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La commission des finances, de la planification et du développement à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a approuvé mercredi 19 juillet 2017, un accord de crédit entre la Tunisie et la Banque Mondiale (BM), d’une valeur de 457,2 Millions d’euros (environ 1 249 Millions de Dinars), pour financer un programme de promotion du climat de l’investissement et l’entrepreneuriat.

Ce crédit sera remboursé sur une période de 28 ans, avec un délai de grâce de cinq ans et cinq mois et un taux d’intérêt variable de 1,2%. Cet accord prévoit également, la possibilité de bénéficier des différents instruments de couverture disponibles, au cours de la période de remboursement du crédit, soit en fixant le taux d’intérêt, soit en changeant la devise dans laquelle est libellé le crédit.

Ce crédit, objet d’un accord signé en juin 2017, à Washington, sera consacré au financement du budget de l’Etat pour renforcer le programme de réformes dans les domaines de l’amélioration du climat de l’investissement, du renforcement de l’entrepreneuriat et des opportunités d’accès au financement, dans le cadre de la promotion de l’activité économique.

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Ses produits d’exploitation cumulaient en 2016 presque 16,9 MDT, en hausse de presqu’un million DT par rapport à 2015. Son PNB de 15,3 MDT augmentait d’un peu plus de 2 MDT par rapport à l’exercice 2015 et son résultat net suivait la même trajectoire, passant de 5,2 MDT à 7,7 MDT à fin 2016. En consolidé, pour la même année, cela fait un bilan de 12,5 MUSD (30,8 MDT). Elle, c’est la TIB (Tunis International Bank), une filiale du Kipco Group (Kuwait Projects Compagny) et de la Burgan Bank, créée en juin 1982 et opérant essentiellement avec les non-résidents et dont l’ensemble des avantages accordés à ses dirigeants dépassait en 2016 les 1,7 MDT. Moins connue que la branche offshore de l’américaine CitiBank de Tunis, elle fait mieux en matière de résultat (6,9 MDT pour la Citi en 2015) et encore mieux qu’ABC Tunisie (un RN de 3,098 MDT en 2016).

 Comparée à la plus grosse des banques privées qu’est la Biat (un PNB de plus de 532 MDT et un RN de plus de 190 MDT) et dont la charge salariale de l’ensemble des dirigeants (y compris les administrateurs) était de 2,895 MDT, la TIB est pour ainsi dire une «petite banque», bien qu’avec d’importants salaires libellés en USD.

Et pourtant ! «La TIB a une part de marché, dans le secteur offshore en Tunisie, qui varie entre 25 et 27 %. Beaucoup ne le savent peut-être pas, mais ce secteur est très important en Tunisie. Il représente plus de 400 mille emplois et même 600 mille, directs et indirects et la TIB y a une part importante au niveau du financement et de l’exploitation. La TIB a aussi été derrière l’installation de beaucoup d’investisseurs tunisiens en Algérie, à travers l’Algeria Gulf Bank où nous détenons 30 % du capital. Grâce aux facilités d’investissements que nous avions mises à leur disposition, au moins une dizaine de groupes tunisiens ont pu se développer en Algérie et y devenir de grands groupes. Il y a 3 ans, Jall Group était en difficulté en Tunisie. Nous avions ramené un de nos clients, dans le cadre de notre activité de prospection et de recherche d’investisseurs, italiens exerçant dans le secteur du cuir et les chaussures de sécurité et l’avons encouragé à reprendre Jal Group, avons fait le montage financier de cette opération qui était de l’ordre de 25 MDT et avons ainsi sauvé 2,5 mille emplois en Tunisie. Voilà un exemple de l’apport de la TIB à l’économie tunisienne». Ainsi parlait Mohamed Fekih, PDG de la TIB, à Africanmanager, qui s’interrogeait sur l’apport d’une institution et ce qu’elle pourrait apporter à l’économie tunisienne, à part les petits résultats qu’elle réalise chaque année.

