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Des fonctionnaires français de la Direction Générale des Finances Publiques sont mobilisés par l’opérateur Expertise France.
Ces deux dernières semaines, deux missions ont été successivement mises en œuvre :

  • Une formation en comptabilité privée assurée par Mme Sonia Kouamé, du 9 au 13 octobre ;
  • Une formation en contrôle de comptabilité informatisée, assurée par M. Michel Ranc, et Mme Audrey Venet, du 16 au 20 octobre.

Ces formations qui visent à assurer une meilleure mobilisation des recettes domestiques par les administrations financières vont se poursuivre en novembre et décembre 2017.

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Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Slim Khalbous, n’a pas pris de gant hier mardi 17 octobre 2017, sur Jawhara FM : «Je veux être honnête avec les titulaires de doctorat. On n’a plus la possibilité de les embaucher tous dans la fonction publique ou encore dans l’enseignement. Cela doit être dit ! C’est la réalité du pays».
Khalbous a déclaré dans la foulée que l’Etat n’a ni les moyens ni le besoin de recruter. Il a par ailleurs annoncé : «Nous avons aussi signifié aux facultés privées qu’il n’est désormais plus possible d’enseigner une spécialité sans avoir à disposition un docteur dans le domaine. Cette mesure touchait auparavant quelques établissements, elle s’applique aujourd’hui à tous».

Le ministre a également confié qu’il est conscient du fait que «les docteurs ne sont pas contents“, mais que son département fait ce qu’il peut pour “les aider, avec des solutions“. Il a ajouté : “Nous leur avons aussi demandé de développer leur esprit entrepreneurial, pour démarrer leur propre activité. Et donc à partir de janvier 2018, nous leur proposerons une formation gratuite». Il a indiqué que cette formation, qui vise à développer leurs capacités entrepreneuriales, sera dispensée par des spécialistes et aura lieu à Tunis, Sousse et Sfax. «Dans une seconde phase, l’Etat proposera un financement aux projets les plus importants avec des montants allant de 10 à 100 mille dinars», a précisé Khalbous.

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Le Bureau d’Exécution Stratégique de la Primature (BES) a annoncé un plan de lancement d’un programme de création d’Unités de Formation Mobiles (UFMo), qui débutera avec la préfecture de Boké. Ce programme vise à fournir aux Guinéens diplômés du Centre de Formation Professionnelle une formation qualifiante de perfectionnement aux métiers de de la mine, qui facilitera leur insertion dans le monde du travail. L’enjeu est de renforcer leurs compétences et d’améliorer leurs chances de trouver un emploi.

La première UFMo de Boké fournira des formations dans deux domaines de spécialisation : mécanique et conduite d’engins lourds. Le BES a reçu des engagements financiers pour la première UFMo de plusieurs institutions et de l’Etat, qui fait du développement de l’expertise des Guinéens pour le secteur minier une priorité.

Son Excellence Mamady Youla, Premier Ministre de la République de Guinée a dit : « Je suis heureux d’annoncer que la première UFMo sera opérationnelle dès le premier trimestre 2018 au sein du Centre de Formation Professionnelle de la ville de Boké. Cette initiative traduit à la fois l’engagement et la détermination du Gouvernement à promouvoir l’emploi des jeunes et à favoriser leur insertion socio-économique, notamment dans le secteur minier ».

L’Unité de Formation Mobile vise à former approximativement 150 personnes dans la première année à opérer et à réparer des engins lourds. Aujourd’hui, il n’existe aucune formation de la conduite d’engins lourds dans le système éducatif guinéen. Un prestataire international, en voie de recrutement, se chargera de la formation non seulement des élèves mais également des formateurs guinéens qui prendront le relais après une année.

« Ceci est une période intéressante pour le secteur minier dans la préfecture de Boké, car beaucoup des sociétés minières vont faire la transition du développement à l’exploitation dans les prochaines années. Ce sera important pour les Guinéens d’être formés aux emplois qui vont commencer à être disponibles » a ajouté Abdoulaye Magassouba, le Ministre des Mines et de la Géologie de la République de Guinée.

Les sociétés minières requièrent des techniciens supérieurs pour opérer et réparer des engins lourds couteux en toute sécurité. « GAC devrait commencer les opérations dans la préfecture de Boké à la fin de 2018. Notre objectif est d’être opérationnel pendant au moins 20 ans, avec nos activités d’extraction et de transport de bauxite de la mine par chemin de fer jusqu’au port de Kamsar. Nous aurons besoin de techniciens compétents pour nous accompagner dans ce travail, et nous anticipons que nombreux d’entre eux vont venir de la préfecture de Boké » a confirmé Daniel Cornel Pop, Chef des Operations de Guinea Alumina Corporation (GAC).

L’objectif est de commencer la formation de la première promotion d’étudiants en janvier 2018, et de bâtir des cursus et des approches de formation innovants, qui seront ensuite déployés dans les Centres de Formation Professionnelle à travers le pays. De nouvelles UFMo sont prévues dans d’autres villes, visant à renforcer d’autres compétences techniques essentielles pour le secteur minier.

Le BES de la Primature a pour objectif d’accélérer la mise en œuvre d’initiatives phares du Gouvernement par le développement et l’incubation d’approches de mise en œuvre et de gouvernance efficaces, durables et axées sur les résultats. Les projets pilotes du BES sont centrés sur les mines, l’agriculture, et le développement du leadership.

