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Aujourd’hui, le Mécanisme de financement mondial (GFF) en soutien à Chaque Femme Chaque Enfant a annoncé un total de 1 005 000 000 de dollars USD de contributions de la Fondation Bill & Melinda Gates, du Burkina Faso, du Canada, de la Côte d’Ivoire, de la Commission européenne, du Danemark, de l’Allemagne, du Japon, de Laerdal Global Health, des Pays-Bas, de la Norvège, du Qatar et du Royaume-Uni. Cela aidera le partenariat du GFF à progresser dans sa démarche qui vise à s’étendre à l’ensemble des 50 pays aux besoins de santé et de nutrition les plus importants et à contribuer ainsi à sauver et à améliorer des millions de vie dès 2030. L’événement d’aujourd’hui constitue une étape importante pour lever jusqu’à 2 milliards de dollars USD afin d’étendre le partenariat du GFF à un total de 50 pays ; le GFF s’attend à recevoir des engagements additionnels de la part d’investisseurs, nouveaux et existants, qui envisagent de nouveaux engagements pluriannuels.

Le GFF est un catalyseur pour le financement de la santé qui aide les pays à transformer la façon dont ils investissent dans les femmes, les enfants et les adolescents et cela, parce que depuis bien trop longtemps leur santé et leur nutrition ont été négligées et sous-financées—entraînant, chaque année, 5 millions de décès évitables parmi les femmes et les enfants. Le GFF appuie les pays de trois façons spécifiques :

  1. En développant un dossier d’investissement et un plan de mise en œuvre qui privilégient la santé de la reproduction, de la mère, du nouveau-né, de l’enfant et de l’adolescent et la nutrition ainsi qu’un solide système de santé primaire ;
  2. En renforçant une plateforme pilotée par le pays qui aligne toutes les parties prenantes avec un plan de santé et de nutrition priorisé ; et,
  3. En travaillant avec les pays pour mobiliser et coordonner les ressources financières requises pour accélérer les progrès réalisés pour les populations les plus vulnérables et les plus difficiles d’accès.

« Aujourd’hui, nous fondons le grand espoir de voir les pays les plus pauvres du monde se constituer un avenir sain et dynamique dans lequel aucune femme, aucun enfant et aucun adolescent ne sera laissé pour compte. Le partenariat du GFF est efficace et efficient—travaillant avec les pays pour les aider à développer les capacités requises pour construire et maintenir les systèmes de santé dont les femmes et les enfants ont besoin pour survivre et prospérer », a déclaré Erna Solberg, Premier Ministre de la Norvège et Co-Présidente du groupe des Défenseurs des Objectifs de développement durable.

Plus de 2 milliards de personnes vivent dans des pays où les dépenses de santé sont inférieures à 25 dollars par personne et par an, ce qui constitue moins du tiers requis pour fournir des services vitaux de base à leurs populations. À travers leur collaboration avec le GFF, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Nigeria et d’autres pays appuyés par le GFF ont démontré qu’il était possible pour tous les pays d’améliorer leur avenir et d’investir dans les populations les plus vulnérables de leurs sociétés et cela, en accroissant les investissements de santé.  Ils ont également démontré que des contributions financières généreuses, mais de petite taille—lorsqu’elles sont alignées et dépensées de manière catalytique et efficace pour appuyer des dossiers d’investissement nationaux—peuvent avoir un impact exponentiel, en mobilisant des financements supplémentaires et en sauvant des millions de vies.

Aujourd’hui à Oslo, le Burkina Faso a réaffirmé son engagement de consacrer au moins 15% de son budget annuel pour améliorer la santé ; la Côte d’Ivoire s’est engagée à accroître son budget de santé à raison de 15% par année; et, le Nigeria s’est réengagé à investir, chaque année, 150 millions de dollars USD de son budget pour durablement financer la santé et la nutrition des femmes, des enfants et des adolescents. L’accroissement des ressources nationales fait partie intégrante des priorités de chaque pays appuyé par le GFF.

« La raison d’être du GFF est l’appropriation nationale — travailler avec les pays pour établir des priorités et favoriser la mobilisation des ressources nationales. Cela constitue la grande force du GFF.  Il plaide de façon convaincante pour que les pays soient aux commandes et investissent leur propre argent et, renforce la priorisation de l’allocation des ressources pour les secteurs sociaux de base, en particulier, le secteur de la santé », a déclaré Roch Marc Christian Kaboré, Président du Burkina Faso.

Aujourd’hui, les bailleurs de fonds et les pays ont répondu au besoin urgent des pays de transformer le financement de la santé et, cela, pour accélérer leur progression vers une couverture sanitaire universelle et contribuer ainsi à la réalisation des cibles des Objectifs de développement durable (ODD) qui visent à mettre fins aux décès évitables de mères, de nouveau-nés et d’enfants et à améliorer la santé et la nutrition des femmes, des enfants et des adolescents.

« En 2018, toutes les mères devraient être en mesure de protéger leur propre santé ainsi que la santé de leurs bébés et de leurs enfants. Mais, chaque jour, 830 femmes meurent de complications liées à la grossesse ou à l’accouchement et, chaque mois, 450 000 enfants de moins de cinq ans meurent inutilement », a dit Kristalina Georgieva, PDG de la Banque mondiale. « Le GFF apporte une réflexion audacieuse pour mettre fin à cette injustice et cela, à travers des interventions intelligentes et des financements coordonnées qui peuvent transformer la santé, le bien-être ainsi que les chances de vie des femmes, des enfants et des adolescents des pays en voie de développement. »

Aujourd’hui, la Banque mondiale, qui héberge le GFF, a annoncé que les financements de 482 millions de dollars USD du Fonds fiduciaire du GFF ont été associés à 3.4 milliards de dollars USD de l’Association internationale pour le développement (IDA) et de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et cela, au cours des trois dernières années seulement. Il est prévu que les engagements de 1 005 000 000 de dollars USD, effectués aujourd’hui à Oslo pour le Fonds fiduciaire du GFF, seront associés à 7.5 milliards de dollars USD de l’IDA/BIRD et cela, pour la santé et la nutrition des femmes, des enfants et des adolescents.

En outre, en partenariat avec le GFF, la Banque mondiale a annoncé que la série d’Obligations pour le Développement durable, lancée par la Trésorerie de la Banque mondiale pour sensibiliser les investisseurs aux avantages significatifs et pérennes des investissements en faveur de la santé et de la nutrition des femmes, des enfants et des adolescents, avait levé 935 millions de dollars USD et cela, depuis juin 2018. Ces obligations apportent un capital privé au pool de financement de la BIRD et servent de point d’entrée pour que les investisseurs prennent conscience des opportunités qui existent en matière d’investissement durable. Pour réduire les barrières qui entravent la capacité des pays à accéder à ces fonds, le GFF fournit des co-financements et subventionne l’achat de prêts à taux d’intérêt réduit, leur permettant ainsi de catalyser des fonds publics et privés et d’investir dans la santé et la nutrition des femmes, des enfants et des adolescents.

Une étude récente, revue par des pairs et publiée dans The BMJ Global Health—qui reflète les efforts combinés qui contribuent à modifier la tendance en matière de mortalité maternelle, néonatale et infantile, notamment du GFF; de Gavi, l’Alliance du Vaccin; du Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la Tuberculose et le Paludisme; de UNAIDS; du FP2020; et d’autres partenaires¬—a estimé que les pays peuvent sauver jusqu’à 35 millions de vies dès 2030 et cela, si les investissements de santé au niveau mondial continuent de croitre aux taux actuels, si d’autres initiatives mondiales de santé atteignent leurs cibles et, si le partenariat du GFF peut étendre sa portée et appuyer l’ensemble des 50 pays aux besoins de santé et de nutrition les plus importants. Elle a également estimé que les financements en faveur du Fonds fiduciaire du GFF avaient le potentiel de mobiliser 50 à 75 milliards de dollars USD supplémentaires pour la santé et la nutrition des femmes, des enfants et des adolescents, dont 70% seraient constitués par les ressources nationales des pays.