 –          Une banque qui créé, rafistole et investit

Mais cette «petite banque» ne fait manifestement pas que le métier de banque. Elle investit aussi. «Nous avons en effet, en tant que groupe, des investissements en Tunisie», affirme encore Mohamed Fekih. Il cite ainsi et non sans fierté l’exemple de la société Sacem qui emploie 600 personnes, avec un chiffre d’affaires de 60 MDT dont plus que 50 % à l’export. Il rappelle aussi que le groupe avait 50 % de Tunisiana avant son rachat par Ooredoo, non sans rappeler aussi qu’elle «avait beaucoup participé au développement de l’économie tunisienne». Fekih se rappelle ensuite que son groupe a aussi une petite société d’Asset Management, d’un capital de 3 MDT, «qui emploie 25 personnes et gère un portefeuille qui dépasse les 120 MDT, qui encourage les Start-up et y a déjà investi une enveloppe de 30 MDT et créé ainsi 1500 nouveaux emplois. Notre portefeuille devrait monter, à terme, à 500 MDT avec plus d’investissements et de créations d’emploi à la clé». Et comme il se rend compte que nous découvrons le travail de cette «petite banque» par sa taille sur le marché tunisien, il ne se prive pas du plaisir d’ajouter : «nous un portefeuille de 55 MUSD, en obligations et dépôts auprès de la Banque Centrale de Tunisie». Et le PDG de la TIB de terminer, toujours aussi fier : «nous sommes un groupe qui réalise et parle peu».

 –          Ce qu’il pense du Dinar tunisien

Société offshore, nous lui demandons ce qu’il pense de la crise de change que vit la monnaie tunisienne ainsi que ses prévisions, en tant qu’entité qui exerce uniquement en devises. «Je crois que toutes les mesures ont été maintenant prises pour juguler ce risque et contrôler la dépréciation du Dinar. Il n’en demeure pas moins que la valeur réelle di Dinar ne peut être appréciable et positive, qu’avec des indicateurs économiques qui sont vers la hausse, avec plus d’investissement et une meilleure balance commerciale et de paiement et une plus grande croissance». Et lorsqu’on parle d’investissement, le PDG de banque refait surface et devient un tantinet critique. «Pour cela, il faudra un cadre, beaucoup plus flexible pour l’investissement extérieur qui est la seule voie pour endiguer la croissance de la dette extérieure». Pour l’expert monétaire qu’il est, il «penche, beaucoup plus vers une stabilité des taux aux niveaux actuels. Mais avec plus d’ouverture de l’économie tunisienne et de stabilité, juridique et fiscale, il y a des chances de reprise du taux de change du Dinar».

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Les cinq premiers mois de l’année 2017 ont été caractérisés par une augmentation au niveau de l’investissement déclaré dans les zones de développement régional de 6.8% avec 732.4 MD contre 685.6 MD lors des cinq premiers mois 2016. La part de ces zones dans l’ensemble des gouvernorats est passée de 47.9% à 41.2% durant les cinq premiers mois 2017. C’est ce qu’a indiqué par l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII).

L’augmentation ainsi enregistrée au niveau des investissements déclarés dans les zones de développement régional est imputable essentiellement au gouvernorat de Zaghouan, Bèja, Kasserine.

Il en est de même pour les investissements déclarés dans les délégations de développement régional du gouvernorat de Gabes, Sousse, Kef et Tataouine.

Le nombre de projets bénéficiaires de la participation de l’état et des primes d’investissement au titre des nouveaux promoteurs et des PME est passé de 12 (pour un investissement de 30.5 MD) à 6 projets (pour un investissement total de 20 MD) durant les cinq premiers mois 2017. Ces projets vont permettre la création de 361 postes d’emplois, contre 325 postes d’emplois durant les cinq premiers mois 2016. La participation de l’état et les primes d’investissement
accordées ont atteint 3.8 MD contre 4.4 MD lors des cinq premiers mois 2016, soit une baisse de 13.6%.