Dans le secteur minier, les interventions du BES se concentrent sur l’accroissement de l’impact économique du secteur pour la population guinéenne. Le BES appuie le gouvernement guinéen avec trois interventions prioritaires :

  1. Les Unités de Formation Mobiles : la création d’UFMo à Boké et dans d’autres villes pour augmenter le nombre de guinéens travaillant dans le secteur minier.
  2. La Bourse des Mines : la mise en place d’une Bourse des Mines pour maximiser l’impact de l’activité minière comme levier de création d’emplois et d’entrepreneuriat, et pour aider les entreprises existantes à accroitre leurs activités.
  3. La Transformation de l’Institut Supérieur des Mines et de la Géologie (ISMG) en Centre d’Excellence pour l’Union du Fleuve de Mano : le programme vise à renforcer la qualité des formations de l’ISMG de Boké.

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Un accord de coopération a été signé, vendredi, au siège du ministère de la Santé, entre
les ministères tunisiens de la Santé et de l’Enseignement Supérieur, d’une part et le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche de la République de Djibouti.
En vertu de cet accord, une assistance technique sera accordée à l’hôpital universitaire de Djibouti. Il prévoit, également, selon la ministre de la Santé, Samira Merai, de charger des médecins tunisiens de la formation de la troisième promotion des diplômés de la Faculté de Médecine à Djibouti, désireux de poursuivre leur doctorat.
Elle a ajouté que cet accord permettra aux médecins Djiboutiens de participer aux concours de résidanat, assistanat ou agrégation organisés en Tunisie.

Le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Slim Khalbous, a, pour sa part, indiqué que la signature de cet accord fait suite à la tenue, les 22 et 23 août 2017 à Tunis, du forum” Tunisian africain empowerment ” qui a rassemblé onze ministres africains de l’Enseignement Supérieur.
Il a précisé que cette rencontre était l’occasion de faire connaître les compétences et expertises tunisiennes auprès des pays africains et de signer plusieurs accords.

De son côté, le ministre djiboutien de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Nabil Mohamed Ahmad a fait savoir que cet accord viendra renforcer l’accord bilatéral dans le domaine sanitaire qui a contribué à former plus de 80 médecins Djiboutiens.
Le ministre djiboutien s’est dit déterminé à renforcer la coopération avec la Tunisie et à tirer profit dans la mesure du possible de l’expérience des compétences tunisiennes.

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Le dernier communiqué émis par le Conseil de l’Ordre des Ingénieurs Tunisiens sur les établissements universitaires privés, dont les diplômés seront désormais enregistrés en exclusivité dans le tableau de l’Ordre et autorisés à exercer le métier d’ingénieur, a eu l’effet d’un pavé dans la mare des eaux stagnantes des réformes de l’enseignement supérieur, qui sont remises en boucle aux calendes grecques et tardent à venir.

L’onde de choc n’a pas failli à l’un de ses principaux objectifs escomptés, qu’est l’amorce d’un dialogue sociétal sur l’éducation des générations futures et en particulier celle des ingénieurs qui se veulent bâtisseurs de la deuxième République.

Pour commencer, essayons de défaire ce nœud gordien (plutôt que de le sabrer) pour éclairer le grand public, au-delà des réactions précipitées, des attitudes hautaines et des postures menaçantes affichées par les moguls du business de l’enseignement supérieur et de certains égos malmenés, qui croient encore en l’an 2017 que chercher des reconnaissances auprès des instances étrangères les dispensent de dialoguer et de coordonner leurs actions avec la plus grande corporation du pays, mandatée par l’État par la force de la loi pour organiser tout un métier lequel, et c’est le moins qu’on puisse dire, revêt un caractère stratégique et de premier ordre pour le développement du pays.

L’histoire commence lorsque l’État a concédé au capital privé d’opérer dans des secteurs qui étaient jusque-là la chasse gardée des pouvoirs publics, dont le secteur de l’enseignement. Après la première génération des pionniers de l’enseignement privé en Tunisie, qui ont voulu se démarquer par la qualité de leurs prestations, destinées principalement à une clientèle huppée, par rapport au secteur public, destiné au commun des mortels tunisiens et dont la dégradation ne cessait de s’aggraver depuis, sont entrés en scène de nouveaux opérateurs d’une oligarchie naissante, qui ont découvert ce nouveau business juteux et ont voulu aussi mettre la patte dans la pâte. Dans ce contexte rappelons-nous l’affaire de l’école internationale de Carthage dont les principaux protagonistes étaient l’ex-régente de Carthage et la veuve d’un leader historique palestinien. L’administration répondait alors à l’appel pour verrouiller le secteur et réserver le gâteau à un cercle bien select, jouissant de bonnes assises financières et du soutien des politiques, alors en place. Après l’avènement de la révolution et le relâchement de l’État, les privilèges illicites réservés à l’élite d’antan se sont démocratisés et on a assisté à des établissements privés qui poussent partout comme des champignons.

Aujourd’hui, il est tout à fait possible pour des parents lambda d’inscrire leur progéniture, qui ont mal réussi leur bac, dans une école supérieure privée, qui occupe un appartement exigu et qui délivre en fin de cursus un diplôme reconnu d’ingénieur (tenez-vous bien) en mécanique-avion. Il est aussi tout à fait possible pour des professionnels en exercice, qui travaillent pas moins de neuf heures par jour et qui veulent faire un saut de carrière, d’obtenir des diplômes d’ingénieur moyennant bien-sûr quelques dizaines de milliers de dinars, alors que les élèves-ingénieurs dans les écoles d’ingénieurs publiques bossent jour et nuit et peinent à crever pour décrocher leurs diplômes d’ingénieurs.

Des questions pertinentes et brulantes s’invitent alors dans nos esprits :

1- Voulons-nous sélectionner les élites qui prendront demain les commandes de notre pays selon leurs capacités intellectuelles ou selon les comptes bancaires de leurs parents ?

