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La KfW, Banque de Développement Allemande, le Gouvernement Tunisien ainsi que l’Office National de l’Assainissement (ONAS) et la Société Nationale d’Exploitation et de Distribution des Eaux (SONEDE) ont signé en marge d’une cérémonie de signature au Ministère des Affaires Étrangères, le mardi, 19 décembre 2017, trois accords de prêts et un accord de financement visant à mettre en place de nouveaux programmes dans les domaines de l’efficacité énergétique dans l’assainissement avec l’ONAS, l’amélioration de la qualité de l‘Eau Potable avec la SONEDE et la  gestion intégrée des ressources en eau avec le Ministère de l’Agriculture. Pour le compte du Gouvernement Fédéral Allemand, la KfW mettra à la disposition du Gouvernement Tunisien, de l’ONAS et de la SONEDE des prêts s’élevant à 82 millions d’euros ainsi qu’un don de 2,5 millions d’euros se détaillant comme suit :

Deuxième tranche du «Programme National d’Amélioration de la Qualité d‘Eau Potable II »

La pénurie d’eau qui s’aggrave en Tunisie constitue un des obstacles majeurs pour le développement socio-économique du pays. La signature d’un accord de prêt avec la SONEDE pour un montant de 40,0 millions d’euros permettra de financer six stations de dessalement d’eau saumâtre notamment à Sidi Bouzid, Gafsa, Kebili, Degueche et Ben Guerdane. Les stations de dessalement contribueront à la réduction de la pénurie extrême en eau en Tunisie et assurera l’approvisionnement en continu avec une qualité d‘eau propre et suffisante et répondant aux normes d’eau potable tunisiennes. Le promoteur du projet est la SONEDE qui entretient depuis de nombreuses années une excellente coopération et collaboration avec la KfW dans divers projets d’approvisionnement en eau potable.

Efficacité Energétique dans l’assainissement

La KfW et l’Office National de l’Assainissement (ONAS) ont également signé un contrat de prêt portant sur un montant de 32 millions d’euros qui sera affecté au programme « Maîtrise d’Energie » mis en œuvre par l’ONAS. Ce Programme concerne l’amélioration de la maîtrise d’énergie et l’efficacité énergétique des stations d’épuration tunisiennes. L’objectif du Programme est l’optimisation de la consommation d’énergie dans les stations d’épuration (STEP) par l’utilisation des technologies et des équipements innovateurs d’optimisation énergétique tout en exploitant les STEP du programme d’une manière rationnelle et conforme aux normes tunisiennes de rejet sans interruption pendant toute la durée de vie des ouvrages. La réduction de la consommation d’énergie ainsi que l’autoproduction d’énergie à partir de biogaz (digestion/ cogénération) ou à partir des installations photovoltaïques sur les STEP visent à diminuer les émissions de gaz à effet de serre.

« Fonds de Bonne Gestion » en milieu rural

La KfW et le Ministère des Affaires Etrangères ont signé un contrat de prêt de 10 millions d’euros et un contrat de financement de 2,5 millions d’euros (sous forme de don) pour le projet « Fonds de Bonne Gestion » qui vise à la pérennisation des systèmes d’adduction d’eau potable (AEP) et de petite et moyenne hydraulique (PMH) dans le milieu rural. Il a pour objectif de contribuer à l’amélioration des conditions de vie de la population cible à travers une gestion durable et une utilisation efficace des ressources en eau en milieu rural. Le don sera utilisé pour une assistance technique au personnel de la Direction Générale du Génie Rural et de l’Exploitation des Eaux (DGGREE) du Ministère de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche (MARHP), des Commissariats Régionaux au Développement Agricole (CRDA) de Kairouan, Kasserine, Sidi Bouzid, Mahdia et Sfax et des Groupements de Développement Agricole et des Groupements Hydrauliques (GDA/GH) concernés par ce projet pilote. L’engagement de la KfW dans le domaine de l’eau se base sur la politique nationale de l’eau du gouvernement tunisien et sur le concept sectoriel « Eau » du gouvernement fédéral allemand, ayant comme l’un de ses objectifs principaux, une gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) dans le but de contribuer au développement socio-économique dans les régions rurales et défavorisées.

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Il est des moments où la découverte de certaines réalisations de «l’ancienne Tunisie» en Afrique est un véritable baume au cœur. Chaque fois à la recherche d’un véhicule financier pouvant accompagner l’investissement tunisien et les exportateurs tunisiens sur l’Afrique, on oublie que la Tunisie en dispose depuis de longues années, à travers l’une des plus importantes banques publiques de la place, la STB (Société Tunisienne de Banque). Elle était présente au Sénégal à travers la BST (Banque tuniso-sénégalaise) et avait, malheureusement, cédé cette importante participation à la concurrence marocaine. La STB a pourtant gardé sa participation chez la nigérienne Sonibank, où le Tunisien Abdallah Ben Messaoud est DGA.

La Sonibank a été créée en août 1990, dans le cadre d’un partenariat Nigéro-Tunisien avec la banque tunisienne STB qui y détient 25% sur un capital de 12 milliards FCFA (53,4 MDT). Elle «occupe aujourd’hui la première place sur le marché bancaire nigérien et présente une situation financière saine dégageant des résultats en croissance d’une année à une autre, comme l’attestent ses bilans et états financiers», pouvait-on lire sur le site internet de la banque. Ce dernier n’est pas mis à jour, mais on y apprend qu’en 2014, le résultat net de cette banque tuniso-nigérienne était de 5,8 milliards de CFA (25.9 MDT) pour un PNB de 21 milliards FCA (93,450 MDT) et un total bilan de 232 milliards de FCFA (1,032 milliard DT). Notons que la Sonibank détient 23 % du marché bancaire nigérien et s’apprête à prendre pied au Bénin.

Rencontré par Africanmanager au Bénin où il était venu assister aux rencontres économiques entre hommes d’affaires tunisiens et béninois organisées par la TABC, le DGA de la STB-Sonibank, a déclaré ceci : «l’intention, pour la STB, d’augmenter sa participation à la Sonibank existe, mais sera faite de manière graduelle, tout en tenant compte de la culture africaine en la matière. Le capital est actuellement fermé entre un nombre restreint d’actionnaires. D’après les statuts, la vente d’actions reste dédiée aux actuels actionnaires. Nous comptons cependant, lorsque l’occasion se présentera, augmenter la part de la STB, jusqu’à 35 % dans une première phase et éventuellement 49% dans une seconde phase». La montée en puissance de la STB semble ainsi être une stratégie avérée selon Abdallah Ben Messaoud.

Mais le Deputy Managing Director de la Sonibank n’a pas parlé que de la stratégie de l’actionnaire tunisien. Selon lui la Sonibank «veut désormais se convertir en banque de groupe et la 1ère implantation, en concrétisation de cette stratégie, sera dans la capitale béninoise, Cotonou. Cette nouvelle agence ouvrira le 25 janvier 2018». Honneur à l’un de ses fondateurs, «la Sonibank aura essentiellement pour cible l’accompagnement des opérateurs tunisiens en Afrique, y compris le Bénin, ainsi que la communauté nigérienne installée au Bénin qui compte déjà 1,2 millions de personnes opérant notamment dans le commerce international, entre le Bénin, le Nigéria et le Niger», indique-t-il.

Ben Messaoud n’en oublie pas pour autant la cible tunisienne, en hommes d’affaires et opérateurs économiques, qui viennent au Niger. «Ils sont bien accueillis et bien financés, comme s’ils étaient à la STB», nous dit-il, avant de préciser que sa «banque finance actuellement des opérateurs tunisiens en Afrique, dans le secteur des BTP, de la santé, les services avec de grands bureaux d’études tunisiens installés au Niger et financés par la Sonibank ainsi que d’autres groupes tunisiens de renommée», que Messaoud ne citera pas pour ne pas éveiller la concurrence.