« Les femmes, les enfants et les adolescents en bonne santé contribuent à un cercle vertueux », a déclaré Melinda Gates, Co-Présidente de la Fondation Bill & Melinda Gates. « Avec la santé vient la capacité d’aller à l’école et d’apprendre, ce qui aide les individus à prospérer en tant qu’adulte et à élever des enfants capables de poursuivre le cycle. C’est pour cela que le GFF représente un excellent investissement. »

Avec les engagements annoncés aujourd’hui, un total de 1.005 milliard de dollars USD a été levé pour la période du réapprovisionnement qui s’étend de 2019 à 2023 et qui vise à mobiliser un total de 2 milliards de dollars USD pour une expansion du GFF à un total de 50 pays.

« Aujourd’hui, nous nous trouvons à l’orée d’un changement transformateur dans le domaine de la santé mondiale, où aucune femme, aucun enfant et aucun adolescent ne sera laissé pour compte. Le partenariat du GFF aide les pays à transformer l’avenir de leurs populations et cela, à travers une intégration culturelle, politique et financière de la priorisation de la santé. Il est essentiel d’appuyer les dirigeants à travers le monde pour qu’ils puissent opérer ces changements et, aujourd’hui, nous sommes ravis d’obtenir un tel soutien pour faire de cette vision une réalité », a déclaré Mariam Claeson, Directrice du GFF.

Le GFF a été fondé en 2015 par la Banque mondiale, les Gouvernements du Canada et de la Norvège, les Nations Unies et d’autres partenaires. Agissant en tant qu’éclaireur pour un financement novateur des ODD, le GFF aide à aborder le programme inachevé de la santé et de la nutrition des femmes, des enfants et des adolescents et à combler le déficit de financement.

À Propos du Mécanisme de financement mondial 

Le Mécanisme de financement mondial (GFF) est un partenariat à multiples parties prenantes qui aide les pays à aborder les plus grands problèmes de santé et de nutrition qui affectent les femmes, les enfants et les adolescents. Le Fonds fiduciaire du GFF est appuyé par le Burkina Faso, le Canada, le Danemark, la Commission européenne, l’Allemagne, le Japon, Laerdal Global Health, les Pays-Bas, la Norvège, le Qatar, le Royaume-Uni, la Fondation Bill & Melinda Gates, MSD for Mothers et un donateur anonyme.  Le GFF aide les gouvernements à rassembler les partenaires autour d’un plan piloté par le pays qui privilégie les domaines de santé à fort impact qui demeurent sous-financés. Le Fonds Fiduciaire du GFF joue un rôle de catalyseur de financement, avec les pays utilisant des subventions modestes pour significativement accroitre leurs ressources nationales et cela, en parallèle aux financements de l’IDA et de la BIRD de la Banque mondiale, aux financements externes alignés et aux ressources du secteur privé. Chaque investissement de taille relativement modeste est multiplié par les engagements des pays eux-mêmes—produisant d’importants retours sur investissement et sauvant et améliorant des vies.  Pour en apprendre davantage : www.globalfinancingfacility.org/fr et @theGFF

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La Tunisie abrite les 13 et 14 novembre 2018, le forum 2018 sur l’autonomisation économique des femmes dans la région MENA organisé par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) en partenariat avec le ministère de la femme, de la famille, de l’enfance et des Séniors.

Des représentants de structures gouvernementales, de la société civile, du secteur privé et des organisations internationales et régionales prendront part à cet événement outre la participation d’universitaires et de chercheurs dans le domaine de l’égalité entre l’homme et la femme et dans l’autonomisation économique des femmes, a souligné un communiqué publié vendredi par le ministère de la femme, de la famille, de l’enfance et des Séniors.

Selon la même source, cette édition du forum sera consacrée à l’examen des nouvelles lois destinées à renforcer les droits des femmes dans la région MENA outre la discussion des stratégies de mise en œuvre des recommandations du rapport de l’OCDE sur l’autonomisation économique des femmes dans la région MENA et l’impact du cadre législatif en Tunisie, en Algérie, en Egypte, en Jordanie et en Libye.

Il s’agit également d’examiner les moyens d’intégrer l’approche du genre social dans les politiques publiques et les budgets des départements pour promouvoir l’égalité entre l’homme et la femme et ce, à travers la présentation des bonnes pratiques de certaines organisations internationales.

A noter que le forum constitue une opportunité pour identifier les besoins stratégiques de la région au niveau de la collecte et l’analyse des données sur l’égalité homme-femme pour promouvoir et renforcer les capacités des compétences nationales.

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Orange Tunisie a tenu ce jeudi 2 octobre 2018 une conférence de presse au Centre de recherches, d’études, de documentation et d’information sur la femme (CREDIF) pour annoncer le lancement de dix nouvelles maisons digitales pour l’autonomisation des femmes. Cette initiative entre dans le cadre du programme Orange d’autonomisation des femmes par l’insertion professionnelle grâce au numérique, avec le soutien du ministère de la Femme, de la Famille, de l’Enfance et des Séniors, en partenariat avec huit associations/ONG.
Lors de cet événement, deux micros entrepreneuses bénéficiaires des maisons digitales ont été récompensées des prix coup de cœur “O Féminin” de la fondation Orange, afin de les encourager à développer leurs micro entreprises.
Il s’agit de la gagnante Ghazela Bar de la maison digitale de Siliana “les aventuriers pour le développement Siliana” et Zayneb Marzouk de la maison digitale de Kairouan “F&L”.
D’autres maisons digitales doivent être lancées prochainement avec les associations Shani à Nafa, CITESS à Sidi Bouzid, l’association du développement sans frontières à Tataouine et l’association IRADA pour le développement à Ksar Gafsa.
Etant donné que le numérique est le cœur de métier d’Orange et la solidarité sa raison d’être, la fondation Orange a donc fait de la solidarité numérique le principe qui guide ses actions de mécénat en Tunisie.
A travers les écoles numériques, les Fablabs solidaires et les maisons digitales, la fondation Orange fait et continue de faire du numérique un levier d’autonomisation socioéconomique, d’enrichissement et de professionnalisation.

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Le projet “Emplois décents pour les jeunes et les femmes” a été lancé, mercredi à Tunis, au profit de quatre gouvernorats, à savoir Kairouan, Zaghouan, Tunis et La Manouba.

Le bureau international du travail en Tunisie veillera sur la mise en œuvre de ce projet financé par le royaume de Norvège moyennant une enveloppe de trois millions de dollars, a fait savoir le conseiller technique principal du projet, David Andrevon lors d’une conférence organisée par le ministère de la formation professionnelle et de l’emploi en partenariat avec l’organisation internationale du travail (OIT), l’union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA) et l’union générale tunisienne du travail (UGTT).

Ce projet qui s’étale de 2018 à 2020 repose sur quatre volets essentiels à savoir l’appui aux institutions du marché du travail et aux partenaires sociaux dans l’élaboration et la mise en œuvre d’une stratégie nationale dans le domaine de l’emploi à travers la mise en place d’un plan d’action dans les gouvernorats ciblés.
Il s’agit, en outre, d’aider quatre bureaux d’emploi dans ces gouvernorats à promouvoir leur rendement en vue d’améliorer l’employabilité des jeunes et des femmes.
Le troisième volet consiste à renforcer la création de postes d’emploi au profit des femmes et des jeunes alors que le quatrième vise à appuyer la formation professionnelle pour promouvoir l’employabilité des jeunes.

Le ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi, Fawzi Abderrahmène, a souligné que le taux de chômage en Tunisie s’élève à 15,4%, un taux certes élevé et inacceptable mais qui est resté stable depuis 2013, a-t-il dit.
Le chômage touche, selon le ministre, 40% des diplômés du supérieur contre 11% parmi les non titulaires de diplômes universitaires, faisant savoir que les deux tiers des diplômés sans emploi sont des filles.

