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Manifestations

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Des milliers de partisans de l’opposition guinéenne manifestaient à Conakry pour exiger du président Alpha Condé le respect d’accords politiques prévoyant notamment la tenue d‘élections locales sans cesse repoussées, selon l’AFP.

Des responsables de l’opposition, comme l’ex-Premier ministre Cellou Dalein Diallo et le député Pape Coly Kourouma, étaient en tête d’un cortège de milliers de personnes, parti de Cosa, une banlieue de la capitale, et devant aboutir à un rassemblement devant le stade du 28 septembre, un itinéraire d’une dizaine de km.

“Alpha Condé, sept ans de promesses, ça suffit”, “Nous voulons les communales maintenant”, pouvait-on lire sur des pancartes portées par des manifestants, sous la surveillance discrète des forces de l’ordre. M. Condé a été élu en 2010 puis réélu en 2015 pour cinq ans.

Des élections locales, les premières depuis 2005, auraient dû se tenir en février, en vertu d’un accord conclu en octobre 2016 dans le cadre du dialogue politique national entre le pouvoir, l’opposition, la société civile et les partenaires internationaux de la Guinée. Mais aucune date n’a encore été fixée pour ce scrutin.

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Cela fait longtemps, 5 ans exactement, que le tout-puissant président de la Russie, Vladimir Poutine, n’avait pas été réveillé par les clameurs des manifestants. Cette période de grâce a pris fin le dimanche 26 mars 2017, subitement. En effet des dizaines de milliers de citoyens ont battu le pavé dans quatre-vingts deux villes pour crier leur ras-le-bol contre le fléau endémique de la corruption, suite à l’appel de la Fondation de lutte contre la corruption mise sur pied par l’avocat Alexeï Navalny…

Le succès des manifs a dépassé les espérances des organisateurs, débordant du coup les autorités qui commençaient à oublier le goût amer qu’avaient ces face-à-face avec les protestataires. Dans le centre de la capitale, Moscou, la manifestation a carrément été interdite, pour être relogée à une dizaine de kilomètres en banlieue. Mais cela n’a pas refroidi les ardeurs de plusieurs milliers de personnes – 8.000 d’après la police, bien plus selon les observateurs indépendants –, qui ont défié les autorités en occupant l’avenue Tverskaïa, une des plus grandes artères de la Moscou et qui donne directement sur la place Rouge et le Kremlin, autant dire sous les fenêtres de Poutine.

Alexeï Navalny a payé cher son “crime” puisqu’il a été interpelé manu militari dès qu’il a débarqué sur les lieux du rassemblement et a été fourré dans un fourgon de police. Mais cela ne l’a pas empêché de chauffer les manifestants avec le tweet «Continuez. Tout va bien». Les policiers ont fait irruption dans les locaux de sa Fondation, ont embarqué les ordinateurs et placé en résidence surveillée ses collaborateurs.

Cinq à huit cents manifestants ont été également arrêtés à Moscou, selon les sources. Plus d’une centaine a subi le même sort à Saint-Pétersbourg, malgré le fait que la manif ait été autorisée. Mais le nombre des protestataires, plus nombreux qu’à Moscou, a dû affoler les autorités, qui n’avaient certainement pas envie d’aller expliquer chez le terrible Poutine pourquoi ils ont laissé faire. Il y a aussi eu du grabuge à Ekaterinbourg, dans la grande ville de l’Oural ou Vladivostok, dans l’extrême-Orient. Pas de doute, les Russes se sont réveillés.

Il est vrai que Navalny avait mis le paquet en mettant en ligne, au début de ce mois, une vidéo où on voit l’insolente opulence des dirigeants du pays, notamment le Premier ministre, Dmitri Medvedev. On y voit les demeures de luxe, les yachts, les vignes, évalués à plusieurs millions de dollars, et qu’on attribue au faire-valoir de Poutine, qui a été, un court moment, chef de l’Etat, avant de s’effacer devant l’actuel au terme d’un étrange arrangement qui avait marqué les esprits. Le film a été visionné sur YouTube 12 millions de fois. Dans un pays où la récession frappe durement depuis trois ans, où l’économie est plombée par une pluie de sanctions occidentales suite à l’annexion de la Crimée par Moscou, par le conflit dans l’est de l’Ukraine et par la chute des cours des hydrocarbures, principaux pourvoyeurs de devises, les écarts des dignitaires du régime ne passent pas…

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Les vendeurs de vêtements usés ‘Fripe’ ont fermé la route au milieu de la ville de Kairouan, lundi 20 février 2017, et ont mis le feu à plusieurs pneus pour protester contre la saisie de leurs marchandises.

