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Gabon

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Les autorités gabonaises ont mis un terme, vendredi 16 février 2018, à leur compagnonnage avec la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), un camouflet pour le français Veolia, la maison-mère, surtout au regard des motifs de cette rupture de contrat. “Les raisons évoquées sont entre autres la dégradation de la qualité du service rendu aux usagers, les efforts financiers consentis par l’Etat non suivis des effets escomptés et les plaintes récurrentes des populations”, indique le communiqué de presse du ministère gabonais des Eaux et Forêts, rapporte Africanews.

Pourtant la SEEG-Veolia, qui avait le monopole de la distribution de l’eau et de l’électricité, et dont le bail avait été prorogé pour 5 ans en mars 2017, avait un boulevard devant lui.
L’Etat a “procédé exceptionnellement à la réquisition temporaire de l’entreprise (…) dans le souci de préserver la continuité et la qualité du service public”, précise le communiqué. Le gouvernement “tient à rassurer les employés qu’aucun licenciement ne sera opéré” et que les contrats paraphés par la SEEG et les acteurs économiques restent valables.

A noter que dans la capitale, Livreville, les coupures et les pénuries d’eau pourrissent la vie des habitants ; il y a aussi les cas de citoyens qui reçoivent des factures d’eau alors qu’ils ne sont pas approvisionnés. Pourtant le directeur de la SEEG, Antoine Boo, avait déclaré à l’AFP en septembre dernier que la boite avait décaissé plus de 360 milliards de FCFA (environ 550 millions d’euros) depuis 1997 au Gabon. D’après lui, l’“urbanisation croissante” de Libreville et l’absence d’une nouvelle unité de production d’eau sont les causes majeures des pénuries. Il avait reconnu que la société devait de l’argent aux fournisseurs et à l’Etat, à titre de redevances, mais que l’Etat avait aussi des factures à payer…

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Le Gabon a annoncé un plan de remboursement de 77 % de sa dette intérieure, au moment où, selon le FMI, le pays traverse une conjecture économique et des conditions financières “difficiles”.

L’effort de remboursement est conséquent. Il porte sur un montant de 310 milliards FCFA, soit 77 % du montant total de la dette initiale évaluée à 400 milliards FCFA. Au final, 177 entreprises gabonaises en bénéficieront. Les PME seront particulièrement privilégiées”, indique un communiqué de la présidence gabonaise reçu par l’AFP.

Le Gabon traverse une crise économique difficile depuis que le pays pétrolier a subi de plein fouet la chute du cours du baril en 2015. Cette crise se traduit par du chômage, des grèves, des entreprises qui tournent au ralenti ou mettent la clé sous la porte.

Dans son dernier rapport, publié fin décembre, le FMI a estimé que “les perspectives économiques à court terme restent problématiques”, soulignant d’“importants besoins bruts de financement” et “une gestion de la trésorerie faible”.

La dette intérieure, de 405,3 milliards de francs CFA, représentait, fin 2017, 4,6 % du PIB gabonais, selon le FMI. Le Gabon a par ailleurs une dette extérieure du même montant.

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Le 21 décembre 2017, le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé la première revue du programme économique du Gabon appuyé par l’accord triennal conclu au titre du mécanisme élargi de crédit.

L’achèvement de la revue ouvre la voie au décaissement immédiat de 71,430 millions de DTS (environ 101,1 millions de dollars), ce qui porte le total des montants décaissés jusqu’à présent dans le cadre de l’accord à 142,860 millions de DTS (environ 202,3 millions de dollars).

En achevant la première revue, le Conseil d’administration a approuvé la demande des autorités en faveur d’une dérogation pour non-observation du critère de réalisation continu relatif au plafond pour l’accumulation de nouveaux arriérés extérieurs de paiement par l’administration centrale.

L’accord triennal élargi en faveur du Gabon, d’un montant de 464,4 millions de DTS (environ 642 millions de dollars au moment de l’approbation ou l’équivalent de 215 % de la quote-part du Gabon) a été approuvé par le Conseil d’administration le 19 juin 2017 (voir communiqué de presse No. 17/233). Le programme de réformes appuyé par le FMI vise à assurer la stabilité macroéconomique et à jeter les bases d’une croissance durable. Il a également pour objectif de veiller à la viabilité de la dette au niveau national et de contribuer à rétablir et préserver la stabilité extérieure de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).