Pour sa part, le directeur de l’OIT pour le Maghreb arabe, Mohamed Ali Dayahi, a mis l’accent sur l’engagement de l’organisation à soutenir les efforts du gouvernement tunisien et de ses partenaires pour fournir un travail décent à la jeunesse tunisienne, soulignant l’importance du projet “Emplois décents pour les jeunes et les femmes” dans l’amélioration des aptitudes des jeunes dans les gouvernorats ciblés.

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Le prix Nobel de la Paix 2018 a été décerné au Congolais Denis Mukwege et à la Yézidie Nadia Murad. Tous deux ont brillé par leur combat acharné et risqué contre les violences sexuelles, a fait savoir ce vendredi 5 octobre 2018 le comité Nobel, rapporte HuffingtonPost

Le Dr Mukwegen, spécialisé en gynécologie, a vu le jour en 1955 au Sud Kivu, en République Démocratique du Congo (RDC) ; il excelle tellement dans la prise en charge des femmes victimes d’atroces mutilations génitales qu’on l’a surnommé “l’homme qui répare les femmes”. Il a mis en place dans son pays un hôpital qui accueille les femmes martyrisées par les milices qui combattent depuis des années les troupes gouvernementale, faisant de la région un enfer pour les civils. Dr Mukwegen apporte aux femmes une assistance physique, psychologique, économique et juridique. Ses actions lui ont valu une haute distinction des Nations unies en 2008 : le Prix des droits de l’homme. Après cela il a reçu en 2014 le prix Sakharov, le Prix du Héros pour l’Afrique du Parlement Européen en 2016 ou encore le Prix de la Fondation Clinton. Il a même failli remporter en 2013 le Prix Nobel…

Quant à Nadia Murad, une jeune militante irakienne de 25 ans, elle a émerveillé le monde pour son courage dans la défense des droits humains, dans une région agitée et dangereuse, surtout pour les femmes. En 2016, elle est faite ambassadrice de bonne volonté de l’ONU pour la dignité des victimes du trafic d’êtres humains.
Membre de la communauté Yézidie, elle et sa famille ont longtemps été traquées. Quand sa ville, Sinjar, a été conquise par Daech, c’est le sort d’esclave sexuelle que lui réservent les djihadistes. Elle a réussi à leur fausser compagnie. En 2015 elle fait un discours retentissant à la tribune des Nations-Unies…

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«Aucun pays ne peut véritablement aller de l’avant au XXIe siècle s’il laisse de côté la moitié de ses talents», a lancé le président de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org), Akinwumi Adesina, le 17 septembre 2018, lors du lancement de la conférence FinDev Canada, réaffirmant ainsi le soutien de la Banque en faveur des femmes.

FinDev Canada, l’Institut de développement du Canada, est une filiale d’Exportation et développement Canada (EDC), l’agence de crédit à l’exportation du pays. Lancé six mois plus tôt, FinDev a pour mandat de soutenir la croissance et la durabilité des entreprises sur les marchés en développement.

«Avec ses universités, ses organisations internationales et sa population multiculturelle, Montréal est le lieu idéal pour accueillir FinDev Canada, a déclaré Mme Marie-Claude Bibeau, la ministre canadienne du Développement international. Je suis convaincue qu’il jouera, depuis son siège à Montréal, un rôle crucial dans la promotion du programme international de développement de notre pays, en proposant le bon dosage de capitaux publics et privés et en nouant des partenariats avec des entreprises dans les pays en développement, notamment celles qui sont gérées par les femmes et les jeunes.»

M. Adesina a prononcé son discours d’ouverture lors de la séance inaugurale de la conférence.

«Nous tous, dans cette salle, comprenons d’instinct la nécessité d’aider les femmes. Beaucoup d’entre nous viennent – et y ont de la famille – de lieux où le travail des femmes est absolument essentiel pour garder la communauté soudée. Et pourtant, trop souvent, leur travail n’est pas pleinement reconnu. Et trop souvent, les femmes se voient refuser leur juste part de salaire pour un travail égal», a-t-il déclaré.

Le problème ne concerne pas seulement l’Afrique ou même l’Amérique du Nord, selon lui. «Dans toutes les sociétés, ce problème constitue un gaspillage insensé de ressources.»

Briser le statu quo

Le président de la Banque africaine de développement a appelé à en finir avec le statu quo sur les questions de genre, alors que les femmes et les jeunes s’avèrent les forces vives d’innombrables petites entreprises. «Le statu quo ne peut plus durer, a-t-il lancé. Nous savons qu’investir dans les femmes peut générer un véritable effet catalyseur dans les communautés. Les femmes réinvestissent jusqu’à 90 % des revenus de leur travail dans leur famille et dans leur communauté. Cet argent sert à nourrir et à éduquer les enfants, et à payer les visites du médecin

M. Adesina a exhorté les partenaires à œuvrer de manière stratégique, novatrice et concertée, afin de combler le déficit de financement entre les hommes et les femmes, estimé à 42 milliards de dollars américains. «Si les limitations sociales et les systèmes de croyances annihilent souvent les rêves des femmes, c’est souvent au guichet des banques que leurs rêves s’effondrent. Pour de nombreuses femmes entrepreneurs dépourvues de garanties et privées de tout accès aux terres ou à d’autres ressources financières, la banque signifie la fin du parcours», a-t-il déploré.

Visite de travail pour renforcer les liens bilatéraux avec le Canada

Montréal est la première étape de la visite de travail de quatre jours qu’effectue le président Adesina au Canada. Le président de la Banque dirige une délégation de concert avec David Stevenson, administrateur de la Banque représentant le Canada, la Chine, la République de Corée, la Turquie et le Koweït. Stella Kilonzo, la directrice principale du Forum de l’investissement en Afrique, Vanessa Moungar, la directrice chargée du Genre, des femmes et de la société civile, Timothy Turner, responsable de la gestion des risques au sein du Groupe, et Victor Oladokun, directeur de la Communication composent le reste de la délégation.

Avant son allocution d’ouverture à FinDev, le président Adesina a rencontré, lors d’un entretien bilatéral, Paul Lamontagne, le directeur général de FinDev Canada. Plus tard dans la même journée, à Ottawa, le ministre canadien des Finances Bill Morneau et les membres de la délégation de la Banque se rencontraient pour échanger sur plusieurs sujets, notamment sur la croissance inclusive et le leadership du Canada en matière de mécanismes de financement novateurs pour le développement. La délégation est invitée à un dîner offert par la ministre Bibeau, au cours duquel le genre, le changement climatique et l’énergie seront au cœur des discussions.

Le président Adesina est attendu à Toronto mercredi et à Calgary jeudi, pour les troisième et dernière étapes de sa visite de travail au Canada.

Le Canada a adhéré à la Banque africaine de développement en décembre 1982 et a contribué à toutes les augmentations générales de capital de la Banque. Il est le quatrième plus important contributeur parmi les membres non régionaux du Groupe. Au 31 décembre 2016, le pays avait souscrit plus de 3 milliards de dollars au capital de la Banque.

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La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) a lancé son programme de renommée internationale Women in Business au Maroc afin de renforcer l’économie nationale en libérant le potentiel des femmes entrepreneurs.

Le programme Women in Business soutient les femmes entrepreneurs dans l’ensemble des régions d’opérations de la BERD. Depuis son lancement en 2014, cette initiative de la Banque a aidé 35 000 femmes et accordé des financements de plus de 450 millions d’euros en coopération avec plus de 30 institutions financières dans 17 pays. En outre, le Programme facilite l’accès au savoir-faire et le développement des compétences et offre une aide à la création de réseaux.

