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Manifestations

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Pendant que le président de la Guinée Conakry, Alpha Condé, parle affaires au sommet “Africa Investment Forum”, en Afrique du Sud, son pays est au bord de l’explosion. Des manifestations réprimées dans le sang par les forces de l’ordre causent des morts, le leader de l’opposition, Cellou Dalein Diallo, parle même de 100 victimes, rapporte BBC Afrique. Il a accusé les “bérets rouges“, une unité d’élite militaire, d’avoir causé le décès de 2 manifestants mercredi dernier.
Le directeur régional de la police, Boubacar Kassé, a également déclaré à l’AFP que “le brigadier-chef Bakary Camara, décédé jeudi, a été blessé par des jeunes qui lui ont administré des sévices corporels graves qui ne lui ont laissé aucune chance de vie“.

Le gouvernement fait ce qu’il peut pour tenter de maitriser la situation. Il s’est réuni en Conseil extraordinaire et a invité les jeunes à cesser les mouvements. Il se dit disposé à dialoguer avec l’opposition pour résoudre pacifiquement les problèmes. Pour le moment l’opposition calme le jeu et projette de demander 5 jours de deuil, en signe de solidarité avec les proches des victimes. Mais Diallo avertit que les manifestations reprendraient dès la semaine prochaine…

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Le nombre des mouvements de protestation enregistrés en 2018 est en hausse par rapport à celui enregistré au mois de septembre 2017 (370 mouvements sociaux), c’est un bond en avant de 33%, a confié à la TAP Najla Arfa, membre de l’Observatoire social tunisien. Vous me direz que la tendance n’est pas nouvelle et que depuis un fameux 14 janvier 2011, les citoyens manifestent pour un oui ou pour non. Mais attendez de connaitre les raisons pour lesquelles les Tunisiens battent le pavé : Des revendications ayant trait au délabrement des infrastructures, aux tares du système éducatif, aux dégâts infligés par les inondations dans certaines régions… Et ça pour le coup c’est nouveau. On peut s’en désoler, en y voyant une paupérisation de notre cadre de vie, en y voyant un affaiblissement de cet Etat censé nous protéger, mais on peut aussi y voir un sursaut citoyen pour des sujets autres que les doléances liées aux salaires, au chômage, aux prestations sociales, etc. Bref, cette affaire a quelque chose de rafraichissant et de rassurant quant à l’ancrage de vertus citoyennes qui pourraient être salvatrices, surtout dans la perspective de la décentralisation. Ces formes de protestations nouvelles sont peut-être la meilleure ordonnance pour une société malade, et surtout pour sa classe politique qui a tendance à s’étriper autour de dossiers mineurs – les chaises, les maroquins, le consensus, les élections, le gouvernement… -, oubliant l’essentiel, comme vient de le souligner très justement le secrétaire général de l’UGTT, pour une fois!

Le nombre des protestations sociales enregistrées durant le mois de septembre 2018 s’élève à 591, dont 547 mouvements de protestation collectifs, dix individuels et 34 suicides et tentatives de suicide, a affirmé Najla Arfa, lors d’une conférence de presse tenue lundi 29 octobre 2018 au siège du Forum Tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES) à Tunis.
La région du Kairouan a enregistré le nombre le plus élevé de protestations sociales (125 mouvements), suivie de la région de Gafsa (61), puis Sidi Bouzid (60) et enfin Sousse (49), a-t-elle précisé.

En ce qui concerne les cas de tentatives de suicide, Arfa a indiqué que la catégorie d’âge de 16 à 35 ans est la plus touchée, soit 55% de l’ensemble des cas enregistrés, suivi de la catégorie d’âge de 36 à 60 ans avec un taux de 35%.
La région de Gafsa a enregistré 13 cas de suicides et tentatives de suicide, puis le gouvernorat de Kairouan, avec 4 cas, suivi de la région de Nabeul, trois cas de tentatives de suicide, ensuite la région de Monastir avec deux cas et enfin un seul cas de tentative de suicide enregistré dans les régions de Tozeur, Ben Arous, Bizerte, Tunis, Médenine, Tataouine, Kasserine, Sidi Bouzid et Jendouba, a-t-elle fait savoir.

Sur un autre plan, des actes de violence ont été enregistrés dans les rues, les moyens de transport public, les locaux administratifs, les espaces publics, touristiques, sportifs et virtuels, le milieu professionnel et des commerces, a-t-elle signalé. Cette propagation et cette banalisation de la violence sont peut-être les problèmes les plus épineux pour une société enivrée par cette liberté qui lui est tombée sur la tête brutalement. Les derniers épisodes dans le foot, malheureux et consternants, nous le rappellent. Donc il y a cette conscience citoyenne qui émerge et fait du bien, mais il y a aussi ces débordements violents, quotidiens, comme les dernières éruptions tragiques à Sidi Hassine, juste parce que des douaniers sont venus faire leur boulot. Quand l’uniforme, quel qu’il soit, devient un ennemi, c’est la porte ouverte à tous les drames dans certains coins du pays. C’est un problème que la Tunisie devra régler, et rapidement.

S.L.

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Le ministre de l’intérieur Hichem Fourati, a inspecté jeudi 20 septembre 2018, la direction générale des unités d’intervention et la direction du district de la sûreté nationale à Tunis pour prendre connaissance de la préparation des différents corps des unités sécuritaires, des services sociaux, des sièges de commandement et des conditions de travail, indique un communiqué du département de l’intérieur.

