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Le Fonds Gabonais d’Investissements Stratégiques (FGIS) et le Groupe industriel panafricain Eranove (www.Eranove.com) ont signé, avec le gouvernement de la République Gabonaise, une convention de concession pour de la production d’eau potable et deux contrats d’achat d’énergie électrique.

La convention de concession de l’usine de traitement et d’adduction d’eau Orélo, dans le département du Komo- Kango

La signature de la convention de concession de l’usine de traitement et d’adduction d’eau potable Orélo fait suite au protocole d’accord signé en mars 2017 par la République Gabonaise, le FGIS et le Groupe Eranove. Ce contrat porte sur le financement, la conception, la réalisation, l’exploitation et la maintenance d’une nouvelle unité de production d’eau potable d’une capacité de production de 140 000 m3 par jour, située dans la province de l’Estuaire, plus précisément dans le département du Komo-Kango. Le projet Orélo vise à améliorer la desserte en eau potable de Libreville et de ses environs par le renforcement de la capacité de production correspondant à la consommation de plus de 600 000 personnes, afin de répondre à la demande sans cesse croissante de la population.

Les contrats d’achat d’énergie électrique de Ngoulmendjim et de Dibwangui

À travers la signature des contrats d’achat d’énergie électrique de Ngoulmendjim (73 MW) et de Dibwangui (15 MW) portés respectivement par les sociétés de projet Asokh Energie et Louetsi Hydro, la République Gabonaise confirme à ces sociétés le droit exclusif de concevoir, financer, construire, exploiter et assurer l’exploitation et l’entretien-maintenance des deux installations hydroélectriques et à leur acheter l’intégralité de l’énergie électrique produite.

Serge Thierry MICKOTO, Administrateur-Directeur Général du FGIS, a commenté : « Nous nous félicitons de l’avancée de ces projets d’eau et d’électricité réalisés dans le cadre de notre groupement avec le groupe Eranove. Le Plan de relance de l’économie gabonaise a parmi ses objectifs le renforcement de l’offre d’électricité en la rendant plus accessible, plus disponible et durable. Améliorer l’approvisionnement en eau et la qualité de ces services aux citoyens constitue un élément non négligeable dans la réalisation du programme Gabon vision 2025. »

Marc ALBÉROLA, Directeur Général du groupe industriel panafricain Eranove, a déclaré : « La signature de ces trois contrats revêt une importance toute particulière pour notre Groupe. D’abord parce qu’elle confirme la qualité et la profondeur de notre partenariat au Gabon avec l’État et le FGIS. Ensuite parce que ces trois signatures viennent confirmer notre leadership panafricain dans la production d’eau potable et d’électricité. »

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Une délégation de la Banque africaine de développement (https://www.Afdb.org), conduite par Dr. Khaled Shérif, vice-président en charge du développement régional, de l’intégration régionale et de la prestation de services, a été récemment reçue en audience, à Libreville, par le Président de la République gabonaise, Ali Bongo Ondimba. Les questions liées aux défis économiques du pays étaient au cœur des discussions.

La rencontre s’est tenue en marge de l’atelier régional de consultation sur le Document de stratégie d’intégration régionale pour l’Afrique centrale (DSIR-AC) 2018-2025, combiné à la restitution de l’étude sur l’industrialisation durable de la filière bois dans les pays du Bassin du Congo, organisé par la Banque du 10 au 13 septembre 2018 dans la capitale gabonaise.

Avec un portefeuille actif estimé à 500 milliards de FCFA, ce pays fait partie des trois principaux clients de la Banque. Les activités financées par la Banque au Gabon dans le cadre de son Document de stratégie pays (DSP) pour la période 2016-2020 sont en cohérence avec le Plan Stratégique Gabon Emergent (PSGE) et les ‘‘High 5’’ (https://www.Afdb.org/en/the-High-5/) de la Banque.

Les discussions avec le Président gabonais se sont focalisées sur la situation économique du pays et sur la meilleure approche à adopter pour relever les défis de sa transformation structurelle, ainsi que le développement du capital humain, nécessaire à l’accélération de l’industrialisation. Il a été également question du rôle des politiques de substitution aux importations dans le secteur agricole et du potentiel de l’industrie du bois pour créer des emplois et de la richesse dans le pays. Le Président de la République a apprécié l’alignement de la stratégie-pays de la Banque sur sa vision de transformer le pays et a souhaité que ce partenariat puisse s’approfondir à travers davantage de projets d’investissement. Au-delà des financements, le Président de la République a sollicité les conseils de la Banque sur les reformes les plus à même d’attirer les investissements et sur les secteurs de l’économie méritant plus d’attention.

