Gabon : Ces changements feront-ils oublier la fragilité du pouvoir ?

Gabon : Ces changements feront-ils oublier la fragilité du pouvoir ?

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Après le coup d’Etat raté, en l’absence du président Ali Bongo, toujours au Maroc pour y subir des soins, le régime tente de donner le change en se choisissant un nouveau Premier ministre, Julien Nkoghe Bekalé. Ce dernier, 56 ans, n’est pas un inconnu, puisqu’il a occupé plusieurs fonctions ministérielles, et même du temps du temps de Omar Bongo, père de l’actuel chef de l’Etat et qui a gouverné le pays jusqu’à sa mort, en 2009.
L’ex-chef du gouvernement, Emmanuel Issoze-Ngondet, est recasé médiateur de la République.

Bekalé va présenter une nouvelle équipe gouvernementale prochainement. Elle devra attendre le retour de Bongo pour prêter serment, ou se rendre au Maroc où il est hospitalisé suite à son accident vasculaire cérébral. Une situation ubuesque qui gonfle à bloc l’opposition; elle y voit l’occasion de se débarrasser enfin des indéboulonnables Bongo et harcèle la Cour constitutionnelle du Gabon pour qu’elle décrète la vacance du pouvoir, et décide de la suite, par exemple des élections anticipées…

Changement également à l’Assemblée nationale où un nouveau bureau a été composé quelques heures avant la désignation de Julien Nkoghe Bekalé. Faustin Boukoubi, ancien secrétaire général du Parti démocratique gabonais, le parti au pouvoir, prend la tête du Parlement. Mais il n’est pas sûr que tous ces mouvements calment les appétits de l’opposition, qui ronge son frein depuis Bongo père…

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