Le ministre qui était accompagné du directeur général de la sécurité nationale, Rached Bettaieb, a rencontré les responsables sécuritaires.

Hichem Fourati a souligné à cette occasion la poursuite des efforts pour “améliorer les conditions de travail des forces de sécurité, la mobilisation des moyens humains et matériels, le maintien de la sécurité générale et la prévention contre le terrorisme et les différentes manifestations du crime tout en se préparant aux prochaines échéances”, indique-t-on de même source.

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L’ONU met son nez dans la loi de finance ! Et puis quoi encore !

Le Rapporteur Spécial des Nations Unies sur le droit de réunion pacifique et d’association, Clément Nyaletsossi Voule, effectuera une visite officielle en Tunisie du 17 au 28 septembre 2018. «Mon but est d’identifier les progrès effectués depuis la révolution de 2011 en matière d’exercice des libertés de réunion pacifique et d’association ainsi que les défis rencontrés afin de garantir la pleine jouissance de ces droits par le peuple tunisien», a déclaré le Rapporteur spécial Clément Voule. Et le responsable onusien de préciser que «un certain nombre de questions seront examinées [Ndlr : pendant cette réunion organisée à l’initiative tunisienne, précise le bureau de l’ONU à Tunis pour Africanmanager], telles que la loi de finance 2018 qui a provoqué les manifestations de janvier de cette année. En outre, le projet de loi relatif au registre national des entreprises ainsi que le décret-loi 88-2011, qui régit les associations en Tunisie, constitueront également des points centraux de la visite». Ça, c’est une première mondiale. On n’a pas encore vu, d’après nos connaissances journalistiques, l’institution onusienne mettre le nez dans les lois financières, même du plus pauvre ou du plus dépendant des pays africains et encore moins de l’Asie ou l’Europe !

Pourquoi alors Clément Nyaletsossi Voule ne viendrait-il pas désormais siéger au Conseil des ministres, se prendre un bureau chez le ministre des Finances ou même siéger à l’ARP, pour veiller à ce que la prochaine loi de finance ne perturbe pas le libre exercice des libertés de certains Tunisiens, mécontents de tout, qui ne travaillent pas et ne laissent pas les autres travailler ?

Cette autre liberté n’intéresse-t-elle pas l’ONU dont d’autres institutions (FMI et Banque Mondiale) financent un pays où certains usent et abusent de certaines libertés jusqu’à mettre en grave péril ses chances de reprise économique et de sortie de la grave crise financière, pour que le FMI et la BM puissent convenablement récupérer leurs crédits sans mettre en péril son indépendance comme en 1881 ? N’est-ce pas de l’interventionnisme pur et simple dans la liberté du gouvernement de prendre les mesures nécessaires au développement de l’économie du pays ?

Clément Nyaletsossi Voule notera-t-il dans son prochain rapport que la liberté de chacun s’arrête là où commence celle des autres ? Y parlera-t-il du droit de grève qu’utilise depuis quelques années la centrale syndicale primée par le Nobel de la Paix, pour empêcher aussi bien la transition politique qu’économique de la Tunisie ? Les témoignages internationaux de ce dérapage sont pourtant nombreux. Y prêtera-t-il attention lorsqu’il rencontrera, peut-être, Noureddine Taboubi et son UGTT qui avait tout fait pour éliminer le droit au travail dans la Constitution et même de réglementer le droit de grève, pour qu’il ne devienne pas l’instrument de destruction économique qu’il est désormais en Tunisie ?

Va pour la liberté de disposer de son corps pour les gays et lesbiennes, comme le voudrait l’Europe. Va aussi pour toutes les libertés contenues dans le rapport de la Colibe. Mais Voule ira-t-il parler aux associations de défense des libertés qui s’étaient trompées en prenant le parti de terroristes, libérés après la révolution et qu’on a vite fait de retrouver derrière d’autres actes terroristes après la révolution aussi ? Parlera-t-il à ces autres associations de défense de je-ne-sais-quoi et de leurs libertés d’embrigader des jeunes pour tous les foyers de tension du monde ? Cela aussi est une liberté. Voule la défendrait-elle, alors que son ONU voit chaque jour les dommages sanglants de ces associations dans la chair et sur la liberté des populations du Sahel et même en Libye voisine ? L’ONU n’avait-elle pas applaudi aux interventions, américaine et française, en Libye et les dégâts qu’en a subis et subit encore la Tunisie où il vient contrôler le bon exercice des libertés ? Contrôlerait-il aussi la bonne application de ces libertés et en ferait-il mention dans son rapport ?

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L'ONU, oui, veut mettre son nez dans la loi de finance 2018 !

Le Rapporteur Spécial des Nations Unies sur le droit de réunion pacifique et d’association, Clément Nyaletsossi Voule, effectuera une visite officielle en Tunisie du 17 au 28 septembre 2018.

« Mon but est d’identifier les progrès effectués depuis la révolution de 2011 en matière d’exercice des libertés de réunion pacifique et d’association ainsi que les défis rencontrés afin de garantir la pleine jouissance de ces droits par le peuple tunisien », a déclaré le Rapporteur spécial M. Clément Voule.