Les manifestants ont par ailleurs appelé les autorités à organiser le secteur.

Il est à rappeler à ce propos qu’environ 2000 commerçants détaillants de vêtements d’occasion exercent actuellement sans autorisations. C’est une des déclarations récentes faites aux médias par Fethi Bozrati, président de la chambre syndicale nationale des importateurs-exportateurs des vêtements d’occasion.

Les données officielles font aussi en effet état d’un secteur qui regroupe 288 commerçants de gros, 3689 commerçants de détails, et environ 10 mille travailleurs exerçant sur le terrain (dont la moitié uniquement bénéficie d’une couverture sociale).

Les investissements réservés à cette activité, qui compte 47 entrepôts industriels autorisés, s’élèvent à environ 100 millions de dinars.

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Au lendemain de sa signature par Donald Trump, le décret interdisant l’entrée aux Etats-Unis aux citoyens de sept pays musulmans a provoqué rassemblements et scènes de colères à travers le pays. A New York, le principal aéroport international John Fitzgerald Kennedy a vu au moins 2 000 personnes converger pour demander la libération d’une dizaine de personnes retenues par les douanes. Au même moment, une juge de New York demandait la libération de tous les voyageurs dotés de visas valides, rapporte RFI.

Les cris de supplications « Laissez les rentrer ! » résonnent de partout, rapporte notre correspondante à New York, Marie Bourreau. Du parking où les manifestants ont envahi les trois étages et de la zone des arrivées où une foule compacte bloque tous les accès au terminal 4 de l’aéroport JFK. David, infirmier et francophile, est venu avec son petit ami envoyer un message au monde. « Les réfugiés sont bienvenus ici et on va survivre a ce diktat de Trump ! », indique la même source.

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Deux agents sécuritaires ont été blessés, dans la nuit du lundi à mardi 17 janvier 2017, lors des affrontements survenus entre des manifestants et les forces de l’ordre dans la région d’As Sanad, à Gafsa, rapporte la radio Jawhara Fm.

Rappelons que des affrontements ont éclaté, hier, entre des unités des forces de l’ordre et des manifestants qui revendiquent le développement.

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Un grand nombre de citoyens se sont rassemblés, durant la journée de ce dimanche 8 janvier 2017, à l’avenue de Habib Bourguiba et ont organisé une manifestation populaire pour dénoncer le retour des terroristes en Tunisie, rapporte Mosaïque Fm.

Les manifestants ont également affiché leur soutien à l’Armée et aux Forces de l’Ordre. La manifestation en question s’est déroulée sous haute protection sécuritaire, indique la même source.

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Des milliers d’opposants à Donald Trump ont manifesté le 12 novembre pour la troisième nuit consécutive contre son élection à la Maison Blanche. La raison principale du mouvement ? La crainte des manifestants que leurs droits puissent être violés, rapporte le site français, RT.com

La ville de Portland, capitale de l’État de l’Oregon, dans le nord-ouest des États-Unis, a été le théâtre d’une nuit agitée. Les rues se sont transformées en tribune de contestation de l’élection de Donald Trump à la tête du pays.

Les manifestants ont brûlé des drapeaux américains, cassé des vitrines de magasins, mis feu à des voitures garées aux alentours.

Les manifestants ont jeté des projectiles sur les forces de l’ordre qui ont riposté avec des gaz lacrymogènes.

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Les choses tournent mal en Ethiopie, qui il y a quelques mois faisait les gros titres pour son taux de croissance à deux chiffres. Les autorités font face à un puissant mouvement d’insurrection qu’elles tentent de contenir, par tous les moyens. D’après une enquête du gouvernement sur l’état d’urgence en Ethiopie, plus de 11.000 personnes ont été placées derrière les barreaux depuis que l’état d’urgence est entré en vigueur, il y a un peu plus d’un mois, rapporte BBC Afrique.
Le gouvernement a également reconnu que des centaines de détenus sont décédés en prison depuis novembre, date du déclenchement de la répression féroce contre les deux plus grandes ethnies du pays, Oromo et Amhara, qui se sont soulevées pour exiger plus de droits politiques et un meilleur partage des richesses du pays.