Le vice-président Khaled Shérif a aussi remercié le Président de la République pour le soutien que son gouvernement a fourni à l’organisation de l’atelier sur le DSIR-AC 2018-2025 et la restitution de l’étude sur le secteur du bois dans les pays du Bassin du Congo. Cette étude contribuera à aider les gouvernements des pays de l’Afrique centrale à répondre de manière opérationnelle au défi stratégique de l’industrialisation de la filière bois, pour en faire un des principaux moteurs de la transformation de leurs économies. Dr. Shérif s’est félicité de la bonne coopération avec le Gabon, et des résultats que le pays a atteints depuis l’interdiction de l’exportation des grumes de bois par le gouvernement et la création de la zone économique spéciale du Gabon (GSEZ) qui a permis d’augmenter de 29% la capacité nationale de transformation industrielle du bois.

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Les autorités gabonaises ont eu la main lourde après ce qu’elles ont considéré comme une offense et une calomnie pour le président Ali Bongo : Un an de suspension pour la chaîne de télévision France 2. C’est le tarif suite à la rediffusion du documentaire explosif intitulé «Le clan Bongo, une histoire française». Un journal d’opposition a également trinqué : Une interdiction de parution de 2 mois, rapporte l’AFP.

Le reportage avait provoqué un tollé lors de son premier passage en juillet 2017. En effet ce film décortique les pratiques de la dynastie Bongo – Omar, le père de l’actuel président, a régné sur le pays de 1967 à son décès en 2009. L’ancien PDG de la compagnie pétrolière française Elf Aquitaine, Loïk Le Floch-Prigent, charge la barque du clan en déballant qu’un accord secret stipule que 18 % des actions d’Elf Gabon tombent directement dans les poches d’Omar Bongo, sans compter les bonus. Le scandale a été digéré depuis par l’opinion publique gabonaise. Mais la chaine publique française a eu la bonne idée de déterrer cette affaire en repassant le documentaire le 16 août 2018, veille de la fête de l’indépendance gabonaise. La Haute Autorité Gabonaise de la communication (HAC) y voit un acte «répréhensible» et une «atteinte aux institutions de la République, à la dignité d’autrui de nature à troubler l’ordre public».
Reporter sans frontières (RSF) lui y voit un «signal inquiétant». «En suspendant des médias qui enquêtent sur des sujets d’intérêt général”, la HAC “se pose en défenseur des intérêts du régime au lieu de défendre la liberté de la presse garantie par la constitution», ajoute RSF dans son communiqué.

La HAC, pilotée par Raphaël Ntoutoume Nkoghe, ancien directeur de la communication du président Bongo, a également frappé le journal Echos du Nord, l’un des plus grands médias d’opposition du pays. Le vice-président gabonais, Pierre Claver Maganga Moussavou, ulcéré par la publication dans ce journal d’articles dévoilant des acquisitions de voitures de luxe par Moussavou, s’est plaint auprès de la HAC, pour «atteinte à sa personne et défaut de preuves». Autant dire que le contexte politique n’est pas des plus favorables à quelques semaines des élections législatives, programmées le 6 octobre après plusieurs reports.

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A l’occasion du Forum Annuel des Fonds Souverains des pays membres de la Banque Islamique de Développement, le Fonds Gabonais d’Investissements Stratégiques (FGIS) et le Groupe Eranove lancent au Gabon les sociétés ASOKH ENERGY et LOUETSI HYDRO qui porteront les projets hydroélectriques respectivement de Ngoulmendjim et de Dibwangui. Ceci marque une nouvelle étape décisive, suite à la signature le 21 octobre 2016 entre la République Gabonaise et le groupement FGIS/Eranove de deux conventions de concession pour la conception, le financement, la construction et l’exploitation de ces centrales hydroélectriques.

Les centrales hydroélectriques de Ngoulmendjim (ASOKH ENERGY) et de Dibwangui (LOUETSI HYDRO) contribueront à répondre à la double volonté du gouvernement gabonais de sécuriser l’offre énergétique dans les grands centres urbains et péri-urbains du pays et d’accroître la part de l’énergie hydroélectrique dans son mix énergétique.

La centrale hydroélectrique de Ngoulmendjim (ASOKH ENERGY), d’une puissance installée estimée à au moins 73 MW (mégawatts), avec un productible annuel estimé de 550 gigawatt/heures (Gwh), sera située sur le fleuve Komo, à 125 km de Libreville et répondra au besoin d’énergie de plus de 500 000 habitants.