2- Voulons-nous instaurer le principe sacro-saint d’équité entre nos jeunes en uniformisant les conditions pour l’accès à la formation et l’obtention du titre de l’ingénieur dans le secteur privé et public ?

3- Voulons-nous que l’ingénierie dans notre pays reste un métier qui attire l’élite intellectuelle dans notre pays comme de par le monde ou génératrice de médiocrité ?

4- Voulons-nous préserver la crédibilité du titre de l’ingénieur tunisien, qui reste l’une des compétences les plus prisées à l’étranger ?

5- Voulons-nous préserver l’école publique pour garantir que l’ascenseur social ne tombe pas définitivement en panne dans notre pays ?

La longue révolte du ras-le-bol des étudiants des écoles d’ingénieurs publiques en 2014-2015, laquelle a tenté de briser le silence sur ces aberrations, a été contenue en toute sagesse par l’Ordre des Ingénieurs et par un Ministre-enseignant, qui a formé des générations d’ingénieurs dans le haut lieu de l’ingénierie en Tunisie. Un comité a été alors instauré et a abouti, après avoir longuement siégé et débattu, à des résolutions fortes destinées à endiguer le fléau dévastateur dans le secteur de la formation de l’ingénieur. Jusqu’au jour d’aujourd’hui, aucune de ces résolutions n’a été mise en exécution. Des indiscrétions nous font croire que ce Ministre fut délogé de son département par des lobbys qui n’arrivaient pas à le contenir et qui craignaient pour ainsi dire pour leurs intérêts.

Aujourd’hui, l’Ordre des Ingénieurs est déterminé à remplir pleinement sa mission dans l’organisation, la préservation et le développement du métier de l’ingénieur dans notre pays et cela inclut nécessairement la formation de l’ingénieur. Son action ne cible aucune personne ni aucune entité et surtout pas le secteur privé (n’oublions pas que les universités privées aux USA sont des viviers de talents, des incubateurs de prix Nobel et des précurseurs des avancées technologiques). Les établissements tunisiens qui se targuent de la qualité de leurs prestations gagneraient à jouer la transparence et à mettre main dans la main avec l’OIT pour endiguer la médiocrité envahissante dans le secteur de la formation des ingénieurs, au lieu de s’accrocher à des interprétations hasardeuses de la loi.

PS.: Cet article ne reflète qu’un point de vue personnel, seuls les communiqués officiels reflètent les positions du Conseil de l’Ordre des Ingénieurs.

Ing. Msc. Chokri Aslouj

Membre du conseil de l’Ordre des Ingénieurs Tunisiens

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Le brillant parcours de la start-up tunisienne GoMyCode fait du bruit. Mais c’est surtout son jeune fondateur, Yahya Bouhlel, à peine 20 ans, qui polarise l’attention. Au point que RFI s’est intéressée à ce jeune homme qui s’est mis en tête de former d’autres jeunes de son âge. Et la mayonnaise a vite pris, à présent une cinquantaine de passionnés ont confié leur destin à Bouhlel. Il leur apprend à coder et leur file les outils pour monter leurs propres boîtes. Certains sont même parvenus à vendre des jeux ou des applications sortis tout droit de leur imagination…

« J’ai commencé à coder à l’âge de 14 ans, et à l’âge de 16 ans j’ai fait un stage à la Silicon Valley, et j’ai vu qu’il y a des jeunes qui à l’âge de 14 ans développent des jeux vidéo, à l’âge de 19 ans font une levée de fonds de deux millions de dollars… Et cet écosystème n’existe pas en Tunisie », confie le jeune prodige. Décision prise en août 2016, le bac en poche : GoMyCode est né. Un an après l’affaire est devenue florissante et 15 personnes collaborent avec lui.

«Les étudiants développent de vrais jeux vidéo, de vraies applications mobiles, des sites web… De vrais produits technologiques. C’est contre le système d’éducation traditionnel qui est bloqué, qui ne bouge pas… L’école GoMyCode, c’est l’école d’aujourd’hui», lance fièrement Bouhlel…

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Le député à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), Lotfi Nabli a insisté ce mardi, 28 février 2017, sur la nécessité de restructurer l’agence tunisienne de formation professionnelle.

Lors d’une séance plénière à l’ARP, il a évoqué les divers problèmes rencontrés par l’agence en question dont notamment la difficulté de contrôler les centres de formation.

Et Nabli d’ajouter que la mise en place d’une batterie de réformes demeure une obligation dans le cadre de la réglementation du système des ressources humaines.

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La France a signé un accord avec le Maroc pour mettre en place un cursus de formation des imams, rapporte le site « Francetvinfo ».

Plusieurs imams ont bénéficié d’une formation suite à cet accord, dans l’institut de formation aux imams créé par le roi Mohammed VI.

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1700 agents administratifs bénéficient actuellement de sessions de formation organisées par le ministère de la Fonction publique et de la Gouvernance. L’annonce en a été faite ce mercredi par la directrice générale de la Formation et du Perfectionnement des Compétences Khaoula Labidi au nom de ce département.

Dans une déclaration exclusive accordée à Africanmanager, elle a précisé que plusieurs secteurs ont été ciblés à commencer par les recettes des finances et les paieries régionales, les caisses sociales (CNRPS, CNSS, CNAM), et les services de santé (les hôpitaux et centres de santé de base). S’y ajoutent  les bureaux de la Poste, les services de l’état civil, de légalisation de signature et des copies conformes à l’original des municipalités, les agents des délégations ayant une relation directe avec les citoyens ainsi que les bureaux des relations avec les citoyens des gouvernorats et certaines communes.