A noter que c’est la première fois que le gouvernement fait la lumière sur les arrestations massives depuis le début de l’état d’urgence.
Ces arrestations ont été menées suite à diverses infractions, parfois collées artificiellement aux manifestants. Les accusations vont de meurtre, à incendie volontaire, en passant par détention illégale d’armes, incitation à la violence et complicité avec des groupes terroristes.
Fait très troublant : Aucun des prévenus n’a encore été officiellement déféré devant la justice. Le gouvernement, pour sa défense face au tolet provoqué par la main de fer, argue que la plupart des délinquants mineurs ont été libérés.
Les autorités donnent des gages en promettant de publier les noms des personnes encore en détention, mais ça ne suffira pas pour faire baisser la tension…

Les organisations de défense des Droits de l’Homme soutiennent que plus de cinq cents personnes ont trouvé la mort depuis novembre 2015 dans des manifestations qui sont nées de litiges fonciers, pour se muer très rapidement en revendications politiques et économiques.
Le ministère du Tourisme a fait ses comptes : L’instabilité sociale fera perdre à l’économie du pays 400 millions de dollars en 2016. Les touristes boudent l’Ethiopie, et on ne voit pas le bout de cette affaire…

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Une bousculade provoquée par des tirs de sommation des forces de l’ordre éthiopiennes pendant une manifestation d’opposants dans la région d’Oromia a fait au moins 50 morts, a affirmé dimanche un groupe d’opposition.

L’intervention des forces de sécurité s’est produite alors que des milliers de personnes étaient rassemblées pour une fête religieuse dans la ville de Bishoftu, à une quarantaine de kilomètres au sud de la capitale Addis Abeba. Le gouvernement éthiopien a parlé dans un communiqué de “plusieurs morts”, sans fournir de chiffre précis. Selon des témoins, la police a utilisé des grenades lacrymogènes et des tirs de sommation pour disperser des manifestants antigouvernementaux qui réclamaient “justice” et “liberté”, ce qui a créé un mouvement de panique.

En août, l’opposition et des habitants avaient accusé les forces de sécurité d’avoir abattu plus de 90 manifestants dans les régions d’Orimia et d’Amhara.

Source : Lefigaro.fr

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Jusqu’à 50 personnes ont été tuées à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, dans des manifestations de masse contre le président Joseph Kabila qui ont fini par dégénérer, rapporte ce mardi 20 septembre la chaîne de télévision « RT ».

Les manifestations contre Joseph Kabila, qui ont rassemblé des milliers d’individus dans les rues de la capitale, ont débouché sur de violents affrontements entre la police et les forces de sécurité.

Des ONG ont accusé la police d’avoir utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants avant d’ouvrir le feu à balles réelles. Des manifestants ont mis le feu à des véhicules et installé des barricades dans les rues.

Les forces de l’ordre du pays ont elles aussi été victimes de ces débordements. Un policier a été ainsi été immolé par une foule en colère, en représailles de la fusillade, a ajouté la même source.

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Deux policiers et deux civils ont été tués lors des manifestations organisées ce lundi à Kinshasa et dans d’autres villes de la République démocratique du Congo (RDC), a appris BBC Afrique auprès du porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende.

Les policiers ont été brûlés vifs, et les civils tués faisaient partie des manifestants, a précisé M. Mende.

Des dizaines de personnes ont été arrêtées. Parmi elles se trouvent deux députés de l’opposition, dont Martin Fayulu.

L’opposition congolaise a organisé des rassemblements dans plusieurs villes du pays, ce lundi, pour exiger l’organisation de l’élection présidentielle en novembre, comme le prévoit la Constitution.

Mais le scrutin présidentiel ne peut pas avoir lieu avant la fin de l’année, selon les leaders de la majorité au pouvoir et les responsables de la commission électorale nationale.

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Amnesty International a fait le bilan de la répression féroce des manifestations dans les régions Oromia (centre et ouest) et Amhara (nord) en Ethiopie, et il est sanglant. L’ONG parle de 100 personnes abattues par les forces de l’ordre le week-end dernier. Les autorités éthiopiennes sont, malheureusement, coutumières des faits puisqu’en novembre 2015, elles avaient fait un carnage en réprimant des manifestations antigouvernementales. Human Rights Watch avait évoqué un bilan de 400 morts, un chiffre qui a toujours été démenti par Addis-Abeba, mais sans vraiment convaincre.

Pour Amnesty International, la police a agi de manière disproportionnée en tirant à balles réelles sur des « manifestants pacifiques » les 06 et 07 août 2016.
« Selon nos informations, entre 48 et 50 manifestants ont été tués dans la région Oromia », avait confié à l’AFP Merera Gudina, un éminent opposant et président du Congrès du Peuple Oromo. « Ce bilan pourrait être beaucoup plus élevé car il y a de nombreux blessés » par balle, avait-il ajouté.

Une source diplomatique en fonction à Addis-Abeba, approchée par l’AFP, avait elle avancé un premier bilan partiel de 49 décès dans les régions Oromo et Amhara.