La centrale hydroélectrique de Dibwangui (LOUETSI HYDRO), établie sur la rivière Louetsi, sera d’une puissance installée estimée à 15 MW et d’un productible annuel estimé à 90 Gwh. Elle sera située au sud-ouest du pays à 152 kilomètres de Mouila, capitale régionale de la Ngounié, avec un impact sur plus de 88 000 habitants.

« Les centrales hydroélectriques s’inscrivent dans le cadre de la « Vision du Gabon Émergent à l’horizon 2025 » dont l’objectif est de couvrir l’ensemble des besoins énergétiques du Réseau Interconnecté de Libreville et ses environs par une offre compétitive, durable et créatrice d’emplois », commente Serge Thierry Mickoto, Administrateur Directeur Général du FGIS, vecteur de mobilisation de ressources et acteur majeur de la stratégie de diversification de l’économie gabonaise.

M. Marc Albérola, Directeur général du Groupe industriel panafricain Eranove, opérateur de premier plan en Afrique dans la production d’électricité et d’eau potable ainsi que dans la gestion de services publics, a commenté : « Nous nous félicitons de la franche et étroite collaboration avec la République Gabonaise et le FGIS. Je tiens ici à les remercier. Les deux centrales hydroélectriques en développement permettront au Gabon de mieux satisfaire ses besoins en énergie, au grand bénéfice de ses populations et de son développement industriel tout en contribuant à la valorisation de son immense potentiel hydroélectrique. » 

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Cela faisait 12 ans que le roi du Maroc, Mohammed VI, n’avait pas mis les pieds à Brazzaville, capitale de la République du Congo. Le moins qu’on puisse dire est que son retour a été gagnant : 14 accords de coopération paraphés, en présence de son homologue Denis Sassou Nguess.

Le roi avait par ailleurs un menu bien garni, du 28 au 30 avril 2018 : Le sommet sur le bassin du Congo et le Fonds bleu. Mais les habitants de Brazzaville se souviendront aussi de cette agitation autour de l’hôtel Radisson, où le roi avait installé ses quartiers. Ils se remémoreront également des escapades du souverain, accompagné seulement de son chauffeur congolais, le soir, pour humer l’air des quartiers de la capitale. Mohammed VI n’a manifestement pas l’intention de perdre ses habitudes partout où il va sur le continent.

Le roi était en très bonne compagnie au Congo : sept de ses ministres et quatre hauts fonctionnaires du royaume ont travaillé les dossiers qui ont permis cette belle moisson de partenariats, rapporte Jeune Afrique. Du côté du Gabon, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Claude Gakosso, abattu des records en signant à lui tout seul 11 accords.
Après les réjouissances, Mohammed VI a mis le cap sur le Gabon, pour une “visite privée” de quelques jours chez son pote Ali Bongo Ondimba. Pour du “farniente quoi. Ça aussi c’est devenu une habitude !

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A l’occasion de sa visite officielle au Gabon, la Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, a rencontré le Premier ministre du Gabon, Emmanuel Issoze Ngondet, dans le cadre d’une réunion de travail avec les membres du gouvernement en charge des portefeuilles en lien avec l’UNESCO. La réunion a porté sur la coopération entre l’UNESCO et le Gabon, en particulier comment l’Organisation peut accompagner le Gabon à améliorer son système éducatif, sa capacité scientifique et à atteindre les objectifs du développement durable, en lien avec la priorité globale et transversale de l’UNESCO pour le continent africain.

Un projet d’Accord-cadre a été discuté en prévision de la deuxième phase du Programme « Train my Generation/Gabon 5000 » mis en œuvre par l’UNESCO et le gouvernement gabonais depuis 2015. Près de 80% des jeunes Gabonais, qu’ils soient scolarisés ou non, ne maîtrisent pas l’outil informatique. L’objectif du programme est ambitieux : doter de nombreux jeunes de compétences informatiques et réduire le taux d’échec scolaire des jeunes scolarisés dans l’enseignement secondaire. « Train my Generation » a permis, depuis son lancement, la création de 13 centres de formation dans les neuf provinces du Gabon, de former 72 enseignants formateurs et 4800 jeunes et de produire huit cours en ligne en mathématiques, physique, sciences de la vie et de la terre et chimie apportant un soutien scolaire à 15 000 élèves. A cette occasion, la Directrice générale a participé à la cérémonie de remise des diplômes qui s’est tenue au Palais Présidentiel.

La deuxième phase se poursuivra jusqu’en 2022 et prévoit le déploiement de ce dispositif à une échelle plus large et de former aux technologies de l’information et de la communication tous les futurs enseignants du pays, de créer 220 salles d’informatique, et de proposer un soutien scolaire à plus de 30 0000 élèves du primaire et du secondaire grâce à des cours en ligne.