Le programme Women in Business au Maroc va recevoir une aide importante de l’Union européenne (UE) dans le cadre de son initiative en faveur de l’inclusion financière*, qui offre des financements cruciaux pour l’accès aux services de conseil et aux garanties des banques partenaires de la BERD.

Lors d’un colloque qui s’est tenu à Casablanca pour le lancement du Programme aux Maroc, la directrice générale de la BERD pour la partie méridionale et orientale du bassin méditerranéen (région  SEMED), Janet Heckman, a signé un accord avec deux banques locales qui rétrocèderont des financements de la BERD à des entreprises dirigées par des femmes.

Bassima El Hakkaoui, Ministre marocaine de la solidarité, des femmes, de la famille et du développement social, et Alessio Cappellani, responsable adjoint de la délégation de l’Union européenne auprès du Maroc, participaient également à ce colloque.

Dans un premier temps, la BERD fournira au total l’équivalent de 35 millions d’euros en monnaie locale à la BMCE Bank of Africa et à la BMCI (Banque marocaine pour le commerce et l’industrie) pour soutenir les petites et moyennes entreprises (PME) dirigées par des femmes. La BERD a signé un prêt de 20 millions d’euros sur cinq ans avec BMCE et un prêt de 15 millions d’euros sur cinq ans auprès de BMCI.

D’autres banques devraient se joindre à cette initiative. Dans sa phase initiale, le Programme vise à soutenir au moins 200 femmes entrepreneurs par le financement et les services de conseil. Un effort particulier sera consacré au soutien des entreprises basées en dehors des grands centres économiques marocains.

Outre le financement, les femmes entrepreneurs recevront également des conseils en gestion pour améliorer la compétitivité, des formations, un mentorat et une aide à la création de réseaux, ainsi qu’un accès au service d’autodiagnostic en ligne Business Lens. Les formations et le mentorat permettent aux femmes entrepreneurs de partager leurs expériences et d’échanger leurs connaissances.

Le programme Women in Business peut avoir un impact extrêmement positif au Maroc. L’autonomie économique des femmes est en effet un moteur de croissance économique. Seules 50% des entreprises formelles dirigées par des femmes utilisent un compte bancaire et celles-ci ne sont souvent pas en mesure de bénéficier de la gamme complète des offres des banques.

La BERD soutient le développement des économies de marché depuis sa création, en 1991. Elle investit aujourd’hui dans 38 pays émergents sur trois continents et a, pendant la seule année 2017, accordé des financements d’un montant de 9,7 milliards d’euros. Outre le développement des entreprises privées, la BERD finance l’énergie durable et les projets d’infrastructure.

Elle met tout particulièrement l’accent sur la croissance inclusive en offrant son soutien à tous les secteurs de la société. En accord avec les objectifs climatiques mondiaux, la BERD vise d’ici 2020 à consacrer 40% du total de ses investissements annuels à des projets dans l’économie verte. www.ebrd.com

Depuis le début de ses opérations  au Maroc en 2012, la BERD y a financé des projets d’une valeur de 1,6 milliard d’euros et a offert des services de conseil en gestion à plus de 400 PME marocaines. https://www.ebrd.com/where-we-are/morocco/overview.html.

* L’initiative de l’UE en faveur de l’inclusion financière est un programme global destiné à soutenir la compétitivité et la croissance des micro-, petites et moyennes entreprises de la partie méridionale et orientale du bassin méditerranéen. Elle offre des financements et un savoir-faire pour favoriser le développement et créer des emplois. 

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Kamel Akrout, premier conseiller auprès du président de la République, chargé de la sûreté nationale, a affirmé lors de la tenue ce vendredi 7 septembre 2018 des travaux du sommet digital des femmes que la présence de la gente féminine dans le secteur numérique est jugée faible en comparaison avec les hommes. Il a dans ce contexte souligné qu’il faut se mobiliser davantage afin d’ouvrir aux femmes de grands horizon et ce, à travers la multiplication de tous les efforts entre tous les intervenants. Cela permettra ainsi de donner plus de chance aux femmes désirant conquérir le marché numérique et les domaines technologiques innovants.

À noter que le sommet digital des femmes est une initiative de la fondation Konrad Adenauer Stiftung et il a pour objectif de renforcer la présence des femmes entrepreneures dans les domaines de la numérisation.

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A l’occasion de la célébration pour la première fois en Tunisie de la “journée nationale des compétences féminines tunisiennes à l’étranger” , la ministre de la Femme, de la Famille, de l’Enfance et des Séniors (MFFES), Néziha Laabidi, a annoncé jeudi à Tunis le lancement du projet pilote “Nistathmrou fi bledna” (investissons dans notre pays), visant à faciliter l’investissement des femmes tunisiennes résidentes à l’étranger dans leur pays.
Lors d’une conférence ayant pour thème “La femme migrante : vectrice de développement économique et de changement social dans son pays d’origine”, la ministre a souligné que le nombre de Tunisiens résidents à l’étranger s’élève à 1.325690, dont (37%) sont des femmes.
8536 Tunisiens vivant à l’étranger sont hautement qualifiés dont (10%) sont des femmes“, a-t-elle précisé.

Laabidi a signalé que les Tunisiens résidents à l’étranger (TRE), et notamment les femmes TRE (FTRE), ne sont pas valorisées et ne jouent pas pleinement leur rôle en tant que vectrices de développement malgré leur apport en Tunisie. Elles peuvent, pourtant, faire progresser le développement des micro- entreprises, développer l’exportation de produits tunisiens de qualité et aider à maintenir et développer les produits traditionnels tunisiens (produits alimentaires, industries traditionnelles…), a-t-elle estimé.
Ainsi l’objectif principal de la conférence est d’informer, mobiliser et impliquer les acteurs concernés par la gouvernance de la migration et le développement économique et social des FTRE en Tunisie pour la mise en œuvre du projet “Nistathmrou fi bledna“, a dit Laabidi. C’est une phase préparatoire au “Développement et mise en œuvre d’un plan d’action et une stratégie spécifique visant à faciliter la contribution des femmes de la diaspora tunisienne à la gouvernance de la migration et au développement économique et social de leur pays d’origine“, a-t-elle ajouté.

Dans ce cadre, une convention de partenariat a été signée en marge de la conférence entre le ministère de la femme, de la famille, de l’enfance et des séniors et l’autorité tunisienne d’investissement.
Selon Néziha Laabidi, cette convention permettra de faciliter l’investissement des FTRE dans leur pays à travers la mise en place d’une ligne de financement.
Elle a, en outre, signalé qu’un site web pour les compétences féminines résidentes à l’étranger est également mis en place en leur faveur pour faciliter leur réseautage et créer un répertoire des compétences féminines tunisiennes à l’étranger.

S’exprimant à cette occasion, Wided Bouchamaoui, femme d’affaires et ex présidente de l’Union tunisienne de l’industrie du commerce et de l’artisanat (UTICA), a évoqué les difficultés auxquelles sont confrontées les femmes entrepreneures en Tunisie notamment la difficulté d’accès aux financements et la lourdeur des procédures administratives.
L’intervenante a signalé que la Tunisie compte plusieurs compétences féminines à l’intérieur et à l’extérieur du pays sauf qu’elles ne sont pas bien connues et il est important de faire connaitre les expériences réussies pour encourager les jeunes à suivre leurs chemins et contribuer ainsi à la création d’emplois et au développement du pays.
Dans ce contexte, elle a appelé à renforcer la présence de la femme dans les postes de décision dans les secteurs public et privé.

Pour sa part, Naïma Hammami, membre du bureau exécutif de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), a souligné l’importance d’améliorer les conditions de vie de beaucoup de FTRE qui vivent dans des situations précaires.