Des manifestants déterminés, des policiers à la gâchette facile

Les manifestants sont sortis dans la rue pour différents motifs, mais leur dénominateur commun c’est la protestation contre la main mise des responsables principalement originaires de la région du Tigré sur tous les rouages de l’État.
Les manifestants d’Amhara s’insurgent contre des décisions d’expropriation de terres agricoles, tandis que ceux d’Oromia demandent que les citoyens appréhendés lors des précédentes manifestations, pour les mêmes raisons, soient libérés. On a noté beaucoup de rassemblements dans la totalité de la région Oromia, même la capitale, Addis-Abeba, n’a pas été épargnée.

Samedi matin, à peu près 500 Oromo s’étaient massés sur Mesqel Square, la place centrale de la capitale. Ils avaient pris soin de croiser les mains au-dessus de la tête pour montrer aux forces de l’ordre qu’ils protestaient pacifiquement, ce qui n’a pas empêché les policiers de les disperser violemment. Certains d’entre eux ont été interpelés et évacués dans des camions de police. Dimanche, le mouvement a repris de plus belle dans la région Amhara.

Les manifestants de la localité de Nekempte ont eu moins de chance, les forces de sécurité ont tiré sur eux.
Idem le lendemain, dans la région Amhara. D’après Amnesty, au moins 30 manifestants ont trouvé la mort dimanche dans la seule localité de Bahir Dar (nord), la capitale régionale où des milliers de personnes avaient battu le pavé.

Le vieil ingrédient explosif des préférences ethniques

Le gouvernement éthiopien refuse pour le moment d’émettre tout bilan sur ces événements sanglants. Le Premier ministre éthiopien, Haile Mariam Dessalegn, avait fait une sortie vendredi dernier pour avertir que toute forme de manifestation était interdite sous prétexte que ça sape « l’unité du pays ». Il n’avait pas hésité à lancer que la police avait l’autorisation de faire ce qui lui semblait bon pour empêcher les manifestations.

Pour couper l’herbe sous le pied des manifestants, les autorités éthiopiennes avaient bloqué samedi l’accès au réseau internet sur l’ensemble du territoire ainsi qu’une partie des réseaux téléphoniques. Le réseau internet a été débloqué hier lundi au matin dans la capitale.

Un autre projet d’extension de la capitale avait produit les mêmes effets en novembre 2015. La contestation populaire avait également été réprimée dans le sang. Finalement le gouvernement avait reculé en renonçant à ses projets, mais la plaie ne s’est pas cicatrisée depuis, au contraire. La communauté Oromo, l’ethnie majoritaire du pays, a gardé une dent contre le gouvernement d’Addis-Abbeba, accusé de soigner les intérêts des deux autres grandes communautés de l’Ethiopie, les Tigréens et les Amhara. Le tribalisme est un vieux problème qui a causé bien des tragédies sur le continent africain et freiné pendant des décennies son développement.

Ces événements tragiques noircissent le tableau d’un pays qui abrite le siège de l’Union africaine et qui est parvenu à hausser le niveau de son économie, jusqu’à un taux de croissance qui frôle les 10% depuis des années, après une longue période de famine et de sécheresse tristement célèbre à l’échelle de la planète.

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Le président tchadien, Idriss Déby Itno, président en exercice de l’Union africaine, sera investi ce lundi 08 août pour un cinquième mandat, chose qui ne passe pas aux yeux d’une frange de la population. D’ailleurs hier dimanche, l’opposition a battu le pavé pour contester, encore un fois, les résultats de la présidentielle, une manifestation violemment réprimée par les forces de l’ordre. Un jeune, qui a déchiré le drapeau du MPS, parti au pouvoir, a été abattu, a confié à l’AFP un officier de police sous couvert d’anonymat. Les autorités n’ont pas confirmé le décès pour le moment.

D’après le chef de file de l’opposition, Saleh Kebzabo, un autre manifestant a également été « touché par une balle au thorax ». Il aurait été acheminé vers l’hôpital pour y subir une opération. Mais aucune autre source n’a confirmé cette information.

La marche des opposants avait d’abord été interrompue par les policiers à coups de gaz lacrymogènes, mais plusieurs militants avaient décidé d’en découdre avec les policiers et sont revenus leur faire face. Et là la situation « a dégénéré », a ajouté Kebzabo.

Idem la veille, un meeting avait été dispersé par la police anti-émeute, l’opposition, qui ne l’entendait pas ainsi, en avait décidé autrement et maintenu sa « marche pacifique », en bravant l’interdiction formelle des autorités.