Suite aux délibérations du Conseil d’administration sur le Gabon, M. Tao Zhang, Directeur général adjoint et Président par intérim, a fait la déclaration suivante :

« Les résultats obtenus par le Gabon dans le cadre du programme ont été globalement satisfaisants. Bien que situation économique demeure délicate, certains signes laissent entrevoir un retournement de la tendance descendante. En 2017, la production pétrolière sera vraisemblablement inférieure aux prévisions, d’où une légère révision à la baisse du taux de croissance, de 1 % à 0,8 %. Cependant l’activité dans les autres secteurs de l’économie se stabilise. La croissance devrait connaître un rebond en 2018 grâce au redressement des cours du pétrole, à la vigueur des autres matières premières et au renforcement de la confiance du secteur privé.

« L’assainissement budgétaire appuie l’ajustement extérieur et contribue à maîtriser l’endettement public, mais il est nécessaire de réduire davantage le déficit pour placer la dette sur une trajectoire résolument descendante et pour commencer à épargner une partie des recettes pétrolières du pays afin de renforcer la résilience face aux chocs. Des marges de manœuvre plus amples permettraient en outre d’atténuer les considérables risques qui pèsent à court terme sur le plan de redressement économique du Gabon, dont ceux liés à la volatilité des recettes pétrolières.

« Les autorités devraient s’employer à mobiliser les recettes non pétrolières, qui ont chuté à des niveaux historiquement bas. Le repli s’explique certes en partie par les retombées négatives du choc pétrolier et des mouvements de grève des agents des impôts, mais les autorités ont besoin d’accélérer les réformes pour réduire le recours excessif aux exonérations fiscales ad hoc, et corriger les faiblesses de l’administration fiscalo-douanière.

« Les autorités devraient également viser à renforcer la gestion des finances publiques. Elles devraient notamment renforcer la gestion de trésorerie à court terme et la prévision des liquidités, en particulier pour éviter toute nouvelle accumulation d’arriérés qui risqueraient d’ébranler la confiance dans la reprise économique. Il convient en outre de mener des réformes pour améliorer le suivi des dépenses liées aux programmes sociaux essentiels, afin de veiller à ce que le poids du rééquilibrage budgétaire ne repose pas de manière disproportionnée sur les couches de population les plus vulnérables.

« Pour poursuivre la diversification de l’économie, il faudra un secteur financier capable d’accompagner ce processus. Des mesures énergiques doivent être prises pour mener à terme la résolution des trois banques publiques en difficulté, tout en réduisant dans toute la mesure du possible les coûts budgétaires. Les autorités devraient par ailleurs communiquer clairement leur intention d’apurer de manière graduelle les arriérés intérieurs, ce qui contribuera à inverser la progression des créances improductives et favorisera la croissance du crédit au secteur privé. Les autres mesures destinées à doper la croissance à moyen terme devraient se centrer sur le climat des affaires et la qualité et diffusion des statistiques économiques.

« Le programme du Gabon repose sur la mise en œuvre, par les institutions régionales, de politiques et réformes d’accompagnement, dont le durcissement de la politique monétaire, l’élimination des avances statutaires, une réglementation et supervision avisées du secteur bancaire, et des contrôles stricts dans l’octroi de crédit aux banques.»

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Ratifié en 2013, le traité sur la libre-circulation des personnes dans la zone Cémac (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale) a été rendu effectif il y a à peine un mois, après des années d’hésitations et d’atermoiements, à cause notamment de la crainte de la Guinée équatoriale et du Gabon d’être envahis par les ressortissants des pays voisins, moins gâtés par la nature. A cela s’ajoute le cauchemar de l’insécurité, laquelle pourrait essaimer maintenant que le visa a été aboli dans la communauté. “Oui à la libre circulation des personnes et oui à la sécurité également”, a déclaré Ali Bongo Ondimba, le chef de l’Etat gabonais, ce week-end lors d’une visite en Guinée équatoriale. Il appelle de ses voeux une “intégration sécurisée”. Des voeux pieux ?