 

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Le chef du gouvernement Youssef chahed a rencontré mercredi 12 juillet 2017 à Washington le président de la chambre de commerce américaine.
Lors de cette rencontre qui s’est déroulée en présence d’une pléiade d’hommes d’affaires américains et tunisiens, le chef du gouvernement a donné un aperçu sur la situation politique, économique et sécuritaire en Tunisie.
Il a, à cette occasion, souligné l’amélioration du climat de l’investissement dans le pays durant les derniers mois, assurant que le taux de croissance économique atteindra les 2,5 pc d’ici la fin 2017.
Youssef Chahed a, par ailleurs, indiqué que la Tunisie se trouve dans un environnement géographique difficile, relevant notamment l’impact de la crise en Libye sur l’économie nationale.
Chahed n’a pas manqué de noter que la Tunisie a “engagé de grandes réformes dans les secteurs financier et de l’investissement, en plus de la campagne anti-corruption que l’Etat a lancée et qui devrait ouvrir de nouvelles voies devant les investisseurs étrangers”.
“Mais les relations tuniso-américaines restent en deçà des aspirations des deux pays compte tenu notamment du fait que la Tunisie demeure l’un sinon le pays le plus compétitif de la région”, a-t-il ajouté.
De leur côté les hommes d’affaires américains ont fait part de leur disposition à investir davantage en Tunisie.
Par ailleurs, le chef du gouvernement a donné une conférence au siège de la Fondation Carnegie pour la paix internationale et a rencontré Mme Elizabeth Debble, directrice exécutive des opérations.

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La 6éme édition du Forum de l’Investissement en Tunisie (Tunisia Investment Forum- TIF 2017), sera organisée les 9 et 10 novembre 2017, à Tunis, à l’initiative de l’Agence de promotion de l’investissement extérieur (FIPA) en collaboration avec des partenaires étrangers.
Environ 1200 participants venant de 30 pays prendront part à ce rendez-vous économique international auquel seront aussi présents des investisseurs, des décideurs économiques et des représentants de plusieurs organisations internationales.
Le forum sera une occasion pour discuter, dans le cadre de panels, du climat de l’investissement, des opportunités d’affaires en Tunisie, des perspectives de la conférence “Tunisia 2020 ” et de l’économie digitale en tant que créneau porteur pour la Tunisie.
Des ateliers seront également organisés, à cette occasion, sur les thèmes “la position de la Tunisie dans les chaines de valeurs mondiales”, “la Tunisie : votre partenaire en Afrique” et “l’économie verte : conducteur de croissance durable”.

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Le groupe CLERPREM s’est dit confiant dans le climat positif d’investissement en Tunisie et programme des travaux d’extension de sa filiale implantée à Menzel Jemil (gouvernorat de Bizerte.

Fournisseur d’accessoires pour automobiles et motos, la société CLERPREM Tunisie projette également de créer 80 nouveaux emplois durant le second semestre 2017, a-t-il affirmé lors d’un entretien avec le gouverneur de Bizerte, a indiqué, mardi 4 juillet 2017, le PDG du groupe David Baratti.

Il a ajouté que la société, qui emploie actuellement 420 personnes, compte porter le nombre de son personnel à 650 après les travaux d’extension prévus.
Installée depuis 10 ans dans la zone industrielle de Menzel Jemil, CLERPREM Tunisie propose une large gamme de salons, sièges et engins mécaniques pour voitures et motos et coopère avec les grands constructeurs (Audi, BMW, Mercedes).

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Le président de la République du Cameroun, Paul Biya, a reçu le 30 juin 2017 à Yaoundé, Jay Ireland, président Afrique du groupe américain General Electric, rapporte l’agence Ecofin.

Au sortir de cet entretien qui a duré près d’une heure, Jay Ireland a déclaré à la presse que les échanges avec le chef de l’Etat avaient trait aux projets d’investissement que se propose de mettre en œuvre le groupe américain au Cameroun, notamment dans le secteur du chemin de fer et l’industrie aéronautique.

Les détails sur lesdits projets n’ont pas été communiqués. Néanmoins, Jay Ireland a rappelé que General Electric est présent au Cameroun depuis six ans, et travaille au développement de ses activités, principalement dans les secteurs de l’énergie électrique, de l’eau, de la santé et du transport.

Certains de ces projets, a indiqué le haut responsable de la firme américaine, seront effectifs dans les deux prochaines années.

Le groupe américain a à son actif un projet d’adduction d’eau potable, dont la production à travers la société Cameroon Water Utilities (Camewater) est estimée à 55 000 mètres cube par jour.

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Samsung Electronics va investir quelque 15,6 milliards d’euros dans son activité de puces mémoire, a annoncé mardi le groupe sud-coréen qui cherche à étoffer sa position de leader sur le marché mondial du secteur et celui des smartphones, rapporte l’AFP.