La Tunisie a réalisé beaucoup d’acquis dans plusieurs domaines durant les dernières sept années, y compris le développement d’une bonne collaboration avec les mécanismes onusiens des droits de l’homme, ce qui a abouti à des réformes institutionnelles significatives dans un délai relativement court. Le rôle de la société civile dans cette phase de transition a été significatif et a été récompensé par le prix Nobel de la paix 2015 décerné au Quartette du dialogue national tunisien, regroupant l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica), l’Ordre national des avocats de Tunisie et la Ligue tunisienne des droits de l’homme.

Toutefois, le manque d’une amélioration stable des conditions de vie continue à provoquer des vagues de démonstrations, comme en témoignent les manifestations contre la détérioration des conditions de vie au début de l’année qui ont marqué le septième anniversaire de la révolution.

Un certain nombre de questions seront examinées, telles que la loi de finance 2018 qui a provoqué les manifestations de janvier de cette année. En outre, le projet de loi relatif au registre national des entreprises ainsi que le décret-loi 88-2011, qui régit les associations en Tunisie, constitueront également des points centraux de la visite.

Afin d’examiner ces questions, le Rapporteur spécial se rendra à Tunis, Médenine, Kébilli et Kairouan. Il rencontrera des haut-fonctionnaires dont les représentants de plusieurs Ministères, des membres du Parlement et du système judiciaire, et d’autres institutions publiques. Il s’entretiendra également avec les représentants des différents partis politiques, ainsi que les représentants des ONGs, de la société civile et de l’équipe des Nations Unies.

Voule partagera ses conclusions préliminaires lors d’une conférence de presse le vendredi 28 septembre à 11 heures, heure locale, au Novotel, Ave Mohamed V, à Tunis. L’accès à la conférence de presse est strictement réservé aux journalistes.

Les conclusions et recommandations du Rapporteur spécial seront présentées dans un rapport lors de la 41ème session du Conseil des droits de l’homme en juin 2019.

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Le Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) a dénoncé vendredi la répression violente de manifestations en République démocratique du Congo (RDC).

« Nous sommes vivement préoccupés par la répression violente des manifestations pacifiques des organisations de la société civile et des partis politiques de l’opposition avant le début de la campagne électorale en République démocratique du Congo, malgré les engagements publics pris par les autorités congolaises de lever l’interdiction des manifestations en place depuis 2017 », a déclaré une porte-parole du HCDH, Ravina Shamdasani, lors d’un point de presse à Genève.

Selon le Haut-Commissariat, si certaines améliorations ont été constatées dans le contrôle des foules et le maintien de l’ordre public et de la sécurité, la police congolaise a continué à faire un usage excessif de la force contre des militants politiques et des manifestants, tuant un militant politique dans le sud-est du pays, et procédant aux arrestations de dizaines d’autres.

Répression violente à Lumumbashi et à Goma

Le 1er septembre, à Lubumbashi, dans la province du Haut-Kananga, un homme a été tué avant une réunion politique de la plateforme de partis de l’opposition « Ensemble pour le changement ». Au moins neuf autres personnes ont été arrêtées. « Nous comprenons que l’une de ces personnes a été libérée, tandis que d’autres ont été accusées de rébellion, d’association criminelle, de vandalisme, d’insultes contre un agent public et de destruction par incendie », a dit Mme Shamdasani.

Toujours à Lubumbashi, le lundi 3 septembre, la police a dispersé une manifestation du mouvement citoyen, « Lutte pour le changement » (Lucha), qui tentait de remettre un mémorandum aux bureaux provinciaux de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) pour protester contre l’utilisation de la machine à voter. Cette action faisait partie d’une manifestation à l’échelle nationale.

Au moins 65 manifestants ont été arrêtés à Lubumbashi, Kinshasa, Bukavu, Goma et Mbuji-Mayi. Dans d’autres villes comme Beni, Butembo et Kananga, des manifestations ont eu lieu sans incident.

Les incidents de septembre font suite à la répression violente des manifestations de début août à Lubumbashi et à Kasumbalesa. Les 2 et 6 août, les forces de sécurité ont dispersé des manifestants en utilisant des gaz lacrymogènes et des balles réelles, ce qui a entraîné la mort d’une femme et de deux garçons âgés de 10 et 15 ans. Trois autres personnes ont été blessées par des balles réelles. Au moins 55 personnes ont été arrêtées à Kasumbalesa et au moins 34 ont été arrêtées à Lubumbashi. Sur ces 89 personnes, 68 sont toujours en détention préventive et ont été accusées de vol qualifié, de destruction, d’incitation au manquement envers les autorités et de rébellion.

Respecter les droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique

A l’approche des élections nationales du 23 décembre prochain, le HCDH a exhorté les autorités congolaises à respecter les droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique.

« Toute allégation de recours excessif à la force par la police et les forces de sécurité doit faire l’objet d’une enquête en vue de déterminer les responsabilités », a affirmé la porte-parole du HCDH, signalant que la justice était restée inaccessible pour les personnes tuées et blessées dans le passé à la suite d’un usage excessif et disproportionné de la force par les forces de défense et de sécurité depuis 2016.

Enfin le HCDH a réitéré son soutien à toutes initiatives « contribuant à traduire en justice les auteurs de ces violations ».