Le président gabonais argue qu’il est un “fervent supporter” de l’intégration africaine, mais il martèle le fait que les initiatives prises dans ce sens ne doivent pas mettre “en danger et en péril la stabilité de [leurs] pays”, indique un communiqué de la présidence gabonaise au terme du voyage en Guinée.

Il est vrai que depuis le déclenchement des incursions meurtrières de la secte islamiste Boko Haram, notamment au Cameroun et au Tchad, la sécurité est devenue une obsession pour les présidents de la région. Ils sont même allés jusqu’à recourir aux services d’Interpol pour détecter les mouvements suspects lors du sommet d’octobre 2017. Le conflit centrafricain, avec sa pléthore de milices, est également un motif d’inquiétude…

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Le Gabon envisage, dans les prochains mois, de mettre en place un cadre réglementaire ouvrant l’accès à un salaire minimum chez les travailleurs de la terre.

Selon les données rapportées par l’agence Ecofin, cette mesure a pour objectif de permettre aux travailleurs du secteur agricole de bénéficier de rémunérations dignes et de vivre décemment du fruit de leur travail

Après avoir constaté l’absence de convention collective nationale du secteur agricole, d’un cadre réglementaire des prix des produits locaux ainsi que des coûts des activités agricoles, les membres du gouvernement ont convenu de la mise en place d’un cadre réglementaire de l’emploi dans le secteur agricole. Celui-ci débouchera sur l’adoption prochaine d’un Smig agricole.

Une première dans un pays où, selon le gouvernement, l’on annonce également en perspective l’élaboration d’une mercuriale des prix des produits agricoles locaux afin de rendre les filières et les métiers du secteur plus compétitifs, ajoute la même source.

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Le gouvernement gabonais envisage de construire une ligne de chemin de fer à destination du port en eaux profondes de Mayumba, dans la province de la Nyanga, relate l’agence Ecofin.

Cette ville du sud du Gabon est appelée à devenir un hub industriel dans les années à venir et devrait, à l’instar de Port-Gentil, attirer une importante main d’œuvre.

Dans cette perspective, le gouvernement projette aussi de nouvelles infrastructures de transport et de logistique, afin de décongestionner les routes, les ports et de rendre plus compétitif l’acheminement des marchandises vers les centres urbains et les pays de la sous-région, ajoute la même source.

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Le moins qu’on puisse dire est que les avis et résolutions du Parlement européen en direction du Gabon, en lien avec l’agitation politique depuis la réélection contestée d’Ali Bongo, ne sont pas du tout du goût du régime. Ce dernier a dénoncé hier vendredi 22 septembre un “acharnement” en réaction de la résolution du Parlement européen appelant Libreville à arrêter “harceler, intimider et persécuter” les opposants, rapporte l’AFP.

Le Gouvernement de la République joint sa voix à celle du Sénat gabonais pour dénoncer cet acharnement que rien ne justifie”, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Alain-Claude Bilie-By-Nze, indiquant que cette résolution “induit de manière insidieuse, qu’il y aurait des souverainetés au-dessus des autres”.

L’affaire a commencé à monter dès mercredi, avec la sortie de la présidente d’un groupe en charge des affaires européennes du Sénat qui dénonçait la “prétention des euro-députés à s‘ériger en permanence en donneurs de leçons”.

Le billet d’humeur “Makaya” du journal gabonais l’Union, acquise à la cause de la présidence de la République, à lui tapé plus fort, jeudi dernier, en qualifiant les euro-députés de “ramassis” de “racistes”, de “députés de seconde zone par rapport aux vrais du palais Bourbon ou (du) Bundestag”, les Parlements français.

Autre son de cloche du côté de l’opposition. Dans une conférence de presse organisée hier vendredi à Libreville, Zacharie Myboto, président de l’Union nationale (UN), qui a fédéré les poids lourds de l’opposition autour de la candidature de Jean Ping, s’est réjoui de la résolution “dans laquelle (son parti) se reconnaît globalement”.
L’idée de lire la page Gabon, avant de la tourner, semble désormais habiter l’ensemble de la communauté internationale”, a ajouté Myboto.

