmes atteint 29,4% contre 17,8% pour les hommes.
On constate, en outre, que les femmes sans niveau d’instruction sont plus nombreuses que les hommes : 37% contre 21%.
C’est pour la première fois qu’une telle analyse est effectuée, à l’échelle régionale, par l’INS. Trois autres gouvernorats sont concernés : Médenine, Kasserine et Bizerte.
L’intégration de la dimension genre dans le système statistique de l’INS est une nouvelle orientation visant à réduire les disparités entre femmes et hommes et à améliorer la situation de la femme au sein de la famille et en société, explique Arbia Ferchichi, chargée des statistiques de genre à l’INS.

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Iheb Beji, le directeur général de Medianet, a déclaré que 51,1% des internautes tunisiens sont de sexe féminin, et que 34% des tunisiens se connectent via mobile, rapporte Express fm.

Il a ajouté que le pic de la connexion est enregistré à 11h du matin le lundi et le mercredi. Par ailleurs 57% des Tunisiens ont des comptes Facebook, dont 43% seulement de femmes.

Et d’affirmer que le grand Tunis comprend le plus grand nombre de Facebookeurs avec 4 millions 7 mille comptes sur le réseau social, nous apprend la même source.

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L’Union Nationale de la Femme Tunisienne (UNFT) organise, du 25 novembre au 10 décembre 2016, et à l’initiative de l’Organisation des Nations Unies, la campagne “16 jours d’activisme contre la violence faite aux femmes”.
La date symbolique du 25 novembre coincide avec la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, et celle du 10 décembre avec la Journée internationale des droits de l’Homme.
Ces 16 jours auront pour but de sensibiliser le public et de mobiliser les gens, partout dans le monde, afin d’apporter des changements et de mettre fin à la violence à l’égard des femmes.
En Tunisie, des actions ponctuelles et des événements seront organisés dans tout le pays à l’adresse des femmes victimes de violences mais également des élèves, des parents d’élèves, du cadre éducatif, des pensionnaires de la prison pour femmes de la Mannouba ainsi que des acteurs de la société civile.
Un spot de sensibilisation sur le harcèlement sexuel donnera le coup d’envoi de la campagne et sera diffusé tous les jours sur les médias audiovisuels.
Une journée portes ouvertes baptisée “mon école est contre la violence” aura lieu le 27 novembre au centre culturel “al-Haraïr”, à la cité el Khadhra à Tunis.
Aussi, des cercles de discussion sur le silence des victimes et sur le suicide seront-ils organisés le 29 novembre et le 2 décembre au centre d’encadrement et d’orientation de la femme, à l’espace 13 août relevant de l’UNFT.
Ils prévoient des analyses juridiques, sociales et psychologiques de témoignages de femmes victimes de violences.
Une campagne nationale sera également menée au cours de ces 16 jours pour faire connaitre la Convention d’Istanbul, ou encore “Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique”, en collaboration avec la Ligue des femmes juristes.
Des courts métrages de sensibilisation produits par les Nations Unies seront également diffusés dans toutes les régions
Selon l’ONU, la violence à l’égard des femmes est un véritable problème mondial, 70% des femmes étant victimes de violences au cours de leur vie.