De son côté, Paola Pace, chef de projet régional à l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) (bureau de Tunis), a signalé qu’en 2017, il y avait 767 155 émigrés tunisiens dont 330 806 étaient des femmes.
Au niveau global, il apparaît que les femmes et les hommes renvoient plus ou moins le même montant dans leurs pays d’origine, mais la proportion de salaires renvoyés est bien supérieure lorsqu’elle est renvoyée par des femmes par rapport à la proportion de salaire renvoyée par les hommes“, a-t-elle précisé.
Elle a, par ailleurs, expliqué que les fonds transférés par des femmes sont aussi envoyées à des femmes et servent généralement aux dépenses de foyer liés à la nourriture, la santé et l’éducation et par conséquent les femmes migrantes ont moins d’opportunités pour investir, par exemple, dans les petites entreprises.
Il est donc crucial de continuer à travailler dans la facilitation des transferts de fonds mais également dans l’éducation à la gestion de ces fonds et à l’optimisation de ceux-ci afin de maximiser les impacts sur le long terme de cet aspect positif de la migration qui profite aussi bien aux migrants eux-mêmes qu’à leurs familles mais également à leurs pays d’origine“, a-t-elle soutenu.

Regroupant un grand nombre de FTRE, des représentants d’organisations nationales et internationales, la conférence est une occasion pour débattre les freins et les incitations à l’investissement en Tunisie ainsi que les aspects positifs de la contribution productive de la femme tunisienne résidente à l’étranger et les effets pervers des dons non productifs.
Un rapport de recommandations et de propositions d’actions sera formulé à la fin de la conférence.
A noter qu’en vertu du décret gouvernemental n° 2018-403 du 23 avril 2018avril 2018, le 09 août de chaque année a été institué Journée nationale des compétences féminines tunisiennes à l’étranger.

TAP

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Plus de 150 femmes issues de milieux ruraux à Sejnane travaillant dans des spécialités agricoles et artisanales sont soutenues et accompagnées tout au long de l’année 2018 par un nouveau projet de développement communautaire intitulé “pour une meilleure autonomisation économique des femmes de Sejnane”.

Ce projet est mis en œuvre par l’association FACE Tunisie (Agir contre l’exclusion) en partenariat avec le Ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, à travers le bureau d’appui à la femme rurale, le Ministère des Affaires de la Femme et de la Famille, la Maison de Culture de Sejnane et les autorités locales de la région. Il est cofinancé par un don de la République de Finlande.

Après le démarrage des sessions de diagnostic, de vulgarisation et d’étude des besoins, en février 2018, plus de 150 femmes agricultrices et artisanes ont montré leur enthousiasme et leur volonté pour le changement de leur situation économique et pour la professionnalisation de leurs activités de production et de commercialisation d’articles divers.

D’après Mme Zahra Ben Nasr, Présidente de FACE Tunisie : « Le projet vise à encourager les femmes de Sejnane et à les accompagner dans la création d’activités génératrices de revenus, à renforcer leurs capacités techniques et entrepreneuriales, à structurer leurs activités en chaînes de valeur en valorisant les produits de terroir et à les appuyer dans la commercialisation et l’accès aux marchés ». Elle a ajoutée :    « Notre association vise à lutter contre toute forme d’exclusion ou de discrimination à l’égard des femmes et des couches sociales vulnérables, en leur apportant tout le   soutien pour une participation active au développement économique et pour une meilleure intégration dans la société”.

Trois spécialités ont été retenues par le projet. Il s’agit de la distillation des plantes aromatiques et médicinales (avec une trentaine de femmes bénéficiaires), le tissage du tapis et du Klim traditionnel (une vingtaine) et la poterie de Sejnane (une centaine).

Une série d’ateliers de formation et d’accompagnement continuera au deuxième semestre 2018 afin d’assurer un développement qualitatif et quantitatif des produits, le respect des normes de commercialisation, la collaboration et la structuration en entités économiques et la participation à des foires et expositions régionales et nationales. Une plateforme numérique de vente en ligne est aussi envisagée par le projet.

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Les premières élections municipales libres de l’histoire de la Tunisie ont été historiques à deux niveaux : La percée des indépendants, qu’on n’imaginait pas à ce niveau et l’irruption des jeunes et des femmes dans la gestion des affaires locales, pour commencer. Dans les deux cas, tout cela préfigure une autre façon de faire de la politique, avec une catégorie de gens qu’on avait l’habitude de voir dans les cafés, les stades, derrière les fourneaux (ça c’est les machos qui le disent, je précise bien), etc. Cela préfigure aussi des bouleversements dans la vie politique nationale, que nous commencerons à voir dès le rendez-vous électoral de 2019, au rythme où va le désamour vis-à-vis du personnel politique en place (des mâles pour la plupart, de 50 ans et plus).
Quelque 37% des élus aux élections municipales du 6 mai 2018 sont âgés de moins de 35 ans et 47% sont des femmes, a annoncé mercredi 13 juin 2018 le président de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), Mohamed Tlili Mansri.
Lors de la présentation des résultats définitifs des élections municipales, Mansri a indiqué que les résultats préliminaires ont été validés par le conseil de l’ISIE suite au rejet de tous les recours par le Tribunal administratif.

Les résultats définitifs des municipales 2018 sont comme suit :
Taux de participation final 35,6%
Nombre de bulletins blancs 35753 (1,9%)
Nombre de bulletins nuls 71517 (3,7%)
Nombre de bulletins déclarés 1806969 (94,4%)
Les plus grands taux de participation :
Municipalité Circonscription Taux
Masdour-Menzel Harb Monastir 69,38%
Ghenada Monastir 68,27%
Dar Allouche Nabeul I 65,42%
Sidi Boubaker Gafsa 65,29%
El-Maâmoura Nabeul I 64,31%

Les plus bas taux de participation :
Municipalité Circonscription Taux
Ettadhamen Ariana 18,46%
El-Gazala Bizerte 18,55%
Jendouba Jendouba 20,33%
Douar Hicher Manouba 21,76%
Balta-Bououn Jendouba 21,92%
Le nombre total des listes 2074
Le taux des listes ayant remporté des sièges aux élections 93,5%
Le taux des listes n’ayant pas remporté de sièges 6,5%
Nombre de listes ayant remporté moins de 3% des voix :
Listes indépendantes 55
Listes partisanes 48
Listes de coalition 12
Total 115

Répartition des sièges :
Listes indépendantes 2373
Ennahdha 2139
Nidaa Tounes 1600
Front populaire 261
Courant démocrate 205
Le mouvement Machrou Tounes 124
Le mouvement Echaab 100
Afek Tounes 93
Mouvement Tounes El Irada 84
Le parti destourien libre 76
L’Union civile 66
L’initiative 23
Bani Watani 15
Le parti socialiste 13
L’union populaire républicaine 7
Le parti organisation des générations 6

La répartition des gagnants ayant remporté des sièges aux conseils municipaux par sexe :
Hommes 53%
Femmes 43%
Les têtes de listes ayant remporté des sièges par sexe :
Hommes 70%
Femmes 30%

Répartition des sièges selon la catégorie d’âge :
Moins de 35 ans 37%
Entre 36 ans et 45 ans 26%
Entre 46 et 60 ans 30%
Plus de 60 ans 7%
Les gagnants n’ayant pas remporté de siège en raison du retrait de leur candidature après les délais ou de décès 4
Lors de la conférence de presse, Nabil Baffoun, membre du conseil de l’ISIE, a souligné que 1800 candidats aux municipaux sont porteurs de handicap dont 18 têtes de liste ont remporté des sièges aux élections municipales de 2018.

TAP

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Une enquête sur la mesure de l’autonomisation des femmes et des jeunes en Tunisie vient de révéler que le niveau d’autonomisation économique des femmes demeure faible tandis que leur autonomisation dans les domaines du leadership et de l’utilisation du temps est beaucoup plus élevée.

Les résultats de l’enquête présentés vendredi matin à Tunis lors d’un atelier de travail organisé à l’initiative du centre de la Femme Arabe pour la Formation et la Recherche (CAWTAR) ont montré que 95% des femmes qui vivent dans des ménages avec un autre décideur, principalement masculin, n’ont pas d’acquis adéquats dans au moins quatre des cinq domaines d’autonomisation (la production, les ressources, le revenu, le leadership et l’utilisation du temps).