« Ces 41 sessions de formation couvrant les 24 gouvernorats, font partie d’un programme national de développement des compétences, d’accueil et de communication dans les services publics. Il s’agit d’améliorer le rendement des services administratifs tout en fournissant des prestations de qualité aux citoyens ayant beaucoup souffert de nombreuses complications dans les procédures bureaucratiques », a-t-elle expliqué.

« Ce programme national vise à promouvoir la fonction d’accueil eu égard à son rôle dans l’amélioration de l’image de l’administration et étant donné qu’elle représente un préalable pour la réconciliation entre l’administration et ses usagers », a-t-elle encore précisé.

L’administration n’a pas réussi à changer son image

Pour Labidi, il s’agit d’une démarche importante voire cruciale dans cette phase où l’administration n’a pas réussi à changer son image auprès du public, notamment le citoyen et l’investisseur.

Mais pourquoi ? Ceci est dû principalement au fait que l’administration a mis l’accent sur la réforme des services et des procédures administratives internes aux dépens de l’accueil, qui représente le premier point de contact entre le visiteur et l’administration, a-t-elle répondu.

A la fin de cette première phase qui a commencé le 8 décembre et s’achèvera le 4 mars prochain, un colloque d’évaluation dudit programme sera tenu avec la participation des services concernés.

S’agissant du budget accordé à ce programme pilote, elle a indiqué  que les secteurs ciblés ont contribué à son financement.

Bientôt, une formation en ligne au profit de 630 mille fonctionnaires

Suite à l’engouement qu’a connu ce programme national de formation auprès des agents publics et le succès enregistré au niveau du développement de leurs compétences, le ministère de la Fonction publique et de la Gouvernance a choisi ainsi de lancer un autre programme de formation. Il s’agit de la formation en ligne.

« Notre but est de généraliser la formation, en adoptant les nouvelles technologies, à tous les fonctionnaires et dans toutes les régions sans discrimination ni exclusion », a indiqué Khaoula Labidi mettant l’accent sur les demandes élevées des fonctionnaires désireux de suivre ces formations, particulièrement ceux travaillant dans les régions intérieures où le nombre des bénéficiaires des formations reste très limitée pour des raisons logistiques et pédagogiques.

La réforme de l’administration, une obligation

Ce programme de formation vient à point nommé alors u’administration coute de plus en plus cher au contribuable tunisien tandis que la qualité de ses services n’a cessé de régresser. Chiffre à l’appui : la masse salariale est passée de 6500 à 13000 millions de dinars au cours de ces quatre dernières années.

Face à ce constat, le département de la Fonction Publique et de la Gouvernance a souligné la nécessité de passer à la réforme, essentiellement basée sur un changement comportemental des agents et des fonctionnaires. C’est logique surtout que toutes réformes économiques et politiques ne pourraient se faire sans passer par une réforme de l’administration, selon les propos du ministre, Abid Briki.

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L’Agence de Promotion de l’Industrie et de l’Innovation (APII) a organisé ce mercredi 11 janvier, une session de formation sur les fondamentaux de la finance islamique et l’élaboration des projets.
Cette formation, selon plusieurs responsables de l’agence, s’inscrit qans le cadre d’une convention signée auparavant avec l’institution de micro-finance Zitouna Tamkeen dans l’objectif d’apporter sa contribution dans la lutte contre le chômage par la création de nouveaux postes d’emplois.
Ce partenariat, rappelle-t-on, servira principalement à diversifier les sources de financement pour les jeunes promoteurs, tout en les aidant à mieux contribuer à la relance économique.
Pour l’APII, ce genre de formation revêt une importance particulière surtout qu’elle vient assurer le lancement du programme du travail fixé par les deux partenaires visant à faciliter l’intégration des jeunes promoteurs dans le marché économique en leur fournissant une formation, outre l’accompagnement et l’encadrement nécessaire pour garantir lapérennité de leurs projets.
C’est une démarche stratégique qui permettra certainement d’accroître le nombre de nouveaux projets, encadrés par l’APII, étant noté que l’agence a accompagné près de 2500 jeunes promoteurs depuis 2005.

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La poste tunisienne a inauguré, aujourd’hui, lundi 5 décembre, le centre de formation postale de l’UPU pour la région Arabe.

L’inauguration a eu lieu en présence du ministre des Technologies de la communication et de l’Économie Numérique Anouer Maârouf, le directeur général de la Poste tunisienne, Moez Chakchouk, le directeur général de l’UPU, Bishar Hussein ainsi que d’autres hauts responsables de l’UPU.

D’après le ministre, la création de ce centre a pour objectif de mieux répondre aux besoins de la formation continue des institutions postales arabes tout en visant à la rationalisation des capacités et l’optimisation des ressources allouées à la formation par ces institutions. Le centre assure également l’organisation des workshops régionaux dans le cadre de la concrétisation de la stratégie du développement régional de l’UPU.

Outre, le centre assure des sessions de formation dans différents domaines postaux au profit de 22 institutions postales arabes animées par des experts et des spécialistes internationaux afin d’améliorer les compétences et renforcer l’expertise dans le secteur postal.

De son coté, Bishar Hussein a justifié le choix de la Tunisie par les expériences réussies de la poste tunisienne en matière de formation pour l’UPU en particulier la formation en ligne via internet à travers la plateforme ” Trainpost” hébergé en Tunisie.

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Lors de son allocution à l’ARP ce matin du vendredi 18 novembre, dans le cadre des séances sur le budget de l’Etat pour 2017, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, est revenu sur le contrat “Alkarama”, dont il avait dévoilé les grandes lignes le 28 septembre 2016. Il a déclaré que la concrétisation de ce programme sera confiée aux bureaux d’emploi, qui assureront, entre autres, la formation des candidats.