Le DGA tunisien de la Sonibank, au nom de la STB, se laisse pourtant aller un peu à la confidence, pour nous indiquer : «nous avons actuellement un groupe tunisien qui réalise une route de 127 kilomètres. Un projet qui requiert une caution de marché, des avances sur le marché et tous les besoins de trésorerie, sont accordés par notre banque».

Et lorsque nous lui demandons si la STB-Sonibank serait prête à financer des hommes d’affaires tunisien, en amont, pour des affaires en Afrique, Ben Messaoud assure aussi que «la banque est prête à financer toutes les opportunités commerciales, réelles et effectives», une affirmation qui donne la preuve qu’il existe bien, et depuis de longues années, un véhicule financier proprement tunisien, capable d’accompagner toute présence tunisienne en Afrique. Un véhicule cependant peu médiatisé auprès des milieux d’affaires tunisiens désireux de commercer ou d’investir en Afrique, et qui a jeté nombre d’entre eux dans les bras de la concurrence marocaine.

Rencontré au Bénin, l’un d’eux et pas des moindres nous a d’ailleurs affirmé ne pas connaitre l’existence de la STB en Afrique et s’est montré disposé à y délocaliser toutes ses affaires africaines !

Reste à la STB de mieux communiquer à propos de cette présence financière africaine, à l’heure où commence à prendre forme la stratégie commerciale tunisienne sur l’Afrique. Reste aussi, aux hommes d’affaires, de se doter d’un peu de nationalisme, pour suivre l’exemple de l’homme d’affaires tunisien dont nous parlions et qui a décidé de transférer toutes ses affaires africaines vers la STB-Sonibank.

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Le Ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération Internationale, Zied Ladhari, s’est entretenu aujourd’hui avec le Directeur Exécutif, membre du Conseil d’administration à la Banque Mondiale, Omar Bougara, qui effectue actuellement une visite de travail en Tunisie.

L’entretien a porté sur l’état d’avancement du programme de coopération entre la Tunisie et la Banque Mondiale, ainsi que l’augmentation du capital de la banque et le programme d’appui aux réformes.

M. Bougara a renouvelé par la même occasion le soutien de la Banque Mondiale à la Tunisie afin qu’elle concrétise ses programmes de développement, notamment la réduction des disparités régionales, et l’appui au secteur privé en tant que générateur de richesses et  d’emplois.

De son côté, M. Ladhari a exprimé sa satisfaction de ce partenariat de haut niveau entre la Tunisie et la Banque Mondiale, passant en revue les réformes mises en place par le gouvernement de l’union nationale destinées principalement à accroître le rythme de croissance.

« […] Nous avons lancé un plan d’action supervisé par un comité de pilotage interministériel en but d’améliorer le rang de la Tunisie dans le prochain rapport de Doing Business ; de même, nous travaillons actuellement pour édicter une liste négative des activités  économiques soumises à autorisation visant à libérer le potentiel économique et booster l’investissement […] » a souligné le Ministre.

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Région de Houndé. Récolte du Coton.

La Société Internationale Islamique de Financement du Commerce (ITFC), membre du Groupe de la Banque Islamique de Développement (BID), a signé un Accord de financement de Mourabaha de 107 millions d’euros (70 milliards de FCFA) pour financer la saison de cotonnière 2017-2018 du Burkina Faso, avec SOFITEX (la société cotonnière nationale) en tant qu’Agence d’exécution.

Cette transaction s’inscrit dans la lignée du nouvel Accord-cadre de 450 million de dollars signé en mai 2017 avec le Gouvernement du Burkina Faso pour les 3 prochaines années.

L’Accord de financement de Mourabaha, d’un montant de 107 millions d’euros, a été signé par M. Hani Salem Sonbol, Directeur Général de l’ITFC, et M. Wilfried Yameogo, Directeur Général de SOFITEX (représentant le Ministre de l’Économie, des Finances et du Développement du Burkina Faso).

Soulignant l’importance de ces accords en termes de soutien aux activités de financement du commerce au Burkina Faso, M. Hani Salem Sonbol a déclaré que : « Le soutien de l’ITFC au secteur du coton au Burkina Faso s’inscrit dans la stratégie de priorisation de son financement, ciblant les secteurs clés qui stimulent la croissance économique et la génération de revenus pour les populations des pays membres. »

Il a également expliqué que l’opération proposée visait à consolider le programme de financement de l’ITFC en faveur du Burkina Faso, en tirant parti de la capacité de l’ITFC à mobiliser des ressources sur le marché tout en se positionnant comme la « Banque du coton ouest-africain ».

Cet accord de financement soutiendra l’achat de coton graine auprès des agriculteurs et des coopératives. Il aura également un impact positif sur les revenus des agriculteurs et améliorera leurs conditions de vie.

Le Burkina Faso a bénéficié de plus de 925 millions de dollars de financement depuis la création de l’ITFC en 2008.

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La BERD accorde un second financement à la Banque de Tunisie qui comprend un prêt de 50 millions d’euros pour le financement des très petites entreprises (TPE) et des petites et moyennes entreprises (PME) et qui prévoit également une ligne de financement des échanges internationaux d’un montant de 20 millions de dollars qui devrait être signée prochainement.

Le segment des TPME représente plus de 90% de toutes les entreprises du pays. C’est donc un moteur de l’économie tunisienne pour la création d’emplois, le développement d’une économie moderne et diversifiée et enfin pour la stimulation d’une croissance durable.

Ce financement permettra de faciliter l’accès au financement des TPME et de financer de nouvelles opportunités pour leur développement. La ligne de financement des échanges internationaux contribuera au développement du commerce international et régional avec les entreprises Tunisiennes.

Ce prêt s’inscrit dans le cadre d’un programme d’inclusion financière dans la région méridionale et orientale du bassin méditerranéen (région SEMED). Ce programme a bénéficié de subventions de la part de l’Union européenne à hauteur de 27,6 millions d’euros pour toute la région.

 « Cette offre financière fournira aux entreprises tunisiennes un accès indispensable au financement, ce qui aura d’importantes répercussions sur la création de nouvelles opportunités d’emplois », a déclaré Antoine Sallé de Chou, directeur de la BERD en Tunisie. «Ce prêt bénéficiera non seulement  aux entreprises tunisiennes, mais plus généralement à la population locale. Un des engagements de la BERD est de contribuer à des économies compétitives, inclusives et intégrées régionalement».

Patrice Bergamini, Ambassadeur de l’Union européenne en Tunisie déclare : « Nous sommes ravis que ces nouveaux fonds aident à débloquer des financements supplémentaires pour aider les PMEs à se développer. L’Union Européenne est satisfaite du partenariat avec la BERD qui contribue à la création de nouveaux emplois et d’un secteur des PME prospère et dynamique ainsi qu’à l’amélioration de la vie des Tunisiens dans l’ensemble du territoire Tunisien. »

Depuis le début de ses opérations en Tunisie, en septembre 2012, la BERD a investi dans le pays 390 millions d’euros, répartis dans 27 projets. Le soutien au développement régional de la Tunisie au-delà de la ville de Tunis est une priorité de la Banque, qui a par conséquent ouvert un deuxième bureau à Sfax en octobre dernier.

* L’initiative d’inclusion financière de l’UE est un programme complet destine à aider les micro, petites et moyennes entreprises du sud et de l’est de la région méditerranéenne à devenir plus compétitives et à croitre. Il fournit des financements et du savoir-faire pour renforcer le développement et créer des emplois.