Dans une résolution adoptée à Strasbourg, le 14 septembre 2017, les députés européens avaient invité les autorités gabonaises à “libérer immédiatement toutes les personnes encore détenues illégalement”. C’est la suite d’un long bras de fer entre le Parlement européen et l’exécutif gabonais. Déjà en décembre dernier, une Mission d’observation électorale (MOE) de l’Union européenne avait tiré la conclusion que l’élection présidentielle d’août 2016, gagnée, officiellement, par Bongo face à l’opposant Jean Ping, avait été émaillée “d’anomalies” lesquelles “mettent en question l’intégrité du processus de consolidation des résultats et du résultat final de l‘élection”. Le 31 août 2017, le président de la délégation du Parlement européen au sein de la MOE, Jo Leinen, avait appelé à des sanctions contre le clan présidentiel suite à l’expédition sanglante au quartier général de Ping lors de la présidentielle…

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De nombreux opérateurs économiques marocains et gabonais assistent au Forum Maroc – Gabon 2017 qui se déroule du 14 et 15 Septembre 2017 à Rabat au Maroc et dont l’objectif majeur est de participer à la consolidation des échanges économiques et commerciaux entre Libreville et Rabat. Le Gabon souhaite faire du Maroc un partenaire privilégié dans le domaine des affaires et ériger les relations maroco-gabonaises en modèle de coopération Sud-Sud. Le Gabon souhaite investir 21 milliards USD sur les prochaines années pour renforcer les infrastructures et soutenir les pôles de croissance hors pétrole.

La vidéo de qualité TV (B-roll) et libre de droits peut être téléchargée ici : APO.af/hjrGkd (.mp4; 299 Mo)

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Le principal opposant gabonais Jean Ping et plusieurs leaders de l’opposition, interdits le 3 septembre de sortie du territoire, ont de nouveau le droit de voyager, rapporte le site Africanews.

Cette interdiction, qui touchait Jean Ping et “des responsables des partis politiques et associations appartenant à la Coalition pour la Nouvelle République (CNR), avait été prise après les propos de Jean Ping, le 18 août, qui avait appelé ses partisans à l’insurrection et à la rébellion.

Le gouvernement garant de l’ordre public, de la sécurité des biens et des personnes, avait annoncé et rendu exécutoires des mesures de police administratives provisoires, dont l’interdiction de sortie du territoire” des personnes pré-citées.

Lundi, une marche non autorisée d’environ 300 militants pro-Ping a été dispersée à Libreville, entrainant l’arrestation de 36 personnes, dont 16 ont d’ores et déjà été écrouées pour trouble à l’ordre public, selon le procureur de la République, Steeve Ndong Essame Ndong.

Toujours selon la même source, Ping conteste toujours la réélection d’Ali Bongo Ondimba à la présidence, plus d’un an après l‘élection du 27 août 2016.

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Suite au succès enregistré par le Forum Maroc – Gabon des Affaires en Avril 2014 et par le Forum Maroc – Gabon des Affaires de l’Emploi en Mai 2015, l’Ambassade Haute Représentation de la République Gabonaise, près le Royaume du Maroc, a annoncé aujourd’hui la tenue du Forum Maroc – Gabon 2017, qui se déroulera dans les locaux de l’Ambassade à Rabat les 14 et 15 Septembre 2017.

Cet événement, destiné à promouvoir les investissements directs et à dynamiser les échanges entre le Maroc et le Gabon, est organisé en collaboration avec les ministères gabonais des Affaires Etrangères, de la Francophonie et de l’Intégration Régionale, chargé des gabonais de l’étranger ; et de la Promotion des investissements privés, du Commerce, du Tourisme et de l’Industrie ; et les ministères marocains de l’Industrie, du Commerce et de l’Economie Numérique ; des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale.

De nombreux opérateurs économiques marocains et gabonais assisteront au Forum Maroc – Gabon 2017 dont l’objectif majeur est de participer à la consolidation des échanges économiques et commerciaux entre Libreville et Rabat.