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Plusieurs milliers de partisans du dirigeant de l’opposition russe, Alexeï Navalny, ont manifesté à son appel dimanche dans toute la Russie contre l’augmentation de l’âge de la retraite.

Les modifications proposées au régime des retraites, actuellement soumises au parlement, ont fait baisser de 15 points de pourcentage la cote de popularité du président Vladimir Poutine.

Elles constituent la mesure la plus impopulaire prise par le gouvernement depuis la décision prise en 2005 de supprimer les avantages de l’ère soviétique, ce qui avait entraîné des manifestations de retraités dans tout le pays.

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L’Union Tunisienne de l’industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTICA) a exprimé sa vive inquiétude suite à la poursuite de la fermeture du passage frontalier de Ras Jedir, affirmant à ce propos que les conséquences de cette mesure pèseront très lourd sur les opérateurs économiques tunisiens.

Dans un communiqué publié ce jeudi 30 août 2018, l’UTICA a affirmé que «la fermeture du passage frontalier qui se poursuit depuis juillet dernier a paralysé l’activité commerciale de plusieurs entreprises, dont notamment celles qui sont menacées de faillite à cause du sit-in des commerçants de Ben Guerdane».

On rappelle que des manifestants de Ben Guerdane protestent depuis deux jours contre la persistance de la crise due à la fermeture du passage frontalier de Ras Jedir, depuis deux mois.

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Le ministre de l’Economie, Mohamed Boussaïd, est le premier haut responsable à essuyer la colère royale cette année. Il a été limogé mercredi 1er août 2018, rapporte RFI. Le communiqué très laconique du cabinet de Mohammed VI ne dit rien sur les vrais motifs de cette décision-surprise, mais personne n’est dupe. En effet son départ intervient deux jours seulement après l’allocution du roi demandant au gouvernement de s’activer pour transformer le modèle économique et social, et venir en aide aux populations. A noter que Mohammed VI a fait ce discours retentissant à Al Hoceïma, capitale du Rif, en ébullition depuis plus d’un an du fait de la paupérisation de ses habitants…
Boussaïd est le parfait bouc émissaire en ce moment. En effet le contexte socio-économique a rarement été aussi agité, avec notamment le boycott par les consommateurs de trois grandes marques locales du fait de la flambée des prix.
Il y a aussi les remous suite aux verdicts très sévères prononcés contre des dizaines de leaders du mouvement du Hirak, jusqu’à 20 ans de prison pour leur chef du file, Nasser Zefzafi, une très mauvaise publicité pour le royaume. Le roi se devait donc de faire quelque chose, d’émettre des signes selon lesquels les sanctions ne sont pas uniquement réservées aux citoyens. C’est le principe même de la reddition des comptes réaffirmée en octobre dernier par Mohammed VI et qui avait valu aux ministres de la Santé, de l’Education et de l’Habitat leur limogeage en octobre 2017, plus une autre grosse vague en novembre de la même année…

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L’annonce de la signature de l’accord sur la revalorisation des pensions de retraite n’a pas calmé la colère et les inquiétudes des concernés. Abdelkader Nasri, secrétaire général de la Fédération des retraités, l’a fait savoir ce mardi 31 juillet 2018, sur Shems FM.
Il a brandi la menace d’une manifestation dans tout le pays le jour de Aïd El Idha, en signe de protestation contre la non application par le gouvernement des accords paraphés. Les retraités exigent, entre autres, que leurs pensions montent de 6%, comme le stipule l’accord signé entre le gouvernement et l’UGTT…

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L’ambassade du Royaume-Uni a Tunis a apporté ce jeudi 05 juillet 2018, sur sa page Facebook, un démenti formel aux bruits selon lesquels elle aurait financé une campagne de soutien aux manifestations sur le territoire tunisien. Le texte dit ceci :
Suite à de récents rapports incorrects, l’Ambassade Britannique en Tunisie tient à préciser que le gouvernement Britannique ne finance aucune campagne médiatique pro-gouvernementale en faveur de l’exécutif Tunisien ou contre les protestations sociales. Nous avons été déçus par des reportages médiatiques totalement incorrects qui ont déformé cette position et prétendu à tort que le Royaume-Uni avait contredit le gouvernement Tunisien. Le gouvernement Britannique fournit une assistance technique par le biais de programmes de développement du Royaume-Uni qui aident le secteur public Tunisien à s’engager avec le peuple Tunisien de manière transparente”.

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Vingt ans de prison. C’est la peine à laquelle ont été condamnés quatre des jeunes Rifains considérés comme les meneurs du Hirak (« mouvance »), ce mouvement de contestation sociale qui avait agité le nord du Maroc en 2016-2017, rapporte lemonde.fr

Le verdict, rendu dans la nuit du mardi 26 au mercredi 27 juin par la chambre criminelle de la cour d’appel de Casablanca, est d’une grande sévérité pour une partie des cinquante-trois accusés, dont Nasser Zefzafi, 40 ans, devenu la figure emblématique de ce mouvement.

Accusés de « complot visant à porter atteinte à la sécurité de l’Etat », les quatre hommes encouraient jusqu’à la peine de mort. Trois autres accusés ont été condamnés à quinze ans de réclusion, sept d’entre eux à dix ans et dix à cinq ans. Le reste des peines varie entre deux et trois ans de prison. La cour ne s’est pas encore prononcée sur le cas du journaliste Hamid El-Mahdaoui qui encourt jusqu’à cinq ans de prison pour « non-révélation d’attentat contre la sûreté de l’Etat » – le verdict devrait être connu le 28 juin, indique la même source.