Ce lundi, les dirigeants de l’opposition ont appelé à une « Ville morte sur l’ensemble du territoire » pour plomber la cérémonie d’investiture d’Idriss Déby Itno. Les festivités doivent avoir lieu dans un grand hôtel de la capitale, N’Djamena ; une quinzaine de chefs d’État africains (le Rwandais Paul Kagame, l’Ougandais Yoweri Museveni, le Soudanais Omar el-Béchir, le Guinéen Alpha Condé, le Malien Ibrahim Boubacar Keïta, le Burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, le Béninois Patrice Talon et le nigérian Muhammadu Buhari) et d’autres invités sont annoncés. Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a débarqué hier soir pour assister à l’événement.

Le lourd passif de Déby

Il a pris le pouvoir en 1990, par un coup d’Etat. Et depuis il dirige d’une main de fer le pays. A chaque élection il est réélu très confortablement, avec des scores dont le continent africain a le secret. A la dernière élection, en avril dernier, il a été un peu plus clément en raflant certes la présidentielle dès le premier tour mais avec près de 60% des voix. Le second, Saleh Kebzabo, est très loin derrière, 12,77% des voix.

Mais l’opposition n’a cessé de contester les résultats de ce scrutin qualifié de « hold-up électoral ». Depuis des semaines, elle organise la résistance. Vingt-neuf partis politiques se sont ainsi coalisés fin juillet autour de six candidats malheureux à la présidentielle pour mettre sur pied le Front de l’opposition nouvelle pour l’alternance et le changement (Fonac). Certes les intimidations du régime ont eu raison de trois partis de ce front, qui l’ont quitté finalement, mais le reste des troupes tient à aller jusqu’au bout.

Vendredi dernier, des opposants avaient fait savoir qu’ils avaient dépôsé devant la Haute cour de justice une plainte pour « haute trahison » contre le président Déby. Parmi les motifs de la plainte : « prise illégale du pouvoir par la violence », « violation grave des droits de l’homme » ou encore « détournement de fonds public et corruption ».

Les opposants ne s’arrêtent pas là, ils demandent à la communauté internationale de classer le régime d’Idriss Déby comme une dictature. Ils accusent surtout la France de passer sous silence les « violations des droits de l’homme » au Tchad, un précieux soutien des Occidentaux dans leur croisade contre la secte islamiste nigériane Boko Haram. A souligner que la capitale du Tchad, N’Djamena, abrite le QG de l’opération militaire française Barkhane contre les cellules jihadistes au Sahel.

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Des manifestations ont éclaté en Côte d’Ivoire cette semaine contre la hausse des prix de l’électricité, à Yamoussoukro (centre) et Daloa (ouest), ville où les locaux de la Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE) ont été saccagés. Une colère provoquée notamment par une succession de factures élevées, rapporte France 24.

Aux origines de la colère des Ivoiriens, le fait que la CIE ait envoyé ces dernières semaines deux factures que les manifestants jugent très élevées. Fin mai, ils ont reçu la facture des mois de mars et avril. Le délai de paiement de celle-ci a été allongé jusqu’au 12 juillet, après un discours du président ivoirien Alassane Ouattara au cours duquel il estimait que les prix de l’électricité étaient trop élevés.

Mais, à peine cette première facture réglée, à la mi-juillet, les Ivoiriens ont reçu la facture des mois de mai et juin, à payer pour la mi-août. Pour beaucoup, le fait de devoir régler une nouvelle facture dans la foulée de la précédente a donné l’impression de payer deux factures en même temps, suscitant la colère de certains.

Mercredi 20 juillet, les bureaux de la compagnie ivoirienne d’électricité à Daloa ont été incendiés et saccagés par des manifestants qui demandaient à payer la facture d’électricité en cours, sans délai fixe ni pénalité, après avoir reçu deux factures à quelques semaines d’intervalles avec des montants élevés.