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Les militantes de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) ont appelé, jeudi, les congressistes du prochain congrès national de l’UGTT, qui se tiendra du 22 au 25 janvier 2017, à la nécessité d’élire des femmes au sein du bureau exécutif de l’organisation syndicale.
Lors d’une table ronde intitulée “Contre l’oubli”, Emna Aouadi, membre de l’UGTT, a rappelé qu’une campagne nationale a été lancée par les dirigeantes syndicales de l’UGTT le 13 août dernier et se poursuit jusqu’à la tenue du congrès afin de promouvoir la représentation de la femme dans les postes de décision, en particulier au niveau du bureau exécutif.
“Il est temps que les femme militantes au sein de l’UGTT ayant les compétences nécessaires occupent des postes au sein du bureau exécutif” a martelé Aouadi en soulignant que la femme syndicaliste n’ a pas occupé un poste dirigeant au sein de l’UGTT depuis 1952, date où Chérifa Massadi, première femme responsable au sein du bureau exécutif de l’UGTT, fut mise en exil au sud tunisien en raison de son action syndicale et nationale.
Elle a ,en ce sens, incité les militantes de l’UGTT à la mise en application des accords et conventions internationaux du travail adoptés par l’Etat tunisien et l’UGTT au sein de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) et ceci dans le but de consolider le principe de l’égalité des chances consacré solennellement par l’article 46 de la la nouvelle Constitution tunisienne.
De son côté, Hayet Trabelsi, secrétaire générale de la Fédération des métiers et services, a déclaré que la femme au sein de l’organisation syndicale répond à tous les critères pour présenter sa candidature au bureau exécutif, au même titre que l’homme, affirmant que “cette candidature est un droit que les militantes vont devoir défendre avec force lors de la tenue du congrès de l’UGTT.”
Lors de cette manifestation, une cérémonie à l’honneur des militantes ayant participé aux événements du 26 janvier 1978 “jeudi noir” a été organisée. Cet hommage a été rendu à : Hadia Jrad, Najet Mhamdi,Radia Dridi, Moufida Jridi, Charifa Massadi, Raouda Gharbi, et Zeineb Charni.
Rappelons que la campagne nationale lancée le 13 août par les dirigeantes de l’UGTT s’est fixée pour objectif de promouvoir la représentation de la femme au sein du prochain bureau exécutif de l’UGTT à travers l’organisation d’activités de sensibilisation dans les différentes régions du pays pour rappeler l’histoire du militantisme de la femme tunisienne.

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La part des femmes occupant le poste du président directeur général (PDG) dans les entreprises tunisiennes ne dépasse pas 5% contre une moyenne mondiale de 25%, selon Hassen Zargouni, directeur de Sigma conseil.
Lors d’une allocution prononcée dans un colloque “Femme et pouvoir: Quelle égalité des chances?”, organisée mardi, au siège de l’Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTICA), Zargouni a mentionné que le taux présence des femmes dans le conseil d’administration des entreprises privées en Tunisie ne dépasse pas 10 % contre plus de 10% dans le monde.
En dépit d’une participation de 27% à 40% dans plusieurs domaines à l’instar du parlement, la pharmacie, profession d’avocat et l’enseignement supérieur, la présence des femmes demeure encore en deça du niveau requis, a-t-il estimé.
De son côté, Houda Cherif, présidente du ConnectinGroup, a annoncé que 20 femmes cadres appartenant à plusieurs ministres (intérieur, développement, femme) vont bénéficier d’ateliers de formation dans le cadre du projet “contribution active des Femmes cadres de l’Exécutif au Processus de Consolidation de la Démocratie en Tunisie”.
Financé par l’Ambassade de Finlande en Tunisie, ce projet a pour objectif d’améliorer les compétences de la femme dans l’appareil exécutif à travers des séances de formation dans les mécanismes de pression, de communication et résolution des conflits, a fait savoir Cherif.
Ces sessions de formation seront organisées jusqu’à février 2017 et les femmes participantes continueront leur formation en Finlande dans des institutions et structures similaires à celles en Tunisie, a t-elle ajouté.
De son côté, Neziha Labidi, ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, a souligné l’engagement du gouvernement à soutenir la participation de la femme dans les postes de prise de décision.
Labidi, a, à ce titre, révélé que le conseil des pairs pour l’égalité des chances hommes-femmes présidé par le chef du gouvernement se réunira au cours de ce mois.
La ministre a par ailleurs indiqué que 1000 femmes, appartenant à toutes les régions du pays, bénéficieront du financement dans le cadre de programmes d’appui à l’entreprenariat.
Ont participé à ce colloque des compétences féminines actives dans plusieurs secteurs à l’instar de la culture, la sécurité, l’information, l’économie et le genre, en plus des représentants des organisations internationales.

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Le ministère de l’Intérieur marocain a annoncé l’arrestation de dix femmes soupçonnées de préparer des attentats-suicides dans plusieurs villes du Maroc, rapporte ce lundi 3 octobre 2016 Paris Match.

Elles avaient fait allégeance à l’organisation Etat islamique (EI) et avaient “essayé de se procurer des produits chimiques utilisés dans la fabrication de ceintures explosives. Elles “voulaient également commettre des attentats-suicides contre des installations vitales au Maroc”, selon la même source.