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Que prépare l’actuel président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila ? En effet des affiches fabriquées par ses partisans et le présentant comme “candidat” à la présidentielle du 23 décembre prochain ont commencé à fleurir un peu partout à Kinshasa, selon l’AFP. Il n’en fallait pas plus pour susciter l’ire de la société civile et de l’opposition, qui pointent une “stratégie dangereuse”.

Ces affiches “font partie d’une stratégie politique dangereuse mise en place par le PPRD” afin de “préparer l’opinion à accepter un troisième mandat pour le président Kabila”, a déclaré Georges Kapiamba, président de l’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ).
Nous condamnons cette attitude et nous en appelons au sens de la responsabilité du président Kabila pour qu’il mette fin à ces manœuvres mijotées par ses proches collaborateurs”, a-t-il ajouté.
Même son de cloche chez l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), vieux formation de l’opposition : cet affichage “montre que M. Kabila est en train de tout manigancer pour se maintenir au pouvoir”.
C’est dangereux, nous ne l’accepterons jamais même si les hommes de Kabila sont prêts à tout”, a affirmé Peter Kazadi, directeur du cabinet adjoint du président de l’UDPS.

Pour rappel, pas plus tard que le 7 mai 2018, la présidence congolaise avait tenté de calmer les inquiétudes des opposants et de la communauté internationale en démentant toute intention de Kabila de briguer un troisième mandat, ce que de toute façon la Constitution lui interdit formellement.
Au pouvoir depuis 2001, il était censé déguerpir en décembre 2016, date de l’expiration de son deuxième et dernier mandat. Mais depuis il multiplie les manoeuvres pour se cramponner à son fauteuil, n’hésitant pas à réprimer dans le sang la contestation populaire…

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L’ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, Nikki Haley, a posé mardi 15 mai 2018 un acte qui en dit long sur la distance qui nous sépare d’un vrai accord de paix en Palestine. En quittant la réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies juste avant que son homologue palestinien s’exprime, Haley a surtout confirmé que l’administration américaine a définitivement choisi Israël dans ce face à face sanglant qui dure depuis des décennies.

Avant de faire ce geste incroyable et insensé au regard des gros enjeux au Moyen-Orient, Nikki Haley a tout de même pris soin de défendre le carnage perpétré par l’armée israélienne à Gaza, pour stopper la vague de manifestations contre l’inauguration de la nouvelle ambassade américaine à Jérusalem, un projet que le président Donald Trump a tenu à finaliser en dépit de l’indignation de la communauté internationale.

Les États-Unis déplorent les morts mais il y a beaucoup de violence dans la région“, a déclaré Haley devant le Conseil de sécurité, rapporte l’AFP. Pourtant l’assistance avait fait ce qu’il fallait en observant une minute de silence au début de la réunion, à la mémoire des victimes. “Israël a fait preuve de retenue” lors des incidents de lundi, a osé affirmer l’ambassadrice américaine, ajoutant qu'”aucun pays dans cette salle n’aurait agi avec autant de retenue que ne l’a fait Israël“.

Avec Trump à la Maison Blanche, la paix dans le chaudron du Moyen-Orient n’a jamais paru aussi illusoire…

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Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, a exhorté vendredi Israël à empêcher l’usage « excessif » de la force contre les manifestants palestiniens à Gaza et demandé que les responsables soient tenus comptables de leurs actions.

Selon le Bureau des Nations Unies aux droits de l’Homme (HCDH), 42 Palestiniens ont été tués au cours des quatre dernières semaines le long de la barrière séparant Gaza d’Israël et plus de 5.500 ont été blessés dont 1.739 par des munitions réelles tirées par les Forces de sécurité israéliennes.

« Chaque semaine, nous assistons à des exemples de recours à la force létale contre des manifestants désarmés », a déclaré Zeid Ra’ad Al Hussein dans un communiqué. Des dizaines de milliers de Palestiniens de la bande de Gaza se rassemblent chaque vendredi depuis fin mars pour revendiquer le droit des Palestiniens à retourner sur les terres dont ils ont été chassés ou qu’ils ont fuies à la création d’Israël en 1948.

Parmi les Palestiniens tués figurent quatre adolescents « dont trois enfants tués par une balle dans la tête ou le cou ». En outre, 233 enfants ont été blessés par des balles réelles, avec des lésions qui se traduiront par des incapacités permanentes, notamment par l’amputation des membres.

« Il est difficile d’imaginer que des enfants, même ceux lançant des pierres, puissent constituer une menace de mort imminente ou de blessure grave pour des membres des forces de sécurité lourdement protégés », a ajouté le Haut-Commissaire, tout en se référant au cas de Mohammad Ayyoub, 14 ans, qui a été tué d’une balle dans la tête le 20 avril dernier.

Des décès qui pourraient constituer des assassinats délibérés de civils
Le Haut-Commissaire a regretté que les avertissements des Nations Unies et d’autres soient apparemment restés lettre morte, « car l’approche des forces de sécurité de semaine en semaine ne semble pas avoir changé », a-t-il dit.