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C’est sans doute un tournant dans le combat contre la secte islamiste Boko Haram, que rien ne semblait pouvoir stopper jusqu’ici. Les gouverneurs de la première puissance économique et premier producteur de pétrole du continent se sont mis d’accord pour réserver un montant de 1 milliard de dollars à la lutte contre le groupe djihadiste, rapporte l’agence Reuters. Des cadres militaires n’ont cessé se plaindre du fait que les troupes dépêchées sur le front pour ferrailler contre Boko Haram soient sous-équipées. Le problème devrait donc être réglé, en principe.

Ce pactole sera prélevé dans un compte spécial où sont virés les revenus excédentaires de la commercialisation du pétrole brut. Le montant global est évalué à 2,3 milliards de dollars, d’après les autorités.

A noter que cela fait 9 ans que le Nord-est du Nigeria est ensanglanté par les incursions de Boko Haram, l’armée étant incapable de protéger les civils. A cela s’ajoutent des détournements, par des fonctionnaires, de fonds dédiés à l’aide de 8,5 millions de personnes qui tout perdu dans la région, contraintes de fuir les assaut meurtriers des djihadistes.
En octobre dernier, le président Muhammadu Buhari a même viré le plus haut responsable du pays, qui était accusé d’avoir encaissé des pots-de-vin et d’avoir falsifié les montants des contrats dans certains projets d’aide aux populations sinistrées.

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Le projet de loi relatif à la promotion des Startups, adopté mercredi, par le Conseil ministériel, prévoit la possibilité pour un agent travaillant dans le secteur public ou un salarié auprès d’une entreprise privée de reprendre sa fonction ou son corps initial à la fin de la durée du repos pris pour la création d’une startup.
Le projet de loi préconise la possibilité pour le jeune promoteur, qu’il soit un agent dans la fonction publique ou salarié dans une entreprise privée, de bénéficier de son droit de vacances d’une année renouvelable une seule fois afin de créer sa startup. En outre, trois fondateurs au maximum peuvent bénéficier de ce droit.

Le projet de loi dont la TAP a reçu une copie a indiqué que l’employeur public ou privé ne peut pas s’opposer au départ de l’agent bénéficiaire de vacances pour la création d’une startup, à l’exception de l’employeur privé qui emploie moins de 100 personnes.
Le projet de loi relatif à la promotion des startups vise la mise en place d’un cadre incitatif pour la création de startups innovantes, qui utilisent les nouvelles technologies, ayant une haute valeur ajoutée et compétitives aux niveaux national et international.
Ledit projet prévoit aussi un ensemble d’incitations et garanties, dont principalement le droit de bénéficier de la prime de la startup pendant une année pour créer ce type d’entreprise, sachant que les sommes dédiées à la prime proviennent des ressources du Fonds national de l’emploi (FNE) et de dons tant de l’intérieur que de l’extérieur. La valeur de la prime et les conditions de son octroi sont fixés par un décret gouvernemental

Ce projet souligne le droit pour chaque diplômé, nouvellement titulaire d’un diplôme scientifique, désireux de créer une startup et qui répond aux conditions légales de bénéfice des programmes de l’emploi, de bénéficier de ces programmes pour une période maximale de trois ans.
Le ministère chargé de l’Economie numérique se chargera des mesures de dépôt et d’enregistrement des brevets d’invention au profit des startups aux niveaux national et international, précise le projet qui définit la startup en tant que société commerciale constituée selon la loi tunisienne et titulaire de la marque startup.
Cette marque est accordée en vertu d’une décision du ministre chargé de l’Economie Numérique et devra répondre à cinq conditions principales, à savoir : la startup ne doit pas dépasser 8 ans depuis la date de sa création, le nombre de ses utilisateurs, le total de son actif ainsi que son chiffre d’affaires annuel ne doivent pas dépasser des plafonds bien déterminés qui sont fixés en vertu d’un décret gouvernemental et plus de 2/3 du capital de la startup doivent être détenus par des personnes physiques, des sociétés d’investissement à capital développement ou encore par des fonds de placement ainsi que des fonds d’amorçage.

Le plan de développement économique de la startup doit répondre à l’aspect technologique et son activité contribuer à la croissance économique.
Le projet de loi relatif à la promotion des startups compte 20 articles qui sont répartis en trois volets, à savoir : ” le concept et la gouvernance des startups “, ” les avantages pour la création de ce type d’entreprises ” et ” le financement et les incitations “.
A noter que le ministère des technologies de la communication et de l’économie numérique veille à lancer une stratégie, “La nouvelle Tunisie “, visant à ce que le pays devienne un pôle des startups dans le sud de la Méditerranée, le monde arabe et l’Afrique. Cette stratégie repose sur quatre thématiques : le cadre juridique des startups, les mécanismes de financement et d‘accompagnement, le développement des compétences et l’intégration géographique.

TAP

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Après 2 jours passés à Paris à la rencontre des partenaires techniques et financiers, des bailleurs de fonds et des investisseurs, le Niger peut se targuer d’un succès diplomatico-économique de taille. Combatif et persuasif, le gouvernement nigérien sous la conduite de Son Excellence Mahamadou Issoufou a réussi à lever plus de 23 milliards de dollars pour soutenir le pays dans le financement et la mise en œuvre de son plan de développement économique 2017-2021.

« LA RENAISSANCE DU NIGER EST EN MARCHE »

« La renaissance du Niger est en marche », c’est par ces mots forts qu’Aïchatou Boulama Kané, Ministre du Plan du Niger, grande chef d’orchestre de la Conférence de la Renaissance, a exprimé sa satisfaction au soir du 14 décembre 2017. L’objectif de la première  journée était de présenter la vision du Niger pour les cinq prochaines années et les instruments macro-économiques et stratégiques mis en place pour concrétiser cette vision. SEM Mahamadou Issoufou, Président de la République du Niger, a ouvert la conférence aux côtés de ses homologues SEM Idriss Deby Itno, Président de la République du Tchad et SEM Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République Islamique de Mauritanie. Il a réaffirmé, après avoir rappelé les progrès du Niger ces 5 dernières années, la volonté de son gouvernement d’engager à travers son PDES, « la transformation du monde rural » et « un accent sur le secteur privé » pour accélérer l’émergence du pays.

Plusieurs panels se sont succédés durant cette journée, rassemblant directeurs d’agences bilatérales et multilatérales, autorités gouvernementales, secteur privé nigérien et international, pour présenter les projets structurants du PDES 2017 et les leviers de financements multilatéraux efficients. Un accent fort a été mis sur les partenariats publics-privés, marquant ainsi un grand changement dans l’approche de développement du Niger.

Sur 7 milliards de dollars exprimés à l’adresse de bailleurs de fonds, le Niger a enregistré des promesses s’élevant à 12,7 milliards de dollars.

« INVEST IN NIGER, LE SECTEUR PRIVE FER DE LANCE DU NIGER RENAISSANT ET PROSPERE »

Le 14 décembre 2017, seconde journée de la conférence, M. Boubacar Zakary Wargo, Secrétaire Permanent du Haut Conseil de l’Investissement, a lancé le Forum des investisseurs consacré au secteur privé.  Ce forum a accueilli plus de 400 participants du monde entier dans des secteurs variés tels que le pétrole, l’agro-industrie, l’énergie, le pétrole ou les télécommunications. Cette journée a été marquée par la signature de nombreuses manifestations d’intérêts totalisant un montant global de 10,3 milliards de dollars quand l’objectif avait été fixé à 10 milliards de dollars.

LA CONFERENCE DE LA RENAISSANCE S’EST CLOTUREE AVEC DES ENGAGEMENTS RECORDS DE PLUS DE  23 MILLIARDS DE DOLLARS, POUR 17 MILLIARDS DE BESOINS EXPRIMES PAR L’ETAT DU NIGER.