Ce contrat, qui à terme va remplacer le SIVP, est nettement plus avantageux car il donnera droit à un salaire de 600 dinars, principalement aux jeunes diplômés au chômage durant au moins deux ans. Concrètement, l’Etat versera 400 dinars au diplômé embauché, contre une somme variant entre 100 et 150 dinars pour le contrat SIVP. Les entreprises prendront en charge les 200 dinars restants…

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Une session de formation aux métiers de l’artisanat au profit de 38 femmes originaires des villages Telmine et Erabta à kébili-Nord a démarré mardi, a indiqué le délégué de Kébili Nord, Hakim Hassine.
La même source a déclaré au correspondant de la TAP dans la région que cette session de formation qui se poursuivra durant 5 mois s’inscrit dans le cadre des interventions sociales du projet de développement intégré. ” Des diplômes seront remis aux bénéficiaires au terme de cette session qui leur permettront de d’installer au village artisanal de Telmine dont les travaux sont en cours de réalisation.
“Ce village sera converti en village touristique moyennant une enveloppe de plus de 3,5 MDT et comportera plusieurs magasins d’artisanat, un musée archéologique et un centre de camping pour jeunes”, a-t-il dit.
Il a indiqué que cette session de formation permettra aux apprenantes de créer des micro-projets, qui constitueront des sources de revenus stables, précisant que le village touristique les aidera à commercialiser leurs produits à l’intérieur de la Tunisie et à l’extérieur.

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L’Agence Japonaise de Coopération Internationale ( JICA ) a annoncé

Prospecter et réfléchir de manière critique fera de l’Afrique un continent du 21ème siècle ; et inculquer des compétences à un jeune âge est l’une des clés pour y parvenir. C’est ce qu’a déclaré récemment Shem Bodo, chargé principal des programmes au sein de l’Association pour le développement de l’éducation en Afrique (ADEA). Il présidait la cérémonie de clôture d’un Programme de formation en pays tiers (PFPT) de deux semaines sur « l’utilisation de l’apprentissage par la recherche et l’évaluation des enseignements par les pairs pour améliorer la qualité de l’enseignement et de l’apprentissage des mathématiques et des sciences ».

Plus de 40 formateurs des enseignants du primaire issus du Cameroun, d’Ethiopie, du Ghana, du Nigeria, d’Afrique du Sud et de la Zambie ont achevé avec succès la formation, chacun recevant un certificat.

Grâce à un financement de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), le Centre pour l’enseignement des mathématiques, des sciences et de la technologie en Afrique (CEMASTEA) a organisé  cette formation sous les auspices du Pôle de qualité inter-pays de l’ADEA sur l’enseignement des mathématiques et des sciences (PQIP-EMS), soutenu par le ministère  de l’Education, de la Science et de la Technologie du Kenya.

Prononçant un discours au nom de la Secrétaire exécutive de l’ADEA, Oley Dibba-Wadda, Bodo a observé que « l’ADEA reconnaît de manière formelle le PFPT, à travers le PQIP-EMS, comme étant une initiative du ministère de l’Education, de la Science et de la Technologie du Kenya, avec le CEMASTEA comme l’institution de mise en œuvre ». Il a en outre reconnu le soutien sans faille du Kenya à l’ADEA, non seulement comme le pays  champion de deux PQIP (enseignement des mathématiques et des sciences et éducation pour la paix), mais également comme un des « 5 grands de l’ADEA »  et en tant que membre permanent de l’Association.

L’expert de l’ADEA a également souligné la reconnaissance de l’Institution vis-à-vis du rôle clé joué par la JICA et le CEMASTEA en mettant les sciences, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques (STEM) au centre de la transformation des systèmes éducatifs et de formation en Afrique. Il  a  à cet égard, précisé que c’est la raison pour laquelle l’édition 2017 de la Triennale de l’ADEA au Maroc a consacré le 2ème sous-thème du thème général  (Revitaliser l’éducation dans la perspective du Programme universel 2030 et de l’Agenda 2063 pour l’Afrique) à la promotion des sciences, des mathématiques et des TIC, sous la coordination du PQIP-EMS.

La directrice adjointe principale du Ministère de l’Education, de la Science et de la Technologie, Grace Ngacha, le directeur du CEMASTEA, Stephen Njoroge, et le Représentant principal du bureau de la JICA au Kenya, Kazohiro Tambara étaient également présents lors de la cérémonie de clôture et ont formulé des observations clés.

Le chemin de l’Afrique vers le « Continent du 21ème siècle » présuppose- entre autres actions – -des politiques et des stratégies solides pour une mise en œuvre efficace et efficiente des STEM afin de générer des professionnels haut de gamme pouvant gérer les ressources et ajouter de la valeur aux produits et services en Afrique.

En septembre 2015, la communauté internationale a adopté l’Agenda 2030 pour les Objectifs du développement durable (ODD) et son objectif numéro 4, visant à « assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie », est la principale référence de toutes les  institutions et personnes impliquées dans le secteur de l’éducation et de la formation.

En ce qui concerne l’Afrique, la vision du continent pour les  50 prochaines années a été largement capturée par l’Union africaine dans son Agenda 2063 : L’Afrique que nous voulons. Ce document stratégique appelle à « une révolution de l’éducation et des compétences et promotion active de la science, de la technologie, de la recherche et de l’innovation en vue de renforcer les connaissances, les ressources humaines, les capacités et les compétences pour le siècle africain ». Pour ce faire, le développement des enseignants, la qualité de l’enseignement et les STEM, comme également souligné par la Stratégie continentale d’éducation pour l’Afrique 2016-2025, constituent trois domaines fondamentaux devant être mis en avant pour un meilleur futur de l’éducation du continent. C’est ici que le Programme de formation en pays tiers (PFPT) intervient, étant donné qu’il vise à améliorer la qualité de l’enseignement des sciences et des mathématiques dans les pays africains.