Ce résultat est du, selon l’enquête, à de faibles niveaux d’autonomisation économique, ce qui signifie de faibles niveaux d’influence dans les décisions productives et un contrôle limité des ressources comme les actifs et le crédit, outre la faible influence sur la façon dont les revenus sont dépensés.
L’enquête a été réalisée sur un échantillon représentatif national de 1150 ménages dont 65% vivent en ville et 35% vivent dans les zones rurales. L’échantillon comprend 2513 personnes dont 30% sont des jeunes et 52% sont des femmes.

Intervenant à cette occasion, Micheline Goedbuys, de l’université des Nations Unies aux Pays Bas et membre de l’équipe qui a réalisé l’enquête, a indiqué que la parité entre les sexes au sein du ménage est également faible (35,1%) faisant remarquer qu’un pourcentage important d’hommes se démontre aussi faiblement autonomisé (74%).

Et d’ajouter que des niveaux plus élevés d’autonomisation des femmes sont généralement corrélés avec des niveaux plus élevés de bien être psychologique, mais les résultats sont moins clairs pour les attitudes envers la violence domestique.

L’intervenante a expliqué que l’autonomisation des femmes dans les domaines du leadership et de l’utilisation du temps est beaucoup plus élevée étant donné la hausse des taux de scolarisation et d’enseignement en Tunisie.

Elle a, en outre, signalé que d’autres projets de recherche dans d’autres domaines comme la santé, l’emploi, l’éducation et l’industrie seront réalisés vu leur rapport avec le développement durable.

De son côté, la directrice exécutive du centre CAWTAR, Soukeina Bouraoui, a indiqué que l’enquête, présentée pour la première fois en Tunisie, permet de mesurer l’autonomisation des femmes et son pouvoir décisionnel, notamment au sein de la famille.

Elle a jouté que l’enquête pourrait aider les décideurs en Tunisie à promouvoir davantage les conditions de la femme, notamment au niveau de l’accès au financement et aux services.

Pour sa part, la ministre de la femme, de la famille, de l’enfance et des personnes âgées, Néziha Laabidi, a souligné l’importance de l’autonomisation des femmes en Tunisie comme outil indispensable pour réaliser la parité effective et réelle entre les deux sexes.

Elle a, également, signalé que le gouvernement a mis en place une série de programmes essentiellement dans le domaine de l’autonomisation économique des femmes comme le programme d’autonomisation de 5 mille femmes d’ici 2020.

La ministre a, à cette occasion, passé en revue l’arsenal juridique tunisien visant à renforcer les acquis de la femme notamment la loi organique relatif à la lutte contre la violence contre la femme.

TAP

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Najoua Dhiflaoui, la cinquantaine, est aujourd’hui présidente de la société mutuelle des services agricoles (SMSA) qu’elle a choisi de dénommer “TAHADI” ou défi dans sa signification en langue française.

Dans la localité de Menzel Mhiri, Najoua, appuyée et encouragée par le Commissariat régional au développement agricole (CRDA) de Kairouan, a opté pour la production et la vente de produits du terroir, dont toutes les femmes de sa région en préservent le savoir-faire ancestral.

L’agricultrice a, ainsi, regroupé 164 femmes rurales de la délégation de Menzel Mhiri avec une mission : travailler ensemble pour transformer ce savoir-faire en un métier rémunérateur.

De cette volonté est né un modèle d’affaires, donnant lieu à la fondation de la SMSA. Il s’agit d’une société mutuelle visant à faire bénéficier les collaboratrices de l’économie d’échelle et à leur faciliter l’accès au marché en valorisant les produits préparés par la femme rurale et en les adaptant aux besoins du marché. L’autre avantage de cette mutuelle est d’autonomiser une catégorie de femmes aux situations vulnérables et promouvoir un certain leadership des femmes rurales et aussi encourager les initiatives d’économie solidaire.

La SMSA est entrée en production en 2015 avec son produit phare qui n’est autre que la harissa traditionnelle à l’huile d’olive, préparée à partir de piments séchés au soleil.

Aujourd’hui, les produits de ” Tahadi ” se commercialisent dans plusieurs régions de la Tunisie, notamment balnéaires, et s’exportent vers la Suisse. Mieux, des négociations sont en cours pour vendre les produits de Najoua et ses collaboratrices sur le marché français sous la marque commerciale ” Errim”, en référence à une race de gazelle, symbole de beauté féminine et d’authenticité en Tunisie.
Najoua Dhiflaoui a également eu de la chance d’être appuyée, dès le départ, par le projet d’Accès aux marchés des produits agroalimentaires et de terroir (PAMPAT), un projet mis en œuvre par l’Organisation des Nations unies pour le Développement Industriel (ONUDI), en collaboration avec le Ministère de l’Industrie et du Commerce et celui de l’Agriculture avec un financement du Secrétariat d’Etat à l’Economie de la Confédération Suisse (SECO).

L’objectif du projet est d’aider les femmes rurales à vendre leurs produits dans les foires nationales et quelques épiceries fines en plus de l’élargissement du portefeuille de clients.

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La Plateforme Nationale des Jeunes pour les ODD (PNJ/ODD) s’est donnée pour mission de former près de 2000 femmes aux questions de leadership, afin qu’elles soient suffisamment outillées pour démontrer leur savoir-faire dans leurs divers domaines d’intervention et ce, d’ici à 2020.

La femme représente le socle du développement pour une nation et promouvoir le leadership féminin ne doit plus être perçu comme une faveur faite aux femmes, mais plutôt comme un retour normal aux sources.

C’est dans cet état d’esprit que la PNJ/ODD a réaffirmé son engagement à la cause de la femme à travers l’organisation de la deuxième édition de la campagne nationale pour la promotion du leadership féminin.  Tenue du 29 au 31 mars 2018, cette édition était placée sous le patronage de l’épouse du Président du Faso, Mme Sika Kaboré, le marrainage de Mme Delphine Maïdou Traoré, Directrice Afrique des Opérations du Groupe Allianz et la présidence de la Coordonnatrice Résidente du Système des Nations unies au Burkina Faso, Mme Metsi Makhetha.

Le thème retenu cette année : « Femme leader, levier de la capture du dividende démographique pour l’atteinte des objectifs du développement durable au Burkina Faso », visait à placer la promotion du leadership féminin comme problématique au cœur du débat sur le développement du continent africain.

Travailler à un équilibre pour renforcer l’égalité entre les sexes

Cette édition a vu la participation de 350 jeunes filles qui bénéficieront de l’accompagnement de 28 mentors évoluant dans les secteurs des Assurances, des Affaires, des Bâtiments et Travaux Publics, des Institutions Internationales, de la Politique, de la Culture et du Cinéma, de la Communication et de l’Engagement Social.

Cette connexion permettra, selon le Commissaire général de la Campagne, Monsieur Cheick Fayçal TRAORE, « d’apporter les solutions adéquates de manière pratique » aux difficultés auxquelles font face des jeunes entrepreneurs. Pour lui, la question de la promotion du leadership féminin est une question de développement car : « tant que la femme ne sera pas à 100% aux côtés des hommes pour assurer l’équilibre de 50% chacun, le développement de notre continent piétinera », a-t-il insisté à l’ouverture des travaux.

Plusieurs panels de discussion sur des thématiques phares du moment, des sessions d’échanges « B to B » entre Mentors et Mentis, le Salon de l’Initiative Féminine pour le Développement (SIFED) et une Nuit du Leadership Féminin, sont autant d’activités qui ont ponctué cette édition du leadership féminin.