Samsung entend investir 20.400 milliards de wons (15,6 milliards d’euros) d’ici 2021 pour développer et améliorer ses usines sud-coréennes de production de puces, situées à Pyeongtaek et Hwaseong.

Le site de Pyeongtaek, à quelque 70 km de Séoul, est le plus grand du genre au monde dans lequel Samsung a déjà investi 15.600 milliards de wons sur les deux dernières années pour le construire. La production y a récemment démarré.

Le groupe sud-coréen prévoit également d’agrandir l’usine de production de puces NAND, implantée en Chine dans la ville de Xian, pour répondre à la forte demande de ce type de puces aux très grandes capacités de stockage. Il n’a toutefois pas fourni de précision sur le calendrier et le montant de cet investissement.

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Nous sommes ravis d’être ici au nom du Millennium Challenge Corporation (MCC) pour célébrer les progrès continus dans notre partenariat avec le gouvernement de Côte d’Ivoire.

Après des années d’engagement et de collaboration, nous avons développé un solide programme en vue de réduire la pauvreté en Côte d’Ivoire à travers des investissements dans les domaines de l’éducation et du transport – deux domaines dans lesquels les investissements du MCC peuvent permettre de stimuler la croissance et le progrès économiques, créant de nouvelles opportunités pour le peuple ivoirien. Le MCC a soumis une proposition de budget du programme s’élevant à environ 525 millions de dollars au Congrès américain pour examen et considération.

Il reste encore beaucoup de travail à accomplir avant que le programme Compact entre le MCC et le gouvernement de la Côte d’Ivoire ne soit prêt à être examiné par le Conseil d’administration du MCC. Mais nous savons que nous pouvons continuer de compter sur le leadership, l’engagement et l’action résolus du gouvernement pendant que nous finalisons ce programme Compact.

En attendant une suite à la proposition de budget, le MCC et les représentants du gouvernement de la Côte d’Ivoire se réuniront une fois de plus en fin juillet afin de négocier les dispositions techniques et légales finales du programme Compact. Le MCC envisage de soumettre une proposition adoptée du programme Compact à son Conseil d’administration en septembre 2017 pour approbation.

Nous apprécions le travail et le dévouement que nos collègues ivoiriens ont fait preuve jusque-là, et nous avons hâte de passer aux prochaines étapes dans cet admirable partenariat.

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L’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) a adopté, mardi 21 juin 2017, en séance plénière, le projet de loi relatif à l’approbation de l’accord de crédit conclu, en avril 2017, entre la Tunisie et la Banque Mondiale pour financer le projet de gestion intégrée des paysages dans les régions les moins développées, avec 110 voix pour, 23 contre et 10 abstentions.
La valeur du crédit s’élève à environ 93,100 millions d’euros, soit l’équivalent de 242 millions de dinars (MD), il permettra de contribuer au financement du projet, dont le coût global est de l’ordre de 269 MD. Le remboursement du crédit se fera sur une période de 32,5 ans, avec une période de grâce de 6 ans.
Le projet de gestion intégrée des paysages dans les régions les moins développées, qui concerne 8 gouvernorats (Bizerte, Béja, Jendouba, Siliana, Kasserine, Sidi Bouzid, le Kef et Kairouan), vise à améliorer la gestion intégrée dans les espaces naturels et à offrir des opportunités économiques, aux sociétés rurales ciblées dans les régions du nord-ouest de la Tunisie.
Il permettra, également, d’améliorer la productivité agricole, de renforcer la biodiversité, et de contribuer à alléger les impacts du changement climatique ainsi qu’à assurer la qualité des eaux.
Le Ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération Internationale, Mohamed Fadhel Abdelkefi a indiqué que son département réalise en collaboration avec le ministère de l’agriculture un projet de gestion intégrée dans les zones défavorisées.
Dans sa réponse aux interrogations des députés, Abdelkefi a précisé que son département a participé aux négociations avec la banque mondiale (BM) pour l’octroi de ce crédit, excluant “toute possibilité de le mobiliser pour alimenter la trésorerie de l’Etat, sous prétexte de réaliser des projets de développement “.
Il a relevé qu’il y aura recours à la mobilisation des ressources financières de l’Etat à travers des crédits directs pour financer le budget, si nécessaire, sans recourir à une autre source.
Il a ajouté que la réalisation du projet de gestion intégrée vise à renforcer la décentralisation et la réalisation du développement dans les régions les moins favorisées, indiquant qu’il comporte 8 gouvernorats, avec une moyenne de deux délégations par gouvernorat. Il est prévu de planter dans le cadre de ce projet, 20 mille hectares d’oliviers.