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Mme Rachida Tlili Sellaouati

L’expérience rhénane en matière de lutte contre la violence faite aux femmes: Mécanismes de sensibilisation et protection des victimes a été auditionnée lors d’un workshop organisé, mardi, à Tunis.
Initiative conjointe du Centre de recherches, d’études, de Documentation et d’information sur la femme (CREDIF) et de l’ambassade de la République fédérale d’Allemagne à Tunis, le workshop a pour objectif d’échanger les expériences et les pratiques en matière de lutte contre la violence faite aux femmes et de sensibiliser les différentes parties à la nécessité de protéger cette catégorie vulnérable.
Policière et présidente de l’organisation allemande “Weiber Ring” d’aide aux victimes des crimes, Sabine Hartwig a fait état de plus de 20 mille cas de violence à l’égard des femmes en Allemagne chaque année, soulignant que seulement 19% d’entre elles font appel à l’assistance de la société civile.
“La femme allemande n’est pas suffisamment informée de ses droits consacrés par la loi”, a regretté l’oratrice, appelant à ce titre “les députés, les sécuritaires et les magistrats à œuvrer de concert en vue de protéger la femme contre les différentes formes de violence exercée contre elle.”
Un point de vue largement partagé par les intervenantes tunisiennes qui ont été unanimes à déplorer “un phénomène préoccupant” qui nécessite des solutions urgentes.
“Plus que jamais il faut prendre les mesures nécessaires en vue de traiter ce phénomène”, a plaidé Samia Doula, chargée de mission au Ministère de la femme, de la famille et de l’Enfance, faisant remarquer que “le projet de loi soumis actuellement au parlement ne manquera pas de protéger les droits de la femme active contre la discrimination en matière de rémunération pour un travail de valeur égale.”
Et la loi interdit explicitement le travail à domicile des jeunes filles, érige en infraction le viol des enfants et prévoit l’institution du juge chargé des affaires de violence à l’égard des femmes, a-t-elle encore cité.
Présente workshop, la ministre de la femme, de la famille et de l’enfance, Naziha Labidi a réaffirmé l’engagement à décréter les mesures nécessaires en vue de faire face à ce phénomène, faisant état de 49,1% des femmes victimes de violences dans les lieux publics et de 60 % dans le foyer conjugal.

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La première Université d’Automne des femmes tunisiennes et françaises aura lieu le Vendredi 30 septembre 2016 à l’Acropolium de Carthage.

Né sous l’impulsion de l’association française Femmes, Débat et Société́ (FDS), et de sa Présidente, Catherine Dumas, ce premier rendez-vous inédit mobilisera plus de 300 femmes tunisiennes et françaises de premier plan, sur le thème de « la réussite au féminin – les projets innovants ».

Depuis la Révolution du 14 Janvier 2011, les femmes tunisiennes ont mené de nombreux combats pour le bien de la communauté et ont ainsi contribué au développement dans de nombreux domaines. Leur volonté et leur détermination ont été une lueur d’espoir dans les moments les plus sombres de l’Histoire de la Tunisie. A l’aune de la transition démocratique, les femmes tunisiennes continuent d’incarner, par leur énergie, l’espérance d’un futur plus juste.

Leur mobilisation en faveur du renforcement du statut de la femme et de son pouvoir d’influence est un marqueur de la Démocratie. En fédérant des projets innovants à forte valeur ajoutée et en créant des réseaux de femmes, en Tunisie bien sûr, mais aussi en France avec FDS et partout où les femmes se mobilisent, elles contribuent à construire la Tunisie de demain.

Ainsi, les membres de l’association FDS se sont rapprochées de ces femmes tunisiennes et en collaboration avec Donia Kaouach, membre de son Conseil d’administration et Présidente fondatrice de « Tunisiennes Fières », ont décidé, ensemble, d’offrir, à toutes ces femmes porteuses de projets et actrices du changement, une tribune unique en son genre.