De plus, les services du Haut-Commissaire notent que beaucoup de ceux qui cherchent un traitement à l’extérieur de Gaza se sont vu refuser par Israël la permission de partir, ce qui a aggravé les souffrances. « Ces morts pourraient constituer des assassinats délibérés de civils, en violation flagrante de la quatrième Convention de Genève, par laquelle Israël est lié en tant que puissance occupante », a dit M. Zeid.

« Pour les nombreux autres meurtres présumés de civils non armés par les forces de sécurité israéliennes qui se déroulent hors caméra, il semble y avoir peu ou pas d’efforts pour appliquer l’Etat de droit », a regretté le Haut-Commissaire. Pour le HCDH, les morts et les blessés survenus à Gaza au cours des dernières semaines soulignent également l’importance une solide structure d’obligation redditionnelle pour tout crime présumé, comme l’a souligné le Secrétaire général lorsqu’il a appelé à une enquête indépendante et transparente sur les assassinats récents.

Dans ces conditions, Zeid Ra’ad Al Hussein estime que « chaque pays a l’obligation au nom des droits de l’Homme de s’assurer que tout décès et blessure grave fassent l’objet d’une enquête et que les responsables répondent de leurs actes devant la loi ».

« Malheureusement, dans le contexte de ce conflit éternel, des enquêtes sérieuses semblent être menées uniquement lorsque des preuves vidéo ont été rassemblées de façon indépendante », a rappelé M. Zeid, reprochant au gouvernement israélien, son « incapacité » à poursuivre ces violations et d’« encourager » ses forces de sécurité à recourir à la force létale contre « des êtres humains désarmés, même s’ils ne représentent pas de menace ».

En conclusion, M. Zeid a exprimé sa vive préoccupation par le fait qu’à la fin de la journée, et les vendredis à venir synonymes de jour traditionnel de protestations, plus de Palestiniens seraient tués, simplement parce qu’ils se seraient approchés d’une barrière en exerçant leur droit de manifester.

« Ces tendances remettent en question dans quelle mesure les règles d’engagement des Forces de sécurité israélienne, qui ne sont pas publiques, sont-elles conformes au droit international, ou du moins à quel degré elles respectent ses propres règles », a fait remarquer le chef des droits de l’homme de l’ONU.

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À l’issue d’une visite en Ethiopie, le chef des droits de l’homme de l’ONU s’est félicité de la libération d’un grand nombre de prisonniers politiques et appelé à saisir l’optimisme et l’espoir suscités pour faire respecter les droits humains de tous.

Le Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, a conclu jeudi une mission de cinq jours en Ethiopie. Au cours de ce qui fut sa seconde visite dans le pays, M. Zeid s’est rendu à Addis-Abeba et dans la région d’Oromia qui a été le théâtre de manifestations violemment réprimées.

Lundi dernier, M. Zeid a rencontré les autorités régionales et les chefs traditionnels, les Aba Gadas, en présence de représentants du gouvernement éthiopien. Lors de ces rencontres, le chef des droits de l’homme de l’ONU s’est dit frappé par l’expression franche et robuste des griefs exprimée par les Aba Gadas.

« Les Aba Gadas ont également parlé de leurs espoirs de travailler avec le nouveau gouvernement pour résoudre les problèmes de droits de l’homme de longue date dans la région », a dit le Haut-Commissaire. « Ils ont parlé de la façon dont ils continueront à faire pression pour que la vérité soit racontée sur ce qui s’est passé au cours des dernières années, y compris pendant les manifestations où des gens ont été tués ».

Les chefs traditionnels rencontrés par M. Zeid, ont exigé des enquêtes et une reddition de comptes pour un usage excessif de la force par les autorités. « Ils ont exprimé leur désir de justice et de respect des droits de l’homme pour tous les Ethiopiens et de faire entendre leurs voix sans crainte de représailles », a dit le Haut-Commissaire.

M. Zeid a souhaité que le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) ait davantage accès aux régions d’Oromia et d’Amhara afin que ses services puissent mener des conversations plus approfondies avec différentes personnes.

« Cela nous permettra de mieux évaluer la situation des droits de l’homme, d’aider le gouvernement à élargir l’espace démocratique et à faire en sorte que la reddition des comptes soit établie pour les violations des droits de l’homme », a dit le Haut-Commissaire, soulignant les fortes attentes à cet égard.

Libération des prisonniers politiques

Lors de sa visite en Ethiopie, M. Zeid a eu l’occasion de s’entretenir en privé avec un certain nombre des blogueurs et opposants politiques arrêtés en raison de leur participation à des manifestations et de leurs critiques à l’égard du gouvernement, puis libérés. « Il y avait un espoir énorme, mais aussi de l’anxiété », a dit le Haut-Commissaire. « Un ancien détenu politique a dit: ‘Nous avons été victimes de promesses non tenues à plusieurs reprises’».

Les représentants de la société civile, blogueurs, chefs religieux et opposants politiques rencontrés par le Haut-Commissaire ont fait part de nombreuses préoccupations importantes concernant les droits de l’homme. « Ils ont appelé à de nouvelles libérations de personnes détenues simplement pour avoir exercé leurs droits à la liberté de réunion, d’expression et d’opinion », a dit M. Zeid qui a salué la fermeture du centre de détention de Maekelawi.