En outre, pour lutter contre le chômage des jeunes, le projet « Former ma génération » accompagnera 500 jeunes, filles et garçons, vers l’entreprenariat via la création d’une centaine de start-up numériques.

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Le ministre d’Etat gabonais en charge des Travaux publics, Jean Pierre Oyiba, a conclu à Libreville un accord avec la Société d’exploitation du Transgabonais (SETRAG) dans le but de mobiliser une enveloppe de 200 milliards de FCFA pour réhabiliter le chemin de fer national, rapporte l’agence d’information japonaise Xinhuanet.

Le protocole d’accord a été signé entre M. Oyiba, la ministre des Transports, Estelle Ondo et le directeur général de la SETRAG, Patrick Claes.

L’accord rentre dans le cadre d’un avenant à la convention de concession déjà signée, et qui prévoit un programme d’investissement pour améliorer le niveau de services de la voie ferrée.

L’Etat gabonais s’est engagé à supporter 61 milliards de FCFA. Le reste du financement sera apporté par la SETRAG. L’engagement de l’Etat porte sur la réhabilitation des infrastructures de base.

Les travaux débuteront début mars prochain et s’achèveront en 2021 pour le volet infrastructures, et en 2023 pour le reste.

Inaugurée au début des années 90, le chemin de fer gabonais (650 km) paraît vétuste. Il connaît beaucoup de déraillement à l’origine d’un ralentissement du trafic alors qu’il sert notamment à transporter les minerais de manganèse entre la ville de Moanda et le port d’Owendo dans la périphérie de Libreville. En 2017, la SETRAG a transporté 4 millions de tonnes de manganèse.

Le bois exploité le long de la voie ferrée est aussi acheminé vers le port d’Owendo via ce chemin de fer.

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Les autorités gabonaises ont mis un terme, vendredi 16 février 2018, à leur compagnonnage avec la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), un camouflet pour le français Veolia, la maison-mère, surtout au regard des motifs de cette rupture de contrat. “Les raisons évoquées sont entre autres la dégradation de la qualité du service rendu aux usagers, les efforts financiers consentis par l’Etat non suivis des effets escomptés et les plaintes récurrentes des populations”, indique le communiqué de presse du ministère gabonais des Eaux et Forêts, rapporte Africanews.

Pourtant la SEEG-Veolia, qui avait le monopole de la distribution de l’eau et de l’électricité, et dont le bail avait été prorogé pour 5 ans en mars 2017, avait un boulevard devant lui.
L’Etat a “procédé exceptionnellement à la réquisition temporaire de l’entreprise (…) dans le souci de préserver la continuité et la qualité du service public”, précise le communiqué. Le gouvernement “tient à rassurer les employés qu’aucun licenciement ne sera opéré” et que les contrats paraphés par la SEEG et les acteurs économiques restent valables.

A noter que dans la capitale, Livreville, les coupures et les pénuries d’eau pourrissent la vie des habitants ; il y a aussi les cas de citoyens qui reçoivent des factures d’eau alors qu’ils ne sont pas approvisionnés. Pourtant le directeur de la SEEG, Antoine Boo, avait déclaré à l’AFP en septembre dernier que la boite avait décaissé plus de 360 milliards de FCFA (environ 550 millions d’euros) depuis 1997 au Gabon. D’après lui, l’“urbanisation croissante” de Libreville et l’absence d’une nouvelle unité de production d’eau sont les causes majeures des pénuries. Il avait reconnu que la société devait de l’argent aux fournisseurs et à l’Etat, à titre de redevances, mais que l’Etat avait aussi des factures à payer…

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Le Gabon a annoncé un plan de remboursement de 77 % de sa dette intérieure, au moment où, selon le FMI, le pays traverse une conjecture économique et des conditions financières “difficiles”.

L’effort de remboursement est conséquent. Il porte sur un montant de 310 milliards FCFA, soit 77 % du montant total de la dette initiale évaluée à 400 milliards FCFA. Au final, 177 entreprises gabonaises en bénéficieront. Les PME seront particulièrement privilégiées”, indique un communiqué de la présidence gabonaise reçu par l’AFP.

Le Gabon traverse une crise économique difficile depuis que le pays pétrolier a subi de plein fouet la chute du cours du baril en 2015. Cette crise se traduit par du chômage, des grèves, des entreprises qui tournent au ralenti ou mettent la clé sous la porte.

Dans son dernier rapport, publié fin décembre, le FMI a estimé que “les perspectives économiques à court terme restent problématiques”, soulignant d’“importants besoins bruts de financement” et “une gestion de la trésorerie faible”.