Cette manifestation, expression d’une histoire commune entre les femmes des deux rives de la méditerranée, rendue possible grâce notamment au soutien de nombreux mécènes tunisiens, sera l’occasion de partager leurs parcours, leurs expériences, et de faire valoir des projets innovants autour de thématiques sociales, économiques, culturelles, éducatives et politiques.

L’objectif est ambitieux : il s’agit de développer un véritable dialogue de culture entre les femmes des deux pays, dans le respect des sensibilités de chacune. La création de ce réseau de réflexion offrira aux parties prenantes l’opportunité de partager leurs idées, de débattre et de lier des relations d’amitié, pour mieux avancer, ensemble.

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Selon une étude récemment menée par des cardiologues  et des chercheurs de l’université de Leeds et de l’University College de Londres, le risque d’erreur de diagnostic initial chez les femmes est supérieur de 41% à celui des hommes, rapporte le site « lefigaro.fr ».

Pour aboutir à cette conclusion gênante, les chercheurs se sont plongés dans le registre du «Projet d’audit national des infarctus du myocarde», qui compile depuis 2003 tous les infarctus du myocarde (soit 600.000) survenus dans 247 hôpitaux d’Angleterre et du Pays de Galles.

D’après « Le Figaro », l’électrocardiogramme réalisé en cas de suspicion permet de distinguer deux grands types d’événements: l’un avec une modification appelée sus-décalage du segment ST (STEMI), l’autre sans cette modification (no-STEMI ou NSTEMI).

Dans l’étude anglaise, une fois sur trois les cardiologues ou médecins généralistes n’avaient pas fait le diagnostic correct dès le début de la prise en charge, a précisé la même source.

 

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Le gouverneur de Kasserine, Chedly Bouallegue a affirmé qu’il a décidé de poursuivre en justice neuf femmes ayant attaqué son domicile de fonction vers 21 heures hier 4 septembre 2016.

Lors de son passage ce lundi 5 septembre 2016 sur Mosaïque Fm, il a expliqué que les jeunes femmes font partie d’un groupe de 78 chômeurs dont leurs noms existent dans la liste des personnes à recruter dans la fonction publique.

“Les jeunes femmes ont sorti des objets tranchants et elles ont menacé de mettre fin à leurs jours. Cette scène s’est déroulée en présence de ma famille. Une de mes filles en état de choc a été victime d’une crise. J’ai donc décidé d’assurer la sécurité de ma famille qui a quitté Kasserine. Malheureusement, il ne s’agit pas de la première attaque de ma maison de fonction”, a-t-il indiqué.

Chedly Bouallegue a ajouté qu’il est resté à Kasserine pour assurer ses fonctions. “L’incident qui a eu lieu hier soir a dépassé toutes les limites. J’ai donc décidé de poursuivre en justice les femmes, a-t-il ajouté.

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Le samedi 13 août 2016, la fête nationale de la femme avait un goût très particulier pour le chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi. Il a mis un point d’honneur à épingler l’insigne de l’Ordre de la République sur les habits des femmes en signe de reconnaissance pour leurs actions éclatantes. C’est sans doute aussi une façon de lever toute équivoque avec la gente féminine, qui s’était massivement mobilisée pour porter Essebsi au pouvoir mais dont on dit qu’elle a été mal récompensée par le locataire du palais de Carthage. Cette cérémonie était donc une occasion pour le président de la République de prendre le pouls de la situation, de tâter le terrain et de s’assurer que sa magie opère toujours chez les femmes. Ce fut chose faite avec la journaliste et écrivaine Sofia Bessis, avec Myriam Belkadhi, journaliste également, avec la réalisatrice Dorra Bouchoucha, que le président a décorées. Mais Essebsi n’était pas complètement à la fête car ces personnalités, ce sont les trains qui sont arrivées à l’heure, il y a la partie vide du verre : Ces femmes que le chef de l’Etat a conviées au palais mais qui ont boudé son invitation. Ce sont surtout les raisons de leur absence, très remarquée, qui ont dû peiner BCE, même s’il n’en montrera rien, en vieux briscard de la politique qu’il est.