Pays en pleine mutation, le Gabon souhaite investir 21 milliards USD sur les prochaines années pour renforcer les infrastructures et soutenir les pôles de croissance hors pétrole.

Le Forum permettra notamment aux investisseurs marocains de découvrir les opportunités d’investissement offertes par le Gabon et aux Agences, parties prenantes de la nouvelle stratégie de développement du Gabon, de venir expliciter à divers opérateurs et acteurs marocains, leur fonctionnement, ainsi que leurs attentes.

Deux panels sont notamment prévus :

  1. Les potentiels du Maroc et du Gabon, et les opportunités d’investissement.
  2. Le rôle des Agences, Fonds Souverains, et Caisses de Dépôts dans le développement des économies et la dynamisation des échanges.

Des rencontres B2B sont également programmées.

« L’Ambassade du Gabon au Maroc inscrit son action dans le cadre du Plan Stratégique Gabon Emergent (PSGE), la vision stratégique du président de la République Ali Bongo Ondimba. Ce nouveau Forum Maroc – Gabon va permettre de présenter au patronat marocain les nombreuses opportunités d’investissements présentes au Gabon dans les secteurs de l’énergie, de l’économie verte, de l’agriculture, de la pêche, du tourisme ou encore des nouvelles technologies de l’information ainsi que les réformes engagées afin de promouvoir l’émergence de l’économie gabonaise. Nous souhaitons que le Maroc soit notre partenaire privilégié dans le domaine des affaires et que les relations maroco-gabonaises deviennent un modèle de coopération Sud-Sud », a déclaré l’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire – Haut Représentant de la République Gabonaise près le Royaume du Maroc, Son Excellence Abdu Razzaq Guy KAMBOGO.

Le Gabon vient d’instituer un Haut Conseil pour l’Investissement, réunissant les pouvoirs publics et les acteurs du secteur privé. Un cadre de concertation entre l’Etat et les investisseurs pour relancer l’économie nationale et favoriser la création d’emplois.

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Après un message de l’opposant Jean Ping, qui appelle au soulèvement populaire afin d‘évincer son rival Ali Bongo du pouvoir, les autorités gabonaises ont pris des mesures conservatoires pour parer à toute éventualité d’insurrection, relate Africanews.

Depuis sa défaite à l‘élection présidentielle du 27 août 2016 l’opposant Jean Ping mène plusieurs actions afin que le président Ali Bongo cède le pouvoir. Mais celui-ci tient droit dans ses bottes malgré les violences survenues dans le pays auxquelles la Cour Pénale Internationale (CPI) s’est intéressée sous invitation des deux parties, gouvernement et opposition.

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A l’occasion de l’anniversaire des élections présidentielles au Gabon, le président de la délégation du Parlement européen au sein de la Mission d’Observation électorale, Jo LEINEN (S&D, DE), a déclaré:

« Il y a un an, l’attaque du quartier général de Jean Ping à Libreville par les autorités gabonaises s’est soldée par des dizaines de blessés, de morts et de disparus. Outre l’hommage aux victimes de la répression sanglante, cette triste date anniversaire marque l’occasion de souligner que la transition démocratique du pouvoir au Gabon n’a toujours pas eu lieu ».

« L’enquête indépendante actuellement menée par la Cour pénale internationale est un pas en avant mais doit être accompagnée par des prises de position et des actions plus fermes de la part de l’Union européenne et de ses États membres. J’appelle Madame Mogherini et les États membres, en particulier la France, à prendre des mesures spécifiques. Il faut envisager des sanctions à l’encontre des responsables de la crise au Gabon », a souligné Jo LEINEN.

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Un remaniement ministériel va avoir lieu dans les prochains jours au Gabon, a confirmé le président Ali Bongo Ondimba mercredi dans son traditionnel message pour la fête de l’indépendance, relate le site Africanews.

  1. Bongo a indiqué qu’il avait demandé à son Premier ministre de “mettre immédiatement au travail le gouvernement qui sera formé dans les tous prochains jours”, dans un discours télévisé à la veille du 57e anniversaire de l’indépendance du Gabon.

Ce nouveau gouvernement sera formé “conformément aux conclusions du dialogue politique”, a-t-il ajouté.