« Ils ont également appelé à la levée de l’état d’urgence, à la réforme des autorités chargées de l’application de la loi, au système pénitentiaire et à la réforme judiciaire, en faveur du renforcement de l’indépendance des institutions », a ajouté le chef des droits de l’homme de l’ONU. « Ils ont appelé à un dialogue politique inclusif et à ce que tous les Éthiopiens puissent parler, tweeter, bloguer et protester sans craindre d’être arrêtés ».

Protocole d’entente entre le HCDH et le gouvernement éthiopien

Dans la capitale éthiopienne, M. Zeid s’est entretenu avec le nouveau Premier Ministre Abiy Ahmed et d’autres responsables du gouvernement.

Mercredi, le chef de la diplomatie éthiopienne et le Haut-Commissaire ont signé un protocole d’entente entre le Bureau régional des droits de l’homme des Nations Unies pour l’Afrique de l’Est et le gouvernement éthiopien, qui vise à renforcer la capacité du HCDH à agir dans le pays et la région.

« Je me réjouis que le gouvernement reconnaisse le rôle important que le Bureau peut jouer pour faire progresser la promotion et la protection des droits de l’homme », a dit Zeid. « Nous avons déjà offert notre aide pour réviser la Proclamation sur les organismes de bienfaisance et les sociétés, la loi antiterroriste et les lois sur les médias, qui ont désespérément besoin d’être réformées ».

Le Haut-Commissaire a également rencontré le chef de la Commission nationale éthiopienne des droits de l’homme. « Alors que mon bureau travaille avec la Commission, nous pensons que des efforts plus importants devraient être faits pour la rendre totalement indépendante », a-t-il dit.

En Ethiopie, M. Zeid a rappelé que les objectifs de son bureau et du gouvernement doivent être les mêmes : « veiller à ce que les droits de l’homme de tous en Éthiopie soient pleinement respectés ».

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La vie a repris son cours normal à Tataouine, mardi matin, après l’intervention des forces de l’ordre, durant la nuit précédente, pour enlever les barricades bloquant les routes principales érigées par les protestataires.

En même temps, il a été procédé à l’arrestation d’un présumé agresseur qui aurait lancé une brique contre une patrouille de la Garde nationale. Un agent touché à la tête (au niveau de l’oreille) a subi une intervention chirurgicale à l’hôpital régional.

Le gouverneur de Tataouine a tenu une rencontre, lundi soir, avec les membres de la coordination d’El Kamour qui réclament la libération du porte-parole de leur mouvement, Tarak Haddad, tout en appelant à manifester pacifiquement. Auparavant, le gouverneur a reçu la mère de Tarak Haddad.

Depuis samedi 31 mars 2018, la ville de Tataouine est paralysée par les protestations des sans emploi qui réclament l’application de l’accord d’El Kamour du 16 juin 2017 et, notamment, le recrutement de mille personnes au sein de la société de l’environnement et l’allocation d’un fonds de l’investissement et du développement.

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Les accrochages ont repris, mercredi, à Mdhila, entre les forces de l’ordre et des protestataires qui réclament de l’emploi et l’interruption des poursuites à l’encontre des sit-ineurs. Le commissariat de la ville a été incendié.
Les altercations ont commencé près du service de transport des ouvriers de la Compagnie des phosphates de Gafsa, situé en centre-ville de Mdhilla, avant de s’étendre à d’autres lieux, jusqu’au commissariat qui a été la cible de jets de pierre. Les forces de l’ordre ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogène afin de disperser les manifestants. Elles se sont, ensuite, retirées des environs du commissariat.
La ville de Mdhilla connait, depuis le week-end dernier, une vague de protestations, suite à l’annonce, le 16 mars 2018, par la délégation gouvernementale, d’une série de décisions et de projets “visant à impulser l’emploi et le développement dans la région de Gafsa”.
Les sit-ineurs de Mdhilla, qui réclament de l’emploi, considèrent que ces mesures sont insuffisantes et ne mentionnent pas de quota réservé à leur délégation, selon leur porte-parole, Salah Tlijani. Au lieu d’écouter les protestataires, les autorités les poursuivent en justice, déplore-t-il.
Début mars, le ministère public à Gafsa a ouvert une enquête suite à une plainte de la CPG contre le blocage de la production de la compagnie, par des protestataires, durant un mois et demi, suite à l’annonce, le 20 janvier dernier, des résultats du concours lancé par la CPG.
Depuis, l’activité a repris, de manière régulière, dans les délégations du bassin minier, à Metlaoui, Redeyef et Om Larayes, sauf à Mdhilla où des perturbations continuent à cause des mouvements de protestation.

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Le droit à la liberté de réunion pacifique a été sévèrement restreint et souvent violemment réprimé en République démocratique du Congo (RDC) en 2017 et cette tendance continue encore cette année, selon un rapport de l’ONU publié lundi 19 mars 2018. Le rapport* documente les meurtres et d’autres violations graves des droits de l’homme dus à un recours excessif à la force par les services de sécurité et les forces de défense lors de manifestations.

Entre le 1er janvier 2017 et le 31 janvier 2018, au moins 47 personnes, dont des femmes et des enfants, ont été tuées par les services de sécurité et les forces de défense dans le cadre de manifestations. Les services de sécurité congolais ont tenté de dissimuler ces graves violations des droits de l’homme en enlevant les corps des victimes et en entravant le travail des observateurs nationaux et internationaux, indique le rapport.