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Le Directeur général de l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII), Samir Bechoual, a appelé à l’institutionnalisation de la campagne d’interpellations et d’arrestations visant un certain nombre d’hommes d’affaires pour être étendue à tous les secteurs.

Il a estimé dans un entretien accordé à Africanmanager que la lutte contre la corruption est un déterminant majeur pour l’attraction des investissements entre pays, car l’élimination des lobbys de la corruption et de la corruption reflète la ferme volonté de l’Etat de combattre ce fléau qui gangrène la plupart de ses compartiments. Interview :

L’année dernière n’était pas brillante pour l’investissement en Tunisie eu égard aux défis qu’elle avait à relever. Comment jugez-vous l’investissement industriel en ce 5ème mois de l’année ?

L’investissement industriel déclaré a enregistré au cours des 5 premiers mois de 2017 une progression de 24,2% pour dépasser les 1777,7 millions de dinars contre 1431,7 millions de dinars, alors que le nombre des projets déclarés a évolué de 1,2%.

Par secteur, les industries chimiques et diverses ont été celles qui ont affiché les hausses les plus importantes, respectivement de 53,4% et de 47%, soit l’équivalent de 180,4MDT et 273 MDT respectivement.

Qu’en est-il des investissements locaux ?

Pour la première fois depuis 2011, les investissements nationaux déclarés enregistrent une remarquable augmentation de 43,5%. Par contre, les investissements étrangers déclarés ont accusé un recul de 29,3%.

Comment expliquez-vous ce regain d’intérêt pour l’investissement local ?

Cette évolution que connaît l’investissement local est l’indice que les Tunisiens ont repris confiance dans le dispositif des investissements eu égard notamment à l’amélioration du cadre législatif et juridique et au lancement d’une série de réformes et de mesures en tête desquelles la nouvelle loi relative à l’investissement et ses textes d’application qui vont porter leurs fruits dans les années à venir outre l’engagement du gouvernement à consacrer dans les faits la gouvernance dans ce domaine.

Pensez-vous que la campagne contre la corruption se traduira par un surcroît d’intérêt pour l’investissement ?

Assurément, la mise en œuvre par le gouvernement actuel de la stratégie de lutte contre la corruption va avoir des effets positifs sur le climat d’investissement et des affaires vu notamment les excellents échos qu’a eue aux plans populaire, national et international, la campagne qui a touché nombre d’hommes d’affaires impliqués dans la corruption et la contrebande y compris l’économie parallèle.

La lutte anticorruption à travers l’élimination de ses symboles est de nature à stimuler les investissements locaux et encouragera les investisseurs à lancer de nouveaux projets, ce qui favorisera le développement de l’économie nationale grâce au climat de transparence et aux garanties fournies à l’investisseur aussi bien tunisien qu’étranger.

Que faudra-t-il faire encore pour encourager les investisseurs ?

Il est nécessaire d’institutionnaliser les interpellations et les arrestations pour en faire une campagne permanente couvrant tous les secteurs, car la lutte contre la corruption compte parmi les principaux déterminants pour l’attraction des investissements entre pays, et aussi parce que l’élimination des lobbys de la corruption et de la contrebande reflète la ferme et sérieuse volonté du gouvernement de combattre ce fléau qui gangrène la plupart des compartiments de l’Etat.

Parmi les mesures qu’il est nécessaire de mettre en place, la mise en œuvre des dispositions mentionnées par la loi relative à l’investissement, notamment l’Instance tunisienne de l’investissement et le Conseil supérieur de l’investissement, et ce en améliorant la coordination entre les différentes structures concernées pour surmonter les difficultés de la période transitoire.

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Up Afrique, plateforme de jeunes entrepreneurs français, et le MEDEF International ont présenté la première promotion de l’index Up40 qui rassemble les start-up françaises les plus actives en Afrique.