Le programme a commencé en 2004 et la JICA le soutient depuis 2014 en raison de sa mise en œuvre réussie en tant que projet et de la qualité de la formation que le CEMASTEA continue d’offrir (une moyenne de 120 participants par an issus de 17 pays africains). A ce titre, le CEMASTEA a élaboré un nouveau contenu de formation pour quatre ans (2016-2019) ciblant les éducateurs de mathématiques et de sciences provenant de pays d’Afrique activement impliqués dans des activités de « Perfectionnement professionnel continu des enseignants ».

Le CEMASTEA a adopté deux stratégies pour identifier les besoins en formation :

*recourir à des questionnaires durant la mise en œuvre des précédents cours PFPT pour recueillir et analyser des données sur les domaines potentiels devant être intégrés dans les cours à venir ;
*entreprendre une étude dans cinq pays africains (l’Ethiopie, le Ghana, le Malawi, le Nigeria et le Rwanda) en vue d’identifier les besoins en formation.

Cela a été suivi par la mise en relief des sujets découlant des besoins en formation identifiés, dont certains couvrant les questions pédagogiques générales et d’autres mettant l’accent sur des sujets comme les mathématiques, la physique, la chimie, la biologie et les sciences. Les thèmes ont ensuite été classés en domaines thématiques pour constituer des formations sur diverses années, allant de 2016 à 2019. Ils seront enrichis sur une base annuelle pour intégrer les nouveaux domaines.

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Dans le cadre du programme “L’Avocat, Conseiller de l’Entreprise”, l’Ordre National des Avocats de Tunisie (ONAT) et la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis (BVMT) ont organisé la septième session de formation «L’Avocat et la Bourse» le samedi 8 octobre 2016, au siège de la BVMT, indique un communiqué de la bourse.

Cette session bénéficiera à plus de 120 avocats. Elle portera sur plusieurs volets du marché financier : Cadre réglementaire, Cadre institutionnel, Introduction en bourse, Produits boursiers et leur fiscalité, Mécanismes de protection des investisseurs,…

Elle s’inscrit dans le cadre de la convention de partenariat entre l’ONAT et la BVMT, visant à familiariser les avocats tunisiens avec les mécanismes de fonctionnement du marché financier, ainsi que les techniques boursières. Elle vise également à favoriser l’émergence de compétences juridiques nationales, en prévision d’une éventuelle ouverture des services financiers aux non-résidents.

Depuis la signature de cette convention en mars 2013, plus de 800 avocats de Tunis, Sousse, Monastir et Sfax ont bénéficié de cette formation.

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Le démarrage de la formation professionnelle pour l’année 2016/2017 a été marqué par la création de trois nouveaux centres, à savoir le centre de formation et d’apprentissage à El Battan, le centre d’excellence des métiers de l’aéronautique à El M’ghira et le centre de formation et d’apprentissage à El Jem, a déclaré , jeudi, la Secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Formation professionnelle et de l’emploi , chargée de la Formation professionnelle et de l’Initiative privée, Saida Ounissi , au correspondant de l’agence TAP à Sousse.
S’exprimant lors du lancement de la nouvelle année de formation au centre de formation et d’apprentissage en bâtiment et annexes d’Ennfidha (gouvernorat de Sousse), la responsable a souligné que l’agence tunisienne de formation professionnelle (ATFP) a consacré pour la session de septembre 2016 près de 26310 postes de formation et envisage d’offrir 11930 postes de formation pour la session de février 2017.
De nouvelles spécialités ont été également créées à l’occasion de l’actuelle session de formation, dont notamment la spécialité de l’industrie graphique au centre sectoriel de formation en arts graphiques de l’Ariana (CSFAG), niveau brevet de technicien supérieur (BTS) et la spécialité de fabrication de plaques métalliques dans le domaine de l’aéronautique, niveau brevet de technicien professionnel (BTP) au centre d’excellence des métiers de l’aéronautique à El M’ghira.
Le ministère de la formation professionnelle et de l’emploi a entamé l’évaluation du travail des centres de formation professionnelle et l’identification des difficultés et obstacles entravant le travail de ces centres, a-t-elle fait savoir.
La prochaine année connaîtra, a-t-elle encore dit, la création dans le cadre de la coopération tuniso-française d’un centre de formation professionnelle en industries alimentaires au gouvernorat de Bizerte et la restructuration de 16 centres de formation professionnelle à travers les régions.
La responsable a pris connaissance des différentes spécialités fournies par le centre d’Ennfidha qui vise à former des compétences dans le secteur du bâtiment et annexes, des modes de formation et des équipements.
Le centre de formation et d’apprentissage en bâtiment et annexes d’Ennfidha est le cinquième établissement de formation en bâtiment en Tunisie.

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L’association AfricaFrance pour une croissance partagée a initié un programme ambitieux de formation dédié aux leaders africains : le programme LeAD Campus – Leaders pour l’Afrique de Demain. Cette formation est conçue pour identifier, développer les compétences et faire se rencontrer l’élite économique de l’Afrique. L’objectif est de faire émerger des managers capables d’intégrer les enjeux de la croissance et du développement durable du continent africain dans les pratiques de leurs entreprises ou organisations.