La dette intérieure, de 405,3 milliards de francs CFA, représentait, fin 2017, 4,6 % du PIB gabonais, selon le FMI. Le Gabon a par ailleurs une dette extérieure du même montant.

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Le 21 décembre 2017, le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé la première revue du programme économique du Gabon appuyé par l’accord triennal conclu au titre du mécanisme élargi de crédit.

L’achèvement de la revue ouvre la voie au décaissement immédiat de 71,430 millions de DTS (environ 101,1 millions de dollars), ce qui porte le total des montants décaissés jusqu’à présent dans le cadre de l’accord à 142,860 millions de DTS (environ 202,3 millions de dollars).

En achevant la première revue, le Conseil d’administration a approuvé la demande des autorités en faveur d’une dérogation pour non-observation du critère de réalisation continu relatif au plafond pour l’accumulation de nouveaux arriérés extérieurs de paiement par l’administration centrale.

L’accord triennal élargi en faveur du Gabon, d’un montant de 464,4 millions de DTS (environ 642 millions de dollars au moment de l’approbation ou l’équivalent de 215 % de la quote-part du Gabon) a été approuvé par le Conseil d’administration le 19 juin 2017 (voir communiqué de presse No. 17/233). Le programme de réformes appuyé par le FMI vise à assurer la stabilité macroéconomique et à jeter les bases d’une croissance durable. Il a également pour objectif de veiller à la viabilité de la dette au niveau national et de contribuer à rétablir et préserver la stabilité extérieure de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).

Suite aux délibérations du Conseil d’administration sur le Gabon, M. Tao Zhang, Directeur général adjoint et Président par intérim, a fait la déclaration suivante :

« Les résultats obtenus par le Gabon dans le cadre du programme ont été globalement satisfaisants. Bien que situation économique demeure délicate, certains signes laissent entrevoir un retournement de la tendance descendante. En 2017, la production pétrolière sera vraisemblablement inférieure aux prévisions, d’où une légère révision à la baisse du taux de croissance, de 1 % à 0,8 %. Cependant l’activité dans les autres secteurs de l’économie se stabilise. La croissance devrait connaître un rebond en 2018 grâce au redressement des cours du pétrole, à la vigueur des autres matières premières et au renforcement de la confiance du secteur privé.

« L’assainissement budgétaire appuie l’ajustement extérieur et contribue à maîtriser l’endettement public, mais il est nécessaire de réduire davantage le déficit pour placer la dette sur une trajectoire résolument descendante et pour commencer à épargner une partie des recettes pétrolières du pays afin de renforcer la résilience face aux chocs. Des marges de manœuvre plus amples permettraient en outre d’atténuer les considérables risques qui pèsent à court terme sur le plan de redressement économique du Gabon, dont ceux liés à la volatilité des recettes pétrolières.

« Les autorités devraient s’employer à mobiliser les recettes non pétrolières, qui ont chuté à des niveaux historiquement bas. Le repli s’explique certes en partie par les retombées négatives du choc pétrolier et des mouvements de grève des agents des impôts, mais les autorités ont besoin d’accélérer les réformes pour réduire le recours excessif aux exonérations fiscales ad hoc, et corriger les faiblesses de l’administration fiscalo-douanière.

« Les autorités devraient également viser à renforcer la gestion des finances publiques. Elles devraient notamment renforcer la gestion de trésorerie à court terme et la prévision des liquidités, en particulier pour éviter toute nouvelle accumulation d’arriérés qui risqueraient d’ébranler la confiance dans la reprise économique. Il convient en outre de mener des réformes pour améliorer le suivi des dépenses liées aux programmes sociaux essentiels, afin de veiller à ce que le poids du rééquilibrage budgétaire ne repose pas de manière disproportionnée sur les couches de population les plus vulnérables.

« Pour poursuivre la diversification de l’économie, il faudra un secteur financier capable d’accompagner ce processus. Des mesures énergiques doivent être prises pour mener à terme la résolution des trois banques publiques en difficulté, tout en réduisant dans toute la mesure du possible les coûts budgétaires. Les autorités devraient par ailleurs communiquer clairement leur intention d’apurer de manière graduelle les arriérés intérieurs, ce qui contribuera à inverser la progression des créances improductives et favorisera la croissance du crédit au secteur privé. Les autres mesures destinées à doper la croissance à moyen terme devraient se centrer sur le climat des affaires et la qualité et diffusion des statistiques économiques.

« Le programme du Gabon repose sur la mise en œuvre, par les institutions régionales, de politiques et réformes d’accompagnement, dont le durcissement de la politique monétaire, l’élimination des avances statutaires, une réglementation et supervision avisées du secteur bancaire, et des contrôles stricts dans l’octroi de crédit aux banques.»