Au total, un montant global de 23 milliards de dollars a été enregistré par l’Etat du Niger, illustrant un niveau d’engagement record. « Nous veillerons au suivi de l’ensemble des engagements pris » a conclu le Président Issoufou Mahamadou, se félicitant des résultats positifs de ce grand rendez-vous.

La Conférence de la Renaissance du Niger (www.NigerRenaissant.org) a rassemblé à Paris sur les deux journées du 13 et 14 décembre 2017, plus de 800 participants internationaux. La conférence a été organisée par le Gouvernement de la République du Niger en partenariat avec la Banque Mondiale et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et avec l’appui des Partenaires Techniques et Financiers bilatéraux et multilatéraux.

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La Banque européenne d’investissement (BEI) va muscler le Groupe One Tech à travers un financement de 21 millions d’EUR, rapporte Zone Bourse ce lundi 11 décembre 2017. La cagnotte sera affectée à l’extension et la modernisation des unités de production de l’entreprise tunisienne qui s’active dans les secteurs du Câble et de la Mécatronique. Il est aussi question d’injecter des sous dans la recherche-développement et l’innovation. Ce programme est à même de générer plus de 720 emplois directs permanents dans le pays.

A noter que ce soutien entre, partiellement, dans le cadre du Programme H2020/InnovFin, un pactole dédié aux entreprises innovantes, cofinancé par la Commission Européenne et dont la Tunisie est la seule à bénéficier au Maghreb

Román Escolano, vice-président de la BEI, a indiqué ceci : «Ce financement est emblématique : il souligne l’engagement de la banque de l’Union européenne en faveur des entreprises du secteur privé s’inscrivant dans l’excellence industrielle et créatrices d’emploi notamment auprès des jeunes. Notre institution a pour mission de créer les conditions optimales au financement de technologies toujours plus innovantes, essentielles à l’économie et à la compétitivité. A ce titre, la BEI est fière d’accompagner les entreprises tunisiennes dans leur croissance».

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Le Maroc peut compter sur la BAD (Banque Africaine de Développement) pour financer la nouvelle Stratégie énergétique nationale 2010-2030, qui ambitionne de monter le volume des énergies renouvelables dans le mix énergétique national à 42% en 2020 puis à 52% en 2030. Le Conseil d’administration du Groupe de la BAD a donné son aval à un prêt de 265 millions de dollars USD pour lancer la première phase du programme solaire NOOR Midelt, a indiqué hier vendredi 08 décembre 2017 un communiqué de la banque.

Le texte ajoute que le financement de NOOR Midelt cadre avec trois des cinq priorités stratégiques de la BAD, dénommées “High 5” : La première “Eclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie“, qui permettra de débucher sur deux autres priorités, à savoir “Industrialiser l’Afrique” et “Améliorer la qualité de vie des populations africaines“.
Il cadre également avec les axes du Document de Stratégie-Pays 2017-2021 pour le Maroc, qui accorde une place majeure à l’économie verte, d’après la BAD.

Le Maroc s’installe ainsi au coeur du nouveau dispositif de la banque panafricaine pour l’énergie en Afrique 2016-2025 et dont l’objectif numéro 1 est de mettre en place, à l’horizon 2025, une capacité de production globale de 10 GW dans les énergies renouvelables.
En parfaite adéquation avec notre priorité stratégique en matière d’énergie, NOOR Midelt permettra de garantir l’alimentation en électricité pour plus de 2 millions de Marocains“, a dit Yacine Diama Fall, directrice générale adjointe de la BAD pour la région Afrique du nord.
Ce projet est une contribution importante dans la mise en œuvre de la stratégie énergétique du pays“, a dit la représentante résidente de la BAD au Maroc, Leila Farah Mokaddem, avant d’ajouter que “cette opération renforcera l’indépendance énergétique du Royaume et évitera le rejet dans l’atmosphère de plus de 17 millions de tonnes de CO2 sur la durée totale d’exploitation du projet“.

Rappelons que la BAD est l’un des gros contributeurs dans le financement de la centrale NOOR I (160 MW) du complexe solaire NOOR Ouarzazate, opérationnel depuis 2015 ; elle a décaissé 28% du montant total de l’investissement.
Elle a mis sa main également dans la seconde phase de ce complexe, composée des centrales NOOR II (200 MW) et NOOR III (150 MW) dont l’entrée en service est programmée en 2018.

De manière globale, le Maroc et la Tunisie sont les pays du continent les plus soutenus par la banque panafricain. Le portefeuille actif de la BAD au Maroc affiche 33 projets et programmes, avec des dépenses évaluées à 3,1 milliards de dollars USD. Plus de 85% de ces financements sont affectés aux infrastructures de base, notamment dans l’énergie, les transports, l’eau et l’assainissement ainsi que l’agriculture.

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Ce 8 décembre 2017, la Banque européenne d’investissement (BEI) et AGC Automotive Induver Morocco ont annoncé la signature d’un contrat de financement de 56 millions d’euros pour la construction d’une nouvelle usine de vitrage automobile en présence de Roman Esclano, Vice-Président de la Banque européenne d’investissement (BEI) , d’Hakim Abdelmoumen, Administrateur d’AGC Automotive Induver Morocco et Président de l’AMICA (Association Marocaine pour l’Industrie et le Commerce de l’Automobile) et de Gauthier Delmarre, Directeur d’AGC Automotive Induver Morocco.

Le projet porte sur la construction d’une usine de vitrages automobiles trempés et feuilletés située à Kenitra. L’usine produira des systèmes complets de pare-brise, de vitres latérales et de lunettes arrière pour voitures et véhicules légers. La capacité initiale sera de 600.000 carsets par an, avant de passer progressivement à près de 1,1 million de carsets annuels.

L’usine qui devrait employer 625 personnes d’ici 2022, a pour objectif de pénétrer le marché nord-africain, de mieux servir les marchés du Sud de l’Europe, tout en renforçant la position du groupe AGC au niveau européen.

Roman Escolano, Vice-Président de la BEI, s’est félicité de cette signature : « Je suis très heureux de signer avec AGC Automotive Induver Morocco ce contrat de financement qui marque l’engagement concret de la BEI en faveur de l’accompagnement sur le long terme de la filière automobile au Maroc. Nous misons sur l’industrie car elle est un fer de lance pour l’avenir en termes de développement économique. C’est un vivier d’emplois et de hautes compétences, ayant un impact direct sur la compétitivité de l’économie marocaine ».

Dans le cadre de l’action de la BEI en faveur du secteur industriel au Maroc, la BEI s’inscrit dans l’accompagnement sur le long terme et ce nouveau financement intervient après ceux ayant soutenu les aspects logistiques (avec le projet Tanger-Med) et les infrastructures industrielles (financement des technopoles).

La BEI considère l’appui au secteur privé essentiel, notamment dans le cadre de la nouvelle initiative « Résilience économique » de la Banque visant à renforcer la résilience économique dans les pays voisins du sud en modernisant et développant les infrastructures économiques et sociales et en stimulant la croissance durable et la création d’emplois.

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La banque tunisienne de demain : Les nouveaux défis de la modernisation du secteur“, tel a été le thème d’un séminaire stratégique organisé ce mercredi 6 décembre 2017, à l’initiative de l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES). Des économistes, des banquiers, des fiscalistes ainsi qu’un bon nombre d’opérateurs du monde financier ont pris part à cette rencontre qui devait apporter des réponses claires à plusieurs interrogations : Quels défis et menaces devant le secteur bancaire tunisien? Quel statut aura la banque de demain en Tunisie ? Quel positionnement ? Quelles performances ? Et quelle place par rapport aux défis de la digitalisation?