L’index Up40 a pour objectif de rassembler prochainement les 40 start-up représentatives de l’innovation française à destination des marchés africains. Dix mois après sa création, l’index regroupe aujourd’hui 25 start-up dans plus de 10 secteurs d’activité : énergie, éducation, agroalimentaire, services, e-commerce, sport, industrie, finance, e-santé, assurances. Avec 24 M€ de fonds levés pour un investissement global de 32 M€ en Afrique, ces start-up employaient en 2016 335 salariés et représentaient un chiffre d’affaires cumulé de 35 M€. En 2017, l’index devrait représenter plus de 880 emplois et un chiffre d’affaires cumulé estimé à 84 M€.

Créé en juin 2016, l’index Up40 permet une meilleure coordination des jeunes entrepreneurs français en Afrique, une collaboration plus étroite entre start-up, PME et grands groupes et un fléchage accéléré des investissements vers les projets innovants.

Fabrice Le Saché, coordinateur de l’index Up40 et cofondateur d’Aera groupe, indique : «L’Afrique est une zone d’innovation et de croissance où la compétition mondiale s’exprime avec force. Dans ce contexte, les start-up françaises sont parmi les plus dynamiques sur le continent ! Elles investissent, concluent des alliances commerciales et agissent dans les 54 pays en défendant l’entrepreneuriat. À l’image du continent, la France change parfois plus rapidement que le regard porté sur elle”.

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L’huile d’olive tunisienne, dans toutes ses variétés, en particulier celle du Nord se distingue par une forte teneur et concentration en “polyphénol” qui peut être 10 fois supérieure à celle des huiles d’olive espagnole et italienne, a révélé une étude tuniso-japonaise.
Cette étude, réalisée dans le cadre d’un projet de coopération tuniso-japonais (SATRAPES) sur ” la valorisation des ressources biologiques dans les zones arides et semi-arides”, montre en effet que la teneur en polyphenol dans toutes les variétés de l’huile d’olive tunisienne, notamment celle du Nord, a des bienfaits certains sur la santé, vu son rôle en tant qu’antioxydant naturel et sa capacité à prévenir le cancer et traiter les infections, les maladies cardiovasculaires et neurologiques ainsi que dans la régénération cellulaire.
Le responsable du programme de coopération à l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), Karim Chabir, a souligné que “l’huile d’olive tunisienne “n’est plus un simple nutriment mais est devenu un aliment aux vertus médicamenteuses étant donné sa richesse en antioxydants et anti allergies”, outre le polyphénol qui est utilisé comme additif alimentaire dans les industries alimentaires, pharmaceutiques et cosmétiques.
Le programme de valorisation des produits biologiques dans les régions arides et semi-arides qui se poursuivra jusqu’en 2021 avec des crédits totaux de 7,830 millions de dinars octroyés par la JICA vise à créer des produits innovants, à partir des résultats des études effectuées par les équipes de recherche japonaise et tunisienne.
Les études ont été réalisées par une équipe de l’Université japonaise de “Tsukuba” avec le concours du centre de biotechnologie de Sfax, le centre biotechnologique de Borj Cedria, l’Institut des zones arides, l’Université de Sousse, l’Ecole nationale des ingénieurs de Sfax (ENIS) et l’Institut national de la nutrition et de technologie alimentaire (INNTA) de Tunis.
La JICA oeuvre actuellement à réunir toutes les conditions nécessaires pour lancer un label tunisien de l’huile d’olive tunisienne au Japon.