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Ratifié en 2013, le traité sur la libre-circulation des personnes dans la zone Cémac (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale) a été rendu effectif il y a à peine un mois, après des années d’hésitations et d’atermoiements, à cause notamment de la crainte de la Guinée équatoriale et du Gabon d’être envahis par les ressortissants des pays voisins, moins gâtés par la nature. A cela s’ajoute le cauchemar de l’insécurité, laquelle pourrait essaimer maintenant que le visa a été aboli dans la communauté. “Oui à la libre circulation des personnes et oui à la sécurité également”, a déclaré Ali Bongo Ondimba, le chef de l’Etat gabonais, ce week-end lors d’une visite en Guinée équatoriale. Il appelle de ses voeux une “intégration sécurisée”. Des voeux pieux ?

Le président gabonais argue qu’il est un “fervent supporter” de l’intégration africaine, mais il martèle le fait que les initiatives prises dans ce sens ne doivent pas mettre “en danger et en péril la stabilité de [leurs] pays”, indique un communiqué de la présidence gabonaise au terme du voyage en Guinée.

Il est vrai que depuis le déclenchement des incursions meurtrières de la secte islamiste Boko Haram, notamment au Cameroun et au Tchad, la sécurité est devenue une obsession pour les présidents de la région. Ils sont même allés jusqu’à recourir aux services d’Interpol pour détecter les mouvements suspects lors du sommet d’octobre 2017. Le conflit centrafricain, avec sa pléthore de milices, est également un motif d’inquiétude…

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Le Gabon envisage, dans les prochains mois, de mettre en place un cadre réglementaire ouvrant l’accès à un salaire minimum chez les travailleurs de la terre.

Selon les données rapportées par l’agence Ecofin, cette mesure a pour objectif de permettre aux travailleurs du secteur agricole de bénéficier de rémunérations dignes et de vivre décemment du fruit de leur travail

Après avoir constaté l’absence de convention collective nationale du secteur agricole, d’un cadre réglementaire des prix des produits locaux ainsi que des coûts des activités agricoles, les membres du gouvernement ont convenu de la mise en place d’un cadre réglementaire de l’emploi dans le secteur agricole. Celui-ci débouchera sur l’adoption prochaine d’un Smig agricole.

Une première dans un pays où, selon le gouvernement, l’on annonce également en perspective l’élaboration d’une mercuriale des prix des produits agricoles locaux afin de rendre les filières et les métiers du secteur plus compétitifs, ajoute la même source.

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Le gouvernement gabonais envisage de construire une ligne de chemin de fer à destination du port en eaux profondes de Mayumba, dans la province de la Nyanga, relate l’agence Ecofin.

Cette ville du sud du Gabon est appelée à devenir un hub industriel dans les années à venir et devrait, à l’instar de Port-Gentil, attirer une importante main d’œuvre.

Dans cette perspective, le gouvernement projette aussi de nouvelles infrastructures de transport et de logistique, afin de décongestionner les routes, les ports et de rendre plus compétitif l’acheminement des marchandises vers les centres urbains et les pays de la sous-région, ajoute la même source.

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Le moins qu’on puisse dire est que les avis et résolutions du Parlement européen en direction du Gabon, en lien avec l’agitation politique depuis la réélection contestée d’Ali Bongo, ne sont pas du tout du goût du régime. Ce dernier a dénoncé hier vendredi 22 septembre un “acharnement” en réaction de la résolution du Parlement européen appelant Libreville à arrêter “harceler, intimider et persécuter” les opposants, rapporte l’AFP.

Le Gouvernement de la République joint sa voix à celle du Sénat gabonais pour dénoncer cet acharnement que rien ne justifie”, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Alain-Claude Bilie-By-Nze, indiquant que cette résolution “induit de manière insidieuse, qu’il y aurait des souverainetés au-dessus des autres”.

L’affaire a commencé à monter dès mercredi, avec la sortie de la présidente d’un groupe en charge des affaires européennes du Sénat qui dénonçait la “prétention des euro-députés à s‘ériger en permanence en donneurs de leçons”.

Le billet d’humeur “Makaya” du journal gabonais l’Union, acquise à la cause de la présidence de la République, à lui tapé plus fort, jeudi dernier, en qualifiant les euro-députés de “ramassis” de “racistes”, de “députés de seconde zone par rapport aux vrais du palais Bourbon ou (du) Bundestag”, les Parlements français.