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Le programme de célébration du 60e anniversaire de la création du ministère des Affaires étrangères a été dévoilé mardi au siège du département. Dans une rencontre avec les médias, le ministre des AE Khémais Jhinaoui a souligné que ce programme démarrera le 16 mai courant et devra se poursuivra tout au long de l’année. Une séance extraordinaire sera organisée le jour de lancement du programme en présence du président de la République au cours de laquelle, le 3 mai de chaque année sera décrété jour de la « Diplomatie tunisienne ». Le ministre des AE a affirmé que la diplomatie tunisienne fait, actuellement, face à de nombreux défis citant le développement, l’emploi des jeunes et la mobilisation pour la lutte antiterroriste.
Le programme des festivités prévoit l’organisation, en juin prochain d’une exposition documentaire avec le concours des Archives nationales et l’émission d’un timbre poste, en juillet 2016, pour immortaliser l’évènement.
A l’étranger, des manifestations sont prévues à l’Institut du monde arabe à Paris et à New York à l’occasion de la prochaine session de l’Assemblée générale des Nations-Unies.Jhinaoui a passé en revue les constantes de la politique étrangère de la Tunisie soulignant l’intérêt porté par la communauté internationale à l’expérience tunisienne pour rattraper le convoi des pays démocratiques.
Il a également donné un aperçu sur les principales étapes franchies par le ministère depuis sa création, le 3 mai 1956 se félicitant de la contribution de la Tunisie aux efforts de maintien de la paix des Nations-Unies et aux sommets internationaux dont le sommet de Paris sur le climat. Selon le ministre, la Tunisie avait participé depuis son indépendance à quelque 20 opérations de maintien de la paix sous l’égide des Nations-Unies ajoutant qu’une équipe tunisienne de 250 éléments prendra part, sous peu, à des missions onusiennes en Afrique.

TAP

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Le chargé de la communication au ministère de l’Intérieur, Yasser Mosbah a annoncé dans une déclaration ce vendredi 15 avril 2016 à Africanmanager que la situation est actuellement stable à l’île de Kerkennah, après une nuit d’agitation.

Rappelons que 6 agents de sécurité ont été blessés et deux citoyens ont été asphyxiés par le gaz lacrymogène lors des affrontements survenus dans la nuit du jeudi 14 avril 2016 à l’île de Kerkennah.

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Le chargé de la communication au ministère de l’Intérieur, Yasser Mosbah a annoncé dans une déclaration ce vendredi 15 avril 2016 à Africanmanager que 6 agents de sécurité ont été blessés et deux citoyens ont été asphyxiés par le gaz lors des affrontements survenus dans la nuit du jeudi 14 avril 2016 à l’île de Kerkennah.

Yasser Mosbah a par ailleurs indiqué que les violences ont commencé lorsqu’une trentaine de personnes en état d’ivresse ont bloqué l’accès à de 6 camions appartenant à la société Petrofac.

Il a ajouté que les forces de sécurité ont fait usage de gaz lacrymogène conformément à la loi et ce pour disperser les manifestants dont leur nombre a augmenté pour atteindre près de 300 personnes, appelant ainsi toutes les parties concernées au dialogue pour trouver une solution.

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5 ans presque jour pour jour après le soulèvement populaire qui a mis un terme à 23 années de chape de plomb, bis repetita. On prend les mêmes ingrédients et on recommence. Les mêmes causes – chômage endémique, paupérisation des populations, des projets économiques qui tardent à se matérialiser, soupçons de corruption et de passe-droits, etc. – produisent les mêmes effets. Plus troublant encore, ou plus désespérant, le feu est parti des mêmes régions qu’en 2010, accentuant un peu plus cet effet de répétition qui a fait dire à certains que la deuxième révolution a été enclenchée.

Kasserine : Tout est parti de là. Le dimanche 17 janvier 2016, un jeune chômeur qui brandissait la menace de mettre fin à ses jours en s’électrocutant trouve la mort, accidentellement. C’est l’étincelle qu’attendait une frange de la jeunesse au mal être palpable, un peu comme ce fut le cas un fameux 17 décembre 2010 avec Mohamed Bouazizi.

Presque aussitôt après le décès du malheureux jeune homme, des heurts éclatent entre la police et un groupe de jeunes. Ces derniers s’en prennent au siège du gouvernorat et incendient des pneus sur la voie publique. Mardi 19 janvier, nouvel accès de fièvre dans la localité. Les heurts reprennent, avec plus d’intensité. Les protestataires lancent des projectiles en direction des forces de l’ordre, qui répliquent avec des tirs de gaz lacrymogène. Le ministère de l’Intérieur, craignant un point de non retour, décrète le couvre-feu dans toute la région de Kasserine.

Mercredi 20 janvier, dans la matinée, la tension monte de nouveau. La journée avait pourtant bien démarré, mais subitement les manifestants enfoncent la porte du siège du gouvernorat et font irruption dans la cour intérieure du bâtiment. L’Armée nationale était pourtant dépêchée sur les lieux pour bloquer l’intrusion des manifestants. On enregistre 23 blessées dans ce face à face musclé – 20 civils et trois militaires et policiers d’après les chiffres communiqués par le directeur régional de la santé à Kasserine.

Dans l’après-midi du 20 janvier, le feu repart de plus belle quand des manifestants balancent des pierres aux policiers, qui répliquent par des tirs de gaz lacrymogènes.