Dans son discours d’ouverture, Néji Jalloul, DG de l’ITES, a fait savoir que les défis du secteur bancaire demeurent énormes, surtout dans une économie où la croissance demeure embryonnaire, selon ses dires, citant comme défis la bonne gouvernance, le financement du développement régional, l’innovation, la concurrence et la culture du risque. En effet, malgré la mise en place d’un package de réformes portant principalement sur la restructuration et la recapitalisation des banques publiques, une nouvelle loi bancaire et la refonte du statut de la BCT, la performance du secteur bancaire demeure décevante et en deçà des objectifs fixés.

Selon l’ITES, le secteur bancaire fait face à 6 défis majeurs, à savoir un secteur fragmenté et dominé par les grandes banques (11 banques parmi 23 ont une part de marché supérieur à 90% alors que les 12 autres se répartissent sur les 10% restants), un secteur fragile et vulnérable, un taux élevé des créances classées (les provisions ont représenté entre 2014 et 2015 plus que 20% du PNB des banques et un taux de provisionnement qui a atteint 57%), manque de liquidité (les opérations de politique monétaire ont atteint leur plus haut historique en novembre 2017 avec 10,129 milliards de dinars en moyenne contre 7,329 milliards en novembre 2016, soit une augmentation de 38% sur un an). Ajoutons à cela un retard important en termes d’intégration des IT dans le processus de distribution et la bonne gouvernance. En effet, sans une amélioration du mode gouvernance rien ne garantit que les erreurs du passé ne se reproduisent pas, indique une note de l’Institut.

Quant à lui, Ahmed Al Karam, président du directoire d’Amen Bank et président de l’Association professionnelle tunisienne des banques et des établissements financiers (APTBEF), a fait savoir que la banque tunisienne fait face aujourd’hui à plusieurs défis. Primo, la banque ne dispose pas de ressources pour faire face aux besoins de la clientèle et assurer son fonctionnement convenablement suite à l’absence de liquidités, soulignant toutefois qu’en dépit de la conjoncture et de l’instabilité qui a marqué le climat des affaires dans lequel opèrent les banques tunisiennes aujourd’hui, ces dernières ont affiché des performances et ont prouvé leur résilience et elles se sont montrées capables de faire face aux menaces dont principalement les risques de prêts et liquidité, le blanchiment d’argent, ainsi que le risque de volatilité du taux de change et du taux d’intérêt. Les banques tunisiennes se trouvent aussi devant plusieurs difficultés tributaires de la crise conjoncturelle, à savoir la baisse de l’exportation, un déficit commercial très élevé et surtout un marché parallèle qui absorbe l’essentiel, selon ses dires.

Il a par ailleurs indiqué que la solution pour remédier à cette solution est la croissance et une lutte efficace et sérieuse contre le marché parallèle, appelant à trouver des solutions efficaces et pertinentes permettant aux banques de reprendre leur rythme habituel et permettre au secteur  de jouer pleinement son rôle et de répondre aux besoins des PME et protéger par conséquent les créanciers.

Karam a en outre souligné la nécessité de privatiser les banques publiques qui demeurent à ce jour un fardeau sur l’État, soulignant que le gouvernement a déjà préparé un dossier relatif à la privatisation des banques, à travers la création de structures qui fonctionneront en tant que bras financier de l’État, comme la CDC, la BTS ou encore la BFPME.

S’agissant du financement de l’économie par les banques, Ferid Ben Tanfous, DG de l’ATB, a appelé à ne pas négliger le rôle déterminant joué par les banques dans le financement de l’économie tunisienne, assurant que cela se fait à hauteur de 80% par les banques, sans toutefois cacher l’existence de plusieurs points faibles à améliorer, notamment au niveau de l’accès des PME au financement.

Ben Tanfous a à cet égard appelé à cesser de faire assumer aux banques la responsabilité du financement des PME : “Les premiers sur qui on tape sont toujours les banques !“, s’est-il exclamé, avant d’assurer que les banques tunisiennes ne savent pas aborder et traiter les dossiers des PME comme celles des grandes entreprises. Du coup, 30% des crédits bancaires sont accordés aux particuliers et 80% à l’immobilier, selon ses dires.

Il a en outre indiqué que 80% des demandes formulées par les PME pour accéder à un financement sont rejetées pour des raisons non seulement liées aux banques mais aussi au PME pour des problèmes en rapport avec leurs business plan, appelant ainsi à créer une ligne spécifique pour le financement des PME qui ne doivent pas être traitées comme des grandes entreprises, selon ses dires.

Quant à lui, Habib Belhaj Guider, DG de la BNA, a indiqué que la banque finance aujourd’hui le grand, le moyen et le petit agriculteur ainsi que l’Office des céréales, avant d’assurer que 12 à 13% des concours de crédits de la BNA vont en premier lieu à l’agriculteur, puis en deuxième lieu à l’Office des céréales. De même, a-t-il ajouté, la BNA finance l’entreprise agricole publique au même niveau que la privée, et ce en dépit des problèmes de liquidité du système bancaire.

Frank Dupont, économiste auprès du FMI, a reconnu l’existence d’un déficit au niveau du financement des PME mais qui n’est pas spécifique à la Tunisie. “Les PME sont toujours moins servies que les grandes entreprises et cela est structurel pour plusieurs raisons liées à la banque mais aussi à la PME qui trouve aujourd’hui des difficultés pour concevoir son business plan“, a expliqué le responsable du FMI, appelant à mettre en place un plan d’accompagnement des PME qui ont besoin d’élaborer un business plan correct et réalisable, selon ses dires.

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En exclusivité sur la Radio Tunisienne Chaine Nationale (RTCN), l’ambassadeur de l’Union Européenne en Tunisie, Patrice Bergamini, est intervenu ce mercredi 6 décembre 2017 pour expliquer ce qui s’est passé lors de la dernière réunion des ministres européens des Finances et pourquoi la Tunisie s’est retrouvée sur la liste des 17 paradis fiscaux. Il a surtout indiqué que la Tunisie pourrait être retirée, d’ici le 23 janvier 2018, de cette liste des 17  et annoncé surtout que ce classement n’aura aucun impact sur les aides, les financements et toute la coopération financière de l’Europe avec la Tunisie. Voici ce qu’il a dit, au micro d’Anis Maraï, sur les ondes de la Radio nationale tunisienne :

Depuis plus d’un an que je suis ambassadeur de l’UE en Tunisie, nul ne peut douter de mon engagement sincère envers la Tunisie pour le succès de sa transition sociale et économique. Ce matin je m’engage à ce que, en bonne intelligence avec les autorités tunisiennes, que nous puissions régler ce problème dans les meilleurs délais. J’imagine bien la perplexité du citoyen tunisien par rapport à cette question. En termes de calendrier elle n’est pourtant pas nouvelle. Elle est sur la table depuis septembre 2016. En janvier 2017, une liste de 92 pays, la moitié de la planète, a été identifiée comme devant s’engager sur la lutte en matière d’évasion et non-équité fiscale et de lutte contre le financement du terrorisme. 20 pays ont répondu clairement et immédiatement. 47 pays se sont engagés ensuite sur un calendrier, à partir du mois de juin, à donner soit des réponses précises soit s’engager sur un calendrier de clarification et de réformes, avant le 17 novembre de cette année. La réunion des 26 ministres de l’UE s’est tenue le 5 décembre 2017.

Avec la Tunisie, on a travaillé jusqu’au bout. Est-ce qu’on aurait pu travailler plus rapidement et une meilleure coordination aurait-elle pu empêcher d’être sur la liste des 17 derniers pays qui n’ont pas donné d’explication dans les délais ? C’est regrettable, mais c’est un fait. Nous allons devoir corriger cette question calendaire. La bonne nouvelle c’est que la liste peut être corrigée à tout moment. Une prochaine réunion des ministres européens des Finances aura lieu le 23 janvier 2018.