Autre son de cloche du côté de l’opposition. Dans une conférence de presse organisée hier vendredi à Libreville, Zacharie Myboto, président de l’Union nationale (UN), qui a fédéré les poids lourds de l’opposition autour de la candidature de Jean Ping, s’est réjoui de la résolution “dans laquelle (son parti) se reconnaît globalement”.
L’idée de lire la page Gabon, avant de la tourner, semble désormais habiter l’ensemble de la communauté internationale”, a ajouté Myboto.

Dans une résolution adoptée à Strasbourg, le 14 septembre 2017, les députés européens avaient invité les autorités gabonaises à “libérer immédiatement toutes les personnes encore détenues illégalement”. C’est la suite d’un long bras de fer entre le Parlement européen et l’exécutif gabonais. Déjà en décembre dernier, une Mission d’observation électorale (MOE) de l’Union européenne avait tiré la conclusion que l’élection présidentielle d’août 2016, gagnée, officiellement, par Bongo face à l’opposant Jean Ping, avait été émaillée “d’anomalies” lesquelles “mettent en question l’intégrité du processus de consolidation des résultats et du résultat final de l‘élection”. Le 31 août 2017, le président de la délégation du Parlement européen au sein de la MOE, Jo Leinen, avait appelé à des sanctions contre le clan présidentiel suite à l’expédition sanglante au quartier général de Ping lors de la présidentielle…

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De nombreux opérateurs économiques marocains et gabonais assistent au Forum Maroc – Gabon 2017 qui se déroule du 14 et 15 Septembre 2017 à Rabat au Maroc et dont l’objectif majeur est de participer à la consolidation des échanges économiques et commerciaux entre Libreville et Rabat. Le Gabon souhaite faire du Maroc un partenaire privilégié dans le domaine des affaires et ériger les relations maroco-gabonaises en modèle de coopération Sud-Sud. Le Gabon souhaite investir 21 milliards USD sur les prochaines années pour renforcer les infrastructures et soutenir les pôles de croissance hors pétrole.

La vidéo de qualité TV (B-roll) et libre de droits peut être téléchargée ici : APO.af/hjrGkd (.mp4; 299 Mo)

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Le principal opposant gabonais Jean Ping et plusieurs leaders de l’opposition, interdits le 3 septembre de sortie du territoire, ont de nouveau le droit de voyager, rapporte le site Africanews.

Cette interdiction, qui touchait Jean Ping et “des responsables des partis politiques et associations appartenant à la Coalition pour la Nouvelle République (CNR), avait été prise après les propos de Jean Ping, le 18 août, qui avait appelé ses partisans à l’insurrection et à la rébellion.

Le gouvernement garant de l’ordre public, de la sécurité des biens et des personnes, avait annoncé et rendu exécutoires des mesures de police administratives provisoires, dont l’interdiction de sortie du territoire” des personnes pré-citées.

Lundi, une marche non autorisée d’environ 300 militants pro-Ping a été dispersée à Libreville, entrainant l’arrestation de 36 personnes, dont 16 ont d’ores et déjà été écrouées pour trouble à l’ordre public, selon le procureur de la République, Steeve Ndong Essame Ndong.

Toujours selon la même source, Ping conteste toujours la réélection d’Ali Bongo Ondimba à la présidence, plus d’un an après l‘élection du 27 août 2016.

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Suite au succès enregistré par le Forum Maroc – Gabon des Affaires en Avril 2014 et par le Forum Maroc – Gabon des Affaires de l’Emploi en Mai 2015, l’Ambassade Haute Représentation de la République Gabonaise, près le Royaume du Maroc, a annoncé aujourd’hui la tenue du Forum Maroc – Gabon 2017, qui se déroulera dans les locaux de l’Ambassade à Rabat les 14 et 15 Septembre 2017.

Cet événement, destiné à promouvoir les investissements directs et à dynamiser les échanges entre le Maroc et le Gabon, est organisé en collaboration avec les ministères gabonais des Affaires Etrangères, de la Francophonie et de l’Intégration Régionale, chargé des gabonais de l’étranger ; et de la Promotion des investissements privés, du Commerce, du Tourisme et de l’Industrie ; et les ministères marocains de l’Industrie, du Commerce et de l’Economie Numérique ; des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale.

De nombreux opérateurs économiques marocains et gabonais assisteront au Forum Maroc – Gabon 2017 dont l’objectif majeur est de participer à la consolidation des échanges économiques et commerciaux entre Libreville et Rabat.

Pays en pleine mutation, le Gabon souhaite investir 21 milliards USD sur les prochaines années pour renforcer les infrastructures et soutenir les pôles de croissance hors pétrole.