L’univesitaire Olfa Youssef, l’actrice Sawsen Maalej et la journaliste Aida Arab Achab font partie de celles qui ont boudé la cérémonie en signe de protestation face aux “promesses électorales” faites aux femmes et qui n’ont pas été tenues mais également à cause, disent-elles, de la communauté de vue entre le président et le parti islamiste Ennahdha. Et elles n’ont pas hésité à le signifier vertement sur leurs profils Facebook.

Olfa Youssef a écrit ceci sur sa page, hier samedi : “Je remercie la présidence de la République pour cette invitation mais je ne pourrai l’honorer compte tenu de la trahison électorale, et de son alliance avec les ennemis du code du statut personnel…”.

Sawsen Maalej n’a pas été plus tendre : “Merci à la présidence de la République, pour cette invitation mais je la refuse : 1) Je ne suis pas amatrice des manifestations folkloriques annuelles et je ne fais pas dans le féminisme. Je fais partie d’une génération qui exige l’égalité des droits et des devoirs, et par conséquent je ne vois pas l’utilité de cette fête et de ces décorations, surtout venant de vous, vous qui n’avez pas tenu les promesses faites au million de Tunisiennes en vous alliant avec l’ennemi de la femme tunisienne …”.

Même son de cloche chez Aida Arab Achab, qui a posté ceci vendredi 12 août : La fête de la femme n’éveille rien en elle. “Je ne fais la différence entre un homme et une femme qu’à travers leurs aptitudes et ce qu’ils ont dans la tête, pas avec leur simple différence morphologique. Si vous souhaitiez célébrer la femme, sans qui vous ne dormiriez pas au palais, vous ne lui auriez pas brisé tout espoir avec vos alliances contre nature…”

L’histoire ne nous dit pas si ces personnalités se sont donné le mot, car la teneur des messages est la même, mais ce qui est certain c’est qu’elles sont très remontées contre le président.

Un malheur n’arrive seul

Avant cette salve de messages cinglants, des représentants du bureau d’Amnesty International à Tunis ont remis vendredi 12 août 2016 au président de l’Assemblée des Représentants du Peuple, Mohamed Ennaceur, une pétition réclamant davantage de droits pour la femme. Le texte exige des réformes législatives pour punir toute forme de violence à l’égard des femmes, notamment les violences sexuelles. Ce document a été signé par 71 mille femmes.

A signaler qu’un projet de loi pour combattre les violences faites aux femmes a été concocté par le gouvernement et qu’il sera voté par le Parlement d’ici la fin de 2016, a affirmé le président de l’ARP.
Ce document est épluché conjointement par l’ARP et le ministère de la Femme, il est actuellement étudié par la commission des droits et des libertés et la commission de la législation générale, a ajouté Ennaceur.

A n’en pas douter, toutes ces affaires, au-delà du fait qu’elles sont un camouflet pour les autorités du pays, portent un sérieux coup au prestige du code du statut personnel, qui fait la fierté de la Tunisie dans un monde arabe à des années-lumière de ces avancées. L’exécutif et le législatif ont intérêt à trouver rapidement la voie pour se rabibocher avec une partie de la gente féminine, sinon tout cela pourrait se payer très cher électoralement. Sans parler de la réputation de la Tunisie…