Ce “dialogue politique” pouvoir-opposition-société civile a été voulu par M. Bongo pour tenter de sortir le Gabon des tensions politiques nées de l‘élection présidentielle d’août 2016 et des violences post-électorales.

Le président gabonais a aussi estimé qu’il y avait dans son pays, qui connait une grave crise économique en raison de la chute des prix du pétrole et d’un manque de diversification économique, “beaucoup trop de mouvements sociaux, intempestifs et pas souvent justifiés”.

A l’occasion de la fête nationale de l’indépendance, M. Bongo a reçu du président français Emmanuel Macron un message de “sincères félicitations”, aussi adressées au peuple gabonais, détaille la même source.

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On n’a pas vu l’ombre du président gabonais, Ali Bongo Ondimba, au sommet de la CEMAC (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale), le 17 février 2017 à Djibloho, (Guinée équatoriale), une rencontre de la plus haute importance pour l’organisation dont les membre sont auscultés en ce moment par le Fonds Monétaire International. Il y a une bonne raison à l’absence de Bongo fils : Il recevait un hôte de marque, le roi du Maroc, Mohammed 6, avec qui il a fait quelques “folies” lors d’une partie de football. Les choses ont un peu mal tourné et le président gabonais s’est blessé, rapporte Jeuneafrique.com…

Mohammed 6, dans le cadre de son périple africain couronné par la signature de dizaines d’accords (25 au Ghana, 19 en Zambie et 14 en Côte d’Ivoire), a fait une pause de deux semaines dans la villa de Bongo sise à la pointe Denis, une presqu’île de l’estuaire du Komo, au large de Libreville. Le portail d’informations nous apprend que le souverain marocain s’y sent comme chez lui. Les deux hommes en ont profité pour raffermir leurs liens, qui sont passés à la vitesse supérieure depuis que le président gabonais est monté au front pour orchestrer le retour en grande pompe du royaume au sein de l’Union africaine (UA), que le Maroc a désertée pendant 32 ans en signe de protestation contre l’admission de la République arabe sahraouie démocratique. Bongo a abattu un travail titanesque en travaillant au corps les membres de l’UA dans la perspective du vote en faveur de la réintégration de Rabat, notamment le président rwandais, Paul Kagame. C’est aussi ce qui explique ces deux semaines de tête-à-tête entre Bongo et Mohammed 6…

Les citoyens gabonais résidant dans la localité ont assisté à des scènes très inhabituelles, mais pas pour le roi : Ils ont vu ce dernier flâner en ville, dans sa bagnole, faire une virée à la Maison de la presse pour s’approvisionner en journaux où il occupait certainement une grande place vu son activisme débordant sur le continent, faire des emplettes au supermarché du coin, habillé le plus simplement du monde, enfin mis à part les couleurs flashy, les imprimés bien en évidence, les tee-shirts échancrés que le roi affectionne tant dans ses célèbres ballades. Pas de doute, le souverain marocain aime l’Afrique, et elle le lui rend bien !

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Des policiers cagoulés ont délogé de façon musclée les employés grévistes de la société pétrolière française Maurel & Prom sur le site d’Onal, à 150 km au sud-est de Libreville, jeudi 23 février. Une intervention incompréhensible pour les employés, qui assurent se mobiliser simplement pour défendre leurs droits, alors que la société vient de passer sous le contrôle d’un nouvel actionnaire.

Fondée en 1831, Maurel & Prom est une société française spécialisée dans l’extraction et la production d’hydrocarbures, qui opère notamment en Afrique. À la mi-février, elle est passée sous le contrôle de Pertamina, une société pétrolière publique indonésienne, qui détient désormais 72,65 % de son capital.

On rappelle que mercredi 22 février, les employés de Maurel & Prom au Gabon sont entrés en grève à l’appel de l’Organisation nationale des employés du pétrole (ONEP), le principal syndicat du secteur. Ils estiment que leurs revendications liées notamment à l’arrivée de Pertamina n’ont pas été entendues.