L’expérience du PNUD pour la réduction des inégalités, au service du secteur privé et public

Le PNUD, champion par excellence pour la protection des droits humains et l’élimination de la pauvreté et la réduction des inégalités entre les sexes par l’autonomisation des femmes et la promotion/protection de leurs droits, a partagé son expertise et son expérience au cours de deux panels de discussion.

La session sur « La mobilisation des acteurs publics et privés pour l’autonomisation de la femme : le Gender Seal comme catalyseur » a été l’occasion de rappeler la nécessité de parvenir à l’avènement d’une société où les inégalités sont réduites entre hommes et femmes notamment dans les corps de métier.

Ce panel, composé du Dr Amata Sangho Diabaté, Economiste Principale du PNUD, de M. Adama Kanazoé, Conseiller Spécial du Président du Faso chargé des ODD et du secteur privé, et de M. Kaboré représentant le Président de la Chambre de Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat du Burkina Faso, a permis à l’audience d’apprécier les efforts des uns et des autres en matière de promotion de l’équilibre genre, mais surtout de mieux comprendre le programme de certification Gender Seal dont le PNUD fait la promotion et qui représente un modèle pour toutes les autres agences du système des Nations Unies. « En 2016, le PNUD Burkina a reçu la certification bronze et est à pied d’œuvre pour l’or ». Dr Amata Diabaté.

L’exposé des étapes à suivre pour la mise en œuvre du Gender Seal, des avantages effectifs que les organisations, entreprises publiques et privées gagnent à réduire les inégalités genre au sein de leurs institutions a suscité un vif intérêt chez les participantes qui ont pu se projeter et envisager leur contribution à la réduction de ces inégalités.

Témoignages et engagements forts pour la réduction des inégalités

Aujourd’hui encore dans le monde, seulement 23% des leaders sont des femmes (source PNUD). Au Burkina Faso, le Président du Faso a récemment pris l’engagement lors de la célébration de la Journée Internationale de la Femme, d’atteindre le quota de 30% de femmes dans le prochain gouvernement.

Des exemples poignant d’abus basés sur le genre ont été partagés par les participantes et ont suscités des débats de qualité au cours de cette session sur le Gender Seal, et il a été rappelé que si rien n’est fait pour rectifier le tir, il faudra 217 ans pour combler l’écart entre hommes et femmes (source PNUD). C’est face à ce constat que Metsi Makhetha, Coordonnatrice Résidente du SNU a exhorté les participantes à « jouer leurs parts de responsabilités pour l’édification d’un monde plus harmonieux, mais aussi d’avoir le courage d’agir car c’est seulement ainsi que nous poserons les jalons du leadership. »

Cette session de partage d’expériences a édifié les entreprises et organisations présentes, telles que la Chambre de Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat du Burkina Faso, qui n’ont pas manqué de demander officiellement un accompagnement du PNUD pour leurs structures respectives pour l’adoption et la mise en pratique de la certification « Gender Equality Seal ». Un nouveau partenariat qui pourrait susciter les changements de comportements.

C’est sur ces notes de promesses que tous les participants se sont engagés à ce que « plus personne ne soit laissée pour compte » et qu’à l’horizon 2030, le Burkina Faso parvienne à réduire largement, voire mettre fin aux inégalités qui subsistent entre hommes femmes pour un développement plus harmonieux.

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Voici, en théorie (Photo du bas), ce à quoi devrait ressembler la gente féminine capable de voter pour le parti islamiste Ennahdha, lors des prochaines municipales. Des femmes généralement enturbannées de foulards, et ne laissant paraître de leurs corps que les mains et le visage, en application d’une version modernisée de la Chariaa. Des femmes qui croient encore qu’Ennahdha est le parti de Dieu et qu’il est fait d’hommes qui ont peur de Dieu, dans un lectorat fait essentiellement de petites gens, pieuses et croyant suivre ainsi les préceptes de l’Islam.

Costard chic bleu marine, et cravate rose parée d’un pin à l’effigie du drapeau tunisien et micro à la main, le chef d’Ennahdha change de look et part à la pêche aux nouvelles ouailles féminines qui changeraient le look de tout son parti aussi. Des femmes modernes, librement vêtues, certes croyantes, mais loin de suivre les préceptes d’un Islam à la Nahdha.

Faute d’adhérentes directes, qui atténueraient l’âpreté d’une image faite d’anciens prisonniers avec leurs années de braise creusées dans les traits de leurs visages, barbus et tamponnés au front, comme un symbole de piété qui les ferait reconnaître le jour du jugement dernier et leur donnerait accès direct au paradis et ses “houris”, ce que cherche désormais le Cheikh c’est une nouvelle race de fans au féminin.

L’objectif de cette nouvelle stratégie de communication visuelle a aussi amené le parti islamiste à s’ouvrir sur ce qu’il appelle les «indépendants». Des candidats, et surtout des candidates qu’aucun autre parti ne courrait, tant les places sont déjà distribuées entre coquins et copains. Des candidats auxquels Ennahdha offre l’opportunité de faire la une de ses nouvelles listes électorales pour les prochaines municipales. Des candidats et surtout candidates qui confirmeraient qu’Ennahdha n’est pas faite que de Nahdhaouis, mais s’ouvre à tout le monde. Nous avons contacté les services de communication du parti Ennahdha pour connaître le taux de présence des femmes sur les listes de ce parti pour les municipales, ainsi que celui des «indépendants». On attend toujours la réponse !

Mais le véritable enjeu de cette «ouverture», ce sont les femmes dont le vote a été déterminant lors des législatives et des présidentielles de 2014. Les femmes dont le rôle a aussi été déterminant dans la lutte de la société civile contre les tentatives du parti islamiste au sein de la Troïka en 2011 et jusqu’à 2013 de changement du modèle sociétal de la Tunisie. Tête de pont de cette nouvelle Ennahdha dont le vieux leader tente de colorier l’image, Rached Kheriji s’engage désormais dans une tentative de hold-up sur les «femmes de Béji Caïed Essebssi», des femmes qui avaient fait la réussite de BCE et de son parti. Cela, d’autant qu’il semble désormais être «tendance» de se prendre en «Selfie» aux côtés de celui qu’on dessine comme l’homme fort de Tunisie et ce dernier n’y rechigne pas, se laisse faire et publie même ces images sur sa page fb officielle.

Il faut se rendre à l’évidence. Une partie des Tunisiennes, comme les Tunisiens, semblent avoir la mémoire courte. Elles semblent avoir déjà pardonné, bien avant le Tribunal Administratif qui a effacé tout de leurs anciens casiers judiciaires, à celui qui a le pied dans l’étrier du pouvoir, plus vite que celui qui en a été descendu. Des femmes qui ont vite fait d’oublier son livre «Entre le Coran et la réalité des musulmans» où Rached Kheriji parle longuement de la femme comme d’un objet sexuel et dont il faisait même la promotion, le 7 mars 2015 sur sa page facebook officielle. Elles semblent aussi avoir oublié l’enquête parlementaire sur les réseaux d’envoi d’enfants tunisiens dans les zones de guerre, qui n’a pas encore donné ses résultats. Elles ont aussi oublié Le Bardo et d’autres lieux de manifestations contre le parti islamiste, conduites par des femmes. Mais cela est une autre histoire !

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La Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD) a officiellement lancé, mardi 13 mars 2018, le Programme de mentorat pour les femmes chefs d’entreprises, une composante essentielle du programme ” Appui aux femmes entrepreneures ” (Women in Business -WIB), et ce, en partenariat avec l’organisme à but non lucratif Mowgli Mentoring.
S’inscrivant dans le cadre du Programme global d’Appui à la Compétitivité des services, financé par l’Union Européenne (PACS), le programme de mentorat servira de plateforme pour promouvoir le développement des entreprises appartenant à des femmes à travers un mentorat personnel et professionnel visant à développer les qualités de leadership et de management, essentielles au succès de l’entreprise.