 Thala et Feriana : Mardi 19 janvier 2016 dans la soirée, la tension gagne Thala et Feriana, deux délégations de Kasserine. On note des heurts épisodiques entre policiers et manifestants.

Béjà : Des travailleurs temporaires se rendent le mardi 19 janvier 2016 au siège du gouvernorat à Béjà pour exiger que leur situation soit régularisée.

El Fahs (Zaghouan) : Des habitants battent le pavé le mercredi 20 janvier 2016 pour revendiquer leur droit au travail et au développement. Ils incendient des pneus et bouchent la route qui mène aux régions du Nord-Ouest. Ils demandent à rencontrer le gouverneur, faute de quoi ils ne quitteront pas la voie publique.

Siliana : A peu près une trentaine de travailleurs temporaires se regroupent le mercredi 20 janvier 2016 devant le siège du gouvernorat. Ils exigent de voir le gouverneur. Le motif de leur mobilisation : de meilleures rémunérations.

Tunis : Des manifestants, plutôt calmes, prennent la direction de l’avenue Habib Bourguiba à Tunis le mardi 19 janvier 2016 et le mercredi en signe de solidarité avec les régions du pays. Des protestataires pénètrent dans le siège du gouvernorat de Tunis, à la rue de Rome.

La situation ces jeudi et vendredi

Tunis : La nuit d’hier jeudi 21 janvier a été mouvementée à la cité Ettadhamen. La tension est remontée ce matin du vendredi . Des protestataires, en brûlant des pneus, ont bloqué la route principale menant à El Mnihla et au centre commercial Géant. On signale également des pillages dans une agence bancaire et un magasin.

Kasserine : Les protestataires s’en sont pris de nouveau ce matin au siège du gouvernorat, en tentant de s’y installer et en scandant « Dégage ! » en direction du gouverneur. Mais cette fois l’Armée nationale les attendait au tournant et a fait échouer leur projet.

 Menzel Bourguiba : Des manifestants mettent le feu à des pneus au centre-ville, ce matin du vendredi 22 janvier 2016, mais n’empêchent pas aux voitures de circuler.

 Tajerouine : Dans le gouvernorat du Kef, un poste de police a été brûlé hier jeudi 21 janvier et des magasins ont été mis à sac. Des pneus ont  été incendiés sur la route.

 Gabès : De violents heurts entre les manifestants et les forces de l’ordre ont eu lieu. Un  groupe de jeunes a profité du chaos pour pénétrer dans la fourrière municipale et s’emparer de quelques motos.

Sidi Bouzid : La nuit du jeudi 21 janvier a été agitée. Des manifestations ont eu lieu à Rgueb, Meknassi, Jelma et Bir Lahfay. Les protestataires exigaient du travail et le développement de leurs localités ; ils ont brûlé des pneus. Des jeunes à Jelma ont brisé les vitres de quelques voitures et lancé des projectiles en direction de la police. Les forces de l’ordre ont dû faire usage de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants.

La situation est plutôt calme cet après midi à Kasserine, berceau de la contestation

Que font les autorités pendant ce temps ?

Et bien elles ne sont pas très inspirées en ce moment. Mais difficile de l’être face à autant d’exigences et de débordements. Le président de la République, Béji Caid Essebsi, qui d’habitude fait mouche avec ses formules chocs a perdu sa verve et semble un peu sonné. Les bisbilles au sein de Nidaa Tounes l’ont peut-être un peu émoussé. On nous annonce une intervention télévisée ce vendredi 22 janvier dans la soirée. On y sera pour voir ce qu’il va dégainer.

Le chef du gouvernement, Habib Essid, n’est pas plus loquace non plus. C’est vrai que Essid n’est pas très causant. Et c’est bien dommage, surtout dans ces circonstances où le pays est tout près du gouffre. Il a quand même décrété un couvre-feu sur tout le territoire national, écourté sa visite en France pour être au chevet de cette Tunisie malade et programmé un Conseil ministériel extraordinaire demain samedi 22 janvier. C’est le minimum qu’il pouvait faire.

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A voire les images rediffusées chaque demi-heures par la chaîne publique France 24 avec force correspondance sur place et analyses politiques et économiques, l’intérieur de la Tunisie s’embrase. Une couverture continue de la TV française qui étrique, il est vrai, l’image d’une Tunisie déjà en crise à cause de la fuite des touristes européens. Mais une image aussi, non contrebalancée par les médias nationaux. Mais la nature a horreur du vide. Vide aussi des responsables tunisiens, qui s’illustrent par leur remarquable absence sur les plateaux TV, au moins pour expliquer les mesures prises, dès mercredi par un chef de gouvernement absent. Aucun ministre, à l’exception d’un gauche porte-parole incapable de gérer les questions pressantes du journaliste de la Wataniya1, n’est sorti s’expliquer sur ces mesures en réponse aux évènements de Kasserine.