Sur le fond, il y a deux éclaircissements qui sont espérés et attendus, et je suis convaincu qu’ils viendront et sur lesquels travaille le ministère des Finances. Un sur l’offshore et un sur les prestataires des services financiers. Le ministre tunisien des Finances nous a déjà envoyé deux lettres. La 2ème a été reçue le lundi soir, alors que le deadline était posé à novembre. En travaillant sur ces deux réponses, ici avec mon équipe et à Bruxelles et avec le gouvernement tunisien, nous allons pouvoir avancer rapidement pour réparer cela.

Si les choses ne changeaient pas, qu’elles seraient les incidences sur les aides européennes à la Tunisie ?

Les choses vont changer. Il y a deux questions restées à ce stade sans réponse. La première touche à des questions d’équité fiscale, de redistribution de la richesse et de compétitivité de l’économie tunisienne, et la seconde relative aux risques d’évasion fiscale pour les prestataires de services financiers. Ces deux questions, quand on est à la tête de la seule démocratie de la région, ont trouvé, je n’en doute pas, des réponses et nous avons d’ailleurs déjà un plan de sortie de crise. Demain matin je dois m’entretenir avec le chef du gouvernement, Youssef Chahed ; à 10 heures 30 minutes j’ai convoqué mes collègues ambassadeurs de l’EU en Tunisie chez moi à la Délégation et dans l’après-midi j’aurais sans doute des discussions avec le ministre des Finances pour voir ce calendrier et comment travailler sur les deux questions de l’offshore et les services financiers et aller de l’avant. Encore une fois, je pense que si nous avions eu un peu plus de temps pour travailler un peu plus en amont, on n’en serait pas là aujourd’hui. Donc je suis confiant sur la sortie de crise.

Les Tunisiens se demandent alors que nous sommes en discussion sur l’ALECA, comment pourrait-on associer, en matière d’image, le partenaire économique de l’EU avec des pays comme le Panama et alors que la décision de la contribution exceptionnelle de 7,5 % a soulevé un tollé général auprès des sociétés offshore travaillant en Tunisie ?

Encore une fois, nous sommes partis d’une liste de 97 et il n’en est resté que 17 sur la liste noire des paradis fiscaux. Il est bien évident que la Tunisie devrait plutôt être sur la liste des 47 qui s’engagent clairement à travailler en fonction de critères internationaux dans la lutte contre le blanchiment et l’évasion fiscale. Bien évidemment la Tunisie ne peut qu’être du bon côté. Mais encore une fois, il reste les deux questions qui n’ont pas trouvé réponse à ce jour. On espérait les avoir avant le deadline de la mi-novembre et on a travaillé d’arrache-pied avec le gouvernement jusqu’à mardi matin, mais il manquait encore des éléments de réponse qu’on va avoir, j’en suis convaincu et la question ne se posera plus. Sur la relation avec l’UE, bien évidemment nous avons un partenariat d’exception et le montant des investissements de l’Europe en Tunisie au service de la croissance, de l’économie sociale, de la redistribution des richesses, des jeunes et des régions intérieures procèdent de la volonté de l’UE d’accompagner la transition de la Tunisie.

La décision d’inclure la Tunisie dans la liste des 17 est tombée hier, mais la décision d’en sortir reste tunisienne, car elle doit et peut répondre aux demandes d’explications de la part de l’Europe.

Dans l’immédiat, est-ce que les engagements financiers de l’EU en faveur de la Tunisie vont être altérés par cette décision ?

La réponse est simple : Aucunement. Aucun des engagements pour l’année 2018, les programmes et les 300 nouveaux millions d’euros de la coopération EU-Tunisie ne sont remis en cause, pour la simple et bonne raison que nous ne doutons pas de la volonté et de la détermination du gouvernement tunisien d’aller de l’avant sur cette question (Ndlr : de la réponse aux questions relatives à l’équité fiscale, de redistribution de la richesse et de compétitivité de l’économie tunisienne, et la seconde relative aux risques d’évasion fiscale pour les prestataires de services financiers). Nous sommes sûrs que l’Europe sera aux côtés de la Tunisie pour travailler sur ces questions sensibles. Au jour d’aujourd’hui, notre coopération n’est pas remise en cause. C’est donc à la Tunisie d’avancer plus vite et nous allons dépasser cette question et dérouler normalement notre programme de coopération pour 2018.

Pour Ecouter l’interview :

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600 PME en difficulté financière devraient bénéficier d’ici 2020 d’un programme de restructuration. Baptisé Fonds d’Appui et de Relance aux PME (FAR), ce nouveau projet entrera en service une fois le projet de loi de finances 2018, actuellement en phase de discussion au niveau de l’ARP, approuvé.  Dans une interview accordée ce lundi 4 novembre 2017, à Africanmanager, le directeur général de la promotion des PME auprès du ministère de l’Industrie, Sadok Bejja, a affirmé que son ministère est en train de travailler sur ce nouveau mécanisme d’appui à la PME : “Nous sommes en train de préparer les manuels de procédures et lister les entreprises éligibles à ce programme“, a-t-il dit.

Interrogé sur les détails, Bejja a tenu à préciser que ce nouveau programme consacré à la restructuration financière des PME et pour lequel une somme globale de 400 MDT a été alloué va s’étaler sur trois ans, à savoir 2018, 2019 et 2020, et qu’il a été préparé par le ministère de l’Industrie et en collaboration avec celui des Finances et la présidence du gouvernement.

Ce programme cible, selon ses déclarations, les entreprises qui ont des difficultés conjoncturelles et non structurelles. Le montant initial qui lui sera alloué au titre de l’année 2018 s’élève à 100 MDT et sera essentiellement consacré à quatre opérations financières : Le rééchelonnement des dettes antérieures et le renforcement des fonds propres de ces entreprises (l’augmentation de leur capital à travers des crédits participatifs…). La troisième opération est un mécanisme de garantie pour inciter ces entreprises à adhérer à cet instrument de relance, tout en mettant à leur disposition des financements et des garanties. “Il s’agit là d’une invitation claire aux entreprises pour adhérer à ce mécanisme“, a-t-il précisé.

La quatrième et dernière intervention de ce fonds en faveur des PME porte sur l’assistance technique. “C’est une opération à double fin“, a déclaré le responsable, expliquant que ce programme vise, comme premier objectif, à aider l’entreprise qui normalement se trouve dans une situation de fragilité, tout en mettant à sa disposition un expert fiscal qui va l’aider à mettre en place son plan de restructuration. Du coup, ce programme aidera les entreprises financières et les banques à trouver devant elles une étude complète et bien préparée. Cette étude dresse et énumère dans sa globalité les perspectives de développement de cette PME et fait en sorte que ce programme de restructuration soit basé sur des fondements solides et en cohérence avec les données économiques, commerciales et techniques.

L’entreprise intéressée par ce plan de restructuration doit répondre à certains préalables. Elle est appelée à déposer une demande auprès de la commission qui est en charge du dossier et qui devrait être créée au niveau du ministère de l’Industrie, selon ses dires. “La composition de ladite commission n’est pas encore déterminée, mais elle serait une commission légère, efficace et rapide qui veillera à répondre aux demandes des entreprises dans les brefs délais, sans dépasser à priori une semaine“, a-t-il dit.

Sadok Bejja a en outre indiqué que pour pouvoir bénéficier de ce mécanisme, l’activité de cette PME ne devrait pas être suspendue. Une fois son dossier approuvé, un expert fiscal sera mis à sa disposition.

Il a en outre indiqué que contrairement au programme financier de 2015 qui a été exclusivement réservé à la BFPME, le FAR sera ouvert à l’ensemble des établissements de financement.