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Jean Ping, challenger du président sortant, Ali Bongo, officiellement réélu à la présidentielle d’août 2016, n’a pas enterré la hache de guerre. Non seulement Ping continue de contester la réélection de Bongo, au terme d’un scrutin émaillé d’irrégularités, de l’avis même des observateurs européens, mais il a promis de prêter serment « bientôt ». C’était hier vendredi 23 décembre lors d’un meeting avec des membres de l’opposition et de la société civile. Il a même appelé la police et l’armée gabonaise à se joindre à lui dans son bras de fer contre Bongo. Le pays risque très gros…

Les choses ne sont guère plus réjouissantes du côté de l’assemblée parlementaire UE-ACP (les pays de l’Union Européenne et de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique). Aucun accord sur une résolution concernant le déroulement des élections gabonaises n’a pu sortir des débats. La mission d’observation de l’UE avait qualifié le processus électoral gabonais de « non transparent » et les résultats de « très douteux », mais rien de tangible et surtout permettant de démêler la crise politique n’a été obtenu depuis.

Jean Ping quant à lui est plus actif que jamais sur la scène politique locale et internationale. Dernièrement, il avait même déposé une plainte à la Cour Pénale Internationale, accusant le pouvoir gabonais de « crimes contre l’humanité »…

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Une Mission de prospection et de B to B d’Hommes d’affaires Tunisiens est organisée au Gabon avec la participation d’une dizaine d’entreprises tunisiennes principalement du secteur des Tics qui séjournent à Libreville du 4 au 10 décembre 2016.
Cette mission s’inscrit dans le cadre du programme Business Reform and Competiviness Project (BRCP) financé par l’USAID en collaboration avec le Centre de promotion des exportations CEPEX, l’Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTICA) et Tunisie Afrique Export.
Le programme de la délégation tunisienne s’articule autour de 2 axes principalement ;les journées B to B et les visites de sites.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Ministre de la Promotion des Petites et Moyennes Entreprises chargé de l’Entreprenariat National, M. Biendi MAGANGA-MOUSSAVOU.
Pour rappel, l’économie numérique gabonaise a généré un chiffre d’affaire de 447 millions d’euros en 2014 soit 5% du PIB et a permis la création 12000 emplois directs et indirect. Ainsi le Secteur des TIC est un pôle stratégique pour le gouvernement gabonais. A cet effet un plan stratégique ” Gabon émergeant ” est lancé dont l’objectif est de faire du Gabon un pôle régional des services numériques.

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Le Premier ministre du Gabon, Emmanuel Issoze Ngondet, a annoncé, dimanche 2 octobre, la formation d’un gouvernement marqué par l’absence de toute figure de l’opposition liée à Jean Ping, après la réélection contestée d’Ali Bongo Odimba à la présidence, rapporte la chaîne France 24.

Le seul représentant de l’opposition à figurer dans le gouvernement est Bruno Ben Moubamba, arrivé troisième lors du vote du 27 août, loin derrière Jean Ping et Ali Bongo. Autre fait remarquable : le ministère de la Défense est rattaché au secrétaire général de la présidence, un proche du chef de l’État.

D’après la même source, l’équipe composée de 40 membres se voulait “largement ouverte aux forces vives de la nation” et compte un peu plus de 30 % de femmes, a précisé le Premier ministre lors d’un point presse organisé au palais présidentiel après plusieurs jours de tractations.

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Le moins qu’on puisse dire est que la mission d’observation électorale (MOE) de l’Union européenne n’est pas du tout convaincue par le verdict de la Cour constitutionnelle gabonaise, qui a confirmé la victoire du sortant, Ali Bongo Ondimba, face à Jean Ping. Les observateurs européens regrettent que la Cour constitutionnelle « n’ait pas été en mesure de rectifier de manière satisfaisante les anomalies observées lors du recensement des votes » du scrutin présidentiel du 27 août. Voilà qui ne va pas arranger les choses entre l’exécutif gabonais et la communauté internationale…

La mission « note des faiblesses techniques importantes » dans le traitement du contentieux électoral et déplore « que la Cour soit contrainte de statuer sur des procès-verbaux fournis par la Commission électorale », dans un communiqué émis deux jours après la validation, vendredi dernier, après la réélection d’Ali Bongo par la Cour. Cette dernière a réfuté en bloc tous les arguments de Ping.