  • Les ministres du casus belli toujours taciturnes

Nouveau ministre de l’intérieur, département au premier plan dans ces évènements de Kasserine où un policier a déjà été tué par des manifestants à Feriana, Hédi Mejdoub continue à mettre son chargé d’information au-devant de la scène, alors qu’il consacrait presqu’une journée entière à recevoir des ambassadeurs, dans un étrange ballet diplomatique. Le ministre de l’emploi, le casus-belli de cette nouvelle flambée de violence depuis 5 ans, était nous, dit-on, en Angleterre d’où il n’a débarqué que ce jeudi 21 janvier 2016. Ce qui est sûr, c’est qu’il n’était pas à la table de la réunion de mercredi soir du ministre des finances avec les députés de Kasserine.

On voudrait croire que Zied Laadhari ira dès vendredi expliquer les mesures du gouvernement dont  il est ministre, dans la région de son ami au parti Ennahdha, Walid Bannani qu’on n’a vu à Kasserine essayer de contenir la colère de ses électeurs contre un gouvernement que son chef Rached Ghannouchi dit soutenir. Et si l’on comprend les positions de chacun des partis de l’opposition, on se demande ainsi où sont les partis du gouvernement pour soutenir ce même gouvernement où ils participent. Où sont aussi les partenaires sociaux dont la majorité soutiennent les manifestations malgré leurs dérapages ?

  • Des ministres et un gouvernement en flagrant défaut de communication

D’habitude prompt à parler, de tout et de n’importe quoi et même des luttes internes au pouvoir au sein de Nidaa Tounes, le chef de l’Etat tunisien Béji Caïed Essebssi se murait encore, ce jeudi 21 janvier 2016 au palais Carthage et ne pipe mot de ce qui se passe désormais à Kasserine, Thala, Siliana, Kairouan, à Sfax, à Jendouba, à Sidi Bouzid et même à Tunis.

Au siège du gouvernement, Essid préfère Davos où il croit candidement pouvoir convaincre les financiers et les politiciens du monde à lui promettre les milliards DT qui lui permettraient de faire redémarrer une économie en panne, comme la machine que refusent d’allumer les propres ouvriers. Il finit certes par décider d’interrompre sa visite en Suisse. On ne sait pas s’il fera de même pour sa visite en France.

Ce dont on est sûr, c’est qu’Essid présidera… samedi, on ne sait pas pourquoi lundi alors qu’il devrait être le pompier que les régions belliqueuses attendent de pied ferme, un conseil exceptionnel des ministres. Un point de presse devrait avoir lieu à l’issue de ce conseil. Une réunion qu’il devrait, selon nous, faire, en signe de confiance dans la légitimité des demandes de la jeunesse de Kasserine et en défi à tous ceux qui voudraient en profiter pour déstabiliser son gouvernement, dans l’une des villes contestataires.

  • Parlez à vos partenaires et au peuple, au lieu des communiqués !

Conseil donc d’un néophyte en matière politique, «Monsieur le chef du gouvernement, allez voir ailleurs… qu’à Tunis. Allez voir le peuple que vous gouvernez, directement chez lui, dans les régions qu’il brûle en protestation contre le bilan des promesses non réalisées par les partis qui forment le gouvernement dont il est le chef. Monsieur le chef du gouvernement, c’est ce que demande le peuple dont vous gérez les destinées et non que vous continuez à les gouverner seulement entre les murs de la Kasbah ! Au moins, envoyez vos ministres parler au peuple et lui expliquer ce que vous faites pour répondre à ses aspirations. Et avant de les envoyer parler, assurez-vous qu’ils ont  compris eux-mêmes de quoi ils parlent. Allez voir aussi, du côté des partis politiques et de celui des syndicalistes. Parlez- leur et essayez de les convaincre pour qu’ils soutiennent vos mesures et participent à calmer les ardeurs de ceux qui demandent, tout et maintenant, alors que vous n’avez pas les moyens de leurs demandes, mais juste les moyens de votre politique qu’ils ont tous soutenue lors des deux votes de confiance. Monsieur le chef du gouvernement, gouverner ne se fait pas par les communiqués de presse, mais par le contact direct. Demandez à Feu Bourguiba, il vous l’apprendra !»

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