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Le Comité mixte de gestion (CMG) des ressources issues de la Conversion de la Dette publique tunisienne envers l’Italie a approuvé 5 projets de développement lors de sa première réunion, qui s’est tenue le 11 mai 2017, au siège du Ministère du Développement, de l’Investissement et de la Coopération Internationale (MDICI), a annoncé l’Agence italienne pour la Coopération au Développement-Tunis (AICS).
Les 5 Projets d’un cout total d’environ 25 millions d’euros, ont été approuvés sur la base des lignes stratégiques et des priorités d’action définies dans le mémorandum d’entente entre l’Italie et la Tunisie sur la Coopération au Développement, pour la période 2017-2020, signé à Rome le 9 Février 2017, lors de la visite effectuée par le Président de la République tunisienne en Italie, a ajouté la même source.
Les 5 projets approuvés portent sur un programme d’assainissement couvrant 8 villes dans 5 Gouvernorats tunisiens (Le Kef, Kasserine, Sidi Bouzid, Gafsa, Siliana), pour environ 40 MDT, la restructuration des locaux du Tribunal Administratif à Tunis pour environ 3 millions de dinars, la construction et la rénovation de services d’urgence dans les hôpitaux régionaux de Bizerte, Zarzis, Kasserine, Tataouine, ainsi que ceux de la Rabta et Mongi Slim, La Marsa, l’aménagement des centres de maternité et néonatologie de Monastir et Mahdia, pour un cout total estimé à 17 millions de dinars, le réaménagement des anciens locaux du service de néonatologie à l’hôpital Charles Nicolle de Tunis pour 0,6 million de dinars et la réalisation d’un projet pilote pour l’emploi dans le Gouvernorat de Kasserine, pour 0,4 million de dinars.
“En effet, la conversion de la dette est une décision politique qui témoigne de l’engagement de l’Italie aux cotés de la Tunisie à travers la conversion d’une partie de la dette extérieure du pays, ce qui permettra d’utiliser les ressources économisées pour la réalisation de projets de développement ayant un impact significatif sur les conditions de vie des populations, notamment dans les zones défavorisées”, a indiqué l’AICS, dans son communiqué.

Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Zied Laadhari, a fait savoir dans une interview accordée ce jeudi 18 mai 2017 au quotidien Le Maghreb que la Tunisie veut attirer un constructeur automobile pour implanter une usine capable de produire 100 mille voitures, ce qui permettra de créer 20 mille postes d’emploi pour les jeunes.

Et d’ajouter que toutes les parties du secteur œuvrent davantage afin de renforcer et de développer les industries automobiles en Tunisie.

Il semble que la Tunisie ait été piquée au vif par les réussites du Maroc et de l’Algérie en la matière, et qu’elle se décide enfin à voir grand, ce que d’ailleurs lui permet le niveau de ses installations et du savoir-faire de ses ingénieurs et techniciens…

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Voici ce qu’écrivait, Habib Karaouli, d’abord DG de la banque d’affaire BAT ensuite un éminent expert économique tunisien, dans un post sur les réseaux sociaux. Un Post sous forme d’un constat amère en matière de désinvestissement et qui plus est, par le Bureau de la Mise à Niveau, une structure publique qui perd, chaque année un peu plus, de sa brillance et de l’éclat de son activité. Karaouli écrit ainsi que «sept ans après la révolution, l’on est face à un constat implacable qui devrait interpeller les pouvoirs publics à plus d’un titre. Renforcement des inégalités, perte de vitalité et d’attractivité, résultats et abandons scolaires insoutenables, altération, irréversible dans certains cas, des conditions d’exercice de toute activité voire de la qualité de vie en dépit d’un contexte politique qui aurait dû favoriser une discrimination positive et une action sur l’égalité des chances, dégradation du mobilier urbain et des équipements collectifs, …. Il n’est pas de domaine qui ne soit concerné.

Mais c’est celui de l’investissement assurément et donc de la création de richesses et d’emploi que le constat est le plus effarant et constitue une véritable menace à notre tissu productif. Au-delà du caractère général de la décélération qui touche tous les gouvernorats aussi bien pour l’investissement domestique que pour l’investissement direct étranger, c’est dans les zones de développement régional prioritaires, que nous ne sommes plus dans une situation de décélération de l’investissement mais bien dans une situation de DÉSINVESTISSEMENT quand des entreprises qui existent sont entrain de fermer et donc de perdre des emplois.

Une revue des résultats du programme de mise à niveau des entreprises (2012-2016) illustre cette réalité criarde. En dépit du petit nombre d’entreprises concernées et du faible volume des Investissements requis, les entreprises de 7 gouvernorats à savoir Gafsa, Jendouba, Kébilli, Kef, Sidi Bouzid, Tataouine et Tozeur n’ont eu aucun financement pendant cinq ans en dépit de l’accord du bureau de mise à niveau sur leur plan de restructuration et donc sur leur chance non négligeable de survie. Dans deux autres gouvernorats à savoir Kairouan et Kasserine, le financement a été respectivement de 200 md et de 700 md (sur cinq ans !!!).