S’agissant des objectifs fixés à la lumière de ce mécanisme, le responsable estime que pour l’année 2018, le programme touchera une centaine d’entreprises et peut-être plus, soulignant toutefois qu’à la lumière du montant consacré à cette année de démarrage, il est impossible de dépasser ce chiffre de 100 entreprises.

Il a fait toutefois savoir que le nombre des entreprises qui se trouvent dans une situation financière fragile s’élève aujourd’hui à 6 mille, mais le ministère de l’Industrie a estimé que le nombre des entreprises qui ont besoin de restructuration financière est de l’ordre de 600 PME pour une valeur globale estimée à 400 MDT d’ici 2020. “C’est tenable si le climat des affaires reprend, d’ici l’année 2020, son dynamisme et deviend beaucoup plus attractif“, a-t-il soutenu.

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La Commission de l’Union Africaine (CUA) accorde officiellement des subventions à treize consortiums d’institutions qui serviront de centres régionaux de mise en œuvre du Programme de soutien pour la surveillance mondiale de l’environnement et de la sécurité en Afrique (GMES et Afrique) (http://GMES4Africa.blogspot.in). La cérémonie de remise des prix se tient en marge du 5ème Sommet Union Africaine – Union Européenne à Abidjan, Côte d’Ivoire.

À la suite d’un appel à propositions en mai 2017, un certain nombre d’institutions africaines opérant dans les domaines de l’eau, des ressources naturelles, des zones marines et côtières ont présenté une demande pour les subventions du programme GMES et Afrique. Afin d’évaluer les candidatures et de sélectionner les consortiums d’institutions les plus méritants, la Commission de l’Union Africaine a mis en place un comité appuyé par une équipe d’évaluateurs comprenant des experts africains en observation de la Terre.

Treize consortiums d’institutions ont finalement été sélectionnés et le prix marque l’annonce officielle de leur sélection.

  1. Afrique centrale: Agence Gabonaise d’Etudes et d’Observations Spatiale (AGEOS) et Commission Internationale du Bassin Congo-Oubangui-Sangha (CICOS) pour le service de l’eau et des ressources naturelles.
  2. Afrique de l’Est:
  • IGAD Climate Prediction and Application Centre (ICPAC) et Regional Centre for Mapping off Resources for Development (RCMRD) pour le service de l’eau et des ressources naturelles
  • Mauritius Oceanography Institute (MOI) pour le service des zones marines et côtières
  1. Afrique du Nord:
  • National Authority for Remote Sensing & Space Sciences (NARSS) pour le service des zones marines et côtières
  • Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS) pour le service de l’eau et des ressources naturelles
  1. Afrique Australe:
  • Council for Scientific and Industrial Research (CSIR) pour le service des zones marines et côtières
  • Southern African Development Community Climate Services Centre (SADC-CSC) et Southern African Science Service Centre for Climate Change and Adaptive Land Managment (SASSCAL) pour le service de l’eau et des ressources naturelles
  1. Afrique de l’Ouest
  • Centre de Suivi Ecologique (CSE-Sénégal) et Obafemi Awolowo University, Ile-Ife, Nigeria (CSSTE-Obafemi) pour l’eau et les ressources naturelles
  • Université du Ghana (UG) pour le service des zones marines et côtières

Lors de la cérémonie de remise des prix, la Commissaire aux ressources humaines, aux sciences et à la technologie de la Commission de l’Union Africaine, Mme Sarah Anyang Agbor, a félicité les institutions retenues pour leur sélection qui reposait sur leur expérience et leurs capacités avérées. Elle les a implorés de livrer les marchandises et a promis le soutien indéfectible de la Commission de l’Union Africaine.

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Un accord de partenariat a été signé, lundi, à Gabès, entre le Fonds tuniso-américain des entreprises (TAEF) et une fabrication locale de carrelage. L’accord stipule un financement d’un montant de 3,5 millions de dinars destiné à développer les équipements et la production de cette entreprise et à en améliorer la qualité et la gestion, conformément aux normes tunisiennes et internationales.
L’accord vise, également, à renforcer le personnel de l’usine pour atteindre 250 employés, en 2018, contre 182 actuellement.
L’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique en Tunisie, Daniel Rubinstein, qui était présent à la cérémonie de signature de l’accord aux côtés du gouverneur de Gabès, Mongi Thameur, a souligné la volonté du gouvernement de son pays de soutenir la Tunisie aussi bien dans la création d’institutions démocratiques fortes que dans l’instauration d’une économie qui crée des opportunités pour tous et essentiellement pour ceux qui en étaient privés dans le passé.
Le TAEF financé par les Etats-Unis à raison de 80 millions de dollars (199 millions de dinars) est une corporation privée ayant pour but de promouvoir le développement du secteur privé en Tunisie et, notamment, les PME.

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Le 210e parti politique vient de naitre. 210 formations politiques pour un si petit pays, est-ce bien raisonnable ? Assurément non. Mais voilà, l’ivresse post-révolutionnaire et les égos surdimensionnés font que chaque prétendue personnalité politique veut sa propre chapelle, boudant ostensiblement les autres partis déjà en place et la perspective de devoir se mettre derrière un autre leader. Dès qu’on s’estime lésé, à tort ou à raison, dès qu’on estime que sa voix n’est plus audible dans son parti, on court pour en créer un autre. C’est ce qui nous a amené à cette situation ubuesque, où Ahmed Néjib Chebbi, à 73 ans et après moult rendez-vous ratés, s’y voit encore et fignole un énième parti politique ! Avant lui il y a eu Mohsen Marzouk, Mehdi Jomaa, Said Aïdi, Abid Briki… Et avant eux Mohamed Abbou, Abderraouf Ayadi, etc. Avec les mêmes promesses de lendemains qui chantent, de grands soirs… Des formations souvent confidentielles, dont les membres se comptent sur les doigts d’une main (une façon de parler), qui n’ont résonance nationale et sont quasiment condamnées à ne pas en avoir vu l’espace très restreint et vu la désaffection croissante des citoyens pour la chose politique, qu’il faut déplorer d’ailleurs. Mais tous ces candidats à je ne sais quoi doivent le savoir : Ils vont devoir rendre des comptes et filer droit. Le gouvernement en a décidé ainsi.

Le nouveau projet loi organique régissant les partis politiques serait fin prêt à la fin du premier trimestre de l’année 2018“, a déclaré ce mardi 28 novembre 2017 le chef de cabinet du ministre des relations avec les Instances constitutionnelles, la société civile et les droits de l’Homme, Mondher Bousnina.
Lors d’un atelier de travail sur l’élaboration du nouveau projet loi organique régissant les partis politiques qui vient remplacer le décret-loi n°2011-87, Bousnina a indiqué que cette rencontre se veut un espace pour harmoniser les législations portant création des partis politiques avec les nouvelles dispositions de l’article 65 de la Constitution, tout en gardant l’esprit du décret-loi 2011-87.
Selon lui, la Tunisie a besoin d’aligner la loi sur les partis politiques aux standards internationaux et d’éclaircir certains points dont notamment la question du financement public qui se limite aujourd’hui au financement des campagnes électorales.

Le département a voulu associer les partis politiques à l’élaboration de ce projet de loi dans le cadre d’une approche participative, dans le droit-fil de l’aboutissement à un texte consensuel“, a-t-il indiqué, rappelant qu’une première consultation a été organisée le 12 septembre 2017 à ce sujet.
D’après lui, “une autre consultation aura lieu en février 2018 sur le projet de loi en question et trois autres ateliers de travail seront organisés au cours des trois prochains mois sur le financement des partis politiques, la transparence, le contrôle et les sanctions“.