Ce rapport, publié conjointement par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme et la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO)**, décrit le non-respect de la législation nationale et des normes internationales, notamment les principes de légalité, nécessité, proportionnalité, précaution et la responsabilité des services de sécurité et des forces de défense, relatifs au recours à la force, lors de la répression de manifestations pacifiques entre janvier 2017 et janvier 2018.

Le rapport se fonde sur des informations recueillies au cours de six journées principales de mobilisation et indique que, bien que quelques personnes armées de bâtons et de balais aient tenté de commettre des actes de violence pendant certaines manifestations, la grande majorité des manifestants était pacifique. Le recours excessif à la force – y compris la force létale – par les autorités était donc illégal, injustifié et disproportionné.

Le rapport indique également que les restrictions croissantes des droits et libertés fondamentaux, associées à des discours incendiaires et à des menaces contre les manifestants, sont un sujet de préoccupation majeure à un moment où il est particulièrement important de créer un environnement propice à la tenue d’élections pacifiques.

La Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies en RDC, Leila Zerrougui, a déclaré que le rapport soulignait une impunité constante et un rétrécissement continu de l’espace démocratique dans le pays observés depuis le début de l’année 2015.

“Ceci est incompatible avec la lettre et l’esprit de l’Accord du 31 décembre 2016 et ses mesures de décrispation. Les manifestations sont intrinsèquement liées à la liberté d’expression et il est absolument nécessaire que toutes les voix puissent être entendues dans le contexte des prochaines élections”, a déclaré Madame Zerrougui.

“La création par le Ministère des droits humains d’une commission mixte d’enquête*** avec la participations de représentants de la société civile est un développement positif dans le cadre de la lutte contre l’impunité et les réparations pour les victimes.”, a-t-elle ajouté. La Représentante spéciale du Secrétaire général s’est félicitée des conclusions de la Commission et a demandé qu’elles soient intégralement et rapidement mises en œuvre. En outre, elle a affirmé la disponibilité des Nations Unies à fournir un appui à cet égard.

Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, a déclaré que la répression systématique des manifestations, y compris en recourant à une force disproportionnée, constitue une violation grave du droit international des droits de l’homme et des lois de la RDC. Il est urgent d’ouvrir des enquêtes crédibles, transparentes et indépendantes sur ces violations et sur d’autres allégations.

“Il est particulièrement inquiétant que les services de sécurité et les forces de défense recourent à cette violence avec une impunité presque totale, ce qui peut être perçu comme une incitation à réprimer”, a-t-il déclaré. “Nous assistons à un anéantissement des voix discordantes à tout prix – même au prix de vies humaines – en RDC avec le déploiement systématique des forces armées aux côtés de la Police nationale congolaise pour gérer les manifestations.”

La Représentante spéciale et le Haut-Commissaire ont exhorté le gouvernement à permettre l’exercice des droits de réunion pacifique et d’expression, alertant sur le fait que la répression n’engendre de la frustration, détérioration significative de la sécurité dans le pays et constituer une menacer le processus électoral. Pour des élections crédibles à la fin de cette année, le gouvernement a l’obligation de veiller au respect et à la jouissance des droits civils et politiques.

* Le rapport complet en français peut être consulté ici: http://www.ohchr.org/Documents/Countries/CD/BCNUDH-Report_March2018.pdf

** Le Bureau conjoint des Nations Unies pour les droits de l’homme, créé en février 2008, inclut la Division des droits de l’homme de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) et le bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme en RDC (OHCHR-DRC).

*** A la demande du gouvernement de la République démocratique du Congo, le rapport de la commission mixte d’enquête est annexé comme réponse au rapport des Nations Unies.

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Jerada a encore bougé, manifesté, par milliers, vendredi 16 mars 2018, bravant l’interdiction des autorités. Les habitants de cette ancienne ville minière du nord-est du Maroc exigent une “alternative économique” et la libération de militants placés en détention dernièrement, rapporte l’AFP.

Plutôt la mort que la soumission”, ont clamé les manifestants. “On sait qu’il y a des barons qui ont profité de la situation, qui ont des rentes, qui profitent de la misère des gens (…) il faut leur demander de rendre des comptes“, ont-ils affirmé.
‘‘C’est pas que le problème de Jerada, c’est le Maroc tout entier, il est construit comme ça, sur un faut contrat social qui est basé sur l’opportunisme, si on veut rentrer dans un vrai contrat social, construire un contrat social, il faut demander aux puissants, ceux qui ont profité de la misère des Marocains de rendre des comptes d’abords et ensuite, on pourra construire un climat de confiance”, dénonce Omar Belafrij, un député marocain.

Pourtant le gouvernement a dévoilé il y a deux mois un plan d’action économique de grande envergure qui avait fait baisser la tension, mais les choses se sont gâtées le week-end dernier suite à une vague d’arrestations.

Les remous sont nés du décès de deux mineurs dans un puits clandestin d’extraction de charbon, en décembre 2017 ; depuis les autorités tentent de ramener le calme dans cette commune qui fait partie des plus démunies et délaissées du royaume, d’après les données du Haut Commissariat au Plan (HCP), l’organisme des statistiques marocain.

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