En attendant de trouver des solutions appropriées pour le financement de la PME-PMI-TPE à toutes les étapes de leur vie, les pouvoirs publics seraient bien inspirés d’agir pour rompre avec cette culture de l’échec et aux politiques de toute obédience d’en prendre la véritable mesure sous développante et de proposer de véritables politiques de sorties de crise loin de toute surenchère et de professions de foi béates. Un comité interdépartemental devrait être rapidement mis en place pour examiner les cas de ces entreprises une par une dans les gouvernorats concernés et agir par tous les moyens pour que ces entreprises ne périclitent et n’ajoutent davantage à la désespérance ambiante ».

 

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La croissance en Tunisie devrait augmenter au taux de 2,2% cette année et de 2,7% en 2018, selon les prévisions de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) dans son rapport du mois de mai.

Ce rebond est expliqué par celui de la production agricole suite à des fortes précipitations et par la reprise soutenue dans le tourisme et l’investissement.

Le rapport note que la croissance économique a été lente en 2016 pour se situer au taux de 1% contre 1,1% une année auparavant. Cette croissance modeste est attribuable à une reprise du secteur des services, compensant les baisses dans l’agriculture en raison des faibles niveaux de pluie, ainsi de l’extraction et du raffinage du pétrole et du gaz due à la réduction des investissements des compagnies pétrolières internationales.

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Un colloque sur “l’investissement et le co-développement économique en Tunisie” se tiendra le 18 mai 2017, au Sénat à Paris. Parrainé par la sénatrice de Seine Saint-Denis, Evelyne Yonnet-Salvator, il sera une occasion pour présenter une synthèse sur la conférence internationale sur l’investissement “Tunisia 2020”, organisée fin novembre 2016, à Tunis, ainsi que sur les réformes économiques engagées.

Des économistes, des hommes d’affaires et des experts examineront dans le cadre de trois tables rondes, les champs de développement économique. La première table ronde sera axée sur “les énergies renouvelables en Tunisie : une opportunité de richesse locale et un acteur incontournable de mix énergétique pour l’Europe”.

La note de présentation du colloque précise qu'”avec un ensoleillement compris entre 3000 et 3500 heures par an et un plan basé sur l’utilisation des énergies renouvelables, la Tunisie peut être un acteur incontournable de production et d’export énergétique destinés au marché local et à l’export vers l’Europe”.

La deuxième table ronde répondra à la question : ” quelle stratégie pour l’industrie manufacturière en Tunisie ? “. Le thème de la troisième table ronde sera : ” Tunisie : Hub entre l’Europe et l’Afrique, accélérateur de la filière numérique “.

Prendront part à ce colloque les ministres des Affaires étrangères et des Affaires sociales, Khemaies Jhinaoui et Mohamed Trabelsi ainsi que la présidente de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat, (Utica), Wided Bouchamaoui, le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (Ugtt) Noureddine Taboubi et le président du groupe d’amitié France-Tunisie du Sénat, Jean-Pierre Sueur.

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Le projet PSA s’est vu décerner le prix du “meilleur projet d’investissement dans la région Mena”, lors de la cérémonie de remise de prix d’investissement “AIM investment awards”, organisée en marge de “l’Annual investment meeting” (AIM) 2017 à Dubaï, apprenons-nous de medias24.com

Le projet PSA Maroc, proposé par l’Agence marocaine de développement des investissements (AMDI), pour une nouvelle usine qui sera implantée dans l’Atlantic Free Zone à Kénitra, a fait l’objet d’un nombre maximum de votes lors de la phase d’évaluation, indique la même source.

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Le directeur du cabinet présidentiel, Slim Azzabi, a déclaré que la productivité de l’administration tunisienne a reculé de 50% depuis 2010.

Lors de son audition, mercredi 26 avril 2017, par la commission de législation générale à l’ARP, il a assuré, citant un rapport du centre de supervision, des études et de développement, que l’absence d’investissement de la part des hommes d’affaires et des banques est derrière la détérioration de la situation économique du pays.

INTERVIEW

«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

AFRIQUE

Le président français, Emmanuel Macron, est décidément très actif sur le contient africain. Après avoir parrainé la force conjointe anti-djihadiste des pays du Sahel,...

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