Présent à cet atelier auquel ont pris part des représentants de partis politiques siégeant à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et ayant participé à l’Assemblée Nationale Constituante, Seifeddine Laâjili, membre du parti “Al Umma”, a plaidé en faveur de la création d’un conseil des partis politiques qui aura pour mission la rédaction du nouveau projet de loi organique régissant les partis politiques.
Ce projet de loi doit être élaboré sur la base d’une approche participative“, a-t-il argué.

De son côté, le président de l’Union nationale pour la justice, Taïeb Abdi, a estimé que la nouvelle loi régissant les partis politiques doit interdire aux hommes d’affaires de créer des partis politiques.
Tout parti qui n’arrive par à organiser son congrès électif au bout d’une année devrait être dissous“, a-t-il encore proposé.

Pour Bechir Rouissi, membre du parti ” Al Ouehda “, le présent atelier de travail n’est qu’une manœuvre dilatoire qui a pour dessein d’abroger le décret-loi n°2011-87.
Réagissant à la position de Mohamed Ben Saâd, représentant du parti de la réforme destourienne qui a estimé que “la Tunisie n’a pas besoin de partis à vocation religieuse, dans la mesure où l’Islam est un dénominateur commun entre tous les Tunisiens conformément à l’article 1er de la Constitution“, Rouissi a tenu à préciser que “le peuple tunisien est un peuple musulman et qu’il est inconcevable de séparer la religion de l’Etat et des différents aspects de la vie“.

Dans le même sillage, le représentant du parti Tounes Baytouna, Fathi Ouerfelli, s’est prononcé contre l’exclusion des partis à référence islamiste du paysage politique, mettant l’accent sur la nécessité de préserver l’esprit du décret-loi n°2011-87.

Cet atelier de travail a été organisé par le ministère des relations avec les Instances constitutionnelles, la Société civile et les droits de l’Homme, en collaboration avec l’Agence française de développement et le Centre d’Information de Formation d’Etudes et de Documentation sur les Associations (IFEDA).

TAP

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La Journée de l’Afrique, célébrée le 15 novembre au cœur de la COP23 à Bonn, a été le tremplin du lancement officiel de l’Africa NDC Hub, la Plateforme africaine pour les contributions déterminées au niveau national (CDN). Cette initiative de la Banque africaine de développement (BAD) ralliée par une dizaine de partenaires a pour objectif d’aider les 54 pays d’Afrique à remplir leurs engagements vis-à-vis de l’Accord de Paris – autrement dit à mettre en œuvre leurs CDN respectives –, sans négliger pour autant les priorités de développement qui sont les leurs.

« Cette plateforme est une réponse à la demande de plusieurs pays africains », a déclaré Amadou Hott, vice-président de la BAD en charge de l’Électricité, de l’Énergie, du Changement climatique et de la Croissance verte, en dévoilant cette nouvelle initiative face à un parterre de chefs d’Etat, ministres, décideurs et représentants de la société civile – entre autres – venus de tout le continent. Il faut y voir « l’opportunité d’accélérer l’investissement dans l’action climatique en Afrique à travers les CDN », a-t-il ajouté, car « elle va permettre « une meilleure coordination entre les partenaires, pour fournir une réponse collective et efficace », pour et par l’Afrique toute entière.

L’Africa NDC Hub devrait aider à catalyser des financements concessionnels en faveurs de projets climatiques en Afrique qui, à leur tour, aideront à lever des financements privés. Une initiative des plus opportunes, quand l’on sait que 4 000 milliards de dollars américains sont requis pour mettre en œuvre les CDN, d’après de récentes études.

Si les 54 pays d’Afrique ont signé l’Accord de Paris – ratifié par 43 d’entre eux –, et que 53 ont soumis et ratifié leurs CDN (la Libye exceptée), 85 % de ces CDN sont conditionnées à une aide financière extérieure – et seuls 15 % reposent sur leurs budgets nationaux. L’Afrique est déjà le parent pauvre des flux de la finance climatique mondiale, captant moins de 5 % du total. Aussi l’annonce de cette nouvelle plateforme a-t-elle été accueillie avec faveur.

A ce jour, l’Africa NDC Hub compte 10 autres partenaires que la BAD : la Commission de l’Union africaine (CUA), la Commission économique pour l’Afrique des Nations unies (CEA), l’Agence de planification et de coordination du NEPAD, l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture des Nations unies (FAO), le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le Fonds mondial pour la nature (WWF) et l’Institut international pour l’environnement et le développement (IIED) et le secrétariat de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

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Résolument engagée dans la mise en œuvre de sa stratégie de croissance sur le marché des
entreprises, l’Union Internationale de Banques (UIB) intensifie ses actions d’accompagnement de ses
clients PME en organisant en partenariat avec PROPARCO les premières journées d’information et de
formation financière et commerciale à destination des Petites et Moyennes Entreprises: « Les
Journées PME by UIB ».

Au-delà de son rôle naturel de fournisseur de services financiers et de solutions de financement, l’UIB
entend ainsi amplifier son appui et son apport d’expertise et de conseils aux dirigeants de PME et aux
entrepreneurs dans l’ensemble des régions. C’est dans ce cadre, que l’UIB a organisé la première
Journée PME by UIB le Mercredi 1er Novembre 2017 à Bizerte en présence de M. Kamel Belkahia,
président du Pôle Technologique de Bizerte, de M. Khaled Ben Gharbia, président régional de la
CONECT, de M. Cherif Lachnani, président de la Chambre du Commerce et de l’Industrie du Nord
Ouest tunisien, de Mme Houda Chakroun, présidente de la Chambre du Commerce et de l’Industrie
du Nord Est tunisien, de M. Souheil Arfaoui, directeur régional de l’Agence de Promotion de l’Industrie
et de l’Innovation de Bizerte et de M. Ghazi El Biche, vice-président de l’association des investisseurs
européens et DG de van Laack Tunisie.

Cette journée a permis de partager avec une cinquantaine de petites et moyennes entreprises des
gouvernorats du Kef, de Bizerte, de Beja, de Jendouba et de Siliana une somme d’informations et
d’analyses en lien avec le cadre réglementaire tunisien, les mécanismes d’appui aux PME, les
fondamentaux de la finance et de la gestion ainsi qu’avec le renforcement des capacités commerciales de l’entreprise. Elle a également été pour ces entreprises, l’occasion de rencontres et d’échanges avec les différents intervenants et invités, leur permettant ainsi d’étendre leur réseau professionnel et de nouer des contacts utiles en vue de futures coopérations et relations d’affaires.

Une prochaine édition des journées PME by UIB est prévue à Zarzis le 23 novembre 2017. Une
dizaine d’autres évènements axés sur la PME seront organisés en 2018 de manière à favoriser le
développement régional tunisien.

En organisant ces journées de formation et de networking, l’UIB, souhaitant concrétiser sa démarche
de responsabilité d’entreprise sous toutes ses dimensions, économique, sociale et environnementale,
entend aider les PME tunisiennes à mettre toutes les chances de succès de leur côté dans un
environnement complexe qui nécessite des adaptations permanentes.

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Plus de 200 microprojets dans le secteur de l’artisanat ont été financés par la Banque tunisienne de solidarité (BTS) à Tozeur sur un total de 500 dossiers de demande de financement présentés à la banque cette année.
L’activité artisanale emploie plusieurs jeunes artisans à Tozeur. Deux sessions de formation dans diverses spécialités seront organisées prochainement par le commissariat régional de l’artisanat au profit de 250 jeunes, a affirmé le commissaire Mohamed Sedikki.
Deux salons régionaux de l’artisanat vont se tenir respectivement fin novembre et fin décembre à Tozeur pour faire connaitre les produits et articles artisanaux de la région.

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