Ciblant des femmes chefs d’entreprises, et particulièrement celles qui dirigent des PME opérant, notamment, dans les domaines de l’artisanat, le tourisme, les technologies de l’information et des communications (TIC), le transport et la logistique, outre les services professionnels, ce programme, qui durera une année, s’attèle à leur offrir l’opportunité de communiquer et d’interagir avec leurs mentors“, a indiqué Anis El Fahem, directeur national du programme d’assistance technique à la BERD.
Et d’ajouter que l’objectif recherché, “est de renforcer la confiance en soi et développer les capacités de croissance des entreprises sur le moyen et le long terme, et ce, tout en assurant l’équilibre entre la vie professionnelle et familiale de ces femmes “.
Il s’agit de donner aux femmes entrepreneures les moyens d’exercer leurs activités et d’obtenir de bons résultats économiques, d’encourager la croissance, de créer des emplois et générer des avantages sociaux, contribuant ainsi à l’impulsion de l’économie du pays, a-t-il encore fait savoir.

Evoquant le programme PACS, El Fahem a précisé que “ce programme, déjà lancé dans d’autres pays comme l’Egypte, la Jordanie, et aussi dans plusieurs pays de l’Europe de l’est, revêt un aspect particulier pour la Tunisie, d’autant plus qu’il a mobilisé un budget colossal s’élevant à 14 millions d’euros (environ 42 millions de dinars), financé par l’Union Européenne“.
Environ 560 femmes chefs d’entreprises exerçant dans tous les secteurs et implantées dans les différentes régions du pays, ont bénéficié de ce programme, lancé depuis trois ans, a indiqué le responsable, ajoutant qu’elles ont reçu des subventions allant de 10 mille euros (30 mille de dinars) à 50 mille euros (150 mille de dinars).

La PDG de Mowgli Mentoring, Kathleen Bury, a, pour sa part, indiqué que le programme a pour but de fournir un soutien personnel et professionnel aux femmes entrepreneures.
En ce qui concerne cette initiative de mentorat, elle a précisé qu’elle vise à former à l’art du mentorat individuel, 12 femmes chefs d’entreprises, lesquelles assureront le mentoring d’autres femmes.
Il est à noter que deux sessions de sensibilisation au mentorat ont été organisées, mardi, à l’occasion de lancement officiel du Programme de mentorat pour les femmes chefs d’entreprises. La première a ciblé environ 110 femmes entrepreneurs, alors que la seconde a été destinée à 140 professionnels volontaires qui souhaitent devenir mentors.

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Une étude réalisée par l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) en partenariat avec l’organisation internationale Solidarity Center entre le mois d’avril et le mois de novembre 2017 sur un échantillon de 210 femmes travailleuses de toutes les régions du pays a révélé que 81% des femmes interviewées ont déclaré avoir été victimes de violence psychologique.
La même étude ayant pour thème la violence fondée sur le genre social en milieu de travail et dont les résultats ont été présentés jeudi au siège de l’UGTT lors d’une conférence organisée à l’occasion de la journée internationale de la femme a démontré que 68% des femmes interviewées ont été victimes de violence économique, 30% ont été victimes de harcèlement sexuel et 26% ont subi une violence physique.

Dans une déclaration aux médias, Hend Charrouk, directrice du bureau de Solidarity Center de l’Afrique du Nord et du Maghreb Arabe, a indiqué que sur les 210 femmes interviewées réparties sur tous les secteurs d’activité, 175 ont répondu au sondage et 35 se sont abstenues vu la sensibilité du sujet.
Elle a ajouté que 15 femmes interviewées sont porteuses de handicap et 28 femmes victimes de violence ont déclaré avoir porté plainte contre leurs violeurs.
L’intervenante a signalé que le premier responsable au travail est l’auteur principal des actes de violence, suivi des responsables hiérarchiques.

De son côté, Habiba Sellini, coordinatrice du bureau national de la femme ouvrière au sein de l’UGTT, a souligné, dans une déclaration à l’agence TAP, que l’étude a montré que la femme en milieu de travail est confrontée à toutes les formes de violence de la discrimination aux niveaux de la promotion, le recrutement et la rémunération à la violence physique et sexuelle.
D’après la responsable syndicale, la forme de la violence change par rapport à son niveau intellectuel, puisque généralement les femmes cultivées sont victimes de discrimination aux niveaux des promotions et des recrutements tandis que les femmes d’un niveau intellectuel limité sont, dans plusieurs cas, victimes de violence physique et sexuelle.
Habiba Sellini a ajouté que l’auteur de la violence exercée sur la femme est parfois une femme et pas nécessairement un homme, signalant que la victime n’est pas seulement la femme mais la violence peut atteindre aussi les enfants et ce, essentiellement moralement.

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Intervenant ce mercredi 14 février 2018 sur Express fm, Hassen Zargouni, directeur de Sigma conseil, a déclaré qu’il y a 5 369 891 personnes inscrites sur les listes pour les prochaines municipales, soit 70% du total de la population en âge de voter et que 47% des inscrits sont des femmes.

Selon lui, pratiquement 50% des jeunes entre 18 et 35 ans se sont inscrits pour le vote, soit le tiers du total des inscrits, et la majorité des personnes âgées de 60 ans et plus se sont inscrites.

Il a également indiqué qu’au niveau des circonscriptions, celle de Menzel Salem, du gouvernorat du Kef, a enregistré le plus faible nombre d’inscrits avec 905 personnes et la ville de Tunis, avec un nombre de 328 134 personnes, a enregistré le plus grand nombre d’inscrits. Au niveau des «imadas», Marsa ville affiche, avec 20 496 personnes, le plus grand nombre d’inscrits et celle de Borj El Khadra le plus faible, avec 21 personnes.

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Une convention de partenariat entre le ministère de la femme, de la famille et de l’enfance et le centre de la femme arabe pour la formation et la recherche Cawtar a été signée jeudi.
Cette convention a pour objectif d’ancrer les relations de coopération et de partenariat entre les deux parties et de réaliser un programme mixte en matière de formation des formatrices accompagnatrices des femmes entrepreneurs bénéficiaires d’une ligne de financement au profit de la femme auprès de la banque tunisienne de solidarité (BTS).

Selon un communiqué du ministère de la femme, cette convention stipule la formation et la consolidation des compétences à travers la formation de 12 formatrices sélectionnées en favorisant une formation relative au système de formation électronique à distance. La convention consiste également à assurer le suivi et un accompagnement des formatrices à travers des sessions de formation des femmes bénéficiaires dont le nombre est estimé à 120.

La ministre de la femme de la famille et de l’enfance, Neziha Laabidi, a annoncé à cette occasion l’accord de 2000 projets durant l’année 2017 dans le cadre du programme de soutien à l’initiative économique féminine “Raida” lancée par le ministère. L’ensemble des projets accordés seront de l’ordre de 8 mille vers 2020, précise le communiqué.
Laabidi a souligné que cette convention traduit le déploiement des efforts des différentes parties actives dans le but de permettre aux femmes entrepreneurs une meilleure maitrise du volet économique et assurer un meilleur accompagnement et encadrement en leur faveur.

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Leïla Belkhiria, présidente de la Chambre nationale des femmes chefs d’entreprises, a indiqué, lors de son passage, ce lundi 25 décembre 2017, sur Express Fm, que la Chambre met tout en œuvre pour soutenir la femme chef d’entreprise et défendre ses intérêts tout en précisant que la prochaine étape permettre de mettre l’accent sur les femmes chefs d’entreprises dans les régions de l’intérieur du pays.

elle a ajouté que la Chambre fera tout pour aider la femme chef d’entreprise à travers des sessions de formation et lui fournir les moyens des nouvelles technologies en cette ère de digitalisation de l’économie.

Et de conclure que la femme tunisienne est capable de contribuer largement à la promotion de l’économie nationale surtout si l’on sait qu’entre 14 et 15 mille entreprises en Tunisie ont été créées par des femmes.

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