Ce programme bilingue français/anglais s’articule autour de trois piliers thématiques : Business, Leadership et Enjeux sociétaux. Trois caractères le rendent unique :

C’est un programme panafricain mis en œuvre par deux institutions africaines – l’Institut Supérieur de        Management de Dakar et la Graduate School of Development Policy and Practice de l’Université du Cap – et deux institutions françaises – Sciences Po Paris et l’AFD. Son recrutement est centré sur le continent africain. Ses enseignements et les thèmes de recherche sont spécifiquement adaptés au continent ;
La co-construction public – privé : le rôle des entreprises et du secteur privé dans le développement économique est au cœur de la conception du programme. Les entreprises participent à sa gouvernance et à sa mise en œuvre à travers la mise en disposition de lieux de visites et d’experts ;
La pédagogie active qui mixe des séminaires présentiels, des enseignements numériques à distance, des travaux sur des cas, des jeux et le développement de projets personnels. Ces derniers bénéficient d’un accompagnement individualisé par des mentors.

Le séminaire parisien qui se déroule du 5 au 10 septembre  2016 vise à partager et faire grandir la vision du développement économique des leaders. Il traite notamment du rôle que les entreprises peuvent jouer pour renforcer l’innovation et la croissance tout en préservant les équilibres sociaux et environnementaux. Sur ces enjeux, interviendront des experts de 1er rang, parmi lesquels :

Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin, Président d’AfricaFrance
Emmanuel Faber, Directeur général de Danone
Jean-Michel Severino, président d’Investisseurs&Partenaires
Laurence Tubiana, ambassadrice pour les négociations climatiques
Gael Giraud, chef-économiste de l’AFD
Adrien Aumont, co-fondateur de KissKissBankBank
Gilles Babinet, multi entrepreneur et Digital Champion auprès de l’Union Européenne
Henri-Bernard Solignac Lecomte, économiste senior, OCDE

Cette première promotion est composée de 25 hauts potentiels dont 7 femmes (créateurs de PME, responsables de programme économique pour l’Etat, cadres de multinationales, dirigeants d’institutions de microfinances ou d’entreprises sociales…). Elle reflète la diversité socio-professionnelle et géographique du continent :

A l’issue de ce séminaire, les participants recevront un certificat délivré par les 4 partenaires académiques et seront encouragés à mettre en œuvre leur projet, notamment à travers la délivrance de trois prix d’excellence dotés chacun de 5.000 Euros. Un réseau d’alumni permettra de faire vivre l’esprit du programme et de maintenir les échanges dans la durée.

Pour Lionel Zinsou, Président d’AfricaFrance, « former les cadres dirigeants africains aux réalités complexes du développement du continent est une nécessité et une priorité. Cela implique de concevoir une formation spécifique qui ne pouvait l’être qu’avec des partenaires académiques africains. »

« Permettre à nos participants, cadres dirigeants africains, de comprendre et apprécier la complexité des dilemmes managériaux, humains, éthiques, stratégiques, financiers et RSE ; développer l’ambition d’agir pour l’Afrique de demain : tels sont nos objectifs.», Serge Bésanger, Directeur académique du LeAD Campus.

Pour Gaël Giraud, Chef économiste de l’AFD « tous les contenus proposés lors de la formation doivent viser à renforcer la capacité d’action, l’impact des actions futures et stimuler l’envie d’agir. In fine c’est l’envie d’agir qui sera le facteur clé pour la mise en œuvre d’un changement à grande échelle »

Créé sous l’égide de l’association AfricaFrance pour une croissance partagée, le programme LeAD Campus est co-financé par le Ministère de l’Economie et des Finances français.

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Alors que l’Union européenne cherche des solutions à la crise de migration, un programme incitant au retour des  migrants en Tunisie affiche un taux de réussite étonnant, constate la télévision publique allemande Deutsche Welle (DW) à la faveur d’un reportage auprès de migrants tunisiens de retour à Zarzis. Elle souligne que l’un d’eux travaillait, il n’y a pas si longtemps, pas moins de 13 heures par jour dans une usine de la région parisienne, tout en étant payé sous la table comme un immigrant illégal. Dans un premier temps, les longues heures et la solitude semblaient mieux que l’alternative: tenir le coup face  à la tourmente post-révolution qui accable sa Tunisie natale.

Mais, pendant les vacances passées chez lui dans cette ville portuaire baignée de soleil, il a décidé d’y  rester. ” C’était difficile en France,” déclare ce quinquagénaire père de trois enfants, “et mes enfants me manquaient beaucoup.”

Aujourd’hui, il est de retour à son ancienne occupation, conduire un taxi de longue distance de Zarzis à la capitale Tunis, à 550 kilomètres au nord. Au lieu de louer un véhicule, comme il le faisait auparavant, il est maintenant le fier propriétaire d’un minibus à rayures rouges et blanches, grâce à un programme pour les migrants de retour, financé  par le gouvernement français.

Lancé en 2009, le programme  offre une formation aux étudiants et aux travailleurs qui acceptent de revenir dans leur pays d’origine. Certains reçoivent un capital de démarrage pour lancer de petites entreprises, d’autres suivent des stages dans des entreprises tunisiennes.

« Il est difficile de convaincre les Tunisiens qui sont partis pour étudier ou travailler de revenir», reconnaît  Stéphane Darmas, directeur de l’Office français de l’immigration et de l’intégration en Tunisie, qui gère le programme. “Voilà pourquoi nous avons des programmes différents pour les encourager à développer les entreprises dont le pays  a besoin.”