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” L’adoption le 13 juillet 2016 par le conseil des ministres du projet de loi organique relatif à la lutte contre la violence à l’égard des femmes ainsi que du projet de loi relatif à l’organisation des crèches et des jardins d’enfants constitue une mutation sociale importante et un nouvel acquis qui vient s’ajouter aux réalisations accomplies au profit de la femme et de la famille “, a déclaré, vendredi à Tunis, la ministre de la femme, de la famille et de l’enfance, Samira Maraï Feriaa.
S’exprimant lors d’une rencontre avec la presse, la ministre a indiqué que cet acquis qui met en application les articles 46 et 47 de la constitution tunisienne vient couronner une série de législations promulguées au profit de la femme depuis l’indépendance, qualifiant ce projet de révolutionnaire face à la prolifération du phénomène de la violence dans l’espace public, familial, scolaire et préscolaire.
Samira Maraï Feriaa a signalé que suite à l’adoption de ces deux projets de loi, plusieurs ministères (éducation, affaires religieuses, culture, affaires sociales, enseignement supérieur et jeunesse et sport) se trouveront dans l’obligation de programmer une politique éducative et culturelle visant à lutter contre la violence et à consacrer le principe de l’égalité.
Elle a fait remarquer que tous les intervenants (gouvernement, société civile et médias) ont appelé au soutien de ces textes juridiques qui contribueront à la diffusion de la culture de la non-violence notamment à l’égard des femmes, soulignant que l’application de ces lois nécessite une prise de conscience et une mobilisation sociale, politique et culturelle.
La ministre a exprimé le vœu de soumettre ces deux projets de loi à l’assemblée des représentants du peuple (ARP) avant la fête nationale de la femme célébrée le 13 août.
A noter que le projet de loi organique relatif à la lutte contre la violence à l’égard des femmes vise à éliminer toutes les formes de violence fondée sur le genre social en vue de réaliser la justice et le respect de la dignité humaine et ce, en adoptant une approche inclusive basée sur la prévention, la protection et l’encadrement, en plus du renforcement des mesures dissuasives.
Conformément à cette loi, la lutte contre la discrimination et la violence à l’égard des femmes sera intégrée dans les programmes éducatifs et de formation outre la garantie du droit au suivi sanitaire et psychologique et à l’encadrement social des femmes victimes de violence.
Ce projet de loi définit la violence, stipule l’obligation de signalement et responsabilise l’Etat aux niveaux de la prévention et de la protection des victimes.
Par ailleurs, le projet de loi relatif à l’organisation des crèches et des jardins d’enfants, première loi du genre en Tunisie qui vient réglementer le secteur, identifie les structures de contrôle et de tutelle, fixe les sanctions, garantit une éducation équilibrée dans un environnement sain en collaboration avec le milieu familial tout en tenant compte de l’intérêt supérieur de l’enfant et lutte contre les espaces anarchiques et non autorisés.
Le projet de loi comporte, en outre, une définition précise des crèches et des jardins d’enfants et fixe les conditions de création de ces établissements qui seront soumis au contrôle et à l’inspection régulière pour s’assurer du respect de toutes les dispositions énoncées dans cette loi ainsi que dans les cahiers des charges.

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Le conseil des ministres réuni , mercredi 13 juillet 2016 à la Kasbah a validé de nouveaux projets de loi, indique un communiqué. Parmi ces projets de loi validés, on cite un relatif à la violence contre les femmes, un projet de loi relatif à l’organisation des jardins d’enfants et un autre sur l’organisation du travail du pôle économique et financier.

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Une journée d’information visant à inciter les associations actives dans le domaine de la femme dans les gouvernorats de Grand Tunis à suggérer des projets en matière de prise en charge multisectorielle et intégrée de femmes victimes de violence et/ ou en situation de vulnérabilité s’est tenue, mardi à Tunis, à l’initiative du ministère de la femme, de la famille et de l’enfance.
Le ministère de la femme avait organisé, précédemment, des rencontres régionales au profit de la société civile active dans ce domaine dans les gouvernorats de Béja, Jendouba, Médenine et Gafsa. D’autres rencontres seront organisées dans les gouvernorats de Kairouan et Sfax le 14 et 15 du mois courant pour sensibiliser les associations à participer à cette initiative.
Rappelons que les associations désireuses de présenter des projets dans le domaine de la prise en charge multisectorielle et intégrée de femmes victimes de violence et/ ou en situation de vulnérabilité sont appelées à déposer leurs propositions avant le 31 juillet 2016.
Financé par l’Union Européenne et lancé par le ministère de la femme en partenariat avec le Fonds des Nations Unis pour la Population, l’appel à propositions s’inscrit dans le cadre du programme de promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes en Tunisie et la lutte contre les discriminations et les violences fondées sur le genre.
Ciblant les gouvernorats du Grand Tunis, Jendouba, Kairouan, Gafsa, Sfax et Médenine, l’ appel à proposition a pour objectif de renforcer les systèmes de prise en charge des femmes victimes de violences afin de leur assurer sécurité, santé, justice et bien être. Il vise à soutenir la création de nouveaux centres ou la réhabilitation et le renforcement des centres d’accueil, d’écoute et de prise en charge multisectorielle et intégrée pour femmes victimes de violence et/ou en situation de vulnérabilité.

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