« L’absence de confrontation des différentes copies des procès-verbaux (…) révèle une grande faiblesse du système électoral », signale l’observatrice en chef Mariya Gabriel, citée dans le communiqué. La mission indique qu’elle a mis le doigt sur d’« évidentes anomalies dans les résultats pour la province du Haut-Ogooué, où le taux de participation a été annoncé à 99,93 % ».

A signaler que dans ce bastion familial des Bongo, le président sortant avait recueilli un score écrasant de 95 % des voix, ce qui aurait suffi à lui donner un avantage décisif sur l’opposant Jean Ping dans tout le pays, d’après les premiers résultats de la Commission électorale. La Cour constitutionnelle a rogné à peine ces résultats suite au recours de Ping, qui exigeait un nouveau décompte des voix dans cette province.
Résultat final : Ali Bongo est élu avec 172 990 voix (50,66 %) devant Jean Ping (161 287 voix, 47,24 %), selon la Cour. L’opposant a tout de suite crié au « déni de justice » et émis un appel à la communauté internationale, sans pour autant préciser ses intentions, mais on peut supposer qu’il va continuer à secouer le cocotier, qu’il a déjà fragilisé.

Rien ne sera plus comme avant

Mme Gabriel déplore que « les doutes sérieux sur les résultats du Haut-Ogooué n’aient pas été levés de manière satisfaisante », néanmoins elle demande à « tous les acteurs » de privilégier « la voie des recours juridictionnels encore à leur disposition [plutôt que] celle de la violence ». Enfin elle s’engage à livrer le 12 juillet 2016 « un rapport final détaillé » sur les observations de la mission.

Ce qu’on peut dire d’ores et déjà, c’est que la communauté internationale ne se bouscule pas pour adresser ses félicitations à Ali Bongo. « La France constate que l’examen des recours n’a pas permis de lever tous les doutes », a déclaré publiquement le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault.
Le gouvernement gabonais a vu rouge et a vertement réagi, par la voix de son porte-parole, Alain-Claude Bilié-By-Nzé : « Nous déplorons que le Quai d’Orsay se soit déporté à Bruxelles ». Pour Libreville, Paris épouse les conclusions des observateurs de l’UE, forcément orientées et subjectives.

Les Nations unies en ont rajouté une couche en exigeant « la libération des personnes détenues de façon arbitraire ».
Piqué au vif par la défiance d’un partenaire historique comme la France, Ali Bongo a lâché sur RFI : « Nous n’avons besoin de personne pour parler des problèmes du Gabon (…). L’ingérence n’est pas une bonne chose ».

En tout cas ce qui est sûr c’est que le président sortant aura beaucoup de mal à tenir les rênes d’un pays divisé et meurtri par les violences post-électorales. A ajouter au fait que cette fois la communauté internationale fera défaut à Bongo fils, après avoir fermé les yeux sur les débordements et les abus de son papa, Omar Bongo, durant son très long règne (de 1967 à 2009, date sa mort).

Ali Bongo sera officiellement investi ce mardi 27 septembre pour un second septennat, vers quel destin pour ce riche pays pétrolier de moins de 2 millions d’habitants ? Nul ne peut le dire…

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Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine a appelé, dans un communiqué rendu public vendredi 16 septembre 2016, la Commission de l’UA à mobiliser des observateurs au Gabon en vue d’assister la Cour constitutionnelle dans l’examen du recours déposé par le candidat de l’opposition Jean Ping, rapporte la chaîne BBC Afrique.

L’ancien président de la commission de l’UA avait déposé le 8 septembre dernier un recours devant la Cour constitutionnelle de son pays. Jean Ping conteste ainsi la réélection annoncée d’Ali Bongo et notamment les résultats dans la province du Haut-Ogooué où le chef de l’Etat sortant est crédité de plus de 95 % des voix.

Le Conseil de Paix et de Sécurité de l’UA recommande que ces observateurs soient sélectionnés parmi d’éminents membres de hautes juridictions africaines francophones, a ajouté la même source.

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