L’initiative française souligne de plus en plus les efforts de l’Union européenne pour trouver des solutions à une crise migratoire qui a amené plus  d’un quart de million de personnes sur ses côtes cette année, en plus de l’afflux massif de 2015. L’hostilité envers les étrangers est également en croissance, en partie alimentée par les attaques récentes en Allemagne et en France. L’auteur de l’attentat perpétré par le terroriste à l’aide d’un camion en juillet dernier à  Nice, par exemple, était un migrant tunisien.

Gestion de la migration

Au-delà d’un accord  UE-Turquie sur la migration conclu plus tôt cette année, les Etats membres  tentent à titre individuel de limiter la migration selon leurs  propres conditions. L’Allemagne, qui a accueilli plus d’un million de demandeurs d’asile l’année dernière, a déclaré « pays sûrs »  plusieurs Etats d’ Afrique du Nord, dont la Tunisie, pour rendre plus facile l’expulsion de  ceux qui viennent illégalement. L’UE a également mis en place un «cadre de partenariat» qui offre aux pays de la ligne de front de l’exode de nouvelles incitations pour mieux contrôler leurs frontières.

«Le cadre de ces accords fait la part belle à la gestion de la migration en incitant les pays à coopérer en matière de gestion de leurs propres frontières, et aussi à accepter  leurs propres ressortissants ou ceux  de pays tiers qui ont immigré dans les pays de  l’UE”, indique  l’analyste Susan Fratzke de l’Institut des politiques migratoires, une organisation à but non lucratif basée à Washington, spécialisée dans les questions de migration.

Des milliers de Tunisiens ont quitté leur pays dans la foulée  du printemps arabe à la recherche d’opportunités de travail en Europe.

Alors qu’environ 10 pour cent des Tunisiens vivent à l’étranger, principalement en France, ce petit pays d’Afrique du Nord ne représente pas le plus grand casse-tête pour l’Europe. Pourtant, il peut être révélateur de ce qui adviendra par la suite. Pour ceux qui rentrent chez eux – en fin de compte très peu, disent les experts – ou ceux qui ne sont jamais partis, les perspectives sont sombres.

Il y a cinq ans,  des milliers de Tunisiens sont partis, au lendemain de la Révolution, sur des embarcations de fortune à partir de villes comme Zarzis, en profitant du laxisme du  contrôle sur les frontières  pour tenter leur chance en Europe. Aujourd’hui, la situation du pays est peut-être encore plus précaire. La hausse de l’insécurité, et les attaques terroristes, ont dissuadé les touristes et les investisseurs étrangers de venir dans le pays.

Dans les régions les plus pauvres, notamment du Sud où se trouve Zarzis, un quart ou plus des jeunes sont sans emploi. Le pourcentage est encore plus élevé concernant les diplômés de l’enseignement supérieur. Plus tôt cette année, les manifestations liées au chômage et au  manque d’opportunités économiques s’étaient répandues comme une traînée de poudre à travers le pays.

Pas de solution miracle

« Tout est bloqué en Tunisie», selon un ancien professeur de géologie, maîtrisard depuis 2004, mais qui est maintenant à la recherche d’un emploi. «Le chômage est un vrai problème, surtout pour ceux d’entre nous qui sont diplômés. » Mais, Le programme français de formation qui entre dans le cadre de la coopération tuniso-française en matière de migration offre une lueur d’espoir.

“Nous pouvons dire que c’est un succès», affirme  Fayçal Dchicha, président de ADDCI, une ONG tunisienne en charge de l’initiative à Medenine. Presque toutes les entreprises en démarrage fonctionnement toujours,  grâce à la philosophie pratique qui les inspire, explique-t-il.

«Les jeunes ne sont pas seulement à la recherche d’un soutien financier, mais aussi d’un soutien moral et de supervision», ajoute-t-il. Il  affirme que le projet a été un succès, mais davantage doit être fait pour aider les jeunes Tunisiens. Pourtant, il est le premier à admettre le projet n’est pas la solution miracle. Moins de 500 personnes ont obtenu leur diplôme à ce jour.

“Je pense que vous avez besoin d’un grand projet de développement qui offre plus de chances pour les jeunes ici», dit-il, citant les  opportunités inexploitées dans le développement du secteur de l’énergie solaire et de l’agriculture biologique.

L’analyste des politiques de migration Fratzke convient qu’une stratégie plus large est nécessaire si les causes profondes de la migration doivent être traitées à la racine. Mais ce n’est peut-être pas le moment de s’y attaquer.

«Pour l’heure, les Européens  veulent des résultats immédiats», dit-elle. “Lorsque vous êtes à la recherche de projets d’infrastructure et de développement à grande échelle, les résultats sont tout sauf à court terme.”

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Youssef Chahed, le nouveau chef du gouvernement désigné pour la formation du gouvernement d’union nationale aurait définitivement fixé les membres de son nouveau gouvernement et la nouvelle équipe ministérielle est à 90% prête.

Selon Alarabiya.net, le gouvernement d’union nationale serait composé de 30 ministres et secrétaires d’État, choisis équitablement entre les différents partis politiques et les compétences nationales.

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La figure syndicaliste Abid Briki, a révélé qu’il avait rencontré le chef du gouvernement désigné, Youssef Chahed, évoquant un accord de principe sur sa nomination à un poste de secrétaire d’Etat  dans le gouvernement d’union nationale.

D’après des sources proches du syndicaliste citées par « Al-watan al-jadid », le poste dont il s’agit est celui de secrétaire d’Etat chargé de la Formation professionnelle, pour lequel, ajoute le journal, Briki bénéficie du soutien du directeur exécutif de Nidaâ Tounès, Hafedh Caïd Essebsi, et de Noureddine Ben Ticha, conseiller auprès du président de la République.

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