Le Forum permettra notamment aux investisseurs marocains de découvrir les opportunités d’investissement offertes par le Gabon et aux Agences, parties prenantes de la nouvelle stratégie de développement du Gabon, de venir expliciter à divers opérateurs et acteurs marocains, leur fonctionnement, ainsi que leurs attentes.

Deux panels sont notamment prévus :

  1. Les potentiels du Maroc et du Gabon, et les opportunités d’investissement.
  2. Le rôle des Agences, Fonds Souverains, et Caisses de Dépôts dans le développement des économies et la dynamisation des échanges.

Des rencontres B2B sont également programmées.

« L’Ambassade du Gabon au Maroc inscrit son action dans le cadre du Plan Stratégique Gabon Emergent (PSGE), la vision stratégique du président de la République Ali Bongo Ondimba. Ce nouveau Forum Maroc – Gabon va permettre de présenter au patronat marocain les nombreuses opportunités d’investissements présentes au Gabon dans les secteurs de l’énergie, de l’économie verte, de l’agriculture, de la pêche, du tourisme ou encore des nouvelles technologies de l’information ainsi que les réformes engagées afin de promouvoir l’émergence de l’économie gabonaise. Nous souhaitons que le Maroc soit notre partenaire privilégié dans le domaine des affaires et que les relations maroco-gabonaises deviennent un modèle de coopération Sud-Sud », a déclaré l’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire – Haut Représentant de la République Gabonaise près le Royaume du Maroc, Son Excellence Abdu Razzaq Guy KAMBOGO.

Le Gabon vient d’instituer un Haut Conseil pour l’Investissement, réunissant les pouvoirs publics et les acteurs du secteur privé. Un cadre de concertation entre l’Etat et les investisseurs pour relancer l’économie nationale et favoriser la création d’emplois.

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Après un message de l’opposant Jean Ping, qui appelle au soulèvement populaire afin d‘évincer son rival Ali Bongo du pouvoir, les autorités gabonaises ont pris des mesures conservatoires pour parer à toute éventualité d’insurrection, relate Africanews.

Depuis sa défaite à l‘élection présidentielle du 27 août 2016 l’opposant Jean Ping mène plusieurs actions afin que le président Ali Bongo cède le pouvoir. Mais celui-ci tient droit dans ses bottes malgré les violences survenues dans le pays auxquelles la Cour Pénale Internationale (CPI) s’est intéressée sous invitation des deux parties, gouvernement et opposition.

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A l’occasion de l’anniversaire des élections présidentielles au Gabon, le président de la délégation du Parlement européen au sein de la Mission d’Observation électorale, Jo LEINEN (S&D, DE), a déclaré:

« Il y a un an, l’attaque du quartier général de Jean Ping à Libreville par les autorités gabonaises s’est soldée par des dizaines de blessés, de morts et de disparus. Outre l’hommage aux victimes de la répression sanglante, cette triste date anniversaire marque l’occasion de souligner que la transition démocratique du pouvoir au Gabon n’a toujours pas eu lieu ».

« L’enquête indépendante actuellement menée par la Cour pénale internationale est un pas en avant mais doit être accompagnée par des prises de position et des actions plus fermes de la part de l’Union européenne et de ses États membres. J’appelle Madame Mogherini et les États membres, en particulier la France, à prendre des mesures spécifiques. Il faut envisager des sanctions à l’encontre des responsables de la crise au Gabon », a souligné Jo LEINEN.

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Un remaniement ministériel va avoir lieu dans les prochains jours au Gabon, a confirmé le président Ali Bongo Ondimba mercredi dans son traditionnel message pour la fête de l’indépendance, relate le site Africanews.

  1. Bongo a indiqué qu’il avait demandé à son Premier ministre de “mettre immédiatement au travail le gouvernement qui sera formé dans les tous prochains jours”, dans un discours télévisé à la veille du 57e anniversaire de l’indépendance du Gabon.

Ce nouveau gouvernement sera formé “conformément aux conclusions du dialogue politique”, a-t-il ajouté.

Ce “dialogue politique” pouvoir-opposition-société civile a été voulu par M. Bongo pour tenter de sortir le Gabon des tensions politiques nées de l‘élection présidentielle d’août 2016 et des violences post-électorales.

Le président gabonais a aussi estimé qu’il y avait dans son pays, qui connait une grave crise économique en raison de la chute des prix du pétrole et d’un manque de diversification économique, “beaucoup trop de mouvements sociaux, intempestifs et pas souvent justifiés”.

A l’occasion de la fête nationale de l’indépendance, M. Bongo a reçu du président français Emmanuel Macron un message de “sincères félicitations”, aussi adressées au peuple gabonais, détaille la même source.

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